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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 08:57

L’Etat condamné à payer une dette de la commune de Roura

Le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi du ministère de l’Intérieur contre trois arrêts de la cour administrative d’appel de Bordeaux concernant la commune de Roura. Les entreprises de BTP, La Routière guyanaise, Guyasphalt et Sodeca avaient obtenu la condamnation de l’Etat à leur payer respectivement 750 387,75 euros, 48 363,46 euros et 115 248,06 euros pour les indemniser du non paiement par Roura de travaux effectués au milieu des années 1990. Par ce pourvoi en cassation devant le conseil d’Etat, le ministère estimait que ce n’était pas à lui de prendre en charge les défaillances de la commune guyanaise survenue entre 1996 et 2000. Las pour l’Etat, la justice administrative suprême a considéré dans sa décision rendue publique le 21 novembre dernier que le préfet de la Guyane n’avait pas correctement exercé son contrôle financier sur la commune de Roura. Celle-ci avait engagé des travaux importants qu’elle n’a pu honorer. Le préfet en a été rendu responsable (l’arrêt du conseil d’Etat parle de « faute lourde ») car il aurait du, d’une part, saisir dans les temps la chambre régionale des comptes et, d’autre part, justifier des mesures concrètes destinées à rétablir les comptes de la commune de Roura.

FXG (agence de presse GHM)

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 07:21

Noirs et Blancs en couleur

L’émission Archipel, présente par Elyas Akhoun, propose le 4 décembre prochain à 22 h 30, sur France O, un documentaire sur l’image des Noirs dans le cinéma français. En plateau, l’invite sera le comédien Jimmy Jean-Louis.

 

18473933.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpegCa commence avec le César du meilleur acteur remis en 2012 à Omar Sy pour Intouchable… Et voici introduite la problématique du film : quelle place la société française a-t-elle accordée aux acteurs noirs, qu’ils soient d’origine africaine ou antillaise ? Le dernier Noir césarisé avant Omar Sy remontait à 1987 avec Isaac de Bankolé, meilleur espoir masculin pour Black Mic-Mac. Quand il a fallu attendre 1964 pour que Sidney Poitier soit le premier acteur noir à recevoir un Oscar… Firmine Richard, Lucien Jean-Baptiste, Alex Descas, Greg Germain vont témoigner : pour les producteurs, le Noir n’est pas « banquabeul »… Pourtant les succès et les stars noirs ont existé ! Le film, didactique, va dérouler une histoire du cinéma pour examiner comment est montré le Noir au cinéma depuis Louis Lumière. Historiens, sociologues comme Pap N’Diaye, viennent nourrir la reflexion sur « l’expérience d’être un acteur noir en France ». A l’instar de la Venus hottentote, l’acteur noir est d’abord un sauvage avant d’être un pitre comme le clown afro-cubain Chocolat. NOIRSETBLANCS-Descas-2300--1-.jpgMais après la guerre de 1914 et l’arrivée du jazz, l’art nègre est reconnu et une star est célébrée, Joséphine Baker (Zouzou avec Jean Gabin). Jean Gremillon donne un vrai role a  la Martiniquaise Gabrielle Fontan (Daina la métisse) même si elle incarne des rôles de naïve. Mais alors qu’en 1931 sortent en même temps Tintin au Congo et la revue L’Etudiant noir, le cinéma va être plombé par l’imagerie coloniale. Héros blanc et acteurs noirs secondaires, bons gentils ou méchants sauvages ! Ça va durer jusque dans les années 1950. Et avec le grand vent des indépendances qui commence à souffler, apparaît un nouveau cinéma : Afrique sur Seine, en 1955, de Robert Caristan, Jacques Mélo Kane, Mamadou Sarr, Paulin Soumanou Vieyra, puis Orpheo Negro, en 1959, de Marcel Camus, le cinema de Jean Rouch… Et encore, en 1966, La Noire de Sembene Ousmane. Mais la décolonisation va éteindre ce renouveau et le cinéma noir va se faire oublier un temps, du moins en France… Il faut attendre la télévision et 1979 pour qu’un comédien antillais puisse se faire un nom à travers une série, c’est Greg Germain, le docteur Alpha de Médecin de nuit. Suivront Jacques Martial dans Navarro, Mouss Diouf dans Julie Lescaut… Entre temps des cinéastes comme Coline Serreau, Claire Denis ou Patrice Chéreau vont savoir donner de vrais rôles à des comédiens noirs. Ils sont Alex Descas, Firmine Richard… Mais même Euzhan Palcy, pourtant Lion d’or à en 1984 à Venise avec Rue Case Nègre doit s’exiler aux Etats-Unis pour pouvoir réaliser Une saison blanche et sèche. Elle rejoint un autre expatrié, Isaac de Bankole. Dans les années 2000, la série Sucre amer, réalisée par le Guadeloupéen Jean-Claude Barny, puis le Toussaint Louverture produit par France Zobda auront toutes les peines du monde à être financés… Et malgré la réussite de films comme Case départ ou La Première étoile, le cinéma français ne semble pas encore prêt, à  l’inverse des Américains, à confier un rôle de président de la République à un Noir !

