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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 07:26

vieux-bus-et-ministere-de-la-Marine--RDG-.jpgUne visite guidée du Paris colonial

Le CRAN a organisé, jeudi 14 février, un tour du Paris colonial avec des historiens.

En 1931, les Parisiens prenaient le bus à plateforme pour aller à l’expo coloniale de Vincennes. En 2013, le Conseil représentatif des associations noires a ressorti le même bus pour embarquer parlementaires, historiens et journalistes dans une exploration du Paris colonial. Casque en toile et liège sur la tête, gobelet empli de « Y’a bon Banania » chaud dans la main, les touristes coloniaux parmi lesquels l’eurodéputé vert, Jean-Jacob Bicep, ont embarqué place des Victoires où trône un louis XIV équestre. Il fait face à l’emplacement de l’ancien hôtel de Massiac. « C’était un riche propriétaire français de Saint-Domingue, mais qui vivait à Versailles », détaille l’historien Marcel Dorigny. Aujourd’hui disparu, l’hôtel était le siège du « Comité des colons de Saint-Domingue résidant à Paris », le club ancêtre de tous les lobbyings coloniaux, malgré sa dissolution ordonnée à la chute de Louis XVI. Ses membres obtiendront de ceux qui ont voté la déclaration des droits de l’homme l’autonomie interne des colonies et un « statut des personnes », formule qui leur évite d’avoir à prononcer le mot « esclave »… Lors de l’examen du budget, le 28 juillet 1793, les députés découvrent ébahis qu’il y a une ligne de subvention destinée à la traite atlantique. Ils y mettent un terme.

pluie-au-colonial-tour.jpgLa Compagnie des indes

Le vieux bus passe la rue des Petits-Champs, pas loin de celle du Coq-héron. Dans ces deux voies, la Société des amis des Noirs, créée en 1788, y a siégé. Le bus manque la rue Vivienne. On doit pourtant aller y voir le siège de la Compagnie des Indes. Fondée en 1664 par Colbert, elle donne le monopole absolu à ses actionnaires du commerce avec les Indes orientales et occidentales. Elle a, de surcroît, le monopole absolu sur la traite dans l’océan Indien. La traite atlantique est aux mains de compagnies privées. Le port base de la Compagnie des Indes est Lorient en Bretagne, ainsi nommée dès sa création parce que « port de l’orient ». En 1793, le démantèlement de la Compagnie des Indes a été l’objet d’un énorme scandale politico-financier avec procès à la clé.

louis-george-tin_5125.jpgDans le bus, les gens évoquent la loi Taubira qui impose l’enseignement de l’histoire et de la traite dans les manuels scolaires, le 10 mai… « Une grande partie de notre histoire est occultée », déclare Eva Joly qui a rejoint le Colonial tour place de la Concorde, devant l’ancien ministère de la marine et des colonies. « La recherche progresse dans la connaissance, déclare Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne française, spécialiste de l'Afrique et professeur émérite de l'Université Paris Diderot, mais la société française ne progresse qu’avec les résurgences de son passé colonial. » Elle cite le général Aussaresses, la loi du 23 février 2005 et son article sur « la colonisation positive » et encore le discours de Dakar de juillet 2007 du président Sarkozy…

L’hôtel de la Marine

caisse-des-depots_5359.jpgL’hôtel de la Marine, érigé en 1772, q été le siège de la conquête coloniale française. Le bâtiment est resté le siège du ministère des colonies jusqu’en 1893, date où il s’installe rue Oudinot, se séparant de la Marine.

Rue de Lille, le bus dépose ses touristes devant le siège de la Caisse des dépôts et consignations. L’établissement public n’a jamais eu de vocation coloniale, mais c’est lui qui a géré l’argent versé par le République d’Haïti à la France en indemnisation de l’abolition et de l’indépendance. 150 millions de francs or, chiffre réévalué aujourd’hui à 21 milliards de $... Au versement des premiers 30 millions, la CDC a redistribué l’argent aux colons dépossédés. Le circuit se poursuit avec l’hôtel des Invalides où repose le corps de Napoléon, l’homme qui a rétabli l’esclavage, avant de s’achever à la Goutte d’or, au cœur d’un Paris populaire où cohabitent nombreux enfants de la colonisation et de son corolaire, l’immigration.

