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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 09:37

Le gouverneur de l’Amapa chez Victorin Lurel

Robby-Jude-Denis-Labbe-Lurel-Capiberibe-et-diplo-brasil.jpgCarlos Camillo Goes Capiberibe, gouverneur de l’Etat de l’Amapa, était au ministère des Outre-mer, vendredi midi, pour signer avec le préfet de Guyane, Denis Labbé, en présence du ministre Lurel, de diplomates français et brésiliens, une déclaration d’intention, en vue de la création du conseil du fleuve Oyapock. Celui-ci conseillera la commission mixte transfrontalière, les gouvernements brésiliens et français quant aux accords de coopération binationale dans la zone de l’Oyapock. D’ores et déjà, le gouverneur Capiberibe a évoqué quelques pistes comme « des unités de police communautaire » ou encore le campus binational d’Oïapoque. L’université fédérale d’Amapa est en train d’y implanter une antenne et une Ecole technique. « Il faut se connaître, parler, pour avancer sur la politique de développement à la frontière », a avancé le gouverneur. La route, côté brésilien, a bien avancé puisqu’au début janvier 2011, 164 km étaient réalisés. 119 autres seront achevés d’ici fin décembre. Et la fin des travaux routiers devraient être totale en 2014

Quand à l’accès entre le pont et la ville d’Oïapoque, il devrait être prêt en janvier. Le seul os devrait venir de la plateforme frontalière avec le bureau des douanes, une compétence fédérale. Le gouverneur a proposé à la présidente Dilma Roussef que l’Etat de l’Amapa puisse prendre en charge, au moins en partie, cet aspect des travaux. Car au-delà des problèmes d’infrastructure, il faut encore préparer les règles de circulation des personnes et des marchandises sur le pont. La commission transfrontalière s’était réunie en novembre 2011 et ses travaux avaient été bloqués autour de la question de l’orpaillage et de l’accord à venir entre la France et le Brésil. « Cet accord devrait pouvoir être adopté désormais », soulignait le gouverneur qui devait aussi rencontrer Christiane Taubira, garde des Sceaux, dans l’après-midi d’hier.

La prochaine réunion de la commission transfrontalière doit se tenir à Cayenne en mars prochain et devrait se dérouler plus sereinement. Lors de la visite d’Etat de la présidente Dilma Roussef, la question de la'inauguration du pont a été évoquée avec François Hollande. Victorin Lurel a confirmé que le président Hollande lui avait demandé de réfléchir à une date pour sa visite en Guyane : « Ce serait bien de cumuler avec une possible inauguration du pont. » De même, le président a demandé à son ministre des Outre-mer de conduire une mission en direction des entreprises brésiliennes « pour mieux les associer à ce qui pourrait être une exploitation raisonnée des ressources minières du Brésil, a expliqué le ministre. Ces sociétés conjointes franco-brésiliennes pourraient être crées pour occuper l’espace et permettre une exploitation industrielle raisonnée. »

