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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:04

Christophe Firmin reconnu coupable du meurtre de Patricia Cétout

Un an jour pour jour après avoir été interrompu, le procès de Christophe Firmin, accusé du meurtre de Patricia Cétout, chez elle à Choisy-le-Roi, le 17 février 2010, a pu s’achever jeudi soir. La cour d’assises de la Seine-et-Marne a condamné le jeune Martiniquais à quinze ans de réclusion criminelle.

La condamnation de Christophe Firmin intervient après un curieux parcours. Il y a un an, après deux jours d’audience et alors que les avocats s’apprêtaient à plaider, les révélations d’un témoin, une ex-petite amie de l’accusé, jettent le trouble lorsque celle-ci déclare à la barre : « Christophe n’était pas seul… » Les parties civiles, emmenées alors par Me Ursulet, obtiennent le renvoi du procès pour un complément d’information. Mardi 29 octobre, la cour d’assises de Créteil a repris l’examen de l’affaire. Le président a aussitôt révélé le fruit des investigations nouvelles : Trois nouvelles versions de l’affaire ! Première version : deux personnes sont venues tuer Patricia pendant que Christophe était caché dans les toilettes de Patricia. Deuxième version : Christophe est venu avec deux amis pour récupérer de l’argent qu’il avait confié à Patricia. Ce sont ces deux personnes qui auraient tué Patricia. Troisième version : Il a tué Patricia en jouant au cheval sur elle, tout en regardant la télé. Rappelons que Patricia Cétout a été retrouvée morte étranglée par la ceinture de son peignoir et que le bouton de son pantalon était défait et la fermeture éclair à moitié baissée.

Chantale-Mezene-Eddy-Arnoton.jpgFace à l’incrédulité générale, l’avocat de la défense, Me Schapira a demandé à son client de profiter de la nuit à venir pour bien réfléchir. Mercredi, dès la reprise de l’audience, Christophe Firmin demande la parole et avoue : « J’ai été à l’origine de la mort de Patricia. » Finis les scénarios imaginaires, oubliés les deux mystérieux meurtriers…  L’affaire en revient là où elle n’aurait pas dû s’interrompre un an plus tôt. Me Schapira en profitera pour tacler Me Ursulet : « L’année dernière, l’avocat de la partie civile a commis un abus de faiblesse sur ses clients ! »  Entre-temps d’ailleurs, la famille de Patricia Cétout a changé de conseils. Mes Arneton, Mézen (photo) et Montana-Benaïem ont remplacé Mes Ursulet, Yang-Ting, Hodebar, Narfez, Petit et Troupé…

Mort accidentelle ou crime passionnel

Le véritable procès démarre alors avec la seule question qui vaille désormais : la mort de Patricia était-elle accidentelle ou intentionnelle ? C’est le médecin légiste qui va faire pencher la balance. Il explique que pour tuer par strangulation, il faut serrer continûment pendant au moins trois minutes. Il signale par ailleurs qu’un hématome sur l’omoplate de Patricia laisse supposer que c’est la trace d’un genou ou d’un coude qui a pris appui. Christophe a donc volontairement serré la ceinture autour du cou de Patricia. Il n’a pu le faire négligemment tout en regardant la télé, dans un jeu qui aurait mal tourné…

Le meurtrier qui, jusqu’alors, a toujours été dominé par ses petites amies, est tombé amoureux de Patricia. Elle incarne à ses yeux l’idéal féminin, à l’opposé de ses ex qui n’ont cessé de profiter de sa veulerie. Il voudrait qu’elle soit sa compagne, mais elle ne le veut pas… C’esr parce qu’elle se refuse à lui qu’il passe à l’acte. Le bouton de pantalon et la braguettes ouverts ? Non, il n’y a pas eu d’acte sexuel, mais le désir de Christophe n’en était pas moins présent. A-t-il voulu la regarder apres sa mort ? La cour n’a pas eu d’éclaircissement sur ce point.

Pour compléter la démonstration du meurtre intentionnel, l’examen des textos que Christophe a envoyés post-mortem à Patricia et les réponses qu’il a reçues d’elle, démontre, grâce à la géolocalisation, que Christophe avait les deux portables en sa possession et a rédigé tout seul la correspondance… Au troisième jour du procès, l’avocat général a requis de quinze à dix-huit ans de réclusion. Me Schapira a tenté le tout pour le tout et abattu toutes ses cartes, plaidant à la fois le meurtre accidentel et le crime passionnel. Mais c’est Christophe Firmin qui va fixer lui-même le quantum de sa peine. Il s’adresse à Mme Taylor-Cétout, la mère adoptive de Patricia et lui dit : « Pardon… Il vous faudra encore dix ou quinze ans pour me pardonner… » Après six heures de délibéré, le jury lui a donné quinze ans.

FXG, à Créteil

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:23

Thierry Dol pourrait venir en Martinique dans moins d’un mois

 Hotel--retranche-photo-Alfred-Jocksan.jpgLa visite de Thierry Dol aux siens en Martinique pourrait intervenir d’ici un petit mois. Par ailleurs Serge Letchimy a invité les quatre otages à venir y passer un séjour de détente.

Thierry  Dol a retrouvé son domicile de Meudon (92) en fin de soirée, hier. Un peu plus tôt, vers 16h10, il a quitté son hôtel au pied de la Tour Eiffel en voiture pour se diriger vers une destination inconnue et sous bonne escorte.

Thierry-Dol-en-rouge-photo-Alfred-Jocksan.jpgDepuis son arrivée, mercredi à Paris, c’est la première nuit qu’a passé  l’ex-otage du Sahel en famille. Il a eu tant de mal à dormir sur son lit à l’hôtel, la première nuit, qu’il lui a préféré la moquette… Ça devait aller mieux cette fois. 

