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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 08:35

La Région Ile de France vote 300 000 € pour l’aide au retour des Ultramarins en cas de deuil

A l’initiative de Jean-Paul Huchon, Président PS de la Région Île-de-France, et de Patrick Karam, conseiller régional (UMP), les élus régionaux d’Ile de France ont voté, vendredi 21 décembre, une enveloppe de 300 000 € au titre de la continuité territoriale. Cette somme est destinée à aider les ultramarins défavorisés à rejoindre leur famille dans les régions, territoires et collectivités d’outre-mer après le décès d’un membre de leur famille (ascendant ou descendant). « 600 000 ultramarins vivent en Région Île-de-France, a déclaré Jean-Paul Huchon dont l’un des grands-pères est martiniquais. Lors d’un décès dans leur famille, les plus modestes d’entre eux ne doivent pas être empêchés de rejoindre leurs proches à cause du prix du billet d’avion. » Ce dernier avait confié fin 2010 une mission préalable à Patrick Karam sur le sujet. Cette enveloppe devrait permettre à un millier de personnes (sous conditions de ressources) de bénéficier d’une aide. Le montant a été fixé à 250 euros pour les Antilles, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, 300 euros pour la Guyane, 350 euros pour la Réunion et les autres collectivités (Polynésie, Nouvelle-Calédonie), « Les personnes concernées, a détaillé Patrick Karam, se verront rembourser a posteriori une partie de leur billet d’avion sur présentation d’un justificatif d’achat et de l’acte de décès de leur proche. » Le contour définitif de ce dispositif sera établi au cours du premier semestre 2013 avec le vote d’un rapport cadre en séance plénière du Conseil régional. Il devrait être opérationnel à partir de juillet 2013. Ces dispositifs s’ajoutent à ceux que proposent les compagnies aériennes depuis 2009 dans le cadre de conventions signées avec la délégation interministérielle.

FXG (agence de presse GHM)

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 05:05

Un Guadeloupéen pilote du 4L trophy au Maroc

Le 16e 4L Trophy, qui se déroule du 14 au 24 février prochain entre Poitiers et Marrakech au Maroc, est un grand raid étudiant humanitaire. Il rassemble plus de 3 000 participants, plus de 30 000 spectateurs, et plus de 1 500 Renault 4, symbole de la liberté et de la jeunesse old-school !

Thibaud-Leportois-et-Mathieu-Naslin-4L-trophy.jpgC’est une course d’orientation avec des 4L remplies de provisions scolaires, d’habits, et de denrées alimentaires non-périssables. Pour la première fois une équipe de Guadeloupe va y participer avec sa « Titine 4 ptit’ zailes »

Au volant, on trouvera le Guadeloupéen Mathieu Naslin. Le pilote est ingénieur diplômé de l’EPF, l’ERAU (USA) et de l’EMLyon en 2011. Il a 26 ans, est né aux Abymes. Depuis la fin de ses études, il a créé un bureau d’étude en ingénierie, co-incubé à L’Ecole Centrale de Paris et à l’ESSEC. Habitué des voyages humanitaires (au sein de l’association PUCS, au Nicaragua), il souhaite participer à une œuvre solidaire d’un autre genre. Sportif pratiquant le Crossfit en compétition, il recherche constamment de nouveaux challenges.

Son copilote, Thibaud Leportois,  est étudiant de l’UTC et de Chalmers University of Technology (Suède). Il a 23 ans et est né à Aix en Provence (13). Titulaire d’un DEUG de Maths, il sera diplômé ingénieur acousticien en février 2013. Ancien décathlonien international et pratiquant de multisports en nature (ski, escalade, highline, VTT, trails, windsurf…), il est habitué aux sensations fortes alliant le dépassement de soi-même et le partage du vécu avec les autres. C’est lui qui a su trouver les armes (coudees ?) pour convainvre l’un des plus gros rhumiers de Guadeloupe à devenir sponsor du team.

Les deux hommes vont oser, en sus du raid, « le 4L Eco-Challenge Deloitte 2013 ». Il s’agit de convoyer et d’installer une pompe éolienne permettant un meilleur accès à l’eau des puits pour des Marocains du village de Aït Ouiksan, situé dans la montagne, à une heure de route de Marrakech. 40 familles y vivent et dépendent en grande partie de leurs récoltes pour vivre. « Notre projet vise ainsi à améliorer le confort de vie de l’habitant du désert », indique le copilote de l’équipe, Thibaud Leportois. Les connaissances de Mathieu Naslin en électricité et en électronique de puissance ont permis de mettre au point une solution innovante pour le pompage automatique d’eau des puits. Le système fonctionne grâce à des dispositifs issus du commerce : une éolienne de bateau, la plus puissante du marché ; une pompe capable d’avaler jusqu’à 25 m³ et des tubes PVC pour le puisage, les raccords et l’outillage La mini-éolienne permet d’alimenter en électricité la pompe qui va amener l’eau du puits à la surface.