FXG

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 08:40

Au salon nautique de Paris

stand-CTIG.jpgLe rendez-vous des voileux a ouvert ses portes le week-end dernier à Paris et, toute cette semaine, nos ambassadeurs essaient de montrer bonne figure et, surtout de faire passer que le plan d’eau guadeloupéen est l’un des plus beaux du monde. La concurrence est cruelle au Nautic de Paris ! Alors on communique autour des événements : l’arrivée de la mini-transat qui aura lieu en octobre à Pointe-à-Pitre (avec un seul Guadeloupéen en piste, François Lami) et, un an plus tard, la reine des courses, le Rhum… Le stand du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe exhibe un superbe canot traditionnel, grand voile doubout ! George Santalikan, Yohann son fils, et Michel Fédéro sont là pour vanter le TGVT. « La voile traditionnelle est un vivier de recrutement pour la course au large ! », assure M. Santalikan. Santalikan-Georges-et-Yohann-et-Michel-Federo.jpgUn avis qu’atteste la composition de la première promotion de la nouvelle structure, Guadeloupe grand large. Alors la Guadeloupe a-t-elle enfin une vraie école de course au large ? « L’objectif de Victorin Lurel, alors président de Région, était qu’un jeune Guadeloupéen puisse avoir les mêmes chances qu’un jeune Breton au départ de la Route du rhum. Luc Coquelin et  Martial Barriel forment donc pendant deux ans douze jeunes. Ils ont 4 Figaro (et peut-être deux de mieux en 2013) pour les former et régater. Mais pas de rêve insensé, quoiqu’il arrive, ces douze stagiaires sortiront de leur formation avec un brevet de capitaine 200 et un diplôme d’agent de maintenance. Coquelin-et-Souillac.jpg« Ils seront skipper et préparateur », traduit Olivier Souillac de la SAS Guadeloupe Grand large. Jusqu’à présent, les élèves de Luc Coquelin s’en sont pas mal tirés sur les régates locales même si personne n’a été foutu de bien jauger leurs Figaros… Ils feront l’année prochaine les 600 miles d’Antigua avant de s’essayer dans les mers froides au Canada et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Quand à une figuration pour la Route du Rhum 2014, si Jimmy Dreux reste pressenti au départ, l’objectif de l’école Guadeloupe Grand large est d’avoir un skipper capable de figurer honorablement en 2018. Face au stand de la Guadeloupe, le Martiniquais Mathieu Mourès, a d’ores et déjà dévoilé son intention d’être un nouveau « Rhum runner » : « Messieurs les Guadeloupéens, vous n’êtes plus seuls ! »

FXG (agence de presse GHM)

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 12:14
Le Premier ministre détaille la feuille de route des Outre-merpremiere-table-ronde.jpg
La restitution des conférences économiques et sociales s’est déroulée lundi matin à Paris en présence de nombreux élus, acteurs socio-économiques de l’Outre-mer (à noter l’absence de Didier Robert qui était annoncé). En trois tables rondes de trois quarts d’heure chacune, les questions de financement de l’économie, de la politique des filières et de l’emploi, de la formation et du dialogue social ont été abordées telles qu’elles sont remontées des conférences locales. C’est donc le discours du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui était attendu des acteurs économiques présents. Le chef du gouvernement a procédé à plusieurs annonces qui dessinent les contours de la feuille de route de son ministre des Outre-mer ; Il a d’abord indiqué que le RSTA, mis en place provisoirement après les crises de 2009, serait prolongé jusqu’au 31 mai prochain ; « Le gouvernement proposera également une méthode pour traiter le dispositif transitoire d’exonération de charges sur les bonus versés par les employeurs aux salariés. » Pour les employeurs, le gouvernement mettra en place au 1er janvier un crédit d’impôt « pour la compétitivité et l’emploi ». L’objet de ce crédit d’impôt est de « ne pas pénaliser le pouvoir d’achat tout en accompagnant les entreprises dans la fin de ces dispositifs dérogatoires ».
politiques-et-Lurel.jpgLe Premier ministre a voulu afficher « une vision du développement économique » dans les secteurs agricole, agro-alimentaire, du tourisme et du BTP. Ainsi la loi de modernisation agricole qui sera discutée en 2013 aura « un titre spécifique Outre-mer ».  Il a mis en avant l’action de la banque publique d’investissement qui aura ses déclinaisons adaptées aux outre-mer. Plus spécifiquement, il a abordé la question des TPE qui ont des créances publiques pour proposer un plan d’étalement des dettes sociales (ou un moratoire) « tenant compte des créances que les petites entreprises détiennent auprès des collectivités publiques ». Il a aussi proposé pour les TPE ayant des dettes limitées « un dispositif de rachat des passifs et actifs publics ». Pour ces mêmes TPE, il a proposé d’étendre aux Outre-mer le dispositif d’emplois partagés.
Concernant la coopération régionale, Jean-Marc Ayrault a rappelé qu’au 1er janvier, les visas ne seront plus nécessaires pour les Sud-Africains désireux de se rendre à la Réunion et indiqué qu’une réflexion était ouverte pour que ce même dispositif soit appliqué avec l’Inde et Madagascar pour la Réunion, et avec le Brésil pour les Antilles et la Guyane. Faisant écho au président de la Région Martinique qui demandait la reconnaissance du fait syndical martiniquais, le Premier ministre a souhaité que « les conditions d’application des conventions collectives nationales soit précisées pour éviter des situations où des branches n’ont aucun cadre conventionnel faute de dialogue social local ».
Avant d’évoquer le financement de l’économie, c’est-à-dire la réforme de la défiscalisation, en mettant en cohérence les systèmes d’exonération de charges, d’aides fiscales, de mobilisation de l’épargne locale et d’accès au crédit, « en préservant les flux financiers et améliorant leur efficacité », Jean-Marc Ayrault a indiqué que « la lutte contre la pauvreté dans les DOM sera une priorité du gouvernement ».
FXG (agence de presse GHM)

