Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:24

Une martiniquaise chargée des Ultramarins à la ville de Paris

danielle Apocale mairie ParisAprès le départ de Jean-Claude Cadenet à la tête de la délégation générale à l’Outre-mer de la ville de Paris (il avait remplacé George Pau-Langevin en 2007), Bertrand Delanoë a nommé son successeur le 11 janvier dernier. Il s’agit de Danielle Apocale, une Martiniquaise. Entrée à la Ville de Paris en 2002, Danielle Apocale a été chef de projet Politique de la Ville à la délégation à la Politique de la Ville et à l'Intégration, puis directrice de la Maison des Associations du 11e arrondissement à la direction des Usagers des Citoyens et des Territoires. Elle occupait dernièrement le poste de responsable de la Maison des Entreprises et de l'Emploi du 10e arrondissement à la direction du Développement Economique, de l'Emploi et de l'Enseignement Supérieur.

La Délégation générale à l’Outre-mer dont elle a désormais la charge, est rattachée aux services administratifs du cabinet du maire. Elle a pour mission de garantir un égal accès des Parisiens originaires d’outre-mer aux différents services de la ville de Paris et de soutenir les manifestations culturelles (dont le Carnaval tropical ou encore les TAAC).

La DGOM supervise aussi l’action du centre municipal d'accueil et d'information DOM-TOM (CMAI), service chargé de faciliter les démarches administratives des natifs ou originaires de l'outre-mer et de favoriser leur insertion professionnelle et sociale dans la capitale.

FXG, à Paris

 

 

Partager cet article

Repost0
14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 07:57

Deux cérémonies succèderont à la 6e édition des Trophées des arts afro-caribéens

Après un an d’absence, les Trophées de arts afro-caribéens (TAAC) reviennent en mai au Théâtre de Chaillot.

Ils seront devancés de quelques jours par le Gala officiel des talents d’Afrique, Caraïbe et Océanie (GOTA) au Théâtre du Châtelet et sur France Télévisions.

equipe-des-TAAC.jpgOn attendait la 7e édition des TAAC en septembre 2012 au Théâtre parisien du Châtelet, il n’en a rien été. Et comme par magie, pour compenser cette défaillance en 2012, deux cérémonies s’y substitueront en 2013. L’une, officiellement dénommée les TAAC, aura lieu le mercredi 8 mai au théâtre national de Chaillot. L’autre dénommée le GOTA aura lieu peu avant au Théâtre du Châtelet. Elles ne sont pas réellement concurrentes, sinon qu’elles sont toutes les deux le fruit d’une scission au sein de l’ancienne équipe des TAAC. A l’origine en 2006, il y a d’abord eu les Césaire de la musique, puis les TAAC en raison du refus des ayant-droits d’Aimé Césaire de céder l’usage de leur nom. Le créateur de l’événement est le Martiniquais Franck Anretar ; il travaille alors avec un délégué général, producteur de spectacle, le Guadeloupéen Joseph Dunoyer. Très vite, c’est le succès. La ville de Paris devient partenaire ; France Ô et France 2 diffusent année après année les cérémonies de remise des prix qui récompensent des artistes issus de l’Afrique, des Caraïbes et de l’océan Indien. En 2012 Franck Anretar et Joseph Dunoyer ne s’entendent plus. « On avait chacun envie d’autre chose », explique Joseph Dunoyer qui lance son GOTA tout en conservant les partenariats de la ville de Paris avec le théâtre du Châtelet et celui de France Télévisions. Il fait évoluer le concept en ouvrant son palmarès aux jeunes talents, avec le réseau Outre-mer Network de Daniel Hierso, et en créant des catégories de nomination plus géographiques (meilleur artiste caribéen, meilleur artiste africain, meilleur artiste de l’océan Indien…). Interrogé sur ce split, Frank Anretar est resté laconique : « On fait des émules… Que la graine qu’on a plantée soit reprise par un bon ou un mauvais nous échappe… »

