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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:06

La feuille de route de Victorin Lurel au premier semestre 2013

Le séminaire gouvernemental qui s’est déroulé vendredi matin a fixé la feuille de route des ministres pour le premier semestre 2013. Du ministre des Outre-mer donc. Cela va se décliner autour des décrets d’application de la loi vie chère avec la détermination des secteurs vises à l’article 1 de la loi Lurel. Il prévoit qu’un décret en Conseil d’Etat peut, après consultation de l’Autorité de la concurrence, arrêter des mesures pour remédier à des dysfonctionnements des marches de gros d’acheminement, de stockage et de distribution… Téléphonie, banques entre autres ? Le président de la République les a évoqués lors de son entretien sur la télévision publique jeudi soir. Le gouvernement devra encore veiller a ce que les négociations entamées localement pour déterminer les paniers type (le bouclier qualité prix) soient bouclées au 1er mars.

En marge de cette loi, Victorin Lurel devra réformer le décret Jego-Penchard sur les carburants

L’autre chantier, c’est la préparation du volet ultramarin de la loi de modernisation agricole pour lequel la délégation outre-mer de l’Assemblée nationale a déjà été réunie.

Après la restitution nationale des conférences économiques des outre-mer, le ministère devra territoire par territoire préparer la sortie des dispositifs des bonus salariaux type COSPAR ou Bino, fin mai 2013. Cette sortie est liée a la mise en œuvre du plan Crédit d’impôt compétitivité emploi (plan CICE). Ce dernier doit « permettre aux entreprises de soulager leurs finances de sorte qu’elles puissent prendre le relais avec moins de difficultés, des bonus décharges », selon une source rue Oudinot.

Victorin Lurel devra aussi veiller à mettre en œuvre l’action de la banque publique d’investissement dans les Outre-mer. Nombreux sont les acteurs à y intervenir pour déterminer la forme des modalités opérationnelles qu’elle devra avoir dans chaque territoire. Son action devra être l’addition de ce que proposent l’Agence française de développement, OSEO, la Caisse des dépôts et consignations… Mais aussi les collectivités. A elles de déterminer le choix des secteurs d’intervention.

Sur le front de l’emploi, l’Outre-mer est concerné par l’examen et le vote de la loi sur le contrat de génération. Il sera adapté à la taille des entreprises ultramarines.

Et puis bien sûr, il s’agira pour le ministère des Outre-mer de faire valoir ses droits à Bercy pour remplacer les 4 % de revenus en sus de 18 000 euros defiscalisables jusqu'à ce que le Conseil constitutionnel ne les supprime le 30 décembre dernier. Le président Hollande a pris l’engagement que « aucun euro ne sera(it) perdu ».

 A noter aussi la reforme du code minier en cours, puisque Victorin Lurel recoit, des lundi 7 janvier, Thierry Tuot, conseiller d’Etat en charge de la réforme du code minier...

FXG, France-Antilles, France-Guyane, le JIR, à Paris


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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 08:56

Michèle Lacrosil inhumée en terre parisienne

obseques-lacrosil-1.jpgLes obsèques de la romancière guadeloupéenne, Michèle Lacrosil (1911-2012), se sont déroulées vendredi à l’église sainte Jeanne de Chantal dans le 16e arrondissement de Paris, dans une très grande intimité. Outre sa jeune cousine, Jena, s’étaient retrouvés pour ce dernier adieu ses amies et voisines de la rue de la rue Claude-Terrasse où vivait la centenaire, Alice et Elise, les deux dames qui prenaient soin d’elle, le Guadeloupéen Gaby Malahel, président de l’association Nou toujou la, et, seul représentant de la littérature antillaise, l’écrivain, Daniel Maximin. « C’est toute une génération qui s’en va, a déclaré à l’issue de la cérémonie, l’ancien commissaire à l’année de l’Outre-mer, la génération de Suzanne Césaire, de Gerty Archimède qui ont forgé les Antilles d’aujourd’hui. Michèle Lacrosil a laissé un témoignage par la vitalité de son œuvre. » Michèle Lacrosil était une femme modeste et ses adieux terrestres discrets attestent de cela. Quelques gerbes de fleurs ont été adressées depuis la Guadeloupe par Lucette Michaux-Chevry, maire de Basse-Terre, ou Elie Califer, maire de Saint-Claude, sa commune natale. Victorin Lurel, ministre des Outre-mer a du renoncer à assister à ces obsèques, retenu par un séminaire gouvernemental.

