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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 08:02
Conseil économique, social et environnemental

Girardin a rencontré le groupe de l'Outre-mer du CESE

La  présidente  du  groupe  de  l’Outre-mer du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ,  Inès  Bouchaut-Choisy, le président  de  la  délégation  à  l’Outre-mer  du  CESE,   Jean-Etienne  Antoinette, et le secrétaire  du  bureau,   Philippe  Edmond-Mariette  ont  rencontré  vendredi la  ministre  des  Outre-

mer, Annick Girardin qui était entourée des conseillers Outre-mer du président de la République, Stanislas Cazelles, et du Premier ministre, Xavier Brunetière.

Ensemble, ils ont échangé sur les priorités des territoires d'outre-mer, mais surtout abordé l’organisation et les objectifs des assises des Outre-mer à l’heure où le Gouvernement et le ministère des Outre-mer élaborent  leur feuille de route. 

Les représentants du  groupe de l’Outre-mer  ont  souligné  les grandes problématiques  qui  ont  été  traitées  depuis  le  début  de  leur  mandature  (2015-2020)  qu'il s'agisse de leurs avis relatifs aux circuits de distribution des produits alimentaires, au développement de la culture du dialogue social en France, au rapport annuel sur l’état de la France, ou encore leur mobilisation pour répondre aux saisines gouvernementales sur l’avant-projet de programmation relative à l’égalité réelle, les violences faites aux femmes dans les Outre-mer.

Le  Groupe  de  l’Outre-mer  du  CESE  s’est  dit  prêt  à  contribuer  aux  réflexions et à s’inscrire comme force de proposition pour porter la voix de la société civile au cours des Assises des Outre-mer.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 04:31
Situation critique à Orly Sud

Angoisse, tension et émeutes à Orly Sud

La situation des contrôles d'immigration au terminal sud d'Orly engendre selon Marc Rochet, président d'Air Caraïbes et de French Bue, "une situation critique" et suffisamment nuisible aux destinations d'outre-mer pour qu'il alerte le gouvernement dans un courrier du 28 juin que nous nous sommes procurés.

Fort des relevés établis avec Aéroport de Paris, Marc Rochet assure que depuis le 15 juin, les temps d'attente pour passer les contrôles aux postes frontière ont été tous les jours supérieurs à une heure, supérieur à 90 minutes pendant neuf jours et supérieurs à deux heures pendant quatre jours, générant un afflux allant jusqu'à 3500 passagers.

Le 28 juin, jour où ce délai a été de deux heures, un mouvement de foule s'est produit parmi les 3500 personnes concentrées dans la file avant contrôle. La police aux frontières a du intervenir et fermer... la frontière !  32 vols de la journée ont été ainsi retardés. La saturation des postes de contrôle aux frontières a généré sur le seul terminal Sud d'Orly 320 heures de retard pour l'ensemble des vols internationaux, soit insiste Marc Rochet, "une dégradation de la ponctualité des vils de 430 % par rapport à l'année passée sur la même période".  Or, cette ponctualité s'était déjà dégradée de 500 % entre 2014 et 2015.

Il est bon de savoir que les passagers sont en droit de demander en tels cas un dédommagement financier en vertu de l'article 261-2004 du règlement européen du droit des passagers. "Nous n'entendons pas, écrit Marc Rochet, assumer (ce droit), puisque (ces retards) ne sont pas de notre responsabilité." Et ce d'autant que cela fait des années que les compagnies aériennes alertent les autorités "tant sur les besoins en effectifs supplémentaires de fonctionnaires que sur la modernisation des services informatiques et l'utilisation privilégiée de dispositifs automatisés de reconnaissance faciale".

Marc Rochet se plaint au ministre de ce que "les passagers à destination des DOM, voyageant souvent en famille en ces périodes de vacances, aient à subir les conséquences dramatiques de ces retards". Par ailleurs, les DOM étant la France, Marc Rochet s'interroge sur l'absence de mesures simplifiées pour les enfants de ses clients domiens. " C'est la preuve d'un manque de respect patent" : "la façon dont sont traités nos clients et nos touristes n'est pas digne  de notre pays."

Oui, Marc Rochet sait combien sont importantes les mesures de sécurité. Pour autant les délais d'attente en amont des contrôles d'immigration conjugués au nombre de passagers en attente créent angoisse, tension et malaises quand ils ne débordent pas en trouble à l'ordre public comme cela s'est produit le 28 juin. Le mouvement de foule a viré en début d'émeute, nécessitant une intervention de CRS dans la zone publique, celle-là même qui a "connu un événement terroriste le 18 mars 2017", rappelle Marc Rochet...

La lettre adressée à Gérard Collomb a été mise en copie aux ministres des Transports et des Outre-mer ainsi qu'à la direction générale de l'aviation.

FXG, à Paris

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 05:55
Marie-Pierre Bousquet, co-directrice du TOMA, et le réalisateur François Dubreuil (Multiscénik) devant la petite chapelle qui accueillera cette année une exposition d'Habdaphaï (Photo : FXG)

Marie-Pierre Bousquet, co-directrice du TOMA, et le réalisateur François Dubreuil (Multiscénik) devant la petite chapelle qui accueillera cette année une exposition d'Habdaphaï (Photo : FXG)

Les 20 ans du théâtre des Outre-mer en Avignon

Le festival de théâtre d'Avignon a lieu cette année du 7 au 30 juillet.

Une édition spéciale pour le TOMA qui marquera ses vingt ans de présence dans la cité des papes.

