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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 06:57
Sophie Bagooé, Tania Marcellus-Jean-Alexis et Isabelle Catan

Sophie Bagooé, Tania Marcellus-Jean-Alexis et Isabelle Catan

Le conseil de développement de la CACEM en séminaire à Paris

Tania Marcellus-Jean-Alexis et Sophie Bagooé, respectivement présidente et directrice générale adjointe du conseil de développement de la CACEM, accompagnée d'Isabelle Catan, ont participé lundi au palais du Luxembourg, à la journée de réflexion et de partage d’expérience organisée par la Coordination Nationale des Conseils de développement, vingt ans après la promulgation de la loi Voynet les ayant institués. La CACEM dispose de son conseil de développement depuis 17 ans tandis que Cap Nord et Espace Sud n'en sont qu'à leurs prémisses. Le conseil de développement de la CACEM dispose de plusieurs collèges de personnalités qualifiées qui viennent apporter aux dirigeants politiques de la CACEM leur expertise citoyenne. "Que ce soit sur les budgets ou d'autres thèmes, nous sommes amenés à donner notre avis, explique la présidente. On s'autosaisit quand un sujet nous interpelle..." Ainsi le conseil de développement a participé au grand débat national, donné son avis sur des sujets comme le centre aquatique communautaire (sa tarification au public) ou l'aménagement du port de plaisance à l'étang Z'abricot...

Tania Marcellus-Jean-Alexis qui a succédé à Marcel Osenat à la tête du conseil de développement de la CACEM est à la tête d'une agence de communication et d'une imprimerie, elle est également très impliquée dans le monde associatif (elle a été secrétaire pendant dix ans du club presse Martinique) et est connue pour avoir monté le premier équipage féminin de yole. Elle préside une petite assemblée de 35 membres, tous bénévoles qui se réunissent tous les deux mois pour étudier les différents dossiers.

"Nous avons une vision différente de celle des politiques, explique la présidente Marcellus-Jean-Alexis, et l'idée est d'amener nos visions de citoyens à l'élu." Dans ses obligations, le conseil de développement doit se prononcer sur le budget de la collectivité, le plan climat... "On travaille également, explique Sophie Bagooé, sur des projets qui requièrent une concertation avec les citoyens, notamment le défi carte blanche qui est un concours national pour lequel la CACEM a été retenue." Le conseil s'est même prononcé sur le prix et le fonctionnement du TCSP avant que cette compétence ne soit transférée à la collectivité territoriale... L'avis du conseil n'est que consultatif, mais à la CACEM, ces avis sont généralement suivis. "Nos avis sont au moins entendus, assure Sophie Bagooé. Lors de bureaux du conseil communautaire, nos avis sont transmis aux élus en amont. Ils en font ce qu'ils veulent, lais nous remarquons que nous sommes toujours plus sollicités en amont des projets." Lundi à Paris, le représentants des conseils de développement ont ainsi pu échanger sur leur poids et impact sur les décisions politiques à l'échelle communautaire.

FXG, à Paris

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 05:00
Les conseillers économiques, sociaux et environnementaux Dominique Rivière (Réunion), Sarah Mouhoussoune (Mayotte), Joël Lobeau (Guadeloupe), Jean-Etienne Antoinette (Guyane), Isabelle Biaux-Altmann (Saint-Martin) et Inès Bouchaut-Choisy (Saint-Barthélemy).

Les conseillers économiques, sociaux et environnementaux Dominique Rivière (Réunion), Sarah Mouhoussoune (Mayotte), Joël Lobeau (Guadeloupe), Jean-Etienne Antoinette (Guyane), Isabelle Biaux-Altmann (Saint-Martin) et Inès Bouchaut-Choisy (Saint-Barthélemy).

Le CESE veut valoriser les langues des Outre-mer

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté mardi après-midi un avis intitulé : "Valorisons les langues des Outre-mer pour une meilleure cohésion sociale." L'auteure de ce rapport, la conseillère de Saint-Martin, Isabelle Biaux-Altmann

