Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  •   le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:48
Roger Raspail, tanbouyé

Roger Raspail sort "Dalva", le premier projet sous son nom

Free jazz ou morna capverdienne, swing caribéen ou rumba congolaise, ce Guadeloupéen de Capesterre-Belle-Eau, tambour majeur, maîtrise tous ces sujets, à commencer par le gwo ka.

Après des années passées à poser son doigté expert auprès des plus grands (Guy Konket, Eugène Mona, Chet Baker, Cesaria Evora, Kassav...), le voilà qui signe un premier disque sous son nom. Il y aborde la question de la créolité, en accostant sur les nombreux rivages qui l'ont accueilli, du calypso à la bossa, de la biguine à la cadence...

"J'ai été viré de la Poste"

Où avez-vous appris la musique ?

J'ai grandi à Marquisat, derrière l'usine. Elle était mon terrain de jeu. Il y avait des camions diesel qui stationnaient pour charger du sucre ou du rhum et j'écoutais... Les moteurs faisaient des rythmes assez bizarres, ternaires, binaires, c'était de la musique. J'écoutais comme ça aussi le son des rivières. La Guadeloupe est une salle de concert permanente. On écoute partout des sons extraordinaires, des sons urbains aussi... J'ai grandi dans cette ambiance.

Quand avez-vous tenu un gwo ka la première fois ?

Le gwoka, traditionnellement, on le prend vers 14 ou 15 ans. Mais comme à l'époque, pour écouter de la musique, on n'avait pas transistor portable, il fallait la faire soi-même, on utilisait tout, les seaux en plastique, les casseroles... J'ai participé à des groupes de carnaval et j'ai beaucoup joué de ka dans les fêtes  communales, les bals. Il n'y avait pas encore de lewoz organisés comme aujourd'hui, c'étaient des coups de tambours comme ça, surtout pendant les mouvements sociaux. C'est après mes 20 ans, quand j'ai quitté la Guadeloupe, qu'ils ont commencé à organiser ces réunions de tambours qu'on appelle les lewoz.

Comment êtes-vous devenu un professionnel ?

J'ai fait mon service militaire à la Jaille dans la fanfare et j'ai fait la connaissance de musiciens qui m'invitaient à les revoir quand je viendrai à Paris. Mon frère y était et je lui ai demandé de me payer mon billet. J'ai d'abord travaillé à la Poste et j'ai été viré. J'ai commencé à jouer dans les hôtels et j'ai rencontré d'autres musiciens. Je me suis vite aperçu qu'en faisant le ménage à 5 heures du matin, je gagnais beaucoup plus en une soirée qu'en deux semaines de travail ! Je me suis mis au travail, apprendre, écouter, être disponible...

Le déclic ?

Un jour où je donnais des cours au centre culturel universitaire de Saint-Germain-des-Près, un trompettiste de Duke Ellington me demande de l'accompagner au Dreyer, un club de jazz à Châtelet. J'ai retrouvé Mal Waldron, le pianiste de Billie Holliday, c'est comme ça que c'est parti. J'ai aussi croisé la route de Malavoy et des Vikings et je m'en suis inspiré. Ce sont des grands frères et ce sont eux qui ont commencé à porter cette flamme de la musique caribéenne et je suis fier de porter ma participation à cet édifice.

Dalva, c'est quoi ?

Quand j'achète un disque, j'attends qu'il m'amène de port en aéroport, de pays en îles et j'ai réalisé Dalva en fonction de mes voyages et de mes rencontres. Je propose au public qui m'a écouté en diverses formules l'idée qu'ils se sont faits de moi en live. Tous les amis qui m'accompagnent sur cet album et sur les concerts à venir sont tous des gens avec qui j'ai travaillé.

Propos recueillis par FXG, à Paris

- 24 Mars en Show Case à La Fnac de Montparnasse
- 31 Mars en 1 ère partie des Vikings de La Guadeloupe au New Morning

"Dalva", 12 titres

Roger Raspail percussions, Sylvain Padra voix, Dao Adelaïde voix, Nicole Wagner Di Reinhardt voix, Yvon Guillard trompette, Remi Sciuto saxophone, Pierre Chabrelle trombone, Patrick Marie- Magdelaine guitare, Anissa Altmayer violoncelle , Maryll Abbas accordéon, Florian Pellissier claviers, Mike Clinton basse, Alfred Rosanne percussions, Cyrille Domont percussions, Reda Samba batterie, Franck Curier arrangements et les guests : Anthony Joseph voix, Alain Jean-Marie piano, Patrice Caratini contrebasse.

