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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:30

Le Conseil représentatif des Français d’Outre-mer sur des rails

Une réunion préparatoire à la constitution de l’association du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer (CReFOM) s’est tenue mardi soir dans une salle du Conseil régional d’Ile de France en présence de nombreuses associations ultramarines (une soixantaine de personnes y ont assiste). Cette réunion précède celle qui aura lieu lundi prochain au ministère des Outre-mer, en présence de Victorin Lurel, et qui devra avaliser en principe par un vote la constitution du bureau du CReFOM. Mais d’ores et déjà, tout semble déjà plié : la présidence sera assurée par l’ancien délégué interministériel Patrick Karam et le secrétariat général par Daniel Dalin (Collectifdom). Au rang des vice-présidents, on devrait trouver José Pentoscrope (CIFORDOM) et Serge Romana (CM98). Le president de l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer, le sénateur PS de Guyane, Georges Patient, et la presidente du conseil général de la Réunion, Nassimah Dindar (UDI), pourraient eux aussi avoir un siège de vice-président ou, à tout le moins, être membres du bureau. La réunion qui n’a duré que ¾ d’heure a fait grincer les dents de certains participants qui ont eu l’impression qu’ils n’auraient guère leur mot à dire lundi prochain. « C’est Napoléon installant les consistoires israélite et protestant et la réunion de lundi prochain sera digne des lits de justice ! », a ainsi grommelé un des participants après ce premier rendez-vous… Pour autant, le CReFOM, inspiré du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) à l’instar du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), est une idée portée depuis 18 mois par Patrick Karam et Victorin Lurel (qui a tenu à y associer les parlementaires). Rien d’étonnant donc dans cet organigramme.

FXG, à Paris

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:13

  Sidaction lance la deuxième édition du concours VIH Pocket Films

Le concours VIH Pocket Films s’adresse aux jeunes de 15-25 ans. Ces derniers sont invités à réaliser une vidéo à partir de leur téléphone portable sur le thème de la prévention ou de la vie avec le VIH.

Les participants pourront déposer leurs vidéos jusqu’au 31 janvier 2014 sur le site Internet de Sidaction : www.sidaction.org.

Un jury composé de professionnels de l’audiovisuel, de la communication et de la lutte contre le sida sélectionnera dix vidéos lauréates, qui seront primées à l’occasion du Sidaction 2014.

Un DVD sera réalisé à partir des vidéos gagnantes. Il servira d’outil pédagogique distribué gratuitement à plus de 19 000 structures accueillant des jeunes. Des fiches pédagogiques, pour comprendre, parler et appréhender les questions liées au VIH/sida accompagneront le DVD. Ces fiches serviront aux enseignants, aux travailleurs sociaux et aux animateurs socioculturels pour proposer des débats, des exposés, des séances d’animation sur les questions liées à la maladie.

Si Les ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative, s’associent à l’édition 2013 du concours VIH Pocket Films, on regrettera que le ministère des Outre-mer ne soit pas associé à l’opération. Sur les 6100 nouveaux cas de séropositivité détectés à l’échelon national en 2011 (selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’InVS du 20 novembre 2012), 528 sont des Domiens. 11% d’entre eux sont âgés de 15 à 24 ans.

FXG, à Paris

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 04:00

ITW Manuel Valls, ministre de l’Intérieur

« La jeunesse qui se tue aux Antilles, c’est l’avenir de la France qui se meurt »

Valls.jpgAu 16 avril, dix personnes avaient déjà été tuées en Guadeloupe dans des circonstances violentes, soulevant une vive émotion dans la population. Pourquoi ne pas être venu dès cette période ?

Le Premier ministre, le gouvernement sont très attentifs à la situation aux Antilles où il faut briser cette spirale de la violence. Si je suis venu aujourd’hui, c’est pour dire aux Antillais que l’Etat leur doit la protection. Je refuse qu’on ne puisse pas sortir le soir, qu’on hésite à porter une chaîne autour du cou, ou pire que la violence prenne le pas sur l’ordre de la République. La Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin ont besoin de la mobilisation de l’Etat. Chaque membre de ce gouvernement est sur le pont.

Aujourd’hui, le bilan est de 50 tués par arme à feu en Martinique et Guadeloupe. Il existe un sentiment d’abandon par l'Etat. Les gens ont l’impression d’être moins bien considérés que les Marseillais ou les Lillois…

Moi je veux lutter contre ce sentiment d’abandon et malheureusement il existe dans ce pays. Quand je vais à Forbach, en Moselle, je dis aux habitants que l’Etat ne les lâchera pas. Il y a une crise, il y a une perte de repère, une perte de confiance. La drogue, le crack, les armes investissent les Antilles et pourrissent la vie des gens. La jeunesse qui se tue aux Antilles, c’est l’avenir de la France qui se meurt. Je ne l’accepte pas ! Rétablir l’ordre républicain, protéger les Antillais, c’est le premier pas vers le progrès social. Il faut une réponse sécuritaire forte, mais pas seulement.