, connaît bien le sujet puisqu'elle a travaillé sur l'écgec scolaire et le bilinguisme de son île qui se partage entre le français et l'english créole alors même que cette langue n'est pas reconnue parmi les 75 langues de France. Parmi ces langues, cinquante sont pratiquées dans les Outre-mer parmi lesquelles les créoles, les langues amérindiennes et bushinengés et encore le chimahorais à Mayotte, mais pas le kibouchi, le parler malgache de Mayotte. Son rapport vise faire connaître cette problématique aux décideurs et, notamment, au ministère de l'Education nationale. C'est d'ailleurs Jean-Michel Blanquer, ancien recteur de Guyane, qui déclarait lors des états-généraux du multilinguisme dans les Outre-mer en 2011, alors qu'il n'était encore que directeur général de l'enseignement scolaire : "Le fait d'avoir deux langues dans son patrimoine, voire davantage, est une richesse pour les enfants beaucoup plus que ce n'est un problème..." Ainsi, le CESE préconise la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales qu'elle a pourtant signée depuis 1992 ! "C'est là, un des blocages vis-à-vis de l'Education nationale", souligne la rapporteure, car il est important d'adapter l'enseignement et de proposer l'enseignement des langues régionales qui sont un facteur d'inclusion sociale." Autrement dit, apprendre à lire et à écrire dans sa langue maternelle facilite pour le jeune l'apprentissage du français. La refondation de l'école proposée en 2012 par Vincent Peillon évoque déjà cette reconnaissance des langues régionales et la loi égalité réelle outre-mer de 2017 confirmait cette orientation législative. "Mais sur le terrain, tempère Isabelle Biaux-Altmann, on est loin des objectifs attendus. Ca reste au bon vouloir des enseignants..." Valelia Muni Toke, chercheur à l'IRD consultée pour la rédaction de cet avis, indique que "le bilinguisme en langues d'outre-mer est perçu comme quelque chose d'inutile alors que ces langues sont insérées dans leurs bassins géographiques"...

A l'heure actuelle, seuls les territoires dotés d'un statut d'autonomie (Polynésie et Nouvelle-Calédonie) ont pu faire un véritable travail allant dans le sens de la valorisation des langues régionales, pour ce qui est des départements et régions d'Outre-mer, on se heurte toujours au jacobinisme.

En conclusion, le CESE préconise une dizaine de mesures comme le soutien à la tenue d'états généraux du plurilinguisme à la Réunion en 2021, la généralisation des pratiques de traduction des actes de communication publique pour favoriser l'accès à la santé, au droit et à la justice, ou encore l'affectation en Outre-mer d'enseignants ayant reçu une formation d'accueil leur permettant une meilleure approche des langues et cultures du territoire dans lequel ils exercent.

FXG, à Paris

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 04:34
La grande distribution à la Réunion

Interview. Christophe Girardier, auteur d'une étude sur étude sur le secteur de la grande distribution et la création de structures coopératives de commerçants indépendants à La Réunion.

"Les fournisseurs locaux augmentent leur prix de vente pour payer les marges arrière"

Le paysage réunionnais de la grande distribution est-il réellement concurrentiel ?

Le marché de référence des hyper pèse à La Réunion 3,8  milliards d'euros. Sept enseignes se le partagent, ce qui donne une apparence de concurrence, mais elles appartiennent à cinq groupes distincts qui disposent chacun de leur centrale d'achat. Au niveau global de l’île, la situation semble concurrentiellemais la réalité est tout autre quand on examine la situation au niveau local des zones de chalandisesou des zones d'attraction des pôles urbains et quand on prend en compte l'attractivité dominante du format de l'hypermaché face à d'autre magasins de taille plus petite et notamment les supermarché qui n'exercent pas le même niveau de concurrence. On se rend compte que seules une d'entre elles est en situation véritablement concurrentielle. Sur le bassin de vie de Saint-Paul/Trois-Bassins/La Possession, il y a trois hypermarchés qui sont de la même enseigne (groupe Vindemia) donc on ne peut pas qualifier cette zone de concurrentielle. Il en va de même pour la zone de Saint-Benoît où domine là encore groupe Vindemia. A Saint-André/Salazie/Sainte-Suzanne, même constat. Dans la zone de Saint-Louis/Cilaos, il n'y a qu'un seul hyper de l'enseigne Auchan, dans celle de Saint-Leu/L'Etang-Salé, c'est l'enseigne Leclerc qui est présente avec un hypermarché... Il n'y a guère que le bassin de Saint-Pierre/Le Tampon/Entre-Deux qui est concurrentiel puisqu'on trouve trois acteurs différents. Enfin, la zone de Saint-Joseph où il n'y a que des supermarchés peut être considérée aujourd'hui en situation de concurrence, mais un hyper Leclerc va s'installer prochainement et l'environnement ne pourra plus être considéré comme concurrentiel, sans parler de l'impact  évident sur la disparition de beaucoup de commerces de proximité de la zone. Le modèle des hyper importé de la métropole est clairement inadapté à La Réunion et devient préjudiciable au pluralisme concurrentiel et donc aux intérêts des consommateurs. C'est pour quoi je préconise dans mon rapport un moratoire pour toute nouvelle ouverture d'hypermarchés et la réduction à 2000 m2 maximum pour les autorisations d'ouverture.

Vous mettez aussi en cause le principe des marges arrières que vous jugez inflationnistes et mortifères pour la production locale. Qu'est-ce qu'une marge arrière ?