Une troisième cérémonie le 14 mai

Franck-Anretar-Roger-Anglo.jpgFranck Anretar considère l’interruption de 2012 comme un temps pris « pour réorienter la cérémonie ». Il a fait appel à une association, l’Union nationale des Outre-mer que préside Roger Anglo, Martiniquais lui aussi. Son association a été créée en août 2005 à l’instigation de l’ancien ministre de Jacques Chirac, le Guyanais Léon Bertrand, comme une alternative au Collectifdom. Frank Anretar et Roger Anglo (photo) ont présenté, mercredi 9 janvier à Chaillot, leur nouvelle équipe composée de bénévoles rassemblés autour de l’UNOM. « Nous sommes entourés de professionnels, de prestataires et de partenaires convaincants et honorables. » En revanche, il a admis avoir des « problèmes financiers ». La soirée des TAAC est estimée selon Franck Anretar à 1 million d’euros et il n’a pas dévoilé de quel budget il disposait effectivement à cinq mois de l’événement : « On a placé la barre haut et on va lever des fonds. » Côté média, ils sont en discussion « avec de grandes chaînes nationales mais nous n’avons pas encore d’accord ferme et définitif ». En revanche, promet le porte-parole Mathieu Wence, « la cérémonie sera diffusée dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne ». Mais d’une seule voix, Franck Anretar, Roger Anglo et Mathieu Wence assurent viser l’excellence et « faire mieux que les autres ». Les TAAC devraient prendre une orientation nouvelle « qui ne vise pas le même public » et qui promet une présence africaine relevée. Les TAAC récompenseront, en sus des meilleurs (artiste, groupe, clip, révélation, album, personnalité, roman, essai, fiction et documentaire), la personnalité sportive de l’année. C’est à Samuel Eto’o qu’il reviendra de présider ce nouveau jury.

La cérémonie du GOTA début mai et celle des TAAC, le 8, seront suivies d’une autre, sensiblement du même genre, les Trace music award, le 14 mai.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 06:40

claude-ribbe_3703.jpgAffaire Bedos

Claude Ribbe, écrivain, pamphlétaire et volontiers polémiste, est d'origine guadeloupéenne par son père. Il a choisi de s'exprimer sur ce qu'il convient d'appeler l'affaire Nicolas Bedos sur son blog www.claude-ribbe.com

Nous reproduisons ici sa chronique

Sanctionner le racisme décomplexé de Nicolas Bedos, ce serait déjà une réparation