Les sargasses ont disparu

obseques-Lacrosil-2.jpgLa mort de cette femme d’exception doit être l’occasion de redécouvrir ses livres, Sapotille et le serin d’argile, Demain, Jab-Herma et Cajou (Gallimard). « La littérature ne meurt pas, a encore déclaré Daniel Maximin, elle est là, il y a une filiation. Nous venons de Michèle Lacrosil, que ce soit la génération de Maryse Condé, celle de Gisèle Pineau, pour ne parler que des femmes… C’est à nous de perpétuer cette chose-là en relisant, en n’oubliant pas que les livres sont là et nous attendent. Eux, ils ne sont pas sous terre, ils sont dans les bibliothèques et les librairies. » Peu avant ses cent ans, Michèle Lacrosil avait achevé d’écrire son quatrième roman, Les sargasses ont disparu. Gallimard avait refusé le manuscrit au prétexte que l’auteur n’aurait pu en faire la promotion en Guadeloupe. Le 22 février 2011, elle avait adressé son texte aux éditions Jasor qui devrait le sortir accompagné de quelques pages sur l’auteur et son œuvre.

Michèle Lacrosil a été inhumée au cimetière de Montmartre.

FXG, à Paris

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 08:54

Le président sur France Ô

Durant 26 minutes hier soir, le président s’est exprimé sur l’ensemble des Outre-mer français.

Arrivee-Hollande-plateau-avec-Laurence-Theation-et-William-.jpgLe président de la République a commencé par dire un mot aux Réunionnais en proie aux affres du cyclone Dumile : « la République réparera autant que possible… » Mais aussitôt dit, il a enchaîné, à la demande de ses interviewers, Laurence Théatin et William Kromwell, sur les premiers gestes forts qu’il a eu dès son installation à l’Elysée : trois ministres Ultramarins et un ministère des Outre-mer de plein exercice (avec un ministre qu’il a cité à de nombreuses reprises). « L’Outre-mer est dans la République et la République doit être dans les Outre-mer. » Une façon de rappeler qu’il avait voulu « répondre à la confiance témoignée » par les Outre-mer à sa personne. « Il ne s’agit pas de récompenser des électeurs mais je sais ce que l’Outre-mer attende de son président. » Il a ainsi développé avec l’adoption de la loi contre la vie chère : « La concurrence pourra exister. Je veillerai à ce que ca agisse sur les prix de la téléphonie et des services bancaires. » Quant au prix des billets d’avion, François Hollande a rappelé qu’il avait fait introduire le principe de transparence des prix et des marges pour les compagnies aériennes et ça contribuerait à répercuter les baisses. « Ca prendra du temps, mais je tiendrai cet engagement. »

thatin-Kromwell-Hollande.jpgSur la question du chômage, notamment celui des jeunes (« une bombe à retardement », selon ses propres propos, lui a rappelé Laurence Théatin), il a déclaré : « Nous devons faire plus pour l’Outre-mer, pas par générosité, mais par devoir. » Pour cela, il a cité les emplois d’avenir, les contrats de génération qui s’appliqueront outre-mer, le SMA, le service civique… Il a aussi indiqué qu’il avait confié une mission à Patrick Lebreton (député PS de la Réunion) pour que l’emploi soit d’abord réservé aux populations locales. Mais il a insisté, au-delà du traitement social du chômage, sur les mesures d’investissement économiques. Alors évidemment, on lui a demandé quel était son plan B maintenant que la défiscalisation avait été limitée par le Conseil constitutionnel… « J’ai regretté que ce recours concerne la défiscalisation car j’avais dit que c’était transitoire… » Mais il a pris l’engagement que « ce qui ne serait pas dépensé sous cette forme sera tout de même mis au service de l’Outre-mer en actions de subventions directes », ajoutant même : « Rien ne sera perdu ! »