Les marges avant sont la différence entre le prix de vente et le prix d'achat, jusque-là c'est  une pratique normale. Mais le système ajoute une autre source de rémunération des distributeurs, les marges arrières, c'est-à-dire les contreparties financières que demande le distributeur au fournisseur à certains engagements. Elles sont de deux sortes : les marges arrières conditionnelles (un pourcentage rétrocédé au distributeur à partir du moment où il a rempli des objectifs de vente) ; les marges arrières non conditionnelles du fait de la coopération commerciale, c'est-à-dire la possibilité par exemple pour un producteur de voir ses produits en tête de gondole, bien placés dans le rayon ou promus avec l'aide d'un catalogue. Ces opérations commerciales sont vendues au fournisseur comme un service délivré par le distributeur. Ce sont des marges souvent calculées en pourcentage du prix d'achat. La part des marges arrière à la Réunion pèse donc sur les fournisseurs et en particulier les producteurs locaux, parfois jusqu'à 15 % du volume d'achat en plus de la marge avant. Les fournisseurs augmentent donc leur prix de vente pour pouvoir payer ces marges arrière. Mécaniquement le prix de vente du "fond de rayon" est renchéri du fait de ce modèle. Par ailleurs, certains distributeurs n'intègrent pas ces marges arrières dans le compte d'exploitation de leurs magasins. Ne pas l'intégrer en réduction de la facture d'achat permet au distributeur de minimiser sa marge commerciale réelle et permet à certains d'affirmer que leurs marges commerciales sont inférieures à celles pratiquées en métropole. Moi, je dis qu'elles sont au moins égales !

Vous mettez aussi en cause la politique des promotions et des prix d'appel, pourquoi ?

Pour certains produits, la promotion devient la règle et plus le tarif normal. Mais ces promotions ne s'appliquent que sur une partie minoritaire du panier des consommateurs, sur les produits dits d'appel, c'est à dire ceux parmi les plus demandés et qui tirent la clientèle dans les magasins où ils achètent bien d'autre produits. La part du chiffre d'affaires des producteurs locaux réalisée en promotions va de 50 à 90 %, ce qui est excessif et fragilise le compte d'exploitation et la rentabilité de ces industriels locaux. Chez le distributeur, la part des promotions ne représente que 20 à 25 % de leur chiffre d'affaires. La guerre des prix ne concerne en réalité que les seuls produits d'appel, donc une part très minoritaire (moins d'un tiers) du panier d'achat des Réunionnais et parmi ces produits, on trouve les marques locales les plus demandées. Résultat, pour certaines promotions, avec la réintroduction de leurs marges arrières dans le prix de vente de ces produits en promotion, les distributeurs vont jusqu'à proposer un prix de vente au consommateur inférieur au prix d'achat chez le producteur. Bien entendu cette pratique n'intervient que sur ces produits d'appel, pas sur les autres produits ce qui globalement ne change pas le budget des consommateurs. Ce phénomène illustré par un différentiel excessif pour le consommateur entre le prix de fond de rayon et le prix promotionnel, est illisible et incompréhensible. C'est l'effet de ce modèle économique des marges arrières qui a pour conséquence mécanique une élévation des prix de base et donc est un des facteurs explicatif de la vie chère... Les producteurs se plaignent à juste titre de ce système, mais ils sont un peu schizophrènes et ils en redemandent parce qu'ils ont peur de ne pas vendre suffisamment pour écouler leur production. Ce qui peut se comprendre, mais ils oublient qu'il existe d'autres leviers que les promotions pour augmenter les volumes de vente. Vu le pouvoir de marché que la grande distribution a atteint, Il ne faudrait pas laisser aux seuls acteurs distributeurs le pouvoir de décider sans cadre ni limite, de l'exposition des marques locales dans les rayons des hypermarchés. Nous sommes en présence d'un modèle désormais mortifère et inflationniste, qui tire tout le monde vers le bas, notamment pour les produits d'appel et en particulier ceux issus de la production locale. La plupart des acteurs le reconnaissent, mais aucun d'entre eux ne veut en sortir le premier, de peur d'être la principale victime. Dans un tel contexte, il me semble qu'il appartient aux pouvoirs d'agir pour réguler le système et en corriger les effets pervers. J'ai proposé différentes mesures qui pourraient être prises en concertation avec les acteurs, pour réformer le cadre réglementaire actuel et surtout créer les conditions d'un nouveau modèle de distribution.

Vous proposez le regroupement des petits distributeurs en coopératives d'achat. Croyez-vous vraiment que ça puisse aboutir à des baisses de prix de 20 à 30 % ?

