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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 07:04

La BPI et l’Outre-mer

Victorin Lurel a reçu hier après-midi Nicolas Dufourcq, directeur général de la Banque publique d’investissement (BPI), et Joël Darnaud, délégué général d’Oséo et membre du comité exécutif de la mission de préfiguration de la BPI. La rencontre n’a donné lieu à aucune déclaration officielle, et le ministre n’a rendu aucun d'arbitrage ; Du reste, indique le ministère, ils se réunissent régulièrement. Il ne s’agissait donc pas d’ « une réunion de travail conclusive », pour reprendre le jargon en vigueur. Le ministre des Outre-mer et ses deux visiteurs ont procédé à un tour d’horizon quant aux place et rôle de la BPI dans les collectivités d’outre-mer.

La BPI doit fonctionner, au point de vue national, à la fin du premier semestre avec l’apport effectif, par l’Etat et la Caisse des Dépôts, d’Oséo, du Fonds structurel d’investissement et de CDC Entreprises, après autorisation de la Commission européenne. Elle pourra ainsi, sous le même toit, faire travailler ensemble tous les métiers de l’ingénierie du financement des entreprises et proposer à ces dernières un point d’entrée unique. La future banque publique devrait ainsi être liée, d’une manière ou d’une autre, dans les Outre-mer, à l’Agence française de développement (AFD) qui participe déjà au financement des économies.

Les Régions seront étroitement associées à l’activité de la BPI notamment via leur participation aux instances de gouvernance nationales et régionales de la nouvelle banque. C’est à ce titre que Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes en est la vice-présidente. La BPI et les régions pourront par ailleurs augmenter les moyens financiers d’ores et déjà mis en commun et créer des plateformes communes d’accueil des entreprises.

Victorin Lurel a profité de ce rendez-vous pour faire valoir la vision de son ministère sur ce qu'il attend de la BPI pour financer les entreprises... « Une chose est sûre, a indiqué un conseiller du ministre, la BPI sera présente outre-mer et son directeur général sait qu’il doit s'en préoccuper... »

En février dernier, Nicolas Dufourcq a présenté, lors de son premier conseil d’administration, la feuille de route qu’il met en oeuvre afin de structurer dans les meilleurs délais la nouvelle banque et préciser sa doctrine d’intervention. Son premier comité national d’orientation s’est réuni en mars et les instances régionales de gouvernance de la BPI  devaient, selon cette feuille de route, être mises en place ce mois-ci.

FXG, à Paris

 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 07:08

Une journée des victimes coloniales soumise aux eurodéputés

Deputes-euro.jpgUne déclaration écrite de l’eurodéputé EELV Jean-Jacob Bicep propose l'instauration d'une journée européenne des victimes de l'esclavage et de la colonisation européenne. Soutenue par Eva Joly (Verts), João Ferreira et Søren Bo Søndergaard (Parti de gauche), Bill Newton Dunn et Jean-Luc Bennahmias (Liberaux), Britta Thomsen et John Attard-Montalto (Socialistes), Filip Kaczmarek et Gay Mitchell (Droite), elle a ete rejointe par les ultramarins Younous Omarjee (Gauche) et Patrice Tirolien (Socialiste), le 17 avril dernier lors de la présentation du texte à Strasbourg. La déclaration vise les découvertes de Christophe Colomb, le génocide amérindien, l'esclavage et le commerce triangulaire, la colonisation africaine et le traité de Berlin de 1885… «  Notre continent, a declaré Jean-Jacob Bicep, a contracté au fil des siècles une dette imprescriptible que nous nous devons de reconnaître. Pour construire une communauté européenne du vivre ensemble, les descendants d'esclaves et les ressortissants d'anciennes colonies ont besoin de voir leur histoire écrite dans le roman national européen. »

Cette déclaration va etre soumise aux eurodéputés pendant trois mois. Si la déclaration recueille une majorité de signatures, elle deviendra un acte officiel du Parlement. Pour etre adoptée, la déclaration du député Bicep doit recueillir 378 signatures. En 2008 déjà, leurodéputée martiniquaise Madeleine de Grandmaison avait lancé une déclaration similaire, mais elle navait pas obtenu le quota de signatures suffisant.

