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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 05:07
Laetitia Guédon aux Plateaux sauvages

Laetitia Guédon à la tête d'un nouveau lieu de culture à Paris

Samedi 28 janvier, la comédienne et metteur en scène Laetitia Guédon, fils de feu Henri, plasticien renommé, présentait son nouveau projet artistique dans l'ancien 20e Théâtre devenu "les plateaux sauvages", un site encore en chantier au coeur du quartier des Amandiers dans le 20e arrondissement de Paris, à deux pas de Ménilmontant. Sélectionnée sur appel d'offres par la ville de Paris, la Martiniquaise qui en a pris les rennes en mai dernier, a commencé par une saison "en chantier", avant de présenter samedi dernier la saison 2017-2018. "Nous nous engageons, explique la jeune femme, dans l’accompagnement d’artistes pour qui la création n’est pas synonyme d’isolement, mais bien de partage avec le territoire et ceux qui font sa diversité." Cette première saison "en chantier" s'explique par celui, bien réel, lancé par la mairie de Paris pour renouer avec le projet architectural de Jean Dumont, qui en 1966, élevait la cité moderne (Cité les Amandiers les deux casquettes) qui domine le théâtre.

Cette première année est celle de l’expérimentation avec des compagnies en résidence (KTHA compagnie, Compagnie Lettre ouverte, Compagnie La louve et le Birgit ensemble) et des ateliers de pratique artistique amateurs.

Laetitia Guédon a annoncé que l'ouverture des portes des Plateaux Sauvages (après la deuxième phase de travaux de mai à septembre prochains) est prévue pour l’automne 2017. "À la fois pépinière de talents émergents et lieu de fabrique artistique en prise avec le monde d’aujourd’hui, nous imaginons cette nouvelle structure comme un lieu de vie et de convivialité."

FXG, à Paris

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 06:26
Denis Lesueur a reçu son prix des mains de Le Groupe Loret reçoit le prix des lecteurs de Challenges

Denis Lesueur a reçu son prix des mains de Le Groupe Loret reçoit le prix des lecteurs de Challenges

Le Groupe Loret reçoit le prix des lecteurs de Challenges

Le prix Ulysse de l’Association pour le Retournement des Entreprises (ARE), qui récompense chaque année le meilleur redressement d’entreprise, a été remis lundi soir à Paris en présence de plus de 400 professionnels. Si c'est une entreprise d'emballage, Excelrise, qui a reçu le grand prix, le Groupe Loret, présidé par le Guadeloupéen Denis Lesueur, a reçu pour sa part le prix des lecteurs de Challenges qui ont voté pour l’exemplarité de ce retournement d’entreprise.

Le groupe familial guadeloupéen Loret est principalement présent dans le secteur automobile (distribution, location courte et longue durée, vente de pièces toutes marques) et dans la fibre optique. Ce groupe, toujours impliqué dans le désenclavement de son île, a été touché de plein fouet par la crise mondiale de 2008, conjuguant une crise du secteur automobile à une baisse de la fréquentation touristique de l’île. Dès juin 2009, un long processus de retournement a été enclenché en utilisant tout l’arsenal juridique. La direction a recentré sa stratégie sur son cœur de métier et a cédé ses actifs télécoms, mais sans les brader. "Patience et souci de l’impact local ont été les fils conducteurs de ce retournement aujourd’hui définitif", a expliqué Denis Lesueur en recevant son prix des mains de Pierre-Henri de Menthon de Challenges.

FXG, à Paris

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 06:00
Zing zing paradis, le roman de la post-créolité

Zing zing paradis : Le roman est plus que jamais un lieu de création

Gabriel Montner, 25 ans, quitte Gwada, son île natale, pour Paris. Il rêve d’être écrivain. Faisant croire à ses parents qu’il suit des études pour devenir avocat, il envoie tout valser pour se consacrer à son seul rêve et suivre la trace un peu folle et fêlée de tous les écrivains.

