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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 06:31

Claude Lise et Henri Bangou décrochent la légion d’honneur

Dans la promotion de Pâque de la légion d’Honneur, neuf Ultramarins sont distingués par le ministère des Outre-mer. L’ancien sénateur maire de Pointe-à-Pitre, Henri Bangou, chevalier depuis mai 1998, a été fait officier. L’ancien sénateur et président du conseil général de la Martinique, Claude Lise, a été fait chevalier, avec lui, Jenny Dulys, vice-présidente de la Région Martinique et maire du Morne Rouge, l’ancien combattant martiniquais, Claude Dantin, trois Réunionnais (Adrien Bédier, François Gaud et Constant Leriche) et Renée Tizon, une magistrate de la chambre régionale des comptes de Mayotte. Et puis, mais sur le quota du ministre de la Ville, Lilian Thuram, chevalier après la victoire de la France à la coupe du monde de 1998, est élevé au rang d’officier au titre de la fondation contre le racisme qu’il préside.

Du coté du corps prefectoral, l'ancien préfet de Guadeloupe et actuel haut commissaire de la Nouvelle-Calédonie, Jean-Jacques Brot, est élevé au rang d'officier de la légion d'honneur. Son prédécesseur à Nouméa et ancien sous-prefet de Pointe-à-Pitre entre 1998 et 2000, Albert Dupuy, est fait chevalier. Sans doute, faut-il y voir les remerciements du ministre de l'Intérieur au préfet de l'Isère, viré sans ménagement en juillet 2010 par Nicolas Sarkozy.

FXG, à Paris

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 07:42

Le défenseur des droits et les outre-mer

Dominique Baudis, défenseur des droits, a été auditionné mercredi après-midi par la délégation Outre-mer du Sénat. Le défenseur des droits  s’occupe des relations entre les citoyens et les administrations et services publics, la défense des enfants, la déontologie des forces de sécurité publiques et privées et la lutte contre les discriminations.

Pour remplir sa mission, il a le concours de 450 délégués sur l’ensemble du territoire. Le défenseur des droits est saisi de 80 à 90 000 réclamations par an et 50 % d’entre elles sont réglées au niveau local. Ce réseau existe aussi en Outre-mer, puis qu’il y a cinq délégués en Guadeloupe, 4 en Martinique et en Guyane, 6 a la Réunion et 2 a Mayotte. D’une manière générale, les populations d’Outre-mer recourent moins au défenseur des droits que les gens ne le font dans l’Hexagone. Un millier de réclamations émanent annuellement des ultramarins, soit 1,5% du total des saisines pour 4% de population. 630 demandes concernent des relations avec les administrations, 200 relèvent de discriminations, 50 du droit des enfants et une dizaine de la déontologie des services de sécurité, dont deux affaires récentes a Mayotte. Les problèmes relatifs aux étrangers concernent principalement Mayotte, la Guyane et la Réunion. Ceux qui sont relatifs aux services pénitentiaires concernent surtout la Guyane et la Martinique. 80% des problèmes de discrimination sont liés à l’embauche. Chez les Ultramarins de l’Hexagone, deux types de discriminations les touchent : celles liées au logement (problème de garantie bancaire hors place) et au crédit. Dominique Baudis s’est rapproché de la déléguée interministérielle pour l’égalité des chances des Français des Outre-mer, Sophie Elizéon qu’il a rencontrée mardi.