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 06:10

livre_7157.jpgInterview Luc Lamin, auteur de La Rivyè-wouj, Cap Béar éditions

Luc Lamin est un fonctionnaire de police employé au service d’information générale du ministère de l’Intérieur, place Beauvau. Il a quitté la Martinique en 1979, a travaillé à Washington et Berne, et vient de sortir un ouvrage sur le quartier de son enfance, le morne des Olives à Saint-Joseph, sous le titre Rivyè-wouj. Une évocation de la Martinique de son enfance, dans les années 1950-1960.

« J’ai voulu replonger les gens dans leurs propres souvenirs »

Luc-Lamin.jpgPourquoi ce titre ?

Rivyè-wouj n’est pas du tout le nom du quartier. La Rivière rouge, en fin de compte, c’est un nom qu’on donnait au quartier pour le dénigrer en disant que c’était un quartier très violent. En fait, d’après la légende, les gens se bagarraient tellement dans ce quartier que, à chaque fois qu’il y avait un blessé, on le transportait à la rivière, ce qui fait que la rivière coulait rouge en permanence…

Et c’est là que vous avez vécu votre enfance…

J’y suis né et j’y ai grandi avec cette grand-mère que j’appelle Maman Doudou. J’ai quitté pour la première fois ce quartier, je devais avoir 12 ans…

Comment est née l’envie de raconter cette enfance à la Rivière rouge ?

J’ai voulu replonger les gens dans leurs propres souvenirs, mais également participer au devoir de mémoire. En plus de cela, j’ai voulu redynamiser le contact intergénérationnel parce qu’on se rend compte actuellement que ça se perd. On n’a plus ce dialogue qu’on avait entre adultes et enfants.  Ce n’est pas de la littérature traditionnelle. J’essaie de faire en sorte que le lecteur soit lui-même narrateur, de sorte que, en permanence, l’ouvrage lui pose des questions sur ses parents, son enfance…

Votre ouvrage se présente comme une chronique, mais elle relève presque de l’ethnologie…

J’ai eu conscience de cela d’autant plus que ce sont des histoires vécues. Non seulement, ce sont des histoires réelles mais que beaucoup de gens ont eux-mêmes vécues, au-delà du quartier. Tout le monde, même des lecteurs de la métropole peuvent s’y retrouver également… Les traditions étaient différentes et c’est pourquoi je prends le temps de bien souligner les faits pour bien faire percevoir la discipline que les gens s’étaient eux-mêmes instaurés à l’époque pour faire triompher les valeurs humaines et fructifier les relations entre individus.

N’y a-t-il pas un peu de nostalgie, une manière de dire que c’était mieux avant ?