FXG, à Paris

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:00

Bioalgostral et Séchilienne Sidec reçus à l’Elysée

Algostral-Elysee.jpgLaurent Blériot et Thierry Thaye, respectivement président et directeur général de Bioalgostral, Jacques Pétry, pdg de Séchilienne Sidec, et Gaston Bigey, directeur de Nexa, l’agence de développement actionnaire d’Algostral depuis février dernier, ont été reçus, vendredi 19 avril, au palais de l’Elysée par le conseiller Outre-mer du president de la République, Marc Vizy. Cette entrevue a été organisée par Daniel Hierso, le president d’Outre-mer Network, un réseau d’entrepreneurs ultramarins dont le slogan est « Osons l’Outre-mer ». Leur idée était de faire connaître ce qui devrait devenir une innovation mondiale en 2015 : une turbine électrique capable d’utiliser du biocarburant à base de micro-algues en substitution du fioul. Séchilienne Sidec est un producteur d’électricité à partir de biomasse d’origine agricole, présent à la Réunion où il produit déjà 60 % de l’électricité, mais aussi à la Guadeloupe (CTM), à la Martinique (Sucrerie Gallion) et à l'ile Maurice. Bioalgostral tropicalise une technique innovante mise au point par son partenaire allemand, IGV GmbH, leader mondial dans le domaine des outils de production en milieu clos. C’est IGV qui a réussi à faire voler un avion avec un algo-carburant en 2010. Selon Daniel Hierso qui les accompagnait, il s’agissait d’attirer l’attention du chef de l’Etat sur « une filière 100% française, 100% ultramarine qui tord le cou aux idées reçues dans l'Hexagone où l’on voudrait que l'innovation n'existe pas en outre-Mer ! Or, il s’agit d’un projet régional à fort potentiel en matière de création d'emplois. » En l’occurrence le président de Bioalgostral table sur 200 emplois d’ici 2020.

A noter que même la mise en relation avec le conseiller élyséen a été une affaire 100 % ultramarine, puisque c’est le producteur antillais, Joseph Dunoyer, qui a présenté Marc Vizy à Daniel Hierso dans la foulée de la Journée Outre-mer développement.

FXG, à Paris

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 07:43

Mounkeila Drabo lance sa marque sur le Net

LKM.jpgC’est un jeune homme originaire de La Retraite à Baie-Mahault qui ne se satisfait pas de sa situation d’ingénieur informatique a Paris. Depuis un an, il a créé LKM. Trois lettres qui signifient « look at me » et qui sont l’enseigne de sa société. Il a designé et fait fabriquer des montres et des ceintures à base de silicone. Son principe est que ces objets se voient. Et pour que les éventuels clients sachent que LKM existe, il les fait porter par des artistes. Saik porte une de ses montres dans ses clips Suriviv’ et Handzup, Daly dans Boom BB, et encore la zoukloveuse Baronne. Le principe de Mounkeila est de faire travailler de jeunes Antillais avec lui. Son logo a été créé par le Guadeloupéen établi à Marseille, Fritz Dares (FTZ l’art). Ses photos sont faites par Wilem Néré…

Pour créer la société, il s’est associé à deux autres ingénieurs informatiques, dont l’un est comme lui, de La Retraite. Ils ont investi 5000 €, mais il porte seul le projet, pour le moment. « Notre étude de marché a été assez légère, mais nous sommes des fans de la mode et on avait confiance dans notre idée sans pour autant nous endetter. » Leur concept, c’est la tendance Swag. « Il faut que ca se voie ! » L’idée a germé au cours de soirées antillaises à thème. « J’achetais des montres pas chères pour aller avec ma tenue. » Et plutôt que de continuer à acheter, il a pensé à faire, « d’où l’utilisation du phosphorescent ».

Ses produits coûtent de 29 à 49 € et sont accessibles sur son site www.lkm-paris.com

Il vend depuis six mois et a écoulé environ 300 montres et autant de ceintures. Ses clients  sont plus à l’étranger qu’en France : Allemagne, Canada, Belgique, Hongrie, Papeete… Il communique à travers des pages facebook comme « a different type of art » qui revendique 400 000 abonnés. Mais il n’a pas encore vraiment de public antillais. C’est pour cela qu’il a décidé de sortir, le 25 avril, un smartphone avec double SIM et double stand by. 250 € garanti un an et un SAV. « « On veut prouver que nous, Antillais, avons aussi les compétences ! »

Si Mounkeila vend par Internet, il utilise les événementiels pour lancer ses produits. « On veut profiter des nouvelles tendances ! » Il sera ainsi présent à la Fashion music showroom, au loft Deux choses l’une, 7 rue des Petites écuries dans le 10e arrondissement, le 25 avril prochain.