Les choses se sont déroulées très vite pour Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret depuis leur atterrissage à l’aéroport militaire de Villacoublay, mercredi. Au pied du Falcon, les premiers mots de Thierry à Alex, son  père, apres un long regard ont été : «  Lexo ! Fo ou ban mwen on cou saxo. » Maurice Antiste, le sénateur maire du François a partage ce grand moment de bonheur. « On a eu  l’impression de gens présents, mais physiquement seulement… Son grand sourire cachait véritablement de la détresse. Il faut dire qu’ils se sont cherchés un moment avant de se jeter dans les bras l’un de l’autre. » Maurice Antiste a décrit un homme qui « sort de l’ombre petit à petit et qui commence à prendre ses repères ». « Aujourd’hui (vendredi), c’est tellement différent d’hier et d’avant-hier et c’est plus agréable, explique-t-il. Ils sont comme des enfants qui ont peur du monde moderne. » Cela laisse entrevoir l’étendue de l’empreinte de l’incarcération. Il faudra du temps pour surmonter cette fragilité psychologique et se reconstruire…

Dîner avec Letchimy

Dol-Alfe-Jocksan.jpgThierry Dol et les siens ont partagé, jeudi soir leur premier dîner en compagnie du président de la région Martinique, Serge Letchimy. Assis côte à côte, les deux hommes ont pu échanger longuement. Thierry a évoqué ses conditions de détention et ses espoirs. L’ex-otage franciscain et ses trois compagnons d’infortune ont  ete invités à venir profiter d’un séjour de détente et de dépaysement au pays. Un peu plus tard, le ministre des Outre mer, Victorin Lurel, est apparu furtivement en fin de repas pour saluer Thierry Dol. Aucune date n’est encore avancée concernant son retour au pays. Il a manifeste la volonté de venir très vite pour saluer les milliers de compatriotes qui se sont mobilisés pour lui. La ville du François se prépare à organiser un évènement de grande envergure pour le retour de l’enfant de la commune. Thierry pourrait etre en Martinique dans une bonne vingtaine de jours, selon Maurice Antiste qui a deja prevu les festivites. « Il y aura deux temps, le temps de la venue de Thierry, puis le temps de la visite des quatre. » Thierry Dol ne semblait pas encore bien comprendre l’impact que sa captivité avait eu dans la conscience collective martiniquaise. Petit à petit, c’est venu. Maurice Antiste lui a longuement expliqué que des milliers de gens parlaient de lui tous les jours. « Il a fini par comprendre qu’il faudrait qu’il s’exprime, que c’est une nécessité », indique-il avant d’ajouter : « Manifestement, ils ont  des consignes, parce qu’ils agissent tous les quatre de la même manière. »

Enchaîné au pied

Maurice-Antiste-devant-la-presse-photo-Alfred-Jocksan.jpgLes souffrances endurées pendant ces années de captivités ne s’effaceront pas de sitôt pour Thierry et ses compagnons. Aujourd’hui commence un véritable parcours de reconstruction. « Ces quatre hommes absents travaillent à se réapproprier leur milieu naturel », explique encore Maurice Antiste. Derrière sa  barbe et ses lunettes qu’il garde en permanence, se cache un homme vulnérable, abattu. Il est encore sous le choc. Les mots peinent à sortir. « Il faut qu’il reconstruise sa mémoire et retrouve ses repères.  Il parle très peu de sa captivité, confie une source proche de lui. On sait qu’il a erré deux jours dans le désert en cherchant à s’enfuir avec Pierre Larribe. Puis ils ont été rattrapés. » Par la suite, il y a eu un changement dans le comportement des membres du commando et chaque nuit, il était enchaîné au pied. « Il n’a rien vu d’anormal dans le comportement des ravisseurs. » Thierry a raconté qu’ils avaient eu quotidiennement de grandes discussions philosophiques avec les ravisseurs, sur la composition du monde et sur le coran. Maurice Antiste a voulu savoir si sa position d’homme Noir lui avait valu un régime particulier dans un sens ou dans l’autre. Il a répondu par la négation. Il était considéré comme les autres.

Thierry Dol a prévu de réunir toute sa famille autour de lui lors de ce week-end, dans un lieu tenu secret et éloigné de tout. Il a besoin d’exorciser ce passé et il faut maintenant absorber le choc du retour et de la liberté.

Alfred Jocksan et FXG, à Paris

 


Maurice Antiste : «  J’ai craqué »

M-Antiste-photo-Alfred-Jocksan.jpgQuand, j’ai appris la nouvelle, j’ai essayé de jouer au gros costaud. C’était peine perdue. J’ai craqué. Je ne le cache pas parce que j’avais la gorge nouée et je me disais, mais non, notre combat est donc fini. Et puis la boule est montée et je suis resté plus d’une demi-heure comme ça. J’étais dans l’incapacité de parler, aphone. Je me suis senti dans le même état moral et psychologique que le jour du crash de Maracaibo. Ce qu’il y avait en plus dans le crash, c’est que ma chair était directement concernée. J’ai pensé à mes quatre proches. Le crash, c’était le malheur qui nous arrivait d’ailleurs. La libération des otages, c’était la fin d’une angoisse, mais une fin annoncée qui se passait aussi ailleurs. C’était le même phénomène alors que ce n’est pas de la même nature. Nous nous appliquons maintenant à préparer sa venue et nous donnons rendez-vous aux Martiniquais, d’abord à l’aéroport et ensuite au François pour venir l’accueillir et assister au décrochage de sa banderole. Et il y aura forcément un lieu de mémoire sur la commune en son nom. »

Propos recueillis par A.J.