La lutte contre la délinquance nécessite une réponse globale et le ministre des Outre-mer a annoncé une « nouvelle politique pénale » et une circulaire spécifique aux Antilles. Pourquoi ne pas venir avec la Garde des sceaux, sachant en plus que, dans nos prisons, la situation est catastrophique ?

Le gouvernement dans son entier est mobilisé. Restaurer l’ordre républicain passe par la force, c’est nécessaire, mais une force au service de la justice. Nos concitoyens de la Guadeloupe et de la Martinique doivent pouvoir compter sur les policiers et les gendarmes pour arrêter les délinquants et pour les faire condamner. Cela suppose une action très coordonnée avec la justice. L’efficacité dans le domaine de la criminalité, c’est d’abord la cohérence de l’Etat. Nous avons le souci avec Christiane Taubira, même si elle n’est pas aujourd’hui avec moi, d’agir de façon cohérente sur toute la chaine pénale. Il faut punir sévèrement quand c’est nécessaire. Les circulaires de politique pénale spécifiques aux Antilles que la garde des Sceaux a annoncées tiendront compte des diagnostics que nous sommes en train de faire ensemble.

Pensez-vous que les mesures de renforcement des effectifs de la ZSP de Pointe-à-Pitre annoncées en juin par le Premier ministre sont suffisantes ?

Oui, notre engagement est important. 25 policiers supplémentaires ont été affectés en Martinique et 27 en Guadeloupe. 30 de ces agents sont en poste depuis le 1er septembre et les autres arriveront avant la fin de l’année. Mais moi je ne suis pas un marchand d’illusions. Les Antillais savent qu’il faudra du temps. Et il ne faut pas réduire les ZSP à une simple question d’effectifs. Elles ont été mises en place pour se concentrer sur des objectifs ciblés. A Pointe-à-Pitre, le but est de lutter plus efficacement contre les bandes, contre les vols avec violence, contre les trafics de drogue. Ces nouvelles méthodes de travail doivent apporter des résultats.

Des policiers guadeloupéens réclament l'extension de leur ZSP et le renforcement des effectifs. En Martinique, les syndicats de policiers réclament eux aussi un renforcement des effectifs qui n’auraient pas suivi la creation de la ZSP de Fort-de-France. Qu’allez-vous leur dire ?

D’abord que j’ai confiance en eux et que je salue le travail qu’ils accomplissent chaque jour même s’il nous faut aller plus loin. Les ZSP, je le redis, ne peuvent se résumer à une simple question d’effectifs supplémentaires. Elles permettent avant tout de gagner en efficacité.

Qu’attendez-vous des autorités locales dans la lutte contre la délinquance ?

Beaucoup, car elles ont un rôle déterminant à jouer. La délinquance a des origines diverses souvent de nature économique ou sociale. En plus de la répression, il faut mener un travail de prévention et d’insertion professionnelle. Dans ces deux domaines, je sais combien l’action des collectivités locales est complémentaire de celle des pouvoirs publics.

Peut-on mieux coordonner le travail des policiers et des gendarmes ?

Non seulement on peut, mais on doit ! Et nous le faisons, notamment à Pointe-à-Pitre où un escadron de gendarmerie mobile assure des missions de sécurisation dans la ZSP qui est pourtant en zone police. Je veux également un renforcement de la coopération judiciaire pour faire avancer plus vite les enquêtes.

Le député Azerot a proposé une commission d’enquete parlementaire sur la détention, l’usage et le trafic des armes à feu en Martinique et en Guadeloupe. Qu’en pensez-vous ?

L’Assemblée nationale est souveraine quant à la création de commissions d’enquête. Les parlementaires, les élus connaissent la réalité du terrain. Celui qui tire brise deux vies : celle de la victime et la sienne. Il faut casser les mécanismes qui font que les gens s’équipent d’une arme.

Les moyens de l’OCTRIS ne sont-ils pas survalorisés au détriment de ceux de la police locale ? 4 policiers ont été pris pour cible mardi dernier…

La drogue est un fléau. La combattre est une de mes priorités notamment ici car la Guadeloupe et la Martinique se trouvent à un carrefour. Elles font face des trafics locaux aux conséquences terribles en particulier pour la jeunesse. Au-delà, la proximité de la zone de production mondiale de cocaïne fait de la zone Caraïbes un lieu de passage privilégié vers les zones de consommation, je pense à l’Europe. Il faut donc couper cette route de la drogue. Nous avons des résultats, mais je ne m’en satisfais pas. Nous dévons redoubler d’efforts.

A Saint-Martin, la création d’un vivier de fonctionnaires pour la police aux frontières répond-elle suffisamment aux besoins de la collectivité ?