Nicolas Bedos, qui se dit humoriste, tient une chronique régulière hébergée sous le titre Le journal mythomane par le site Marianne.À la fin de l’automne 2012, il se rend en vacances à la Guadeloupe et s’inspire de ce séjour pour écrire deux billets qui sont publiés les 9 et 18 décembre, sous le titre Indolence insulaire et Un voyage en Chirac.
Je ne connais pas Nicolas Bedos et ne je ne m’intéresse pas à ce qu’il fait. Tout ce que j’aurais pu dire de lui avant cette histoire, c’est qu’il était certainement le fils de Guy Bedos, dont je n’ai pu éviter, comme beaucoup de gens de ma génération, les pitreries sur les écrans noirs et blancs de l’ORTF. C’était dans les années soixante-dix. Guy Bedos et Sophie Daumier dansaient le slow et pensaient tout haut. C’était assez drôle. Bedos jouait sur son accent pied-noir. Daumier tenait le rôle d’une blondinette vulgaire. Par la suite, me sont parvenus les échos de prises de positions plutôt courageuses et intelligentes de Guy Bedos. Mais l’intelligence, le courage et l’humour ne sont pas des vertus héréditaires. Plusieurs lecteurs m’ont signalé que deux billets de Bedos fils, présentés comme humoristiques, contenaient en réalité des propos insultants et véhiculaient les pires préjugés racistes.
On m’a demandé de prendre la parole, au nom de ceux qui ne pourraient le faire. Et j’avoue que, lassé d’employer mon temps à fustiger la bêtise – vaste programme !- j’ai d’abord hésité.
J’ai donc pris la peine de lire. Et ce qui m’a frappé, c’est la trivialité et la lourdeur des textes de ce Bedos-là, qui pourtant ont une prétention littéraire. De toute évidence, ils sont travaillés. Le problème c’est que cela se voit et que cette prose aigre, assez médiocre - il faut le dire - sent la sueur.
Dans le premier billet, Bedos se moque de touristes normands égarés sur une plage. Il prend comme cible «une commère aux hanches guadeloupéennes mais à la face carbonisée par un soleil anti-blanc».
La présence de touristes normands avec leurs enfants sur une plage de Guadeloupe est bien improbable en dehors des vacances scolaires. D’autant plus que le père est au chômage. On peut penser que les personnages de la « truie en tongs » et de son « marcassin » de fils qui porte un prénom de feuilleton américain sont inventés. J’imagine plutôt Bedos sur la grève privée de l’hôtel de la Vieille Tour, se prélassant parmi les hôtesses d’Air France.
Pourquoi des «hanches guadeloupéennes» ? Le texte laisse penser que l’obésité serait l’une de caractéristiques des Guadeloupéens.
Apparaît ensuite le personnage de Gilles. C'est un «génie» parce qu’il manie habilement la langue française. Sur ce point, Bedos se sent qualifié et, même s’il se surveille, il a beaucoup de mal à réfréner ce qu’il faut bien appeler son paternalisme colonial. Bedos serait l’intellectuel de référence ayant accès au monde des éditeurs parisiens. Ne vient-il pas fêter un succès littéraire ?
Gilles, lui, est présenté comme un «guide». Nous sommes bien dans la brousse.
Et c’est à ce moment là que le mot est lâché. Gilles est le « merveilleux produit de l’indolence insulaire ».
 On comprend dès lors l’obésité, les « hanches guadeloupéennes ». Les Guadeloupéens sont indolents, nonchalants, paresseux.
Gilles aussi est indolent, comme les autres, comme moi sans doute. Son habileté syntaxique, il ne veut rien en faire. Il n’écrira pas de romans. « Il tape sur les bambous et ça lui va bien. » fredonnerait Philippe Lavil, le chantre des békés.
Je repense à l’eau de toilette du sketch de Guy Bedos. « Drôlement incommodante ! » soupirait Sophie Daumier. L’eau de toilette du fils Bedos, tout aussi incommodante, c’est celle de Jean-Paul Guerlain. Ce dernier, lui aussi, ironisait publiquement sur l’indolence des «noirs».
Au moment de terminer son billet, Bedos est frustré. Comme il s’est surveillé, il n’a pas dit l’essentiel : la couleur de peau de Gilles. Car toute la page tourne autour de cela. Le soleil de la Guadeloupe est anti-blanc. Les Guadeloupéens, eux, peuvent s’exposer sans risque. Leur peau est différente. Ils sont bien à leur place sur cette île à ne rien faire.
« Enculé de nègre ! » explose alors Bedos.
L’humoriste, qui  prône pourtant le mariage pour tous, semble oublier que c’est là un terme de mépris tendant à stigmatiser les homosexuels.
Bedos traite-il son « guide » d’ « enculé de nègre » pour exprimer son admiration ? C’est ce qu’il dira certainement pour se défendre.
En réalité, la formule est gratuite. Et elle est injurieuse. Bedos méprise les « nègres » et particulièrement les nègres Guadeloupéens. Ce sont des « enculés » et des paresseux. Ils ont bien de la chance d’être des « assistés » et de vivre du tourisme.
Bedos, dans ce texte, régurgite les pires clichés esclavagistes.
 Le mythe de l’indolence des nègres remonte au XVIIIe siècle. Il est associé à la croyance que les Africains seraient insensibles à la douleur (le sens étymologique du mot indolence).  Pour les faire travailler, il fallait les frapper d’une manière particulièrement violente. S’ils ne criaient pas sous les coups de fouet qui leur entaillaient la chair, s’ils ne suppliaient pas quand on les amputait pour avoir tenté de résister,  ce n’était pas du fait de leur courage ni de leur dignité. Non, c’était parce qu’ils ne sentaient rien. Et s’il fallait ainsi les punir, c’était parce que la nature du « nègre » est d’être réfractaire au labeur autant qu’insensible à la douleur.
Et beaucoup d’esclaves, en effet - entre 1635 et 1794, date de la première abolition de l’esclavage, puis entre 1802, date du rétablissement, et 1848, date de l'abolition définitive - beaucoup d'esclaves ont été contraints à la sodomie par leur maître. Cela n’est jamais dit. On parle du viol des femmes, jamais de celui des hommes, stratégie d’humiliation couramment pratiquée dans les colonies, mais jamais révélée. Elle a pourtant laissé des traces dans l’inconscient collectif, au point que, de manière paradoxale, Louis-Georges Tin, président du CRAN par ailleurs autoproclamé porte-parole des homosexuels, ne manque pas une occasion de fustiger la prétendue homophobie de la «race noire» et des descendants d’esclaves qu’il prétend également représenter.