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 07:30

Les exonérations de charges sociales et le budget outre-mer

commission elargie et ministreLa plupart des parlementaires d’Outre-mer pourraient bien voter le budget de la mission Outre-mer, le 6 novembre prochain, lors de son examen en séance plénière à l’Assemblee nationale. Mardi soir, le ministre a été auditionné en commission élargie par la quasi-totalité des députés ultramarins (ne manquaient que les députés guadeloupéens Chalus et Jalton, et les Réunionnais Vlody et Robert). Avec un budget en hausse de 1% (plus 20 millions d’euros), une ligne budgétaire unique (pour le logement social) en hausse de 8%, un fonds exceptionnel d’investissement abondé de 50 millions, et une défiscalisation sauvée, le ministre des Outre-mer était à la fête. Chacun des parlementaires a eu des choses à redire au ministre, qu’il s’agisse du budget de LADOM (en stagnation malgré les besoins de formation et de mobilité), celui du SMA en hausse de 8% mais dont le passage à une capacité de 6000 stagiaires a été reporté en 2016, l’aide au fret en baisse, le budget de la rénovation hôtelière en stagnation ou même le budget de la coopération régionale et de l’insertion économique qui ne represente que 0,3 % du programme conditions de vie outre-mer… Revenant sur l’article 13 sur la défiscalisation et le crédit d’impôt (adopté la semaine derniere en l’absence de tous les députés des DOM, sauf 2 !), les parlementaires ont généralement critiqué le seuil de 5% de part budgétaire dans les programmes de logements sociaux au lieu de 3%... Mais c’est l’article 70 du projet de loi de finance qui a fait l’objet d’un vrai débat. Cet article consacre le recentrement des exonérations de charges sociales patronales au bénéfice des bas salaires. Patrick Ollier, rapporteur spécial, a indiqué qu’il ne voterait pas cet article. Pour un UMP, c’est jusque-là normal. Mais quand c’est une députée socialiste, Ericka Bareigts (Réunion) qui a indiqué qu’elle déposerait un amendement pour supprimer de la liste des entreprises touchées par cet article celles relevant de la LODEOM, c’est-à-dire, les entreprises des secteurs prioritaires (TIC, tourisme, innovation…), cela n’a pas manqué de surprendre. Letchimy-Ollier-Lurel.jpgLe ministre a ressorti son argumentaire financier chiffrant la perte pour les entreprises à 24 millions sur un total de 1,131 milliard d’exonérations de charges sociales avec en plus 320 millions de nouvelles exonérations apportées par le Crédit impôt compétitivité emploi. « C’est supportable et soutenable », a assené le ministre. Refusant de tenir compte de ce projet d’amendement, faute de remettre en question « la maquette budgétaire présentée par les ministres Cazeneuve et Moscovici », il a invité la députée réunionnaise à profiter de la future loi compétitivité emploi et de la future extinction des zones franches globales d’activité prévue en 2017 pour revenir sur le sort de ces entreprises des secteurs prioritaires. Daniel Gibbs, seul député UMP d’outre-mer, a indiqué qu’il consultait son groupe avant de dire s’il voterait ce budget et l’article 70.

FXG, à Paris


Vainqueur-et-Carabin.jpgCarabin versus Penchard

C’est pour répondre a une critique de l’ancienne ministre chargée de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard qui critiquait l’absence de document de politique transversale que la députée maire du Moule, Gabrielle  Carabin a demande au ministre de lui indiquer le montant total des dépenses de l’Etat en Outre-mer. « « L’effort global de l’Etat dans les outre-mer s’élève a 18,186 milliards d’euros dont 14, 205 de dépenses budgétaires et 3,980 de dépenses fiscales. »


Hélène Vainqueur et le CHU de Pointe-à-Pitre

La députée du sud Basse-Terre a interpelle le ministre sur la reconstruction du CHU. « Confirmez-vous qu’il n’est pas budgétise ? », a-t-elle demande. « Un engagement de 560 millions d’euros, a répondu le ministre a ete pris par l’ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand, pour une reconstruction à Perrin. Ce sera confirmé avant décembre, sans que cela ne soit subordonné a un redressement comptable préalable. » Par ailleurs, le ministre a indiqué que LADOM Guadeloupe recruterait trois personnes en plus.


Nilor-Azerot-et-Bareigts.jpgPhilippe Nilor : «  Cette séance a servi à poser un certain nombre de questions, glaner des informations, etre rassurés sur certains points… Pour l’instant, il n’y a aucune position définitivement adoptée par les trois-quarts des députés martiniquais. »


Serge Letchimy : « L’outre-mer participe à l’effort national de réduction des dépenses publiques. Maintenant, l’article 70 pose un probleme qui doit etre compris sur le sens de la production économique en lien avec CICE. Ce dernier servira non pas les salaires de moins de 1,4 SMIC, mais ceux qui sont inférieurs a 2,4 SMIC. Ça fera beaucoup de personnes avantagées. La loi compétitivité emploi qui arrive bientôt pourrait permettre de travailler sur les secteurs prioritaires. Il ne faut pas viser que les salaires, mais les filières. Si on vise la filière, on aura des salaires derrière, pas seulement du travail. »


deputes-OM-gauche.jpgChantal Berthelot : " Le budget outremer est en hausse pour la deuxième année consécutive et sur la question du déficit de la Guyane sur tous les sujets, le ministre a rappelé que dans le cadre de la loi compétitivité emploi, le Premier ministre lui a demandé de proposer avec les élus un pacte pour la Guyane pour accompagner notre développement avec les ressources du territoire. "


Gabriel Serville : " Mon inquiétude concerne la LBU (pour la construction de logements sociaux, ndlr) sur laquelle j'aurai souhaité un partage plus équitable et qui tienne davantage compte des besoins de la Guyane en tenant compte de la poussée démographique. Si pour 2014, ce sera difficile de bouger les lignes, on attend une augmentation substantielle en notre faveur dès 2015."