L'île reçoit un afflux important de migrants clandestins venant des Caraïbes. Il faut le réguler avec fermeté. Le service de la PAF a donc été spécialement dimensionné avec une soixantaine de personnes, très bien formées aux exigences particulières de leur métier.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:44

Douarnenez à l’heure guadeloupéenne

10-octobre-2013-8038.JPGAvec l’arrivée attendue de la Mini Transat vers la troisième semaine de novembre, Pointe-à-Pitre entame un cycle de trois ans qui vont voir se succéder chaque année un événement nautique. La Mini, cette année, le Rhum, l’an prochain, et encore la Mini en 2015. « C’est, souligne son maire, Jacques Bangou, une évidence que Pointe-à-Pitre soit la destination de la course au grand large. C’est un retour à la vocation première de la ville. » Car au-delà de l’événement sportif, il y a les intérêts économiques avec la promotion de la destination, des produits et de la culture. A Douarnenez, sur les quais du Port-Rhu qui accueille les minis 6,50 et le village de la course, la CCI de Pointe-à-Pitre a emmené dans ses bagages sept producteurs locaux (Dame Besson et ses condiments et confitures, les cafés Edouard et Lesueur, les bananes, les fleurs du jardin de Saint-Eloi, les sorbets de Morvany et les poupées, calebasses et poteries du centre des métiers d’art de Pointe-à-Pitre). 7-JF-Garrec-distribue-les-fleurs-du-Jardin-de-st-Eloi.jpgEt puis, cerise sur le gâteau, les rhums Longueteau de Capesterre-Belle-Eau, promus fournisseurs officiels de la Mini Transat. Avec eux, l’incontournable CTIG, représenté par Marcellin Chingan et Joël Del Vecchio, et la Région avec Alix Nabajoth. « Le stand Guadeloupe a été dévalisé en quatre jours, malgré une fréquentation de basse saison », se réjouit Gladys Moutou de la CCI pointoise. Une joie partagée par Jacques Bangou : « Sans l’engagement de Colette Koury et de toute son équipe de la CCI, on serait resté à quai. »

Laura Flessel, marraine de Guadeloupe Espace océan

13-Laura-Flessel-baptise-le-Mini-de-Lamy.jpgVendredi dernier, une pleine page de publicité dans le quotidien Ouest-France offrait à la destination Guadeloupe une visibilité record. Ce vendredi, qui aurait dû être l’avant-veille du départ avant que la météo ne le reporte sine die, était d’ailleurs la journée de la Guadeloupe à Douarnenez. Apéritif à la bolée créole et bal avec Pomme Cannelle, un groupe antillais basé en Bretagne et dirigé par le Marie-Galantais Serge Calme.

Samedi était le grand jour avec la venue d’une star olympique. Laura Flessel, escortée de nos élus et du maire de Douarnenez, a baptisé le bateau de François Lamy avec une bouteille de rhum. « On est tous des passionnés de sport et on va suivre la course intensément, a déclaré la guêpe. J’espère qu’à l’arrivée, les Guadeloupéens seront nombreux pour accueillir François Lamy. »

Dimanche, à défaut de départ, les 84 skippers sont sortis en mer pour offrir aux spectateurs douarnenistes la « parade des îles de Guadeloupe ». En attendant une bonne fenêtre météo…

FXG, à Douarnenez


Un petit-neveu de Saint-John Perse en course

9-Bangou-sur-les-pontons.jpgAu hasard de ses déambulations sur les quais du Port-Rhu, Jacques Bangou est tombé sur un jeune skipper, Arthur Léopold-Léger qui court sur un prototype (le 709). Il n’est autre qu’un arrière petit-neveu d’un Guadeloupéen illustre, Alexis Léger, alias Saint-John Perse. Le maire de Pointe-à-Pitre lui a promis de l’emmener, apres son arrivée, visiter le musée de son aïeul. Le jeune skipper en ignorait jusqu'à l’existence !

Le yacht-club Longueteau

4-Jean-Francois-Garrec-CCI-Quimper-Cornouailles-et-Francois.jpgLes frères Nicolas et François Longueteau des rhums éponymes, sont pour la première fois les représentants des rhums de Guadeloupe sur la Mini. Ils ont obtenu d’etre les fournisseurs officiels de rhum de la course. Certes, ils étaient déjà présents, en 2010, au départ de la Route du Rhum à Saint-Malo, mais sur un stand commun aux rhums de la Guadeloupe. Là, ils sont seuls et ont ainsi gagné une visibilité unique. « Loïc Beaudouin, qui represente la Mini en Guadeloupe, est venu nous voir il y a un an, témoigne François Longueteau. Comme on est voileux nous-mêmes, on n’a pas voulu rater cette occasion de représenter l’image du rhum de Capesterre. » « Ça change du Damoiseau », a commenté un badaud breton en dégustant un XO, assemblage de rhums vieux de 9 a 12 ans… « 20 % des visiteurs nous connaissent, indique le rhumier, car le Breton vient régulièrement en Guadeloupe, et 80 % nous découvrent. Beaucoup prévoient de venir nous dans les six prochains mois. » Longueteau est venu faire une opération de communication avec, à terme, l’idée de devenir présent dans la region. Et, à Douarnenez, la sauce a pris. Des restaurateurs, hôteliers, cavistes proposent déjà leur rhum. Enfin, le bar VIP de la course a été baptisé Yacht club Longueteau. « Ici, on nous est fidèle à grande échelle et on voit notre marque partout ! », se satisfait François Longueteau, pas mécontent du tout d’avoir signé ce partenariat jusqu’en 2015.