FXG, à Paris


L’Assemblée nationale

Dorigny-Joly-Manceron.jpgSous la troisième République, les députés se battent  pour ou contre Ferry, le « Tonkinois ». L’historien Gilles Manceron rappelle le fond du débat. « La République doit-elle reprendre à son compte la colonisation qui appartient à l’idéologie des régimes monarchistes ou impériaux ? Des lobbyistes d’Alger vont promouvoir une expansion généralisée coïncidant avec la conférence de Berlin, des républicains vont promouvoir l’œuvre civilisatrice de la France. » On est à l’heure du racisme anthropométrique et du paternalisme chrétien. A la tribune de l’Assemblée, Jules Ferry lance : « Les droits de l’homme ne sont pas faits pour les Nègres d’Afrique équatoriale. »  Clémenceau s’offusque, seul. C’est sur une affaire de crédit pour financer les conquêtes du Tonkin et de Madagascar que le gouvernement Ferry tombe en 1885, mais le parti colonial revient aux affaires en 1893.

 

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 09:23

L’Aqueduc du Grand Nouméa coûte trop cher selon la Cour des comptes

Critique à l’égard des coûts d’exploitation de l’aqueduc du Grand Nouméa par la SADET, une filiale de la Lyonnaise des eaux, la Cour des comptes préconise « une solution de remplacement sur des bases plus équilibrées » avec le syndicat des eaux intercommunal.

Migaud-rapport-annuel.jpgLe rapport annuel de la cour des comptes a ete rendu public mardi 12 février par Didier Migaud, son premier président. Il consacre un chapitre à la gestion, par la société anonyme des eaux de la Tontouta (SADET), de l’aqueduc du Grand Nouméa. C’est un "suivi" par rapport à un premier contrôle effectué par la chambre territoriale (CTC) remontant à 2008. A l’époque, outre un surdimensionnement de l’équipement, la CTC critiquait la durée du contrat de concession (50 ans) et la formule de rémunération qui prévoyait que 30 % des recettes proviendrait des ventes d’eau et le reste de l’abonnement annuel de ses clients. Ceux-ci sont la Calédonienne des eaux et la Société des eaux urbaines et rurales et non les abonnés du service de l’eau auxquels sont décomptés un surprix au m3 qui s’ajoute à leur facture d’eau. Dès 2005, la part de l’abonnement est portée de fait à 100 % de la rémunération. La CTC observait donc qu’au terme du contrat en 2048, la SADET aurait perçu 800 millions d’euros pour un coût initial de la construction à 66 millions d’euros dont un tiers avait été, de surcroit, payé par une subvention de l’Etat via la défiscalisation… La CTC préconisait alors de revoir les relations entre les fermiers et le concessionnaire. C’est ainsi que la Cour des comptes a voulu voir ce qu’il en était en 2012. Un avenant a été signé en 2009 qui réduit la part de l’abonnement et met fin à un système de prépaiement par les abonnés pour le compte de leur distributeur. Ces volumes d’eau étaient alors préachetés au tarif dérisoire de 1,7 centimes d’euros le m3. Cet avenant a permis aux usagers d’économiser quelque 3,5 millions d’euros de 2009 à 2011, soit 6 centimes d’euros par m3 d’eau consommé. Sur la durée du contrat, l’économie serait de 270 millions d’euros par rapport à l’ancien contrat. A partir de 2009, les ressources de la SADET proviennent désormais directement des achats d’eau des quatre communes lorsqu’elles décident de s’approvisionner à l’aqueduc. Le coût du m3 est fixé à 18,1 centimes d’euros en 2012. Ainsi les recettes passent de 59 000 € en 2008 à 645 000 € en 2011 et représentent désormais 11 % du chiffre d’affaires contre 1 % précédemment. Au final, le coût cumulé de l’aqueduc, de 2001 à 2048 passe de 800 millions d’euros à 528. Cette augmentation de la part variable de la rémunération du concessionnaire bénéficie au consommateur. « Pour autant, estime le rapport de la Cour des comptes, la part de risque du concessionnaire demeure à un niveau encore insuffisant. »  La norme étant un ration de 30 %. Quant à son bénéfice, après impôt, il avoisine les 15 %. « Non négligeable », selon la Cour