JC-Fruteau-Assemblee-nationale.jpg3 questions à Jean-Claude Fruteau

Que pense-vous de l'initiative d'Ericka Bareigts ?

Tout député a le droit de déposer tout amendement qu'il juge utile et Ericka Bareigts a eu cette idée pour compenser ce qui se fait sur les exonérations de charges. Le ministre a été clair en lui répondant qu'il ne pouvait prendre d'engagement à ce sujet et à ce stade précis. La chose devrait en rester là et il n'y a pas plus de problèmes que ça... Il nous arrive à tous de poser des amendements qui ne soient pas partagés par tous les camarades...

Comme le vôtre pour le seuil des 3 % de subvention dans les programmes de logements sociaux ?

Le mien était partagé par beaucoup de gens y compris par ceux qui ne peuvent pas dire le contraire...

Est-ce une vue de l'esprit de croire que vous visiez Mme Bareigts quand vous avez dit: "Il ne faut pas hurler avec les loups jusque dans notre propre camp" ?

Je ne vise jamais personne dans mon camp.


Erica-bareigts.jpg3 questions à Ericka Bareigts

Vous avez été l'aiguillon de ce débat sur la gauche du ministre en proposant un amendement qui bouscule le recentrement vers le bas salaires des exonérations de charges sociales patronales...

J'ai proposé que nous concentrions ce dispositif qui doit être remodelé par le gouvernement sur les secteurs renforcés parce qu'il y a des TPE-PME dans l'innovation qui ont besoin pour développer dans leur domaine de nouveaux emplois un certain niveau de recrutement d'encadrement. Elles n'ont pas forcément les moyens; Le système des exonérations pouvait aider...

Une analyse confirmée par les représentants locaux de l'AFD et la BPI ?

Non, ceux-ci m'ont epliqué que ces entreprises ne feraient pas de démarche vers le CICE parce que 4 ou 6 % de la masse salariale à 2,5 SMIC, ils n'en ont pas ou si peu... D'où ma proposition qui, je le comprends bien, n'est pas dans l'épure budgétaire.

Le gouvernement a estimé le cout de votre amendement ?

Oui, c'est 7,5 millions sur une année fiscale sur les économies qui doivent être faites. Donc on se retrouve sur quelque chose qui ne pouvait pas passer, mais je prends date que le ministre m'a proposé d'en reparler lorsque nous retravaillerons sur les zones franches d'activité et que nous serons sérieusement sur ce problème. Si on veut conforter des filières, développer de nouvelles activités, on doit avoir une politique préférentielle.

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 07:03

ITW Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur

« L’objectif est à terme une université de plein exercice »

Genevieve-Fioraso.jpgL’une des revendications pour le pôle guyanais de l’UAG est la révocation de quatre dirigeants, vous proposez plutôt de nommer un administrateur provisoire…

Il y a un problème de gouvernance indéniable, sans que d’ailleurs aucune faute n’ait pu être reconnue, et il faut apaiser les choses pour travailler sereinement à l’avenir de cette composante de l’université Antilles-Guyane. J’ai donc décide de nommer un administrateur provisoire. Dans les jours qui viennent, vous connaîtrez son nom.

Sa mission sera-t-elle d’aller vers l’autonomie comme cela est réclamé ?

Il devra effectivement mettre en œuvre l’objectif d’autonomie souhaité par l’ensemble des Guyanais, et que mon ministère et le gouvernement ont décidé de soutenir. C’est un objectif qui prend du temps pour des raisons statutaires et juridiques, et des nécessités de consultation. C’est un objectif à deux ou trois ans et plutôt trois ans que deux.

Quelles seront les étapes de cette autonomie ?

Il faut d’abord organiser la première étape qui vise une autonomie plus grande des licences. Ce sont aussi des moyens nouveaux dont nous vérifierons qu’ils seront bien distribués parce que nous avons observé que les trois postes que j’avais créés l’année dernière n’avaient pas ete distribués en Guyane. Donc cette année, nous créons cinq postes et nous veillerons à ce qu’ils soient effectivement implantés en Guyane. Nous avons créé une licence de l’environnement qui sera effective à partir de la rentrée prochaine. C’était trop tard pour l’annoncer à cette rentrée.

A ce chiffre de cinq postes, les syndicats répondent « très insuffisant. Qu’en dites-vous ?

Globalement, l’université Antilles-Guyane est sur dotée, mais il faut voir la façon dont les postes sont répartis et la Guyane n’est pas sur dotée.

Et quid des autres moyens demandés ?

Les travaux nécessaires pour la restauration des étudiants et pour l’accès à la bibliothèque ont été accélérés et maintenant, tout est disponible pour les étudiants. Les travaux de logements et ceux de désenclavement d’accès à l’université par voie routière et transports en commun seront également accélérés. Nous répondons aux demandes et nous voulons rétablir à la fois un climat apaisé et un climat de confiance et de concertation. C’est pourquoi nous avons décidé de nommer un administrateur provisoire qui, dans les six mois, doit nous permettre d’avoir une feuille de route précise, détaillée. Cela permettra à la Guyane d’ouvrir son université à davantage d’étudiants guyanais. Il y a 2500 étudiants aujourd’hui pour 35 000 jeunes en capacité de faire des études. Il y a une grosse marge de progression… Et je souhaiterais que la Guyane s’ouvre sur la Caraïbe parce que c’est une formidable opportunité de développement.