C’est la situation de Mayotte qui a retenu l’attention des sénateurs comme du défenseur des droits. Le Sénateur Michel Vergoz a d’abord rappelé les propos « monstrueux » de l’ancien recteur de Mayotte contre les femmes et contre l’accent mahorais pour mieux dénoncer le fait qu’il n’ait été muté que plus d’un an apres cette saillie… Plutôt que de se défausser Dominique Baudis a rappelé la formule litigieuse du serviteur de l’Etat : « Le rythme des constructions scolaires ne pourra jamais rivaliser avec le rythme de production des utérus des Mahoraises. » A quoi, le president de la délégation, Serge Larcher, a ajouté : « Un autre recteur, encore en service, a tenu lui aussi des propos inadmissibles… » Mais au-delà de ces rappels, Dominique Baudis a dit son inquiétude pour le 101e departement. Sur 230 000 personnes, 100 000 sont étrangers dont 80 000 en situation irrégulière. L’OFPRA n’y a pas d’antenne, L’Union des associations familiales n’existe pas. 300 à 400 mineurs isolés étrangers sont abandonnés à Mayotte quand leurs parents sont expulsés. Il n’y a que 7 places au foyer de la Protection judiciaire de la jeunesse… Selon Dominique Baudis, une partie des 400 millions d’euros de fonds européens qui seront débloqués à partir du 1er janvier prochain pour Mayotte peuvent être mobilisés sur des projets répondant à cette problématique… Faute de projets, les aides semblent devoir se réduire à 250 millions.

« Je me demande s’il ne faut pas, a dit le défenseur des droits, que l’Etat reprenne au departement, pendant deux ou trois ans, la compétence sur l’aide sociale a l’enfance… » Sachant qu’il y a 3 700 agents au Conseil général (Contre 6 à 700 dans un departement métropolitain).

Avant de terminer l’audition, les sénateurs ont évoqué les problèmes des ultramarins des autres territoires : les rapprochements conjugaux chez les fonctionnaires, les poches de vulnérabilité entre un vieillissement de la population et une jeunesse au chômage, l’absence de structures d’accueil pour handicapés, pour les femmes battues et encore l’expropriation de personnes âgées de la zone des cinquante pas géométriques…

Dominique Baudis a rappelé certains dossiers comme celui de Guyanais exclus de l’embauche dans une galerie marchande au profit de femmes de gendarmes en Guyane… Aprés s’être déjà rendu dans l’Océan Indien, le défenseur des droits doit se rendre aux Antilles et en Guyane.

FXG, à Paris

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 06:02

Les bonus patronaux exonérés prolongés par le Sénat

Le Sénat a adopté en une heure et à l’unanimité (avec l’abstention du groupe UDI-UC) la loi portant prolongation, jusqu’au 31 décembre prochain, des bonus salariaux exonérés de charges sociales (sauf CSG, RDS et forfait social) en vigueur en Guyane, à la Guadeloupe (accords Bino) et à la Réunion (COSPAR). Ces dispositifs créés en complément du RSTA à la sortie de la crise de 2009 arrivaient à expiration pour les premiers en mars 2013. Le gouvernement a déjà tenté de les prolonger dans la loi des contrats de génération. Le Conseil constitutionnel l’ayant censuré en février dernier, ce sont les sénateurs réunionnais Michel Vergoz et Paul Verges qui en ont fait la proposition de loi adoptée mardi soir.

A la Réunion, plus de 94 000 personnes bénéficient de ce bonus qui ne peut excéder 1500 € par salarié et par an. Ils sont 52 000 en Guadeloupe et 25 000 en Guyane. Les sénateurs de tous les groupes, sauf les centristes, ont souligné la nécessité de sortir en douceur de ce dispositif pour éviter « un choc salarial brutal ». Le ministre estime qu’au 31 décembre prochain, le nouveau dispositif national du crédit d’impôt compétitivité et emploi et les effets de la loi de régulation de l’économie des outre-mer et son bouclier qualité prix permettront une transition réussie. A noter l’explication de vote du groupe UDI-UC : « On ne fait rien pour sortir d’un système d’économie de comptoir, si ce n’est de mettre en place une économie administrée. »

FXG, à Paris

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 08:13

Antoinette interpelle Fioraso sur la politique spatiale

Jean-Etienne Antoinette a eu l’occasion de parler de sa ville devant la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, lors du débat sur les enjeux et les perspectives de la politique spatiale européenne au Sénat, jeudi dernier. Le sénateur maire de Kourou s’est inquiété d’une « politique spatiale européenne nébuleuse dans son pilotage, sa finalité [et] sa portée », la perte de marchés (« les Britanniques s'en sont remis à un opérateur privé pour leurs télécommunications militaires ») et « l'importance moindre du budget spatial européen ».