Le 9 janvier 2013, le tweet d’un émule de Bedos qui signe « Bibi Moldawhisky » résume bien ces fantasmes coloniaux refoulés qui réapparaissent dans le billet de l’humoriste : « Je me taperais bien Roselmack, même si  je n’aime pas les noirs.» Bedos, plus discret, s’est borné à indiquer que sa zone érogène, quand il s’agit de beau langage, serait en forme de clitoris. Au cas où l’on aurait eu le moindre doute sur ses intentions injurieuses et racistes, Nicolas Bedos a récidivé le 18 décembre. Après être revenu sur le « cul créole » et les « lourds nibards » d’une Martiniquaise qui font pendant aux « hanches guadeloupéennes » du précédent billet, il évoque à nouveau son séjour aux Antilles par la nostalgie des « plages d’autochtones oisifs » avant de se plaindre de son «odieux chauffeur de taxi chinois ». On aura reconnu le « niakoué » des films de Luc Besson.
Bien sûr, Guy Bedos est un humoriste. C’est du moins ce qu’il répète. Il faudrait donc accepter tout ce qu’il dit avec humour.
J’apprécie les humoristes quand ils me font rire. Mais quand ils me donnent envie de pleurer ou de vomir, il me semble que je ne suis pas en cause.
Une association a déposé plainte le 9 janvier 2013 pour injures racistes contre Nicolas Bedos. La réaction de l’intéressé est aggravante. Au lieu de s’excuser d’avoir blessé quelques millions de ses compatriotes, Bedos injurie de nouveau.
Les gens qui l’accusent sont forcément des « imbéciles », des demeurés qui « n’arrivent pas à comprendre » la finesse du fils de Guy Bedos. Et quand on est le fils de Guy Bedos, on est, par le droit du sang, au dessus de tout soupçon. Il serait temps au contraire de faire le procès de ces associations qui s’insurgent contre le racisme.
Cette réaction d’enfant gâté est consternante. Outre le fait qu’il ressemble beaucoup à son père physiquement, Nicolas Bedos a eu beaucoup de chance dans sa jeune vie. L’école bilingue, où se côtoient les fils et les « filles de » moyennant une redevance mensuelle qui  rivalise avec le salaire de beaucoup d’ « enculés de nègres », les portes des chaînes de télévision, des éditeurs et des grands théâtres parisiens ouvertes pour lui à deux battants des l’âge de dix-huit ans…
Les portes, quand on est un « enculé de nègre », ne s’ouvrent pas si facilement. On a juste le droit de se mettre devant, pour faire peur, avec une oreillette et un brassard.
Ce n’est pas un hasard si ce Nicolas est le fils d’un homme qui s’est illustré ans un film dont le titre était « Le pistonné ».
Mais le piston ne donne pas tous les droits.
La question n’est pas de savoir si notre «humoriste» est raciste ou pas. Ses deux billets le sont et ils sont indiscutablement injurieux. L’injure publique, surtout si elle et à caractère raciste, est punie par la loi.
Le problème n’est pas que l’association Collectifdom ait déposé une plainte, c’est que d’autres associations ne l’aient pas fait plus tôt.
Cette plainte est fondée et elle aboutira très certainement à la condamnation de Nicolas Bedos, qui est du reste un récidiviste de l’injure.
J’ai beaucoup de respect pour Guy Bedos, mais je n’aurai pas d’état d‘âme s’il faut aller témoigner à charge contre son fils.
On peut certainement rire de tout, et même du désespoir. Encore faut-il avoir du talent.
Se moquer de l’obésité des Guadeloupéennes, quand il a fallu légiférer pour que l’on cesse d’augmenter la teneur en sucre des produits laitiers destinés à l’outre mer n’est pas le propre d’un esprit pénétrant.
Évoquer publiquement « l’indolence et l’oisiveté » des Antillais en mettant clairement ces défauts en relation avec la couleur de peau des intéressés, ce n’est pas une opinion. C’est un délit.
Les circonstances sont d’autant plus graves si Nicolas Bedos revenait vraiment de la Guadeloupe. Doté d’un soupçon d’humanité, il n’aurait pas manqué de comprendre que si le taux de chômage y est beaucoup plus élevé qu’en France hexagonale, ce n’est pas du fait de l’indolence des Guadeloupéens.
S’il avait parlé aux jeunes de son âge, il aurait constaté que beaucoup d’entre eux, qui ont obtenu des diplômes (ce qui ne lui était pas nécessaire à lui pour réussir) ne trouvent pas d’emploi.
S’il  s’était efforcé de comprendre l’histoire de ces îles, il se serait aperçu que l’esclavage y a laissé des séquelles, dans les mentalités et dans la vie quotidienne. Si Nicolas Bedos n’avait pas été raciste, il aurait eu le cœur gros et il aurait sublimé cette peine en s’en prenant non pas aux victimes, comme il a eu la lâcheté de le faire, mais aux coupables.Au moment où une femme descendante d’esclaves, pour exprimer son découragement, assigne l’état français pour obtenir réparation au nom de ses ancêtres, les billets racistes de Nicolas Bedos ne sont pas les bienvenus.La liberté d’expression est un droit sacré. Mais que vaudrait-elle si le législateur n’avait prévu des garde-fous qui donnent à réfléchir à ceux qui, pour faire les intéressants, en abusent avec une telle légèreté ? Ce billet ne sera pas peut-être pas repris dans les médias où Bedos aura tout le loisir de s’exprimer et de m’insulter s’il le souhaite.
Il exprime néanmoins, j’en suis sûr, l’opinion de tous les «enculés de nègres», peut-être dépourvus d’esprit et d’humour, mais dont je suis fier d’être le porte-parole.
Autant il est contreproductif d’intenter des procès irrecevables, de gesticuler et d’attaquer les ministères sous prétexte de mémoire de l’esclavage, autant il est nécessaire que des associations fassent, quand c’est nécessaire, respecter la volonté générale.
L’esclavage, bien qu’aboli,  a laissé des séquelles. Le racisme en est la plus insupportable.
Et sanctionner le racisme, c’est déjà une réparation.

