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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 08:08

ITW Fleur Pellerin, ministre de l’Economie numérique

Fleur PellerinLe ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, et sa collègue de l’Economie numérique, Fleur Pellerin, ont ouvert, hier matin à Paris, les travaux de la Journée du numérique dans les Outre-mer, en présence du directeur général de l’ARCEP et du directeur de la mission très haut débit, Antoine Darodes.

"3 milliards seront tirés de la vente des licences de 4 G "

Que va changer le très haut débit ?

Les usages vont beaucoup se développer. Les usages, c’est l’accès à des services comme la télémédecine, à des procédures administratives pour lesquelles on n’aura plus l’occasion de se déplacer pour les réaliser, l’accès à des personnes handicapées ou dépendantes à des services qui pourront etre fournis à domicile. C’est un meilleur service rendu à nos concitoyens, mais c’est aussi un levier de réduction de la dépense publique pour l’Etat. C’est un synonyme de progrès social. Il y a beaucoup à attendre du déploiement du très haut débit, dans les Outre-mer parce que l’insularité renforce les besoins,, mais pour tous les Français également.

Quand aura-t-on le très haut débit aux Antilles ou à la Réunion ?

Le président de la République s’est engagé pendant la campagne à ce que tous les Français aient accès au très haut débit au maximum dans dix ans. Mais nous avons un objectif ambitieux que chacun ait accès à un haut débit de qualité d’ici cinq ans. J’habite aux portes de Paris et j’ai un débit de 1 méga, ce qui n’est pas très bon. Je sais que dans les territoires ruraux et d’Outre-mer, c’est encore pire et cette situation n’est pas acceptable et nous la réglerons dans les cinq prochaines années.

Comment va être financé ce très haut débit ?

Le chantier coûte à peu près 20 milliards d’euros sur les dix prochaines années. Ce sera financé par le secteur privé et par le secteur public. Il y a des endroits où c’est tres rentable de déployer la fibre et il y a des zones ou ca coûte tres cher et ou ce sera rentable dans beaucoup plus longtemps. Il faudra donc une intervention des collectivités territoriales et de l’Etat. L’Etat va subventionner le très haut débit à hauteur de 3 milliards d’euros dans les dix prochaines années. Ces 3 milliards seront tirés de la vente des licences de 4 G aux opérateurs de téléphonie mobile. C’est un financement sécurisé. Et pour les collectivités locales qui pourront faire l’avance de l’investissement, l’Etat met en place des prêts à très long terme, à très bas taux, avec des différés de remboursement qui permettront de financer l’investissement de départ. Le plan est financé et les premiers déploiements commencent. Les premiers dossiers arrivent à la mission très haut débit que nous avons mise en place.

Y aura-t-il un effort particulier pour l’Outre-mer ?

Nous allons mettre en place des dispositifs particuliers pour l’Outre-mer parce que la situation liée à l’insularité, peut-être aussi au retard qui a été pris, doit etre corrigée. Aujourd’hui, la fracture numérique est géographique, sociale et générationnelle. On ne peut accepter que certains Français n’aient pas les mêmes services pour le même prix que d’autres Français. Je propose avec Victorin Lurel que nous ayons des mesures spécifiques pour les DOM TOM. Dans le précédent plan de l’ancien gouvernement, le taux de subvention était de 30 %, nous le portons à 60 % en Outre-mer, contre 50 en moyenne dans l’Hexagone.

Qu’en est-il des licences 4G en outre-mer ?

C’est une procédure qui est gérée par les autorités de régulation selon des procédures extrêmement administratives et encadrées et c’est l’ARCEP qui en a la charge.

Propos recueillis par FXG, à Paris


Le calendrier Outre-mer de la 4G

benoit loutrel arcepAu cours de la réunion de travail, Benoît Loutrel, directeur général de l’ARCEP, devait présenter « le calendrier de travail du développement du marche mobile outre-mer et, notamment l’attribution à venir des premières licences 4G ». Lors de son intervention Benoît Loutrel n’a pas détaille un calendrier. Comme il y a eu un débat autour de ce sujet, une élue de la Réunion a déclaré que ca prendrait un an et demi. « Ça peut aller plus vite », a corrigé M. Loutrel. Celui-ci a rappelé qu’il devait y avoir d’abord une consultation publique pendant une durée minimum d’un mois et qu’ensuite seulement auraient lieu l’appel d’offres puis les dépouillements. Ça pourrait donc, au mieux, prendre dans les six mois avant de voir la 4G se déployer outre-mer.