Il y a toujours un de nostalgie pour les histoires qu’on a vécues. Mais que l’on soit d’une famille pauvre ou non, le bonheur n’avait pas de différence. Etant petit, je m’étais adapté à cet environnement et je me sentais très bien même avec les difficultés du moment. C’est en cela qu’il y a peut-être un peu de nostalgie, mais je ne regrette pas du tout…

Et puis vous êtes témoin de cette modernité qui, peu à peu, arrive à la Rivière rouge…

Au départ, il y avait un manque de moyens incroyable ! Pas d’électricité, pas d’eau, pas de routes… A la fin de mon livre, s’il y a des routes, ce n’est pas grâce à l’Etat mais grâce aux gens du quartier parce que si l’électricité n’était pas encore arrivée, les voitures, oui.

Vous intitulez un chapitre, « Nature libertine ». Pourquoi ?

En Martinique, dans les années 1950, il y avait beaucoup d’enfants illégitimes. C’était même une culture. Les hommes se vantaient d’être le père de tel ou tel enfant qui passait. Pour eux, c’était une forme de valeur d’être pères d’une quantité d’enfants. C’est pourquoi j’ai voulu souligner cela dans ce chapitre. Je souligne aussi  que les relations amoureuses étaient considérées comme des interdits. Avoir une relation publique, c’était que le mariage était quasiment assuré. Autrement, c’était interdit ! Les pères surveillaient énormément  leur fille. C’est pourquoi tout se faisait en cachette.

La mémoire de l’esclavage est aussi présente…

L’esclavage a laissé énormément de séquelles mais il doit servir l’être humain pour progresser. C’est notre histoire mais l’histoire n’a pas l’obligation d’être présente matin, midi et soir. Ca doit être comme un starting block, un moyen de se caler pour se propulser. A l’époque où je parle de ce quartier, il y avait encore deux conceptions, celle des Noirs qui revendiquaient et celle du béké qui donnait une forme de supériorité. A mon avis, ça se faisait un peu inconsciemment et c’est resté dans notre culture de revendication. Il faudrait dépasser cela et passer à la culture d’affirmation.

Il y a aussi le point de vue politique, l’indépendance, l’autonomie, Césaire, de Gaulle, la France…

Les gens étaient très éloignés de tout ça. Ils ne faisaient pas la différence entre indépendance et autonomie. Seuls les hommes politiques les plus aguerris utilisaient ces termes. En plus les gens étaient plus préoccupés par leur situation sociale que par la politique. La presse n’était pas répandue comme actuellement. 30 % de la population avait une radio qui diffusait des informations venant uniquement de la métropole. On ne parlait pas du tout de la Martinique ou de la Guadeloupe.

Comme vos frères, vous avez quitté la Rivière rouge avec le BUMIDOM. Qu’avez-vous ressenti au moment du départ ?

On na toujours un pincement au cœur lorsque l’on quitte le lieu où l’on est né. C’est le lieu où toute ma vie repose. Quand j’ai besoin de me ressourcer, c’est à la Rivière rouge que je retourne. Et c’est pourquoi je dis en fin d’ouvrage que c’est un lieu paradisiaque.

Vous y retournerez ?

On y pense. Mes enfants sont nés à Paris et je n’ai pas envie de m’éloigner d’eux. J’ai aussi l’obligation de rester proche d’eux. Mais même si je ne retourne pas définitivement à la retraite, je ferai six mois là, six mois ici.

Vos enfants ont-ils lu le livre ?

Ils l’ont lu et ont découvert ce qu’ils ne savaient pas malgré les récits. Ca leur a permis de poser des questions, si bien qu’ils ont demandé à ce qu’on réunisse la famille pour en discuter ! Partout où j’ai présenté le livre, ca a viré en débat. C’est l’objectif de ce livre que de relancer le dialogue entre les générations.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 10:01