Repost 0
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:26
Exploration sous-marine de la dorsale médio-atlantique

Le Pourquoi pas ? explore les richesses minérales des grands fonds

L'Ifremer a fait partir le 17 mars une équipe composée de chimistes, de géologues et de biologistes à bord du navire Pourquoi Pas ? pour une mission de 45 jours. Ils vont explorer les volcans sous-marins situés le long de la dorsale médio-atlantique, sur une zone de plus de 800 km de long, à mi-chemin entre le Cap vert et les Iles Canaries, à la frontière des plaques africaines et américaines. Les scientifiques vont cartographier et échantillonner des dépôts hydrothermaux riches en métaux. Objectif majeur de la campagne: découvrir et étudier de nouveaux champs hydrothermaux inactifs. Sous le patronage de l'Etat, l'Ifremer mène la campagne Hermine dans le cadre du permis accordé à la France par l'Autorité Internationale des Fonds Marins (AIFM) pour l'exploration des sulfures polymétalliques. Il s'agit d'une campagne de soutien à la politique publique française, inscrite dans le contrat signé en 2014 entre l'Ifremer et l'AIFM pour une durée de 15 ans.

Repost 0
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:40
Mandon et Bareigts remettent leur lettre de missions à MM. Chabriat et Hallade.

Mandon et Bareigts remettent leur lettre de missions à MM. Chabriat et Hallade.

Mission de préfiguration pour une université de l'océan Indien

L'université de l'océan Indien était une volonté du président de la République, c'est désormais la mission de Jean-Pierre Chabriat, professeur des Universités et Luc Hallade, ambassadeur délégué à la coopération régionale  dans l’océan Indien. Jeudi 16 mars, Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, et Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur, les ont reçus  pour leur remettre officiellement leur lettre de mission de préfiguration d’une université de l’océan Indien. "Nous ne construisons pas de nouveaux bâtiments, a déclaré la ministre des Outre-mer, nous construisons un réseau de chercheurs, professionnels, universitaires..."

Il reviendra notamment au professeur et au diplomate d'établir une feuille de route et "une stratégie partagée" de mise en réseau pour renforcer la coopération entre l'université de la Réunion et le centre universitaire de Mayotte, ainsi que la coopération régionale dans la zone océan Indien avec Maurice, Les Seychelles, Madagascar, l'Afrique du sud, le Mozambique, la Tanzanie, voire un Etat fédéral indien ou une province chinoise. "Cette mise en réseau doit donner une impulsion économique et culturelle dans ce bel et grand océan Indien", a conclu la ministre.

Le recteur de La Réunion, la vice-rectrice de Mayotte, le corps universitaire, le directeur général de l’ARS Océan Indien, le directeur général du CHU de La Réunion, le délégué régional à la recherche et aux technologies et les acteurs socioprofessionnels concernés seront associés aux travaux de cette mission. Jean-Pierre Chabriat et Luc Hallade devraient remettre leur rapport au président Hollande avant son départ de l'Elysée.

FXG, à Paris

 

 

Repost 0
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:37
Une partie de l'équipe du bureau France-Europe, Joëlle Désir, directrice générale du CMT, et Muriel Wiltord, directrice du bureau Amérique du Nord

Une partie de l'équipe du bureau France-Europe, Joëlle Désir, directrice générale du CMT, et Muriel Wiltord, directrice du bureau Amérique du Nord

La maison de la Martinique à Paris devient le bureau France-Europe du CMT

Il n'y a plus de Maison de la Martinique au 2 rue des Moulins, près de l'Opéra à Paris. Depuis dix jours, la boutique, les locaux au 5e et les salles de réunion au sous-sol sont fermés. Désormais, il faut se rendre 32 boulevard Haussmann, à deux pas des Galeries Lafayette, pour trouver le bureau France-Europe du Comité martiniquais du tourisme. "C'est une décision du président Alfred Marie-Jeanne et de Karine Mousseau, explique Joëlle Désir, directrice générale du CMT." Les pôles économique, jeunesse, tourisme, association, culture ont disparu. "Ce n'est plus une excroissance de la Région, mais une antenne du CMT avec ses missions et ses budgets pour la promotion du tourisme." Le nouveau lieu est moins cher et plus fonctionnel avec 278 m2 sur un seul plateau contre 260 sur trois niveaux. Même la boutique n'offrait guère plus d'intérêt. "Nous privilégions la visibilité numérique, poursuit Mme Désir." Nous avons fait faire un audit, et nous avons décidé de changer de stratégie : le numérique sur tous les marchés."

Sous la direction de Segbedji Rousselin, les dix salariés se recentrent donc tous sur le tourisme. Dès la fin du mois de mars, un campagne de pub démarrent sur les bus et dans le métro. Aussitôt s'enchaînera la campagne télé avec le film réalisé par Lucien Jean-Baptiste. "Nous avons validé la marque 'La Martinique elle vous aime', poursuit Joëlle Désir, c'est une offre non marchande exceptionnelle par ses paysages et une rencontre avec des êtres et une Martinique authentique." C'est l'agence LMWR de Nantes qui a réalisé les créations. La marque a même été déclinée pour l'Amérique du Nord : "Meet Martinique and its people."