FXG


IZI contre Mediaserv et Outremer Telecom

Sur la polémique lancée par Yann de Prince, le ministre a déclaré : « C’est une question polémique. C’est indigne. Je sais que la politique est difficile, mais le marche concurrentiel l’est encore plus. Il s’agit de polémiques entre groupes qui postulent. L’ARCEP est une autorité administrative indépendante qui est respectée par ce gouvernement. Nous ne voulons pas que, sous prétexte de favoritisme envers des entreprises antillaises et singulièrement de la Guadeloupe, que l’on cherche a préempter les solutions. L’ARCEP est libre. »

Propos recueillis par FXG, à Paris

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 06:38

Christiane Finance à Paris pour "régler les problèmes de la droite"Finance-au-siege-UMP.jpg

Elle pourrait bien être tête de liste pour prendre la mairie de Cayenne… Enfin pas seule, il y a Boris Shong Sit et Alain Chaumet avec qui il faudra sans doute compter. Mais elle affirme que l’UMP devrait présenter des listes dans toutes les communes de Guyane. « Pour pouvoir se compter ! » Consciente d’appartenir au quartet fondateur de l’UMP en Guyane (avec Léon Bertrand, Juliana Rimane et Rémi-Louis Budoc), Christiane Ishoung Thoe Finance, conseillère régionale UMP, a la politique qui la démange. Le 14 mai, elle a écrit une lettre à Jean-Sébastien Vialatte, le député UMP du Var qui a assimilé les casseurs du PSG à des « descendants d’esclave ». « Je demande qu’il fasse de vraies excuses officielles aux gens concernés, déclare Christiane Finance. Je ne demande pas sa démission, on a besoin de nos députés ! » Alors le twitt de Jean-François Copé qui « a pris acte » de ces excuses l’a mise en rogne. Elle est en rogne encore parce que la fédération UMP de la Guyane est sous tutelle de Paris, depuis la démission du conseil départemental. Copé en a pris également « acte » et a promis une mission d’audit. « Son comportement avec les DOM pose question, poursuit la Guyanaise. C’est lui qui a oublié les trois fédérations d’outre-mer lors de l’élection du president de l’UMP ! » Alors, Mme Ishoung Thoe est venue « régler les problèmes de la droite » à Paris. D’abord dimanche, à la « manif pour tous », « avec les Balkany et les gens de Levallois-Perret, les sarkozystes ! » Invitée lundi du JT de France O, elle a pu parler de son opposition au mariage gay et, comme elle sait le débat clos, de son refus du droit de vote pour les étrangers « Surtout en Guyane et a Mayotte ! ». Reçue mardi par le conseiller outre-mer de l’Elysée, Marc Vizy, elle l’a questionné sur le calendrier. « Il est resté flou, concède Christiane Ishoung Thoe Finance, mais les débats ont commencé au niveau des groupes de travail à gauche. Ils planchent déjà. »

Elle revendique sa fidélité à Nicolas Sarkozy et pourtant elle est critique sur la politique outre-mer lors du précédent quinquennat. « Tout ce qui concernait l’Outre-mer était centralisé à l’Elysée ; Ca a étouffé le parti. Les anciens responsables politiques pour l’outre-mer ont échoué… Il faut faire le ménage chez nous si on veut gagner demain. » Depuis peu déléguée régionale d’une nouvelle organisation interne à l’UMP, Force Outre-mer pour la République, Christiane Finance est allée participer à son assemblée générale mardi au siége parisien du parti. « Le national a beaucoup négligé l’Outre-mer », regrette celle qui a entendu avec intérêt Marie-Luce Penchard, ancienne ministre UMP de l’Outre-mer, parler récemment de « partis politiques locaux associés à l’UMP ».

La candidature de Mme Ishoung Thoe Finance à Cayenne en 2014 pourrait ainsi advenir comme un aboutissement.

FXG, à Paris

Erratum : Nathalie Fanfant fait savoir que l'association Force Outre-mer pour la Republique n'est pas formellement affiliee a l'UMP meme si ses membres sont tous a l'UMP et que leurs reunions se passent a l'UMP.