Photo : Jean François Garrec, président de la CCI Quimper Cornouailles et François Longueteau, fournisseur officiel de rhum de la Mini Transat

Deux éditions, voire quatre2-Nardin-Paul-Flessel-Bangou-Nabajoth.jpg

Douarnenez courses, société dirigée par Bertrand Nardin, a remporté l’appel d’offres pour organiser cette Mini Transat et celle de 2015. La darse de Pointe-à-Pitre accueillera ainsi les deux prochaines arrivées. « Si ca marche, indique le directeur de course, on espère garder la Mini Transat en 2017 et 2019. ». « Ça s’est fait sur un coup de fil du maire de Douarnenez que je ne connaissais pas », témoigne Jacques Bangou. Le sénateur maire breton, Philippe Paul, lui a proposé de candidater ensembles : « Nous avons un pari à relever. Etes-vous prêt à nous accompagner ? » Voilà comment les deux villes se sont retrouvées chacune aux deux bouts de la course. En 1985, la Mini était bien arrivée à Pointe-à-Pitre, mais elle était partie de Brest. En 1991, elle partait de Douarnenez pour arriver en Martinique. En 1999, elle partait de Concarneau pour arriver à Rivière-Sens. Ce parcours Douarnenez Pointe-à-Pitre sera donc une première.

Photo : Bertrand Nardin,directeur de course, le maire de Douarnenez, Philippe Paul, Laura Flessel, Jacques Bangou et Alix Nabajoth

Guadeloupe Grand large se prépare aussi

8-Bangou-et-Coquelin.jpgAperçu sur les quais de Douarnenez, Luc Coquelin, l’animateur de Guadeloupe Grand large, la structure financée par la Région pour former des skippers guadeloupéens à la course au large. Il venait de Lorient ou deux transactions sont en cours : le rachat de deux figaros pour la prochaine transat en double, l’AG2R qui partira de Concarneau le 6 avril pour arriver à Saint-Barthélemy. Les deux figaros qu’acquiert Guadeloupe Grand large seraient d’excellentes affaires. Le premier est celui que Michel Desjoyaux a utilisé pour naviguer la derniere saison, le second, celui que Vincent Riou a fait préparer mais sur lequel il n’a pu courir pour des raisons de calendrier. Les deux bateaux vont rester à Lorient pour finir d’etre préparés. Les deux équipages guadeloupéens qui les manoeuvreront n’auront plus qu’à les rejoindre, début mars 2014, pour s’entraîner à leur bord, dès lors qu’ils auront été définitivement sélectionnés.

Par ailleurs, en vue de la prochaine Route du Rhum, Guadeloupe Grand large cherche aussi à acquérir un class 40. Il semble que, là aussi, on soit sur de « tres bonnes pistes », selon un connaisseur du dossier.


Ils ont dit

Laura Flessel, marraine de Guadeloupe Espace océan11 Flessel Gladys et Lamy

« Lorsqu’on voit qu’il y a une implication aussi forte et de la ville de Pointe-à-Pitre, de la Région et des sponsors qu’on peut voir sur le bateau, on n’a qu’une envie, c’est de donner ce petit rayon de soleil que j’apporte avec moi ! Je veux moi aussi montrer mon implication. Quand nos skippers de la Guadeloupe se déplacent pour un départ, on doit aussi se déplacer ! Ça fait partie des valeurs du sport qu’on n’oublie pas. »

Jacques Bangou, maire de Pointe-à-Pitre

Jacques-Bangou.jpg« La Guadeloupe est chaleureusement présente en terre bretonne. Ça fait partie des objectifs que nous avons, faire en sorte que la Guadeloupe soit partout, qu’elle soit un vrai challenger dans le domaine sportif, dans le domaine économique et sur le plan de notre identité et de la culture. Et lorsqu’on se déplace, qu’on se bat, on peut aller chercher des marchés. C’est comme la Mini Transat, il faut se battre pour etre parmi les premiers. » 

 


En images1-Yannise-Chingan-Del-Vechio-Moutou-Paul-Eulalie.jpg

Autour de la Marie-Galantaise Yanise et de la Réunionnaie Eulalie du groupe Pomme Cannelle, Marcellin Chingan et Joël Del Vecchio du CTIG, Gladys Moutou de la CCI pontoise, et le maire de Douarnenez, Philippe Paul.3-delegation-commercants-artisans-Gpe.jpg

Au centre, Bruno Matignon, le chef cuisinier spécialiste de la cuisine aux algues et plantes marines, avec la délégation de commerçants et artisans de la Guadeloupe.5-Martine-Ceraphe-ardens-centre-de-metiers-d-art-PaP.jpg

Martine Céraphe-Ardens du centre des métiers d'art de Pointe-à-Pitre.6-Yanise-Serge-Clame-et-eulalie-groupe-Pomme-Cannelle.jpg

Le groupe Pomme Cannelle a fait danser biguines et zouk aux Bretons.10-Bolee-creole-du-bartender.jpg

Le bartender de la soirée gwada mélange citron, sucre de canne, curaçao, rhum et cidre brut pour faire une bolée créole !Lesoille-ouvre-les-huitres-avec-un-CB.jpg

Le chef écailler Marcel Lesoille, capable d'ouvrir une vingtaine d'huitres à la minutes. Ici, en action avec une carte bleue. Jacques Bangou n'a pas osé lui passer la sienne...