En juillet 1997, le comédien Greg Germain et sa compagne Marie-Pierre Bousquet installaient leur théâtre dans l'ancienne chapelle du verbe incarné, rue des Lices au coeur d'Avignon, avec une salle pouvant accueillir une centaine de spectateurs. Voilà vingt ans qu'ils accueillent chaque année au mois de juillet des compagnies théâtrales et chorégraphiques venues des territoires d'Outre-mer, mais aussi de l'Hexagone pourvu qu'elles portent en elles la diversité et son message universel. Voilà vingt ans qu'ils permettent à ces compagnies de faire valoir leur art au festival off d'Avignon. Et d'année en année, la chapelle du verbe incarné est devenue un lieu de rendez-vous où l'on a croisé pêle-mêle des personnalités comme Henri Guédon (qui a laissé sa marque gravée dans le théâtre), Edouard glissant (qui a laissé son nom à la salle de spectacle), Christiane Taubira, Edwy Plenel, Agnès B, Denis Lavant, le directeur de scènes françaises, Georges-François Hirsch, et encore Maryse Condé...

Une invitation à la relation

Le TOMA a aussi créé une véritable collection en captant chaque année depuis 2005, selon la même ligne éditoriale, des pièces de théâtre que diffuse la chaîne France Ô dans son émission Multiscénik.

Pour ce vingtième anniversaire, le théâtre des Outre-mer en Avignon (TOMA) confirme une fois encore son objectif qu'Edouard Glissant a qualifié de "cheminement qui consacre tel un passage, de l’invitation à la relation, à la diversité".

Comme chaque année, le TOMA participera le 12 juillet aux universités d'été de la Sorbonne nouvelle, puis du 16 au 18 juillet, aux "Ecrans du Tout-monde". Le 20 juillet sera une journée spéciale consacrée aux 20 ans du TOMA.

Enfin, et durant toute la durée du festival, du 7 au 30 juillet, l'artiste plasticien martiniquais, Habdaphaï, présentera à la petite chapelle, face au théâtre, l'exposition "Prière de ne pas effacer".

FXG, à Paris

Le symbole d'Henri Guédon a été gravé dans la pierre séculaire de la capelle du verbe incarné qui accueille depuis 1997 le TOMA (Photo : FXG)

Le programme du TOMA 2017

La journée au TOMA démarre à midi trente avec une invitation à la danse. Ce sera d'abord la Compagnie Myriam Soulanges (Guadeloupe) et la Compagnie Kaméléonite (Martinique) qui présenteront jusqu'au 12 juillet "Principe de précaution", puis, du 15 au 19 juillet, la compagnie La Mangrove (Guadeloupe) avec "Ré(Z)oné", et enfin, du 22 au 26 juillet, le Collectif Määk (Belgique) et la Burkinabée Salia Sanou avec "Kawral".

A 13 h 50, le théâtre prend la relève avec la compagnie martiniquaise Track. Patrice Le Namouric met en scène un texte de Daniely Francisque, "Cyclones", tout à la fois thriller théâtral et manifeste esthétique.

A 15 h 25, le Théâtre de l’Entonnoir de Guyane prend le relais avec "Vivre vite ; hériter, mériter". Ricardo Lopez Munoz met en scène une pièce d'Emmelyne Octavie et Yokiendy Siffrard. Un acteur créole haïtien et une actrice native guyanaise évoquent leur rapport au territoire. Ils confient des fragments de leur vie au creux de l'oreille du spectateur en son binaural (3D).

A 17 h 25, retour à la danse avec la compagnie Compagnie Malka de Grenoble qui propose "Têtes d'affiche", une chorégraphie du danseur hip hop« Bouba » Landrille Tchouda, un petit opéra avec des corps en mouvement sur la course au désir, à la manière d’une fugue de Bach.

A 19 heures, c'est la compagnie parisienne La Camara Oscura qui propose une poème musical choc de Koffi Kwahulé, "Jaz", mis en scène Alexandre Zeff. Un poème musical choc, un chant tragique où toute la violence du monde vient frapper la beauté et l’innocence de l’être.

A 20 h 35, le Grâce art théâtre de la Guadeloupe donne "Encre noire", un patchwork de textes d’Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Frantz Fanon, Edouard Glissant ou Patrick Rilcy, des intellectuels noirs qui ont décidé de briser toutes les chaînes et ont dit non à la soumission. Cette composition théâtrale est mise en scène par Eddy Checco sous la direction artistique de Filip Calodat.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 09:08
Un petit coup de coeur au Livre Paris

Le temps d'un croque

"Le temps d'un croque" de Barats et Falicon. Ca se lit d'une traite car le lecteur se retrouve dans la position du héros, contraint de parcourir un mystérieux manuscrit pour comprendre les méandres de cette trame littéraire dans le temps et le cerveau du héros. Christopher Atkins, ingénieur en génie électrique, n'a pourtant rien d'un critique littéraire... Mais trop tard, il a mis le nez dans le manuscrit et le lecteur aussi... Entre science fiction et roman d'espionnage, ce roman, à la manière des bons polars, raconte bien autre chose que ce qu'il veut bien nous dévoiler à la fin... C'est d'abord une URSS fantasmée, une armée américaine façon Guillermo del Toro, voire Indiana Jones et ses méchants nazis, et une lande galloise parcourue par un facteur, porteurs de bonnes et de mauvaises nouvelles et Miss Penterth, la gouvernanante, évidemment, deus ex machina de ce récit... Il y a de quoi se perdre, sans doute le temps d'un croque... Mais les écrivains sont ainsi que tel un chat, ils retombent sur leurs pattes ! La meilleure scène du livre est sans doute celle du repas de Noël chez les Popov, une véritable cène où le goût de la vodka, de la betterave cuite et des piroschkis s'imprime dans le palais du lecteur, le temps d'un croque, enfin d'un mauvais welsh rarebit, un croque-monsieur gallois capable de vous faire préférer un goulash dégusté à Berlin dans un restau avec vue imprenable sur le pont des espions... Par amour pour une belle Soviétique. Les auteurs le crient sur tous les tons, la Russie est d'abord asiatique ! bien au-delà du temps d'un croque... Mais ça, c'est le secret du livre !