Cela veut-il dire que le cordon avec les Antilles sera définitivement coupé ?

C’est aux Guyanais d’en décider à l’issue de ces six mois. L’objectif que m’ont donné les parlementaires guyanais, le president du conseil régional, les élus locaux, c’est à terme une université de plein exercice. Mais pour y parvenir, il faut d’abord renforcer l’autonomie au niveau des licences et construire l’avenir ensemble.

Y a-t-il d’ores et déjà un calendrier ?

Si on avait tout planifié, on n’aurait pas besoin d’administrateur provisoire et il n’y aurait pas toute cette agitation aujourd’hui en Guyane. Il faut rendre les acteurs responsables de leur avenir, c’est tout l’esprit de la loi que j’ai mise en place et qui veut favoriser la dynamique des écosystèmes et des territoires. L’Etat est là pour réguler, mais il faut susciter et développer les initiatives locales.

A quoi a conclu la mission de l’inspection générale que vous avez mandatée ?

Ses conclusions ne sont pas en contradiction avec ce que j’ai indiqué et la décision que j’ai prise l’a été en parfaite entente avec Victorin Lurel, mais aussi Christiane Taubira, sous l’autorité du Premier ministre.

Propos recueillis par FXG, à Paris

La ministre de l’Enseignement supérieur devrait se rendre en Guyane à la mi-decembre, à l’occasion du voyage présidentiel de François hollande prévu à son retour du Brésil.

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 06:53

 

Thierry Dol et ses compagnons en famille

le-retour-photo-alfred-jocksan--13-.jpgIl y avait foule de journalistes à l’aéroport militaire de Vélizy-Villacoublay, hier matin quand le Falcon aux couleurs de la République française s’est posé sur le tarmac à 11h45. A son bord, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et le ministre de la Défense, Jean Yves le Drian accompagnent  le retour des quatre ex- otages : Pierre Legrand, Marc Féret, Thierry Dol et Pierre Larribe. Mais c’est dans l’intimité qu’ils ont pu retrouver leurs familles et leurs proches, en présence du president François Hollande qui avait écourté pour l’occasion le conseil des ministres. Les photographes et les cameramen ont bien pu avoir des images, mais de loin, quand les quatre héros ont surgi sur la passerelle du Falcon. Et c’est dans le bruit des turbines de l’avion qui continuaient de tourner encore et les déclics des appareils photos qu’ils ont foulé le sol français apres 1139 jours de captivité.

le-retour-photo-alfred-jocksan--29-.jpgMeme de loin, on ressentait le bonheur de ces retrouvailles pleines d’émotion, de larmes aussi, après trois ans d’attente de souffrance, de courage. C’est formidable ! «  Ils sont des hommes qui ont subi ce moment, a déclare peu apres le president à la presse. Mais ce sont des grands citoyens français qui ont fait honneur, dans leur captivité, à la France. »

le-retour-photo-alfred-jocksan--6-.jpgThierry Dol est le troisième à etre descendu de l’avion, barbu avec des lunettes de soleil. Il adresse un léger sourire aux personnes qui l’attendent en bas de la passerelle. Il est accueilli par François Hollande qui prend le temps d’échanger avec lui quelques mots. Puis Thierry tombe dans le bras de son père un long moment, avant de venir saluer sa mère, le maire de sa commune, le sénateur Maurice Antiste et les autres personnes du groupe Il salue de loin les journalistes et répond à un premier coup de téléphone. Thierry est visiblement fatigué, mais si content d’être là et de retrouver son pays.

Les quatre hommes goutent la joie de la liberté retrouvée. Ils ont été enlevés, dans la nuit du 15 au 16 septembre 2010, par un commando dans la ville minière d’Arlit  où ils travaillaient pour le groupe AREVA et Vinci pour extraire de  l’uranium. C’est la fin d’un long calvaire qu’ils ont vécu.  Ils ont eu à vivre des moments très difficiles au moment de la guerre au Mali. Ça devait être terriblement compliqué et tendu. La fin de plus de trois années de cauchemar, de peur, de crainte. Le soulagement est général…

le-retour-photo-alfred-jocksan--27-.jpgLa délégation des familles et les ex-otages se sont retirés dans un salon de l’aéroport ou le chef de l’état a pu discuter avec eux à l’écart de leurs familles. Puis, François Hollande accompagne des ministres Le Drian et Fabius et des ex-otages est revenu voir la presse pour faire une déclaration. 

Depuis vingt-quatre heures, tout a été très vite, très bousculant. Les ex-otages ont le visage fermé.  Hollande remercie le président de Niger. « C’est une immense joie, celle d’abord de Daniel, de Pierre, de Marc, de Thierry. Une immense joie de retrouver leur famille, leur pays et enfin de retrouver une vie, une vie libre ». Le president est tout sourire. Il a tenu à rendre un hommage à toutes les familles : « Je sais que c’était long, mais, toutes ces familles ne se résignaient pas. »  Il fait savoir comment les négociations peuvent etre longues et difficiles. « La solidarité de la France ne s’est jamais démentie ! »  Enfin il lance un appel à l’unité nationale : « L’unité c’est la condition indispensable pour la réussite. » 

le-retour-photo-alfred-jocksan--43--copie-1.jpgLes quatre hommes qui goûtent enfin à la liberté n’ont pas tenu à s’exprimer. Ils sont restés en retrait sans mot dire… Seules trois femmes ont été autorisées à s’approcher de la barrière de la presse, notamment la femme de Pierre Larribe, Françoise. « C’était extraordinaire de les voir tous les quatre. On attend cela depuis  trente-sept mois », dit-elle. Quand on lui demande comment va son mari, elle répond : « J’ai l’impression qu’il reprend une conversation qu’on a laissée, il y a quelques jours. On repart dans un quotidien, dans une façon de fonctionner qui nous est propre. Je trouve ça assez extraordinaire. »