12-Gladys-Bangou-Nabajoth-Paul-Lamy-Flessel.jpgGladys, Jacques Bangou, Alix Nabajoth, Philippe Paul, François Lamy et Laura Flessel après le baptême de Guadeloupe Espace océan.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 08:00

Rabotage des exos de charge : la FEDOM passe à l’offensive

Jusqu'à présent, seul le Medef de la Réunion avait dénoncé le recentrage des exonérations de charge sur les bas salaires. Maintenant que le dossier de la réforme de la défiscalisation entame sa phase parlementaire, la Fédération des entreprises d’Outre-mer (FEDOM) vient à son tour critiquer ce dispositif (dont il faut rappeler qu’il a été imposé par le Premier ministre à Victorin Lurel comme ce dernier l’a lui-même expliqué au président de la FEDOM). Ce recentrage pénaliserait, indique la FEDOM, les emplois d’encadrement intermédiaire (entre 2 et 3 SMIC – le SMIC est à 1 430.22 € brut), « les plus à même d'apporter de la compétitivité dans nos entreprises (qualité, innovation, export, etc...) ». La FEDOM rappelle en citant le rapport Bolliet que « la tranche de salaires de 1,6 SMIC à 4 SMIC représente 43,65 % des salaires dans les DOM ». En Martinique, par exemple, 1 900 emplois sur les 4 350  de la filière industrielle seraient impactés par la mesure.

Le ministre des Outre-mer a rappelé à plusieurs reprise que ce recentrage serait compensé par le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Allant même plus loin, Victorin Lurel expliquait, lors de la présentation de son budget le 27 septembre dernier, que le coût de ce recentrage était de 90 millions d’euros, mais ne serait que de 24 millions en 2014 par rapport à l’année 2013. Il rappelait ensuite que le CICE représenterait 320 millions d’euros d’allégement en 2014 avant de conclure qu’avec ces 24 millions ôtés des 320, il resterait 300 millions en faveur de l’Outre-mer. « Il est faux de prétendre que le CICE compensera cette baisse des exonérations », rétorque la FEDOM qui a fait ses calculs. Pour les entreprises, tous secteurs confondus, dont l’effectif est inférieur à 10 salariés, en tenant compte du CICE et du rabotage des exonérations de charges, un salarié touchant au moins 1,9 SMIC coûtera 9,51 € de plus à son employeur, un autre touchant 2,6 SMIC coûtera 281 € de plus.

Dans les entreprises appartenant à un secteur prioritaire de la LODEOM, c'est-à-dire un secteur exposé, qui sont donc particulièrement sensibles à la compétitivité, le renchérissement du coût de l’emploi démarre à 2,2 SMIC pour atteindre 450 € dès 2,9 SMIC.

« Ca va toucher principalement les entreprises qui ont peu de personnel, mais du personnel qualifié », indique Annie Iasnogorodsky de la FEDOM.

En étudiant la question sous un autre angle, tout employé concerné par ces mesures aurait, dans ces conditions, bien du mal à demander une revalorisation de son salaire, sans parler du temps de réflexion que pourrait prendre un patron avant d’embaucher un nouveau personnel… La FEDOM demande donc au gouvernement « le retrait d’une mesure qui risque d’avoir des effets dévastateur sur la compétitivité et donc l’emploi ».

FXG, à Paris

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 07:27

La Guadeloupe fait la une du Parisien et du Figaro

Parisien-Gpe.jpgLes kiosques à journaux de la Région parisienne étalaient, lundi matin, un titre accrocheur à la une du quotidien régional, le Parisien : « Epidémie de crimes en Guadeloupe »… Le Figaro aussi était de la partie avec cinq petites lignes en une : « Les Antilles et la Guyane s’enlisent dans la délinquance. » Ce soudain intérêt n’est pas étranger à la venue du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, aux Antilles à partir du 16 octobre. A l’intérieur du Parisien, les pages 2 et 3 sont consacrées aux 38 meurtres qu’a connus l’archipel depuis le début de l’année. « Avec 38 homicides pour une population de 403 000 habitants, Marseille et ses quinze règlements de comptes a des allures de paisible campagne », peut-on lire. Le journal rappelle l’intervention du député Ary Chalus à l’Assemblée nationale auprès de Manuel Valls, avant de faire parler différents acteurs de la société guadeloupéenne. L’avocat Harry Durimel met en cause « l’échec d’une politique clientéliste et d’assistanat ». Le conseiller municipal vert de Pointe-à-Pitre déclare : « Je pense à toutes les mères qui ne veulent pas que les pères reconnaissent leurs enfants pour obtenir plus de prestations sociales. » Le bâtonnier Charles Nicolas met en cause l’éducation des enfants : « Elle n’est plus prise en charge par le groupe social. » Errol Nuissier y voit « un héritage du mouvement LKP de 2009. » Selon le psychosociologue, le LKP a cassé « ce qu’il restait de croissance et développé une haine de ce que nous sommes ». Le procureur de la République de Pointe-à-Pitre indique dans une interview que « tout le monde est armé, principalement avec des fusils de chasse » ; il met aussi en cause l’alcool et la drogue. Guy Etienne signale en outre que les effectifs manquent à la police judiciaire et à la section de recherche de la gendarmerie. Le Parisien consacre encore un reportage aux jeunes des cités des Lauriers ou de Mortenol avec l’association Jeunesse Avenir Gwadloup. Tony, un « grand frère » déclare : « Avant la Guadeloupe créait des sportifs, aujourd’hui des criminels. »