FXG, à Paris

http://livre.fnac.com/a10374252/Pascal-Barats-Le-Temps-d-un-Croque

letempsduncroque.fr

Sur les auteurs

"Créer un roman à deux n’est pas nécessairement aisé, mais c’est un challenge que nous avons voulu relevé, ayant tous les deux envie d’écrire en binôme. Antérieurement, nous avions écrit une pièce de théâtre qui a bien marché et l’idée est venue de continuer l’aventure en se frottant au roman. Ce fut le point de départ du projet de ce livre." Ecrit à quatre mains pour la majeure partie, sauf certains chapitres rédigés d’un jet par Pascal Barats, et retravaillés conjointement ensuite avec Michel Falicon, l’écriture de ce livre de science fiction a pris plus de cinq ans aux auteurs.

"Nous avons procédé à des recherches afin d’étayer notre récit qui se situe en partie en Russie sous l’ère soviétique. Il était de ce fait pour nous important d’être au plus proche des impressions et des ressentis des personnages intégrés à cet univers." Pascal Barats ayant pu se rendre à plusieurs reprises dans les pays de l’est et plus particulièrement en Russie au cours de sa vie, a contribué à donner ce goût du réel à cet ouvrage. Ce Roman mêle faits historiques, uchronies, mise en abyme, et intrigues parallèles. On trouve dans ce dernier le principe d’universalité, au travers de différentes cultures et langues évoquées tout au long du récit. Science-fiction où l’espionnage s’invite allègrement, ce n’est pas à proprement parler un ouvrage spatio-temporellement éloigné… Mais une plongée dans l’histoire contemporaine revisitée pour l’occasion.

Le temps est le principal « acteur » du roman. Il est son moteur, il redéfinit une uchronie malicieuse où les personnages semblent être des marionnettes rejouant des actes du passé tout en bouleversant l’avenir. L’histoire est-elle un eternel recommencement ou une porte vers un  indéfini ?

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 05:57
Olivier Serva et la conseillère régionale Marie-Eugène Drobo-Thomaseau à l'entrée de la salle des 4 colonnes

Olivier Serva et la conseillère régionale Marie-Eugène Drobo-Thomaseau à l'entrée de la salle des 4 colonnes

La rentrée solennelle des quatre députés de la Guadeloupe

Les quatre nouveaux députés de la Guadeloupe ont participé mardi au premier vote de la législature qui a porté au perchoir un ancien écologiste, ancien hollandais et désormais République en marche, François de Rugy. Reportage.

Hélène Vainqueur-Christophe a été l'une des premières à voter mardi. Les députés n'étaient pas encore installés par groupe, mais par ordre alphabétique et ce sont les députés dont l'initiale est un V qui ont été appelés les premiers. Inscrite au groupe socialiste dénommé "la nouvelle gauche", Mme Vainqueur-Christophe a soutenu la candidature proposée par son groupe, celle de la députée PS du Calvados, Laurence Dumont. France-Antilles n'a pu la croiser lors de la suspension dans la salle des 4 colonnes, mais si elle fait comme ses collègues martiniquais, Serge Létchimy et Josette Manin, eux au groupe la nouvelle gauche, elle devrait hésiter entre voter la confiance ou s'abstenir mardi prochain après le discours de politique générale du Premier ministre.

Après Mme Vainqueur-Christophe, est venu le tour de voter de Justine Bénin. Celle-ci a choisi de siéger, comme son collègue de la troisième circonscription, Max Mathiasin, au groupe Modem. "Mon engagement de campagne était de me positionner dans le camp de la majorité présidentielle." Elle s'est donc apparentée au Modem. "C'est un petit groupe à taille humaine, nous sommes 45 députés et je sais de tout ce que j'ai vu qu'il est difficile parfois de faire entendre la voix des ultramarins. Un grand groupe, c'est trop énorme, on peut être isolé et je n'ai pas envie d'être isolée parce que j'ai un engagement de campagne, une ferveur populaire, une dynamique autour de moi et je souhaite vraiment faire entendre la voix de la Guadeloupe. C'est pourquoi j'ai choisi un groupe à taille humaine." Elle a logiquement soutenu la candidature de François de Rugy présenté par le groupe En marche.

La députée moulienne ne s'est pas laissée impressionnée par le protocole : "J'ai l'impression normale de pouvoir bien défendre les intérêts de la Guadeloupe, de la République et de la population qui m'a élue." Justine Bénin a indiqué que, toujours fidèlement à ses engagements de campagne, elle siègerait à la commission des affaires sociales. Après un week-end au pays, Justine Bénin sera de retour à l'Assemblée le 4 juillet pour voter la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe. "Lorsqu'on fait partie de la majorité, ajoute-t-elle, on est constructif, on est critique et on s'inscrit dans le cadre d'une discussion élargie pour défendre les intérêts de la République et de la Guadeloupe. Je suis dans une logique de développement des territoires et du territoire de la Guadeloupe."