Déplacement en Guyane en 2013

hollande-plateau.jpgIl a aussi déclaré qu’il se battait pour maintenir les crédits européens au même niveau, y compris pour la banane et la canne. Rapide passage au sujet de la biodiversité avec la création en 2013, via une loi, d’une agence nationale de la biodiversité. Rapide passage encore sur la délinquance en Nouvelle-Calédonie, Guyane, Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin… « J’ai voulu des zones de sécurité prioritaire, deux en Guyane, deux aux Antilles. On en aura davantage ; tous les moyens, policiers et gendarmes, seront mis en œuvre. » Sur l’orpaillage clandestin en Guyane, François hollande est revenu sur sa rencontre avec Dilma Roussef, chef de l’Etat brésilien : « Elle m’a assuré de moyens importants. » Mais il a davantage parlé du pont de l’Oyapock : « Ca fait des mois qu’il est là… Nous allons l’inaugurer en 2013. » Il a d’ailleurs annoncé que son déplacement en outre-mer cette année serait pour la Guyane.

Il est revenu sur la situation migratoire (« Elle sera maîtrisée ») à Mayotte où la coopération médicale avec les Comores serait renforcée.

1304790010.jpgSur la situation institutionnelle en Guadeloupe, le président a indiqué : « Je répondrai comme je l’ai fait dans tous les territoires. Cette demande (du congrès, ndlr) sera acceptée dès lors qu’elle sera précisée dans son objet dans le cadre de l’article 73. » Sur l’évolution de la Nouvelle-Calédonie, « l’Etat est partenaire et non partial et il appliquera ce qui a été prévu par les accords de Nouméa et de Matignon ». Quant à la Polynésie française et la demande d’Oscar Témaru de réinscrire ce territoire dans la liste de l’ONU des pays à  décoloniser, il a préféré aborder le redressement des finances de cette collectivité. Le président a achevé sa prestation en évoquant les hommes, artistes, sportifs, militaires, otages, tous ultramarins… « Solidarité ! Car l’outre-mer est toujours présent dès lors qu’il s’agit de promouvoir les valeurs de la République. »

FXG, à Paris

 


La réaction du ministre des Outre-mer

« J’ai trouvé le président à l’aide, connaissant parfaitement les réalités des Outre-mer dans toute leur diversité, précis même sur des détails et n’ayant pas oublié l’essentiel, c’est-à-dire le cœur, ceux qui sont morts sous le drapeau en Afghanistan, cinq Réunionnais, deux Polynésiens, un Calédonien et un Guadeloupéen. C’était important de rappeler ça comme les otages… Et puis bien entendu tous les moyens mis au service du développement économique et social de ces territoires et, également l’ardeur à développer la promotion et la diffusion des cultures des outre-mer. C’est un discours ramassé et efficace. »

 


Les coulisses

Nicolas-Lurel-Saudeau-Vizy-Esclatine-en-coulisses.jpgL’émission diffusée sur France Ô et les 9 chaînes d’Outre-mer 1ère, diffusée hier soir a été enregistrée dans le salons des portraits de l’Elysée, hier à 16 heures. Le président Hollande a passé l’heure précédente en réunion avec le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, son conseiller Outre-mer, Marc Vizy, son conseiller média, Claude Serillon et son conseiller en communication, Christian Gravelle. C’est à la demande du président de la République que France Ô a réalisé cette interview du chef de l’Etat sur la seul thématique des Outre-mer. Pendant ce temps, dans le salon Pompadour, l’équipe technique dirigée par Jérôme Revon préparait la régie et le plateau (5 caméras et une grue). Dans le salon mitoyen, celui des ambassadeurs, patientaient le conseiller presse de Victorin Lurel, le directeur général de France Ô, Claude Esclatine et ses collaborateurs, Benoit Saudeau et Luc de Saint-Sernin, en attendant de suivre l’émission en direct sur un moniteur.