CV Vite vu

Christiane-Finance.jpgChristiane Finance est chef d’entreprise (conseil en environnement et montage en défiscalisation). Elle a fait des études de lettres et communication et prépare deux masters en diplomatie humanitaire et en diplomatie geo-culturelle a l’université d’Aix-Marseille. Son père est un descendant de béké, amérindien et chinois de Martinique ; sa mère, une chinoise, créole et amérindienne du Suriname. Et Valérie Pecresse est la marraine de son groupe politique.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 08:20

L'AMEDOM nomme des délégués dans les partis

J-Maurice-Bellay.jpgA un an des municipales, l’Association métropolitaine des élus d’Outre-mer (AMEDOM) refait parler d’elle. A l’occasion de sa réunion de bureau du 15 mai, l’association présidée par la conseillère régionale EELV, Janine Maurice-Bellay, a décidé de s’organiser en vue de cette échéance. Il s’agit de « recenser et accompagner les ultramarins dans les futures  campagnes municipales, européennes et sénatoriales de 2014 ». Ainsi, un délégué spécial par parti politique a été désigné. Il s’agit de Manuel Allamellou pour le PS, de Gérard Ginac pour l’UMP, de Janine Maurice-Bellay pour EELV et de Serge Bavarin pour l’UDI.

« Ces délégués auront pour rôle de représenter l’AMEDOM au sein de leurs instances respectives pour soutenir et défendre toutes les candidatures ultramarines à ces futures élections », précise un communiqué de l’AMEDOM. L’association revendique quelque 250 élus, pour la plupart en region parisienne. Depuis sa creation en 2008, elle soutient des candidatures d’origine ultramarine dans l’Hexagone et milite pour renforcer la présence des ultramarins sur les listes électorales.

FXG, à Paris

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 07:48

L’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer reconstitué

Patient-Elysee.jpgEntre 2002 et 2007, son président était le sénateur calédonien Simon Loueckhote. En 2007, c’était le député martiniquais Alfred Almont. Depuis on pensait l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer (IPOM) mort et enterré. L’IPOM se voulait transpartisan pour faire un lobbying efficace. Mais depuis leur derniere mobilisation sous son nom en 2005, les parlementaires n’y étaient guère plus engagés.

Georges Patient, sénateur PS de la Guyane, vient d’en reprendre la présidence et une assemblée générale a élu son bureau exécutif, vote de nouveaux statuts et la mise en place d’un programme d’actions : la reconduction de l’octroi de mer, le maintien de la défiscalisation et l’implantation de la Banque Publique d’Investissement dans les Outre-mer.

Reste que depuis 2011 au Sénat, et 2012 à l’Assemblee nationale, il existe les délégations à l’Outre-mer qui fonctionnent quasiment comme des commissions avec leurs rapporteurs et leurs présidents, le député PSde la Réunion Jean-Claude Fruteau et le sénateur PS de la Martinique Serge Larcher. Quelle sera la valeur ajoutée de l’intergroupe dans ce contexte ? «  L’intergroupe, indique un communique de Georges Patient, a pour but de coordonner l’action des parlementaires, mais aussi d’être une force de propositions. Dans un contexte de crise générale qui frappe plus durement les outre-mer, ces territoires de la République qui détiennent notamment les plus forts taux de chômage, les parlementaires des outre-mer veulent davantage faire entendre leur voix et peser sur le débat public. »

Le nouveau bureau exécutif de l’Intergroupe parlementaire des Outre-mer comprend deux vice-présidents (Jacques Cornano, sénateur PS de Guadeloupe, et Philippe Gomes, député UDI de la Nouvelle-Calédonie), un secrétaire général (Karine Claireaux, sénatrice PS de Saint-Pierre-et-Miquelon), un trésorier (Gabrielle Louis-Carabin, députée app. PS de la Guadeloupe), un trésorier adjoint  (Daniel Gibbes, député UMP de Saint-Martin et Saint-Barthélemy) et un représentant par territoire.

L’intergroupe parlementaire des Outre-mer est une association fondée en 1996. Elle réunit les 51 parlementaires d’Outre-mer (députés européens, députés et sénateurs), La règle veut que le groupe soit présidé par un membre de la majorité, en alternant l’origine régionale. La cotisation des parlementaires etait de 150 euros par trimestre en 2007.

FXG, à Paris

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 08:18

Bercy rêve de budgétisation et de crédit d’impôt

Lurel.jpgTrois questions se posent aux réformateurs de la défiscalisation : Comment maîtriser la dépense ? Comment maintenir l’activité économique ? Comment garantir le montant des investissements, en particulier dans le logement social ?