Partager cet article

Repost0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 08:07

 

Le Collectifdom « emmerde les comiques », selon Nicolas Bedos

Nicolas Bedos, à propos de la plainte du Collectifdom qui le vise pour injures raciales suite à ses chroniques de décembre dans Marianne, s’est exprimé sur France Info : « Il faut apprendre à lire un papier qui est exactement l'inverse de ce qu'ils ont compris. Ça me fait de la peine que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du deuxième degré. » Selon l’humoriste, employer le terme « nègre le banalise pour mieux le dénoncer ». Et il retourne l’attaque contre les plaignants : « Il est temps, une bonne fois pour toute, que l'on fasse le procès de ces associations qui n'ont rien d'autre à foutre que d'emmerder  des comiques, des rigoleurs, des amuseurs et des petits Molières de supérette. »

La plainte déposée par le Collectifdom n’a, à ce jour, pas encore été traitée par le parquet de Paris.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 07:58

Retour sur les Ultramarins décorés du 1er janvier

Liliane Francil, directrice de Guadeloupe 1ere, a été faite chevalier de la légion d’Honneur sur le contingent d’Aurélie Philipetti, ministre de la Culture, dans la promotion du 1er janvier, et Teddy Riner l’a été au titre du ministère des Sports. On a déjà souligné cette nomination comme celle de Barbara Jean-Elie de Trace au titre du ministère des Outre-mer. Ce dernier a promu Pierre Reinette, ancien directeur général des services du conseil général de Guadeloupe, au grade d’officier.

Jacques Bertholle, ancien directeur général adjoint des services du conseil régional de Guyane, a été fait chevalier comme Antoine Karam, directeur d'un institut de l'université des Antilles et de la Guyane, président honoraire du conseil régional de la Guyane, Josiane Gatibelza, vice-présidente honoraire de l'université des Antilles et de la Guyane, adjointe au maire de Pointe-à-Pitre, Toussine Bessard, née Maignan, ancien professeur de collège en Martinique, Dominique Laban, directeur de cabinet du président du conseil régional de Guadeloupe, Solange Le Blanc, présidente d'associations en faveur des personnes handicapées en Guadeloupe, José Pentoscrope, président d'une association en faveur des ultramarins dans l’Hexagone et président du prix Fetkann, et Monique Sulpice, praticienne hospitalière au centre hospitalier universitaire de Guadeloupe.

Marie-Renée Nelfise, responsable du département budget-finances au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, a été nommée  chevalier par le ministère de la Justice.

Notons encore que François-David Cravenne, ancien conseiller presse de Christian Estrosi au ministère de l’Outre-mer, a aussi été distingué par la grande chancellerie.

Seuls deux Réunionnais sont honorés, le Dr Paugam et Jacqueline Pajaniandy, au titre de l’Education nationale. Deux Calédoniens, deux Mahorais et un Polynésien complètent la liste des Ultramarins nommés ou promus. 681 personnes ont été distinguées le 1er janvier.

Dans la promotion de l’ordre national du Mérite, on trouve la Guyanaise Lucie Décosse, promue officier après sa médaille d’or en judo à Londres.