A l’occasion de mes travaux et aux fins d'expérimentation, j'ai accompagné un premier projet de coopérative de commerçants indépendants de proximité, baptisé Bout-IKS. Une dizaine de commerçants ont ainsi décidé de créer une structure collective pour disposer d'une puissance d'achat commune, afin de leur permettre de se fournir directement auprès des producteurs locaux eux-mêmes. Précisons que chez les deux grossistes, ils achètent leur produits à un prix jusqu'à 40 % plus cher qu'un prix de vente en promotion dans un hyper. Par ce modèle de coopérative, sans intermédiaire et donc en circuit court, ces petits commerçants vont pouvoir proposer des produits locaux à un prix proche, voire équivalent à ceux pratiqués par les grandes surfaces. Sur le seul segment des fruits et légumes et en ayant recours au marché de gros de Saint-Pierre (approche très singulière qui pourrait faire école en métropole), cette approche de circuit court va permettre à ces petits commerçants de faire baisser les prix des fruits et légumes locaux de l'ordre de 30 à 40 % par rapport au prix pratiqués dans les hypermarchés. Ce nouveau modèle de structuration en coopératives des commerçants indépendants de proximité qui restent au nombre de près de 1000 à La Réunion, là ou ils ont disparus en métropole, permettrait de faire émerger de nouveaux acteurs qui ensemble pourraient peser à moyen terme de 25 à 30 % de parts de marché, selon les estimations réalistes que j'ai pu faire, soit l'équivalent de celle de Leclerc, contre seulement 4% aujourd'hui. 

Quelles solutions proposez-vous ?

A mon sens le moment est venu pour les pouvoirs publics de favoriser un nouveau modèle de distribution en aidant les acteurs indépendants de la distribution à se structurer en coopératives. A la Réunion, la filière d'un nouveau commerce de proximité à inventer, devrait être considérée comme le sont les start up dans le secteur des nouvelles technologies innovantes, car cette approche représenterait une vraie innovation à La Réunion. De telles start-up du commerce de  proximité devraient pouvoir bénéficier d'aides financières pour se structurer et se développer au travers des dispositifs de existants ou même des fonds européens. On verrait alors émerger un nouveau modèle alternatif de distribution à la fois moderne et encré au cœur de la culture créole.

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 05:40
Le groupe Ethnics sur le boulevard Saint-Michel

Le groupe Ethnics sur le boulevard Saint-Michel

Un carnaval tropical festif et populaire au quartier latin

Dimanche 23 Juin, le carnaval tropical de Paris s'est offert une répétition générale et grandeur nature dans le quartier latin avant le défilé officiel le 7 juillet prochain sur les Champs-Elysées. Dix-sept groupes (dont quatre groupes à peau) ont pu faire une belle boucle au départ de la place du Panthéon en empruntant la rue Soufflot, le boulevard Saint-Michel, le boulevard Saint-Germain et la rue Saint-Jacques avant de revenir devant le temple des hommes et femmes illustres. Sur ce parcours où le public était très nombreux, pas de barrières, peu de forces de police et une ambiance telle qu'on peut la vivre pendant le carnaval aux Antilles. "Ca s'appelle un vrai carnaval, explique Hugo Solvar, un des fondateurs du carnaval tropical de Paris en 2002, les gens sont avec nous, les gens défilent avec nous dans la rue, c'est ça le carnaval !"

Evidemment, autant il avait été difficile au comité organisateur d'obtenir le droit de défiler sur les Champs-Elysées (la première fois en 2011), autant il leur a été difficile d'obtenir les autorisations pour ce défilé au coeur du quartier latin. "On est habitué, poursuit Hugo, on connaît tous les pièges et maintenant on est habitués ! On a fait jouer nos contacts, nos relations ! Et on sera encore là l'année prochaine." Le 7 juillet, sur les champs, ils seront 27 groupes, mais là, le public sera massé derrière les barrières et ne sera que spectateur, sous l'oeil attentif des forces de police.

FXG, à Paris

En images

Le groupe qui a eu le prix du carnaval tropical l'an passé

Les filles du groupe Bec d'argent

La fille au chacha

Les Boliviennes

Mi Yo

La mini-reine

Au carrefour de Saint-Michel et Saint-Germain

Les Péruviens

Mi Yo remonte la rue Soufflot

Choukaj rue Saint-Jacques

Sur le boulevard Saint-Germain

Ti mass Paname

Arrivée sur le parvis du Panthéon

La figure de proue des Boliviens

Relâche au Panthéon

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 09:14
Delphine Ernotte et l'Outre-mer 2

France Télévisions promet de l'outre-mer sur toutes les chaînes publiques

Il va falloir attendre encore la semaine prochaine pour connaître le contenu du pacte citoyen de France Télévisions. C'est lui qui dira entre autres où, quand et combien de fois on parlera d'outre-mer à la télé publique. Mais au moins a-t-on appris mardi, lors de la présentation de la nouvelle grille de France télévisions que l'émission "Les témoins d'Outre-mer", présentée par la Guadeloupéenne Nella Bipat, sera reformatée et programmée à 8 h 50 sur France 3 à la rentrée de septembre. Pour le reste, la présidente Delphine Ernotte a déclaré que "la visibilité des Outre-mer était au coeur d'un enjeu de rupture de l'égalité territoriale". Un nouveau portail outre-mer va donc anticiper la fin programmée de France Ô à la mi 2020, après les JO de Tokyo. Takis Candilis, directeur des programmes, a annoncé un "grand show de l'Outre-mer" au moment du carnaval", une série documentaire sur l'histoire de l'antisémitisme et une autre sur l'histoire de la décolonisation, "la course des champions", un divertissement animé par Teddy Riner et Olivier Mine, la série de Lucien Jean-Baptiste d'après son film, "Il a déjà tes yeux", les fictions policières "Tropique criminelle", "Captain Marlow", "Meutre à la Réunion", tout ça sur France 2, France 3 ou France 5... Jamais l'on ne parla tant d'outre-mer à la télé publique ce mardi, même si l'annonce du transfert de l'émission "Stade 2" sur France 3 et du maintien de Michel Drucker le dimanche nous ont fait un peu d'ombre.