« Cazeneuve est moins dur que Cahuzac, mais nous nous sommes quittés en prenant acte de notre désaccord… » Le ton des relations entre le ministère du Budget et celui de l’Outre-mer était ainsi résumé par Victorin Lurel, hier midi, à l’issue de la deuxième réunion des instances consultatives de la réforme de la défiscalisation. Les deux ministres se sont rencontrés, à ce sujet, mardi 14 mai et, hier matin, pour la première fois, les parlementaires et les milieux économiques d’outre-mer ont pu entendre les représentants du ministère du Budget présenter leur scénario pour « la réforme du soutien à l’investissement »… Sa solution consiste à tout budgétiser et à créer pour le secteur des investissements productifs un crédit d’impôt. Aucune somme n’a été avancée, laissant ainsi une porte aux deux autres scenarii. Le deuxième consiste à maintenir la défiscalisation telle qu’elle existe aujourd’hui, mais moralisée, avec des plafonds découplés de 30 000 et 40 000 euros et des mesures nouvelles sur les agréments, les seuils et la profession de monteur en défiscalisation. « Ce qui revient au monteur de dossier, rappelle Lurel, a été chiffré entre 250 et 300 millions sur les 2 milliards d’investissements. Ça fait beaucoup. »

Le troisième scénario est un mix de cette défisc nouvelle vague et du crédit d’impôt.

Sortie-reunion-MOM.jpgTous ont fait le constat que les économies des outre-mer sont en crise et qu’elles ont besoin de financement. « Ce financement, indique le ministre, ce sont les banques qui pourraient etre plus présentes et plus dynamiques mais aussi le contribuable investisseur, donc la défiscalisation même si c’est devenu péjoratif. » Il préfère parler « d’aide incitative à l’investissement ». Car si Victorin Lurel peut espérer un réel soutien de Matignon, il lui faudra convaincre tous les députés rétifs à la défiscalisation de soutenir ce chapitre de la loi de finances 2014.

Ayrault dévoilerait la réforme fin juin aux Antilles

Seule certitude pour l’instant, le volume d’investissements estimé par Lurel à 2 milliards d’euros dont 1 en dépenses fiscales, doit être maintenu. « Il y a un conflit, explique le ministre, entre l’objectif fixé par le gouvernement, le maintien d’un volume conséquent d’investissements, et les outils. »

Bercy défend les outils crédit budgétaire et crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) ; tous les acteurs ultramarins de l’instance défendent l’outil défiscalisation et sont ouvertement hostiles au crédit d’impôt. Victorin Lurel envisage volontiers le maintien de la défiscalisation pour le logement social et un crédit d’impôt pour le secteur productif, même s’il s’interroge sur « l’effectivité et l’efficience d’une mesure en crédit d’impôt ».  Les entreprises seront-elles capables de mobiliser ce crédit, auront-elles accès au crédit bancaire ? La Banque publique d’investissement devra-t-elle se substituer aux banques ? Il y a encore beaucoup de questions encore sans réponses…

Le 5 juin prochain, Les sénateurs. Serge Larcher et Marie-Noëlle Lienemann doivent rendre leur rapport avant une derniere réunion de l’instance de concertation. « Nous aurons à trancher avant le 28 juin, précise le ministre, à décider avant le 5 juillet, c’est-à-dire avant le débat d’orientation budgétaire. » Jean-Marc Ayrault qui a annoncé un déplacement en Martinique et en Guadeloupe aux alentours des 25 et 26 juin pour le centenaire de la naissance d’Aimé Césaire, pourrait profiter de sa présence outre-mer pour annoncer la réforme de défiscalisation.

FXG, à Paris


La FEDOM garde espoir

Lurel-Badat-philibert.jpgLe president de la FEDOM, Jean-Pierre Philibert, a vu comme un symbole que ce soit Thomas Degos, le directeur général de l’Outre-mer, qui ait présente la solution numéro 1, le maintien de la défiscalisation sous conditions, et que ce soit Bercy qui ait présente les scenarii 2 et 3. « C’est peut-être une petite indication », a-t-il lâche…La FEDOM n’a qu’un credo, le maintien de la défiscalisation de plein droit pour les PME. « L’investissement productif moyen est de 33 000 € en Outre-mer a rappelé M. Philibert. Ce n’est pas grand-chose, mais Bercy reste sur ses positions ». La FEDOM y voit une sorte de match où l’ensemble des parlementaires et des milieux économiques ultramarins sont pour une solution et Bercy pour l’autre. « Qui gagne a la fin du match ? Pour le moment, le jeu reste ouvert », veut croire Jean-Pierre Philibert.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:12

