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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 19:19

Le Grand port de Guadeloupe doit revoir son projet de dragage

L’Autorité environnementale du conseil général de l’environnement et du développement durable demande, dans un avis rendu le 23 octobre dernier, la révision du projet de dragage du port de Jarry.

Emplacement-des-sites-d-immersion.jpgL’aménagement et le développement des infrastructures portuaires, décidés par les autorités du Grand port maritime de Guadeloupe (GPMG) visent à l’optimisation des quais 12 et 13 du terminal conteneurs actuel de Jarry pour qu’il puisse accueillir des bateaux d’un tirant d’eau de 16 mètres et d’une capacité d’environ 12 000 EVP (équivalent 20 pieds) contre 11,5 mètres et 2 500 EVP actuellement. Pour cela, il est prévu le dragage du plan d’eau intérieur (chenal et cercle d’évitage) et la réalisation de 10 ha de terre-plein (non viabilisés) au sud du terminal actuel. Ce projet de dragage porte sur un volume très important de matériaux, estimés à environ 7 millions de m3 de sédiments, dont seule une partie (600 000 m3) sera réutilisée pour la réalisation du nouveau terre-plein. Le reste, soit 6,4 millions de m3, sera immergé au large de la baie de Pointe-à-Pitre. Les travaux sont prévus sur la période 2014 - 2016. Le nouveau terre-plein sera viabilisé, augmentant la surface totale du terminal de 12 ha.

L’objectif de ce projet, comme du programme dont il fait partie, est d’éviter que le GPMG ne devienne un port secondaire en raison de l’augmentation de la taille des porte-conteneurs naviguant dans les Caraïbes et des capacités d’accueil actuelles limitées des infrastructures portuaires en Guadeloupe. Ce projet étant soumis à étude d’impact, il nécessite l’avis de l’Autorité environnementale (Ae). La préfète a ainsi saisi l’Ae le 9 août dernier. Et celle-ci, dans son avis rendu mercredi dernier, recommande au GPMG de revoir sa copie.

Des sédiments potentiellement contaminés

Jarry-apres-les-travaux.jpgLes enjeux environnementaux ciblés sont la mise en suspension, pendant les travaux de dragage et de clapage (immersion définitive), de sédiments dont la caractérisation n’apparaît pas clairement, et ses impacts potentiels sur la faune aquatique ; l’atteinte directe à des milieux marins présentant un grand intérêt écologique (herbiers, corail, grands fonds…) ; les impacts acoustiques des travaux sur les populations et sur la faune aquatique ; la prise en compte des risques naturels (séismes, cyclones) pendant les travaux et l’exploitation ; les évolutions du trafic maritime et les conditions de navigation dans la baie de Pointe-à-Pitre.

L’Ae a constaté des lacunes importantes et porte cinq principales recommandations. Tout d’abord, mieux présenter les raisons pour lesquelles le projet d’extension du port a été retenu dans le contexte des développements prévus à l’échelle des Caraïbes. L’aire d’étude, ensuite. Elle doit concerner l’ensemble du périmètre du projet et non pas aux seules zones directement concernées. Par ailleurs, le GPMG se doit de caractériser les sédiments potentiellement contaminés et justifier le choix d’immerger l’ensemble des matériaux issus du dragage et non réutilisés. Il lui appartient encore d’expliquer comment il s’assurera de l’absence d’impacts significatifs sur les milieux aquatiques lors de la remise en suspension et de l’immersion de ces sédiments potentiellement contaminés. Enfin, l’Ae demande au GPMG de préciser les mesures qui seront prises pour éviter, réduire ou compenser les impacts acoustiques des travaux pour la population et la faune.

FXG, à Paris

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 17:24

La démission d’office de Jean-Louis Maillot du conseil municipal de Saint-Leu confirmée

Le 2 septembre 2011, le préfet déclarait démissionnaire d’office le conseiller municipal de Saint-Leu (La Reunion), Jean-Louis Maillot. Il invoquait pour ce faire une législation qui interdit aux directeurs de cabinet du president du conseil général ou régional ainsi qu’aux directeurs généraux, directeurs, directeurs adjoints, chefs de service et chefs de bureau de ces collectivités d’exercer des fonctions électives au sein des communes situées dans les collectivités concernées. Elu en mars 2008, Jean-louis Maillot a été recruté par la Région au poste de directeur de cabinet du président Didier Robert en mars 2010. C’est donc en application de la loi électorale que le préfet a agi en le démissionnant. M. Maillot a fait un recours devant le tribunal administratif de Saint-Denis qui l’a débouté en novembre 2011, puis il a attaqué la décision du tribunal de Saint-Denis qui refusait de transmettre au Conseil d’Etat « la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution ». Le 17 avril 2013, le Conseil d’Etat posait la question prioritaire de constitutionnalité de M. Maillot au Conseil constitutionnel qui a déclaré la décision conforme le 5 juillet dernier. M.Maillot a alors attaqué le fait que le préfet avait délégué sa signature au secrétaire général de la préfecture, l’absence de motivation et le non-respect de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et de la convention européenne des droits de l’homme. Le Conseil d’Etat a examiné l’ensemble du dossier le 3 octobre dernier et a rendu sa décision mercredi 24 octobre en confirmant la démission d’office du conseil municipal de Saint-Leu prononcée contre Jean-louis Maillot.