Enfin, le Guadeloupéen Loïc Liber, caporal du génie, grièvement blessé le 15 mars 2012 par Mohamed Merah, a reçu la médaille militaire.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:58

CSA

Une Reunionnaise au CSA

Le Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, a nommé Madame Memona Hintermann membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).Née au Tampon (Ile de la Réunion), titulaire d’une maîtrise de droit, Memona Hintermann est grand reporter à France 3. Au sein de cette chaîne du service public, elle a mené une brillante carrière de journaliste où elle s’est distinguée par son professionnalisme, ses compétences et son courage. Cette activité l’a conduite, en particulier, à couvrir la plupart des grands conflits dans le monde.Auteur de plusieurs ouvrages, Memona Hintermann est chevalier de l’ordre national de la légion d’Honneur et officier de l’ordre national du Mérite. Elle est nommée au CSA en remplacement de M. Alain Méar.

Le futur president du CSA devrait etre selon le souhait du president de la Republique, Olivier Schramek, ancien dircab de Lionel Jospin a Matignon.

Partager cet article

Repost0
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:48

Thierry Repentin, ministre délègué à la Formation professionnelle et a l’Apprentissage, arrive en Martinique pour 24 heures ce mercredi avant de se rendre en Guyane.

Thierry-Repentin-.jpg" Nous réfléchissons à faire évoluer la politique de l’apprentissage "

Le président de la République a demandé à ses ministres d’aller sur le front de la lutte contre le chômage. C’est la raison de votre déplacement de ce coté-ci de l’Atlantique ?

J’avais anticipé la demande du président de la République et du Premier ministre puisque cela fait deux mois que je suis engagé dans un tour de France des Régions, aux côtés de Michel Sapin et des autres membres du gouvernement, notamment pour la promotion des emplois d’avenir. Et parmi les territoires prioritaires pour les emplois d’avenir, il y a les territoires ultramarins. Je me devais donc d’aller voir sur place si le dispositif correspondait à la réalité de ce qui était souhaité.

Vous allez procéder à des parrainages, qu’est-ce que ça signifie ?

C’est parrainer des emplois d’avenir et c’est voir si les services de l’Etat sont complètement mobilisés sur cette priorité de la lutte contre le chômage et de la jeunesse que veut le Président de la République. Je rappellerai que les emplois d’avenir ont été le premier texte de loi de ce gouvernement et de la session parlementaire qui s’est ouverte à l’automne dernier. Je vais voir aussi quelles sont les dispositions prises par les collectivités territoriales pour accompagner l’effort de l’Etat, tout particulièrement sur le volet formation professionnelle puisque c’est la première fois dans l’histoire du droit du travail qu’on oblige des employeurs à mettre en œuvre un plan de formation qui conditionne la signature du contrat de travail et l’aide financière de l’Etat.

Sont prévus des contingents de 1500 emplois d’avenir pour la Martinique et les 650 pour la Guyane. Combien sont d’ores et déjà mis en place ?

Les premiers contrats ont été signés, il y a deux mois par le président de la République et nous en sommes donc a quelques centaines à l’échelle des territoires d’outre-mer en sachant qu’a l’échelle nationale, on n’en a signé 2449 pour un objectif de 94 000 en 2013. C’est donc important d’aller voir si le profil déterminé par la loi correspond effectivement à la demande locale. Je rappelle qu’a la Martinique 6000 jeunes de moins de 25 ans sont inscrits comme demandeurs d’emploi sur une tranche d’âge de 50 000 personnes dont 10 000 actifs, (en Guyane, sur cette même tranche d’âge de 15-24 ans, on recense 35500 personnes dont 6700 actifs et 3240 chômeurs), en sachant que certains ne sont même pas inscrits à Pôle emploi. Je veux donc aussi rencontrer les missions locales qui, par nature, ont ces jeunes dans leur portefeuille. Une centaine d’emplois d’avenir ont été signés en Martinique, une dizaine en Guyane.

Pensez-vous que les missions de la formation professionnelle sont totalement remplies ?