Une commission d’historiens pour mai 1967

Mai67cVictorin Lurel a indiqué mardi qu'il va proposer au Premier ministre, en lien avec les autres ministères concernés, la création d'une commission d'information historique chargée d'apporter la lumière sur le bilan des journées des 26, 27 et 28 mai 1967 à Pointe-à-Pitre. Le bilan de ces événements n'a jamais fait l'objet d'un consensus (le nombre de victimes potentielles s’étale de 8 à 100 morts !). Cette commission serait composée de personnalités reconnues pour leur compétence d'historiens et leur expérience en matière de recherche, d'enseignement ou de conservation, en lien avec les événements à étudier.

Le ministre des Outre-mer répond ainsi à une demande récurrente du LKP et de l’UGTG qui, depuis des années, réclament à tous les gouvernements l’ouverture des archives alors que les premières disponibles ne le seront pas avant 2017, soit cinquante ans apres les faits. On ne connaît pas encore les prérogatives de cette commission d’information historique, mais on espère à tout le moins qu’elle pourra faire des recommandations écoutées en matière de déclassification d’archives, militaires notamment…

 On ne connaît pas non plus les historiens pressentis même si on peut logiquement estimer qu’un chercheur tel que Jean-Pierre Sainton devrait y siéger.

Cet engagement du gouvernement pour que toute la transparence soit faite sur ces dramatiques événements de mai 1967 en Guadeloupe est une des promesses de campagne du candidat Hollande.

FXG, à Paris

 

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 07:00

Justice et injustices dans les Outremers 

Affiche-Festival-Tyode-Saint-Louis.jpgDepuis trois ans, Tyrode Saint-Louis, le producteur de Beau comme une image, et l’association Protea sont attributaires d‘un marché de la ville de Paris, le festival documentaire Les révoltés de l’Histoire. Cette année : Justice et injustices dans les Outremers. Lundi soir, Mai 1967, un massacre oublié a ouvert le bal à l’auditorium de l’Hôtel de ville. Mathieu Méranville, essayiste et journaliste à France 3, a animé un débat avec les auteurs du film, Bonnot et Guillerm. La projection a fait remonter quelques riches témoignages dans l’assistance. Dommage, Tyrode Saint-louis a dû renoncer à une première partie avec des tanbouyés et au petit pot convivial d’après débat. Ce mardi à 19 heures, la séance reprend avec Les insurgés de Cayenne de Bauer et Bendjebar. Mercredi, détour par Saint-Pierre de la Réunion avec Sitarane, le valet de pique, de William Cally. Jeudi, ca se passe en Martinique, avec Les 16 de Basse-Pointe, de Camille Mauduech. Le festival s’achève vendredi 31 mai avec un documentaire très rare, sur la justice coutumière en Nouvelle-Calédonie et son utilisation par la justice republicaine : Une justice entre deux mondes, d’Eric Beauducel. On promet cette fois un pot après cette dernière séance !

FXG, à Paris

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:39

Michel Vergoz, sénateur PS de la Réunion

Michel-vergoz-2.jpg« On verra qui sont les développeurs économiques du pays »

Quand la loi sur la qualité de l’offre alimentaire sera-t-elle appliquée ?

Elle sera promulguée dans les prochaines semaines et devra trouver son application rapidement puisqu’il s’agit d’une loi de santé publique et on ne joue pas avec la santé ! S’agissant de la qualité de l’offre alimentaire dans les DOM, on était sur des démarches devenues proprement scandaleuses, au plan sanitaire, alimentaire et économique. S’il n’y avait pas eu de réponse rapide de ce nouveau gouvernement, c’eût été un scandale politique de ne rien faire.

Comment ressentirons-nous les effets de cette loi ?

Dès lors que la loi sera promulguée, les industriels auront six mois pour se mettre en conformité et nous devrions retrouver, d’ici à la fin de l’année, une régulation saine de cette situation et une égalité de traitement entre les Français de l’Hexagone et les Français des Outre-mer. C’est par rapport au taux de sucre anormalement élevé… Quand on dit obésité, il faut comprendre, derrière, tous les accidents graves que cela comporte : infarctus, cardiopathie, AVC, la cécité, les amputations… Un sujet tres grave pour lequel l’opposition d’aujourd’hui n’a fait que gérer l’immobilisme.

