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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 07:45

Patko, reggaeman de Javouhey a Grenoble

PatkoCouv.jpgPatko, chanteur et compositeur de reggae, sort son premier album solo, Just take it easy (Youz prod/Socadisc). De parents surinamiens, Patrick Josaphat, dit Patko, est né en 1979 à Saint-Laurent-du-Maroni et a grandi à Javouhey (Mana) où son père était agriculteur et sa mère, aide-soignante. « J’ai grandi avec des Hmongs comme voisins… A l’Acarouany, j’ai pu faire de la musique grâce à mon oncle qui faisait de la guitare et du clavier et un autre oncle qui était selecta, un Dj. Il avait des murs de son et j’ai baigné dedans pas mal… » Pendant les années de college à Mana, il devient le bassiste du groupe Enfants de Jah et d’une formation zouk. Il arrête le lycée où il étudie en même temps que Warren, en classe de première, pour partir dans l’Hexagone. Avant la sortie de l’album, il était aux Etats-Unis où il a rejoint le groupe Dubtonic Kru pour de futures collaborations. Interview.

Patko-face.jpg« L’Afrique a besoin de ses enfants »

Pourquoi décidez-vous a 20 ans de quitter l’école et la Guyane ?

La musique, c’était un rêve, et pour concrétiser, il fallait partir. Je chantais déjà en anglais, en patois jamaïcain dans lequel je retrouvais de sonorités du sranatongo et du saramaka, ca m’intéressait de voir plus large, d’aller écrire mon histoire… J’avais envie de découvrir le monde et d’échanger… Accueilli par le frère d’un ami à Paris, ca m’a fait bizarre l’arrivée. C’était l’été et j’avais déjà froid… Gros changement, mais pour rêver, ca aide encore plus !

J’ai rejoint, à Tour, le cousin de Clarence Seedorf, le footballeur du Surinam, avec qui j’ai grandi et là, j’ai retrouvé un artiste originaire de chez nous, Mighty Killa. On a monté un petit groupe ensemble puis j’ai suivi mon ex-copine, je suis parti à Grenoble où j’ai fait pas mal de bonnes rencontres comme Sinsemilia et le groupe LD qui a été à la base du reggae dans l’Isère, et j’ai commencé à me déplacer en sound system. Lors des open mic, je prenais le micro…

Et c’est alors qu’on a commencé à vous demander de participer à des albums ?

J’étais beat maker et on m’a demandé des instrumentaux. Le premier a été Migthy Killa, puis Lyricson… En 2004, avec un pote, on voulait faire une compil avec des artistes west-indies, Tiwony, Straika D, Mighty Killa et Lyricson… Elle n’est jamais sortie, mais c’était ma première expérience de beat maker et ces artistes ont su ce que je pouvais faire…

Quand pensez-vous à chanter ?

Quand on est beat maker, on se retrouve dans des situations où l’on n’a pas assez de chanteurs et du coup, je me suis retrouvé sur scène avec le micro… J’ai eu l’idée de faire mon premier album alors que j’étais en Belgique. Je faisais une date avec Maxxo et Danakil et c’est leur chanteur qui m’a demandé ce que j’attendais pour sortir un album… C’était en 2010.

Patko-trois-quarts.jpgTrois ans pour sortir l’album ?

J’avais déjà des titres en 2010, notamment No gun dont l’instru était déjà sur des albums de Mighty Killa, Maxxo et Lyricson. J’ai composé le reste dans mon home-studio à Grenoble, mais je me déplaçais aussi en montagne, histoire d’etre en retrait… Je compose seul, puis je fais les arrangements avec mon ingé-son de façade et mon ancien percussionniste.

Un de vos titres est DOM TOM

Une chanson pour inciter les gens à regarder vers les outre-mer où il y a des talents, des artistes qui méritent d’etre connus. Meme si je suis aujourd’hui en métropole, je garde ma culture en moi… Le titre Neg parle à la diaspora. On se prétend Parisien ou New-yorkais, mais ce qui fait la richesse d’un homme, ce sont ses bases, ses racines, surtout l’Afrique… Elle a besoin de ses enfants !