Société d’économie mixte

Migaud.jpgCelle-ci recommande soit une résiliation du contrat liant la SADET à l’intercommunalité (mais il y a un risque contentieux) et la cession à un partenaire extérieur (qui ne résoudrait pas le problème de l’insuffisante utilisation de l’aqueduc), soit un rachat partiel ou total de la SADET par le syndicat intercommunal des eaux. Cela « pourrait constituer une étape vers une gestion intercommunale de l’ensemble de la ressource en eau du Grand Nouméa », selon la Cour qui tempère pour que ce rachat ne « génère pas une charge supplémentaire pour le syndicat ». Les recommandations de la cour stipulent : « Trouver avec le concessionnaire une solution de remplacement sur des bases plus équilibrées ; s’appuyer sur le développement de l’intercommunalité pour le choix du nouveau mode d’exploitation. »

 

Si l’actuel et l’ancien président du syndicat des eaux du Grand Nouméa n’ont pas apporté de réponse au rapport de la Cour, le président de la SADET l’a fait. Il critique d’abord le mode de calcul entre le coût initial et les recettes du concessionnaire sur la durée du contrat : « Ca n’a pas de sens dans la mesure où les recettes doivent, au-delà de l’amortissement de l’investissement initial, couvrir les coûts de financement, les coûts d’exploitation et de renouvellement. » Sur les solutions proposées, la SADET indique qu’elle a proposé au syndicat d’entrer dans son capital, mais ce dernier n’a pas donné suite. Il a indiqué vouloir lancer « une étude complète examinant les différentes pistes évoquées par la cour des comptes ». C’est pourtant la solution privilégiée par la SADET qui souhaite que le syndicat acquière la majorité du capital et transformer ainsi la structure exploitante en société d’économie mixte.

FXG, à Paris

 


L’ouvrage

Carte-aqueduc-Noumea.jpgLong de 60 km, l’aqueduc alimente les quatre communes du Grand Nouméa.  Selon le président de la SADET, il a été conçu comme « un ouvrage d’appoint », dimensionné sur le long terme. « Il couvre le risque d’une rupture du barrage de Dumbéa ou de son adduction de 10 km (…) Il a évité toute rupture d’alimentation en eau potable en période cyclonique (Erika, Vania) et en période de sécheresse pendant l’été 2005-2006.

 


Les chiffres de l’eau

La population du Grand Nouméa au cru de «38 % de 1196 à 2009, atteignant alors 167 000 habitants ; la demande en eau n’a progressé que de 10 %. La consommation totale d’eau en 2011 a été de 18.3 millions de m3.

La consommation d’eau par habitant du Grand Nouméa était de 440 litres par jour en 1990, de 300 en 2011. 150 dans l’Hexagone, 80 en Allemagne.

Le coût d’abonnement des fermiers au concessionnaire ressort à 0,3 € le m3. La part SADET dans la facture d’eau des clients du Grand Nouméa varie de 14.6 à 22.5 % pour 1 m3 à 2 €, selon les communes. Pour un abonné domestique consommant 240 m3 par an et rémunéré au salaire minimum, la part SADET représente 0.47 %, la facture totale  d’eau et assainissement représente 2.9 %.

(sources : rapport de la Cour des comptes 2013)

 


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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 07:57

Nèfta Poetry ambassadrice du festival « Cri de femmes »

Affiche-Cri-de-Femmes.jpgLa Guadeloupéenne Stéphanie Melyon-Reinette dite Nèfta Poetry, est l’ambassadrice du festival « Cri de femmes » pour l’édition 2013 qui se déroulera dans une trentaine de pays au mois de mars prochain. Créé par la poètesse Jael Uribe en République Dominicaine (du Mouvement International des Femmes Poètes - Mujeras Poetas Internacional), cet événement est un engagement pour la cause des femmes. Ce « Cri de femmes » s’est élevé pour célébrer la femme et dénoncer les violences qui leur sont faites. Les artistes qui répondent à l’appel de Jael Uribe organisent un ou des événements dans leur ville ou leur pays. En France, c’est la poétesse Nèfta Poetry qui a bien voulu réitérer une expérience débutée lors de l’édition 2012.