Taubira est allée voir Luchini au théâtre

Dimanche 9 décembre à 17 heures, Christiane Taubira, garde des Sceaux, s’est pointée seule au Théâtre Antoine, à Paris, pour assister à la dernière représentation du spectacle « Fabrice Luchini lit Philippe Muray ». Classé parmi les nouveaux réactionnaires, Philippe Muray, via Fabrice Luchini, moque les nouveaux métiers pour les jeunes, si proches des emplois d’avenir, inventés, en son temps, par Martine Aubry : « coordonnateurs de petite enfance », « accompagnateurs de randonnées », « médiateurs en milieu carcéral », « agent d’ambiance »… Luchini emmène le public avec lui contre « la dictature du bien », « l’infantilisation progressive des foules »… Des idées à l’antinomie de celles défendues par un membre du gouvernement en exercice ! Même si Taubira et Muray doivent sans doute partager le concept d'« envie du pénal », qui stigmatise la volonté farouche de créer des lois pour « combler le vide juridique ». La ministre de la Justice s'est bien marrée, même si elle n’est pas allée voir l'acteur dans sa loge, contrairement à la plupart des personnels politiques qui lui courent généralement après.

FXG

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 08:31

La Région signe deux conventions au profit des étudiants dans l’Hexagone

La Région a signé, jeudi soir dans un salon de l’hôtel du Louvre, à Paris, deux conventions la liant à l’association des jeunes de Guadeloupe (AJEG) et à Nos quartiers ont des talents (NQT) au profit des étudiants expatriés.J-sapotille-Tressy-virginius-S-Elizeon-GPL-MC-Rimbault.jpg

Jocelyn Sapotille, 1er vice-president de la Region Guadeloupe, Tressy Virginius, presidente de l'AJEG, Sophie Elizeon, deleguee interministerielle, George Pau-Langevin, ministre deleguee a la reussite educative et Marie-Christine Rimbault, directrice du developpement national de l'asociation Nos quartiers ont des talents.


Deux ministres en guise de parrains, George Pau-Langevin et Victorin Lurel, l’ancien délégué interministériel Patrick Karam et la nouvelle, Sophie Elizeon en guise de témoins, ont assisté à la signature de deux conventions pour l’accueil et l’accompagnement d’étudiants avec le premier vice-président de la Région, Jocelyn Sapotille. La première association, l’AJEG, était représentée par sa présidente, Tressy Virginius et son vice-président, Edwin Laupen, la seconde, NQT, par sa directrice du développement national et des partenariats privés, Marie-Christine Rimbault. Les conventions doivent permettre à 100 étudiants guadeloupéens établis dans l’Hexagone et 15 autres en Guadeloupe de bénéficier d’un accueil et d’un accompagnement spécifique dans le cadre de leurs études à Paris ou en province. Tressy Virginius a rappelé en préalable que, chaque année, un quart des jeunes guadeloupéens quitte l’archipel pour se former et que «  la mobilité nécessite une compensation en matière de repères culturels ». L’AJEG va donc mettre à la disposition de 15 jeunes son réseau de référents (une trentaine de personnes dans les centres régionaux des œuvres universitaires - CROUS). Depuis deux ans que ce réseau existe, l’AJEG a accompagné 156 jeunes. Cet accompagnement a été permis grâce à la convention signée avec le CNOUS et la délégation interministérielle en 2009, sous l’impulsion de Patrick Karam. Les étudiants de 1er cycle venus suivre un cursus dans l’Hexagone sont concernés.

L’association NQT a signé, l’an passé, un même type de convention avec Claudy Siar, successeur de Karam à la délégation interministérielle. NQT a accompagné déjà 14 000 diplômés (bac + 4 ) d’Hexagone et d’outre-mer au sein d’un système liant une entreprise et un jeune diplômé. Marie-Christine Rimbault a ainsi souligné un taux de réussite bien meilleur, à 75 %.

FXG (agence de presse GHM)

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 08:29

Restitution des conférences économiques et sociales des outre-mer

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, et Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, clôturent ce lundi à Paris, au cours d’une matinée de « restitution nationale », le cycle de consultations qui se sont tenues dans les territoires entre septembre et novembre, avec les acteurs économiques et sociaux, publics et privés. L’objet était de dresser un diagnostic de la situation de chaque territoire. Cette démarche était voulue par le président Hollande qui voulait ainsi, après une réflexion globale, faire émerger des axes prioritaires de développement économique et social dans les Outre-mer.