FXG, à Paris

Un enjeu à 1 million de touristes

878 860 touristes sur la dernière saison, soit une hausse de 9,3 % en un an ! L'objectif, c'est un million de touristes en 2020. Les touristes de séjours sont en hausse de 6,6 % à 519 303. Les meilleurs chiffres depuis 2000 pour le séjour et depuis 2007 en général. L'ouverture du ciel a favorisé cet essor : Norwegian, Air Canada rouge, Air Transat, American Airlines. Le trafic vers l'Amérique du Nord a cru de 149 %. Si le marché hexagonal représente toujours 80 %, Condor relie l'Allemagne et Vueling lance des code share pour relier les Anglais, les Espagnols et les Italiens avec la Martinique.

 

Repost 0
12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 06:41
Larry Benzakem, humoriste littéraire

Larry Benzaken, 28 ans, humoriste français aux origines guadeloupéennes et ivoiriennes, était l'invité du Martinique Comedy club du 6 au 12 mars où il donnait son spectacle seul en scène, Journal d'une banalité extraordinaire. Interview.

"Je cherche un rire plus intérieur, plus concerné"

Après un spectacle d'humour noir, vous revenez avec un spectacle que vous qualifiez d'humour littéraire. Qu'est-ce que c'est ?

L'univers du spectacle c'est beaucoup de jeux de mots, de poésie, avec des parties en alexandrins... C'est un spectacle qui met en scène un jeune écrivain qui raconte d'où lui viennent ses inspirations et ses difficultés pour écrire dans un monde enclavé dans la téléréalité et la culture de masse. Mon inspiration littéraire, c'est Charles Bukowski et mon titre fait référence à son Journal d'un vieux dégueulasse où il raconte ses pérégrinations, ses aventures, tout ce qui se passait quand il était assis à la terrasse d'un café. C'est dans cette lignée là que je m'inscris. Après, dans les jeux de mots, je vais être plus près du slam et du hip hop, dans l'idée de la punchline. Je suis proche de cela que de certains auteurs comme Raymond Devos qui a pratiqué aussi le jeu de mots.

Comment avez-vous écrit ce spectacle ?

Je pratique un jeu auquel beaucoup de personnes s'adonnent quand on s'imagine la vie, le métier des gens qu'on croise dans la rue, dans les transports en fonction de ses vêtements. Dans mon spectacle, je croise des personnages et je m'amuse à fantasmer leur vie en tant qu'écrivain...

Quels archétypes de personnages avez-vous choisi de fantasmer ?

A priori, ce sont des personnes banales et à travers mon prisme, elles changent de statut et passent de n'importe qui à héros d'un roman. Je pense d'une lanière générale que toutes les vies pourraient bâtir un excellent roman. Tout dépend de l'écrivain qui s'en empare !

Et comment trouvez-vous les ressorts humoristiques ?

En racontant la vie quotidienne des personnages que je vais croiser, le spectateur va pouvoir se reconnaître dans une série de détails dans les portraits que je dresse. Le ressort comique se crée à partir de là. On ne va pas avoir des rires chronométrés toutes les 5 secondes comme dans les one man show, mais des rires plus discrets, éparpillés dans le public au gré des détails et éléments du récit. C'est ce rire que je cherche, un rire plus intérieur et peut-être plus concerné.

Comment êtes-vous tombé dans l'écriture ?

Quand j'avais 13 ans, j'ai vu la pièce de théâtre, Antigone, de Jean Anouilh, et j'ai commencé à écrire des pièces. J'ai forgé mon écriture par ce biais et je suis arrivé à l'humour très tard. L'humour n'était pas mon premier moteur et je n'ai pas une grosse connaissance des humoristes américains actuels. L'humour, je l'ai découvert dans des livres comme chez Marcel Proust, un humour plus discret... Je trouve que l'humour qui n'est pas recherché est plus intéressant...

Quand on vous voit sur scène, on pourrait penser à Devos...

C'est souvent l'idée qui vient aux gens qui me découvrent. Mais c'est un artiste que j'ai découvert vers 20 ans et j'écrivais déjà depuis longtemps. Ce n'est pas Devos qui m'a lancé vers ce style d'écriture. Serge Gainsbourg, en revanche, m'a énormément marqué avec son humour fin qu'on appelle de l'humour anglais... Quand on lui a demandé pourquoi il était passé par l'étape yéyé, il a répondu qu'il avait retourné sa veste lorsqu'il s'est rendu compte que la doublure était en nylon... C'est ce genre d'humour fin que j'apprécie.

Et qu'est-ce que votre créolité vous a apporté dans votre travail d'auteur ?