Cette journée Marathon a débuté à Niamey au Niger, lieu de leur libération. Après leur arrivée. Ils ont ete transportés à l’hôpital de Val de Grace à Paris pour des examens médico-psychologiques avant de se rendre au ministère des Affaires étrangères pour une discussion avec les membres de la cellule du renseignement. La réception qui devait etre organisée en leur honneur à l’Elysée a été annulée, à leur demande. Ils ont rejoint leur hôtel au pied de la Tour Eiffel, en bord de Seine, pour rester en famille et goûter enfin le plaisir d’etre des hommes libres. Aucune date de retour en Martinique pour Thierry Dol n’a encore ete communiquée pour l’heure.

Alfred Jocksan (avec FXG) à Paris

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 13:00

ITW Victorin Lurel, ministre des Outre-mer

Victorin Lurel dénonce le chantage des compagnies pétrolières et l’instrumentalisation des gérants pour bloquer le projet de décret sur les marges et les prix des carburants.

victorin-Lurel-largeur.jpg« C’est un chantage »

Les gérants des stations-service des Antilles et de la Guyane ont peur d’etre les otages des compagnies pétrolières auxquelles vous voulez imposer un nouveau décret carburant pour réduire leurs marges. Ils redoutent que les compagnies ne reprennent les stations en directe et ne les automatisent. Ont-ils raison d’avoir peur ?

J’ai entendu ca à Mayotte où l’on m’a dit tres clairement : « Ce sont les compagnies pétrolières qui nous demandent de s’opposer au décret. » Le Premier ministre a déjà tranché : les stations-service ne sont pas dans le décret. Nous voulions les protéger, les gérants ne veulent pas. Ce qu’on peut dire, c’est qu’après les événements de 2009, partout dans les outre-mer, les profits des compagnies pétrolières ont décuplé. On a des chiffres ; il y a eu un dernier rapport qui confirme en tout point ce que nous pensions. Nous disons que dans un secteur à monopole, un secteur administré avec des prix fixés par les préfets, on peut avoir des marges, mais plus raisonnables. C‘est ce qu’on s’apprête à faire très bientôt, sans doute pour le 1er janvier 2014. Les pétroliers ont déjà recu le projet…

La pression des pétroliers vous glisse dessus, mais retombe sur les gérants…

Ca voudrait dire qu’on empêcherait l’Etat de décider, à la représentation nationale de légiférer en disant que si ce décret passe, ils reprendraient en gestion directe les stations-service ? C’est un chantage ! Comment peut-on remettre en cause des loyers contractualisés et décidés d’accord parties depuis longtemps ? Les compagnies pétrolières prendront leurs responsabilités… On me dit qu’il y a mille emplois dans les stations-service en Guadeloupe comme en Martinique ? On aura donc mille employés des compagnies pétrolières, mille salariés directs…

Victorin-Lurel.jpgLes gérants évoquent des projets d’automatisation des stations…

Le gouvernement a demandé que nous maintenions les marges des stations-service à condition de maintenir l’emploi. Il faut être clair. On ne va pas faire le chantage d’augmenter encore les marges. Elles sont conséquentes dans les stations. On a voulu faire une station type, les gérants n’ont pas voulu. On a voulu stabiliser les contrats, ils n’ont pas voulu. Ils ont dit que nous allions libéraliser les prix ; il s’agissait d’une différenciation pour les aider et ils n’ont pas voulu. Maintenant, on nous dit : « Vous ne prenez pas le décret parce que nous perdrons nos jobs. » Je veux bien entendre ça, mais ça me paraît quand même de nature difficile à accepter.

Ce que disent les gérants alors, c’est du flan ?

Je ne dis pas que c’est du flan, mais jugez-en ! Comment peut-on dire à un gouvernement : « Vous ne prendrez pas ce décret, sinon nous reprenons tout. » On verra bien, mais on prendra le décret.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 07:18

Libération de Thierry Dol

Les députés de la Martinique étaient tous à l'audition du ministre de l'Outre-mer, mardi soir, quand le président de la République a annoncé la libération des otages d'Arlit (Niger), parmi lesquels le Martiniquais Thierry Dol.

Serge Letchimy

« Je suis très ému pour les quatre otages libérés, mais plus spécifiquement pour celui que l’on connaît le mieux, Thierry Dol, et surtout leurs familles. Il faut avoir vraiment beaucoup de force pour savoir son enfant en danger et en même temps, il faut avoir une pensée pour tous. Une pensée pour l’action de persévérance du gouvernement, l’action de résistance de la famille, le dialogue, les mobilisations et bien sûr pour Thierry. Mais il faut encore avoir une pensée pour ceux qui ont pris la décision de le libérer… Il ne faut pas tomber facilement dans la stigmatisation, car même quand il y a des difficultés, il faut se dire qu’il va y avoir quelque chose de bon qui va se passer, qui peut se passer. Il faut saisir cela clairement. Il faut faire de cette épreuve terrible une épreuve de la vie et faire en sorte qu’on accueille Thierry en Martinique dans les meilleures conditions quand il reviendra. »