FXG (agence de presse GHM) 

Pour ceux qui voudraient les soutenir ou les aider a boucler leur budget : equipe@les-4-ailes-du-desert.fr

 

 
 
 
 

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 07:53

greg-2--RDG-.jpgGreg Germain veut que l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'outre-mer qu’il préside ait un rôle de passeur afin de faire connaître les talents d’outre-mer.

« Un rôle de passeur »

Le ministre des Outre-mer a décidé de maintenir l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'outre-mer que vous présidez. Quelles sont les premières actions que vous allez mener ?

Je viens d’engager un directeur d’origine réunionnaise, Daniel Carcel. Nous allons faire le tour de tous les départements et territoires d’outre-mer pour dire que nous ne sommes pas suffisamment présents. L’idée est d’avoir un rôle de passeur. Je n’ai pas encore d’actions en tête à proprement parlé. Il faut tout mettre sur la table. Pourquoi ne pas créer un portail internet pour que lorsqu’une pièce est jouée dans une collectivité, on puisse la voir dans une autre ?

De quel budget disposez-vous ?

J’ai 500 000 euros. A moi d’aller trouver le reste.

Victorin Lurel vous a-t-il fixé une feuille de route ?

En aucun cas ! Ni Victorin Lurel ni quelqu’un au ministère de la Culture ne peut me fixer une feuille de route. Ce serait un casus belli. L’Etat est bien sûr ma tutelle. J’ai un travail de fond à effectuer.

Vous êtes le premier originaire d’outre-mer à être choisi pour présider le Festival International du Film documentaire Océanien qui se déroule du 11 au 17 février à Tahiti. Que ressentez-vous ?

Wallès Kotra, son fondateur, est quelqu’un de particulier par son parcours. Il vient d’une petite tribu, à Tiga en Nouvelle-Calédonie, et il est directeur de la station locale d’Outre-mer 1ère. Il estime peut-être qu’aujourd’hui le FIFO est suffisamment assis et que le dixième anniversaire est le bon moment pour demander à un Caribéen, aussi visible que moi et qui a fait beaucoup pour la diversité, de le présider. Comme disait Jean-Marie Tjibaou il était peut-être temps d’ouvrir grand les portes.

Propos recueillis par David Martin (agence de presse GHM)


Le chantier de la cité des Outre-mer

La cité des Outre-mer est une des promesses de campagne du candidat François Hollande. Pour l’heure, rien n’est officiellement programmé ni dans un dossier, ni dans un calendrier, mais à l’Elysée, on n’y pense pas moins. Marc Vizy, le conseiller outre-mer du président de la République, n’est-il pas celui qui en avait soufflé l’idée à Lionel Jospin quand il conseillait le Premier ministre en 2001 ? Et c’est le même qui entretient cette idée au Château. La cité des Outre-mer pourrait prendre corps dans un lieu physique de la capitale avec une salle de spectacle, un espace d’exposition, une médiathèque et une librairie spécialisée. A cela, pour que la cité soit un véritable lieu de vie et d’échanges, s’ajouteraient un ou deux restaurants, un piano-bar, une boutique et quelques salles de réunion pour les associations ou les entreprises. D’un point de vue juridique, la structure devrait être un organisme dépendant de l’Etat, qu’elle soit associative ou autre. Mais une chose est sûre, l’Etat n’a pas l’intention de demander aux collectivités d’y apporter leurs moyens. Quant a son pilotage, il pourrait être conduit conjointement par le ministère des Outre-mer et la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français des Outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 07:48

Les états généraux des télés d’outre-mer prônent une coopération public/privésles-representants-des-teles-privees.jpg