Max Mathiasin a compris que "cette rentrée solennelle était traditionnelle, parce que pour l'instant, il n'y a que les prémisses, l'élection du président..." Il a trouvé ça un peu long... "Faire voter 577 députés, ce n'est pas facile, mais c'était bien organisé."

Deux apparentés Modem

Le député de la 3e circonscription n'a pas voulu révéler quel candidat au perchoir il avait soutenu en raison du caractère secret du vote. Mais il ajoute : "Il me suffit de vous dire que j'ai intégré un groupe où il me semble qu'on aura la parole. Je suis dans un groupe qui va soutenir la majorité présidentielle, mais je ne suis pas la République en marche car il me semble qu'il y a certaines dispositions qui sont intéressantes dans le programme d'Emmanuel Macron, mais qu'il y a aussi une faiblesse dans la prise en compte des intérêts des ultramarins et singulièrement des intérêts de la Guadeloupe. Tout reste à faire pour nous !" Il est donc lui aussi apparenté Modem. C'est un moyen pour lui de ne pas se positionner directement dans l'opposition, mais d'être dans une majorité constructive. "Je ne suis pas au Modem... J'ai essayé d'intégrer un autre groupe, le groupe outre-mer, mais ça n'a pas fonctionné. Nous étions plus que 15, mais ça a achoppé et la tentative de notre groupe avec le PRG a échoué. Donc il fallait se retrouver dans une majorité, pas question de rester non inscrit, parce que la question du temps de parole compte énormément. C'est ainsi qu'on peut se faire entendre dans l'hémicycle et en commissions et défendre les dossiers qui nous intéressent."

Max Mathiasin soutient le projet de Macron sur l'augmentation du SMIC, la suppression du RSI,  de la taxe d'habitation, mais ce qui l'intéresse d'abord, c'est la question de l'égalité, de la remise à niveau "parce qu'il n'est pas convenable que nous ayons près de 30 % de différentiel sur le PIB par habitant". Il évoque la question de l'adduction d'eau en Guadeloupe... "Ce dossier, ce financement dépasse largement les possibilités budgétaires des collectivités territoriales, des communes et des communautés d'agglomérations."

Max Mathiasin votera la confiance au gouvernement mardi prochain : "C'est une ère nouvelle, c'est quelque chose de différent..." Séduit par le nombre de jeunes députés, il croit à l'espoir suscité par Emmanuel Macron et la République en marche. "Ca ressemble à un nouveau départ. Si tout ceci est contrôlé, si la politique politicienne ne prend pas le pas sur les vrais enjeux du pays, ça peut marcher et je l'accompagnerai."

FXG, à Paris

Le Guadeloupéen en marche

Olivier Serva se sentait bien mardi après l'élection du président de l'Assemblée nationale : "On a vu un endroit chargé d'histoire et d'émotion aussi." Il appartient au groupe En marche qui a désigné François de Rugy. "C'est un homme qui remplit toutes les qualités, à la fois d'expérience, de sagesse. C'est un écologiste qui a rejoint le mouvement en marche..." Olivier Serva a invité sa collègue du conseil régional, Marie-Eugène Trobo-Thomaseau, pour cette rentrée solennelle.

Olivier Serva avait bataillé dur pour former un groupe outre-mer. "Il faut remettre l'ouvrage sur le métier ! Nous avons fait de notre mieux et j'ai été très satisfait de voir que les quatre parlementaires de la Guadeloupe plus le président Lurel et le président Chalus étaient favorables à ce projet. Ca ne s'est pas fait là, mais nous ne désespérons pas de pouvoir de toute façon défendre les intérêts de l'outre-mer." Olivier Serva sait qu'il pourra défendre ses idées à la délégation de l'outre-mer de l'Assemblée nationale. "Cette délégation mérite d'être renforcée et, par ce biais là, nous allons travailler pour démontrer que l'Outre-mer est un atout pour la France, Rappeler aussi que l'Outre-mer est un contributeur net de la France ! Souvent, on a tendance à l'oublier. Nous avons des potentiels à développer et des handicaps à combler.

Mardi prichain, Olivier Serva sera de retour au palais Bourbon pour voter la confiance au chef du gouvernement. Il a demandé à siéger dans une commission très demandée, celle des finances.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 05:19
Gabriel Serville a soutenu la candidature de la députée PS Laurence Dumont

Gabriel Serville a soutenu la candidature de la députée PS Laurence Dumont

Première séance à l'Assemblée pour les deux députés de la Guyane

Les 577 députés de la Nation étaient mardi au palais Bourbon pour procéder à l'élection du président de l'Assemblée nationale, le numéro 4 de la République dans l'ordre protocolaire. Tandis que le député de la deuxième circonscription soutenait la candidature de François de Rugy (élu), le député de la 1ère circonscription, Gabriel Serville soutenait celle d'une femme socialiste, Laurence Dumont. Reportage.

FXG, à Paris

Lenaïk Adam au groupe LREM

Hier matin, Lénaïk Adam (en photo ci-contre alors qu'il est interrogé par une journaliste de Paris-Match), nouveau député de la Guyane, avait rendez-vous avec le groupe La République en marche (LREM) pour débattre des commissions et désigner leur candidat au perchoir, François de Rugy qui a été effectivement élu. Lénaïk Adam siègera dans la commission des affaires culturelles et de l'éducation. Un deuxième choix pour celui qui souhaitait siéger aux affaires économiques et qui ajoute : "Tout est négociable." Les réunions devaient reprendre pour finaliser les places en commission après le vote du président de l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, les réunions se poursuivent pour élire le bureau du groupe LREM. Lénaïk Adam, membre du groupe majoritaire, est confiant pour la suite : "Il faudra faire du travail de couloir et rencontrer les bonnes personnes." Deuxième plus jeune membre de cette Assemblée, Lénaïk Adam a ainsi rencontré le doyen, Bernard Brochand, 79 ans, député LR des Alpes-Maritimes, élu pour un cinquième mandat. "Je trouve que c'est quelqu'un de bien qui a pu me donner en quelques minutes quelques bons conseils."