Dix ans qu'il y pensait, dix ans qu'il voulait devenir un écrivain, un vrai, un qui écrit du roman, du vrai... Mais le problème de ce jeune gwada, c'était qu'la poésie, c'était ça qui lui tenait de langage, alors, pensez, écrire une histoire, une vraie, une qui coule comme de l'eau de la rivière à son embouchure, Jymmi Anjoure Apourou, il était pas sûr d'pouvoir y arriver. Et pourtant, l'enfant de Petit-Bourg, il s'y est attelé à son roman, même que son premier jet, il est parti en fumée dans l'incendie de sa chambre d'étudiant à Paris, celle-là même où il s'est largement affranchi des choses de la vie, le jeune poète gwada, pas seulement poète, puisque ce jeune gwada, il est peintre aussi, plasticien on dit. Et voilà qu'après l'incendie et dix lanné, il l'a accouché son roman, et il va en laisser plus d'un pantois. Y a du Louis-Ferdinand Céline chez Anjoure-Apourou, y a du Luis Calaferte, du Proust (tant ses phrases peuvent durer) et même du Gabriel Garcia Marques (L'Amour au temps du choléra) même si l'auteur lui-même le sait pas forcément. Voilà qu'avec Zing zing Paradis (chez Archipel), Jymmi Anjoure Apourou, le Guadeloupéen, nous pond un roman, un vrai, un truc digne du prix Renaudot au moins (celui de Glissant, avec La Lézarde, en 1959). Ce gars écrit une prose tellement cadencée que l'on ne se rend même pas compte qu'il écrit des alexandrins à tout bout d'champ. Et ça ne se voit pas, juste, ça se ressent, comme un jazz, comme une musique littéraire qui inonde de lumière quand les Marc Lévy et autres Guillaume Musso ne font que de l'easy reading... Non ! Avec Anjoure-Apourou, on a une langue, riche, digeste, francophone, limite argot créole inventé, et pourtant du Molière !

Une femme donne sa mort pour que le roman existe

Alors une fois qu'on a parlé du style inégalé, même si certains lui reprocheront le manque d'allégorie et sa culture du cul par trop (c'est jamais trop) poétisé, faut voir encore ce qu'il nous raconte ce poète plasticien. Et là, on tombe des nues, de Caribe en Scylla, de surprises en surprises. A réveiller les morts et coucher les libidineux. Le gars sait nous surprendre à chaque fois qu'on pense avoir compris son affaire. Et c'est une histoire d'amours multiples et d'amour unique, et c'est une histoire initiatique... L'histoire généreuse d'une femme qui sait donner sa mort pour que le roman existe. C'est ça Zing zing paradis, ce paradis éphémère de la libellule qui conduit par la main son lecteur pour regarder sa laideur, son génie, pour comprendre où est l'essentiel. Et comme toujours, l'essentiel c'est l'amour et l'oubli de soi. Et ce n'est jamais niais ni vulgaire, c'est du génie ! Un auteur guadeloupéen vient de nous naître. Maryse Condé qui s'inquiète de la relève (elle en a parlé à l'auteur), peut dormir tranquille. Retenez son nom et si vous ne l'avez déjà fait, achetez une de ses oeuvres d'artiste, de plasticien parce que forcément avec ce roman, sa côte va monter !

FXG, à Paris

Extrait (La comédienne André Ferréol et l'auteur, le 10 janvier dernier à Paris, a lu quelques extraits lors de la soirée de lancement de Zing zing paradis)

"C’est grand fou la vitesse avec laquelle ça change ; huit heures sans pédaler, à coup d’aile de coucou, réacteurs, ça turbine à grand renfort d’hélice, et puis flap on y est, en huit heures c’est réglé ! Autres temps, autres moeurs, autre lumière d’avril, autre rythme pour bouger dans un autre va-et-vient. Y doit y être déjà, ça fait dix heures passées ; il a dû faire tarmac en plein pôle Caraïbe, se sentir tout happé par cette chaleur d’un souffle, qui semble de partout vous enrober en grand. Vous sentez bien ici qu’ça pétera pas d’flocons, et qu’pour se faire un manteau, va falloir du léger, façon très près d’la peau, pour laisser passer l’air."

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 06:10
Boules puantes et personel politique

Bareigts se met à l'abri des "boules puantes"

Avec la période électorale qui arrive, vient le temps de ce que François Fillon, candidat de la droite républicaine à la présidentielle, a appelé "les boules puantes". Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer et candidate à sa réélection dans la circonscription législative de Saint-Denis, ne semble pas épargnée puisqu'elle a jugé utile de préciser les conditions de ses déplacements non ministériels à la Réunion. Elle assure donc payer elle-même son voyage comme ses frais de bouche, utiliser une voiture personnelle et résider chez elle. Elle explique encore que si elle est accompagnée, c'est de son seul officier de sécurité, car tout membre d'un gouvernement, quel qu'il soit, doit ainsi être escorté dans tous ses déplacements, publics comme privés.