FXG (agence de presse GHM)

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:20

Kenjy Grillon, champion du monde de karaté

Un jeune combattant de 23 ans, Kenjy Grillon, d’origine antillaise, né à Bondy (93) de père guadeloupéen et de mère martiniquaise, est devenu champion du monde de karaté samedi à Bercy.Grillon-Kenjy-champion-du-karate---Alfred-Jocksan.jpg

Sur le tatami du palais omnisport de Pris Bercy, en présence de sa famille et de son oncle venu spécialement de Guadeloupe, Kenjy Grillon a créé la surprise, samedi 24 novembre, en remportant sa finale devant le Japonais Araga Ryutaro, un vaillant combattant qui n’a pas résisté à la puissance du Guadeloupéen. Une victoire sans appel par 6 points à 3, dans la catégorie des 84 kg, en kumite individuel masculin. Le dernier titre de la France date de 2002 à Madrid, par la victoire de Yann Baillon. Le POPB est survolté, «  Kenjy, Kenjy, merci ! » Heureux, il déploie ses bras devant ses 15000 fans qui ont trouvé leur idole. Il plane sur le toit du monde. Il est champion du monde.

A 23 ans, le gamin de Bondy qui a fait ses premiers pas à Bobigny avant de rejoindre le club de Garges les Gonesse pour se perfectionner et s’aguerrir savoure sa victoire. Il saute dans les bras de son entraineur, Victor Beaudry. Pour ce dernier, son poulain est un véritable professionnel : « Un jeune homme pointilleux. Il s’investit dans son travail. Il a une bonne hygiène alimentaire. » Alors qu’on fait déjà la fête dans les travées, il déclare : « Le public de Bercy est magnifique. Il m’a transcendé. C’est la première fois que je vis une telle ferveur. » Son rêve est exaucé. Avec cette victoire masculine, la France reste parmi l’élite mondiale de la discipline.

combat-difficile-deux-grands-champions--Alfred-Jocksan.jpgMalgré un doigt en piteux état, il est allé au bout, au bout de la souffrance. « Au championnat du monde, on ne peut pas craquer pour un doigt. C’est au mental que ça se joue. » Il détient un atout redoutable, ses bras, à la fois armes et boucliers. Son point fort, sa volonté à toute épreuve et sa grande technique des jambes lui donnant de la vélocité, lui permettant de jaillir et surprendre. Puis, il suffit qu’il frappe.