Les ministres des vingt Etats membres de l’Agence spatiale européenne (ESA) et du Canada ont décidé, a rétorqué la ministre, d'allouer un budget de 10 milliards d'euros aux activités et programmes spatiaux de l'ESA d’ici 2020. Pour la France, ce sont plus de 2,3 milliards d'euros d'investissements, comme en 2008, tandis que l'Allemagne a consenti un effort à hauteur de 2,5 milliards d'euros.

Jean-Etienne Antoinette a aussi regretté que le fait que la France soit une puissance spatiale ne soit pas davantage « un vecteur d'engouement et de fierté, une affaire de prestige et d'affichage politique ». Pour couronner sa démonstration, il a pris l’exemple de ses administrés : « Les blessures de l'expropriation, le décalage entre la puissance des moyens techniques et sécuritaires mis en oeuvre pour le lancement d'une fusée et les conditions de vie des habitants provoquent quelquefois chez les Guyanais, tout au moins une partie d'entre eux, un sentiment d'indifférence à l'égard de l'activité spatiale. »

Geneviève Fioraso s’est contenté de rappeler que le CNES et Arianespace avaient réussi 54 lancers consécutifs et que « la base spatiale de Kourou avait été confirmée, et son financement assuré pour les cinq années à venir ».

FXG, à Paris

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 06:45

Air Caraïbes victime de son succès à Orly

L’offre était trop alléchante pour que tout se passe tranquillement… Pour marquer l’ouverture de son guichet de vente à Orly sud, la compagnie Air Caraïbes a lancé une promotion défiant toute concurrence : 50 billets aller-retour vers doutes ses destinations (Saint-Martin, Port-au-Prince, Cayenne, Saint-Domingue, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France) à 100 € pendant cinq jours, à compter du lundi de Pâque. Dès dimanche soir, les premiers clients étaient déjà à Orly. Et lundi matin, entre 8 et 10 heures, la foule a grossi jusqu'à dépasser les 500 personnes. Parmi eux beaucoup d’Antillais, mais également de touristes métropolitains. « On a eu un vrai engouement difficile à gérer », a déclaré à France-Antilles Eric Fohlen-Weill, directeur clientèle de la compagnie aérienne antillaise. Toutes les autorités de l’aéroport avaient été avisées, mais la foule a eu raison de leur sang-froid comme de celui de l’organisateur de la promotion. La police est donc intervenue pour contenir la foule et la refouler hors du hall de l’aérogare, le temps pour Air Caraïbes d’annoncer la suspension de l’offre et son report  dans le temps et sur Internet. « Il y a bien eu des échauffements, mais aucune interpellation, ni aucun blessé », précise Eric Fohlen-Weill. Les clients ont recu les excuses de la compagnie et ceux qui sont venus en voiture ont même pu se faire rembourser leurs frais de parking.

L’offre promotionnelle va reprendre sur Internet d’ici mardi ou mercredi. Mais le nombre de place est doublé. Ce ne sera donc plus 250 billets a 100 €, mais 500 (100 par jour) qui seront offerts sur le net. Un tirage au sort désignera les bénéficiaires.

FXG, à Paris

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 08:14

Konket et le « gwoka, l’âme de la Guadeloupe » honorés par l’Académie Charles Cros

dvd-gwoka.jpgL’Académie Charles Cros a choisi Marseille, capitale culturelle européenne 2013, pour décerner, le 23 mars dernier ses prix « Coups de cœur Musiques du monde 2013 » aux meilleures productions sonores et audiovisuelles, et aux publications parues au cours des douze derniers mois. C’est dans la salle de conférences de Babel Med Music aux Docks des Suds, près du bassin de la Grande Joliette, face à la Méditerranée, qu’une quinzaine de prix ont été attribués.  Un hommage particulier, « in memoriam », a été rendu a Guy Konket, décédé en 2012, et le prix coup de cœur DVD a été attribué a « Gwoka, l’âme de la Guadeloupe », de Caroline Bourgine et Olivier Lichen (Les Films du village/Zararod productions). Le film évoque les figures d’Armand Acheron, Jacqueline Cachemire-Thole, Carnot, Marco Coco, Eric Cosaque, Delos, Félix Flauzin, Man et  René Geoffroy, Michel Halley, Konket4.jpgRobert Dieupart, François Ladrezeau, Daniel Losio, Jean-Marie Lurel, Nathalie et Sohad Magen, Napoléon Magloire, Joel Nankin, René Perrin, Selbonne, Sopta, Man Soso, Georges Troupé, Zagalo et, bien sur, Guy Konket (photo). « Je souhaitais combler un manque pour rendre visible tout un univers jusqu’alors délaissé des écrans », indique Caroline Bourgine. « Au départ de ce film, ajoute Olivier Lichen, il y a le son du ka. Le son et le phrasé. »