Comment gérez-vous vous multiples influences culturelles ?

Patko-profil.jpgCe n’est pas facile… Par exemple, par rapport à l’écriture, pour maîtriser réellement toutes ces langues et dialectes, ca fait un gros brassage. Artistiquement, c’est un avantage, mais c’est assez difficile à vivre. Etant Saramaka et avec le côté chauvin que l’on connaît chez nous, je ne serai jamais considéré Guyanais à 100 %. Au Surinam, je serai un Surinamien, mais un Saramaka… Nous les Saramakas, nous sommes considérés comme les Haïtiens, en bas de l’échelle… Et pourtant nous sommes des gens sans probleme, d’où mon titre, Just take it easy

Propos recueillis par FXG, à Paris

 


Vente en FNAC et sur www.patko-music.com

Premier concert à Grenoble le 23 mai et, en préparation, une date à Mana cet été…

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 06:06

Gérard Delver demande à la justice de dire qu’il est le nègre de Marie-Josée Perec

Gérard Delver face à Marie-Josée Perec… La confrontation aura lieu devant le tribunal de grande instance de Paris le 23 mai prochain. Mais pourquoi le directeur des affaires culturelles de la ville de Basse-Terre et président de l’association glissantienne Tout-Monde assigne-t-il la quadruple championne olympique d’athlétisme ? La réponse tient en un livre, celui publié par Marie-Josée Perec en 2008 chez Grasset, Rien ne sert de courir. Gérard Delver assure qu’il a été son nègre littéraire et que, depuis la sortie du livre, elle refuse de lui dédommager financièrement de son travail. Il réclame devant la juridiction parisienne 20 000 € à titre de provisions sur droits d’auteur. Pour comprendre cette action en justice, il faut revenir sur la genèse de l’ouvrage. Marie-Josée Perec et Grasset lancent ce projet de livre en 2004, après les Jeux olympiques de Sidney. A l’approche des Jeux de Pékin, Grasset relance la championne qui n’a encore rien produit, et lui propose l’assistance d’un nègre littéraire en la personne de Luc Levaillant du journal L’Equipe. Quoique rétribué à hauteur de 15 000 €, ce dernier met un terme à la collaboration en raison d’un différend avec Marie-Josée Perec. Celle-ci ne valide pas son travail. Grasset rappelle alors ses obligations à Marie-Josée Perec qui aurait touché un à-valoir de 70 000 € sur un total prévu de 100 000. Devant l’urgence de la situation, en février 2008, alors qu’il ne lui reste que trois mois pour livrer son manuscrit, elle demande à Gérard Delver de prendre la suite. Celui-ci refuse, propose d’autres noms comme celui d’Ernest Pépin, mais Marie-Josée Perec insiste pour que ce soit lui, par ailleurs proche ami de son père. Finalement, les deux s’entendent pour que le nouveau nègre soit rémunéré comme le premier. Ils échangent alors beaucoup par téléphone, par mails pour abonder la matière du livre. Mais il n’est plus temps de parler du contrat et Gérard Delver finit par s’en remettre à la confiance. Il achève l’ouvrage en lui donnant « une poétique et une créolité particulière et une structure qui épouse le déroulé des figures de la danse quadrille ». Et, cerise sur le gâteau, il lui trouve un illustre préfacier en la personne d’Edouard Glissant dont il est très ami. Enfin, le 20 mars 2008, à l’hôtel Lafayette Concordia de Paris, Gérard Delver remet à Marie-Josée Perec, sur clé USB, le manuscrit de Rien ne sert de courir. Les deux Guadeloupéens passent ensuite quelques jours ensemble à finaliser l’ouvrage. « J’ai posé un congé et Marie-Josée Perec a pris à sa charge mes frais de déplacement et d’hébergement pendant quatre jours », soutient Gérard Delver.