Alain Méar, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, en charge des Outre-mer, a présidé les états généraux des télévisions d’outre-mer, hier au siège du CSA à Paris. Il avait tenu à ce qu’ils se tiennent un an après le passage au numérique. alain-mear-Rachid-Arhab-CSA.jpg« L’idée des états généraux  était de réfléchir sur les voies et moyens pour assurer la pérennité et la viabilité des paysages télévisuels ultramarins », déclarait-il à l’issue des travaux. Il y a deux mois, les acteurs des ces paysages audiovisuels s’étaient fait remarquer par de vifs échanges entre l’association des télévisions privées d’outre-mer et le directeur général de France Ô/Outre-mer 1ère. Parmi les questions litigieuses, la volonté des télés privées d’avancer l’heure du prime time. Le débat à ce sujet n’a pas eu d’issue favorable. Globalement, les débats de ce mercredi ont été « francs et loyaux, mais républicains », selon M. Méar. FTV-Canal-OS.jpgIl y a donc eu des avancées avec notamment l’annonce de la prise  en charge des coûts de diffusion. L’aide précédente courait de manière dégressive pour les années 2011 à 2013. « Le ministère des Outre-mer s’est montré très ouvert et le budget ne m’a pas semblé fermé », a commenté le conseiller. Du point de vue des bonnes pratiques concurrentielles, il a été question d’ouverture pour des coproductions locales public/privé, et encore de mise en commun de moyens techniques. « Ce sont des avancées, indique M. Méar, qui peuvent sembler mineures mais qui témoignent de la prise de conscience que chacun doit pouvoir vivre, chacun à sa place avec un concept nouveau qui est en complémentarité. Il s’agira donc de définir une place pour chacune des trois catégories de télévisions locales ultramarines : le public, les mini-généralistes commerciales qui vivent de la publicité et les chaînes d’ultra-proximité qui, elles, sont moins dépendantes des recettes publicitaires. »

Tout cela devrait être développé lors des prolongations locales de ces états généraux dans chaque territoire où seront vraiment développées les possibilités d’une plus grande coopération entre le privé et le public, qu’il s’agisse de captation de concert, de synergie, de mise à disposition de car régie…Esclatine-Cyrus.jpg

Face aux télés privées, le directeur de France Ô et Outre-mer 1ère, Claude Esclatine (voir Itw ci-dessous), s’est dit prêt à travailler avec tous les présidents de chaîne privée, mais visant Chahine Fazel Soleymani, le fournisseur de programmes Cyrus Média qu’il soupçonne d’être à l’origine de la plateforme revendicative des télés privées, il a ajouté « pas avec ceux qui se contentent d’engranger des commissions ». « Pas tout à fait faux », a commenté la patronne d’une chaîne privée de proximité.

FXG

 


Ils ont dit

Brival.jpgSylvie Brival, GTV

« Il faut qu’avec Outre-mer 1ère, nous travaillons ensemble, non pas en tant que concurrent parce que je n’ai pas les moyens de concurrencer le groupe France Télévision, mais en trouvant des alliances pour trouver des moyens de coproduire certaines choses pour plaire et satisfaire le téléspectateur. »

Asselin-de-Beauville.jpgJean-Claude Asselin de Beauville, ATV

« L’ouverture sur l’aide à la diffusion est quelque chose d’important que nous avions demandé ?  Il y a eu la mise en place de simplex qui permettront à des télés d’être dans les trois DFA… On est un petit peu malheureux que pour la publicité et le prime time, les choses n’ont pas avancé aussi bien qu’on le voulait. ? Mais ce n’est pas terminé puisque nous irons voir le ministre des Outre-mer… »

Lisa-Rodriguez.jpgLisa Rodriguez, Canal 10

« C’est la première fois que le CSA nous écoute et qu’on a en face de nous Outre-mer 1ère. Maintenant il faut savoir ce qu’il en sera des directions de Guadeloupe 1ère ou Martinique 1ère… Je ne suis pas sûre qu’il y ait eu la même écoute de la part de Canal Overseas. On n’a pas obtenu la gratuité de la diffusion et la TNT ne fonctionne pas du tout. Mais quand même, en général, c’est très positif. »

 


Esclatine.jpg3 questions à Claude Esclatine, directeur général OM 1ère et France Ô

« Les télés locales privées et celles d’Outre-mer 1ère doivent se rapprocher »

Les échanges vifs entre privés et public, il y a deux mois, sont-ils apaisés ?

Les échanges qui ont eu lieu depuis deux mois étaient plutôt une communication des chaînes privées pour parler de concurrence déloyale et de pratiques anticoncurrentielles ; Je ne me situe en aucun cas dans un contexte comme celui-là. J’ai consacré une bonne partie de mes interventions à démontrer mon ouverture pour être côte à côte et non les uns contre les autres dans des territoires trop exigus. Leurs économies ne justifient pas que l’on soit en concurrence. Nous avons déjà la concurrence des 170 chaînes qui viennent par les opérateurs commerciaux et celle des 7 chaînes nationales de la TNT. En conséquence, les télés locales privées et celles d’Outre-mer 1ère doivent plutôt se rapprocher pour essayer de construire des coopérations.