"Historique"

Sa participation au bureau de cette séance inaugurale lui a donné un point de vue inédit de l'hémicycle : "C'était assez émouvant, c'est historique ! Ca m'a permis de mesurer le sens de ma responsabilité et  de mettre les pieds en plein dedans ! Maintenant, il faut se mettre au travail." Lénaïk Adam a eu la sensation qu'il était en train "d'écrire l'histoire" lorsqu'il a parcouru ces quelques pas sous les sabres dressés de la garde républicaine, le symbole de l'armée qui se soumet au pouvoir législatif. "Je n'avais pas peur de tomber, mais je me disais qu'il fallait s'appliquer, avoir de la discipline... C'était particulier."

Alors que le président Macron avait émis l'idée de confier le perchoir à une femme, c'est encore un homme qui l'a récupéré... "Je n'ai pas à regretter, explique le député de la 2e circonscription. Des femmes se sont présentées, les groupes ont présenté leur projet, les députés ont voté et ont arrêté leur choix, voilà ce qu'il en est... Ce n'est pas à moi de regretter qui est là ou pas... Bien sûr, j'aurai voulu... Moi, j'avais quelqu'un en vue et ça ne s'est pas passé comme ça. C'est certainement une occasion manquée, mais ça viendra peut-être..." Lénaïk Adam a ainsi expliqué qu'en 2019, la présidence serait remise en jeu. "On pourra encore espérer que ce soit une femme !"

Gabriel Serville au groupe GDR

Un peu plus à gauche sur l'hémicycle, son collègue de la 1re circonscription, Gabriel Serville, s'est installé au sein du groupe Gauche démocratique et républicaine qui rassemble des élus PCF et des élus d'Outre-mer comme la Réunionnaise Huguette Bello, les Martiniquais Bruno-Nestor Azérot ou Jean-Phlippe Nilor. Gabriel Serville n'a pas voté pour François de Rugy mais pour la candidature proposée par le groupe socialiste, écologiste et républicain, Laurence Dumont, députée PS du Calavados. "C'est une socialiste qui connaît déjà les rouages de l'Assemblée et je le disais que pour commencer cette législature sur les chapeaux de roues, ne pas perdre de temps dans les apprentissages, il valait mieux faire confiance à quelqu'un qui s'y connaît déjà." Compte tenu des forces en présence, l'élection de François de Rugy ne faisait aucun doute... "Nous ferons le travail avec lui, poursuit Gabriel Serville, c'est quelqu'un que je connais suffisamment bien pour lui faire confiance et faire confiance à sa capacité à diriger correctement les travaux de l'Assemblée."

"Un signal fort au gouvernement"

D'ailleurs, et Gabriel Serville l'a déjà annoncé, il votera mardi prochain la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, "simplement, je prendrai le temps de préciser qu'il ne s'agit pas de signer un chèque en blanc. Je voterai la confiance pour dire au gouvernement qu'il y a deux protocoles d'importance qui ont été signés en Guyane, l'un le 21 avril, l'autre, c'est celui concernant le centre hospitalier André Rosement de Cayenne. Ce sont les deux chantiers sur lesquels je vais m'attarder particluièrement duranr cette législature. Il s'agit pour moi de lancer un signal fort au gouvernement : je suis prêt à travailler et à faire confiance, mais cette confiance ne devra pas être vaine. Faute de quoi, je serai capable de me faire entendre et de dire à quel point je désapprouve la conduite qui serait czelle du président et de l'Assemblée." M. Serville mise sur la prévalence de l'intelligence et un gouvernement, un président et une représentation nationale en capacité d'arrêter les mesures attendues pour la Guyane.

Reste à M. Serville de choisir dans quelle commission, il siègera. Il aurait bien rempiler dans la commission du développement durable et aménagement du territoire comme lors de la précédente législature, mais il y a deux ou trois ccandidats à cette commission au sein du groupe GDR. une réunion doit encore les réunir pour boucler cette affaire.

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 04:21
Le chantier de la NRL génère davantage de confiance que d'emplois selon le directeur général de l'IEDOM

Le chantier de la NRL génère davantage de confiance que d'emplois selon le directeur général de l'IEDOM

L'IEDOM salue la bonne dynamique de l'économie réunionnaise

Mariane Poussin-Delmas, nouvelle présidente de l'institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM), et son directeur général, Philippe La Cognatta, ont présenté lundi à Paris le bilan économique de l'année 2016 à la Réunion et les perspectives pour 2017. La dynamque est bonne.

Le climat des affaires va particulièrement mieux à la Réunion ; les prix à la consommation baissent depuis 2010 et se sont stabilisés en 2016 ; l'emploi se porte mieux même si le taux de chômage est resté haut à 22,4 % en 2016. Le financement de l'économie se porte mieux lui aussi. "Ca fait cinq ans que ça progresse dans l'ensemble des DOM, souligne Mme Poussin-Delmas, + 5,1 % en 2015 et + 3,1 % en 2016." L'ensemble des encours dans les DOM atteint les 2 milliards d'euros. La qualité des portefeuilles s'améliore aussi puisque les créances douteuses ne représentent plus que 4 % à la Réunion, contre 3 % dans l'Hexagone.