Quand j'étais enfant, j'allais très souvent aux Antilles et j'allais avec ma mère et ma grand-mère écouter les conteurs. Yé Krik, yé krak ! Yé mistikri, yé mistikrak... Cette manière de transmettre une histoire, des émotions par l'oralité m'a beaucoup marqué.

Avez-vous connu les affres de la création ?

Oh oui ! Dans un premier temps, j'écrivais tout et n'importe quoi. Et les affres que j'ai connues, c'était plutôt : est-ce que ce que j'écris est intéressant ? Et j'ai lu des écrivains qui refusaient cette crainte. Le seul remède à ces affres qui peuvent tout pourrir, c'est écrire, écrire, écrire... L'écriture, c'est un travail d'artisan. J'ai visite l maison de Zola et sur la cheminée, il avait gravé : "pas un jour sans une ligne." Je me suis efforcé d'en faire autant et comme j'ai toujours été fasciné par les précoces comme Arthur Rimbaud, Mickaël Jackson, Mozart, je m'y suis mis très tôt parce qu'à 13 ans, je pensais que j'étais déjà à la ramasse !

Vous vous êtes rattrapé...

Depuis une douzaine d'années, j'écris une pièce par an !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Repost 0
11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 07:54
Lauréate du prix du public des expats

Ingrid Jean-Baptise lauréate des trophées des Français de l'étranger

« Making the world a better place », telle est la devise du Chelsea Film Festival créé à l’initiative d’Ingrid Jean-Baptiste en 2012. Grande amatrice de cinéma, la jeune femme a reçu le 7 mars le prix du public des Trophées des Français de l'étranger. Grâce à ce prix, la Martiniquaise souhaite mettre en lumière ce festival qu'elle a créé en 2012.

Passionnée de cinéma depuis toujours, Ingrid (qui est aussi la nièce de Lucien Jean-Baptiste) part vivre à New-York en 2010. Là-bas, elle étudie à l’Actors Studio. Elle rêve de devenir actrice. Elle y reste 2 ans. « Cela a vraiment changé ma vie, j’y ai appris beaucoup de choses. » Elle qualifie même l’enseignement dispensé au sein de cette école de « thérapeutique ». C’est « très profond, on part de choses qui nous sont vraiment arrivées dans la vraie vie pour jouer après. »

Avant d’intégrer cette fameuse école new-yorkaise, Ingrid était déjà familière des cours de théâtre et du monde du cinéma. En France, même si l’enseignement ne lui convenait pas tout à fait, elle avait déjà pris quelques cours de comédie au cours Florent à Paris. Elle avait tourné dans quelques films quand elle était plus jeune, comme par exemple Le syndrome de Stockholm.

Le 5 septembre 2012, Ingrid est victime d'un grave accident de voiture. Elle perd connaissance et ses séquelles physiques sont importantes. « J’ai eu sept côtes cassées, la colonne vertébrale fracturé… »

C’est pendant sa longue convalescence que « l’idée » de créer un festival va germer dans son esprit. « Je voulais aider les jeunes réalisateurs du monde entier », et quoi de mieux qu’un festival international pour promouvoir leur travail ? Finie donc la course aux castings, elle se lance dans une nouvelle aventure : le Chelsea film festival voit le jour. Son but est de faire le « pont entre les différentes cultures », et rendre le monde meilleur, comme l’indique sa devise « Making the world a better place ».

Aujourd’hui le Chelsea Film Festival présente chaque année « 90 films de 24 pays différents » tous réunis autour du thème des « global issues, des sujets économiques, politiques ou sociétaux. » Comme l’indique Ingrid, cette sélection doit « surtout susciter un questionnement de la part du public. »

FXG, à Paris

Repost 0
10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 10:03
Charles Nagou et sa confiture mangue litchi

Charles Nagou et sa confiture mangue litchi

Pluie de médailles sur les confitures au concours général agricole

En quelques années, les confitures réunionnaises se sont fait connaître et accumulent les récompenses. Derrière chaque médaille se profilent des opportunités économiques.

Après le bronze pour la confiture mangue miel l'an passé, Charles Nagou, le patron des Saveurs de la Fournaise, ramène du concours général agricole l'argent avec la mangue litchi. Ce mangue litchi, il l'a travaillé toute l'année passée et il savait que ce serait celle-là qu'il présenterait au concours. Un pari gagnant. "On savait ce que le jury attendait, témoigne-t-il, et on a travaillé l'aspect."

Ce résultat, Charles le savait à l'avance ! Cette confiture est l'un des produits les plus vendus de son stand. Depuis sa médaille, sa confiture mangue miel reste son produit phare. "Pour la clientèle professionnelle qui achète et revend, commercialement parlant, c'est plus intéressant." En deux ans, il a vendu à l'export 4000 pots de confiture mangue miel. Les autres produits tournent alentour de mille pots. Epiceries fines, boutiques touristiques, boutiques avec des gérants réunionnais...