Sa victoire, Kenjy l’a construite après un long chemin. « J’ai travaillé dur. En montant sur le tatami, je n’avais qu’une idée en tête, battre mon adversaire. Je me suis concentré sur lui. Et, une fois la victoire acquise, j’ai tout lâché. J’étais en apothéose. C’est magnifique ! » explique-t’il, sa médaille autour du coup. Il rappelle ses glorieux ainés, tels qu’Emmanuel Pinda, Gilles Cherdieu ou David Félix, grands maîtres du tatami mondial.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Avec-sa-medaille-en-or---Alfred-Jocksan.jpgTrois questions à Kenjy Grillon, nouveau champion du monde de Karaté

On dit que le travail paye, je le prouve "

Comment avez-vous préparé cette finale mentalement ?

Ma technique était de partir le premier dans ce combat et surtout d’être bien mobile. Mon adversaire était très tonique avec des actions très courtes. Le travail a été fait et je remporte ce combat. Je suis champion du monde. C’était mon objectif avant l’ouverture de la compétition. Je suis content de réaliser mon rêve. Je serai encore plus heureux si je réalisais le doublé, une médaille d’or avec l’équipe demain. Je serais encore plus heureux.

A quels moments avez-vous pensé que vous aviez gagné ?

C’est seulement quand le gong a retenti à la fin du combat quand l’arbitre a annonce ma victoire. Là, je vois que je mène, c’est un soulagement. Puis je pense à mes parents, mon oncle venu de Guadeloupe, mes cousines et cousins qui étaient dans la tribune. Ils étaient comme des fous. Pour moi, c’est magnifique. On est à Paris, il me fallait absolument gagner, je me suis investi. On dit que le travail paye, je le prouve.

Depuis 2002, il n’y a pas eu de champion du monde masculin en France. Etes-vous conscient de l’espoir que vous portez ?

Je suis extrêmement honoré. Il est important de remporter ce championnat. Pour moi, c’est la folie. Je vis le moment présent. Etre champion du monde, ça donne des ailes.

Propos recueillis par AJ


Ils ont ditLes-membres-de-la-famille-du-champion---Alfred---Jocksan.jpg

Son entraineur, Olivier Beaudry : « Kenjy s’entraîne comme un professionnel, pointilleux jusqu’à la nourriture. Il a fait beaucoup de sacrifices pour être là aujourd’hui, malgré sa jeunesse. Il remporte le titre d’une superbe manière contre un japonais qui était très fougueux, très dur, dans un combat serré. Il se détache dans la deuxième partie du combat. Je vous dis qu’il a préparé ce rendez vous de Paris avec un entrainement personnalisé. Il a tout misé pour ce championnat qui était important pour lui. A Bercy, devant son public, devant ses parents, sa famille venue de Guadeloupe pour l’encourager. Personnellement, je n’ai eu aucun doute sur ses capacités à pouvoir gagner, malgré sa blessure au doigt et la douleur, il a décroché son premier titre. Sa médaille est une récompense pour toute l’équipe de France. Je suis fier de lui. Grace à sa victoire, il hisse la France au rang de premières nations. C’est un Antillais et les Antilles sont des fournisseurs de champions dans les arts martiaux. C’est une bonne chose. »

Sa-mere-Sonia-Grillon--Alfred-Jocksan.jpgSa mère, Sonia, originaire de Trenelle, Fort-de-France : « J’ai félicité mon fils. J’ai dit bravo, c’est super, extraordinaire ce que tu viens de réaliser. Dans la tribune, j’ai vécu son combat avec beaucoup d’intensité, beaucoup de stress. C’était dur à supporter jusqu’à la fin. Mais, j’avais confiance en lui, je savais qu’il allait gagner. Il avait  travaillé pour être prêt le jour J. Et ça a été le cas pour mon plus grand bonheur. Il est champion du monde et à Paris. En tribune avec toute la famille, nous avons crié, poussé, filmé pour l’encourager ou pour qu’il attaque et marque un maximum de points. Il devait être le patron sur le tatami. Car à ce stade de la compétition, on ne fait pas de cadeaux si on veut être champion du monde. Je suis ravie, fière pour mon fils. »