FXG, à Paris

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 09:13
Delphine Ernotte et l'outre-mer

Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, a présenté mardi18 juin la future grille de rentrée et la place de l'Outre-mer sur ses antennes en attendant la fermeture de France Ô en septembre 2020, après les JO de Tokyo. Interview.

"France Ô, c'est un sujet compliqué..."

Vous ne présentez votre pacte citoyen que dans une semaine, mais d'ores et déjà que pouvez-vous nous dire de la place des Outre-mer sur les chaînes de France TV ?

Les Outre-mer au sein du groupe France télévisions, c'est d'abord neuf stations régionales puisque dans chacun des territoires d'Outre-mer, nous opérons la radio, la télévision et le numérique et, dans la majorité des territoires, ce sont les premières audiences. C'est une puissance extrêmement considérable au sein du groupe qui est confirmée. Nous allons continuer à investir dans de la création ultramarine avec quelques exemples de fictions qui vont être produites sur place et diffusées sur les antennes nationales.

Que faire avec France Ô pour le temps court qu'il lui reste à vivre ?

France Ô, c'est un sujet compliqué... C'est une chaîne qui auparavant n'était émise qu'en Ile de France et qui permet aux Ultramarins qui vivent dans l'Hexagone d'avoir accès aux programmes de leurs contrées. Mais c'est vrai qu'avec le numérique, on voit bien que les usages des gens qui s'intéressent à l'Outre-mer sont en train d'évoluer... Vous pouvez, à Paris, avoir accès aux chaînes ultramarines et à leurs journaux télévisés. Donc, comment on fait pour que cette plateforme, qui met en avant les programmes ultramarins qu'on va retrouver dans la plateforme mère, france.tv, elle se modernise, elle soit plus ergonomique, plus puissante, plus efficace au bénéfice de ceux qui ont envie d'aller regarder des programmes spécifiquement ultramarins ?

Mais quid de la représentation de l'Outre-mer sur le service public national ?

Avec l'arrêt de l'activité de la chaîne France Ô annoncé par le gouvernement l'année dernière, on s'est dit aussi qu'on avait un vrai sujet de représentation des Français ultramarins non pas sur France Ô, mais sur l'ensemble des antennes... On n'est pas toujours les plus prompts à parler du séisme ou de la crise sociale à Mayotte, des élections territoriales en Nouvelle-Calédonie alors que ce sont des territoires qui ont des spécificités et une histoire propre et qui vivent des difficultés qui, souvent, se propagent à l'ensemble de la nation. Il y a une vraie spécificité qui est une source d'enseignement pour nous tous et il y a une forme de normalisation, je parle de la rentrée scolaire ou du bac, ça concerne aussi bien les gens qui vivent en Guadeloupe que les gens qui vivent dans l'Hérault. Il y a à la fois un souci de normaliser les outre-mer, de parler autant d'un cataclysme à la Réunion qu'à Bordeaux, d'exposer des oeuvres ultramarines et de ne pas manquer de rappeler leur histoire. Ce n'est pas encore le cas aujourd'hui même si on fait d'énormes progrès...

Comment ça se passera dans les informations par exemple ?

Yannick Letranchant (directeur de l'information, ndlr) s'est très investi dans ce sujet et désormais, dans les conférence de rédaction, il y a toujours quelqu'un des Outre-mer pour dire ce qu'il s'y passe aussi. Wallès Kotra (directeur du pôle Outre-mer, ndlr) a emmené Takis Candilis (directeur des programmes, ndlr) en Nouvelle-Calédonie. C'est un investissement de tous, en particulier de la rédaction, qu'on est en train de faire pour rendre compte de l'actualité, de l'information ultramarine.

Ces engagements seront tous dans le pacte que vous annoncez pour la semaine prochaine ?

Le pacte citoyen, ça met par écrit nos engagements et ça permet de mettre en place des mesures qui montrent qu'on progresse. On est sincèrement engagés dans cette transformation parce que c'est une question d'égalité, ce n'est pas quelque chose qu'on fait pour faire plaisir à tel ou tel autre. On est présents sur quatre continents, c'est une réalité, c'est une richesse et on a bien l'intention de la mettre en avant. Maintenant, il faut aussi d'une certaine manière rassurer les Ultramarins, les députés qui les représentent, les associations qui se disent qu'on va perdre quelque chose et se demandent encore ce qu'elles auront à la place... Donc ce pacte va mettre en mots et en indicateurs l'engagement réel, sincère qu'on prend, combien de fois on aura parlé des Outre-mer dans les journaux télévisés, combien de soirées à thématique propre aux Outre-mer il y aura eu dans le mois...