Le Festival s'ouvrira le 7 mars par un concert parisien au China (50, rue Charenton Paris 12) en l'honneur des femmes dans le monde « avec une grande mobilisation masculine ». « Nous nous mobilisons pour les femmes, les célébrer, mais non point pour nous élever contre l'autre, contre l'homme, indique Stéphanie mélyon-Reinette. Nous sommes pour une compréhension et un respect mutuels entre les hommes, entre les femmes… »

Une première partie poétique rassemblera la slameuse de Guadeloupe Marie Martias, le poète Abad Boumsong, frère de l’international de foot Jean-Alain Boumsong, le slameur haïtien Emmanuel Vilsaint, Marc Alexandre Oho Bambé, dit Capitaine Alexandre, et Nèfta Poetry. En seconde partie, musicale, les Marseillais Christophe Issele et Sylvain Terminiello de Kitchen’s tales, la Camerounaise Ananzé Batanga (reggae, jazz, soul), Natascha Rogers, percussionnistes et chanteuse d’origine américaine et hollandaise, le bluesman guadeloupéen Fabrice, la danseuse et chanteuse afro jazzy soul Gasandji, le chanteur auteur compositeur martiniquais Gérald Toto et la chanteuse espagnole installée à New York, Lara Bello.

Le 8 mars, une projection sera donnée au Cinéma La Clef (34 rue Daubenton, Paris 5). Entre autres films, « Naître quelque part » de Claude Bagoe-Diane. S'ensuivront des expositions photographiques et de peinture, une pièce de théâtre, de la musique…

FXG, à Paris

Toutes les infos sur https://www.facebook.com/CrideFemme?fref=ts

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 07:52

La Cour des comptes veut regrouper les deux abattoirs de la Guadeloupe

Bayle-Migaud-Bertrand.jpgDidier Migaud, Premier président de la Cour des comptes, a présenté mardi le rapport annuel de la haute juridiction financière. Au nombre des affaires rapportées figure le cas de l’abattoir public de Gourbeyre. Le rapport titre « Sept ans de carence » et remonte à la fermeture de l’établissement de Baillif, en 2004, par arrêté préfectoral. Selon la Cour, si cet abattoir n’avait pratiqué des prix trop bas, il aurait pu financer, pour 4 millions €, sa remise mise aux normes. Las, il faut attendre quatre ans, en 2008, pour que le syndicat mixte intercommunal de l’abattoir de la Basse-Terre (SMIABT) décide de construire un nouvel abattoir à Gourbeyre. Prix : 7 millions €.

 

Fin 2012, le site n’est toujours pas opérationnel ; il apparaît déjà surdimensionné et « son exploitation s’annonce lourdement déficitaire et pourrait, si une tarification adéquate n’est pas adoptée, nécessiter 50 % d’aide publique », selon le rapport.

La Cour fait partager la responsabilité de ce fiasco à toutes les parties concernées. D’abord le SIMBT et ses « prix artificiellement bas », la région pour avoir « entraver les projets de réhabilitation » de Baillif et « retarder la mise en œuvre d’une solution alternative en exigeant la maîtrise d’ouvrage de l’opération », l’entreprise chargée de la construction qui « n’a pas respecté ses engagements », les services de l’Etat qui en « suspendant » et non en « fermant » l’abattoir de Baillif, « ont fait preuve de passivité face aux tergiversations des acteurs », et encore la communauté d’agglomération du sud Basse-Terre qui a « refusé le raccordement de l’équipement au réseau d’eau potable, quelque soit la validité des raisons avancées ».