Eric-Grillon-papa---Alfred-Jocksan.jpgSon papa, Eric Grillon : « C’est une finale particulière, nous sommes à Paris Bercy, le lieu des stars et des champions. J’ai dit à mon fils qu’on ne doit pas perdre ici. Nous sommes chez nous. Il faut aller chercher cette victoire. C’est son troisième championnat du monde. Au Japon, il a raté la médaille et en Serbie, il s’est mis trop de pression. Il a été tétanisé. Il gagne bien par 6 à 3. C’est une belle victoire. Je suis heureux, malgré un début de combat très stressant. Mais à trente seconde de la fin, quinze secondes, dix secondes, je me suis dit, c’est bon, on a la victoire. C’est un titre qui fait du bien à tout le monde. »

Propos recueillis par Alfred Jocksan

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:13

Contrôle au faciès d’un policier antillais : la justice se réveille

GS, policier originaire du François, a été victime d’un contrôle au faciès musclé en région parisienne en 2009. Depuis, la justice prend son temps.Sully-Gregoire-Elya-Narfez-Alex-Ursulet.jpg

GS face à sa defense, Mes Elya Narfez et Alex Ursulet


Quatre ans après les faits, le juge de Senlis chargé d’instruire la plainte de GS, un policier martiniquais victime d’un contrôle d’identité qui s’est achevé menottes aux poignets, à la gare de Creil en janvier 2009, vient d’annoncer au plaignant qu’il allait auditionner prochainement un témoin, l’employé de la gare et, le 20 février prochain, organiser une confrontation entre les policiers contrôleurs et le policier contrôlé.

Retour sur une affaire emblématique des dérives des contrôles au faciès en France. Matin du 26 janvier 2009, le brigadier GS, un Franciscain attaché à l’unité des voyages officiels au sein de la compagnie centrale de circulation, va rejoindre son service à Paris. Devant la gare, il observe une escouade de policiers qui procèdent a des contrôles d’identité. Ces contrôles, remarque-t-il, ne visent que des Noirs ou des Arabes. Il avance et se fait à son tour interpeller. Il en demande la cause. Ça agace les policiers. Il insiste ; on lui parle de « critères d’extranéité » (relatif a ce qui est étranger, ndlr)… Très vite, il se retrouve isolé de la foule, poussé sur le quai, contre un mur, et menotté. Un policier le fouille, sort ses papiers et découvre, sidéré, que le rétif est un collègue. A peine le « collègue » est-il relâché, un employé de la SNCF se présente spontanément pour lui signifier qu’il a été choque par ce qu’il a vu. GS consulte dans la foulée un médecin qui diagnostique un stress post-traumatique. Il n’arrive toutefois pas assez en retard et peut participer comme prévu à la sécurisation d’un déplacement du président de la République. Le soir même, il avise sa hiérarchie par courrier. Le commissaire en charge du service des compagnies centrales de circulation ne lui répond pas. Le 20 février 2009, GS porte plainte auprès de l’Inspection générale des services. Neuf mois plus tard, comme rien ne s’est passe, il demande à être reçu. En vain… Le 3 mai 2011, il dépose une plainte auprès du parquet de Senlis qui ouvre une information judiciaire et saisit un juge d’instruction. Celui-ci auditionne, en janvier 2012, les policiers mis en cause et, moins d’un an plus tard, le 28 septembre 2012, le procureur rend un réquisitoire de non-lieu. La défense de GS, Mes Alex Ursulet et Elya Narfez, fait appel. Le Parisien en parle. La rédaction de France O aussi qui parvient à mettre mal à l’aise le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Dans le même temps, les avocats saisissent  par courrier le garde des Sceaux, Christiane Taubira. Ils l’interpellent sur les fameux « critères d’extranéité » revendiqués par les policiers pour justifier leurs contrôles au faciès. Quoique susceptible de répondre a ces « critères », la ministre de la Justice a certifié, en prenant ses fonctions place Vendôme en juin dernier, qu’elle ne saurait intervenir dans les affaires judiciaires. C’est donc un simple éclair de lucidité qui a animé le juge d’instruction pour relancer sa procédure. « Il finit par faire ce par quoi il aurait dû commencer », s’est exclamé Me Ursulet.