Son but est de vendre assez pour pouvoir sortir sa gamme en série industrielle, « mais sans prendre de risque ». Il refuse de s’endetter pour cela.

FXG, à Paris

 


Un parcours classique

Mounkeila Drabo a 32 ans et se trouve à Paris depuis neuf ans. Sa mère est enseignante à la Réunion et attend une mutation en Guyane. Son beau-père est musicien et l’un des fondateur du groupe Dissonance

Il a suivi sa scolarité à l’école mixte 2 de Baie-Mahault, puis au college du Raizet. Il a passé son bac au lycée agricole (option écologie) puis a obtenu un BTS au lycée des Persévérants à Basse-Terre où il a étudié l’informatique de gestion. Il est parti à Paris pour poursuivre ses études, mais il trouve du travail dans une SSII où il est devenu chef de projet. « J’avais des compétences pour développer des choses par moi-meme, et c’est ce que j’ai fait avec LKM. »

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 07:34

Menaces sur la souveraineté agricole française en outre-mer

Le commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, veut décider seul de la nouvelle politique agricole des Etats pour leurs régions d’Outre-mer.

ciolos.jpgDepuis quelques semaines, les milieux agricoles domiens s’inquiètent des projets du commissaire européen à l’Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos. Celui-ci s’est saisi d’une réforme rapide et en profondeur du POSEI sans consulter les Etats membres concernés, c’est-à-dire la France, l’Espagne et le Portugal, ni les Régions ultrapériphériques (RUP). Il s’apprêtait même à diffuser, dès la semaine prochaine, un « document public de consultation » préparé par ses services et exposant ses orientations. Le gouvernement français assure ne pas etre au courant et met sur le compte de « rumeurs » tout ce qui aurait rapport à quelconque contenu, aucun document définitif ne lui ayant été transmis. Il s’estime donc incapable officiellement d’évaluer le degré de réflexion du commissaire européen. Pourtant, à Bruxelles, le document du commissaire, alors encore ultra-confidentiel, a fuité et le ministère des Outre-mer a recu mercredi soir, dans l’urgence, des représentants de producteurs guadeloupéens pour déminer le terrain. Le contenu du document a déclenché la fronde de la plupart les dirigeants de filières des quatre Dom, mais aussi des Acores, Madère et des Canaries. Ainsi le president d’Iguavie, l’interprofession de la filiere viande en Guadeloupe, écrit au commissaire le 16 avril : « Preuve que votre souhait d’aller tres vite se fera au détriment de la rigueur de l’évaluation, la présentation du document public de consultation contient déjà les réponses aux questions posées (…) [comme] la pertinence de l’application d’un dispositif différencié de la PAC aux RUP. Cette approche conduit à envisager le découplage des aides… »

M. Ciolos a déclaré que son document n’était qu’un « brouillon », mais à l’unisson de l’Espagne et du Portugal, le gouvernement français, singulièrement le ministère des Outre-mer, se déclare opposé au découplage des aides, à la fin du régime spécifique d’approvisionnement, à l’intégration du POSEI dans la PAC et à la remise en cause du montant des enveloppes d’aides. « L’économie agricole des DOM est spécifique et le POSEI permet son développement. On en a encore besoin pour développer la filière de diversification », indique la rue Oudinot. Une position qui éclaire quant aux risques qui pèsent sur la politique de soutien à nos agricultures.

Décrue du soutien européen aux cultures traditionnelles

Le découplage des aides, en cours depuis vingt ans en Europe, conduit à limiter les productions plutôt qu’à les développer, avec l’impact inévitable sur l’emploi agricole et la reprise des exploitations. Le découplage conduit aussi, à moyen et long terme, à une sortie progressive des aides financières. Autre risque relevé par les professionnels, la mise en concurrence des filières au sein d’un même RUP, entre RUP et entre Etats : « Les grandes filières sont loin d’empêcher les filières de diversification de se développer a contrario de ce qui est suggéré dans [le] document », écrit le professionnel qui conclut sa missive ainsi : « Le danger, c’est une décrue du soutien européen aux cultures traditionnelles de nos régions sans nouveau relais de croissance (…) A la lecture de votre projet de consultation, on ne peut que déduire que l’agriculture des RUP n’a plus vocation exportatrice et qu’elle doit se réduire à une agriculture d’autosuffisance alimentaire pour les régions concernées. » Les professionnels réclament avant toute réforme une étude d’évaluation menée par un cabinet indépendant.