A la sortie du livre, celui qui n’est pas encore l’écrivain fantôme demande à Marie-Josée Perec de régulariser financièrement leur collaboration. Elle ne donne pas suite, expliquant simplement qu’elle est en conflit judiciaire avec son éditeur qui a suspendu la suite des paiements. A ce moment-là, Grasset reprochait à Marie-Josée Perec de ne pas avoir joué le jeu pour promouvoir son livre à la télévision… Après plusieurs relances amiables, toutes restées vaines malgré une ultime médiation de M. Perec père, Gérard Delver a fini par saisir la justice. C’est donc un juge qui dira si Gérard Delver est ou non le co-auteur de l’autobiographie de la championne.

FXG, à Paris

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 08:49

Une semaine anticoloniale européenne

Plumelle-Uribe-Tin-Bicep.jpgAprès le lancement pour faire signer par 378 députés européens sa déclaration écrite visant à la reconnaissance par l’Europe de l’esclavage et de la colonisation, l’eurodéputé Vert, Jean-Jacob Bicep, et le président du CRAN, Louis-Georges Tin, ont annoncé lundi matin à Paris une semaine européenne pour la reconnaissance de la colonisation, de l’esclavage colonial et pour les réparations. Elle se tiendra à Bruxelles du 13 au 17 mai. Le but des organisateurs est « d’amorcer une conscientisation à l’échelle européenne des conséquences toujours actuelles de l’histoire coloniale ». Au programme, tables rondes, marche de la reconnaissance, colonial tour et forum d’organisation de la diaspora noire contre le colonialisme et le droit aux réparations…

« L’histoire a été écrite par les bourreaux », expliquent Peter Lema et Rosa-Amélia Plumelle-Uribe, animateurs de cette semaine européenne.

A l’occasion de cette présentation, le CRAN a fait faire par l’IFOP un sondage qui révèle qu’une majorité de citoyens résidant en Guyane, Guadeloupe, Réunion, Mayotte et Martinique est à 63 % favorable au principe des réparations à apporter en réponse à l’usage de l’esclavage dans les anciennes colonies françaises. Ils sont 60 % aux Antilles, 59 % en Guyane, 61 % à Mayotte et 68 % à la Réunion. On sait que sur ce point des réparations, le CRAN a ouvert un dialogue avec Matignon qui n’y a pas donné suite. Mais le CRAN s’accroche, avec le MIR de Garsin Malsa ou Sortir du colonialisme. Axiom.jpgA tel point d’ailleurs que le rappeur Axiom est venu porter sa contribution en composant une chanson sur l’abolition de l’esclavage en Haïti, Toussaint Louverture et la dette de 150 millions de francs or réclamés par Charles X (« Vos héros sont nos bourreaux »)… Toujours dans le même esprit, un appel aux maires d’Europe a été lancé en faveur de « la clause transparence relative à l’esclavage. Il vise à demander à toutes les entreprises qui veulent soumissionner un marché public dans ces villes, de dire si, dans leur histoire, elles ont eu à faire avec le commerce triangulaire.

Toutes ces initiatives visent à aider le député européen Bicep à gagner ses 378 signatures nécessaires d’ici le 15 juillet. Pour l’heure, la déclaration lancée par onze eurodéputés n’a encore que trente signataires.

FXG, à Paris


Le CM98 : « les souffrances de nos aïeux ne sont pas monnayables »

serge-romana-RDG-.jpgA peine était publié le sondage du CRAN, le Comité marche du 23 mai 1998 (CM98) a fait savoir son opposition au principe des réparations financières : « Le martyre ne doit pas donner lieu à tractations financières ni marchandage. » Le CM98 plaide plutôt pour « la construction de projets mémoriels sociaux et économiques » et pour la réconciliation « avec nous-mêmes, avec les descendants de colons, avec la République, avec l’Afrique… ». Le CM98 qui a obtenu en 2008 la journée du 23 mai pour la mémoire des victimes de l’esclavage colonial estime qu’avec la journée nationale du 10 mai, les Français descendants d’esclaves peuvent enfin « sortir du sentiment victimaire ». L’ancien délégué, Patrick Karam a lui aussi réagi en estimant ce sondage sans valeur : « Si on demande aux gens s’ils veulent de l’argent, on devrait même avoir 100 % de oui ! ». Il estime que Louis-Georges Tin est dans une « logique victimaire et misérabiliste » et ajoute : «  L’Outre-mer ne tend pas la sébile pour mendier. »