De quelle manière ?

On a évoqué des problèmes de diffusion satellitaire et TNT terrestre, de distribution des produits à acquérir, comment on pouvait coproduire ponctuellement des événements ; comment on pouvait partager des moyens de production, comment on pouvait traiter les artistes locaux… On a évoqué tout cela mais dans un état d’esprit très constructif.

Vous êtes donc prêts à travailler avec tous les présidents de chaînes de télévision privée d’outre-mer ?

C’est évident. Moi qui vient du secteur privé et qui gère aujourd’hui une partie importante du secteur public, j’ai chevillé au corps l’idée d’être ouvert par rapport aux préoccupations et aux contraintes économiques que rencontrent les chaînes privées. J’ai la responsabilité des 9 chaînes de télés publique d’outre-mer (et des 9 radios) et de leurs personnels mais je suis dans un état d’esprit très ouvert, très constructif par rapport aux télés privées.

Propos recueillis par FXG

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 06:59

Un flic s’arrête

NOIRSETBLANCS-Descas-2300--1--copie-1.jpgLa série télévisée de France 2, « Un Flic », pourtant saluée par la critique, avec son « héros noir » (selon Libération), incarné par le comédien guadeloupéen Alex Descas n'a pas eu les succès d’audience escomptés. Alors la Deux arrête la série. Le dernier épisode, le 13e de la saison 6, sera diffusé vendredi 21 décembre. Le 16 février 2012, France 2 avait déjà annulé la série, faute d'audience même si un épisode avait été tourné en mai 2012.

La série Un flic a démarré en 2007 avec Gaëtan Kondzot dans le rôle du policier Schneider, puis dans les saisons 2 à 6, Alex Descas a repris le rôle.

FXG

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 08:30

Le Noël de l’APIPD pour les enfants drépanocytaires

Samedi après-midi à la bourse du travail de Saint-Denis au nord de Paris, la Martiniquaise Jenny Hipocrate et ses 160 bénévoles offraient un Noël aux enfants drépanocytaires.

LeNOEL-DES-ENFANTS-AVEC-JENNY-ET-L-APIPD-photo-Alfred-Jocks.jpgA quelques jours de Noël, l’association pour l’information et la prévention de la drépanocytose (APIPD) et ses bienfaiteurs se sont mobilisés pour offrir une fête et des cadeaux aux enfants drépanocytaires. Ils étaient plus de mille deux cents personnes dont quatre cents enfants à recevoir un présent. « Nous avons eu plus de trois mille demandes d’inscription. On n’a pu prendre tout le monde, mais quand je regarde ces enfants, les yeux écarquillés, recevant leurs cadeaux, c’est vraiment génial », lance Jenny Hippocrate, présidente de l’APIPD. Le parrain de la manifestation, Jean-Marc Logé, a signé un chèque de 40 000 euros.

Le-NOEL-DES-ENFANTS-AVEC-JENNY-ET-L-APIPD-photo-Alfred-Jock.jpgSur le podium, spectacles et groupes s’enchaînent : Bobo Escargot, Anyssa B et sa guitare, Gwada Ka, Stony, Double Dutch, le groupe Boukan, des magiciens, des danseurs, des conteurs... Tandis que dans le couloir, des séances de maquillages et de jeux sont proposés aux parents et aux enfants. « L’amour des enfants me donne le courage de me battre jusqu’au bout. Ça n’a pas de prix. » Jenny Hippocrate prône les valeurs de solidarité et de reconnaissance. Ca fait 14 ans qu’elle organise un tel Noël pour voir les valides s’exprimer avec des malades dans une communion festive. « Je suis satisfaite et fière d’être la maman de tous ces enfants porteurs de la drépanocytose… » Et si elle s’avoue fatiguée, elle n’est pas lassée ! La fille de Sainte-Marie en Martinique est toujours plus déterminée pourvu qu’elle voit les enfants heureux et dans l’hilarité familiale.

AJ

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 08:43

Nouvelle concurrence aérienne

8 % de sièges en plus devrait favoriser une baisse des prix de 2.5 %.

panneau-compagnies.jpgL’arrivée d’XL Airways vient réveiller la concurrence pour cette nouvelle saison à venir. Depuis huit mois, Air France a perdu 2 % de parts de marché, Corsair et Air Caraïbes, liés par un codeshare, ont récupéré ces 2 % et ont régulé ensemble un vol par semaine. Air France a du réguler aussi, mais de plus d’un vol par semaine, jusqu’à trois délestages en novembre avec des jours où aucun vol Air France n’est parti de la Martinique. Une première !