Les difficultés persistent toutefois, notamment au niveau des délais de paiement. L'Etat paye plus vite dans les DOM (même niveau national), mais le secteur public local ne suit pas cette tendance. L'IEDOM parle même de dégradation. Les délais sont deux fois plus longs que dans l'Hexagone. Cela impacte négativement la trésorerie des TPE et des PME...

Pourtant, la Réunion connaît un mieux. "Elle est portée par une dynamique, insiste M. La Cognatta, la consommation est soutenue, l'investissement frémit et le climat des affaires est bon, cela traduit une confiance durable des entrepreneurs dans l'économie locale." Le chantier de la Nouvelle route du littoral agit sur cette confiance (plus que sur l'emploi réel) comme le contexte national et international. Les ventes de véhicules particuliers ont progressé de 6,3 %, le crédit habitat de 5 %, le crédit aux entreprises de 4 % et l'épargne des particuliers comme des entreprises de 4,3 %. Le tourisme a bien marché en 2016, comme l'agriculture, à l'exception de la filière volaille. Seul le BTP affiche un recul. Cela s'explique par la fin de la défiscalisation au logement privé depuis 2009 et si la défiscalisation du logement social a permis de développer les volumes de commande publique, la situation financière des collectivités locales ne leur permet pas d'alimenter la commande locale qui profite aux TPE et  PME du secteur. Pour autant, depuis trois ans, la Réunion est dans une bonne dynamique et les premiers mois de l'année 2017 montrent un renforcement de l'activité, même si le chômage plombe l'ambiance.

FXG, à Paris

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 04:16
Maud Petit, députée martiniquaise du Val de Marne

Maud Petit, "la 5e députée martiniquaise"

Maud Petit est la petite fille du député de la Martinique, Camille Petit, élu sans discontinuer de 1967 à 1986. Elle est aussi l'arrière-petite-fille de l'ancien maire de Fort-de-France, Victor Sévère (1867-1957). Cette jeune femme est employée aux ressources humaines d'un grand groupe agro-alimentaire suisse. Elle est née à Paris, puis à l'âge de 5 ans, elle est partie vivre en Martinique, à Fort-de-France, à Schoelcher, au Saint-Esprit, à Ducos... Elle a passé son bac au lycée Schoelcher puis elle est retournée en 1990 étudier en Normandie. Elue le 18 juin dernier dans le Val de Marne avec l'étiquette Modem, elle a fait mardi sa rentrée à l'Assemblée nationale pour participer à l'élection du président, François de Rugy. Elle était accompagnée de son père Jean-Camille Petit, un architecte discret qui préfère éviter les photographes. Rencontre.

"Il y a de belles couleurs dans l'Assemblée"

Vous avez de qui tenir...

C'est ça, Victor Sévère, Camille Petit... Mon grand-père avait beaucoup de prestance et je sais qu'il était très proche de la population. Il y a des anecdotes qui me reviennent encore aujourd'hui, comme des gens qui me racontent qu'ils avaient pris l'avion avec lui et que ça les avait marqué... Mon grand-père acceptait aussi d'être le parrain d'enfants qui naissaient dans sa commune de Sainte-Marie... Je sais qu'il était très aimé.

Et la politique ?

Je suis plongée dans la politique depuis que je suis petite ! J'ai commencé d'abord à m'impliquer dans la vie associative avec le Secours populaire, quelques temps... Et puis, peu à peu, j'ai fait mes premiers pas en politique pour la campagne des municipales de 2014 à Villiers-sur-Marne où l'on m'a proposé de rejoindre une liste d'union. je suis entrée en politique comme ça en mars 2014 et on m'a confiée une petite délégation fort d-sympathique, celle de la petite enfance. J'ai commencé mes armes en politique comme ça ! Et en trois ans, j'ai déjà un petit bilan !

Vous avez bénéficié aussi de ce désir de renouvellement ?

Mais ça fait aussi partie de mes convictions du moment. J'estimais qu'il fallait renouveler la politique, la façon d'en faire, renouveler l'hémicycle aussi ! Nous sommes 47 % de femmes et ça, c'est extraordinaire. La diversité aussi ! Il y a de belles couleurs dans l'Assemblée et j'étais très fière d'observer tout ça. C'est très bien, ça témoigne d'une évolution des mentalités, la France se retrouve !

Dans quelle commission cela vous intéresse-t-il de siéger ?

C'et plus particulièrement l'éducation et la culture. Je m'intéresse particulièrement à l'éducation sans violence aux enfants. J'espère qu'on pourra faire avancer les choses à ce niveau là. Ca me tient beaucoup à coeur. J'ai été très bien éduquée avec des parents aimants. J'ai observé des choses chez les autres et ça m'a beaucoup touché alors que j'étais très jeune. C'est un sujet qui me parle beaucoup.

Que retenez-vous de votre antillanité ?

Il me reste beaucoup de choses ! Dans l'Assemblée, j'aurai toujours un regard très bienveillant et constructeur si nécessaire envers les Ultramarins, que ce soit la Martinique, forcément parce que je suis martiniquaise, mais aussi la Guadeloupe, la Guyane, la Réunion... Les DOM TOM... Je serai très attentive à ce qui pourra faire évoluer la situation là bas, je le souhaite... Mais je suis aussi une élue de métropole, donc il y a des préoccupations importantes aussi dans ma circonscription. Les rendez-vous vont commencer et on va s'atteler à faire avancer les choses, en écoutant d'abord, puis en essayant de trouver des solutions rapidement, les meilleures possibles.