Jean-Philippe Nilor

« C’est un grand jour, un jour qui était attendu depuis longtemps par toute la Martinique. Je pense à Thierry Dol en premier, je pense à sa famille, ses amis, tous ceux qui l’ont soutenu sincèrement d’une manière ou d’une autre. Ils doivent ressentir un sentiment de satisfaction par rapport à cette libération. Dans la grisaille actuelle où l’on n’a que de mauvaises nouvelles, je trouve que c’est une belle étincelle, un beau rayon de soleil. C’est un beau dénouement parce que l’on a pu craindre le pire. Il aurait pu etre tué, lui et ses compagnons d’infortune, pendant ces 1139 jours pendant lesquels ils ont subi l’isolement et la captivité. C’est quelque chose qui n’est pas humain. Mais je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour tous ces hommes, toutes ces femmes, peut-être ces enfants qui, à travers le monde, sont encore des otages. C’est une injustice qu’il faut combattre. Il ne faut pas baisser les bras, ne pas courber la tête, ne pas se décourager… Il ne devrait pas exister un otage, un captif sur terre. C’est un descendant d’esclave qui parle. »

Bruno Nestor Azerot

« Je suis très heureux d’avoir appris la nouvelle en séance, puisque nous discutions du budget de la mission outre-mer lorsque le téléphone a sonné avec un message très fort disant que Thierry Dol avait été libéré avec ses camarades. C’est un moment de joie, mais j’ai également une pensée pour tous les autres otages dans le monde entier. C’est vrai que pour Thierry Dol, ça a été, mais pour les autres qui sont toujours en captivité, je me dois d’avoir une pensée. Je m’associe à la Martinique entière pour fêter Thierry Dol et pour sabler le champagne parce que le fils prodigue est revenu. »

Alfred Marie-Jeanne

« J’exprime personnellement un sentiment de reconnaissance à tous ceux qui se sont battus véritablement, hors politique politicienne, pour la libération de Thierry Dol. Je ne veux faire de reproche à quiconque, mais j’estme que cette libération aurait dû s’opérer beaucoup plus tôt. Mais dans cette matière, c’est tellement difficile et compliqué… Alors soyons contents que cela se réalise enfin. Mieux vaut tard que jamais. »

Victorin Lurel

« J’ai reçu en pleine audition budgétaire un message du président de la République m’informant que les otages avaient été libérés au Mali dont notre compatriote Thierry Dol. Il faut se réjouir de voir tous les Français libérés. C’est une très bonne nouvelle et on est tous heureux de constater qu’on a obtenu leur libération. J’ai aussi une pensée pour notre compatriote réunionnais détenu au Niger qui continue à occuper le gouvernement, pour voir comment obtenir sa libération... »

propos recueillis par FXG, à Paris

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:31

La taxe minière sur l’or revalorisée

Le ministère du redressement productif a pris, le 15 octobre, un arrêté fixant les nouveaux tarifs de la taxe minière sur l’or en Guyane pour l’année 2013. Cette taxe est due par les entreprises qui ont extrait de l’or en Guyane en 2012. Les tarifs de cette taxe correspondent, en fonction du type d’entreprise à 1 % ou 2 % du cours moyen annuel d’un kilogramme d’or constaté sur le marché de l’or de Londres (London Bullion Market) en 2012. Cette taxe est affectée à la région Guyane et le sera également pour partie à l’organisme chargé de l’inventaire, de la valorisation et de la conservation de la biodiversité en Guyane lorsqu’il sera créé.

Les montants dus en 2012 étaient de 363,41 euros par kilo d’or extrait pour les PME et de 726,82 pour les autres entreprises. Ils sont réévalués à 417,42 € et 834,84. La députée Chantal Berthelot a salué cette revalorisation de 15 % d’une taxe au bénéfice des finances guyanaises et de la protection de son environnement.

FXG, à Paris

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:26

CMA-CGM investit 30 millions d’euros sur la ligne Antilles

Après la fin des accords anti-concurrentiels entre la compagnie maritime CMA-CGM et ses concurrents Maersk ou Marfret, CMA-CGM a dû investir pour renforcer son attractivité.

delucy-fort-st-pierre-RDG-.jpgXavier Eglier, directeur des lignes Antilles à la CMA-CGM, et Philippe Ruelle, directeur de l’UGPBan, ont annonce, mercredi à Paris, un investissement de 30 millions d’euros par la compagnie maritime avec l’achat de 1500 conteneurs refrigeres (dits reefers) operes sur la ligne Antilles dite PCRF (pour porte-conteneurs refrigeres). L’ensemble des nouveaux reefers devraient  être opérationnels à compter de mars 2014. Les groupements de planteurs de bananes des Antilles sont le principal client de la compagnie maritime qui transporte pour eux 13 000 conteneurs refrigeres par an dans le sens Antilles-Europe du nord (le reste se compose des déchets recycles en conteneurs secs, de rhum et de jus de fruits tropicaux). La part du transport sur un kilo de banane vendu 1,5 € dans l’Hexagone est estimé à 20 centimes.

Avec ses quatre porte-conteneurs réfrigérés, CMA-CGM est désormais quasiment seule à assurer le service de la ligne Antilles depuis le départ de son concurrent Maersk. Pour autant CMA-CGM transporte des conteneurs de Maersk, Marfret ou Wec lines. Le chiffre d’affaires annuel moyen de CMA-CGM sur le service PCRF s’est établi sur la période 2008-2011 entre 80 et 120 millions d’euros. La vente de capacités à ses concurrents a par ailleurs représenté 15 à 25 millions d’euros par an. Jusqu’alors les compagnies avaient passé des accords d’allocation de capacités. Ils ont été dénoncés par l’Autorité de la concurrence. L’Autorité estimait que certaines clauses de ces accords étaient « susceptibles de restreindre la concurrence » et les a fait casser le 25 juin dernier.