Dans ce contexte, l’offre d’XL Airways représente + 8 %  de sièges. Face à Corsair qui a réduit ses capacités (en passant des B747-400 aux Airbus A330-300) et Air France qui régule, l’offre réelle n’est en hausse que de 5 %. Selon Marc Rochet, cela permet d’estimer une baisse des prix de 2,5 %. Toutes les compagnies devraient bien travailler pendant la haute saison. C’est avec les mois d’avril, mai, et juin 2013, puis septembre, octobre et novembre 2013 qu’on pourra mesurer à qui la concurrence aura fait le plus de mal.

Air Caraïbes qui était dans le rouge en 2011 pour la première fois depuis 2004, renoue avec le vert en 2012, « et franco ! », selon Marc Rochet qui avance un chiffre d’affaires de 320 millions €.

Mutualisation des compagnies d’outre-mer

Dubreuil-Mannequin.jpgQuand on lui parle d’un rapprochement entre Air Caraïbes et Air Austral, Jean-Paul Dubreuil (en photo, en train d'apprécier le défilé de mode du 12 decembre 2012, à 30 000 pieds d'altitude, à l'occasion des 9 ans de la transatlantique pour cette compagnie), président du conseil de surveillance de la compagnie aérienne transatlantique se contente de répondre que ce serait « plus facile sans Gérard Ethève qu’avec » ! Mais à l’heure où une nouvelle guerre tarifaire s’engage, Marc Rochet, le président du directoire d’Air Caraïbes est plus pragmatique : « On est des compagnies de niche avec une vision commune des outre-mer. Si chacune d’entre nous doit garder sa marque et sans ancrage local, cela ne doit pas nous empêcher de mutualiser… » C’est valable pour le pétrole, les assurances, les appareils et leur maintenance… Un pool a été constitué en 2004 pour les assurances, avec Air Caraïbes, Air Austral, Air Calin, Air Tahiti Nui et une compagnie mauricienne. 20 gros porteurs récents sont assurés ensemble ; l’économie est de 20 %.

FXG (agence de presse GHM)

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 07:30

Pierre Bonan, au Bonheur des îles

Pierre Bonan reçoit chaque jour, comme un maire, ses compatriotes au « Bonheur des îles », son magasin parisien où il distribue ses conseils, des nouvelles du pays, et réalise des ventes de produits spirituels ou ésotériques.

Pierre-Bonant-dans-sa-boutique-du-Bonheur-des-iles-photo-Al.jpgTrônant derrière son bureau, ce natif de Moro (Le Gosier en Guadeloupe) prépare les paquets de feuillages. Tout autour de lui des fioles de produits, eaux et parfums aux couleurs chatoyantes et aux noms très évocateurs : secrets des hommes, brize krazé, dégagement, dominateur de puissance, sé mwen ki met, esprit des hommes, pou inmé mwen, o d’amour, plus fort que l’homme, brise tout, contre la jalousie, min né vini, douvan neg, eau céleste, vini a mwen, héliotrope blanc, eau de mer, inoubliable, etc… Il vend aussi des livres de prières, des bougies, des sachets de poudre... Plus de 2000 produits sont référencés.  «  Ici, tout est authentique. » Cette passion l’anime depuis 1986, année de création de son premier point de vente. Ici, à deux pas des métros Jaurès et Colonel-Fabien, tout un chacun peut trouver son bonheur ou de quoi rêver.

Pierre-Bonant-dans-sa-boutique-du-Bonheur-des-iles-copie-1.jpgPierre Bonan consacre son temps à la mise en place des dernières denrées en rayon, celles qui sont très demandées pour la fin de l’année : des plantes aux noms puissants : douvan nèg, poaka, vétivè, armoise, lavande rouge, onteze, ki vivra véra… « Les feuillages des Antilles, mes compatriotes en ont besoin pour le thé, le bain et bien d’autres choses comme la tension, le diabète… Il n’y a qu’ici qu’ils peuvent les trouver », lance le boutiquier dans un grand rire. Tous ses produits viennent de Guadeloupe, Martinique, Dominique, Cuba  et Haïti est son premier fournisseur .