Le 7 avril dernier, Dacian Ciolos recevait Virginie K’Bidi, vice-presidente de la Région Réunion, venue plaider la reconduction des dispositifs pour la période post 2013. Le commissaire expliquait, à l’issue de cet échange, qu’il défendrait « le maintien d’instruments spécifiques pour les RUP tant au titre du POSEIDOM que sur le plan des dérogations afin de permettre notamment un meilleur approvisionnement du marché local ». Il indiquait encore que « la diversité de l’agriculture européenne [devait] être valorisée, et que le maintien de cette diversité était l’un des objectifs de la réforme de la PAC ». S’il est exact que ni le système POSEI, ni le montant de l’enveloppe du POSEI ne sont remis en cause, le projet Ciolos revient à priver les Etats de la décision quant à la politique agricole qu’ils veulent mettre en œuvre dans leurs RUP. A ce train-là, il est légitime de se demander à quoi pourrait alors bien servir un volet outre-mer dans la future loi de modernisation agricole.

FXG, à Paris

Photo : agri-newsmalta.blogspot.com

 


Les chiffres du POSEI

Le programme spécifique à l’éloignement et l’insularité dans les DOM (POSEI) est le versant domien de la politique agricole commune (PAC). Concrètement, le POSEI France propose un dispositif d’aides financières découlant d’une adaptation de la PAC de l’Union européenne aux départements d’outre-mer. Ce programme regroupe des mesures permettant d’aider à l’approvisionnement de matières premières agricoles non produites localement et de favoriser les productions agricoles locales.

Le régime spécifique d’approvisionnement représentait pour les quatre départements une aide européenne de 20,7 millions d’euros en 2012 et les mesures en faveur des productions agricoles locales, 257,1 M€ dont 129,1 M€ pour la banane, 74,9 M€ pour la filière canne, 26 M€ pour la filière viande et 13,4 M€ pour la diversification. L’aide nationale totale s’élève à 40 M€ pour la diversification et 100 M€ pour la canne.

Le montant global du POSEI pour la France, l’Espagne et le Portugal s’élève à 680 M€.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 07:04

Bercy favorable au crédit d’impots

Depuis que Victorin Lurel a annoncé ses trois scénarii pour l’avenir de la défiscalisation, les parlementaires comme les socioprofessionnels semblent rassurés. Il est vrai que l’un des scenarii proposant de relever les plafonds defiscalisables à 30 000 et 40 000 € pour les investissements productifs et le logement social ont quelque peu occulté les deux autres pistes qui consistent à budgétiser la dépense d’Etat ou à faire bénéficier aux entreprises ultramarines d’un crédit d’impots.

L’administration fiscale, présente autour de la table, lors de la présentation de ces scenarii, le 9 avril dernier, n’a pas fait part de son avis, et s’est contentée d’écouter. Pourtant, dès le lendemain, à l’occasion d’une audition devant l’Assemblee nationale, Bercy faisait savoir par la voix de Véronique Bied-Charreton, directrice de la législation fiscale, Dariusz Kaczynski directeur du bureau des agréments et Ingrid Roy, que l’administration fiscale se serait positionnée sur l’adoption du crédit d’impôt en remplacement de la défiscalisation. « Le crédit d’impôt est préféré à la défiscalisation comme permettant une moindre déperdition de l’aide d’Etat dont 100 % va à l’exploitant ultramarin », a révélé la FEDOM dans sa dernière newsletter.

FXG, à Paris

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 07:42

Louis Mussington inéligible pour un an

Le compte de campagne de Louis Mussington, candidat aux élections législatives de juin 2012 dans la circonscription de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, a été rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques dans sa décision du 28 janvier 2013. Une somme de 435 euros, correspondant à des frais d'impression, n'a pas été inscrite sur son compte de campagne. Cette dépense n’a pas conduit le candidat à dépasser le montant du plafond autorisé, mais l'absence d'inscription de cette somme, qui représentait près du tiers des dépenses engagées et qui avait été acquittée directement par un tiers, ne permet pas de regarder le compte de campagne de Louis Mussington comme une présentation sincère de l'ensemble de ses dépenses. En conséquence, le Conseil constitutionnel l’a déclaré vendredi 12 avril, inéligible pour un an.