A noter que la coréalisatrice de ce film lauréat, journaliste et productrice à Radio France, a été chargée de mission au commissariat de l’année des Outre-mer en France, et qu’elle siège parmi les experts de la commission musique du monde de l’Académie Charles Cros.

FXG, à Paris

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 07:18

Les CCI des quatre DOM renvoient la réforme des ports d’Outre-mer devant le Conseil constitutionnel

La loi du 22 février 2012 a reformé la gouvernance des ports dans les quatre départements d’Outre-mer. A ce titre, elle organise leurs conseils de surveillance. Ils sont composés de quatre représentants de l’Etat ; de quatre représentants des collectivités territoriales en Martinique et à La Réunion et cinq représentants en Guyane et en Guadeloupe. En Guadeloupe et à La Réunion, sont membres du conseil de surveillance au moins un représentant de la Région et un représentant du Département, en Guyane, deux représentants de l’assemblée de Guyane et, en Martinique, deux représentants de l’assemblée de Martinique. Par ailleurs, siègent aussi trois représentants du personnel de l’établissement public, dont un représentant des cadres et assimilés, six personnalités qualifiées en Martinique et à La Réunion et cinq personnalités qualifiées en Guyane et en Guadeloupe, nommées par l’autorité compétente de l’Etat après avis des collectivités territoriales, parmi lesquelles trois représentants élus de la chambre de commerce et d’industrie territorialement compétente  et un représentant du monde économique. Ce conseil de surveillance élit le président.

Les quatre CCI ont déféré la loi devant le Conseil d’Etat pour une question prioritaire de constitutionnalité. Elles considèrent que la loi bafoue le principe d’égalité parce que les représentants élus de la chambre de commerce et d’industrie sont nommés par l’Etat « après avis des collectivités territoriales », alors qu’aucun avis des collectivités territoriales n’est prévu pour la nomination des représentants des chambres de commerce et d’industrie au sein des conseils de surveillance des ports de métropole. Les chambres de commerce et d’industrie de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de La Réunion estiment n’être pas traitées sur un rang égal à celui de leurs homologues de l’Hexagone. Ce qu’a reconnu le Conseil d’Etat qui conclut : « La question de la conformité à la Constitution de l’article 1er de la loi du 22 février 2012 portant réforme des ports d’outre-mer relevant de l’Etat est renvoyée au Conseil constitutionnel. »

FXG, à Paris

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 09:15

Tropikadom, une application mobile pour les Antillo-Guyanais

logo-tropikadom.jpgLes Antillo-Guyanais, qu’ils soient dans l’Hexagone ou dans leurs territoires, ont désormais leur application pour smartphones. Elle s’appelle Tropikadom et permet de savoir en deux effleurements d’écran quels sont les événements culturels, sportifs, associatifs à venir. Tropikadom indique en plus la géolocalisation et le contact idoine. Cette application a été créée et développée par un Guadeloupéen originaire des Grands-Fonds Sainte-Anne (Guadeloupe), Rodriguez Fleurival. « Sur Internet quand on cherche des choses sur la communauté antillo-guyanaise, c’est vaste, raconte-t-il. Il y a plein de choses, mais c’est mal ciblé et on tourne vite en rond. » Il constate que la culture, les expositions, les associations et leurs événements sont mal relayés. « Il fallait donner la possibilité aux personnes qui organisent des choses an ba fey d’être médiatisées. » Les principaux médias communautaires en région parisienne, Espaces FM, Topiques FM, ne sont pas à la portée des petites associations… C’est ainsi qu’il a pensé a Tropikadom. L’application est gratuite, le dépôt des annonces d’événements aussi. Seuls ceux qui veulent annoncer sur bannière ou homepage doivent débourser pour leur pub.