Emmanuelle Sablé des Confitures de litchi de Bois Canon et présidente de la confrérie des artisans confituriers confiseurs de la Réunion, a aussi été récompensée l'an passé. "La médaille on l'a eue, fin février, début mars et fin avril, on était en rupture de produit." L'exportation est une opportunité aussi pour elle, mais ça représente moins de 10 % de son chiffre. Un des rôles de la confrérie est de mettre en relation des producteurs de la Réunion et des clients en métropole. Et bien sûr, le faire pendant le salon.

Avec cette association logistique, cette idée de regroupement de producteurs pour jouer sur le volume et le coût du fret aérien, Charles Nagou compte bien pouvoir envoyer cette année tous les deux mois une palette de produits sur la métropole quand il n'en envoyait jusqu'alors qu'une deux fois par an.

Le marché métropolitain représente 30 % de son chiffre d'affaires global, il vise les 40 voire 50 % à moyen terme. "Trois clients à Paris  représentent un vingtaine au pays." Il compte sur cette deuxième médaille va impulser cette dynamique.

18 % à l'export

Gérard Rangama, gérant de Soley Réunion, médaille d'or l'an passé, bronze cette année avec la confiture ananas coco. ." J'aurai pu représenter des produits qui ont gagné dans le passé, mais non ! J'ai voulu travailler sur une autre matière, pas valorisée à la Réunion et où je n'ai pas d'opérateur frontal en face qui ferait le même produit." Gérard Rangama prend des risques et aime la compétition. Ses confitures sont exportées dans l'Hexagone grâce à la collaboration d'un représentant à Paris avec qui il a fait affaire en 2013. "C'était ma première médaille." La production de confiture ananas passion médaillée l'an dernier est passée du simple au double. Pour autant, il n'est pas dupe. "Les médailles, c'est une reconnaissance, après, le travail de logistique, ça dépend de chaque chef d'entreprise, son organisation, sa méthodologie, sa faculté à créer de la confiance et trouver des partenaires."

Gérard Rangama a investi près de 2 millions d'euros en 2016 dans du matériel pour mettre son usine aux normes européennes. Ce n'est donc pas pour vendre qu'à la Réunion. Il veut développer son marché en Europe et annonce qu'il va exporter très bientôt à Maurice. "L'Europe, ça peut représenter un bon volume d'affaires par rapport à ce que nous ressentons déjà avec mon représentant." Pour le moment, ce marché franco-européen ne représente que 18 % de sa production. "Sans compter les effets de cette médaille !"

"Pour avoir l'or, précise Charles Nagou, il ne me manque pas grand chose. Le jury a l'habitude des confitures à l'ancienne avec des morceaux. Nous avons laissé des morceaux de litchi, mais pas de mangue, c'est là-dessus qu'on va travailler."

FXG, à Paris

Repost 0
9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 06:55
Réunion au sommet autour de la sécurité en outre-mer

Première Conférence nationale de sécurité des outre-mer

Beau plateau au ministère des Outre-mer lundi  matin avec la conférence nationale pour la sécurité Outre-mer. Rien de moins que le Premier ministre pour l'ouvrir et un ministre de l'Intérieur excusé car bloqué à Mayotte par les conditions climatiques (après la sècheresse, la pluie battante). Ericka Bareigts a invité les préfets, les directeurs départementaux de la Sécurité publique, les commandants, de gendarmerie, les élus et les présidents d'association qui agissent dans les territoires pour la prévention de la délinquance.

A trois semaines de la fin de toute communication gouvernementale, Ericka Bareigts, Bruno Le Roux et Bernard Cazeneuve s'occupent eux-mêmes de défendre leur bilan neuf mois après le lancement du plan sécurité outre-mer.

Le taux des violences volontaires en famille est, tous outre-mer confondus, de 2,4°/00 contre 1,4 °/00 en métropole. Dans huit territoires sur les onze qui forment les outre-mer,  le taux est supérieur à celui de l'Hexagone. L'immigration clandestine sur-occupe la police à Mayotte et en Guyane. La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et Saint-Martin sont confrontés aux problèmes des stupéfiants. Tous les territoires connaissent un taux élevé de violences aux personnes, de violences routières. Même la radicalisation n'épargne ni Mayotte ni la Réunion.

Le plan sécurité outre-mer prévoyait d'abord un volet en effectifs et matériels. Globalement, le gouvernement  a créé 130 postes en gendarmerie et  a projeté outre-mer 2,5 escadrons, 180 hommes. Saint-Laurent-du-Maroni est en zone de sécurité prioritaire depuis le 1er février, une antenne de l'OCTRIS est ouverte à Cayenne depuis le 1er janvier et des ZSP sont à l'étude en Martinique, la Réunion, la Guadeloupe et Saint-Martin.