Est-ce que la question des dates limite de consommation n’aura pas une influence néfaste sur les prix ?

Sur ces produits, il y a : « A consommer avant le… » Ca, c’est du strict, ca touche des produits tres périssables microbiologiquement et qui peuvent porter un risque immédiat sur la santé humaine et, avec ca, on ne plaisante. Et puis, il y a les dates limites d’utilisation optimale, la fameuse mention : «  A consommer de préférence avant le… » Nous avons été sensible aux préoccupations des industriels. Et puis, on peut aussi penser qu’il y a un marché pour ces produits en outre-mer : Des industriels locaux, moins concurrencés, se mettront à les produire, et ce sera ainsi tout bénéfice et pour la santé publique et le développement économique du pays.

Quel est l’apport du critère de performance ?

Il s’agit de donner la possibilité aux pouvoirs adjudicateurs (mairies, collectivités…) d’intégrer obligatoirement les produits, fruits et légumes frais locaux, et prendre en compte ce critère de performance à côté de celui du prix dans leurs appels d’offres. C’est ouvrir à nos producteurs leurs produits frais dans des circuits courts. C’est une bouffée d’oxygène qui va etre apportée à l’agriculture locale. Maintenant, il faut que cette loi vive et on verra qui sont les développeurs économiques du pays, ceux qui pondèreront plus le critère de performance ou ceux qui pondèreront plus le critère de prix ? Et là, on travaillera à visage découvert.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:29

Olivier-Laouchez.jpg« Numéro 1 en audience et numéro 2 des trending topics sur l’ensemble de la France, toutes chaînes confondues. » La retransmission des Trace urban music awards, le 15 mai dernier sur la chaîne Trace urban a réuni 200 000 téléspectateurs. « Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que l’audience s’est maintenue et nous sommes une chaîne payante qui n’a pas la même distribution que les chaînes de la TNT. » Olivier Laouchez, pdg du groupe audiovisuel Trace, partage désormais son temps entre Johannesburg en Afrique du sud et Paris ; le Martiniquais fête aussi deux anniversaires : les vingt ans d’ATV, les dix de Trace. Interview.

« Le centre du monde n’est pas la France »

Vous êtes un symbole de la réussite des talents d’outre-mer, un de ceux qui ont su faire marcher les réseaux…

Je n’aurais pas pu réussir Trace sans l’expérience que j’ai acquise aux Antilles en créant ATV en 1993. J’ai appris à faire beaucoup avec tres peu dans des marchés difficiles. Et quand on sait faire, on peut dupliquer ce type d’expérience à plus grande échelle. C’est ca l’histoire de la réussite de Trace. C’est vrai qu’on est assez atypique. On a en face de nous des mastodontes de la communication, des groupes américains comme Viacom, qui distribue les chaînes MTV, BET, ou Disney… Ou alors on est face à des chaînes locales dans les pays où nous sommes présents. Nous représentons un format hybride, celui d’une PME internationale implantée maintenant dans 160 pays. Alors l’excellence ultramarine, si je peux être un de ses représentants, tres bien, mais je ne suis pas le seul.

Quels sont vos atouts ?

Le fait d’être situé entre l’Europe et la zone américaine nous permet de bénéficier de cette influence et on en a bénéficié pour Trace. Quand on a créé la chaîne, il y a dix ans, ce sont des capitaux américains qui nous ont aidé avec Goldmann Sachs. Ça n’a pas été facile, mais on a franchi une étape. Maintenant, la vraie question qu’on se pose, c’est quid de Trace dans dix ans ?

Savoir rester leader ?

On est souvent leader sur nos marchés… Pour le rester, la grande réponse c’est l’innovation. Innovation technologique, innovation services et innovation éditoriale… C’est comme ca qu’on a un portefeuille de 4 chaînes de télévision alors qu’on a commencé avec une. Quand on a démarré Trace sport, tout le monde nous prenait pour des fous. Le sport coûte une fortune ! Fabriquer des contenus autour des plus grandes célébrités sportives du monde, c’est un vrai pari. Et aujourd’hui, après deux ans, la chaîne est à l’équilibre financier. Trace sport est présente dans 90 pays. C’est un miracle dans cet univers.

Quelles innovations revendiquez-vous ?