L’application offre un volet touristique dans les trois départements français d’Amérique et à Paris, un volet événementiel, un volet actualité au pays, grâce à un partenariat avec franceantilles.fr, et un volet annuaire avec les adresses de restaurants, de clubs ou de bars antillais…

« J’en suis à un millier de téléchargements de l’application depuis un mois qu’elle est lancée, indique Rodriguez Fleurival avec une pointe de fierté. Sans avoir fait de publicité, juste du bouche-à-oreille. » Et, tout de même, un petit passage sur l’émission Bouillon culturel sur Tropiques FM. Pour que l’application soit vraiment efficace, son créateur souhaite que tous les Antillais se l’approprient et la nourrissent pour la faire vivre. C’est ainsi très facile de publier une soirée, une rencontre, une expo, un concert sur Tropikadom. « On n’a pas que des soirées zouk à vendre et ça doit se savoir, plaide-t-il. Parmi nous, il y a des gens qui organisent des colloques, des conférences, des expositions d’art…. » Il a même prévu, à moyen terme, d’ajouter un onglet Talents d’outre-mer. « Je voudrais parvenir à en faire un vrai lien communautaire pour les Antillo-Guyanais, que tous s’y retrouvent à travers notre agenda. Ce n’est pas mon appli, mais celle de la communauté antillo-guyanaise. » Rodriguez Fleurival a investi 10 000 € pour développer Tropikadom. En juillet, son amortissement devrait être assuré et, en octobre, il prévoit de créer un poste à temps plein.

FXG, à Paris

contact@tropikadom.com


Rodriguez-Fleurival.jpgUn Guadeloupéen venu de la maintenance industrielle

Rodriguez Fleurival (39 ans), le père de Tropikadom, n’était pourtant en rien destiné à évoluer dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Avec un BTS de maintenance industrielle en poche, il débarque dans l’Hexagone en 1994 pour son service militaire. Puis il intègre une école d’ingénieur où il se forme au génie des systèmes industriels, complète sa formation aux Arts et Métiers avec un master de management de la maintenance. Son premier emploi est à Roissy, aux Aéroports de Paris. Il est responsable des méthodes de maintenance du système automatisé du tri bagage. En 2007, il se monte en auto-entrepreneur et finit par structurer une société de conseil et de maintenance industrielle et tertiaire en 2011. Ses clients sont CTM, EDF, Café Bonka en Guadeloupe où il travaille avec une société de conseil Cayribe. Dans l’Hexagone, il travaille avec Bonduelle, Biscuiterie Poult, Materne, le parc des expositions de Villepinte et ADP. Marié avec une Ivoirienne, il a deux garçons de 3 et 6 ans.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 08:21

Aimé Césaire honoré à l’Assemblee nationale

Serge Letchimy président de la Région Martinique et député de la Nation, a été recu, jeudi matin, par le président de l’Assemblee nationale, Claude Bartolone. Ce dernier avait confié à Serge Letchimy, le soin de faire des propositions pour honorer la mémoire d’Aimé Césaire dont nous célébrerons le 100e anniversaire le 26 juin prochain. Serge Letchimy a proposé trois évènements qui ont été retenus par le président de l’Assemblée nationale.

Le premier, soutenu par le ministère des outre-mer, sera une lecture du « Discours sur le colonialisme », le 25 juin prochain à l’Assemblée nationale. Cet évènement sera constitué d’une lecture d’extraits du « Discours sur le colonialisme » choisis par Jean-Paul Césaire (fils d’Aimé). La lecture serait faite par un comédien ou une comédienne, avec des intermèdes musicaux créés par le musicien Christophe Césaire (petit-fils d’Aimé).