 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 08:36

 

Le  Collectifdom attaque Nicolas Bedos pour injures raciales

Après la protestation de l’association Tous créoles !, c’est au tour du Collectifdom de réagir aux propos de l’humoriste Nicolas Bedos dans ses chroniques publiées par l’hebdomadaire Marianne.

Daniel  Dalin, président du Collectifdom, a obtenu le soutien de son prédécesseur à la tête de son association, Patrick  Karam, conseiller régional d'Ile-de-France et ancien délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer, pour déposer une plainte pour injures raciales contre Nicolas Bedos.

Les deux hommes s'indignent des »propos injurieux et scandaleux tenus par Nicolas Bedos à l'encontre des noirs et des Antillais ». Ils retiennent les propos de la chronique du 9 décembre 2012, intitulée « indolence insulaire » qui, selon eux, multiplient « les allusions douteuses cautionnant les préjugés racistes sur les Guadeloupéens » jusqu'à sa conclusion : « Enculé de Nègre ».

Ils retiennent aussi la chronique du 16 décembre 2012, le chroniqueur poursuivant sur sa lancée qui « traite expressément les guadeloupéens d’ « autochtones oisifs », parlant aussi de « feignasserie  d'un pays sur syndiqué ». »

N’hésitant pas à faire le rapprochement avec la formule sur « les Nègres qui n'ont jamais vraiment travaillé » de M. Guerlain.

Daniel Dalin, dans un communiqué de presse, rappelle que « pas plus qu'il n'avait accepté les dérapages de Dieudonné sous couvert d'humour, pas plus qu'il n'aurait permis des injures comme « enculé de juif » ou « enculé d'arabe », le Collectifdom n’entend laisser de telles insultes racistes se banaliser à l’égard des Antillais ».

FXG, à Paris

blogcollectifdom.com/2012/12/16/encule-de-negre 

 

http://www.marianne.net/Indolence-insulaire_a224838.html 

 

http://www.marianne.net/Un-voyage-en-Chirac_a225037.html 

 

 


 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 13:13

Michèle Lacrosil inhumée vendredi au cimetière de Montmartre

michele-Lacrosil.jpgDécédée le 18 décembre dernier à Paris où elle vivait depuis les années 1950, l’écrivaine guadeloupéenne, Michèle Lacrosil, sera inhumée ce vendredi. Une messe sera donnée a 10 h 30 à l’église Sainte Jeanne de Chantal à la porte de Saint-Cloud (rue lieutenant-colonel Deport, au niveau du 96, boulevard Murat, Paris 16). A midi suivra la mise en terre au cimetière de Montmartre. L’auteur de  Sapotille et le serin d'argile (Gallimard, 1960), Cajou (Gallimard, 1961) et Demain Jab-Herma (Gallimard, 1967) était née en février 1911 à Basse-Terre. Elle avait côtoyé Picasso, Giacometti, Sartre et Beauvoir.

L’universitaire Marie-Christine Hazael-Massieux a écrit d’elle (http://indiscretions.over-blog.fr/article-mme-lacrosil-a-cent-ans-24-02-11-67900593.html) : « Ceux qui se sont intéressés à Michèle Lacrosil ont surtout, dans une perspective littéraire, insisté sur la dénonciation du racisme, sur sa défense de la femme (tout particulièrement de la femme noire). (…) C’est principalement aux Etats-Unis (ou au Canada) que Michèle Lacrosil est citée dans les recensions littéraires concernant les années soixante, souvent évoquée aux côtés de Simone Schwartz-Bart, Maryse Condé, Jacqueline Manicom (ou Marie Chauvet, elle, en Haïti) parmi celles qui ont mené un combat de femmes pour la dignité de la femme. En France, Michèle Lacrosil demeure une inconnue pour la plupart des universitaires français travaillant sur les littératures francophones... »

Il serait dommage que Michèle Lacrosil parte dans la même indifférence que celle dont elle a souffert de son vivant.