FXG, à Paris

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 17:11

La poésie politique de Césaire revisitée au Sénat

comediennes-ert-Maximin.jpgAprès l’Assemblée nationale en juin, c’est le Sénat qui a rendu hommage à Aimé Césaire, mercredi après-midi, dans les salons de la présidence du palais du Luxembourg en présence, entre autres, de Christiane Taubira, Victorin Lurel, le president Jean-Pierre Bel, les sénateurs Larcher, Antiste, Gillot et Desplan, l’eurodéputé Tirolien et quelques adolescents emmenés par Marie-Victoire Venus-Ploton.

L’hommage a débuté avec une lecture de textes par les comédiennes Marie-Noëlle Eusèbe et Mylène Wagram, ponctuée par des interventions de Daniel Maximin. Voulant éviter pour une fois les œuvres les plus connues du poète martiniquais, Daniel Maximin a choisi de s’intéresser aux « fondements poétiques, politiques et historiques d’Aimé Césaire ». Ainsi l’assistance a pu entendre des textes issus de la revue Tropiques, « des textes sur le programme de ce que devait être la vie apres la guerre, écrits par un jeune homme de moins de 30 ans… Il y a là quelque chose d’assez enraciné, a expliqué Daniel Maximin, et c’est cette Martinique qui lui a donné cette pensée qui, ensuite, a été vers le monde. » L’enracinement politique de la poésie césairienne s’est ainsi révélée au fil des lectures. « Le peuple, l’emancipation, la liberté sont porteurs de poésie et de l’engagement du poète et de l’homme politique », poursuit Daniel Maximin qui pose la question essentielle : « Comment un poète ne se trahit pas ? » Car si la libération politique est un moyen, la liberté est le vrai but. Et c’est par le théâtre que Césaire répond à cette question. « Au moment de l’indépendance, les oppressions intérieures peuvent commencer : Christophe et Pétion en Haïti, Lumumba et Mobutu au Congo… Césaire s’empare ainsi de la tragédie qui suit la libération. » Et c’est ce qui explique son évolution vers l’autonomisme.

Sans la poesie, la politique est un songe creux

Colloque-Cesaire-tribune-et-assistance.jpgL’évolution politique de Césaire, ses relations avec Frantz Fanon ont été au cœur des débats de la table ronde qui a suivi avec Romuald Fonkoua, professeur des littératures francophones et rédacteur en chef de Présence africaine, et Christiane Chaulet-Achour, professeur de littérature comparée et francophone. « Fanon est allé au bout d’une idée qui était chère à Césaire », a rappelé Mme Chaulet-Achour. « L’indépendance pour la Martinique le fascine et l’effraie à la fois, reprend Romuald Fonkoua N’est-ce pas de son île qu’il a dit : beaucoup de dictateurs en puissance… »

Dans les salons du Sénat, une vérité émerge : sans la poésie, la politique ne serait que « songe creux ». La réalité profonde de l’engagement ne doit pas se limiter à la conquête et la prise du pouvoir. « Le garant de la justesse politique, c’est quelque chose que disent l’art et la poésie, conclut Daniel Maximin. La culture qui est l’identité prime le politique et c’est elle qui légitime qu’un peuple se libère, s’émancipe. »

FXG, à Paris


Ils ont dit

Christiane Taubira : « Vous savez l’attachement que je porte à Aimé Césaire et la part qu’il a prise à mon éveil de conscience lorsque j’étais adolescente. »

Jean-Pierre Bel : « Aimé Césaire appartient aux grands personnages qui ont balisé mon parcours idéologique et politique au même titre que Jean Jaurès. Je l’ai rencontré, lui ai longuement parlé et j’ai gardé une impression si forte que j’essaie de comprendre encore pourquoi. Ce colloque m’a fait avancer… »


Taubira face à « une imbécillité absolue »