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 08:02

Force Outre-mer pour la République veut réactiver les réseaux ultramarins de l’UMP

jos___vatin.jpg« C’est l’Outre-mer qui a fait défaut à Nicolas Sarkozy en 2012 ; nous allons reconquérir les voix de l’Outre-mer. » Le Guadeloupéen José Vatin a accepté la semaine dernière d’être co-président de Force Outre-mer pour la République avec Nicole Bristol (publicitaire et maire adjointe de Montesson dans les Yvelines, d’origine martiniquaise). Ce groupe politique associé à l’UMP est le résultat tardif d’une décision prise le 29 mai 2012 qui visait à structurer les réseaux de soutien des ultramarins à la candidature du président sortant qu’animait alors la Réunionnaise Samia Badat. Sonnés hier par la défaite mais aujourd’hui remontés, ces militants ont donc fini par se structurer. Des délégués régionaux ont été nommés comme David ernatus dans les Yvelines, Colette Charbonnière en Midi-Pyrénées, Nathalie Morin dans le 95, Julien Mugerin dans le 93, Christiane Ichoung-Thoe-Finance en Guyane ou Alix Huyghues-Beaufond en Guadeloupe. Enfin, Thomas Laubry a été nommé délégué pour la jeunesse. Fondé par un petit groupe encore peu nombreux, ils se disent ouverts à tous ceux qui voudront les rejoindre. « Notre credo, explique José Vatin, est que nous ne sommes pas des gens de la diversité, mais des Français qui allons nous emparer de l’ensemble des affaires de la France la France… » La nouvelle association qui a reçu le blanc-seing de Valérie Pécresse, se réunit au siège parisien de l’UMP. « Nous n’avons pas su expliquer aux ultramarins, poursuit le co-président, tout ce que Nicolas Sarkozy a fait pour les Ultramarins lors de son quinquennat en créant la délégation interministérielle avec Patrick Karam, en créant l’agence de promotion et de diffusion des cultures d’Outre-mer, en nommant des originaires d’Outre-mer à des postes à responsabilité… Nous n’avons pas su le vendre. » Voilà pour le programme. Reste qu’il va falloir désormais mobiliser pour regonfler des troupes encore amaigries et peu actives sur le terrain.

 

FXG, à Paris

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 07:01

Cottias et Ribbe pressentis au CPMHE

Vacant depuis le 31 décembre dernier, le Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CPMHE) devrait être remis sur rails à l’occasion de la journée commémorative nationale du 10 mai. On savait le ministre des Outre-mer désireux de modifier certaines dispositions relatives au fonctionnement du CPMHE et à sa composition. Victorin Lurel attendait, entre autres, un avis du Conseil d’Etat et devait faire quelques choix politiques quant à la nomination de ses membres. De source bien informée, on nous signale que la présidente sortante, Francoise Vergès, ne serait pas reconduite à la tête du comité, qu’elle briguait pourtant, et qu’elle serait remplacée par l’historienne Myriam Cottias (http://www2.univ-ag.fr/CRPLC/spip.php?article34). Chercheuse au CNRS, c'est elle qui a écrit, entre autres, le scenario de Tropiques ameres de Jean-Claude Barny. Mais on sait aussi que la question de la présence parmi les membres de l'ecrivain Claude Ribbe, souhaitée dans un souci d’apaisement par l’Elysée (qui a semblé vouloir contenter tout le monde) et la rue Oudinot (ou s'est opérée cet automne la réconciliation de Claude Ribbe et de Patrick Karam sous la houlette de Victorin Lurel), pose un probleme aux autres membres pressentis dont certains ont menacé de refuser de siéger si l’auteur du Crime de Napoléon était effectivement nommé. C'est pourquoi, il n'a pas obtenu la présidence qu'il visait lui aussi (meme s'il s'en defend). Claude Ribbe avait été évincé des listes, il y a quelques années, par la volonté de la presidente Vergès. Autre certitude, Serge Romana à qui l’on a proposé un siège de membre, l’a décliné tout en reconnaissant qu’il acceptait de collaborer avec le CPMHE dont il avait démissionné, il y a quelques années. La plupart des autres membres sortants devraient etre reconduits.