En conclusion, la Cour recommande le regroupement des abattoirs du Moule et de Gourbeyre au sein d’une « même structure regroupant la région, le département et les communautés d’agglomération ». Et bien entendu de « fixer les taxes et redevances dues par l’usager à un niveau qui permette l’équilibre financier du service ».

FXG, à Paris

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 19:04

 

7e jour d’audience du procès Mamodtaky

Fazila et Marianne parlent

Journée consacrée aux visioconférences, hier à la cour d’assises de Créteil. Elle examine jusqu’au 22 février l’affaire Mamodtaky, accusé de l’assassinat de cinq personnes et de blessures volontaires sur cinq autres, tous membres de la famille karane de sa femme, en 2001, à Madagascar.

Parmi les témoins, tous malgaches, deux ont été particulièrement écoutés. Il s’agit de Fazila, sœur aînée de l’accusée, et de l’avocate Marianne Rafizamanana, sa maîtresse. Les deux  femmes ont été proches de Mamodtaky au moment des faits et de la préparation de la cavale qui a suivi.

La confrontation de Fazila avec son frère a donné lieu à des scènes de mélodrame avec larmes, même chose quand l’autre sœur, installée à Montpellier, est apparue sur l’écran. « C’est Bollywood », a commenté un spectateur indo-malgache assidu de ce procès. Fazila a clamé l’innocence de son frère. Le dimanche de la turie, selon elle, son frère est venu la voir pour prendre des affaires et c’est le lendemain, lundi, que Babar Ali a retrouvé Mamod. Marianne Rafizamanana est revenue sur ses déclarations faites en 2006 : elle était à Antsirabé au moment de la tuerie, « avec Mamod ».

Assez agressive, Fazila a demandé à Anita de « lâcher » Mamodtaky. Selon elle, il n’y a pas de différend religieux entre les deux époux, mais que si ça leur relation avait dégénéré, c’est parce qu’Anita menaçait de le dénoncer. Fazila a accusé les autorités malgaches d’avoir commandité un complot. Elle n’a pu, explique t’elle, venir témoigner à la barre  car on lui a retiré son passeport et, de surcroît, son frère a été destitué de la nationalité malgache.

Les auditions se poursuivent demain avec la douzaine de témoins malgaches ayant pu se déplacer jusqu’à Créteil. Voyage et prise en charge pour deux jours pris en charge par les ministères de la justice et des Affaires étrangères, a indiqué le président de la cour d’assises.

FXG, à Paris

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 08:11

Dix députés d’outre-mer pour le Mariage pour tous

«Après l’abolition de l’esclavage ou de la peine de mort, c’est une nouvelle grande avancée de la France… » Le mariage pour tous adopté mardi par les députés, la Fédération Total Respect / Tjenbé Rèd, qui a mené une campagne de lobbying intense pour cette loi, a fait le point sur le vote des députés ultramarins : « Serge Létchimy (Martinique), qui a honoré un engagement contre les homophobies de plusieurs années en annonçant son vote en faveur de cette avancée, de même que les député/e/s Ericka Bareigts, Jean-Claude Fruteau, Monique Orphé et Jean-Jacques Vlody (La Réunion), Chantal Berthelot (Guyane), Boinali Saïd (Mayotte), Sonia Lagarde et Philippe Gomès (Nouvelle-Calédonie) ou Annick Girardin (Saint-Pierre-et-Miquelon). Soit dix députés sur 24. S’il n’a pas été question de nommer les parlementaires absents ou abstentionnistes, quoique le porte-parole de Tjenbe red, David Auerbach-Chifrin, aime à stigmatiser les élus soupçonnés d’homophonie, ce dernier « salue les députés Édouard Frisch et Jean-Paul Tua Iva (Polynésie française), qui ont proposé l’extension du pacs dans ce territoire d’outre-mer où il reste aujourd’hui encore impossible. »

Le ministre des Outre-mer Victorin Lurel qui s’est toujours déclaré favorable au mariage pour tous chaque fois qu'on lui a posé la question, a tweeté mardi pour souligner que le texte était « porté par une ministre originaire des outre-mer tout comme la députée (Corinne Narassiguin, reunionnaise, elue de la circonscription Amerique du Nord des Français de l’etranger, ndlr) défendant le vote du groupe SRC ». « Christiane Taubira, note Total respect / Tjenbe Red, a magistralement défendu cette avancée en rappelant les points communs qui unissent, à travers l’histoire, le combat contre l’esclavage et celui contre les homophobies. »

Bruno Nestor Azerot, député GDR de la Martinique, avait ouvertement pris position contre.