Antiste-Larcher-Taubira-Bel-Lurel.jpg« Il ne me vient pas du tout à l’idée de lier un hommage à Aimé Césaire à une imbécillité absolue. » La réponse de Christiane Taubira à une question de nos confrères de la radio publique d’outre-mer, à la sortie d’un hommage à Césaire au Sénat, mercredi, a coupé court au débat. Une tentative pour faire réagir la ministre de la Justice à la sortie d’Anne-Sophie Leclère, une candidate du Front national dans les Ardennes, qui a comparé la garde des Sceaux à un singe. Et tandis que le Collectifdom et le CRAN, chacun de leur côté, ont annoncé qu’ils déposaient une plainte contre la militante du FN, nombre de personnes présentes lors du colloque ont fait part de leur admiration envers la ministre de la Justice qui a préféré répondre par le mépris, en renvoyant le parti de Marine Le Pen à « sa pensée mortifère et meurtrière » plutôt que par voie de justice à cette attaque digne du temps de l’exposition « Le Juif et la France », à l’époque vichyste.

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 16:57

Les contours de la cité des outre-mer seront connus fin mars 2014

Anne-Hidalgo-Lurel-JPaul-huchon-et-le-conseiller-culture-de.jpg« C’est le coup d’envoi d’une vieille et belle affaire ! » Victorin Lurel, ministre des Outre-mer a annoncé hier matin à Paris qu’à la fin du premier trimestre 2014 seraient connues « les premières épures » de la future cité des outre-mer. Pour mettre en œuvre le 27e engagement de campagne de François Hollande, mais dont la genèse remonte à une annonce de Lionel Jospin en 2001, une promesse de Ségolène Royal en 2007, et une demande forte lors des états généraux de l’Outre-mer, le ministre a trouvé les soutiens de la Région Ile de France et de la ville de Paris. Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, a indiqué que la capitale accueillerait la cité et que l’on cherchait déjà pour cela un lieu. Elle a en outre signalé que le conseil municipal avait inscrit 100 000 € pour les premières études. Jean-Paul Huchon, président de la Région Ile de France, qui a lui aussi fait la promesse d’un tel lieu lors de la campagne régionale de 2010, a assuré la participation de sa collectivité et, particulièrement, l’implication des 4 conseillers régionaux originaires d’Outre-mer (Patrick Karam, Jeannine Maurice-Bellay, Viviane Romana et Pierre Kanuty). « Nous soutenons le projet, a déclaré Jean-Paul Huchon, car on peut être Francilien et ultramarin. » Il a rappelé au passage que sur les 10 000 personnels techniciens ouvriers et de service de la Région, 45% étaient originaires d’outre-mer. Anne Hidalgo a fait elle aussi mention des 5000 agents de la ville originaire d’outre-mer sur les 50 000 qui y sont employés…

Préfiguration

Quelle forme concrète la cité des outre-mer prendra-t-elle ? Quels seront ses financements ? Il appartiendra à un comité de pilotage de répondre à ces questions et de faire des propositions d’ici cinq ou six mois  A la tête de ce comité de pilotage, le ministre a nommé un chargé de mission, le préfet Dominique Lacroix. D’ores et déjà, Jean-Paul Huchon a indiqué qu’outre sa Région, la ville de Paris et l’Etat, les départements de la banlieue parisienne pourraient aussi participer à son financement. « Le modèle de la cité, a expliqué Pierre Kanuty, est dans l’idéal celui de l’Institut du monde arabe, en moins cher… »

Sans présager des résultats de la mission de préfiguration, le ministre Lurel a détaillé ce qui lui semblait essentiel, à savoir un lieu avec « une scène, un amphithéâtre, des galeries… 3000 ou 3500 m2 »… Anne Hidalgo a envisagé un moment l’idée d’une péniche et le ministre a même confié qu’ils avaient failli acheter un théâtre… Dans ce futur lieu de « représentation plurielle et laudative des outre-mer », selon Victorin Lurel, pourraient prendre place des partenaires comme l’agence de promotion et de diffusion des cultures d’Outre-mer, Ladom et, pourquoi pas, le futur Conseil représentatif des Français d’Outre-mer.

Jusqu'à présent, a expliqué le ministre, la cité n’avaient jamais pu voir le jour, « en raison des revers électoraux de la gauche ». Aujourd’hui le probleme pourrait venir de la crise, « il faudra donc rester sobre, garder la juste mesure ».