 


Francis Pauloby inéligible pour un an

Candidat aux élections législatives de juin 2012 dans la 3e circonscription de la Guadeloupe, Francis Pauloby a été déclaré inéligible, vendredi dernier, par le Conseil constitutionnel, pour une durée d’un an. Son compte de campagne a été rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques dans sa décision du 7 février 2013 en raison de la présentation de ce compte en déficit (1005 €), ainsi qu'en raison de l'absence de présentation de l'ensemble des justificatifs de recettes.

Ce déficit représente plus de 25 % des dépenses exposées par M. Pauloby pour sa campagne.

FXG, à Paris

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 07:00

Le patrimoine des ministres publié hier soir sur le portail du gouvernement (http://www.declarations-patrimoine.gouvernement.fr/).

Les déclarations des trois ministres ultramarins

La Garde des Sceaux, Christiane Taubira possède un terrain à Cayenne (la maison qui y était bâtie, a été détruite) qu’elle a acheté aux enchères en juin 1987 pour 31250 €. Elle signale des travaux pour le même montant.

Elle a aussi acquis en mai 1989 deux terrains à Roura pour une valeur 30490 €. Elle n’en a plus que l’usufruit. Elle déclare encore 70 000 € pour la moitié de l’usufruit d’une maison à Cayenne acquise en juin 1997 pour 228 670 €. Enfin, Mme Taubira s’est portée acquéreuse d’un terrain à Cayenne en 2005 pour 51299 €. A quoi s’ajoute un terrain a Macouria dont elle a hérité et dispose d’un quart (valeur 32402 €).

Sur ses comptes bancaires, elle déclare une assurance vie à 84925,63 €, un découvert de 173 € sur son compte courant BFC, 12345 € sur son CEL FFC, 42 668 € sur son PEL BFC, 6137,75 € à la Banque postale et 4238 au CIC. Elle estime à 10 000 € ses biens mobiliers et déclare une Hyundai acquise en 2008 pour 13 300 € et trois vélos pour une valeur de 1000 €.

 


Victorin Lurel est propriétaire d’une maison à Vieux-Habitants, payée 180 000 € en 1993, d’une valeur actuelle de 480 000 €. Il dispose en bien commun d’une case créole d’une valeur de 40 000 €. Il a acquis deux terrains agricoles à Sainte-Rose, le premier acheté en 1988 pour 4500 € (valeur actuelle 10 000) et le second en 2008 pour 10 000 €. Depuis octobre 2010, il dispose avec son épouse de la moitié des parts de la SCI de son appartement parisien des Buttes-Chaumont. Valeur totale : 728 000 €.

Le ministre des Outre-mer déclare une assurance vie de 7500 €, un compte courant BNP avec 4406 €, 69690 € d’épargne BNP et 340 000 € sur la Banque postale. Il estime à 80 ou 85 000 € ses biens mobiliers et possède une 607 Peugeot de 2002.

Son endettement s’élève à 291 000 €.

 


George Pau-Langevin est propriétaire d’un appartement de 89 m2 à Levallois (92) qu’elle a acheté neuf en 1998 pour moins de 2 millions de francs. Elle l’estime aujourd’hui à 570 000 € et signale un procès en cours pour malfaçon.

Elle est aussi propriétaire d’un terrain de 2000 m2 (un tiers) et d’une maison de 120 m2 à Saint-François en Guadeloupe. Elle a acquis le terrain en 1984, la maison lui a coûté 500 000 francs. Elle l’a rénovée en 2008 pour 50 000 €. Elle dispose de 20 % des parts de la SCI Anacaona à Pointe-à-Pitre pour une valeur de 80 000 €.

Elle dispose d’une assurance vie de 15772 €, de 1283€ au titre de l’UFF Retraite indépendants et de 1173 € au Crédit mutuel.

Son époux affiche 51654 € sur son compte courant et 74 262 en épargne.

A la BNP, la ministre déléguée a 3832 € en compte courant, 25566 en épargne. Au Crédit mutuel, elle a 2756 € en compte courant, 19418 € en livret durable et 30510 € en livret bleu. Elle affiche 40 000 € à la Caisse d’épargne.