FXG, à Paris

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 06:10
Barbara Jean-Elie chargée de mission pour la Cité des Outre-mer

Barbara Jean-Elie chargée de mission pour la préfiguration de la Cité des Outre-mer

Maintenant que le Parlement a inscrit au budget 2017 la somme de 10 millions d'euros pour la future cité des Outre-mer (qui pourrait bien se situer du côté du parc de la Villette dans le 19e arrondissement de Paris), la Martiniquaise Barbara Jean-Elie, ancienne directrice de l'information de Trace TV et ex-conseillère technique en charge de l'éducation et la culture au cabinet de George Pau-Langevin lorsqu'elle était ministre des Outre-mer, a été nommée chargée de mission à la direction générale de l'Outre-mer la semaine dernière. Elle reprend donc la suite du travail de préfiguration initié par le préfet Dominique Lacroix en 2013. "Le modèle de la cité, disait alors un proche de ministre GPL, est dans l’idéal celui de l’Institut du monde arabe, en moins cher…"

FXG, à Paris

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 05:53
Ingrid Jean-Baptiste en lice aux Trophées des Français de l'étranger

Ingrid Jean-Baptiste candidate aux Trophées des Français de l'étranger

Son oncle, Lucien, est le plus connu de la famille martiniquaise des Jean-Baptiste (après bien sûr l'ancien parlementaire et conseiller de Senghor, Henry, et avant sa tante Juliette, éphémère présidente du Collectifdom et ancienne membre du cabinet de Christian Estrosi à l'Outre-mer), mais Ingrid, pas encore 30 ans, se défend plutôt bien. Installée depuis dix ans à New York, elle y a fondé le Chelsea Film Festival, une manifestation qui a permis à de nombreux réalisateurs, producteurs et acteurs émergents de se faire connaître et d’être acceptés par la suite dans de nombreux festivals à New York, aux Etats-Unis et dans le monde.

C'est à ce titre qu'elle a répondu à l'invitation du ministère des Affaires étrangères pour concourir aux Trophées des Français de l'étranger, organisés par lepetitjournal.com. Elle fait partie des dix finalistes sélectionnés. La suite est entre les mains du public qui peut voter jusqu'au 5 février à l'adresse suivante : http://lepetitjournal.com/trophees-candidats/prix-du-public/item/962-ingrid-jean-baptiste

Les sept lauréats seront dévoilés le 7 mars prochain lors d'une cérémonie au salon de l'Horloge au Quai d'Orsay.

FXG, à Paris

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 10:53
Agence française de la biodiversité

Les Outre-mer dans la feuille de route de l'agence française de la biodiversité

"Je salue tout particulièrement les représentants des outre-mer, nombreux, qui ont joué un très grand rôle dans la création de cette agence." Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, a présidé jeudi 19 janvier à Paris, le premier conseil d'administration de l'agence française de la biodiversité (AFB). Sur les 43 membres de ce conseil, six représentent l'ensemble des bassins océaniques. Ainsi y siègent Ferdy Louisy, président du parc national de la Guadeloupe, Sonia Ribes-Beaudemoulin, conservatrice du Muséum d'histoire naturelle de La Réunion, Bichara Bouhari Payet, présidente du conseil de gestion du parc naturel marin de Mayotte, Patrick Lecante, maire de Montsinéry-Tonnégrande (Guyane) et les députés Serge Létchimy pour la Martinique et Maina Sage pour la Polynésie. Le rôle de l'AFB est l'expertise et le pilotage des questions qui touchent au climat, à la biodiversité et à la désertification. Parmi les grands sujets confiés à l'AFB, la ministre a particulièrement cité le plan de reconquête des mangroves et des coraux, la lutte contre les sargasses et encore la gestion intégrée du trait de côte.