Ni vu ni connu

Pierre-Bonant-dans-sa-boutique-du-Bonheur-des-iles-copie-2.jpg« Je suis un espère d’herboriste. Depuis l’enfance, j’ai vu mes grands-parents les préparer pour guérir les gens. » Il est un véritable conseiller social qui reçoit dans sa boutique. Le dimanche matin, avant ou après la messe, ce sont les Antillais qui viennent le plus, mais le samedi, ce sont les Haïtiens qui fréquentent l’église Saint-Georges toute proche, qui viennent à la boutique. Pierre réserve un accueil particulier à chacun de ses clients, leur  donne ses petits conseils sur une prière, un parfum… «  Par principe, explique-t-il, les Antillo-Guyanais ont gardé leur culture en venant vivre en Hexagone. Ils viennent à chaque fin d’année chercher leurs feuillages et autres eaux et fioles. Ils rentrent  et me demandent on ben de dézanvoutman, on ben-démaré… » Et il explique : « Toute la force  du ben-démaré est le razyé péyi pou pren plito dènyé jou a lanné-la. »

Chez lui, toutes les communautés se croisent sans se parler, sans vraiment se regarder. Les gens demandent discrètement leurs marchandises, sortent leur liste timidement et la présentent à Pierre sans un mot. Certaines personne téléphonent avant de se déplacer pour savoir s’il y a du monde ou pour faire préparer leurs provisions. En arrivant, ils paient, récupèrent leur cabas et, vite, repartent. Tout le monde vient ni vu, ni connu.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

Au Bonheur des îles, 142 bd de la Villette, 75019 Paris, entre les métros Colonel Fabien et Jaurès.

Tel : 01 42 39 13 98

 


Pas de succession prévue

Pierre-Bonant-dans-sa-boutique-du-Bonheur-des-iles-copie-3.jpgAvec la nouvelle législation douanière mise en place sur le transport des plantes et feuillages depuis 2009, et les diverses augmentations du coût du transport, le patron du Bonheur des îles  tire le signal d’alarme : « Je suis obligé de réduire ma marge de rentabilité. Il arrive que je paye la marchandise deux à trois fois plus cher que le prix d’achat avec les diverses  taxes et le transport. Je suis tributaire, c’est dur ! » Aujourd’hui, Pierre, pense à sa suite. Il n’est pas épuisé, mais il a envie de faire autre chose de sa vie, de tourner une page. Il n’a pas de successeur, pas de repreneur digne de confiance pour lui confier la clef de son « lieu du bonheur des autres ». « Si je cesse un jour, j’aimerai qu’un compatriote reprenne la suite pour que mon peuple continue de trouver les produits dont il a besoin. Il faut quelqu’un qui aime le contact. » A bon entendeur…

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 07:06

Marcel-Ravin-livre.jpgMarcel Ravin, chef de cuisine au Monte-Carlo Bay à Monaco, est l’auteur de l’ouvrage D’un Rocher à l’autre, itinéraire d’un chef (éditions de la Martinière)

« Ma cuisine est féminine parce qu’elle renvoie à ma grand-mère »

Vous avez parlé de livre d’espoir ?

Je ne sais pas si c’est un livre d’espoir, mais quand j’étais gamin, j’avais un rêve, c’était de devenir cuisinier et qui plus est, je voulais être chef de cuisine en métropole. Ce rêve, pour moi, il était essentiel d’y arriver. Mon deuxième rêve était de faire un livre de cuisine pour pouvoir enfin avoir une signature culinaire. Dans ce livre, je parle beaucoup de la Martinique, du Diamant… Toutes les familles martiniquaises devraient s’y retrouver à travers les histoires, car ce sont ces histoires-là qui nous façonnent.

Marcel-Ravin.jpgY a-t-il du créole dedans ?

Il y en a comme les histoires des « ti boug » parce que dans ma famille, on se plaisait à m’appeler « ti boug mwen » et, quelques fois en cuisine, il m’arrive aussi d’appeler mes cuisiniers « mes p’tits bougs » avec beaucoup d’affection…

Quand êtes-vous arrivé dans l’Hexagone ?

J’y suis arrivé à l’âge de 18 ans, avec mon CAP en poche. C’est la première fois que je quittais la Martinique, que je prenais l’avion… J’arrivais à Paris et je pensais que le froid n’existait que dans les chambres froides ou les frigos et, effrayé par Paris, je suis parti en Alsace où j’ai vraiment appris mon métier. Nous étions une quarantaine de cuisiniers pour quarante couverts… Et les produits n’étaient pas les mêmes que chez nous. Il a fallu se jeter dans les livres pour comprendre ce qu’était un artichaut, une asperge… J’ai appris à écouter, à regarder autour de moi, à m’intéresser à l’autre…

N’avez-vous pas eu la tentation de repartir ?