Les missions locales, les centres de formation des apprentis, les services de l’Etat, les collectivités, les associations, tous les acteurs de l’emploi doivent être effectivement mobilisés pour la jeunesse et l’emploi. Nous devons faire évoluer au point de vue national les dispositifs pour qu’ils répondent effectivement au profil de ceux qui peuvent y avoir droit dans le contexte de crise économique marquée. Nous réfléchissons aujourd’hui à faire évoluer la politique de l’apprentissage dans notre pays, la collecte de la taxe d’apprentissage et son affectation. Par ailleurs nous souhaitons que puissent être établis en 2013 des pactes régionaux de réussite éducative et professionnelle au bénéfice des jeunes qui sont sortis du système scolaire sans formation initiale. Dans ces perspectives, je souhaite aller voir si concrètement il est besoin de faire évoluer les outils pour qu’ils soient plus opérationnels. C’est pourquoi, je fais ce tour de France, pas uniquement pour le service apres-vote des emplois d’avenir, mais pour penser aux nouveaux outils qui trouveront une traduction législative en 2013. Je rappelle que dès la semaine prochaine, l’Assemblée nationale va examiner le projet de loi pour les contrats de génération qui visent l’insertion des jeunes dans le monde de l’entreprise.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

 

Partager cet article

Repost0
9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 15:23

Lost, se perdre et se retrouver

Fay-et-Hub-debout-Satine-et-Bel-assis_2299.jpgL’action de Lost t se situe dans un immeuble dont on voit l’intérieur des appartements et des parties communes, la laverie et le sous-sol. Hub (Fabien Orcier) et Fay (Nathalie Richard) vivent chacun dans la solitude d’un appartement. Hub travaille pour les techniques de  communication, Fay essaye de vivre le monde moderne et ses « instrument de communication qui isolent », entre autres une box dernière génération qui n’accède à aucun réseau de communication. Trois anges rebelles, Satine (Anne Alvaro), Luc (Gaël Baron) et Bel (Antoine Mathieu), consternés de voir l’humanité tomber dans la déchéance sont expulsés du paradis et se retrouvent dans le sous-sol de cet immeuble. Ils vont provoquer une rencontre entre les deux humains solitaires.

Luc-Bel-Satine-les-trois-anges_2202.jpgL’entreprise de Gérard Watkins a le mérite de ne pas éviter la difficulté. Sa poétique va exploser les codes du langage grotesque de notre société moderne où la communication est uniformément omniprésente et où tout le monde s’ignore. Le texte autant que la mise en scène font la part belle au glissement de sens et au dynamitage de la perception. Cette entreprise de déconstruction ou plutôt de libération du langage confisqué par le pouvoir libéral du monde moderne va transformer la destinée de Hub et Fay (et peut être celle du spectateur). Ces deux là vont se libérer, se rencontrer et s’aimer.

RDGHub-Fay-Fabien-Orcier-Natahlie-Richard-copie-1.jpg

Lost (Replay), du 7 janvier au 3 Février au Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette Paris 11, tel 01 43 57 42 14

Partager cet article

Repost0
8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 08:00

L’Etat fait ses calculs pour compenser le dernier coup de rabot sur la défisc

Au lieu de 18 000 euros + 4% du revenu, la défiscalisation outre-mer est ramenée par le Conseil constitutionnel à 18 000 euros. L’Etat affirme qu’il compensera, mais sur quelle base ?

« Notre combat ne porte pas sur l’outil défiscalisation, ce qui importe c’est sa finalité : quel sera le montant global de l’investissement ? Là sera notre combat. » Le cabinet de Victorin Lurel doit anticiper la stratégie qu’il va devoir déployer face aux caisses fermées du ministère du Budget maintenant que le président Hollande a promis, après l’invalidation des plafonds de la defisc dans la loi de finances, de substituer la perte de l’investissement par des subventions. A combien s’élève réellement cet investissement défiscalisé ? Depuis des années, les lois prévoient des commissions d’évaluation pour estimer les sommes, mais les chiffres divergent selon qu’on la soutienne ou la combatte. Ainsi, opposant historique de la défiscalisation, Gilles Carrez, président UMP de la commission des finances s’étranglait le 14 novembre dernier, lors de l’adoption des articles de loi en question : « Un milliard d’euros avec l’investissement locatif social ! » « Seulement 850 millions d’euros prévus pour 2013 », l’a repris le PS Christian Eckert, rapporteur général.

Citant Gilles Carrez et Pierre Méhaignerie, Charles de Courson (UDI) a rappelé ces chiffres : «  Grosso modo, l’impôt sur le revenu rapporterait 100 milliards d’euros s’il n’existait aucune niche fiscale et il n’en rapporte que 55 milliards d’euros. »

Serge Letchimy a déclaré que « lorsque le dispositif fiscal a atteint sa plénitude, il portait sur environ 3 milliards d’euros d’investissements alors que ce dispositif porte sur 700 millions d’euros, lesquels financent principalement des investissements productifs.