Ferdy Louisy, vice-président de l'AFB

Dans la feuille de route qu'elle a développée, la ministre a évoqué plusieurs points qui concernent les outre-mer : la généralisation de la science participative et le dispositif "vigie nature école" avec la multiplication par quatre en 2017 du nombre d'aires marines et éducatives, la généralisation des atlas communaux, particulièrement dans les 430 territoires à énergie positive, la protection de la biodiversité marine avec notamment le développement de mouillages écologistes, le recensement par voie aérienne des mammifères marins et de la faune pélagique aux Antilles, les plan pollinisation et zéro pesticide, le plan eau et enfin la reconnaissance des méthodes traditionnelles de soin par les plantes.

Enfin, la ministre a annoncé qu'elle se rendrait en Guyane du 13 au 17 mars prochains à la conférence des 25 pays membres de la convention de Carthagène pour la protection de la mer des Caraïbes.

A l'issue de ce conseil d'administration, Ségolène Royal a proposé de nommer l'ancien et éphémère ministre PS de l'Environnement, Philippe Martin, comme président exécutif et, à ses côtés, deux vice-présidents, Françoise Gaill, coordinatrice de la plateforme Océan et Climat, et Ferdy Louisy, président du Parc National de la Guadeloupe.

FXG, à Paris

L'organisation de la délégation Guyane Antilles de l'AFB

Si le budget de l'AFB est connu, 225 millions d'euros, si des recrutements sont d'ores et déjà en cours, l'organisation territoriale, la direction, le budget et la feuille de route de la délégation Guyane-Antilles ne sera évoquée qu'en février au prochain conseil d'administration.

La question des sérums antivenimeux

Patrick Lecante est intervenu pour évoquer la question dramatique de l'absence de sérums antivenimeux en Guyane pour proposer que l'AFB s'en empare et propose un dispositif de recherche et développement, notamment en lien avec les savoirs traditionnels et la pharmacopée locale, notamment la plante qu'on appelle "tetneg" et qui pousse dans les jardins. Il a proposé aussi que l'AFB lance u appel à projet pour qu'un laboratoire scientifique puisse proposer des sérums contre les serpents grage à grands carreaux ou corail en s'appuyant ce qui existe en Martinique contre le venin du trigonocéphale qui a son sérum.

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 06:54

Les parlementaires d'Outre-mer qui déclarent des proches

Selon leurs déclarations d’intérêts et d’activités à la haute autorité pour la transparence de la vie politique, nos parlementaires des DOM emploient eux aussi des familiers à l'instar de François Fillon et sa femme Pénélope.

Ary Chalus, le président de la Région Guadeloupe et député, déclare ainsi au 23 juillet 2014 employer trois collaborateurs parlementaires, dont Nathalia Chalus. Eric Jalton, député maire PS des Abymes (971), compte cinq collaborateurs parlementaires dont Marine Jalton ("secrétaire adjointe, Assemblée nationale"). Le sénateur maire, apparenté PS, de Saint-Louis de Marie-Galante, Jacques Cornano, déclare trois collaborateurs dont Orly Cornano.

En Guyane, le sénateur apparenté PS, Antoine Karam compte deux attachés parlementaires dont Soraya Karam. La déclaration de son collègue du même groupe, Georges Patient, n' indique rien, mais il a pour attachée parlementaire légalement déclarée à ses côtés à Paris Sophie Patient. Enfin à la Réunion, le député maire de Saint-Leu, Thierry Robert (Modem), déclare parmi ses quatre assistants, Ronald Robert.

FXG, à Paris

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 06:16
Une appli caribéenne : "Oupasav ?!"

Agooloo studios crée l'appli "Oupasav ?!"

Un quizz Antilles sur son smartphone

Julien Jean-Alexis s'est fait remarquer il y deux ans et demi en lançant l'application du jeu, Scooter of love. Les présidents Obama et Hollande, chacun sur son scooter, devaient embarquer des Julie Gaillet et des Beyoncé dans un parcours classique de jeu d’arcades. Cette fois, il revient avec un jeu 100 % caribéen, "Oupasav ?!", réalisé avec son associé et game designer Euthmane et Andrew, l'illustrateur. La musique est signée Frantz Laurac (Ba Pep-La; tiré de l'album Pakala). Le jeu est un QCM à 400 questions classées par thèmes (faune et flore, histoire et géographie, musique et littérature, créole et vie courante). Quatre réponses proposées, une seule est juste. Chaque fois qu'un quizz est fini, on glane des étoiles et le niveau forcit. Pour aller au bout du jeu, il faut avoir répondu 100 % juste à tous les quizz ! C'est chronophage, c'est amusant ! Et ça marche déjà.