FXG, à Paris


Un pilote qui connaît bien les Outre-mer

Lacroix.jpgLe haut fonctionnaire Dominique Lacroix, chargé de la mission de préfiguration, a rejoint l’inspection générale de l’administration en février 2013 après son départ de l’Ardèche dont il était le préfet (2011-2013). Sa carrière en outre-mer l’a conduit en Guadeloupe (2003-2005) en tant que secrétaire général aux affaires régionales, et à Saint-Martin comme préfet délégué (2007-2009). Entre les deux, il a été directeur de cabinet adjoint de François Baroin quand il était ministre de l’Outre-mer. Auparavant, Dominique Lacroix a été directeur de cabinet du préfet de Mayotte (1982-1986), chef de la subdivision administrative nord-est de la Nouvelle-Calédonie (1986-1988), directeur de cabinet du haut-commissaire de la Polynésie (1988-1991) et directeur de cabinet du préfet de la Réunion (1993-1995).

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 05:21

Lancement très pipol pour les plats cuisinés bio de Babette de RozièresD-Ozenay-Le-Foll-PPDA-Babette.jpg

La péniche Ô Restaurant, amarrée quai de Seine à Levallois-Perret (92), accueillait jeudi 17 octobre le lancement de la nouvelle gamme de plats cuisinés bio de la chef de cuisine guadeloupéenne, Babette de Rozières. Photo call à l’entrée, armée de photographes et de cameramen, champagne de grande marque et personnalités au menu de la soirée, avec bien sûr, les recettes de Babette en dégustation… Côté vedettes, on a vu les chanteuses Nicoletta et Grâce de Capitani, les animateurs de télé Eddy Murté (désormais sur D23) et Laurence Piquet, l’ancien directeur de France 2, France 4 et France 5, Claude-Yves Robin et encore la directrice de la communication de France 2, Chantal Nérée. On a aussi rencontré le sportif guadeloupéen de la national basket league du Canada, Xavier Delarue. Mais les vraies stars de cette soirée de lancement étaient les amis de Babette, Patrick Poivre d’Arvor, l’écrivain Yann Quéfélec et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. D-Ozenay-Babette-et-PPDA.jpg« C’est une amie, a déclaré PPDA, dont j’adore la ténacité. C’est une femme noire, elle y tient, et une grande gastronome… » « Et une Guadeloupéenne ! », l’a coupé Babette. « Elle est aussi cash », a repris l’animateur de télévision qui a rappelé comment Babette avait démarré avec un petit restaurant de deux tables à Saint-Tropez avant de servir 200 couverts dès l’année suivante ! « Elle est ensuite entrée à Paris, comme dans du beurre ! Aussi bien chez les chefs qu’a la télé ! » PPDA a encore salué cette « femme de conviction qui a donné beaucoup de race à son combat et beaucoup d’espoir à ceux qui pensent que jamais, ils n’y arriveront ». Comme PPDA évoquait le milieu machiste de la cuisine, Babette est intervenue pour clamer : « Les Noirs en cuisine, ils sont à la plonge ! Avec moi ils deviennent des chefs et ils sont aussi serveurs. On ne les cache plus. » « C’est ce qui s’appelle jeter un pavé dans la mare », a repris PPDA qui a rappelé que c’est en 1968 qu’elle avait débuté sa carrière à la télévision. Stephane-Le-Foll-Babette-et-Quefelec.jpgYann Quéfélec a salué à son tour « la femme chef de cuisine préférée des Français en 2012 », puis Stéphane Le Foll a raconté comment il l’avait rencontrée à l’occasion d’une de « ces grandes tablées » qu’il organise régulièrement au ministère de l’Agriculture. Apres les discours protocolaires (pour autant que Babette le bouscule, ce protocole !), la chef a invité ses nombreux hôtes à déguster un poulet au lait de coco et petits champignons des bois avec de la purée de pommes de terre et des brochettes de bœuf au riz moelleux aux légumes verts et herbes fraîches. Le tout servi avec un excellent côte du Rhône de La Roque-sur-Cèze (Gard), du pain bio d’Aubagne et des petits pélardons des Cévennes, là où se situe Senfas, la société de Michel d’Ozenay qui fabrique et met en bocaux les petits plats cuisinés bio de Babette de Rozières.