Ses biens mobiliers sont estimés à 10 000 € « plus la valeur d’usage des bijoux personnels ». Elle a trois voitures : une Mégane de 1998 acquise en 2001, une Clio (2007) et un C1 (2008).

Son endettement est de 120 000 €

FXG, à Paris

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 06:29

« Nos ancêtres les Gaulois »

Photogramme-nos-ancetres-les-gaulois.jpgAvec des titres comme « Nos ancêtres les Gaulois », « Les positions du missionnaire », « La loi du plus fort » ou encore « Pour un morceau de sucre », le réseau Outre-mer 1ere, France O et la société de production Bonne compagnie proposent une collection documentaire inédite de cinq épisodes de 52 minutes sur l’histoire des Outre-mer français intitulée : « Contre histoire de la France Outre-mer ».

En 2010, France 5 avait lancé « Afrique(s), une autre histoire du XXe siècle », une collection documentaire de quatre épisodes de 90 minutes destinée à regarder l’histoire du continent africain du point de vue des Africains. La collection proposée par Outre-mer 1ere peut être considérée comme son pendant pour les Outre-mer français. Luc-de-Saint-Sernin.jpg« C’est un décryptage différent et inédit de la période coloniale », indiquait le directeur d’antenne de France O, Gilles Camouilly, lors de l’avant-première à France Télévision, le 27 février dernier. « Nous avons voulu prendre une page de l’histoire de France et la regarder avec un point de vue inverse, depuis ceux qui l’ont vécue, mais aussi avec le regard décentré d’historiens nord-américains », explique Luc de Saint-Sernin (photo), directeur de la coordination des antennes télé d’Outre-mer 1ere, à l’initiative du projet. Cinq épisodes pour révéler les leviers de la colonisation. « Pour un morceau de sucre » évoque la domination économique ; « La loi du plus fort », la domination par l’esclavage ; « Nos ancêtre les Gaulois », la domination par l’éducation ; « La position des missionnaires », la domination par la religion ; enfin, « Les forçats du Pacifique », la domination par la répression. « Nous sommes partis de la prégnance de l’histoire dans nos anciennes colonies, explique Xavier-Marie Bonnot, réalisateur de trois des cinq épisodes, où le passé ne passe pas. » Dorothée Lachaud a réalisé « Les positions du missionnaire » et « Nos ancêtres les Gaulois ». « C’est une formule, dit-elle, qui a laissé des traces et contribué au processus d’acculturation et de cristallisation identitaire… ». Xavier-Marie-Bonnot-Dorothee-Lachaud.jpgDans l’école de la République, les héros sont blancs (Vercingétorix), les « hussards noirs de la République » (les instituteurs) sont les vecteurs de l’idéologie républicaine qui doit être la même dans les colonies. C’est cet épisode qui démarre la collection. Yvette Bouquet , Marie Salaun et Jone Passa de Nouvelle-Calédonie, Paulette Durino-Jno, Harry Boucart, Daniel Maximin et Maryse Condé, de la Guadeloupe, Raoul Lucas et Pierre Gaurian de la Réunion, André Lucrèce et Léo Elisabeth de la Martinique, racontent l’école sous l’Ancien Régime, aux mains des religieux et réservée aux blancs, puis l’importation du modèle de la 3e République, Schoelcher observait en 1848 que le nombre d’enfants esclaves scolarisés était proche de zéro. affiche-docu-contre-histoire-OM.jpg« Ce sont des hommes, disait-il, mais pas encore des citoyens puisqu’il leur manque l’école. » La révolution de l’école gratuite et laïque de Jules Ferry, c’est que tous doivent devenir des citoyens de l’Empire français. » Quant aux instituteurs, leur fonction n’a pour but que la reproduction de l’ordre colonial. Il est donc interdit de faire l’école en langue indigène. Quant à la mixité scolaire, n’en parlons pas… Les programmes sont rudimentaires et n’ont pour finalité que d’amener vite les jeunes au travail, en faire aussi des soldats. Pour cela, il faut que les jeunes s’identifient à une histoire mythique de la France. Voilà donc venu le temps d’Ernest Lavisse qui, par son manuel resté célèbre, propose une histoire nationale, hexagonale pour se remettre de la défaite de Sedan. Un livre fait pour les Bretons et les Corses et que l’on va exporter dans l’Empire. Vercingétorix le Gaulois est présenté comme un grand chef et ce chef est blanc ! « Il s’agit de tirer vers le haut, selon le kanak Eddy Wadrewana, c’est la mission civilisatrice. » « C’est le côté pervers de l’enseignement aliénant qui nous était imposé, conclut Roger Toumson. On nous a appris la philosophie des lumières, vertu suprême de l’école, y compris celle qui enseignait les valeurs coloniales. » Les langues locales ne feront leur apparition que dans les années 1970-1980. Au final, ce premier épisode nous enseigne que l’illettrisme dans les outre-mer français est bien le fait de cette formule stupide : « Nos ancêtres les Gaulois »…