FXG, à Paris


Le Figaro : « L’outre-mer malade de la violence »

 

Trois-quarts de pages dans le Figaro de lundi pour parler de la violence aux Antilles et en Guyane. Le quotidien publie les statistiques de la délinquance dans les trois DFA entre septembre 2012 et août 2013. 1082 faits de violences crapuleuses en Guadeloupe (+6,6 %), 1070 en Martinique (+60,7%) et 671 en Guyane (+12,5%). Pour les violences non-crapuleuses, la Guadeloupe en cumule 1382 (+23,3%), la Martinique 1435 (-8,1%) et la Guyane 1092 (+12%). Côté violences sexuelles, on atteint 67 cas (+7,5%) en Guadeloupe, 133 (+1,5%) en Martinique et 85 (+40,1%) en Guyane. Enfin, on dénombre 620 cas de menaces et chantage en Guadeloupe (+45,8%), 557 en Martinique (-18,4%) et 290 en Guyane (+62,9%). Le Figaro dresse la liste des causes : immigration incontrôlée, trafic de drogue, d’or et d’armes à feu… Le Figaro conclut son dossier avec une interview du député maire des Abymes, Eric Jalton qui réclame « de l’équité territoriale et républicaine » et surtout « du travail à nos jeunes ». Il met en garde contre une « éruption de la jeunesse » dont le mouvement du LKP en 2009 n’aurait été qu’un « soubresaut ». « L’inactivité est le terreau de la délinquance », conclut l’élu guadeloupéen.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 07:24

Francois Lamy rêve d’une 10e place

Francois-Lamy.jpg« Ca faisait déjà deux jours que l’on consultait nos fichiers météo et on s’attendait à cette annulation », explique François Lamy. Pour autant, le règlement exige que tous les skippers soient prêts dimanche à 10 heures. « Il nous restera quatre jours de plus pour se reposer. C’est pas mal vu qu’on est dans le stress de la préparation depuis plusieurs jours… » Le pogo 6,50 du Guadeloupéen a été baptisé « Guadeloupe Espace océan » en référence à la Région qui est son principal sponsor (aux côtés de ses quatre partenaires financiers privés), et à sa société Espace océan, spécialisée dans le bateau pneumatique et le radeau de sauvetage. Pour cette Mini, François Lamy a pu aussi bénéficier du soutien de tous les professionnels du nautisme en Guadeloupe. Une union suffisamment rare pour être soulignée !

Voilà une quinzaine de jours que son bateau est en Bretagne. « Depuis, je raye des lignes sur une liste de travail de plusieurs pages au fur et à mesure... » Deux amis dont Philippe Cairo alias Pipo, sont venus l’aider à achever les préparatifs, notamment, le remplacement des gréements, câbles, voiles et haubans. « Quand j’ai acheté le bateau, il venait de finir la précédente édition de la Mini et il était relativement prêt. » François Lamy est un sportif de bonne carrure qui n’a pas ménagé son entraînement physique et qui a beaucoup navigué la saison dernière. Moralement, l’homme a l’expérience de ce genre de course et ne présente aucun stress avant le départ, même retardé ! « On fait du cosmétique et on astique les chromes ! »

Lamy-en-mer-3.jpgSon alimentation sera composée de plats lyophilisés. Quant au sommeil, c’est un adepte du « beaucoup dormir » avant le départ pour se ménager un bon capital sommeil. « Je vais pas mal taper dedans, donc je ne vais pas commencer par faire du sommeil fractionné à l’hôtel ! »

A l’entrée du carré, François Lamy a écrit au gros feutre noir : «  Aller dormir. » Un rappel nécessaire. « Quand on est au contact d’adversaires, c’est tentant de rester sur le pont et de peaufiner les réglages pour ne pas se faire larguer… C’est un risque qui fait qu’on peut oublier d’aller dormir. » Et ce risque, il sait que ca peut signifier une prise de mauvaise décision, du retard dans la prise de décision, de la paranoïa…

Lamy-en-mer-2.jpgA bord, l’inconfort est total. Pas de bannettes (« On dort sur les voiles ! ») et beaucoup d’humidité pour ne pas dire de flotte. Tous ses sacs (vêtements, nourritures, pharmacie) sont étanches. « L’humidité présente un risque physique réel. Il faut se forcer à avoir une bonne hygiène, parce qu’on a vite fait de se retrouver avec la peau en lambeau… Et ca peut vite devenir un calvaire ! »