L’important investissement de CMA-CGM (20 000 euros par reefer) s’inscrit dans ce contexte. En effet, Xavier Eglier a indiqué que ces investissements n’étaient pas défiscalisés, mais qu’il s’agissait pour elle de participer à l’amélioration du bilan carbone de la banane durable des Antilles françaises dans la mesure où les nouveaux reefers sont moins consommateurs d’énergie… « On n’est pas poussé par la Commission européenne qui ferait la chasse aux « dirty reefers », mais par nos clients », a déclaré M. Eglier. Il semble plus probable que ce soit la fin des contrats d’allocation des capacités avec ses concurrents qui aura poussé CMA-CGM à cet investissement. L’enjeu : renforcer l’attractivité de son service conteneurisé réfrigéré dans un contexte plus concurrentiel. Il cible d’abord les planteurs de bananes, mais aussi, par voie de retour, les clients qui utilisent ces mêmes conteneurs pour importer aux Antilles l’ensemble des produits frais destinés aux super et hypermarchés des deux îles.

FXG, à Paris

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 07:40

Le pianiste et chanteur Guy-Marc Vadeleux à Paris avant New-York

Guy-Marc-Rochard-et-Paseiro.jpgLe pianiste martiniquais Guy-Marc Vadeleux, fils du maître de la mazurka, Guy Vadeleux, est venu jouer samedi soir au New Morning, à Paris, avec son bassiste cubain Rafael Paseiro qu’il a rencontré au Jazz act à Paris, son guitariste Franck Rochard et son batteur Wilfried Bedacier (sublime figurant dans 30 degrés couleur, le film de Lucien Jean-Baptiste…). Le pianiste de 33 ans a pris le micro pour faire entendre son dernier album, Evolution X. Interview

« On vise le Blue note à New York »

Les gens vous ont beaucoup vu et entendu comme accompagnateur, notamment avec Paille, mais ils connaissent beaucoup moins le compositeur de jazz caribéen…

Guy-Marc-vadeleux.jpgC’est vrai que j’ai toujours énormément accompagné d’artistes, en même temps j’ai toujours joué en solo, mais toujours discrètement, an ba fèy , dans des hôtels, des petits bars… Et c’est là que j’ai travaillé ma voix. Avec ce deuxième album, j’ai mis ma voix et je montre mon univers personnel, même si je suis capable de jouer de la musique populaire et traditionnelle.

Que retenez-vous de vos trois années au conservatoire de musique de La Havane ?

La discipline ! La tenue sur l’instrument, le son… Quand j’ai pris mon premier cours, le professeur de piano m’a demandé de jouer des notes rondes. Ça veut tout dire, mais ça ne voulait rien dire pour moi… Avec un piano, jouer un son rond ? J’ai dû faire un gros travail personnel sur moi-même, sur l’instrument, repositionner mes bras… J’ai tout revu au niveau de la technique. Ça, c’est l’apport de Cuba.

Et qu’avez-vous retenu de votre père ?

C’est lui qui m’a mis au piano, l’instrument dont il aurait voulu jouer. A travers moi, il a pu apprendre et m’apprendre les B-A- Ba. Et puis il m’a influencé. J’étais dans le bain, je le voyais composer. Au jour d’aujourd’hui, c’est moi qui réalise ses albums, qui compose les titres… Je suis son directeur musical.

Est-ce que ce n’est pas trop dur d’être le fils de Guy Vadeleux quand on est musicien ?

C’est toujours difficile d’être le fils d’un grand personnage. Qui ne connaît pas Guy Vadeleux n’est pas Martiniquais ! Il y a une responsabilité, une prise de conscience puisque j’ai décidé de faire de la musique et d’y aller à fond. Il a été le premier à m’encourager en me disant justement de ne surtout pas faire ce qu’il faisait, et aller plus loin que lui. Donc, l’école, le conservatoire…

Guy-Mac-Vadeleux-2.jpgVous chantez Darling de Patrick Saint-Eloi, pourquoi ce choix ?

Patrick Saint-Eloi est le Mickaël Jackson de la Guadeloupe. Chez nous en Martinique, ce serait plutôt Eugène Mona ou, dans la même génération que Patrick, Jean-Philippe Marthely. J’ai eu la chance de jouer avec Patrick Saint-Eloi et j’ai toujours chanté Darling d’une façon salsa, latine. J’étais parti à Cuba jouer avec des musiciens cubains et on a fait un arrangement sur Darling. On ne savait pas où on allait et on est tombe sur ça…. Purée ! « Tu pensais que ça allait sonner comme ça ? ». m’ont demandé les musiciens. J’étais pas sûr, mais j’avais plus ou moins une idée et ca a donné ce résultat, une fusion entre la timba et le zouk.

Un concert au New morning, ca represente quoi pour vous ?

C’était une première et c’est une salle mythique que tous les jazzmen ont fréquentée et, dans mon palmarès, ca ne peut etre que positif.

Alors le Sob’s a New York, c’est pour quand ?

Non ! Pas le Sob‘s, pas encore (rires)… On en prend quand même la direction. On a trouvé un petit club sympa à Harlem, le Farafina. Ce qu’on vise, c’est le Blue note et quelques boites comme ça. On a invité les patrons de ces salles à venir nous écouter. Et puis, il y aura Carthagène en Colombie en août. Entre les deux, on essaie de boucher les trous et on ira sans doute aussi au festival de jazz de Saint-Vincent.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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