FXG, à Paris


Sur France O, dans le cadre de l'emission Archipel

Nos ancêtres les Gaulois, 16 avril sur France O

La loi du plus fort, 23 avril

Les positions du missionnaire, 30 avril

Les forçats du Pacifique, 7 mai

Pour un morceau de sucre, 10 mai (suivi d’un débat)

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 07:36

Lurel.jpgVictorin Lurel revient sur la loi vie chere, l'octroi de mer, la defiscalisation et les affaires Chavez et Cahuzac

" Nous ne sommes pas dans une crise de régime "

Le bouclier qualité-prix a été accueilli avec tiédeur par les consommateurs au moment de son lancement. Hormis la baisse des prix sur une centaine de produits, comment peut s'organiser la lutte contre la vie chère outre-mer ?

Ce dispositif n’est en place que depuis un mois. Nous attendrons quelques mois encore avant d’en faire un bilan. Mais je tiens à souligner que La Réunion s’est distinguée dans la mise en place de ce bouclier qualité-prix. L’idée était de stimuler la concurrence pour faire baisser les prix. Cumulées sur une année d’achats, ces baisses représentent un réel gain de pouvoir d’achat. Je souligne en outre que les baisses de ces produits ne sont pas subventionnées. Ce dispositif, qui ne coûte rien aux contribuables, peut donc s’inscrire dans la durée. Pour autant, la loi comporte d’autres dispositions qui sont en cours de mise en œuvre. La fin des exclusivités d’importation injustifiées est entrée en vigueur le 20 mars et nous allons voir dans les prochains mois les effets de cette mesure. Les nouveaux observatoires des prix et des marges vont être installés car les décrets sont en cours de finalisation. Enfin, pour ce qui est des nouveaux décrets pour la régulation du prix des carburants, nous entrons dans la phase de concertation avec les opérateurs.

  De plus en plus d'acteurs réclament une refonte en profondeur de l'octroi de mer. Certains exigent même sa suppression pure et simple. Etes-vous partisan d'un abandon de l'octroi de mer au profit d'un autre régime fiscal dont l'assiette serait différente ?

 Le gouvernement ne travaille pas du tout sur cette hypothèse. Je considère que l’octroi de mer est fondamental pour nos territoires car il protège nos productions face aux importations et il représente plus d’un milliard d’euros de recettes annuelles pour les collectivités dans les départements d’outre-mer. Nous avons engagé un travail sur la reconduction du régime il y a plusieurs mois. Un rapport a été réalisé pour évaluer la compatibilité de ce dispositif avec  les règles européennes. Après les premières concertations que j’ai conduites avec les élus et les socioprofessionnels, certaines pistes ont été écartées comme l’élargissement de l’assiette aux services. D’autres ont été maintenues. Au début de cette semaine, j’ai de nouveau réuni les élus pour discuter avec eux de l’avancée de ce dossier. Je crois pouvoir dire que nous sommes parvenus à un dispositif équilibré qui maintient l’équilibre général du régime et qui lui apporte des améliorations. Ce travail n’est pas terminé pour autant. Il faut encore justifier auprès de la Commission européenne les listes de produits qui bénéficieront d’un différentiel. Les présidents de régions et de départements y travaillent avec les préfets. Pour ce qui est de la mise en place d’une TVA régionale, je peux vous dire qu’elle a été massivement rejetée par les représentants de différentes collectivités.

  Le bonus Bino a été reconduit par le Sénat et par l'Assemblée. Quel est l'avenir de ce dispositif au-delà du 31 décembre ?