François Lamy aimerait bien arriver proche d’une 10e place. Lui-meme situe son niveau entre les 10e et 20e places. Il connaît ses concurrents. Beaucoup sont de jeunes coureurs d’une trentaine d’annees qui ont bénéficié de formation dans les pôles d’excellence et d’une préparation intensive pour la Mini Transat. « Je vais manquer de pratique par rapport à eux, mais j’ai l’expérience et la sérénité. »

FXG, à Douarnenez

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 07:20

La Mini Transat laisse passer l’orageFlotte-mini-tranasat-Douarnenez.jpg

Une dépression, centrée jeudi soir à la hauteur des Açores, devrait générer des vents forts et des creux supérieurs à 4 mètres dans la journée de mardi, au moment où la flotte des 84 petits voiliers (6,5 m) aurait dû s’apprêter à doubler le cap Finisterre au Nord de la Galice (Espagne)… La direction de la course a donc préféré reporter le départ de la Mini Transat, au mieux, jeudi prochain…

Pour la première fois depuis 1999 la Mini Transat renoue avec le parcours Douarnenez Pointe-à-Pitre via Lanzarote. 100 coureurs se sont inscrits, mais seuls 84 pourront prendre le départ. Ils sont Français, Anglais, Belges, Espagnols, Italiens et même Sud-Africain... Un seul Guadeloupéen est engagé, c’est François Lamy, 51 ans, un entrepreneur établi depuis une vingtaine d’années sur l’archipel, mais aussi un connaisseur de la grande traversée (une Mini Transat en 1989, une à la rame en double, il y a trois ans...) Il court dans la catégorie Série (51 skippers). Les 33 autres sont dans la catégorie prototype. La course se fait en deux étapes. Pour la partie Douarnenez Lanzarote, il faut compter 13 à 14 jours et pour la seconde, Lanzarote Pointe-à-Pitre, 16 a 17 jours avec une escale d’une dizaine de jours entre les deux. C’est dans la deuxième partie de la course qu’on verra se jouer les stratégies avec des alizés qui seront encore très au sud. Chacun sait que la route la plus courte n’est pas forcément la plus rapide…

FXG, à Douarnenez

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 07:28

La cuisine bio de Babette dans les supermarchés

Babette-cuisine-Senfas.jpgBabette de Rozieres est un chef de cuisine que les téléspectateurs suivent régulièrement sur les émissions C à vous sur France 5 et dans Les petits plats de Babette sur France Ô. La Guadeloupéenne, ancienne scripte à l’ORTF, a réussi depuis 1989 à se hisser au 3e rang des chefs de cuisine médiatiques préférés des Français. C’est aussi une femme d’affaires qui, avec son restaurant parisien La table de Babette, était parvenue à attirer des personnalités comme Jacques Chirac ou Roland Dumas. Le restaurant, depuis, a été vendu et ceux qui veulent goûter sa cuisine doivent se débrouiller pour être invités à la télé, ou bien décrocher une place, rare, à la table qu’elle tient chez elle, au coeur du village du Maule dans les Yvelines, La Case de Babette. Cette fois, elle passe à la vitesse supérieure en proposant une gamme de cinq plats cuisinés bio disponibles dans les supermarchés français (Carrefour, Monoprix, Casino…) à partir du 12 octobre. « Beaucoup de sociétés comme William Saurin m’ont contacté pour faire des plats cuisinés, j’ai toujours refusé car je ne fais pas de tambouille ! » Babette-cuisine-Senfas-3.jpgMais quand la proposition est venue de Michel d’Ozenay, fondateur et dirigeant de Senfas, un entreprise qui fait du bio depuis 1986, elle a dit banco. « Vous vous rendez compte, en 1986, le bio c’était ringard ! », s’amuse Babette qui accepte alors de relever ce challenge gastronomique et industriel. « C’est un coup de pied dans la fourmilière pour rendre le bio accessible ! Je suis le premier chef français à faire du bio ! »

Senfas est une entreprise familiale de Saint-Privat-le-Vieux dans le Gard, qui a développé une stratégie autour de deux axes : la fabrication de ses propres gammes (plats cuisinés, galettes végétales, tapas, pâtés végétaux, crèmes de fruits secs) et le négoce d’ingrédients et de matières premières bio au service des professionnels de la transformation. « C’est une entreprise à taille humaine où l’on travaille à mains d’homme », se satisfait Babette.

45 % de viandes et des épices

gigotin-poulet-confit-bocal.jpgMichel d’Ozenay est membre de Synabio et du conseil des agréments et contrôles à l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO). Il offre aux recettes de la cuisinière guadeloupéenne « une filière maîtrisée et contrôlée du producteur à l’assiette avec une traçabilité lisible ».