Oui, mais ma mère m’a rappelé que j’étais parti pour quelque chose et qu’il fallait donc que je reste. En Martinique, j’avais mes petites habitudes, j’allais à la pêche, je travaillais dans un petit restaurant du Diamant où je faisais des petits poissons grillés… C’était sympa mais je suis très heureux que ma mère m’ait conseillé de rester. CE n’était pas simple. Mais ce qui est important, c’est d’avoir des rêves et de se donner les moyens d’arriver à ces rêves quelles que soient les complexités. Je suis convaincu que si on a une véritable envie, c’est possible. Il ne s’agit pas d’oublier le passé, mais on ne peut vivre sans cesse avec le passé.

Pouvez-vous raconter votre arrivée à Monaco ?

Je suis arrivé à Monaco parce que j’ai fait une rencontre, Sergio Mangini qui m’a considéré comme son « alter ego culinaire ». Il n’a pas eu de souci avec mes origines ou ma couleur.
Il voulait quelqu’un en qui il puisse avoir confiance, quelqu’un qui avait des valeurs, comme celles que m’ont appris mes grands-parents et j’ai travaillé trois ans avec lui à Bruxelles. En Belgique, je manageais 20 cuisiniers. C’était ma première place de chef dans un hôtel 5 étoiles… Le jour de son, départ, il m’a simplement dit : « J’aurai aimé vous avoir comme chef là où je vais… » Six mois plus tard, c’était la Russie ou Monaco. Aujourd’hui, ça va faire 11 bans que nous nous connaissons.

Marcel-Ravin-2.jpgAvez-vous des modèles de chef ?

Dans le livre, je rends hommage à neuf chefs. J’ai appris la cuisine en Martinique et quand j’ai passé mon CAP, j’ai appris la quiche lorraine, le navarin printanier… Tout ça pour dire que la cuisine était avant tout réservée à une élite très française avec qui je n’ai pas travaillé. Mais je leur ai fais neuf hommages parce que grâce à eux, je me suis inspiré, j’ai appris… le métier de cuisinier, c’est respecter l’autre. Quand on fait quelque chose à manger à quelqu’un, on pénètre indirectement dans son intimité. Si vous ne rendez pas malade vos convives, vous êtes simplement un grand cuisinier. Est-ce que sont les étoiles, les références ? Je n’y crois plus trop. J’ai appris juste une chose : respecter ceux qui viennent manger dans mon restaurant. Quand je cuisine à la maison ou chez des amis, je me sens toujours garant de la santé de mon hôte et c’est ça être cuisinier avant tout.

Quel reproche feriez-vous à la cuisine antillaise ?

Il est inadmissible qu’on ne travaille pas les amandes de chez nous…

Comment qualifier votre cuisine ?

Je ne cherche pas à m’imposer, je m’adapte à ma clientèle mais aujourd’hui, je revendique une signature culinaire. Ma cuisine est féminine parce qu’elle renvoie à ma grand-mère et toutes les cuisines renvoient à une grand-mère.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 06:39

Babette de Rozière

Elisabeth-de-Rozieres-dit-Babette-photo-Alfred-Jocksan--3-.jpg« La culture de chacun se lit dans son assiette »

C’est dans la cuisine du plateau de l’émission C à vous (France 5) que Babette de Rozière nous reçoit. Elle prépare, pour l’invitée du jour, un confit de bœuf aux épices et légumes bio et une mousse à la noix de coco dans un rhum vieux…

Ca fait combien de temps maintenant que vous cuisinez pour Alessandra Sublet et ses invités ?

Ca fait trois ans. Je suis là depuis le début de l’émission et je me porte bien ! L’émission évolue de plus en plus et maintenant on est vraiment en concurrence avec France 4 puisqu’on les dépasse au niveau de l’audimat et c’est très bien !

Comment vous sentez-vous au milieu de cette équipe ?

Ils m’aiment bien parce que je suis quelqu’un qui aime le travail et parce qu’ils savent qu’ils peuvent se reposer, tout va rouler ! C’est très important pour un producteur ou une animatrice de savoir que jamais sa chroniqueuse ne sera en panne ! Moi quand j’arrive, même s’il n’y a pas de commis pour m’aider, je mets la main à la patte, je passe le balai, je fais la vaisselle, je fais mon repas. Je suis toujours à l’heure ! Donc je suis appréciée mais il n’empêche, j’ai mon caractère bien trempé et quand j’ai envie de dire quelque chose, je le dis !