Jean-Philippe Nilor (GDR) et Charles de Courson ont cité 675 millions d’euros, pour le bâtiment et le logement social. Selon le rapport des sénateurs Patient (PS) et Dolige (UMP) de la commission des finances du Sénat, le montant récolté pour le seul logement social a été estimé à 150 millions d’euros à cette fin en 2012. 200 millions, selon Gilles Carrez contre 80 millions il y a deux ans.

400 ou 800 000 euros

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a donné lors de cette meme seance, le chiffre de Bercy : « Le montant de la défiscalisation représente en moyenne un peu plus de 400 000 euros par an pour les cent plus gros contribuables de notre pays, qui diminuent ainsi considérablement leur impôt sur le revenu. » 472 000 en 2011, selon Gilles Carrez.

Le ministre des Outre-mer indiquait, lors de la présentation de son budget en octobre, 425 millions défiscalisés en 2012 au titre du seul investissement industriel Girardin dont 330 pour la seule usine de nickel dans la Province Nord de Nouvelle-Calédonie.

En 2013, selon Christian Eckert, il était prévu 800 millions. Cette somme, en principe, sera donc amputée des 4 % du revenu en sus de 18 000 euros du plafond. Les antidéfiscs qui exagéraient la somme pour combattre le dispositif devraient désormais la minorer vu qu’il va falloir compenser…

« On ne sortira pas du dispositif sur le dos de l’Outre-mer », confiait récemment un proche du ministre. Par ailleurs ce panachage de defisc et de subvention qui anticipe l’avenir (réforme de la défisc pour 2014), pose un autre problème, plus politique : la défiscalisation avait l’avantage de refléter la dynamique propre des territoires en faisant émerger des projets. Là, le monde de l’entreprise va se retrouver face aux pouvoirs publics dont il pourra tester le volontarisme politique. Et puis, ce n’est plus la même chose quand les crédits budgétaires sont actionnés par le politique. Ça peut être perçu comme le fait du prince.

FXG

Partager cet article

Repost0
8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 07:02

Barbara Jean-Elie de Trace TV decoree

Barbara-Jean-Elie--AJ-.jpgBarbara Jean-Elie, collaboratrice et co-fondatrice du groupe TRACE et actuelle directrice des programmes de la chaîne TRACE Sports, a ete distingue au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur le 1er janvier 2013 sur proposition du Ministre des Outre-mer.Barbara Jean-Elie a fait ses débuts à la radio en Martinique avant de participer à la création d’ATV, la première télévision locale privée des Antilles. Elle a été la première femme à présenter le JT sur une chaîne privée d’outremer.Journaliste, productrice, animatrice de talk shows, réalisatrice et documentariste, elle quitte ATV en 1999 avant de rejoindre le label musical Secteur A et le projet porté par Olivier Laouchez de créer une chaîne de télévision dédiée aux musiques et cultures urbaines en France et dans le monde. Pendant quatre ans, elle travaille à ce projet et se voit confier en 2003 le poste de directrice des programmes et de l’information lors du lancement de la première chaine TRACE Urban (ex TRACE TV). Jusqu’en 2010, Barbara Jean-Elie produit pour TRACE Urban plus de 1000 magazines, reportages, émissions spéciales consacrés aux artistes, aux musiques et aux cultures urbaines et anime un réseau de 20 correspondants journalistes en France et à l’étranger. Elle contribue ainsi à positionner TRACE Urban comme la première et seule chaîne musicale française ayant une offre éditoriale différenciatrice grâce à une rédaction de journalistes professionnels. Barbara Jean-Elie met ensuite à profit son ADN antillais pour lancer la chaîne TRACE Tropical et manifester ainsi son engagement au service des meilleures productions musicales caribéennes et latines. Depuis 2011, elle dirige les programmes de la nouvelle chaîne TRACE Sports, première chaîne au monde exclusivement dédiée aux célébrités sportives, déjà diffusée dans plus de 80 pays en 9 langues. En 2 ans, Barbara, avec ses équipes, a constitué un catalogue de plus de 450 heures de programmes exclusifs tournés en HD avec les plus grandes stars mondiales du sport ; Usain Bolt, Michael Phelps, Samuel Eto’o, Teddy Riner, Maria Sharapova, Roger Federer, etc...

Partager cet article

Repost0

Articles Récents