Le ministère des Outre-mer garde le silence, réservant ses annonces au 10 mai prochain.

FXG, à Paris

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:46

Petite présence guyanaise à la Foire de Paris

Nicole-et-Eliette-autour-de-Jocelyn-Golitin.jpgUne grande terrasse de restaurant accueille le visiteur qui pénètre le hall Terres de tropique à la Foire de Paris. Capacité d’accueil : 160 couverts. C’est le restaurant Paris-Caraibes de Jocelyn Golitin, le seul marinier guyanais de Paris. Il promeut dans son restaurant la gastronomie créole et ses croisieres sur la Seine en mode french cancan ou bal antillais. Derrière le restaurant commencent les stands. Aussitôt, le visiteur tombe sur  « la Petite Guyane », rapport à la vingtaine d’exposants guyanais qu’il y avait encore en 2011…Guyane-Stasky-Nicole-et-Lydia-Kosse.jpg Un îlot de six stands, tous occupés par des artisans et commerçants venus de Cayenne et Kourou. Nicole et Stasky Kossé exposent pour la première fois sous l’enseigne « Fais-toi plaisir ». « C’est calme, c’est mort… », disait encore vendredi Nicole, inquiète de ne pas avoir encore la grande foule du week-end. Elle a investi 13 000 € et n’en a encore rentré que 400… Elle et son mari ont créé leur atelier à Cayenne en novembre. Au pays, ils vendent, dans les foires et marchés, vêtements et sacs en madras, calebasses, paréos et panguys… Ils comptent sur l’aide que leur a promis la Région. Nicole est tendue : « On nous a promis une aide de 50 %, mais ceux de l’an dernier ne l’auraient pas encore touchée… » Guyane-stand-Musandas.jpgInformation démentie au stand voisin, celui de l’association des Musandas de Passionne Prépont. Avec Julie Tarcy, Justin Damase, Camille Rozé, Céline Lorage et Jocelyne, ils viennent pour la deuxième fois. « Nous sommes une association folklorique de Macouria et beaucoup d’entre-nous savent faire des balais créoles, du stylisme, des pâtisseries, explique Julie. Nous venons faire connaître nos savoir-faire. » Ils ont autofinancé leur déplacement. « L’an dernier la Région nous a versé 50 % de l’aide au début de la foire, puis le reste après. Cette année, ce sera au retour. »

Guyane-Eliette-antoinette-sa-soeur-et-sa-niece.jpgVoisine des Musandas, Eliette Antoinette de Corossony (et cousine du sénateur maire de Kourou), escortée de sa sœur et sa nièce qui vivent à Sucy-en-Brie. Elle propose son couac. Elle a prévu d’en vendre 420 kilos contre 380 l’an passé. A 10 euros le kilo, elle sait pourquoi elle revient depuis 2011 ! « Je commence à être connue, s’exclame-t-elle, car c’est difficile de trouver du couac a Paris et c’est cher ! » L’Union du Carnaval de Guyane a pris soin d’être là aussi pour vanter ses touloulous et ses masacarades, à côté du stand de Ruthy. Guyane-Ruthy-de-Kourou-2.jpgLa couturière kouroucienne en est à sa quatrième Foire. Robes créoles traditionnelles pour enfant et adulte, de 15 a 70 euros. « Ca commence à marcher, indique Ruthy. Mais je suis là d’abord pour mon image et celle de la Guyane. » Habituée des marchés de Kourou, Saint-Laurent et Matoury, elle apprécie la clientèle « multiculturelle » de Paris. Comme les Kossé, sans les aides de la Région, elle ne viendrait pas… Face à Ruthy, se tient le stand des Délices de Guyane. Troisième année pour les confitures et condiments de Bernard Boullanger. 150 cartons à vendre. « L’idée, c’est de ne rien rapporter », lance la vendeuse. Enfin la-scene-de-la-Foire-de-Paris.jpgWilma et Mirette proposent des pochettes en set de table, très tendance, des bijoux madras et des poupées. « Ce qui marche ici, c’est la nourriture », s’exclame Mirette pas encore tres satisfaite de son chiffre. Elle en a après la chambre de métiers : « On cotise, ils n’aident pas… On comprend pourquoi les Guyanais ne courent pas à la Foire. » C’est vrai que contrairement aux années précédentes, la CCI, le CTG, le CNES, Ibis rouge, Jand’or, La belle Capresse ou Armelle Carotine, qui y vendait ses punchs depuis presque dix ans, ne sont plus là. Mais au moins le 10 mai, sur la scene musicale de la Foire, il y aura Teedjee !