Dans l’intervalle, GS a vu son avancement professionnel retardé et a essuyé un avertissement qu’il conteste devant le tribunal administratif. Dans six mois, GS sera à la retraite.

FXG (agence de presse GHM)

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 10:45

Disparition de Raymond Kromwell

Raymond-Kromwell.jpgRaymond Kromwell est décédé lundi 19 novembre à Nantes à l’âge de 66 ans. Engagé dans les états généraux de l’Outre-mer dans l’Hexagone en 2009, ce natif de Fort-de-France « inscrivait son action, écrivent ses amis du Comité des états généraux de l’Outre-mer (CEGOM), dans le cadre de la doctrine sociale de l’église catholique et animait une réflexion destinée à prolonger cette doctrine en matière de développement durable ; peu avant d’entrer dans la maladie, il avait participé à l’organisation d’un colloque à ce sujet, à Nantes le 4 février 2012. » C’est ce jour-là qu’il a eu un malais, premier signe de la maladie qui l’a emporté. Il a vécu avec son épouse Nathalie pendant 10 ans, entre 1980 et 1990, en Guyane, où il avait monté une agence de voyage. Il était membre du groupe d’animation de l’Agenda 21 de la Martinique. Installé à Nantes depuis 1998, il s’était reconverti dans la formation professionnelle ; il était également entraîneur d’athlétisme. Son fils Grégory a été chef de cabinet de Marie-Luce Penchard avant d’être nommé à Mayotte sous-préfet chargé de la cohésion sociale puis à la préfecture du Gers. Condoléances à sa famille et notamment sa maman qui vit encore à Sainte-Luce, sa soeur Micheline à Schoelcher, et son épouse Nathalie à Nantes.

FXG

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 09:01

Corsair réceptionne son premier Airbus A 330-300Karine-Roy-Camille-devant-le-nouvel-Airbus-de-Corsair.jpg

Il va falloir s’habituer à la nouvelle image de Corsair international (et non plus Corsairfly) et à ses nouveaux avions. Hier matin, Pascal de Izaguire, son PDG, a convié 360 invites à participer à la livraison de son premier Airbus A 330-300 au siège d’Airbus à Toulouse. C’est le même modèle que celui utilisé par ses concurrents Air Caraïbe et XL Airways, mais configuré avec 26 sièges classe Grand large et 334 en classe économique. Christopher Buckley, vice-président Europe Asie Pacifique d’Airbus a rappelé que Corsair opère deux Airbus A 330-200 depuis 1999 et que c’est depuis cette date qu’ont été ouvertes les négociations pour cette acquisition. Pascal de Izaguire a précisé toutefois que la lettre d’intention n’a été signée qu’en décembre 2010. « Notre actionnaire TUI a accepté de recapitaliser Corsair à hauteur de 300 millions € et d’agréer notre projet flotte. » Un second appareil doit être livre fin janvier tandis que le reste de la flotte (les A 330-200 et les 747-400) sont en cours de reconfiguration. Cabine-zen.jpgEquipé d’un moteur Rolls-Royce, l’avion doit permettre à la compagnie d’économiser 50 % de ses coûts. Le PDG promet ainsi « de meilleurs rapports qualité prix » pour sa clientèle et un meilleur confort avec plus d’espace entre les sièges et une « ambiance cabine zen ». La livraison a été réalisée sur le propre terminal d’Airbus en bordure des pistes de Toulouse Blagnac où se trouvait encore, peu avant la cérémonie d’hier, un appareil aux couleurs de XL Airways. « Ils ont déplacé, a lancé avec humour Pascal de Izaguire, l’avion de XL Airways qui devait se trouver devant nous pour que ça ne pollue pas notre cérémonie ! » Après son premier vol inaugural Toulouse Paris hier après-midi, le FH SKY, c’est son immatriculation, s’est envolé pour son premier long-courrier vers la Réunion, dans la soirée. « Et puisqu’il s’appelle Sky, a conclu le PDG de Corsair international, le ciel est enfin à nous ! » Une manière comme une autre d’aviser la concurrence.