Le deuxième événement sera l’adoption d’une résolution de l’Assemblée nationale, le 26 juin. Serge Letchimy déposera et défendra, ce jour, le projet de résolution rendant un hommage public et solennel au sein de l’hémicycle à Aimé Césaire qui a siégé de 1945 à 1993 sur ses bancs.

Enfin, une grande conférence sera consacrée à Aimé Césaire à l’Hôtel de Lassay à l’automne 2013. Elle réunira des penseurs, des écrivains et des personnalités politiques.

FXG, à Paris

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 08:56

La loi sur la qualité de l’offre alimentaire dans les Outre-mer adoptée

Vainqueur-a-la-tribune.jpgC’est un texte complété et enrichi, par rapport au texte proposé par le député Lurel et rejeté par l’UMP en octobre 2001, que les députés ont adopté hier soir. Il ne s’agit plus seulement de « la prohibition de la différence de taux de sucre outre-mer », dans les sodas et yaourts produits ou commercialisés dans les outre-mer, mais plus largement d’un texte de loi relatif «  à la qualité de l’offre alimentaire dans les Outre-mer ». La proposition de loi d’Hélène Vainqueur-Christophe, députée de la Guadeloupe, a rencontré l’adhésion de tous les députés présents (très peu nombreux dans l’hémicycle), à l’exception d’une élue UMP, Véronique Louwagie, qui a repris les arguments qui avaient abouti au rejet du texte de Victorin Lurel, il y a deux ans. Elle a plaidé pour privilégier les chartes avec les industriels et pour intégrer cette problématique dans une loi de santé publique. Elle s’est donc abstenue au nom de son groupe politique. Mais cela n’a pas été le choix de Daniel Gibbes, l’autre député UMP présent, celui de Saint-Martin, qui a reconnu l’urgence de la cause eu égard aux 54% de personnes en surpoids dans sa collectivité et des 11% d’enfants obèses. Les députées réunionnaises Huguette Bello (GDR) et Monique Orphé (SRC) ont indiqué des chiffres aussi éloquents en matière de surcharge pondérale et de diabète, tout comme Gabrielle Louis-Carabin (Guadeloupe – app SRC), Philippe Nilor (GDR) et Serge Letchimy (SRC) pour la Martinique. Les taux de sucre, a-t-il été rappelé, sont de 20 à 48% plus élevés dans les boissons, et de 8 à 26% dans les yaourts.

Helene-Vainqueur-tribune-AN.jpgLa loi prévoit aussi d’interdire le double étiquetage des dates limites de consommation des produits laitiers frais. Il a été jugé par l’ensemble des orateurs comme une atteinte à la concurrence. « Un scandale, un trucage », selon M. Letchimy. Un quatrième article a été ajouté, prévoyant l’ouverture aux marchés publics de la restauration collective pour les productions locales de produits frais. Philippe Nilor a salué cet article pour mieux stigmatiser « la macdoisation de l’alimentation de notre jeunesse… Une alimentation occidentolâtre ».  Chantal Berthelot (Guyane – app. SRC) y voit là une opportunité pour offrir une alimentation de qualité aux Guyanais et un vecteur de développement économique pour la Guyane. Serge Letchimy a vu dans cet article « une nouvelle dynamique économique pour nos pays ». Gabriel Serville (Guyane - app.GDR) a insisté pour dire que « seule une loi nationale serait à même d’abolir cette discrimination entre les territoires, cette inégalité entre les citoyens, et de préserver la santé publique ». C’est donc le règlement d’une injustice et d’une inégalité qui a été salué, de même que l’initiation d’une dynamique économique de filière, par ce vote. Tous les parlementaires se sont également exprimés sur la nécessité pour les écoles et les agences régionales de santé d’accompagner cette loi par des campagnes d’information en direction des jeunes.

Le texte de loi prévoit que ses dispositions seront opérationnelles dans les outre-mer six mois apres sa promulgation. Il reste désormais aux sénateurs de se prononcer. Aucune date n’est pour le moment programmée.

FXG, à Paris

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