FXG, à Paris

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 20:15

La stratégie de défense de Mamodtaky se craquèle

Après avoir relaté vendredi l’emploi du temps de son week-end du 22 avril 2001 et ses deux mois de cavale, Mamod Abasse Mamodtaky a été confronté à ses propres contradictions lors de l’audience de ce lundi à la cour d’assises de Créteil. Depuis une semaine que dure ce procès, l’accusé était parvenu à conserver un semblant de cohérence, même si Jean-François Crozet et Damjy, déjà condamnés à 20 et 10 ans, n’ont pas hésité à le mettre en cause mercredi dernier.

Hier, l’accusé a vécu des moments difficiles. Le président Jean-Paul Albert l’a pris plusieurs fois en défaut. Il avait réservé un avion pour s’enfuir le 24 ? il l’a fait le 23 en prévoyant déjà qu’il serait accompagné de Babar Ali… Il devait partir de Tananarive ? Le pilote indique qu’il devait le prendre à Tamatave. « Vous l’avez appelé à partir du numéro 0 33 … Ce numéro vous dit quelque chose ? » interroge le président. Il se tait. On apprend peu après que c’est son portable, celui qui est affiché sur l’enseigne de son magasin… «  Le 21 avril, vous passez deux coups de fil au Hilton où Crozet est descendu… » Mamodtaky prétend avoir appelé la gérante de la salle de musculation de l’hôtel. Il ajoute qu’il était avec Marianne sur le site de Gauloise, là où sa mère a un problème de construction. Il se trompe de jour… Me Briot et Dreyfus-Schmidt (Me Dupond-Moretti est absent) semblent tendues et faussement concentrées sur leurs dossiers. Des jurés, très attentifs, échangent des regards suspicieux…

La lecture des dépositions de Yohan Babar Ali, aujourd’hui en fuite, va finir d’écorner le vernis de la stratégie de la défense… Bien que variant d’une audition à l’autre, les propos de Babar Ali révèlent des incohérences : « Le soir du 21 avril, alors que je décharge un container, on m’appelle pour me dire de fuir tous les deux avec la voiture ; on prend un avion dans une petite ville, puis on est allé au Pakistan, à Singapour… J’en avais marre de cette cavale et on s’est fâché. Aux Comores, on a décidé que je me livrerai. Damjy m’a dit que si je ne le faisais pas, on tuerait ma famille au Pakistan. » Pourquoi Babar Ali a-t-il fui avec Mamod s’il n’est pour rien dans la tuerie ? Il ne sait pas s’expliquer, puis il va dire : « Je suis parti puisque la police était chez moi. Je me suis caché, Mamod aussi. » « Il m’a accompagné, explique Mamodtaky. » « Il vous accompagne un long bout de chemin, commente le président. Il vous tient la main en mer, au Pakistan, à Singapour et vous lui lâchez la main pour qu’il s’accuse de l’assassinat. Pourquoi ? » « Parce que ma sœur et Marianne, (son avocate et sa maîtresse, ndlr) lui ont demandé. » Comme on lui a demandé d’enregistrer un faux testament sur une vieille cassette pour qu’il soit incinéré, et ainsi justifie la disparition de son corps après sa fausse mort en prison… « Je n’ai pas demandé à être brûlé. » Le PV des auditions suivant sa reddition évoquent Babar Ali commanditaire de la tuerie et deux hommes de main, Roger et Solo, avec les mêmes armes que celles qui ont effectivement servi le 22 avril. « C’est quoi cette histoire », interroge le président. « Ce qui était prévu est que les PV étaient préétablis… » Et il s’écrie : «  J’aurai bien aimé que Babar Ali soit l à et qu’il s’explique par lui-même ! »