On est en train de lancer la première chaîne de télévision musicale personnalisée. C’est un service qui s’appelle My Trace et c’est juste une révolution de la télévision ! Un moteur de reconnaissance et de recommandation aide le téléspectateur à se fabriquer un programme. Il s’appuie sur ses goûts musicaux pour lui faire des propositions…

Le lancement de ces premiers awards participe-t’il à cette stratégie d’innovation ?

Meme s’il y avait une partie un peu traditionnelle de remise de prix, on a voulu apporter quelque chose de nouveau avec ces collaborations entre les artistes… Faire présenter l’émission par des humoristes avec Sonia Rolland dans un genre totalement différent de ce qu’on avait l’habitude de voir d’elle… Chaque fois, on prend des risques. De se dire qu’on est plus petit que ces mastodontes américains nous oblige à porter une valeur ajoutée, un plus, sinon il n’y a pas de raison que les gens viennent chez nous quand, en face, il y a Rihanna ou Beyoncé… On se dit en permanence que le centre du monde n’est pas la France. Il faut aller chercher la croissance là où elle existe…

D’où votre présence depuis six mois en Afrique du sud…

Mon fils est passé du Séminaire collège de Fort-de-France au lycée français de Johannesburg ! Trace y a créé une filiale pour le continent africain. A partir de là, on développe toutes les activités de Trace sur le continent. L’Afrique du sud est maintenant notre deuxième marché après la France. L’Afrique, c’est un milliard de personnes, 250 a 300 millions qui accèdent à la classe moyenne et c’est un continent extrêmement jeune, extrêmement fanatique de musique et nous sommes la première chaîne musicale de l’ensemble de l’Afrique subsaharienne avec des déclinaisons francophones et anglophones. La marque Trace est très puissante et c’est ce qui nous permet de la décliner non seulement en télévision, mais également dans la radio, dans le mobile, les evenements… On lance Trace mobile star, une émission de téléréalité de casting de jeunes talents musiciens, mais tout se passe à travers le smartphone…

Martiniquais en Afrique du sud, ca se vit comment ?

C’est un pays complexe. Plusieurs pays dans un pays… Les stigmates de l’apartheid existent toujours. Les tensions sociales sont très fortes, mais en même temps, il y a une vraie dynamique. Les gens sont optimistes, ont envie de s’enrichir, de réussir… Il faut être humble. Personne ne nous attendait. Imaginez un Sud-africain qui vient monter une chaîne de télévision à Paris ! On a obtenu, pour la troisième année consécutive, le prix de la chaîne de télévision préférée des jeunes Sud-africains.

Trace est-elle solide financièrement ?

La société gagne de l’argent depuis 2006. On réinvestit tout dans les projets de développement. On reste ambitieux et nos projets coûtent cher, mais on s’en sort plutôt bien et Trace a pris beaucoup de valeur.

La situation des chaînes locales privées dans les DOM n’est pas brillante, quelle est votre analyse ?

L’énorme gâchis est le fait des opérateurs privés des Antilles et de la Guyane qui n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour créer une chaîne régionale, en tout cas une structure régionale avec des décrochages locaux. Quand on peut recevoir des centaines de chaînes de télévision du monde entier par satellite, câble ou adsl et quand on voit la taille de nos territoires, ces chaînes locales n’ont de sens que si elles arrivent à proposer du contenu local en matière d’information et divertissement qui soit de qualité. Se battre sur les retransmissions sportives, sur les films ou les séries, ca n’a plus beaucoup de sens.

Que préconisez-vous ?

Mettons-nous autour d’une table. Le groupe Trace est prêt à jouer un rôle dans ce reformatage de l’audiovisuel privé des DOM. C’est indispensable parce que, sinon, on va aller de redressements judiciaires en liquidations. Les médias ont besoin de stabilité, de vision… Il faut mettre de côté les ego et veiller à avoir des personnes compétentes. On l’a vu en Guadeloupe où ce n’est pas qu’un problème d’argent. C’est un problème de concept, de formation, de format… Le CSA aussi porte une responsabilité en donnant beaucoup de fréquences sans se préoccuper de la viabilité économique des projets.

Est-ce que ce ne sont pas des chaînes comme Canal 10 ou KMT qui sont dans le bon format ?