FXG, à Paris


En imagesBabette-et-la-chanteuse-Nicoletta.jpgBabette de Rozières et Nicoletta 
Claude-Butin-et-Fausta.jpgClaude Butin, l'époux de Babette et magistrat au TGI de Pontoise, et Fausta qu'elle présente comme sa fille adoptive
Claude-Yves-Robin-et-chantal-Neree.jpgClaude-Yves Robin, ancien dirigeant de chaînes à France Televisions, et Chantal Nérée, directrice de la com à France 2
Babette-et-sylvana-Laurence-de-chez-Pierre-Cardin.jpgBabette et Sylvana Laurence de chez Pierre Cardin
Michel d'Ozenay, pdg de l'entreprise SENFAS et vétéran du bio, Babette et PPDA
 Grace-de-Capitani.jpgLa chanteuse Grâce de Capitani
Laurence-Piquet-Norbet-Balit-et-Marc-Veray.jpgL'animatrice de France télévisions Laurence Piquet, le journaliste Norbert Balit, ancien directeur d'I Télé, et Marc Veray
Olivier-Menaphron-Babette-et-Christian-de-Montaguere.jpgOlivier Ménaphron, champion du monde 10 danses WDC-A, Babette et Christian de Montaguere, de l'épicerie fine caribéenne de la rue de l'abbé Grégoire à Paris.
Robert-Limois-et-Babette.jpgRobert Limmois, conseiller culture de Victorin Lurel et Babette
 Tatiana-Laurence-et-Xavier-Delarue.jpgTatiana-Laurence et son mari, le basketteur guadeloupéen Xavier Delarue qui évolue dans le championnat canadien NBL
Yann-Quefelec-Claude-Butin-PPDA.jpgYann Quéfélec, Claude Butin et PPDA

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 06:08

Stéphane Bellemare et Arnaud Alexis, talent des cités de la Guyane

Les Cayennais Stéphane Bellemare (28 ans) et Arnaud Alexis (34 ans) ont recu, samedi matin au Sénat en présence du ministre de la Ville, le prix régional des talents de cités dans les catégories création et émergence. Le premier a reçu une aide de 1000 € ; le second 2000.

stephane BellemareSon bac professionnel électrotechnique en poche, Stéphane Bellemare a étudié le portugais à l’université avant de se lancer dans la vie active dans la sécurité, secteur dans lequel il a effectué des missions d’agent de sécurité et d’agent technique au sein de différentes entreprises. Salarié au sein d’une société de sécurité électronique, Stéphane a pu se rendre compte des perspectives d’évolution de ce marché. Il a décidé de mettre à profit son expérience et ses compétences dans ce domaine pour se mettre à son compte et créer sa société, Sécutech en juin 2012. Il installe des alarmes anti-intrusion ou anti-incendie, des systèmes de vidéosurveillance ou de contrôle à Cayenne et dans ses environs. Sécutech est implantée dans la zone artisanale Galmot et propose un service sur‐mesure, qui comprend les outils les plus récents en matière de sécurité des biens et des personnes. « Je me plais de pouvoir sécuriser les habitations et que les gens soient bien chez eux », a-t-il déclaré lorsqu’il a reçu son prix.

Un policier artiste

ARNAUD_ALEXIS-copie-1.jpgSon compatriote Arnaud Alexis, après un BEP en comptabilité, est devenu manager dans une enseigne de restauration rapide avant d’intégrer l’École nationale de la Police de Fos-sur-Mer. Gardien de la paix à Cayenne depuis 4 ans, il a créé une association qui propose des formations professionnelles et artistiques à la peinture. Lui-même s’est formé à la peinture en autodidacte. Il expose ses toiles et crée des décors en amateur depuis de nombreuses années. Désireux de transmettre son savoir-faire artistique, Arnaud a lancé son association A2 Design en septembre dernier. Elle offre de former aux métiers et techniques de la peinture d’art et de la peinture décor en ouvrant des chantiers d’insertion à destination de jeunes en formation professionnelle, des ateliers de perfectionnement pour les artistes, et encore des stages de formation à destination des animateurs périscolaires…

Arnaud s’est également donné pour mission de revaloriser les savoirs locaux artisanaux dans les domaines de la vannerie et de la poterie.

FXG, à Paris


Amélie Tintin et Sylvia Fleurival, talents des cités de la Guadeloupe

Deux Guadeloupéennes ont aussi été récompensées samedi matin au Sénat.

AMELIE_TINTIN.jpgAmélie Tintin (33 ans) revenait du Mexique quand elle est allée chercher son prix à Paris. La jeune femme, déjà lauréate en 2008 dans la catégorie émergence, a été formée aux métiers de la communication d’entreprise et du management culturel, et est, par ailleurs, artiste. Elle connaît bien le milieu associatif et culturel de Lapwent (elle est originaire du quartier de Fouillole). Son association Urban Ambition, vise à promouvoir l’insertion professionnelle par la culture urbaine. Son objet est de conseiller, accompagner et former des artistes guadeloupéens et organiser des événements afin de mettre en valeur leur travail et leurs créations. Mais c’est son action à la tête de l’entreprise FWI Mind, lancée depuis septembre 2010, qui a été saluée par ce prix. C’est une agence de conseil et formation en communication SYLVIA_FLEURIVAL.jpgmulticanal (visuelle, audiovisuelle, événementielle et interactive) et de marketing artistique. L’entreprise, qui est la seule de la région à proposer un accompagnement des artistes, s’adresse aussi aux collectivités, aux entreprises ainsi qu’aux particuliers.