FXG, à Paris

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 07:33

Soleil Réunion décroche la grande distribution à la Foire de Paris

Reunion-Gerard-Rangama.jpgOpération réussie pour Gérard Rangama, le gérant de l’entreprise de Sainte-Clotilde, Soleil Réunion. Jeudi, alors qu’il expose ses produits à la Foire de Paris, il a scellé un partenariat avec un grossiste métropolitain. Une commande de 16 palettes, soit un conteneur, pour une valeur de 60 000 euros. « On stresse parce que c’est le premier envoi et il va falloir faire attention à la qualité et la tracabilité, mais dès les mois de septembre, nos produits seront disponibles dans les grandes et moyennes surfaces de Paris et de l’Hexagone. » Les consommateurs métropolitains pourront, à leur tour, acheter les confitures de chouchou géranium ou tomate vanille, les achards et autres condiments… Certes, Soleil Réunion a déjà à son actif plus d’une cinquantaine d’opérations de promotion-vente dans des hypermarchés de la region parisienne, pour autant cette première commande signifie qu’une étape a été franchie dans la vie de la société. « Les produits sont testés depuis dix ans, maintenant il faut consolider, travailler nos acquis, expertiser notre offre pour que le consommateur s’ouvre au produit… » C’est dire si l’ambiance était heureuse, vendredi, sur le stand de la Foire. « Il y a, analyse, Gérard Rangama, une évolution de notre image depuis cinq ans. On a su apporter notre cachet en innovant et la notoriété de notre société a grandi. » Lurel-et-soleil-reunion-copie-1.jpgL’émission que M6 lui a consacré lors du salon de l’agriculture, Zone interdite, n’y est pas étrangère et d’ailleurs, lors de sa visite a la Foire de Paris, mardi dernier, le ministre des Outre-mer y a fait allusion quand il a dit à Gérard Rangama : « Voilà un militant associatif qui chuchote a l’oreille du president et du Premier ministre… »

Pour l’heure, Soleil Réunion continue jusqu’au 13 mai sa promotion à la Foire de Paris. Gérard Rangama et ses cinq collaborateurs venus de la Réunion ont fait venir 4 palettes de produits pour tenir les deux semaines de Foire. Cela represente un chiffre d’affaires de 30 000 €.