FXG (agence de presse GHM)


3 questions à Pascal de Izaguire, PDG de Corsair international

Pascal-de-Izaguire.jpg«  Cet Airbus va toucher les Antilles »

Vous êtes désormais en phase avec la concurrence sur les Antilles et la Reunion avec cet Airbus A 330-300 ?

On s’estime prêt. Corsair International n’a jamais eu peur de la concurrence. Je rappelle que c'est Corsair qui est à l’origine de la déréglementation du transport aérien, notamment sur les Antilles et la Réunion. Il y a un quatrième compétiteur, nous ferons face avec tous nos atouts et on a une très grande confiance. La cérémonie de livraison de ce nouvel avion est justement un des atouts sur lesquels on va compter pour faire face à la concurrence et d’une façon plus générale à toutes les turbulences du transport aérien.

Comment se présente cette nouvelle saison à venir ?

De façon très positive, on a un trafic très soutenu sur octobre et novembre et un très bon carnet de commande d’engagements de vente pour le mois de décembre et même le premier trimestre de l’année 2013 avec un très grand succès, en particulier sur la ligne Paris Dakar.

Est-ce que ce nouvel appareil, le FHSKY, sera en service sur les Antilles et la Réunion ?

Cet Airbus A 330-300 va toucher les Antilles mais aussi le Sénégal et la Cote d’Ivoire. C’est pour ça qu’on en reçoit un second fin janvier. Croyez-moi, ce sont des avions qu’on va faire voler au maximum.

Propos recueillis par FXG

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 08:32

Malavoi s’offre un orchestre symphonique pour ses 40 ansmalavoi_8042.jpg

« C’est un son qu’on découvre ! » Tony Chasseur est comme un poisson dans l’eau au milieu des violons de l’orchestre. Dans la salle de répétition, le chanteur martiniquais est tantôt au premier rang, près de Mathias Pizzaro, l’arrangeur et chef d’orchestre chilien, tantôt au fond où il donne en claquant des mains la cadence aux cuivres. Pour ses quarante ans d’existence, Malavoi, le groupe fondé par Paulo Rosine, jouera accompagné de ’orchestre symphonique d’Anne Gravoin : anne-gravoin_8161.jpgune quarantaine de musiciens classiques dont 22 violons, 2 contrebasses, deux violoncelles, des bois, des cuivres et une harpe. Pizzaro a mis deux mois pour sortir ses partitions. Elles ne sont prêtes que depuis la veille de la première répétition, lundi 26 novembre, dans un ancien cinéma d’Alfortville converti en studio. « On n’a rien changé, promet Mathias Pizzaro. Ils vont jouer comme ils jouent d’habitude ! » L’orchestre travaille ses partitions sur des CD. Syracuse, Case a Lucie, Apartheid… La ligne mélodique de Paulo Rosine est respectée, l’orchestre lui donne de l’ampleur. C’est après le concert de Malavoi au mois de mai dernier à l’Atrium de Fort-de-France que l’idée de ce mariage entre musique classique et antillaise est venu. Deux producteurs, François Pinard de Los Productions (Kassav) et Eric Basset (Aztec Musiques) l’ont voulu. Ce dernier connaît depuis 1986 le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, et son épouse Anne Gravoin. Par ailleurs Anne Gravoin  est connue dans le milieu musical antillais. « Je joue beaucoup avec des zoukmen depuis plus de 20 ans. » Elle a fait le Zénith 1996 avec Kassav, joué avec ses violonistes dans l’album de Tony Chasseur Lanmou é lamitié, avec Mario Canonge ou Ralph Tamar… « Quand, explique Anne Gravoin, Eric Basset m’a proposé Malavoi avec qui je n’avais jamais joué, j’ai été ravie car l’orchestre symphonique se prête à eux parfaitement bien. » anne-gravoin-tony-chasseur-eric-basset-_8272.jpg« J’avais pensé, témoigne Eric Basset, à l’orchestre symphonique d’Île de France mais quand j’ai appelé, on m’a répondu : Olala… » Premier violon, Anne gravoin a réuni certains des musiciens avec qui elle joue déjà, pour l’Opéra en plein air, ou encore Johnny Halliday. « Mes musiciens sont curieux même si certains ne connaissaient pas Malavoi. On a une chance inouie de pouvoir jouer ça ! ». Et si elle a confié l’orchestration Pizzaro c’est que lui non plus n’est pas inconnu. Kassav et Canonge ont eu aussi recours à ses talents…