La restitution devrait prendre la forme de trois tables rondes, animées chacune par un préfet d’Outre-mer. La première doit concerner le financement de l’économie (il sera donc question de défiscalisation) ; la seconde s’intéressera à l’emploi, la formation et le dialogue social ; et la troisième abordera la politique des filières. Sont attendus parmi les intervenants des présidents d’exécutifs régionaux (on annonce Rodolphe Alexandre de Guyane, Serge Letchimy de Martinique ou encore Justine Bénin de Guadeloupe…), des syndicalistes (notamment de la Réunion et de Mayotte et le secrétaire de l’UNSA Martinique), et encore des représentants du patronat (dont Maurice Cerisola de la Réunion).

Le ministre des Outre-mer ouvrira la matinée par une courte intervention destinée à rappeler la méthode. Puis après les tables rondes, il parlera encore pour faire une synthèse et resituer les choses dans le cadre de l’action gouvernementale (un livret bilan du ministère depuis six mois sera distribué. Il reprend les 30 mesures promises par Hollande avec les mentions « en cours », « fait » ou « à faire »). Enfin, le Premier ministre prononcera une allocution de clôture. Celle-ci devrait ouvrir la feuille de route du ministre des Outre-mer pour 2013 et même au-delà, selon une source proche du ministère des Outre-mer. Par ailleurs, selon la même source, Jean-Marc Ayrault devrait évoquer la question des exonérations de charge et les bonus type COSPAR ou accord Bino.

FXG (agence de presse GHM)

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 07:37

Misère antillaise à Paris

Queue-a-la-case-sociale-photoAJ--2-.jpgMercredi après midi, plus de quatre-vingts personnes, en majorité des femmes et quelques hommes, quasiment tous d’origine antillaise, ont trainé leur caddies et porté leur sacs à provision, sous la pluie et dans le froid, pour recevoir une ration de nourriture au local de la Case sociale antillaise, à Paris.

La communauté antillaise, d’habitude réservée, sort de sa discrétion et montre sa misère. C’est du jamais vu !  « Depuis l’arrivée du froid, le nombre de personnes a considérablement augmenté », constate Jacqueline qui vient chaque mercredi prêter main forte à la dizaine de volontaires en charge de la distribution des repas. «  Il y a beaucoup plus de gens de la communauté, ajoute le président de l’association, Gaston Calife. C’est quelque chose qu’on ne voyait pas avant. Maintenant, ils mettent leur fierté dans leur poche parce que leur ventre est vide. » Pour ces nouveaux pauvres, plus l’hiver approche plus les besoins en nourriture se font ressentir.

700 kilos de nourriture par semaine

Distrubution-de-nourriture-a-la-case-sociale-photo-Alfred-J.jpgMarie-France, une jeune femme d’une cinquantaine d’année, est arrivée dans l’Hexagone en 1976 par le biais du BUMIDOM. Elle témoigne : « Je résiste pour ne pas me retrouver dans la rue. L’hiver comme l’été, je  me débrouille. Ma famille m’aide un peu, mais c’est dur. » A la vue de l’appareil photo, peu de gens veulent parler ; ils baissent la tête.  Béra, venu de la Martinique, a dans son sac de quoi tenir quelques jours. il accepte de parler : « Après cinq ans d’activité, on n’a pas renouvelé mon contrat, depuis plus de boulot ! Et voila le résultat… Pourtant ma femme travaille. Je tire mon chapeau pour ce que fait la Case sociale. Il y a beaucoup des gens dans les rues… »