Propos recueillis par FXG, à Paris

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 09:13
Emmanuelle Wargon aux Antilles

Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat à la transition écologique et solidaire, était en Guadeloupe du 19 au 23 juin, puis en Martinique jusqu'au 24.

Au programme la crise de l'eau en Guadeloupe et la fin du charbon aux Antilles. Entretien.

"L'eau n'est pas empoisonnée au chlordécone de façon généralisé"

C'est la difficulté de l'accès à l'eau qui vous amène en Guadeloupe ?

Je viens en Guadeloupe essentiellement pour parler d'eau, pour faire le point sur l'ambition qui a été lancée par les élus de Guadeloupe et le président de la République d’assurer l'accès à l'eau pour tous les habitants de la Guadeloupe. Je veux consacrer beaucoup de temps aux rencontres sur le terrain puisque je vais aller voir l'avancement concret du plan d'action prioritaire qui avait été lancé l'année dernière. Nous mettons d’ores et déjà 10 millions d'euros sur cette première étape du plan et je viens voir où nous en sommes sur les canalisations et les captages.

Je viens aussi échanger avec les usagers parce qu'il est clair que la réponse à la question la plus importante de l'eau en Guadeloupe passera par un dialogue avec les usagers : il faut à la fois mieux s'organiser, investir plus et revenir à un système normal de facturation. C'est très important de discuter avec les usagers et bien sûr, je vais aussi discuter avec les collectivités territoriales, saluer l'accord de toutes les collectivités lors de la conférence de l'action publique territoriale qui a eu lieu en mai dernier pour la création d'un syndicat unique de l'eau à compter du 1er janvier 2020. Et pour avancer et investir, on a aussi besoin de signer les contrats de progrès avec chacune des cinq collectivités concernées. Annick Girardin et Sébastien Lecornu en ont signé un en mars 2018 avec Marie-Galante et on a pour objectif d'en signer quatre autres rapidement, d'ici la fin de l'année.

A quel horizon, espérez-vous voir le problème de l'accès à l'eau se régler ?

L'ambition, c'est qu'on ait des résultats dès 2020. Cela prendra environ deux ans pour arriver à sortir des tours d'eau, le préfet l’a indiqué dans vos colonnes. Notre ambition, c'est un maximum de deux ans, mais il y a encore beaucoup de travail jusqu'à avoir la quantité de la ressource à tous les points d'eau nécessaires pour chacun des habitants. Mon objectif, c'est un accès à l'eau pour tous partout, à la fois en supprimant les tours d'eau le plus vite possible, mais aussi en améliorant les captages et les canalisations pour que l'eau soit de bonne qualité partout sur l'île.

Les gens s'interrogent aussi sur la qualité de l'eau qu'ils boivent. Pouvez-vous nous assurer que l'eau n'est pas empoisonnée au chlordécone ?

Non, l'eau n'est pas empoisonnée au chlordécone de façon généralisée mais nous avons des problèmes de qualité, des problèmes ponctuels de gestion des usines, mais aussi des problèmes de déperdition. Ce n'est pas tant la qualité le problème que le fait de perdre de 60 à 80 % de l'eau entre le captage et l'arrivée chez les habitants. C'est ça notre premier problème. Pour supprimer en deux ans maximum les tours d'eau et améliorer l'alimentation en eau, il faut s'organiser différemment, c'est ce qui a été acté avec la création d'un syndicat unique de l'eau, il faut investir et l'État est prêt à la faire d'ailleurs de façon dérogatoire car c'est purement une compétence commune, mais compte tenu de la situation, l'État avec la Région et le Département sont prêts à investir, il faut qu'on se mette d'accord avec les communes et les intercommunalités sur le partage de cet investissement et c'est ce que doivent préciser les contrats de progrès dont je vous parlais avec les intercommunalités qui seront prochainement signés. Une fois qu'on aura un syndicat unique qui gère et un investissement programmé, on pourra avancer.

Quel est le montant global de ce chantier ?

Pour l'enveloppe [de cette première phase] du programme d'action prioritaire, nous nous étions engagés à mettre 7,7 millions, finalement entre l'État et l'Agence française de la biodiversité, nous arrivons à un peu plus de 10 millions [Nous travaillons aussi pour sécuriser d’autres sources de financement comme les fonds structurels européens et les concours bancaires]. Les investissements tout compris sont chiffrés autour de 800 millions.

Vous arrivez samedi soir en Martinique où ce sont, semble-t-il, les questions relatives à la biodiversité qui ont motivé votre déplacement. Quelle est la problématique ?