Denis Dantin (le batteur et seul survivant des premiers Malavoi de 1972 !), l’autre ancien, le bassiste Jean-Marc, le percu Bernard Nicole, la violoncelliste Capucine Laudarin, les trois violonnistes dont Jean-Christophe Germain et Yoan Jean-Alexis, le pianiste José Privat et les chanteurs Ralph Tamar et Pipo Gertrude ne débarquent à Paris que le 28. Ils n’auront qu’une séance de répétition ensemble, l’avant-veille du concert. Budget annoncé 130 000 €. Six mois pour finaliser. La jauge prévue de 2000 places au Zénith de Paris est d’ores et déjà remplie. Les deux coproducteurs ont prévu une captation audio et visuelle. A la fin de cette première rencontre avec l’orchestre d’Anne Gravoin, Tony Chasseur parodiant Lilian Thuram, compte les jours d’ici la vraie répétition et le concert. Il ajoute goguenard : « Quand ce sera passé, ce sera des souvenirs et de l’argent ! »

FXG (agence de presse GHM)

Photos : RDG


24 morceaux pendant trois heures

Ralph Tamar devrait ouvrir le premier set avec Gram é Gram, puis ce serait Pipo Gertrude avec Sport national et Roro Marrott avec Tony Chasseur. A la fin de cette première partie, Marie-Josée Alie devrait chanter Caressé mwen. Lauriane Zacharie devrait interpréter trois titres dont La Sirène. Un timbre de voix lefélien, chuchote-t-on. Claudine Pénont et Ralph Tamar chanteront Fayalobi. Les autres titres sont interprétés distinctement Tamar, Chasseur et Gertrude. C’est la deuxième fois depuis l’Atrium de mai que les trois chanteurs de Malavoi seront réunis sur une même scène !

Peu avant la fin, l’orchestre devrait cesser de jouer pour laisser Malavoi enflammer son public en enchaînant La filo, Bona, Amélia, Sidonie, dans un medley libéré avec Pipo lâché sur son micro !


ITW Tony Chasseur

tony-chasseur_8472.jpg« Paulo sera avec nous »

Etes-vous impressionné par tous ces violonistes ?

« J’ai eu une expérience avec un philarmonique de 80 musiciens mais malgré tout, c’est toujours impressionnant. On n’est pas si familiarisé… eux non plus d’ailleurs. Il faut que chacun  soit sur ses gardes et bien concentré.

Comment avez-vous trouvé les arrangements écrits par Mathias Pizzaro ?

On est déjà séduit. Contents aussi qu’il ait suivi ce que je lui ai demandé. La musique de Malavoi est bien identifiée par les arrangements de Paulo Rosine et il a respecté ses lignes mélodiques et il les a magnifiés par cet enrobage de cordes, de cuivre, de bois et de hanches. C’est proprement somptueux.

Vous avec Tony Chasseur et Ralph Tamar dans Malavoi, c’est presqu’une première ?

On ne s’est jamais quitté, jamais perdu de vue ; j’ai fait un album avec Ralph Tamar ou joué  avec Pipo assez régulièrement lors de prestations… On a eu juste à féfinir qui fera quoi puisqu’on chante le même répertoire. Mon travail a aussi été d’organiser cela.