Avec Josette Manin, vous êtes les deux premières femmes martiniquaises élues à l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Il y a quelque chose de très amusant qui circule aujourd'hui, on dit que je suis la cinquième députée de la Martinique ! C'est amusant, c'est un petit clin d'oeil, mais oui, ce sont de belles avancées ! Je suis très fière de porter tout ça, non seulement en métropole, mais aussi pour les Ultramarins, j'espère que c'est un message d'espoir, d'ouverture ! Je voudrais dire que tout est possible dans la vie, il suffit d'y croire et de s'appliquer à faire les choses correctement.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 04:13
Marianne Poussin-Delmas, présidente, et Phillipe La Cognatta, directeur général de l'Institut d'émission des départements d'outre-mer

Marianne Poussin-Delmas, présidente, et Phillipe La Cognatta, directeur général de l'Institut d'émission des départements d'outre-mer

2017 sera morose selon l'IEDOM

Marianne Poussin-Delmas, nouvelle présidente de l'IEDOM, et Philippe La Cognatta, son directeur général, ont présenté lundi à Paris le bilan de l'année économique 2016 en Guyane et ses perspectives pour 2017. "Le climat des affaires n'est pas bon, explique M. La Cognatta. Il s'est dégradé fin 2016 pour chuter à 75 % de sa moyenne de longue durée au début de l'année 2017..." Le taux de chômage n'est pas bon non plus : 23,2 % en 2016. Seul point réellement positif pour la Guyane, la qualité des portefeuilles de créances. Le taux de créances douteuses est à 3,1 % quand le taux national est à 3 % (il est 5,6 % en Martinique).

Heureusement, il y a la consommation des ménages : elle est dynamique et c'est elle qui contribue à hauteur de 50 à 55 % du PIB !

Tout avait bien commencé en 2016 : les crédits consommation, les ventes de véhicules particuliers étaient à la hausse. Le crédit à l'habitat affichait + 3,1 %, le crédit aux entreprises, + 10 % et les ventes de véhicules utilitaires, + 7,4 %. Même l'épargne s'accroissait de 5 %.

"La conjoncture était bonne, poursuit M. La Cognatta, dans l'or, le spatial et l'agriculture... Seul le BTP montrait des faiblesse..." La commande de logements restait faible et les travaux du pas de tir d'Ariane 6 n'étaient pas suffisants pour soutenir seuls l'activité.

Et puis, il y a eu les deux mois de conflit... La confiance des entrepreneurs a chuté, leurs entreprises ont eu des problèmes de trésorerie (qui perdurent).

Cependant, les dirigeants de l'IEDOM estiment qu'à plus long terme, les décisions qui ont été prises vont participer à accélérer les mutations nécessaires pour la Guyane et qu'après l'effort consenti par le gouvernement, elle pourra retrouver des marges de manoeuvre. "Mais il faudra un peu de temps", prévient M. La Cognatta...

FXG, à Paris

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:10
Jean-Philippe Nilor a voté par la candidate de la France insoumise, Mme Fiat

Jean-Philippe Nilor a voté par la candidate de la France insoumise, Mme Fiat

Premier vote à l'Assemblée nationale

Parmi les 577 députés élus ou réélus les 11 et 18 juin derniers, les quatre députés de la Martinique étaient bien présents hier au palais Bourbon pour l'élection du président de cette Assemblée, l'ancien écologiste devenu socialiste puis En marche, François de Rugy, le 4e personnage de l'Etat selon le protocole républicain.

Les députés n'étaient pas encore disposés selon leur appartenance politique, mais selon l'ordre alphabétique. C'est ainsi que l'on a vu voter Marine Le Pen au moment où l'on appelait Serge Létchimy !

Serge Létchimy et sa collègue Josette Manin ont décidé de siéger comme apparentés au groupe socialiste, écologiste et républicain. "Je n'ai pas trouvé ailleurs ce que je cherchais, explique Josette Manin. Les propositions ne sont pas venues non plus ! Je n'ai pas été appelée donc j'ai fait le choix parce que je suis une femme de gauche." Elle anticipe le reproche : "Pourquoi encore des socialistes ? Je ne suis pas socialiste, je suis apparentée à ce groupe qui n'est plus le groupe socialiste, écologiste et républicain, mais qui devient la nouvelle gauche." Elle est prête à faire le travail nécessaire !" Même son de cloche avec Serge Létchimy qui se dit "ouvert" : "Nous allons certainement voter des textes, ceux qui présentent un intérêt majeur, mais nous allons aussi nous opposer ! Mais je ne suis pas dans une opposition fermée, plutôt dans une opposition constructive et ouverte."

Serge Létchimy aurait pu être tenté par les radicaux, mais il préfère être fidèle à lui-même : "On n'invente pas une philosophie du jour au lendemain, mais j'ai été assez vigilant pour faire comprendre que je serai dans une position extrêmement ouverte vis-à-vis de la République en marche et sa majorité parlementaire tout en étant vigilant sur les lignes rouges qu'on ne peut pas dépasser."

De retour dans cette Assemblée, Serge Létchimy a eu un sentiment de domination très forte de la République en marche, mais il se dit que c'est le résultat des élections et qu'il faut l'accepter. En même temps, il a été séduit par la jeunesse de l'hémicycle et par le nombre de personnalités et d'élus issus de la diversité. "Ca ne peut qu'encourager et donner de l'espoir à un pays qui est multiculturel sans le savoir !"