Sa compatriote, la Mornalienne Sylvia Fleurival (38 ans), est récompensée pour la création de son entreprise Elleetganceantillaise et l’ouverture d’un espace au Raizet dédié à l’apprentissage de la couture et des loisirs créatifs. Elle propose aux passionnés de mode et de créations manuelles des achats d’articles de mercerie, la location de machines à coudre, des cours de couture… Sylvia entend favoriser la transmission d’un savoir-faire local.


Le Martiniquais Jacob Cénesca pour la region Nord-Pas-de-Calais

JACOB_CENESCA.jpgJacob Cénesca, Martiniquais installé à Tourcoing dans le Nord a été nommé lauréat des Talents des cités pour la Région Nord-Pas-de-Calais dans la catégorie création. Diplômé d’un brevet professionnel, Jacob est aussi titulaire d’un CAP et d’un BEP cuisine obtenus à l’école hôtelière de Martinique. Egalement formé au métier de la pâtisserie, le jeune homme a plus de douze ans d’expérience professionnelle acquise au sein d’hôtels, de restaurants et chez des traiteurs en Martinique et dans l’Hexagone. Son idée de proposer une restauration rapide et saine, préparée à partir de produits frais, inspirée de la cuisine créole a pris corps en mai 2012 quand il a ouvert à Tourcoing son restaurant, Dousskréoline. Accras, colombos, flans coco, jus de fruits exotiques frais… A consommer sur place ou à emporter. Il offre aussi un service traiteur. Ce Tourquennois d’adoption propose aussi depuis quelques semaines des cours de cuisine créole.

Dousskreoline se situe 172 rue de Roubaix, une rue tres commerçante de Tourcoing dans le quartier de l’Union.

contact@dousskreoline.com

 

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 05:54

Un architecte veut créer les premiers centres de foot en salle des Antilles

vue-terrain-1.jpgSavigny-le-Temple, en Seine-et-Marne, vient de se doter d’un complexe sportif tourné sur le football en salle et baptisé Z5, une marque développée par Zinedine Zidane. La première originalité de ce complexe est d’être le fruit de la transformation d’une grande surface commerciale de bricolage ; la seconde, c’est que c’est un architecte martiniquais, Fabrice Granville, qui a porté le projet. Sur 4100 m2, le cabinet Granville-Nthepe, a installé quatre terrains intérieurs de 400 m2, deux terrains extérieurs, un espace fitness de 770 m2, une salle de cours collectifs de 230 m2, un restaurant de 130 m2, une boutique de 71 m2 et des bureaux à l’étage. Coût du chantier : 1,3 million d’euros. Fabrice Granville voudrait bien reproduire ce type de complexe en Martinique et en Guadeloupe…

Fabrice-GRANVILLE.jpgFabrice Granville est Foyalais, de Tivoli (côté quartier Post-colon) et c’est au lycée polyvalent de Trinité qu’il a fait ses études secondaires tout en poursuivant une carrière sportive de karatéka (champion de la Martinique, puis champion de France Shotokan en 1997). A 20 ans, il a rejoint l’Hexagone pour y faire des études d’architecture. C’est alors qu’il rencontre son futur associé Aimé-Issa Nthépé. Le Franco-camerounais est comme Fabrice, un sportif de haut niveau (vainqueur de la coupe d’Europe des nations d’athlétisme dans l’épreuve du 100 m en 2002). Leur passion sportive et l’architecture les unissent et quand, il y a trois ans, ils décident de devenir indépendants, ils montent ensemble leur cabinet d’architecture avec deux agences, à Paris et Toulouse.