Cinq recettes ont ainsi été élaborées avec le riz moelleux aux légumes verts et herbes fraîches, le gigotin de poulet confit au curry et petits légumes, le poulet au lait de coco et champignons des bois, le riz madras aux lardons parfumé au gingembre et enfin le mijoté de saucisses gourmandes aux lentilles corail. Ce ne sont pas des plats exotiques, mais les épices n’y sont pas oubliées, c’est la touche de Babette. Les bocaux peuvent nourrir de deux à cinq personnes selon leur contenance. gigotin-poulet-confit-assiette.jpg« Ils contiennent 45 % de viande quand d’ordinaire, il y en a 15 %  et je suggère au consommateur de les accompagner avec du riz, des tagliatelles ou des pommes de terre… »

Le lancement officiel de cette gamme sera fait lors d’une soirée le 17 octobre dans le très select établissement O’Restaurant, installé sur une barge amarrée aux quais de Seine à Levallois-Perret (92). 400 personnes sont attendues. Parmi elles Babette promet la présence de quelques pipol comme PPDA qui relatera le parcours de la Guadeloupéenne ou l’écrivain Yann Quéfélec qui aura pour mission de décrire chaque plat. Babette sera encore au salon du bio, Natexpo, à Villepinte les 20 et 21 octobre.

FXG, à Paris


60 recettes d’Alexandre Dumas revisitées par Babette de Rozières

La-cuisine-de-Dumas.jpgAlexandre Dumas était un personnage hors norme, généreux et animé par l’envie de partager. Cet écrivain prolixe s’est passionné pour la cuisine et a voulu transmettre aux générations futures des connaissances culinaires de son époque. Il a écrit Le Grand Dictionnaire de cuisine dont s’est inspirée Babette de Rozières, d’origine antillaise comme ce grand homme, fils d’un general metis, originaire de Saint-Domingue. Avec La cuisine d’Alexandre Dumas, Babette a gardé l’esprit, le titre et le déroulé des recettes d’Alexandre Dumas et les a retranscrites pour les rendre réalisables pour les bonnes fourchettes d’aujourd’hui.

La cuisine d’Alexandre Dumas par Babette de Rozieres, éditions du Chêne, 208 pages, 150 illustrations, 35 euros. Sortie le 16 octobre.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 06:19

Les DOM souhaitent que l’Etat finance le RSA en Outre-mer à titre expérimental dès 2014

L’assemblée générale de l’Association des départements de France (ADF) s’est ouverte hier matin, à Lille, avec la commission Outre-mer. Présidée par Ibrahim Dindar, vice-président du conseil général de la Réunion, cette commission a abordé principalement « le problème majeur et urgent du financement des Conseils généraux ». Le problème budgétaire des départements est aggravé par la hausse des dépenses sociales qui ne sont pas assez compensées par l’Etat. Le president de l’ADF, le socialiste Claudy Lebreton, a assisté à cette commission et a su rassurer les élus des DOM en rappelant que le gouvernement réfléchissait à des mesures pour une meilleure compensation. « Lebreton est optimiste et, bien qu’il soit de la même couleur que le gouvernement, il soutient l’Outre-mer », a indiqué Ibrahim Dindar (UDI). Mais si la recherche de nouvelles ressources est lancée, la question des budgets 2014 pose un vrai problème. « On est tous dans la panade pour équilibrer nos budgets », poursuit le Réunionnais. Ainsi les dépenses d’investissements (la commande publique si précieuse pour le BTP) devraient être à la baisse tout comme les dépenses facultatives (bourses d’études, amélioration de l’habitat, cheques santé pour l’accès des anciens à une mutuelle, pass transport ou pass loisirs…), avec le mauvais impact que cela impliquerait… Ainsi, à titre d’exemple, le vice-président chargé des finances au departement Réunion prévoit une baisse de 20 à 40 % sur les 180 millions d’euros de dépenses d’investissements. Les représentants des six conseils généraux (Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon, Guadeloupe, Martinique, Réunion et Guyane) ont demandé à rencontrer le Premier ministre. Principal objectif : obtenir de l’Etat qu’il aille plus vite pour reprendre à son compte le financement du RSA. « Hollande l’a promis avant la fin de son mandat, explique M. Dindar, nous souhaitons qu’il décide son expérimentation pour les DOM dès 2014. » Cela apporterait un vrai bol d’oxygène quand on sait que les sommes non compensées atteignent jusqu'à 40 millions d’euros. De la même manière, alors que le gouvernement a indiqué une baisse de 1,5 milliards d’euros des dotations décentralisées de l’Etat pour toutes les collectivités (Régions, départements, villes), les élus d’Outre-mer ont demandé a ce que cette diminution n’affecte pas leurs territoires. Ils ont encore demandé que chaque departement dispose au moins d’un hélicoptère pour la sécurité civile (notamment en Guyane). Enfin, ils ont adopté une motion de protestation contre la nomination, lors du conseil des ministres d’hier, de Claudine Ledoux, maire de Charleville-Mézières, en tant qu’ambassadrice de France, en résidence à Paris, chargée de la coopération régionale dans l'Océan Indien. « Personne n’a ete consulté et ce n’est pas une Réunionnaise alors que le Premier ministre affirme vouloir développer l’intégration des Ultramarins dans leur région d’origine »…

FXG, à Paris

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