FXG, à Paris

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 06:53

Affaires tièdes à la Foire de Paris

Animation-stand-Guadeloupe.jpgRarement on a vu autant de moulins à sorbet à la Foire de Paris ! Au moins une vingtaine dans les 8000 m2 du hall Terre de tropiques… C’est que les sorbets et les bokits restent les produits phares. Les Guadeloupéens qui tiennent ces stands ne connaissent pas la crise ! Même succès pour la kassaverie de Siméone Cyrille. Mais tous les exposants reconnaissent une moindre affluence et une moindre propension à dépenser. « Les autres années, il y avait la queue devant les bokits et les sorbetières », reconnaît Gervaise Pommier, élue de la chambre de métiers et d’artisanat, par ailleurs maitre-artisan coiffeur à Basse-Terre. Pommier-chambre-de-metiers.jpgLa chambre participe à la Foire de Paris depuis sept ans. « Un choix politique », déclare Gervaise qui confie qu’un budget de plus de 100 000 euros a été voté pour cette présence. Cette somme sert à financer la venue de 25 artisans en participant à 90 % de la valeur de location de leurs stands. Les artisans qui viennent sont à 80 % les mêmes d’une année sur l’autre. « Meme si on ne les aidait pas, nombre d’entre eux viendraient de toute manière car ils peuvent faire à Paris jusqu'à 80 % de leur chiffre d’affaires annuel. Dans les travées, les avis des exposants sont mitigés selon qu’ils sont dans la coiffure, l’alimentation, la couture, l’artisanat d’art ou la construction. Patrick Guimbeau d’AwMony aux Abymes, a vingt-cinq ans de Foire dans les pattes : « C’est calme par rapport aux autres années », soupire-t-il en ce vendredi, journée pourtant dédiée à la Guadeloupe. Sans l’aide de la chambre de métiers et d’artisanat, il ne viendrait plus, assure-t-il. Mais il sait bien qu’une présence à la Foire de Paris est bonne pour l’image et permet de tester ses nouveaux produits à la clientèle. Il concède d’ailleurs un chiffre d’affaires de 10 000 €. Agathe Jolo qui tient le stand des produits à base de groseilles pays ne se plaint pas. Son stand est, pour beaucoup de visiteurs, une nouveauté qu’ils découvrent avec plaisir. Quant aux connaisseurs, ils viennent directement la voir pour acheter ! Gregory Joelle Davrin et sa soeurC’est sa deuxième Foire de Paris apres son passage en février dernier au salon de l’agriculture. « Je me sens plus à l’aise a la Foire où tout le monde vient et trouve ce qu’il veut ! » Non loin d’elle, se trouve le stand de Joëlle Davrain qui tient à Perrin, Morne-à-l’Eau, le restaurant La Grillade piquante créole. Elle estime que dans les deux semaines de foire, elle aura fait et vendu un demi-millier de bokits (à 5 ou 6 euros pièce). C’est sa troisième année à la Foire. « Ma sœur qui habite à Paris m’a suggéré de venir… » Elle indique avoir mis 5000 € dans le stand. « La chambre nous aide à couvrir 25 % des dépenses. Elle prend en charge les 200 kilos de fret et négocie les tarifs des stands. » Elle ne voit pas où sont les 90 % d’aides de la chambre… « On rentre juste dans nos frais, mais on est là pour l’image. Je fais connaître aux futurs touristes mon restaurant. » Pendant l’entretien, Gregory, son frère, debout sur son moulin à sorbet, a vendu trois grands gobelets de sorbet coco à de jeunes et gourmands martiniquais. 4, 5 ou 6 euros selon le format. Vivement le week-end et le retour de la foule et de la chaleur.

FXG, à Paris


Jacqueline-Simeone-Cyrille-et-Severine.jpgSuccès continu pour les Kassaves

« Bien sûr qu’il faut revenir a la Foire ! » Siméone Cyrille de la Kassaverie Saveur ne saurait manquer à ses clients.  « Ils attendent le produit et nous, on sait qu’ils viendront ce week-end. » L’année derniere, elle s’était retrouvée en rupture de stock au bout de dix jours. Cette année, elle a donc chargé la mule ! Elle a fait venir 1200 kilos de fret, chaudière comprise ! Petite nouveauté, les clients commencent à lui demander de pouvoir acheter la préparation. « Ils veulent essayer de faire les kassaves chez eux, explique Siméone. On y réfléchit sérieusement… »

 