Je rappelle qu’à notre arrivée, rien n’était prévu pour l’après bonus salarial et nous avons dû reprendre ce dossier dont nous avons hérité. Nous avons le devoir de créer un environnement favorable pour le développement des entreprises et, en la matière, le gouvernement a mis en place plusieurs dispositions pour permettre une transition douce vers le droit commun, comme le crédit d’impôt compétitivité emploi qui est d’ores et déjà opérationnel pour toutes les entreprises. Au-delà, l’ensemble des actions structurelles engagées par le ministère y concourent également : la lutte contre les rentes et les exclusivités, la relance de la commande publique par la remise à niveau des crédits budgétaires en faveur du logement et une ambitieuse politique d’investissement public. Nous ne laisserons donc pas les entreprises sans solutions.

  Depuis décembre 2012, le gouvernement a engagé une réflexion sur la RSTA qui prendra fin au 31 mai prochain. Quel est le mécanisme qui remplacera ce dispositif dans deux mois sans perte de pouvoir d'achat pour ses bénéficiaires ?

Conformément à l’engagement du Premier ministre, le gouvernement a prorogé le RSTA jusqu’au 31 mai. Il s’agissait de s’accorder un délai afin de mettre en œuvre la transition  entre le RSTA et le RSA.  Depuis décembre, une action volontariste a été mise en place par les caisses d’allocations familiales pour assurer une information et une orientation individuelle des personnes actuellement encore bénéficiaires du RSTA afin de les accompagner vers le nouveau dispositif auquel elles peuvent prétendre. Ce travail d’information se poursuit. Aujourd’hui, selon les chiffres à ma disposition, un peu plus de la moitié des bénéficiaires dès l’origine du RSTA ont basculé vers le RSA. Je souhaite que le maximum de bénéficiaires du RSTA fasse de même très rapidement. Dans ce dossier, les entreprises concernées doivent également prendre leurs responsabilités avec l’accompagnement du gouvernement via des dispositifs tels que le crédit d’impôt compétitivité emploi.

   Quelles sont les dernières pistes privilégiées aujourd'hui par le gouvernement pour pérenniser la défiscalisation ?

Le président de la République et le Premier ministre m’ont confié la mission de réfléchir à l’avenir des dispositifs incitatifs à l’investissement. J’ai engagé ce travail en respectant trois principes : la recherche de l’efficience dans l’emploi de la ressource publique, le maintien de l’investissement Outre-mer, et la recherche de solutions par le dialogue et la concertation. Cette concertation est engagée. Elle va se poursuivre afin que nous puissions proposer de nouveaux dispositifs dans le projet de loi de finances pour 2014.

Vos déclarations sur Hugo Chavez ont fait le buzz plusieurs jours. Les regrettez-vous ?

Je regrette les polémiques misérables. C’en était une.

  Avec l'affaire Cahuzac et la baisse de popularité de l'exécutif, François Hollande est-il confronté à une « une crise de régime » comme l'affirment de plus en plus d'observateurs ?

   Nous ne sommes pas dans une crise de régime. Les fautes d’un homme, fussent-elles gravissimes, ne peuvent pas engager toute une équipe gouvernementale et encore moins la République. La France traverse une période difficile. Les difficultés économiques n’épargnent aucun pays d’Europe et elles ont un impact considérable sur la vie des citoyens, ne serait-ce que par le chômage qui n’a, hélas, pas commencé à croître au lendemain de l’élection de François Hollande. Nous assumons courageusement des choix politiques difficiles qui consistent à engager des réformes qui ont été trop longtemps différées. Nous avons le devoir de redresser le pays et ce n’est sans doute pas le meilleur moyen d’être populaires. Mais le président de la République et le Premier ministre tiennent fermement le cap. Ce sont nos efforts d’aujourd’hui qui nous permettront d’être plus forts demain. La crise de régime n’existe que pour une certaine droite qui considère que la gauche est par nature illégitime pour gouverner.

  Comment vivez-vous cette période au sein du gouvernement aujourd'hui ?

 Je suis encore plus solidaire et encore plus soucieux de mener à bien la feuille de route que nous avons tracée. La situation que connaît le pays ne nous autorise pas à avoir des états d’âme. Nous avons été élus pour servir et j’ai été nommé ministre pour agir.

Extraits de l'interview realisee pour le Journal de l'Ile de la Reunion

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