« On a été contactés en septembre 2012 pour le projet de Savigny, relate Fabrice Granville. C’est l’un des associés de la société Olympium (maître d’ouvrage de ce projet, ndlr), un Martiniquais, Loïc Gustan dont la mère est une bonne amie de la mienne, qui a fait la connexion. » Loïc Gustan, qui a vécu, lui aussi, à Tivoli, côté morne Laurent, et ses associés dont un autre Martiniquais, Robertson Pierre-Charles, ont acquis une expérience de dirigeants de salle de sport avec la société Foot’in 5 à Epinay-sur-Seine (93). espace-jeux.jpgAvec l’aide du Réseau entreprendre, ils ont obtenu du bailleur Immauchan de conduire la restructuration de la zone commerciale de Savigny. Ce sont eux qui ont allés trouver les investisseurs qui avaient la franchise Z5 et, bien sûr, le cabinet Granville-Nthépé. Le complexe Z5 désormais inauguré, Fabrice Granville travaille actuellement à la restructuration d’une imprimerie de Montreuil (93) en logements collectifs, mais surtout, il doit se rendre d’ici un mois à Fort-de-France et à Pointe-à-Pitre où les dirigeants de deux clubs sportifs veulent le rencontrer. Ils doivent étudier ensemble la possibilité de développer, dans chacune des deux îles, un complexe similaire à celui de Savigny-le-temple. Mais, c’est encore un projet ultra confidentiel !

FXG, à Paris

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 06:16

CReFOM, les précisions de Patrick Karam

« Victorin Lurel, pas plus que moi n’avons lancé le CReFOM… » A la suite de notre article relatif à la constitution du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer, Patrick Karam, en charge de la préfiguration de ce Conseil tient à préciser que la réunion qui s’est tenu lundi dernier au ministère des Outre-mer n’avait pas pour but d’annoncer officiellement la naissance du CReFOm, mais était « une réunion de travail, la 5e, avec les associations ultramarines de l’Hexagone ». Selon Patrick Karam, il s’agissait de formaliser l’accord de toutes les associations pour ce projet, mais en aucun cas une réunion constitutive. « Aucun organigramme n’a été arrêté », affirme-t-il. Quant aux personnes citées, elles figurent dans « une liste de personnalités susceptibles d’etre invitées à participer à ce Conseil, mais qui n’ont pour l’heure pas encore ete approchées, et les trois collèges qui formeront le CReFOM (celui des associations, celui des personnalités qualifiées et celui des élus) ne sont pas non plus encore constitués ».

Patrick Karam précise encore que l’actuelle déléguée interministérielle à l’égalité des chances des Français des Outre-mer, Sophie Elizéon, n’assistait pas à cette réunion ouverte aux seuls associatifs. « Le ministre non plus n’y a pas assisté », ajoute-t-il. La réception que Victorin Lurel a consacrée aux représentants des associations, après la réunion, se voulant simplement un soutien à leur volonté de se fédérer et une façon de saluer « la fin d’un cycle de travail avec les associations ». Quant a la question de la participation du CRAN, Patrick Karam indique simplement qu’elle a soulevé « un tollé général ».

FXG, à Paris

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 06:02

Antoinette pour une filière aurifère sous l’impulsion de l’Etat

En demandant au Premier ministre d’ouvrir une table ronde extraordinaire sur l’orpaillage clandestin, le sénateur maire de Kourou évoque ses pistes pour une appropriation commune des richesses minérales guyanaises.

JE-Antoinette.jpgDans une lettre adressée vendredi dernier au Premier ministre, le sénateur Jean-Etienne Antoinette lui demande d’organiser une « table ronde  relative à l’orpaillage clandestin (…) regroupant les meilleures expertises en matière de diagnostic et de résolution ». Le sénateur maire de Kourou a bien pris acte du renforcement législatif adopté tout récemment par l’Assemblée nationale, mais il considère que cela ne peut suffire. « Les orpailleurs clandestins se sont adaptés aux actions de la mission Harpie, ont changé de lieux et de méthode d'extraction », écrit-il, précisant même que « tout semble indiquer que l'augmentation de plus de 120% des sites illégaux depuis deux ans, devrait se poursuivre ». La table ronde qu’il sollicite devrait repenser totalement la question de l’orpaillage en Guyane en associant l’Etat et les collectivités dans le but de « reconquérir les richesses minérales du territoire ». Il suggère de s’appuyer sur la mission que le BRGM entreprend actuellement, à savoir « la détermination du potentiel minier », car il n’y a pas que de l’or en Guyane. Il énumère : « bauxite, diamants, cuivre, plomb, zinc et kaolin sont présents en Guyane, tout comme certaines terres rares – niobium, tantale, colombo-tantalite – dont l'accès est un intérêt stratégique pour l'industrie et l'économie nationale ».