Dans la salle, c’est assez électrique mais les gens, à l’appel de leur nom, avancent avec leur caddies devant chaque distributeur de produits frais ou en conserves. Un jeune homme d’une trentaine d’années maugrée dans son coin : «  Il faut bien réfléchir avant de venir. Ici, il n’y a pas d’aide pour les Antillais… » Mais il refuse d’en dire plus.  Maryse avance avec le sourire. Elle a connu  beaucoup de problèmes de santé et aujourd’hui, elle tente de garder la tête hors de l’eau. Distrubution-de-nourriture-a-la-case-sociale-photo-copie-1.jpgElle encourage les siens à sortir du silence : « Quand on a des problèmes, il faut venir. Ici, c’est la communauté ! Parmi nous, il y a beaucoup de gens qui ont honte, qui se cachent, qui ne se veulent pas parler… La situation n’est pas facile à vivre. » Maria est originaire de la Réunion : « C’est grâce à monsieur Calife que j’ai pu me sortir de mes problèmes et avoir à manger. Suite à un arrêt de maladie, j’ai perdu mon travail et tout a basculé. Je me suis retrouvée à zéro. »  

La case sociale distribue chaque semaine 700 kilos de denrées alimentaires pour les familles en grande difficulté. Chaque jour, ce sont une douzaine de repas, en moyenne, qui sont servis aux plus défavorisés, pour une valeur de 7 €.  Souvent, leur unique repas. Ils arrivent très tôt pour ne pas trop attendre et avoir un petit café.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Le prix de la solidarité

Gaston-Calife-et-Sylvain-Selise-de-la-Case-sociale-photo-A.jpgLa Case sociale paie une cotisation annuelle de 70 € à la banque alimentaire d’Arcueil et 3000 € pour être fournie en nourriture. Malgré cela, à l’approche de l’hiver, ce n’est plus suffisant pour faire face à la demande et avoir une distribution correcte pour chaque personne. « Nous sommes obligés de faire un complément de 150 à 200 € de courses en plus chaque semaine à  la supérette du coin pour satisfaire tout ce monde », avance le président de la Case sociale, bien agacé. « Nous n’avons pas de subventions de la mairie de Paris pour aider les gens les plus démunis », regrette-t-il.

La Case sociale antillaise

62 rue de la Chapelle 75018 Paris

Tel : 0899964073 (appel taxé)

Fax : 0142050353

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 10:31

Air Caraïbes reçoit les associations ultramarines

Le-personnel-d-Air-Caraibes-de-la-soiree---Alfred-Jocksan.jpgMercredi soir, au MAS de Paris, l’ensemble des présidents et présidentes des associations ultramarines ont fait le déplacement  pour le grand rendez vous annuel d’Air Caraïbes.

Pendant une heure trente, le directeur commercial de la compagnie transatlantique, Edmond Richard, a  fait un bilan de l’année en cours et présenté les nouveaux services de la compagnie dans le nouveau contexte concurrentiel avec l’arrivée d’une nouvelle compagnie, XL Airways. Edmond Richard a parlé de la mise en place de la nouvelle franchise bagage : « J’ai pris parti de parler des aspects positifs, des bonnes nouvelles et des choses qui peuvent fâcher… Les gens attendent qu’on les informe, qu’on leur explique pourquoi on fait ça. » Edmont-Richard-dir-com-d-Air-Caraibes---Alfred-Jocksan.jpgIl a pris le temps d’expliquer notamment la notion de « code share » qui permet de partir avec une compagnie et de revenir sur une autre, de la mise en place du système de  paiement en 2, 3  ou 4 fois.  Pour le début de l’année prochaine le multi tronçons sera possible en réservation. Les enfants de plus de deux ans pourront accumuler des miles. Pour les plus grands, un tarif UM 12 /16 ans vient s’ajouter au tarif UM pour les 4/11 ans. Les tarifs et les services sont améliorés pour les familles endeuillées, étendus aux frères et sœurs. La mise en place d’un  nouveau forfait  voir le jour à 75 € pour le deuxième et 200 € pour la troisième… Aucune réaction dans la salle concernant la diminution de la franchise bagage. Alors qu’en privé, ça gronde.  Seuls les étudiants ont la possibilité de voyager avec deux bagages de 23 kg. « Il faut qu’on gère au mieux nos consommations de carburant. D’où cette nouvelle politique bagages », explique Edmond Richard.