Le principal enjeu c'est la biodiversité. Nous avons une ambition nationale très forte pour sa préservation alors que 80 % de la biodiversité française se trouve en Outre-mer. J'irai voir le Parc naturel régional, on va parler d'extension de la réserve de la Caravelle et je vais signer une convention avec la Collectivité territoriale de Martinique sur la mangrove, ce sera lundi après-midi. Notre objectif, d'ici 2022, est de faire de 30 % du territoire national des espaces naturels protégés dont 10 % en protection forte. Je vais réunir en octobre lors du forum national sur les aires protégées à Biarritz tous les gestionnaires d'aires protégées. Je compte beaucoup sur ce déplacement, avec les acteurs de la Martinique, pour réfléchir à la manière dont nous allons déployer cette nouvelle stratégie car, encore une fois, la Martinique et les Outre-mer en général, c'est notre principale richesse en matière de biodiversité.

En termes de développement et d'emploi, que peut apporter la biodiversité. Où sont les emplois verts ?

Défendre la biodiversité, c'est protéger la nature, la faune et la flore. On sait qu'on a un vivier d'emplois verts dans ce domaine, c'est aussi lié au tourisme vert, parce que c'est l'un des grands atouts de la Martinique et donc, à chaque fois qu'on protège cette nature et qu'on la valorise, ça permet aussi de contribuer au développement du tourisme avec des activités de nature qui sont créatrices d'emplois.

Votre déplacement comportera-t-il un volet sur l'indépendance énergétique ?

Je vais avoir une séquence importante avec Albioma puisque nous avons comme objectif de sortir du charbon en Martinique comme en Guadeloupe à compter de 2023. Chez Albioma, je vais pouvoir annoncer quelque chose qui est attendu depuis longtemps : la mise en place en Martinique de la prime bagasse qui existe en Guadeloupe mais pas encore en Martinique. Nous allons mettre un million d'euros pour soutenir les producteurs de canne sur la bagasse et permettre d'accélérer la sortie du charbon et son remplacement par de la bagasse.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 05:06
Les lauréats guadeloupéens du Parlement des enfants

Les enfants de l'école Cora-Mayéko députés d'un jour

"Je suis heureux de saluer la présence en tribune des élèves de la classe de CM2 de l'école élémentaire publique Cora-Mayéko de Baie-Mahault en Guadeloupe", a déclaré Richard Ferrand à l'ouverture de la séance des questions au gouvernement, mercredi à l'Assemblée nationale. Peu avant, sous les ors de l'hôtel de Lassay, siège de la présidence de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, entouré du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et du député Max Mathiasin, révélait le nom de la classe lauréate provoquant des cris de joie et même des pleurs chez les petits Baie-Mahaultiens. C'est donc leur proposition de loi visant à réduite l'empreinte écologique du numérique que le 23e Parlement des enfants transmettra à l'Assemblée nationale à qui il reviendra d'en faire ou pas une loi de la République.

Claude Milne, leur maîtresse, a trouvé pertinent d'illustrer par cet exercice pratique une "leçon d'enseignement moral et physique". Auparavant, la maîtresse et ses élèves se sont livrés à un travail de recherche, de lecture et de compréhension. "A chaque utilisation du numérique, explique Maëlle, une de ses élèves, ça dégage 4 % de gaz à effet de serre avec toutes les conséquences sur l'environnement, la fonte des glaciers, le réchauffement climatique et tout ça... On propose donc d'installer partout des filières de recyclage et aux consommateurs de moins acheter et de recycler." "Je ne sais pas ce qui a fait qu'on a été retenu, explique son camarade Théo, mais ce que je sais c'est qu'on a beaucoup travaillé pour arriver là." "On s'est entretenu, explique Mathis, on a fait des groupes et on a imaginé ensemble." "C'est un travail commun, continue Dalana, et grâce à la maîtresse qui nous a donné des idées, on a réussi à faire notre proposition de loi !" Pour Loane, cette distinction s'explique simplement : "Notre loi est meilleure que les autres puisqu'elle a été choisie par un jury national."

"Notre cheminement a été long, a raconté Claude Milne, les débats passionnés, mais notre plus grande joie, c'est de voir cette proposition devenir un véritable projet de loi. Nous lançons un défi au député Mathiasin afin qu'il appuie notre proposition de loi."

L'exercice a été complété par une visite en règle du palais Bourbon, de la salle des quatre colonnes où les députés croisent les journalistes à la bibliothèque où Aimé Césaire aimait tant se réfugier en passant par l'hémicycle où sont débattues et votées les lois, les élèves ont pu tout voir et parfois, à l'instar du jeune Guelyann, prendre goût à la chose publique : "J'aimerai bien un jour revenir ici comme député."

En attendant et pour les autres, le sujet du 24e parlement des enfants sera celui de l'égalité entre les femmes et les hommes.