Il y a une place pour des micro-chaînes d’ultra-proximité, mais avec ces entreprises, on n’est pas dans une logique industrielle. Ca a un sens, il y a des besoins et c’est ultra low cost, mais ca ne peut pas faire vivre des dizaines de personnes, ca ne peut pas se développer à l’extérieur, il n’y a pas de logique de marque ou de produits dérivés. C’est ce que nous souhaitons pouvoir apporter comme expertise car si l’on se ne se repose que sur la pub locale, c’est extrêmement difficile. La Caraïbe, c’est 38 millions d’habitants et l’on ne peut pas imaginer de développer un groupe de médias aux Antilles Guyane sans qu’il n’y ait des passerelles, des ponts dans le reste de la Caraïbe, que ce soit en matière de coproduction, d’événementiels, de produits dérivés… C’est la problématique que nous avons eue avec Trace quand on s’est rendu compte que le marché français allait devenir un peu petit pour nous, on est allé chercher du business dans le reste du monde.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 06:22

Serge Letchimy a remis, hier au Premier ministre, son rapport sur les RUP et les institutions européennes.

derriere-la-vitre.jpg« Il nous faut sortir de l’économie de guichet »

Que faut-il retenir de votre rapport ?

Nous avons formulé 43 propositions. Certaines d’entre elles sont techniques, mais il y a beaucoup de propositions de fond. Le constat que l’on fait, c’est que l’Europe a déjà apporté beaucoup aux Régions ultrapériphériques, mais on souffre d’une difficulté : on ne réussit pas à réduire le chômage… Il y a eu lors de la derniere programmation pour la Martinique, 1,2 milliards dont 700 millions de l’Europe. Notre PIB augmente de 37 % et le chômage est resté le même pendant ces quelques années. Il y a une vraie contradiction entre la modernisation du pays et la cohésion sociale. Nous avons aussi abordé l’obligation que nous avons d’augmenter les volumes de production de base pour nous permettre de pouvoir atteindre un niveau de satisfaction des besoins alimentaires. La troisième chose est que nous avons une politique des filières qui est inerte. Il n’y a rien dans la programmation européenne pour les politiques d’énergie. En matière de politique de pêche, la filière n’est pas suffisamment exploitée. En matière de politique de déchet, la situation est rocambolesque : on doit renvoyer vers l’Europe les déchets de la Caraïbe ou de l’océan Indien sans pouvoir les valoriser sur place. Et puis, en matière de normes, au lieu d’importer des matières de base qui viennent d’Europe, il faudrait les importer à proximité sans pour cela déstabiliser le marché du travail ni créer des problèmes d’environnement ou de santé… Il nous faut sortir de l’économie de guichet. Mise à part Saint-Martin ou Mayotte, nous en avons fini avec la politique de l’équipement, il nous faut une politique de projet sur la base d’une stratégie de développement avec un POSEI multi filières.

Le premier ministre a-t-il pris des engagements pour ce POSEI élargi ?

Lurel-Letchimy-Odoul-perron-matignon.jpgNous voulons poser comme principe de base un POSEI multifilieres, c’est-à-dire une stratégie tranversale et globale comme on peut l’imaginer pour l’énergie.

Le Premier ministre a répété qu’il y aurait une implication à la hauteur de l’événement et il réfléchit à la constitution d’une task force pour traduire ce qui est du ressort de l’Etat (coopération) et pouvoir commencer des négociations avec la Commission et le conseil de telle sorte qu’on puisse tenir compte de l’application de l’article 349 du traité européen qui n’est pas suffisamment valorisé et se trouve banalisé.

"Pour une politique de différenciation"

Que faut-il faire pour que cet article soit efficace ?

Il faut le faire fonctionner comme un statut dérogatoire. Il a été gagné depuis 1957. Il faut sortir du conservatisme des dirigeants européens qui nient la capacité d’utiliser cet article 349 autrement que par une réglementation imposée. Si on veut sortir les jeunes du chômage, il ne s’agit pas de rester dans un standard. La croissance économique passe par une prise en main, sur le terrain, pays par pays, d’une politique de différenciation. On ne peut pas assimiler le développement de l’Europe à celui des RUP…

Dans les faits, que va-t-il se passer ?

L’équipe de négociation va se mettre en œuvre pour discuter avec la Commission et le Conseil. Deuxièmement, le volet de la coopération doit etre inscrit dans l’acte 3 de la décentralisation pour qu’on puisse avoir une stratégie transfrontalière. L’Europe pourrait alors avoir des programmes de financement pour les connectivites sur le plan aérien et maritime. Et pour les matières premières, il faut qu’un travail soit fait pour les normes afin que les importations d’Afrique du Sud ou du Brésil soient une réalité et pas un rêve !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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