FXG, à Paris

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 08:57

La défiscalisation censurée par le Conseil constitutionnel

 

« Au quatrième alinéa de l'article 73 de la loi de finances 2013, les mots « et d'un montant égal à 4 % du revenu imposable servant de base au calcul de l'impôt sur le revenu » doivent être déclarés contraires à la Constitution. » C’est cette phrase, tirée de la décision du 29  décembre du Conseil constitutionnel qui retoque la sauvegarde de la défiscalisation Outre-mer. L'article 73 relatif aux « niches fiscales » fixait à 10 000 euros le plafonnement global de la plupart des avantages fiscaux et prévoyait un plafond majoré de 18 000 euros et 4 % du revenu imposable pour des réductions d'impôt accordées au titre d'investissement immobilier outre-mer, de l'investissement productif outre-mer, de l'investissement dans le logement social outre-mer ou pour le financement en capital d'oeuvres cinématographiques.

Les sages de la rue Montpensier ont estimé qu’en « laissant, dans le même temps, subsister un plafonnement proportionnel au revenu imposable applicable à deux catégories d'avantages fiscaux attachés à des opérations d'investissement, le législateur a permis à certains contribuables de limiter la progressivité de l'impôt sur le revenu dans des conditions qui entraînent une rupture caractérisée de l'égalité devant les charges publiques ». C’est ainsi que l’instance suprême a considéré de son devoir de censurer la fraction de l'avantage d'un montant égal à 4 % du revenu imposable.

C’est un premier écueil pour le ministre des Outre-mer qui, jusque là, avait tenu la dragée haute aux détracteurs de la défiscalisation. La Fédération des entreprises d’Outre-mer ne s’y trompe pas quand son président, Jean-Pierre Philibert déclare que cette décision « met à mal la volonté clairement affichée du Gouvernement de ne pas toucher à la procédure de défiscalisation des investissements outre-mer ». La même FEDOM estime que cette décision est une « réponse à une campagne d'attaque systématique caractérisée par la redite de poncifs, préjugés et autres approximations qui ne tiennent aucun compte des réformes réalisées depuis la LODEOM et au fil des différentes lois de finances depuis 2008 ». A noter que parmi les parlementaires cosignataires de la saisine du Conseil constitutionnel, on compte deux sénateurs d’Outre-mer, le Saint-Martinois Louis-Constant Fleming et le Calédonien Hilarion Vendegou, mais aussi le bras droit de Serge Larcher à la délégation Outre-mer du Sénat, Eric Doligé. Côté députés, on compte quatre anciens ministres de l’Outre-mer : François Baroin, Hervé Mariton, Christian Estrosi et Yves Jego. Le président de la République qui évoquera sa politique pour les Outre-mer le 3 janvier prochain sur France Ô et les chaînes 1ère, devrait pouvoir s’expliquer sur son plan B. Le Gouvernement ayant d’ores et déjà affirmé, en réponse à la censure du Conseil constitutionnel, qu’il s’engagerait à garantir un effort de soutien équivalent dès l’année 2013.