FXG, à Paris

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 04:09
Aide compensatoire à la canne en danger

La ministre devra gagner ses arbitrages

La disparition de l'enveloppe de 28 millions d'euros destinée à compenser la fin des quotas sucriers à la Réunion n'a pas fini de faire du bruit. Il y a d'abord eu la question d'Huguette Bello mardi dernier, lors de la séance de questions au gouvernement, lorsque Annick Girardin a bien été obligée de constater que cette somme ne figurait pas dans les documents budgétaires de cadrage. "Elle m' a fait part de sa vive inquiétude sur la réticence des autres ministères", signalait alors le député David Lorion... Puis jeudi, il y a eu la longue audition de la même ministre devant la délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale qui lui a permis de révéler son trouble : "J'avoue que j'ai été prévenue un peu tard..." Et d'apporter quelques éclairages notamment sur la durée de l'aide compensatoire, trois ans, ainsi que la France l'a notifiée à l'Europe, afin d'adapter la filière à cette libéralisation du marché du sucre en Europe.

"La question, a-t-elle déclaré aux députés, se pose de réinscrire cette aide dans les crédits du ministère de l'Agriculture... On est en plein arbitrage et ce sujet est une des questions de cet arbitrage. Un dialogue est en cours et le Premier ministre et le président de la République sont déjà sensibilisés..." Si elle plaide en faveur de la réinscription de ces crédits au projet de loi de finances 2020 pour en faire, ainsi que le réclame les professionnels, une aide structurelle, elle a regretté qu'on ait "loupé l'adaptation". Car il était bien question d'une période d'adaptation d'une durée de trois ans quand la France a notifié cette aide d'Etat à Bruxelles en 2017.

"L'arrêt brutal est difficilement concevable, a convenu Annick Girardin. On ne peut dire stop sans dire comment on accompagne cette adaptation que personne n'a fait..." La ministre a prévenu que si l'aide était renouvelée, il y aurait nécessairement des conditions d'adaptation, et que ce travail, il faudrait le faire en partenariat avec les collectivités locales, notamment le département.

Malgré les propos de la ministre, un certain scepticisme habite toujours les députés car ils savent les efforts déjà réalisés par toute la filière canne : "Elle est allée jusqu'au bout de l'amélioration variétale, assène David Lorion, de la logistique, de l'extraction dans chacune des sucreries. Les acteurs, planteurs comme industriels, sont exsangues et ne peuvent rebondir dans un contexte international difficile. Cette aide doit devenir structurelle pour continuer une filière sucre énergie dans les DOM. Le risque de voir s'effondrer rapidement tout un pan de l'économie et le pilier de l'activité agricole n'a jamais été aussi important."

Des parlementaires ont demandé à être reçus par le ministre de l'Agriculture et les professionnels se mobilisent. Des actions qui viennent en soutien à la    ministre qui était, hier encore, dans l'incertitude vis-à-vis de ses collègues de l'Agriculture et de Bercy : "Là, je ne suis pas capable de vous répondre, mais les enjeux, tout le monde les connaît."

 FXG, à Paris

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 06:26
Route du rhum sanglante

"Soleil rhum raisin", le dernier polar de Manu Queffélec

Après "Soleil coquin" et "Soleil de fiel", l'ancien patron de Jardi Jarry, Manu Queffélec, publie une nouvelle aventure de ses deux flics du SRPJ du Morne Vergain, le Martiniquais Bernard Linon et le Breton Loïc Le Guennec, sous le titre "Soleil rhum raisin" chez Jets d'encre. Cette fois le meurtre, car c'est bien un polar, se déroule alors que sont attendus les premiers skippers de la 9e Route du Rhum, celle de 2010 avec Franck Camas en tête et Philippe Fiston en premier arrivé péyi. L'auteur a choisi de planter la plupart de ses scènes à la Créole beatch hôtel alors que l'établissement grouille de journalistes, de people et de jolies femmes. Le vrai patron de l'hôtel s'amusera de découvrir qu'il a été transformé en Cyril Gointy, métro...

Un photographe freelance, Karim Choukri venu spécialement pour couvrir l'événement, dîne avec une belle Indienne de Cocoyer, Gosier. Elle rêve et il la fait rêver de mannequinat, de carrière... Un krabiélé la retrouvera morte dans la mangrove de la Pointe de la Verdure, sans culotte, au petit matin. Pas loin de là, un autre soir, le casino est braqué de sa recette d'un soir... Suivre les pérégrinations des deux pandores sous l'autorité du patron de la PJ, Bastien Barré, dit Babar, qui fait penser, avec son noeud-pap, au commissaire Besson qui régna un temps sur le morne Vergain, est l'occasion de revivre cette Route du rhum tout en se faisant balader par l'auteur sur des itinéraires familiers mais menant souvent à de fausses pistes. Ses héros sont sympathiques, mais ils évitent rarement le cliché, ce qui cache parfois un peu le soleil.

FXG, à Paris

Chez Jets d'encre - 21,50 euros

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