Représentés dans le monde digital

"Rien qu'avec le bouche à oreilles, raconte Julien, on en est à 10 000 téléchargements depuis le lancement du jeu la semaine dernière." La conception et la mise en oeuvre ont coûté environ 20 000 euros et les écrans de pub ne rapportent pas beaucoup (le téléchargement est gratuit). "C'était important, explique Julien, de réaliser ce jeu, parce que nous voulons être représentés dans le monde digital et le jeu vidéo. Le monde numérique est un vrai miroir de notre réalité encore trop déformée. Beaucoup de communautés ne sont pas représentées." Alors "Oupasav ?!" est clairement un jeu de culture qui s'adresse aux Antillais. "Nous allons démontrer à nos investisseurs qu'il y a une demande pour ce type de projets." Julien voulait un "game play" le plus simple possible pour toucher tout le monde, pas que les accrocs des jeux vidéo. "Le quizz est apparu comme le plus adapté et le plus accessible..."

Chez Agooloo studios qu'il a créé ll y a trois ans, Julien développe une dizaine de jeux vidéos, certains pour lui (il promet d'autres jeux caribéens avec un "game play" plus complexe : "Ce ne sera pas du quizz, il y aura du scénario"... Mais chut, c'est encore top secret), d'autres plus classiques, pour des clients (là aussi, c'est top secret !).

Pour le télécharger et jouer : www.agooloo.com

FXG, à Paris

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 05:45
Le Medef et la présidentielle

Présidentielle : des patrons exigeants

A l'invitation de Pierre Gattaz, président du Medef, les présidents de sept des neuf Medef outre-mer (Bernard Edouard, Martinique, Didier Fauchard, Réunion, Thierry Galarme, Mayotte, Stéphane Lambert, Guyane, Bruno Blandin, Guadeloupe, Dominique Lefeivre, Nouvelle Calédonie et Roger Hélène, Saint-Pierre-et-Miquelon) ont passé deux jours à Paris. Mardi, c'était avec la Fédération des entreprises d'Outre-mer, à l'occasion des voeux de son président, Jean-Pierre Philibert, et d'une table ronde sur la transition énergétique avec EDF. Mercredi, c'était pour participer au lancement du programme du MEDEF, "France Outre-Mer 2020". La campagne présidentielle entre dans une phase décisive et le Medef souhaite interpeller chaque candidat sur l’importance de nos outre-mer et sur "la nécessité de bâtir un projet de long terme pour le développement de ces territoires".

Tour à tour, chaque patron de Medef local a exposé la situation de son territoire. Particulièrement écouté puis loué, Bruno Blandin a vanté l'expérimentation du "pacte emploi" signé avec Pôle emploi : "700 emplois ont ainsi été créés en Guadeloupe." Un façon pour Pierre Gattaz de dire que le patronat a joué le jeu des contreparties au crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE)...

Le Medef n'a pas nommé son candidat pour la présidentielle, mais il a fixé ses exigences. Le programme outre-mer 2020 insiste sur trois dispositions essentielles : les exonérations de charges sociales, la pérennisation de la défiscalisation et la simplification. Une majorité s'est aussi exprimée en faveur des zones franches globales, voire un statut fiscal spécifique.

Le crédo des patrons d'outre-mer a été clairement exposé par le président Philibert : "Un gouvernement qui ose faire des Outre-mer une priorité, qui impose un ministère régalien, qui impose ses choix à Bercy, qui ose une politique offensive et courageuse, qui ose l'innovation..."

Les patrons d'outre-mer ont eu à chaque fois les honneurs de la ministre des Outre-mer qui s'est fait fort de défendre le bilan du quinquennat avec la baisse du chômage des jeunes de 18,6 % entre 2013 et 2016, la hausse du nombre d'emplois salariés (19 000 créations soit 14 % du chiffre national), le gel de la dégressivité des abattements dans les zones franches d'activité, le déblocage depuis septembre de dix gros dossiers de défiscalisation pour 100 millions d'euros, le préfinancement du crédit d'impôt... La reprenant sur le CICE, Pierre Gattaz lui a clairement signifié son désaccord : "Ca ne suffit pas !"

FXG, à Paris

 

 

 

 

 

 

 

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