Thierry-Prosper-et-Jimmy-Nabal.jpgDure, la vie d’artistes…

Thierry Prosper est habituellement situé sur le pavé de la rue piétonne de Pointe-à-Pitre pour vendre ses peintures, sur toile ou sur tee-shirt… Le voilà dans une allée de la Foire, sur un stand qui n’a rien à envier aux ateliers d’artistes montmartrois. Il a emmené avec lui Jimmy Nabal, peintre lui aussi, mais qui s’expose à Lapwent du coté du carrefour Legitimus. « C’est notre première fois, signale Thierry, on tâte le terrain… En quatre jours de Foire, on a très peu vendu… » « On entend beaucoup de c’est beau, peu de j’achète », ajoute Jimmy qui, ironie du sort, peint selon la technique du couteau, avec une carte bleue ! Ils ont beaucoup travaillé pour etre là : ils ont peint un stock de 350 tee-shirts qu’ils vendent pour une somme raisonnable : 25 €. Mais ils restent philosophes : « On voyage et on montre au public ce qu’on sait faire. » Pour Jimmy, de toute façon, « ce n’est pas la crise, c’est un changement d’ère ». Alors ils logent dans la famille ou chez des amis en région parisienne. « Il y a du plaisir à prendre, mais Paris est une machine à fric ! » Alors, forts de cette première expérience, reviendront-ils ? Jimmy est partant, Thierry plus circonspect. « J’ai investi 5000 € et je ne sais pas si je vais rentrer dans mes frais. Mais les deux garçons reconnaissent qu’il est trop tôt pour tirer un bilan et veulent bien encore laisser leur chance quelques jours aux Parisiens 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 06:26

Une convention entre la BRED et les étudiants guadeloupéens en mobilité

Eric-Montagne-Tressi-Virginius.jpgEric Montagne, directeur général adjoint de la BRED, et Tressi Virginius, présidente de l’Association des jeunes de Guadeloupe (AJeG) ont signé jeudi à Paris une convention de partenariat en présence de la déléguée interministérielle à l’égalité des chances des Français des Outre-mer et du directeur de l’antenne de la Région Guadeloupe à Paris, Gilles Raynaud. Cette convention a pour but d’aider les étudiants guadeloupéens dans le cadre de leur mobilité de l’Outre-mer vers l’Hexagone, afin de leur apporter des solutions de financement de leurs frais d’études ou d’installation par des prêts sans caution parentale, d’avances gratuites sur bourse et de caution de loyer…

Gilles-Raynaud-Sophie-Elizeon-Eric-Montagne-Tressi-virginiu.jpg« On a l’ambition d’etre la banque de l’Outre-mer et de faciliter la vie des Ultramarins en mobilité », a déclaré M. Montagne. Il a rappelé que l’agence Bred Reso+ de la rue de Rivoli à Paris, est au service des originaires d’Outre-mer depuis 2007 qu’ils soient ou non etudiants. « Où que l’on veuille s’installer, a indiqué Tressi Virginius, un accompagnement bancaire est indispensable et ce partenariat est une aubaine pour les jeunes ultramarins qui veulent travailler à leur intégration et trouver un accompagnement dans leurs études. »

Pour justifier, ce que la présidente de l’AJeG appelle une « aubaine », Eric Montagne a expliqué que ce qui faisait la différence entre la BRED et les autres banques tenait au fait que son réseau régional était fait de succursales et non de filiales.

FXG, à Paris

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:39

90 euros d’amende pour le dircab adjoint de Lurel

Le collaborateur du ministre des Outre-mer a été verbalisé, raconte le Midi-Libre, parce qu’il a voulu forcer un barrage établi dans le cadre du rallye des Cévennes. Le haut fonctionnaire au volant, qui se rendait chez ses parents, reconnaît avoir « commis une erreur » à cause de « la fatigue » et de « l'impatience », selon Midi-Libre.

« A hauteur du col de Jalcreste (Saint-André de Lancize en Lozère), un véhicule officiel, gyrophare allumé, force le passage et prend le parcours de l’épreuve », raconte le quotidien montpelliérain. « Malgré l’intervention des commissaires de course et des bénévoles, l’incident se reproduit plusieurs fois. » Jean-Christophe Bouvier a assuré « n’avoir jamais fait état de [sa] fonction pour avoir un passe-droit. Ni utilisé le gyrophare ».

Une vidéo filmée depuis la voiture d'un concurrent postée sur Dailymotion montre qu’il a forcé le passage et bousculé un bénévole. Interpellé par les gendarmes, il a recu une amende de 4e catégorie à 90 euros.

FXG, à Paris

 www.dailymotion.com/video/xzhi7s_incident-es5-rallye-de-lozere_auto?start=300#.UYZ7_7_9BOw

 

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