Déconstruction du modèle du "bad boy"

Les nouveaux commissariats de Fort-de-France et de Cayenne seront livrés en 2018 et 2020. Celui de Basse-Terre est programmé au budget triennal 2018-2020  et celui de Saint-André à la Réunion sera rénové en 2018 tandis que des études sont financées au Port.

Pour autant, et c'était l'objet de la première table ronde, la ministre des Outre-mer a insisté sur la politique de prévention de la délinquance. 1,5 millions d'euros ont été débloqués pour "fabriquer" la politique de prévention localement.  Premiers acteurs de cette gouvernance, les 72 comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. L'association de prévention Appel  à la Réunion siège dans un tel comité.  "Nous prévenons la délinquance, explique Christelle Parvedy, par des pratiques éducatives informelles, l'accompagnement social, le soutien aux jeunes en décrochage scolaire. Tout ce qui prévient la récidive des jeunes mineurs." L'Appel intervient aussi en prison et participe à un comité de suivi départemental de la délinquance. Le maire de Fort-de-France explique le travail de déconstruction de l'image, du modèle du "bad boy" (voir ITW ci-dessous).

"Le renfort des effectifs sont une chose, a souligné le préfet Billant, mais cette conférence est là pour rappeler que le préfet ne règle pas seul les problèmes de violence."

FXG, à Paris

Le bilan de Billant, préfet de Guadeloupe

Le préfet Billant est intervenu pour parler, en deux mots, d'homicides et de vols avec violence avec armes. Il a rappelé ses funestes chiffres : 35 meurtres et 43 tentatives en 2015, 24 et 57 en 2016 ; 1890 vols avec violence l'an passé dont 380 à l'arme blanche... Jacques Billant a encore évoqué une réalité nouvelle : celle des gangs, des guerres de territoire et un centre pénitentiaire gangréné. Il a encore rappelé les 3000 actes de violence par an dans le cercle familial ou de voisinage. "CEla veut dire, lance le préfet, que la violence est un recours de plus en plus fréquent pour le règlement des conflits." Depuis le début de l'année, la Guadeloupe compte déjà 10 victimes de meurtre.

ITW Hélène Molia Polifonte, maire de Baie-Mahault, Guadeloupe

"Il faut appuyer les associations"

Une conférence nationale pour la sécurité outre-mer vous semble utile comme démarche ?

Ca nous permet à tous les acteurs en charge de la prévention de la délinquance de se rencontrer. Nous avons pu échanger sur les bonnes pratiques et sur les actions menées sur le territoire et j'ai pu dire que, aujourd'hui, dans ma commune, les jeunes sont beaucoup plus calmes et nous nous devons de leur apporter un accompagnement, de répondre au problème de leur insertion professionnelle, celui de la place de la famille et de l'éducation. Le chômage qui frappe nos jeunes est trop élevé.

Etes-vous satisfaite des moyens en effectifs policiers et matériels ?

Nous avons besoin de ces effectifs supplémentaires mais  il faut aussi que tous les acteurs de la prévention de la délinquance, les associations, les élus, puissent travailler ensemble. Il faut appuyer les associations car dans la politique de la Ville, certains quartiers bénéficiaient d'un apport financier qui leur permettait d'être sur le terrain et sont relégués en quartiers de veille.

Qu'est ce que ça change pour ces quartiers ?

Il n'ont plus droit aux mêmes aides et l'on sait bien que l'argent est le nerf de la guerre. Nous devons pouvoir financer les projets et les actions des associations et leur  apporter l'aide nécessaire pour se professionnaliser dans leur mission d'accompagnement des jeunes.

Bruno-Nestor Azérot, député maire de Sainte-Marie, Martinique

"A Sainte-Marie, nous avons mis en place le comité local de sécurité et de prévention de la délinquance, nous avons installé une équipe de rue, de médiateurs sociaux pour accompagner nos jeunes et il y a quelques résultats. Maintenant, pourra-t-on éradiquer toute la délinquance, je ne pense pas même si je le souhaite. Il faut tout faire pour réduire ces taux. Nous sommes des îles éloignées où l'on trouve des armes, de la drogue et cela est un facteur aggravant."

Gabriel Serville, député maire de Matoury (Guyane)

"L'escadron de gendarmerie être maintenu"

Une conférence nationale pour la sécurité outre-mer vous semble utile ?

C'est important de pouvoir se retrouver pour faire le bilan de ce qui a été fait, dire nos éléments de satisfaction, il y en a quelques uns comme les contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance, mais je continue à dire qu'en Guyane tout comme en Guadeloupe, nous sommes confrontés à une typologie de criminalité  qui nécessite d'aller plus loin. Les mesures mises en place en Guyane ne sont pas suffisamment efficaces...