Vous êtes aussi sur France Ô avec Emmanuel Maubert…

Oui, j’ai pris un complice parce que je n’aime pas l’idée de faire une émission toute seule. Il faut qu’il y ait de la vie ! Emmanuel est un médiateur entre moi et le spectateur parce qu’il ne connaît pas la cuisine. On fait un bon tandem dans les Petits plats de Babette (tous les jours à 11 h 30 et le dimanche à 11 h 45 sur France Ô).

Que ressentez-vous à l’idée d’avoir été hissée sur la troisième marche du podium des meilleurs chefs médiatiques de France ?

J’ai été très surprise parce qu’on ne m’a jamais fait cadeau de rien ! Alors quand je vois qu’il y a en première position Cyril Lignac de Top chef, en deux Anton et Camdeborde de Master chef, et moi derrière alors que eux ils ont leur propre émission et que je n’ai qu’une petite fenêtre sur C à vous, je me dis : « Babette, tu as bien travaillé ! » Mon rêve est d’avoir ma propre émission sur France 2 ou France 3.

Elisabeth-de-Rozieres-dit-Babettephoto-Alfred-Jocksan--1-.jpgQuand vous avez débuté votre carrière à la télévision, il y a quarante ans, vous imaginiez avoir un tel parcours ?

Quand j’ai commencé à l’ORTF, j’étais toute petite, j’étais dans ma coquille… J’ai vu comment était le monde de la télé et j’ai pensé que je ne pourrai pas m’adapter et j’y suis quand même restée dix ans… Assistante de production, j’ai travaillé sur des émissions de variété de Maritie et Gilbert Carpentier ou de magazine comme Secret des chefs d’œuvre… Et le soir, j’allais travailler dans les cuisines du grand hôtel de l’Opéra. J’ai fini par quitter l’ORTF pour me lancer dans la restauration, parce qu’il fallait choisir et j’ai choisi la cuisine ! Je suis revenue à la télévision en 1989 et, depuis, je n’ai plus quitté l’antenne.

Quelle est la marque de fabrique de Babette de Rozières ?

La cuisine créole ! Toute ma vie, je n’ai fait que de la cuisine créole ! je pense même avoir été à l’origine du fait que les gens utilisent aujourd’hui des épices et des produits exotiques. Quand j’ai commencé à parler de la cuisine à la télévision, on me disait surtout de ne pas parler de la Guadeloupe, ni de la Martinique, ni des épices. En 1992, on ne voulait pas que j’en parle ! Comment ? La Guadeloupe et la Martinique sont des régions de France et je n’en parlerai pas ? C’est ma culture ! Tout doucement, de temps en temps, j’ai commencé à parler de produits, de piments, d’épices et maintenant, c’est l’explosion ! Ils découvrent le gingembre maintenant ? Alors que la France a été le premier pays à utiliser le gingembre, depuis l’antiquité ! Et les bananes, les mangues, les christophines ? Tous les grands chefs les utilisent désormais… J’ai été la première chef à la télé qui a osé les épices et les fruits exotiques !

Où puisez-vous votre inspiration ?

Tu l’as dans tes tripes ! Après tu acquières la technique. J’aime bien rencontrer des produits que je ne connais pas, je pose des questions et j’essaie de m’imaginer quelle recette est possible. Avec qui puis-je l’accommoder et que puis-je en faire ? Tout vient de ma curiosité. Je goûte tout le temps et il est rare que je me trompe.

Elisabeth-de-Rozieres-dit-Babette-Alfred-Jocksan--2-.jpgEt vous sortez un nouveau livre, Hop, en cuisine avec Babette, chez Orphie…

Je revisite des classiques de la cuisine française : une blanquette de veau au lait de coco ; un vol au vent aux fruits de mer safranés. Je marie des produits et je vois qu’ils s’entendent bien !

On nous annonce aussi un ouvrage avec les recettes d’Alexandre Dumas ?

C’est prévu pour mars 2013 aux éditions Le chêne. J’ai pris cent recettes d’Alexandre Dumas tirées de son dictionnaire de cuisine qu’il a déposé chez son éditeur peu avant sa mort. Il cuisinait comme il écrit ! Ca va s’appeler Les recettes d’Alexandre Dumas par Babette de Rozières. Mais le mieux, c’est qu’on m’a promis que je cuisinerai pour Barak Obama ! J’ai reçu Rose, une personne proche de sa famille, dans mon restaurant au mois d’octobre. C’est elle qui m’en a parlé. Je lui ferai de la cuisine guadeloupéenne parce que la culture de chacun se lit dans son assiette.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Photos Alfred Jocksan

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