Nilor et Azérot au GDR

Jean-Philippe Nilor qui débute lui aussi son deuxième mandat n'est pas impressionné par le protocole mais apprécie le "moment solennel qui marque la confiance que les électeurs martiniquais lui ont donnée pour le travail accompli". Il retourne au groupe GDR, un groupe qui lui laisse du temps de parole et sa liberté de vote. "Nous n'y sommes pas à l'étroit ! Ce groupe respecte notre identité et nos personnalités." M. Nilor aurait aimé que tous les élus d'outre-mer puissent se retrouver dans un groupe dédié : "Ca aurait eu une charge politique et symbolique très puissante. Ca n'a pas été possible ; j'ai pris acte et je rejoins le groupe GDR avec qui j'ai toujours pu travailler dans d'excellentes conditions."

Bruno-Nestor Azérot qui revendique son soutien au président Macron, a choisi de siéger, comme son collègue du Mouvement indépendantiste martiniquais, Jean-Philippe Nilor au groupe GDR, gauche démocratique et républicaine.

Bruno-Nestor Azérot aurait du en toute logique siéger avec la République en marche et pourtant, il a choisi le groupe qui réunit les communistes et quelques ultramarins... "Je suis au groupe GDR, mais je soutiendrai le président de la République à titre personnel. Maintenant, il y a des sujets qui ne vont pas porter sur ma population, je m'abstiendrai ou je revendiquerai. Mais pour ce qui concerne la politique générale, je soutiendrai le président. Je l'ai dit et je le ferai."

Pour l'heure, le député de Sainte-Marie a choisi de siéger à la commission des affaires étrangères. Josette Manin est intéressée par celle des affaires sociales, "compte tenu de la compétence que j'ai eue au conseil général, compte tenu des besoins du territoire en matière de santé et de solidarité"...

Serge Létchimy entend apporter son expérience dans cette assemblée rajeunie et notamment à la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire : "Je m'intéresse aux mutations énergétiques, à la révolution industrielle numérique, à tout ce qui tourne autour de la biodiversité, la coopération et la diplomatie territoriale et encore la question de la laïcité dans le monde et la sécurité..."

Jean-Philippe Nilor a demandé à siéger à la commission des affaires sociales et devrait même peut-être décrocher un poste de vice-président.

FXG, à Paris

Azérot, un macronien chez les communistes

Bruno-Nestor Azérot, le seul, s'est félicité de l'élection de Francois de Rugy : "Il a été élu avec une large majorité, j'ai presque envie de dire que les choses commencent maintenant ! Je lui souhaite déjà une grande et belle réussite pour la France qui en grand besoin. Et je crois que c'est un député qui connaît déjà l'institution, qui a déjà une expérience, c'est important pour la suite. En même temps, je considère que c'est un homme très ouvert qui veut travailler avec l'ensemble de la représentation nationale en ayant une pensée particulière pour les Outre-mer. Je suis satisfait, mais au-delà des mots, il faut de l'action."

Josette Manin n'a pas soutenu le même candidat au perchoir. "C'était attendu, même si on avait annoncé depuis quelques jours l'élection d'une femme... Le groupe En marche, à l'unanimité a élu le nouveau président, donc nous sommes dans la logique de la majorité." Josette Manin ne s'est pas réellement dite déçue que ça ne soit pas une femme qui soit élue au perchoir... "Oui et non, a-t-elle lâché. Compte tenu des engagements du président de la République, on attendait une femme, mais comme j'ai l'habitude de dire, un homme, une femme, à partir du moment il ou elle travaille et que l'on permet à la démocratie de s'exprimer dans cette Assemblée, ça ne me pose pas de problème." Comme Josette Manin, Serge Létchimy a soutenu la candidature au perchoir de Laurence Dumont, députée PS du Calvados.

Mme Manin ne sait pas encore si elle votera la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe. "Faut que je discute avec mon groupe, on a commencé un travail de consultation sur l'élection du président et nous nous reverrons justement pour le vote de confiance. Mais a priori, je ne suis pas dans un blocage ou un vote négatif..." Son choix devrait se faire entre abstention et confiance, tout comme celui de Serge Létchimy qui assure lui aussi avoir exclu de voter contre la confiance. Reste voter pour ou s'abstenir.

Jean-Philippe Nilor a soutenu la candidature au perchoir de la candidate de la France insoumise. "C'est elle qui se rapproche davantage des idéaux que je défends. C'est un vote de cohérence, tout simplement." Avec la même logique, il ne devrait pas voter la confiance au gouvernement mardi prochain.

La plateforme Létchimy

Serge Létchimy a entrepris de fédérer les parlementaires outre-mer sur une plateforme : "Je pense qu'il faut un plan d'investissement de relance pour les pays d'outre-mer." Il songe aussi aux changements climatiques, aux mutations énergétiques. "Il y a une attente très très forte dans l'outre-mer." Il entend aussi agir pour la réduction des inégalités, appliquer la loi égalité réelle outre-mer et lutter contre le chômage des jeunes.

Nilor sans Marie-Jeanne

Quand on lui demande si la proximité sur les bancs de l'Assemblée de son ancien mentor Alfred Marie-Jeanne ne lui manque pas, Jean-Philippe répond par la négative : "Non, vous savez, il y a des étapes dans la vie. Je mesure bien la responsabilité qui pèse sur mes épaules aujourd'hui. J'étais attaché parlementaire d'Alfred Marie-Jeanne pendant quinze ans. J'ai travaillé à ses côtés en tant que collègue pendant cinq ans, aujourd'hui, la situation est différente. Je suis le seul représentant de mon parti et des patriotes d'une manière générale à l'Assemblée, mais j'ai été formé et je pense avoir les épaules assez larges pour assumer mes positions."

 

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