Que pensez-vous de la volonté d'accompagner les jeunes ?

Il faut accompagner les jeunes, mais malgré cela des jeunes accompagnés peuvent dévier de la trajectoire qu'on leur a fixée...

Vous privilégiez les effectifs de sécurité renforcés ?

L'augmentation de l'effectif est une réponse. L'escadron de gendarmerie qui est affecté en Guyane doit être maintenu, mais il faudrait aussi penser à modifier fondamentalement les missions qui sont assignées aux gendarmes car il reste un certain nombre de zones de non-droit où il y a du trafic de cocaïne, de crack, de cannabis et dont la consommation est un élément qui pousse les jeunes à des comportements délictueux. Il y a nécessité de renforcer la présence policière et aller au -delà de ce qui avait été annoncé initialement.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Didier Laguerre, maire de Fort-de-France, Martinique

"Le phénomène des gangs nous guette"

Une conférence nationale pour la sécurité outre-mer vous semble utile ?

C'est important de pouvoir discuter, échanger, partager les bonnes pratiques pour essayer des les reproduire, des les adapter ailleurs. J'ai évoqué la déconstruction du modèle "bad boy" avec le préfet de la Guyane pour lui expliquer comment nous l'avons mise en place et comment il pourrait tirer profit de cette expérience, la reproduire...

Vous avez associé les artistes à cette démarche de déconstruction ?

Nous le menons avec des artistes, avec des sociologues, des éducateurs et des médias. Oui, nous discutons avec les artistes et ils discutent avec les jeunes pour amener le jeune à faire la différence entre une image qui fabriquée et la réalité même de l'artiste. Par exemple, lorsque Kalash est revenu en concert en décembre avec deux autres artistes, il a eu avec eux un travail sur les messages qu'ils ont fait passer au cours du concert au stade de Dillon. Ces artistes sont référents pour nos jeunes et pour nous !

Est-ce que votre ville est concernée par le phénomène des gangs ?

On n'était pas habitué aux gangs et on n'en a pas encore vraiment constitué comme on peut le voir aux Etats-Unis, mais c'est un phénomène qui nous guette. Le passage du trafic de cannabis au trafic de cocaïne est un élément qui durcit les pratiques de délinquance et qui engendre davantage de violence, de l'armement, beaucoup d'argent en jeu et des territoires à défendre. Cela conduit à un trafic organisé et structuré, c'est cela qui peut nous amener progressivement à des phénomènes de gang.

Faut-il des renforts ?

Il y en a eu, il en faut encore et aussi en termes de matériels. Il faut adapter les moyens dont on dispose à la délinquance que l'on veut combattre. Les moyens pour un trafic organisé de cocaïne ne sont pas les mêmes que pour un petit trafic d'herbe. Il faut des renforts, des moyens mais aussi travailler en proximité, en partage d'informations entre tous les acteurs...

C'est ce que vous faîtes aux Terres Sainville. Comment ça marche ?

On fait des contrôles tout azimut, on associe les douanes, la DIECCTE pour le travail clandestin pour amener les patrons de lolos, de bars au respect de la règle. Oui, ça commence à porter ses fruits depuis novembre. Nous avions des établissements qui restaient ouverts jusqu'à 3 heures du matin, posant de vraies difficultés parce que ce sont des points de fixations où l'on a déploré des meurtres, des tentatives, des règlements de compte. Ils commencent à fermer plus tôt, à se mettre en conformité avec la règle. Ca ne porte pas encore ses fruits en termes de tranquillité publique. Nous avons commencé par une étape de verbalisation par vidéosurveillance et nous allons cadrer, cadrer jusqu'à revenir à une situation normale aux Terres Sainville.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

 

 

Repost 0
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 06:21
Sébastien Folin anime C'est pas le bout du monde. 7 mars 2017 20h55 sur France Ô

Sébastien Folin anime C'est pas le bout du monde. 7 mars 2017 20h55 sur France Ô

Sébastien Folin revient sur France Ô

L'animateur réunionnais, Sébastien Folin revient animer un talk show en prime time un mardi par mois sur France Ô. Après le LabÔ pendant quatre ans et Folin Hebdo l'an dernier, voici "C'est pas le bout du monde". "C'est une émission de divertissement, explique Timothy Myrtil responsable FÔ du programme, pour sortir des clichés sur les outre-mer par la culture, les racines, les tendances." L'émission dure 90 minutes ; il y en aura six jusqu'en juillet. Folin accueille autour d'une table deux ou trois invités et des chroniqueurs, Fabrice de Almeida, le présentateur de la soirée Histoire de la chaîne, et deux jeunes journalistes, Ericka Govinda, martiniquaise, et Eliot, le community manager déjà présent dans Folin Hebdo. "On cherche à  marier intelligence et divertissement, explique Sébastien Folin, le sérieux et le potache. Nous voulons battre en brèche les clichés avec l'écologie, la biodiversité, le patrimoine de l'UNESCO..." Il annonce des figures oubliées de l'histoire évoquées "avec légèreté et bienveillance". Cinq grands sujets par émission, du public, un reportage tiré de la banque de France Télévisions, un quizz "On montrer des petits bouts du monde !".