FXG

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 14:11

Une journée de ministre

lurel-orly_6021--c--rdg.jpgArrivée du vol Air France den provenance de Pointe-à-Pitre à 6 h 45. Le chauffeur et l’officier de sécurité du ministre des Outre-mer sont à Orly Ouest depuis une demi-heure, pour réceptionner le patron. « Pas de bleu ! Ordre du patron, confie le chauffeur. En voiture, le ministre n’est jamais pressé ! » Dans l’avion, Victorin Lurel n’a pas dormi… « Je ne sais pas comment je tiens… J’ai tenté de dormir dans l’avion, ce que je ne fais jamais. Je travaille. Là, j’étais à côté d’Eric Jalton... victorin-lurel-dir-cab-et-chef-cab-6218--c--rdg.jpgMoins d’une heure plus tard, alors qu’une femme de ménage nettoie le hall de l’hôtel Montmorin, le ministre est déjà dans son bureau pour s’informer des affaires urgentes et tenir une première réunion de cabinet avec son directeur-adjoint, Jean-Christophe Bouvier, et son chef de cabinet, Bernard Guillaume. L’ambiance est aux anti-défisc : « Ce que j’ai lu dans le Parisien est inacceptable… » Après une réunion plus courte avec son conseiller presse, Olivier Nicolas, le ministre filera à l’Elysée pour le conseil des ministres. Il est déjà loin le temps du premier jour… Ce jeudi de l’ascension, au lendemain de la nomination du gouvernement Ayrault 1, quand Victorin Lurel s’est retrouvé avec une poignée de collaborateurs dans un ministère déserté et un pauvre  téléphone. « Il ne savait pas sur quel bouton appuyer », témoigne un de ses proches. Pourtant, dans l’heure, il a monté son cabinet. Conseil-des-ministres--c--presidence-de-la-republique.jpg« Il a fait un apprentissage rapide, poursuit cet ancien collaborateur du ministre. Et Lurel, le bavard, provocateur et ironique, a réussi à maîtriser sa faconde. Le président de la République semble particulièrement l’apprécier. Il l’a reçu à son retour de Nouvelle-Calédonie, avant le comité des signataires : « Tu fais du bon boulot, Victorin. » En réunion de cabinet après l’adoption de la loi contre la vie chère, le président a poursuivi ses éloges « pour sa manière d’associer les parlementaires en leur réservant des amendements »… Et Lurel partage avec Hollande ce goût de l’humour. Au conseil des ministres, Victorin Lurel intégré que ce n’est pas un lieu de débat, ni d’arbitrage d’ailleurs… François Lamy, son collègue de la Ville intervient pour parler des contrats urbains locaux, les C-U-L. Lurel se lâche : « Je vous souhaite bonne chance pour vendre ça médiatiquement… » Et, pince sans rire, Hollande en rajoute : « Très bonne remarque du ministre des Outre-mer. » lurel-sorti-ministere_6334--c--rdg.jpgCe midi, il déjeune avec quelques journalistes de la presse nationale (RTL, Le Figaro,etc…). La veille, c’était avec Patrick Karam (officieux) et le lendemain, ce sera avec un confrère du gouvernement (officiel)… Les journalistes l’ont flatté : « Il y a deux ministres solides dans ce gouvernement, Valls et vous. Il n’y a eu aucun couac malgré les attaques, comme celles de Cahuzac sur les niches fiscales… » Même les patrons de la FEDOM, pas réputés à gauche, lui reconnaissent un  certain talent. L’ancien conseiller de Sarkozy, Benoît Lombrière, aussi, qui l’a observé non sans jubilation sur les dossiers de la banane et de la défiscalisation : « Parcours sans faute ! »

V--LUREL.jpgAvant de réclamer des arbitrages à Matignon ou l’Elysée, Lurel envoie ses équipes négocier en interministériel. Il a conscience que les sujets outre-mer sont suffisamment baroques… Après seulement et, s’il le faut, il en appelle au Premier ministre. « C’est comme ça qu’il a acquis sa crédibilité », explique un proche du président de la République.

Il reçoit beaucoup le ministre des Outre-mer. Chaque semaine, 15 à 20 personnes défilent dans son bureau, des parlementaires qu’il reçoit régulièrement dès qu’une loi intéressant l’outre-mer se présente au débat (le ministre n’a pas oublié l’ancien député qu’il était), mais aussi des experts ès pétrole et nickel comme Anne Dutilleul, l’ambassadeur d’Australie et encore le gouverneur de l’Amapa, l’Etat brésilien voisin de la Guyane… Il n’hésite pas à faire attendre ses rendez-vous pour ne pas écourter ceux en cours. Victorin Lurel est capable de parler une heure d’affilée à son hôte auquel il ne laissera que 2 minutes d’expression. victorin-lurel-6244--c--rdg.jpgMais si l’hôte est bon, ses deux minutes, Lurel les retiendra définitivement ! Alors au bout d’un moment, la salle d’attente de la rue Oudinot prend des airs de salon où l’on cause entre différents interlocuteurs du ministre. Mais il faudra bien libérer les lieux, le ministre s’apprête à quitter le ministère avec son chauffeur et son officier de sécurité. Direction l’aéroport. Le prochain rendez-vous est à Cayenne pour la réunion de coopération régionale avant d’envisager deux déplacements en Polynésie française puis à Saint-Pierre-et-Miquelon au premier trimestre 2013. Auparavant, il ira bien faire un saut en Guadeloupe, « probablement quand le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Fol s’y rendra. »