FXG, à Créteil


Mamod Abasse Mamodtaky, sa vie, son travail, ses amours

L’accusé est né le 6 août 1972 à Majenga, seul garçon parmi trois filles. A 8 ans, c’est l’installation à Tana, chez les grands-parents paternels d’abord. Sa famille appartient à la communauté chiite de rite iranien et vit à Madagascar depuis six générations. Son père et sa mère sont cousins germains. Il suit une scolarité jusque vers 16 ans et dès 14 ans, il travaille avec son père. Ils vont à la Réunion vendre de l’art malgache en porte-à-porte et ramènent de l’électroménager d’occasion. Son père a un modeste magasin de chaussure et Mamod se met à travailler avec le premier mari de Fazila. Puis il travaille avec Damjy qui finit par lui céder son magasin qui deviendra Séduction. Ratsiraka devient président et c’est l’embellie pour ses affaires. Il ouvre des comptes bancaires à Madagascar, la Réunion et en Suisse.

Il rencontre une ismaélienne aga-khanienne, Anita Remtoula, alors qu’il a 21 ans. Elle est venue acheter un sèche-cheveux à Séduction. Ils se fréquentent, sont dénoncés par Fazila et doivent menacer de se suicider pour pouvoir se marier à la mairie. Pas de cérémonie religieuse parce que chaque famille veut imposer son rite. Après le mariage, il commence à avoir des liaisons et après la naissance de leur fille, Chahista, il rencontre sa maîtresse Marianne, avocate au barreau de Tana.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 08:20

La Calédonie dans Bal tragique à l’UMP

Bal-tragique-UMP.jpgAvec Bal tragique à l’UMP ; Coups bas, fraudes et trahisons, paru le 23 janvier chez Flammarion, les journalistes Neila Latrous et Jean-Baptiste Marteau reviennent sur la crise vécue lors de l’élection du président de l’UMP, le 18 novembre dernier, et les fédérations ultramarines oubliées.

Les auteurs de Bal tragique à l’UMP accordent quelques pages aux « trois fédérations rayées de la carte », celles de Wallis-et-Futuna, Mayotte et Nouvelle-Calédonie qui ont permis de rebattre un moment les cartes. Les résultats de ces votes, omis, devaient bouleverser la donne : Sans ces fédérations, Jean-François Copé est vainqueur avec 98 voix d’avance ; avec, François Fillon l’emporte de 26 voix… Cinq paragraphes de l’ouvrage (qui compte 178 pages) reviennent sur cet « oubli ». « On a été très gentil de présenter ça comme un oubli. Parce qu’on est convaincus que ça ne l’est pas », indique aux auteurs un proche de Fillon. La commission de contrôle des opérations électorales (COCOE) est effectivement au courant des résultats du scrutin calédonien depuis la veille de l’élection dans l’Hexagone. « Comment est-il possible qu’on les cache ? », se défend un membre de la COCOE. D’autant plus que Roger Karoutchi, pro-Copé, a demandé à Patrice Gélard, président de la COCOE, de l’annuler. « C’est un oubli qui nous fout dans la m… plus qu’il ne nous rend service. » Un autre copéiste précise même que deux anciens ministres de l’Outre-mer, Christian Estrosi et Marie-Luce Penchard, représentent Fillon à la COCOE. « Si eux n’ont rien noté, comment voulez-vous que nous, on puisse voir quoi que ce soit ? » Dès lors, la menace judiciaire est brandie par le clan Fillon, mais étrangement, peu après, Jean-François Copé invite l’ex-Premier ministre à « aller jusqu’au bout de la logique ». Les auteurs s’interrogent : « Qu’ont pu découvrir ses équipes pour qu’ils prennent le risque d’un règlement devant les tribunaux ? La réponse se trouve à 17000 Km… » L’ancien député de Nouvelle-Caledonie Gaël Yano a téléphoné au directeur de cabinet de Copé, Jérôme Lavrilleux, et « l’informe qu’a eu lieu un scrutin parallèle ». Il y a eu, dénonce l’adjoint au maire de Nouméa, « la possibilité de voter par correspondance, mais aussi par les urnes ». Gaël Yano va plus loin : « La fille d’une figure locale a fait du porte à porte pour faire voter a domicile certains militants. » L’équipe Cope se gargarise de « l’invention de cette urne transportable » et informe la presse : « Le scrutin en Nouvelle-Calédonie est entaché d’irrégularité. » Voilà pourquoi Jean-François Copé n’a plus peur d’une issue judiciaire. L’équipe Fillon transmet de son côté « le procès-verbal du bureau calédonien qui ne fait pas mention du système de vote parallèle ». Ils exigent la publication des résultats du vote fédération par fédération. Quelques pages plus loin, une dernière mention des « fédérations rayées de la carte » sera faite. Nous sommes le 25 novembre, jour de la réunion de la commission nationale des recours au siège de l’UMP, mais aussi de la tentative de médiation d’Alain Juppé. « Jérôme Lavrilleux surgit les bras charges de deux dossiers sur lesquels il est marqué au gros feutre : « Nice 06 » et « Nouvelle-Calédonie et autres ». Les classeurs sont rouges... » La CNR suspend ses travaux dans la soirée, la médiation Juppé échoue. La suite est connue.