Lauriane Zacharie invitée, pourquoi  elle ?

Une voix à faire découvrir. Tous ceux qui ont, entendu Lauriane pour ce qu’elle vient faire dans Malavoi sont bouleversés dès la première note. Elle a une fonction très précise dans le répertoire et les gens y seront très sensibles…

Comment avez-vous élaboré la play-list ?

Nous avons rassemblés et, c’est du boulot, tout ce qui a fait l’identité de Malavoi pendant quarante ans. Paulo Rosine et Mano Césaire voulait faire savoir que la musique martiniquaise, dont on parlait surtout comme venant des mornes et des campagnes, était une musique citadine. Ils ont créé cette démarche autour du violon aux Terres-Sainville, mais à partir de cette musique rurale. L’identité de Malavoi, c’est la revalorisation de la tradition. C’est du traditionnel revalorisé.

Paulo Rosine vous a quitté en 1993 ; cet orchestre symphonique, il en avait rêvé…

Nous prouvons que, finalement, la mort ne gagne pas ! Paulo sera avec nous. Sa musique est la preuve qu’il existe toujours.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 07:45

Le Bottin gourmand 2013 s’ouvre à l’Outre-mer

bottin-gourmand_6660.jpgPrésenté au Plazza Athénée, au Ministère de l'agriculture et au restaurant Chamarre de Montmartre(tenu par le chef mauricien Antoine Heerah),le Bottin gourmand 2013, deuxième guide gastronomique français, présente une sélection de 3000 adresses dont 2200 restaurants et 800 artisans et producteurs du terroir de toutes les régions françaises.

60 établissements représentent l'Outre-mer. Ils ont été sélectionnés par Christian Bidonot du guide Top Outre-mer.

Le Bottin gourmand est le seul guide gastronomique français à ouvrir ses pages à l'Outre-mer avec 60 adresses sur une quinzaine de pages. Le nombre de restaurants est passé de 15 à 30 par rapport à l’an passé ; des produits du terroir ont été rajoutés (30) ; une carte des outre-mer figure et Jean-Charles Bredas (Martinique) est présenté parmi les meilleurs chefs français !

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 07:44

stand-mq.jpgLa Martinique n’affiche pas sa meilleure image au salon Equip’Hôtel

Les visiteurs d’Equip’Hôtel (du 16 au 20 novembre dernier à la porte de Versailles, Paris) avaient pourtant salué la qualité des animations du stand de la chambre de commerce et d’industrie de la Martinique dans ce très important salon professionnel. Et pourtant… C’est sans vergogne que, dès 17 heures alors que le salon fermait à 19 heures, le stand martiniquais était déserté quand bien même le foule était moindre. Et l’on s’étonne de la baisse des chiffres de fréquentation touristique… Mais où est la mobilisation générale ?!CCI-Mq-stand-equip-hotel.jpg

FXG (agence de presse GHM)

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 06:39

Taubira a reçu les maires de GuyaneTaubira-et-maires-de-Guyane.jpg

Christiane Taubira a tenu, jeudi, à recevoir les maires de Guyane au ministère de la Justice. Pour Fabienne Mathurin-Brouard, maire de la commune de Saint-Georges-de-l'Oyapock, il s’agissait de « lui apporter soutien ». Celui de Rémire-Montjoly, Jean Ganty était « ravi d’être reçu ». Il a qualifié de « moment important » cette rencontre puisqu’il n’avait pas vu Christiane Taubira depuis sa nomination comme Garde des Sceaux.

Le président de l'association des maires de Guyane, Jean-Pierre-Théordore Roumillac, espérait quant à lui « transmettre un peu de chaleur de Guyane ».

Cette année, en raison de ses fonctions, Christiane Taubira n’a pu se rendre au congrès des maires. Elle tenait absolument à recevoir les maires « tant pour la dimension affective que pour la dimension institutionnelle », a-t-elle indiqué.

(Photo : DM)

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