FXG

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 08:27

Tous créoles ! condamne les propos d’un humoriste

Apres l’affaire Dieudonné, y aura-t-il l’affaire Bedos ? En prenant connaissance de la réaction de Tous créoles ! à deux chroniques parues sur le site de Marianne, on pouvait craindre le pire… Nicolas Bedos, fils de Guy, humoriste, écrivain, dramaturge et pipol de la télévision, signe les 8 et 9 décembre derniers une chronique dediee à Jacques Chirac qui vient de fêter ses 80 ans et une autre consacree à son séjour à la Guadeloupe. Il intitule cette derniere : « Indolence insulaire ». Bedos y évoque un échange avec une grosse touriste normande, « aux hanches guadeloupéennes, mais a la face carbonisée par un soleil antiblanc ». Il la compare à un « boudin créole », l’appelle « truie en tongs »… Ça n’est pas fin, ni sympa pour les Normands. Cela aussi n’est pas du goût de Tous créoles ! qui estime que « les textes pseudo-humoristiques de Nicolas Bedos dénotent un ethno-centrisme qui se prétend à l’évidence supérieur aux populations antillaises ». En langage plus simple, on appelle ça du parisianisme, Tous créoles ! qualifie aussi cet exercice de style de « dérives prétendument humoristiques » qu’elle condamne « avec la plus grande fermeté ». Bref si ça ne tenait qu’au conseil d’administration de l’association, de telles chroniques ne seraient jamais publiées. Mais on aurait peut-etre alors raison de dire : " Enculée de censure "...

Mais c’est sa rencontre avec Gilles, son guide touristique, qui va réellement provoquer l’ire de l’association : « Gilles, Guadeloupéen d'une soixantaine d'années, ancien employé de Fram reconverti en taximan, merveilleux produit de l'indolence insulaire, manie si bien la langue française qu'il fait frissonner mon clitoris lexical… » Epaté par des formules comme celle-ci à propos de Paris, « Je suis trop vieux pour combattre le froid... Même l'été, j'y grelotte d'ennui »,Bedos demande à Gilles pourquoi il n’est pas écrivain… Et Gilles lui répond : « Moi, je lis au soleil, vous écrivez dans la grisaille. » Alors Nicolas Bedos conclut sa chronique par ces trois mots : « Enculé de Nègre ». C’est cela que condamne l’association Tous créoles ! « Nous ne saurions autoriser ni l’arrogance, ni la vulgarité qui le caractérisent ! Il est en effet inadmissible que de tels propos, insultants envers quelque communauté que ce soit, puissent encore être publiés ! » Effectivement, on peut se demander quelle réaction aurait provoquée la formule « encule de Juif » dans la bouche d’un autre humoriste, Dieudonné par exemple.

FXG


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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 06:50