La première accueillera Patrice Planesse (Sac la mort, dans le film d'Emmanuel Paraud), le contre-ténor Fabrice di Falco ou Vincent Vermignon, (Liko dans Le gang des Antillais de Jean-Claude Barny). 3on ne court pas après le buzz, assure Sébastien Folin, mais après la qualité."

FXG, à Paris

Repost 0
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:41
Joseph Nesty, élu de la chambre d'agriculture de Guadeloupe pose devant son stand avec miss Martinique

Joseph Nesty, élu de la chambre d'agriculture de Guadeloupe pose devant son stand avec miss Martinique

Au salon de l'agriculture : la Guadeloupe attend son stock

Rien ne va plus sur le stand de la Guadeloupe au salon de l'agriculture ! Le stand est superbe et Miss Martinique elle-même est venue l'honorer au bras de Joseph Nesty de la chambre d'agriculture. Pourtant en face, les exposants font la gueule. Pas tous. Ils sont cinq qui attendaient toujours mercredi 1er mars leur marchandise. Les punch Mabi, Karine confiseries, La Grivelière, Les délices de Man Roro et les sirops batteries Moysan affichaient tous des airs de disette. Des étals quasi vides. "On devait recevoir notre marchandise le 25 février, raconte Ludilla Lurel de Punch Mabi, nous ne sommes toujours pas livrés." Cinq entreprises ont fait l'effort financier d'être là pour n'avoir rien à vendre !

"Ils en ont pris un petit coup, raconte Marie Noirit, chargée pour la chambre d'agriculture de l'organisation du salon, cependant, ce sont des personnes qui ont l'habitude de participer à ce type d'événement et ils savent s'organiser, parer au contre coup, faire appel aux distributeurs pour les aider à compenser le moment avant que les produits n'arrivent."

Mabi  a exhumé le petit stock conservé à Paris. "De très vieilles bouteilles, signale Ludmilla Lurel, très chères et nous n'avons pas de choix, que tamarin, melon, quenette et surtout, pas de dégustation ! On arrive à vendre, mais on ne fait pas chiffre qu'on aurait dû faire." Pour Moysan, c'est une tonne et demi de marchandise qui manque. Il se fait dépanner par son distributeur Degas. Si la quantité est moindre pour Man Roro et ses délices, c'est quand même 150 kilos : "On se débrouille, témoigne la patronne, avec les stocks de l'an dernier qu'un ami avait accepté de nous garder à Paris, des restes..."

Les cinq exposants lésés se sont retournés contre la chambre d'agriculture. "Nous avons sollicité un transitaire pour nous affréter des produits à destination du salon de l'agriculture par le biais maritime, explique Marie,Noirit, et il se trouve que le bateau a pris du retard. Les produits n'ont pas pu être livrés avant le salon..."

Ludmila Lurel reconnaît que c'est la responsabilité du transitaire, mais rappelle que c'est la chambre d'agriculture qui l'a choisi. La chambre d'agriculture s'est retournée contre le transitaire.

FXG, à Paris

Les miels gwada en pause au salon

Les miels tropicaux clairs ou foncés de la Guadeloupe commençaient â être habitués des prix du concours général agricole et pourtant ils avaient annoncé leur forfait au salon de l'agriculture avant son ouverture. Les miels de Martinique et de Guyane ont raflé les médailles. Jacques Passave (photo), patron d'Apigua, s'est tout de même montré au salon. Il est venu participer au colloque organisé par l'Odeadom sur "la valorisation des produits agricoles et transformés ultramarins par l'identification de l'origine et la qualité".  Non, il ne regrette pas l'absence de nos miels et au salon et au concours... Oui, il sait qu'il n'y a pas eu d'accord entre la chambre d'agriculture et la Région. "C'est une question de rythme avec la transition politique qu'il y a eue", a-t-il déclaré philosophe, avant d'ajouter : "Il était nécessaire de faire une pause et nous venons à ce colloque pour çà, quelle direction prendre, où aller ?..."

Saucisson antillais

Saucisson antillais ! Saucisson au piment, à la papaye ! On ne rêve pas, on est bien dans le hall 5 du salon de l'agriculture où sont exposés les régions et départements d'outre-mer. C'est une entreprise de salaison de Narbonne qui a décidé de créolisé ses saucissons et ses saucisses sèches. Voilà de l'innovation !

Repost 0

Articles Récents