FXG, à Paris

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 08:04

Stany Coppet vient tourner une fiction sur Raymond Maufrais

STANY-COPPET-TOMBE-PARENTS-DE-RAYMOND-MAUFRAIS-TOULON.jpgLe 18 février vont débuter à Cayenne et Maripa-Soula six semaines de tournage du film La vie pure. Le titre est extrait du journal de bord laissé par l’explorateur toulonnais, Raymond Maufrais,  disparu en Guyane en 1950. Stany Coppet, l’acteur guyanais, incarnera le rôle principal. Il est aussi coauteur et coproducteur de ce long métrage de cinéma de 90 minutes réalisé par Jérémy Banster et produit par Cantina Studio. L’acteur guadeloupéen, Alex Descas, incarnera Léon Gontran-Damas et la petite-fille de Charlot, Dolorès Chaplin incarnera la petite amie de Raymond Maufrais. Daniel Duval jouera un bagnard et Aurélien Recoi, le père de Raymond. Côté casting guyanais, on trouvera Serge Abatucci, Philippe Passon, Makéda Coppet et des figurants amérindiens et bushinengués.

STANY-COPPET-CAGE-ESCASLIER-RAYMOND-MAUFRAIS.jpgCela fait trois ans que Banster et Coppet travaillent sur ce scenario. Stany Coppet (en photo dans la cage d'escalier de l'appartement familial à Toulon) s’est par ailleurs rendu à Toulon rencontrer les amis d’enfance de Raymond Maufrais.  « C’est mon père, témoigne le comédien, qui m’a parlé de cette histoire quand je lui ai montré le film Into the wild. Il se souvenait d’Edgar Maufrais débarquant en Guyane à la recherche de son fils. Mon père m’a alors invité à regarder les archives… » Pour l’heure, Stany Coppet rentre de New York où il a suivi un entraînement et une diète pour perdre 15 kilos (il en a déjà perdu 11 !). Les conseils regional et général de Guyane sont partenaires de cette production ainsi que le département du Var. Deux semaines à Toulon et à Paris complèteront le tournage au printemps. La sortie du film est prévue dans un an.

FXG, à Paris

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 07:39

Babette de Rozières, ambassadrice de la fondation des hôpitaux de Paris

La chef cuisinière médiatique, guadeloupéenne, Babette de Rozières a été nommée ambassadrice pour les Antilles de la fondation des hôpitaux de Paris  par Bernadette Chirac. A ce titre, elle se rendra en avril en Guadeloupe pour une visite organisée par Bernadette Chirac au CHU de Pointe-à-Pitre au service de pédiatrie. Depuis 20 ans des dons sont envoyés par la fondation pour aider ce service hospitalier. « Ce sera aussi l'occasion pour moi de m'intéresser aux repas des tout petits et leur donner aussi des conseils de recettes », a déclaré Babette a France-Antilles.

FXG, à Paris

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