L’année Césaire débutera au Havre

Festival-gout-des-autres.jpgEdouard Philippe, le maire UMP du Havre, est venu hier à Paris, présenter la seconde édition du festival de littérature, le goût des autres, qui sera dédié à Aimé Césaire et qui se déroulera du 24 au 27 janvier sur le fameux quai des Antilles. C’est donc au Havre que débuteront l’ensemble des commémorations et autres festivités prévues dans l’Hexagone en 2013 pour célébrer le centenaire de la naissance du père martiniquais de la négritude. Gauthier Morax, responsable de la programmation artistique, a rappelé que ce choix s’inscrivait dans l’ADN du festival qui s’ancre dans la diversité et l’altérité. « Nous allons renouveler le genre », a-t-il promis. L’idée maîtresse ne se résume pas à mettre à l’honneur une figure littéraire illustre, fut-elle celle d’Aimé Césaire, mais aussi son univers, la littérature de la négritude. Trois axes seront ainsi explorés. Le premier concerne l’histoire et la mémoire. Ainsi, seront présentés le contexte de la pensée césairienne mais aussi les réactions qu’elle a pu provoquer. Des textes de Danton, de Jules Ferry, le Discours sur le colonialisme de Césaire, Cannibale de Didier Daennincks feront l’objet de lectures. Les comédiens ne sont pas encore choisis, mais l’organisation pense à quelqu’un comme Jean-Louis Trintignant pour le Discours, avec Emmanuelle Laborit pour la langue des signes… Quant au Cahier d’un retour au pays natal, ce sera une lecture musicale et contemporaine avec le guitariste Serge Teyssot-Gay et le chanteur du groupe La Canaille, Marc Nammour. Un second axe, plus philosophique, apportera un questionnement autour de la pertinence du concept de négritude et ceux qui le contestent aujourd’hui parmi les écrivains. Un troisième axe, plus culturel, s’ouvrira aux littérateurs de la négritude avec 12 aventures de personnes porteuses d’un univers spécifique. On tretrouvera Lyonel Trouillot, Alain Mabenckou, Kettly Mars ou Lilian Thuram… De même, il y aura quelques lectures historiques dont celle à trois voix des correspondances inédites de négriers et d’un récit d’esclave, celui de William Welles Brown, édité par les Publications des universités de Rouen et du Havre.

Un collectif de rappeurs et Slameurs, le groupe CRS et 76 Vibes s’empareront de la fameuse phrase de Césaire : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche. »

Enfin, Black is the color sera une mise en chansons de l’histoire de la négritude.

Patrice Louis, auteur d’un ABCesaire, a écrit une dictée qui srea proposée aux festivaliers. Dans le même esprit participatif, le public peut d’ores et déjà proposer un texte pourvu qu’il soit une « lettre à mon pays natal »…

FXG (agence de presse GHM)

Tous les détails sur www.legoutdesautres.fr

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 08:13

Ay on chyen…

Conférence de presse de Jean-Paul Huchon, président socialiste de la Région Ile de de France, vendredi dernier a Paris. Il annonce une enveloppe de 300 000 € pour permettre aux Ultramarins endeuillés de se rendre aux obsèques d’un parent dans leur territoire d’origine, en saluant le rapport qu’il a commandé au conseiller régional UMP d’origine guadeloupéenne Patrick Karam. Celui-ci a salué la confiance dont lui avait fait preuve le président en lui adressant un proverbe en créole : « Ay on chyen, di dan ay blan. » (Hais un chien, mais reconnais lui ses dents blanches). Traduction bienvenue. Pour un peu Huchon se serait cru insulté…

Les billets deuil

Entre 2009 et 2011, 12 000 billets deuil ont été écoulés au départ de Paris comme de celui des Outre-mer. En 2011, 2500 billets deuil ont été utilisés au départ de Paris. Si les conventions « billets Karam » signées en 2009 sont aujourd’hui caduques, le dispositif deuil a été préservé puisqu’il est devenu une obligation de service public.

Les Outre-mer en Ile de France

Jean-Paul Huchon a indiqué que 600 000 Ultramarins vivaient en région parisienne. Les statistiques INSEE précisent que 70 % des Antillais et  30 % des Réunionnais qui vivent dans l’Hexagone sont installés en Ile de France.

Les vœux de Lurel

Le ministre des Outre-mer adressera ses vœux aux ultramarins le 31 decembre à la télévision, dans la foulée de ceux du président de la République. Victorin Lurel enregistrera son discours depuis la station télé de Guadeloupe 1ere, le 28 decembre. Les images seront mises a la disposition des télévisions privées.

FXG

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