Le-public---Alfred-Jocksan.jpgProfitant de cette réunion amicale, le directeur commercial a dévoilé sa gamme de sept services sur mesures appelés le VIP services. Des options qui donnent la possibilité aux voyageurs de choisir leur niveau de service et de confort à bord. Tel que le « XTRA Bag » et le « SpeedBag » pour voyager léger ou avoir une livraison prioritaire, le « Top Seat » pour plus de place pour ses jambes, le « UP Class » moyennant 75 €  pour un surclassement de dernière minute. Petit astuce pour ceux voyageant sur un A 330-200, réserver son siège à l’arrière de l’appareil pour avoir plus de place. Il y a aussi « l’instant Duo » pour les amoureux ou le « Top Confort » moyennant un supplément de 10 à 75 € selon le niveau souhaité.

La-philo-radio-Espace-FM-et-Sylvianne-Cedia---Alfred-Jocks.jpgSeuls Les clients haïtiens de la compagnie ont exprimé un mécontentement. D’une part pour le non respect du plan de vol et des services et, d’autre part, pour la présence à bord des inspecteurs de sécurité, quatre agents assermentés, contrôlant minutieusement les passagers. Aucun clandestin  ne doit être transporté. « Je comprends que c’est très mal vécu par les Haïtiens, admet M. Richard, mais nous devons prendre toutes les mesures qu’il faut pour éviter de transporter une personne qui sera refoulée à son arrivée en France. »

La soirée s’est terminé autour d’un buffet et un chanté noël avec le groupe Ravine Plate et son invitéë, la chanteuse guyanaise Sylvianne Cédia. Air Caraïbes met tout en œuvre pour les associations et sa clientèle dite affinitaire.

A.J.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 07:59

Le bijou martiniquais au Caroussel du Louvre

Stand-Gold-Dalg.jpgFrançoise Gold-Dalg est une créatrice de bijoux. Originaire du François et vivant à Paris, elle fait partie des dix lauréats 2012 du prix Jeunes créateurs Carrousel du Louvre. Elle expose à la 7e biennale des métiers d’art et de création jusqu’au 9 décembre. « J’avais entendu parler de ce salon, j’ai envoyé un courrier et j’ai été sélectionnée ! » Ca n’a pas leu l’air plus compliqué que ça pour cette jeune femme native du François où elle a vécu jusqu’à ses 18 ans. Pourtant rien ne semblait la prédestiner à la joaillerie. « Je faisais du piano et les aléas de la vie m’ont amené à travailler dans une agence de traduction… » Mais le travail manuel ne l’a jamais quittée. « Aux Antilles, je ramassais des écorces de bois… J’ai choisi le bijou, mais c’est la création qui m’intéresse. » C’est à cause d’un bouton manquant sur un manteau qu’elle s’est mise au bijou. Alors, elle fabrique une broche pour le fermer… « J’ai enfilé des perles et on m’a dit qu’il fallait les vendre ! » Gold-Dalg-bois-et-argent.jpgUne formation était nécessaire. L’agence lui laisse un an pour se former grâce au FONGECIF. Puis, elle enchaîne avec les cours du soir au lycée Nicolas Flamel (Paris). En 2006, elle est diplômée. Mais ce n’est que depuis un an, quand l’agence de traduction a fermé ses portes, qu’elle se lance en professionnelle. Son atelier d’artisan-bijoutier est chez elle à Charenton. Elle ne fabrique que des pièces uniques ou des petites séries. Son inspiration vient de l’enfance. « En Martinique, j’étais contemplative et je passais des heures à regarder les feuilles, les nuages, les écorces. » Elle vivait au bourg du François avec ses parents enseignants, mais aux vacances, elle allait à la campagne, à Dumaine, où elle s’est imprégnée de nature. Elle marie le bois et l’argent, l’or et l’argent… Et régulièrement, elle retourne au pays voir sa sœur et reprendre « une bonne énergie ! »

FXG (agence de presse GHM)

http://www.crma-idf.fr/http/carrousel_web/CP_jeunes_talents.pdf

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