Une grande entreprise minière française

En deuxième lieu, considérant le chiffre d’affaires de l’orpaillage clandestin, 400 millions d’euros par an, et le coût de l’opération Harpie, 10 millions d’euros par an, il propose que l’exploitation de ces richesses soit entreprise par une « grande entreprise minière française, la seule à même d'exploiter ce potentiel dans le respect à la fois de l'environnement, des conditions sociales des travailleurs et du partage économique de ces richesses pour le pays ». Elle pourrait etre « initiée par l’Etat, et ouverte à des participations publiques et privées ». Elle bénéficierait en outre du « redéploiement de fonds engagés pour l'heure aux seules fins de contenir l'orpaillage clandestin ». C’est donc « une véritable filière, de la formation à la production, jusqu’au contrôle des comptoirs d’or, sous l’impulsion de la puissance publique », que préconise M. Antoinette. Par ailleurs, les travaux de cette table ronde devraient aborder aussi la question de la coopération régionale pour « faire mentir ceux qui perçoivent l'absence d'éradication de l'orpaillage clandestin comme le tribut sciemment payé par la France pour maintenir un fragile équilibre géopolitique et diplomatique dicté par les échanges commerciaux entre Paris et Brasilia ». Voilà de quoi nourrir la réflexion du gouvernement, mais aussi de l’Elysée à deux mois de la visite attendue du président de la République en Guyane.

FXG, à Paris

                   

 

 

 

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 05:44

Babette de Rozières refuse la légion d’Honneur

Plutôt que de répondre à son projet de préservation et promotion des cuisines créoles, la ministre du tourisme, du  commerce et de l’artisanat a proposé à Babette de Rozières de la décorer de la légion d’Honneur…

Babette-de-Rozieres.jpg« Vous comprendrez dans ces conditions que je ne puisse accepter votre proposition de me décorer de la légion d’honneur… » Ces mots datés du 20 octobre dernier sont signés Babette de Rozières et s’adressent à Sylvia Pinel, ministre du tourisme, du commerce et de l’artisanat. Mais qu’est-ce qui a bien piqué ainsi la susceptibilité de la chef de cuisine guadeloupéenne ? « Ce n’est pas un coup médiatique, ni un caprice », se défend la chroniqueuse culinaire de C à vous (France 5) et des Petits plats de Babette (France Ô). Le 10 août dernier, elle a adressé à Sylvia Pinel un dossier visant à « la préservation et la promotion de l’art culinaire créole ». Ce projet de Babette de Rozières propose de dresser un inventaire des pratiques pour en assurer la conservation, d’établir « la carte d’identité de la cuisine créole » et protéger ce patrimoine. A terme, il s’agit de dresser une « charte de qualité regroupant les producteurs locaux et les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration ». En clair, un engagement à ce que chaque restaurant situé dans un des quatre départements d’outre-mer offre sur sa carte au moins un menu créole. « En Guyane ou en Martinique, raconte-t-elle énervée, on a dû marcher des heures avec mon mari avant de trouver un restaurant créole. On ne trouvait que des pizzerias ou des Mac Do ! »

« Ma légion d’honneur à moi, c’est l’outre-mer »

Son projet décline aussi une partie promotion à l’adresse des jeunes avec, notamment, la création d’un diplôme de spécialité créole à l’école hôtelière, et même à l’université avec l’ouverture d’une « filière diplômante sur les mœurs alimentaires créoles »… La cuisinière qui a été la première marraine du festival de la gastronomie créole à Maurice, a fait de ce projet son cheval de bataille. « Il faut mettre en valeur ces petits lolos avec leurs plats traditionnels ! » Elle envisage même de créer une fondation pour laquelle elle pense léguer une partie de son patrimoine de Maule, dans les Yvelines, où elle habite et tient sa table, la Case de Babette.

En septembre dernier, à l’occasion de la fête de la gastronomie, Sylvia Pinel a invité 27 chefs de cuisine à participer au lancement de l’opération à Rungis. Seuls le parrain Thierry Marx, le chef de cuisine de l’Elysée et Babette de Rozieres ont répondu présents. Peu apres, le 29 septembre, Babette a réécrit à la ministre pour lui rappeler qu’elle lui avait soumis un dossier. Le 2 octobre, un collaborateur de Mme Pinel lui a répondu pour lui proposer la légion d’honneur, provoquant une colère sourde chez la Guadeloupéenne : « On ne va pas me faire taire avec une rosette ! » Trois semaines plus tard, c’est le directeur de cabinet de la ministre qui est revenu à la charge, au téléphone, cette fois. « Ça vous fait plaisir ? », lui a t-il demandé. « Ça me surprend… » Babette attendait évidemment autre chose.... Depuis, le cabinet de Mme Pinel a essayé de rattraper l’affaire en acceptant d’évoquer son projet. Agacée, elle leur a demandé de lui adresser un mail et a pondu sa missive de refus, poli, mais définitif. « Ma légion d’honneur à moi, c’est l’outre-mer, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion, Sé pou yo an ka travayé ! »

FXG, à Paris

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