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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 07:19

Philippe Makaïa et son sextet au théâtre de Ménilmontant

L-homme-de-Cocoyer-Philippe-Makaia---Alfred-JOCKSAN.jpgLe tambourinaire de Cocoyer à Morne à L’eau, Philippe Makaïa, a donné un concert mémorable au théâtre de Ménilmontant à Paris,  jeudi soir, devant un public de connaisseur et conquis.

Après son concert du mois dernier aux puces de Saint-Ouen, le remarquable tambouyé Philippe Makaïa avait donné rendez vous à ses aficionados  dans l’Est de la capitale pour une soirée de présentation de son nouveau groupe, le Makaïa sextet band. Le Mornalien est accompagné à la guitare du Guadeloupéen Thierry  Téplier  dit Krazée, du New yorkais, Harry Crokett à la batterie, du Martiniquais Pierre Chabrel au trombone, de la Jurassienne Claire Gillet à la contrebasse et d’un autre jeune de New York multi instrumentiste (trompette, flute et guitare), Josiah Woodson. Enfin, Makazïa avait invité le frappeur de peau, Jony Lerond dit Somnanbil.

Les-musiciens-en-scene-au-theatre-de-Menilmonant---Alfred.jpgPhilippe Makaïa est un homme qui reste  fidèle à la tradition ancestrale. Sa musique fait une grande place aux anciens tels Carnot, Vélo, Loyson ou Konkett. « Ils sont à la base de ma musique. Ils ont été là avant moi », lâche le maitre ka. Ces hommes, il les a côtoyés dans sa jeunesse et a eu l’occasion de partager leur scène. «  Il y a sept ans mon style était purement dans la tradition, maintenant, j’essaie de faire une musique évolutive. »

Celui qui frappe sur sa propre marque de tambour qu’il souhaite commercialiser possède un incroyable sens du rythme et de l’improvisation. Assis sur le ka, ses doigts caressent la peau d’un geste sûr et maîtrisé délivrant une gracieuse mélodie. Sa voix posée donne le frisson. Il berce les spectateurs à leur faire oublier le quotidien. C’est le fruit de son expérience acquise en parcourant le monde avec les plus grands de la scène mondiale. Philippe-Makaia-le-tambouye-guadeloupeen---Alfred-Jocksa.jpgMakaïa s’est illustré aux cotés de Lyz Mac Comb pour le gospel, du grand saxophoniste Pharoah Sanders, David Murray, Cheick Tidiane Seck, Chris Henderson et les incontestable maîtres de la musique africaine, cubaine, chilienne et bien d’autres… A l’image du saxophoniste guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart, il développe une nouvelle conception du jazz-ka. « Je veux faire une musique que tout le monde apprécie, une mélodie qui reste dans la tête », dit il en souriant. Son nouvel album Ka évolution est en gestation ; il sera mixé à Londres et sera dans les bacs au printemps.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 06:46

Une 3e Victoire de la beauté pour Activilong

Victoire-de-la-beaute.jpgC’est dans le cadre somptueux du Théatre de Paris, entouré de Sandrine Quétier et de Willy Mansion que Jean-Claude Cheffre co-fondateur des Laboratoires MAI a reçu son trophée.  « Nous sommes sensibles au fait que des femmes ayant testé un produit totalement anonyme, donc sans aucune influence de type marketing, l’ont choisi pour ses qualités intrinsèques. Elles ont pu réellement se rendre compte en toute objectivité de l’efficacité de notre Fantastic Oil. » Le labo MAI élabore depuis 1983 des produits concentrés en actifs naturels répondant aux attentes spécifiques des chevelures frisées.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 06:34

L’agriculture tropicale et les nouvelles normes phytosanitaire

Les principaux responsables de l’agriculture des DOM se sont réunis en séminaires, jeudi dernier à Paris, pour trouver des voies de survie après la fin de l’homologation des produits phytosanitaires.

Dural-mauranyapin-bertome-Dambas-dami-dambreville.jpg« On est dans le creux de la vague et on ne voudrait pas s’y noyer. » La formule est du directeur de l’institut technique tropical (IT2), David Dural, à l’issue d’un séminaire organisé jeudi avec le ministère de l’Outre-mer et les principales filières agricoles des cinq départements d’Outre-mer. Les agriculteurs craignent pour leurs cultures en milieu tropical avec la fin des homologations de produits phytosanitaires par l’Europe, et alors que les nouvelles molécules et matières actives ne seront pas au bout de leurs parcours d’homologation avant 2014 ou 2015 pour les plus abouties. Tinos Dambas, président de l’IT2, Dani Salim, président de la chambre d’agriculture de Mayotte, Guillaume Insa et Alain Dambreville de l’ARMEFLHOR 974, Jean-Paul Mauranayapin du Centre technique de la canne à sucre de Guadeloupe et encore Louis-Daniel Bertome, président de la chambre d’agriculture de la Martinique craignent à l’unisson une chute drastique des productions agricoles locales, notamment vivrières, du fait de cette mutation phytosanitaire. Ils n’en sont pas tant à réclamer des dérogations pour prolonger encore la durée d’utilisation de produits ayant perdu leur homologation – « Nous sommes déjà dans le dérogatoire », témoigne M. Mauranyapin -, ils veulent sauver les petites productions, et au-delà des hommes, certaines variétés largement menacées comme celles des ignames endogènes des Antilles, celles des agrumes ou des dachines… Le rendement des ananas a été divisé par deux et les recherches sur les nouvelles variétés résistantes ne sont pas terminées…

S’ouvrir aux recherches australiennes, brésiliennes, sud-africaines

« Si on veut traiter le champignon qui attaque la christophine, explique David Dural, quelle firme va accepter de développer une recherche qui coûte au bas mot 100 millions d’euros pour un tout petit marché ? Quelles que soient les cultures, seuls 20 % des produits usités sont satisfaisants en milieu tropical contre un ratio de 80 % en milieu tempéré. Et sur ces 20 % deux tiers sont peu pourvus (un seul produit ne permet pas l’alternance) ou de faible efficacité. » « A Mayotte, regrette M. Salim, les décisions européennes peuvent engendrer la disparition de toute la production bananière avec la cercosporiose noire ». A la Réunion et aux Antilles, c’est la fin programmée de l’Azulox, herbicide des champs de cannes, qui inquiète. Tino Dambas crie à l’urgence : « Il protéger nos productions en fermant nos marchés aux produits cultivés avec des produits non homologués », mais aussi en ouvrant aux Domiens le fruit des recherches et développements effectués en Australie, au Brésil, en Afrique du sud où les problématique de culture tropicale sont partagées. Ce séminaire signe la marque d’une volonté d’union inter domienne au niveau européen, mais également inter filières pour être audible auprès des pouvoirs publics et des firmes capables de développer des produits adéquats. L’interaction, voilà l’enjeu nouveau que se sont donnés les agriculteurs français en milieu tropical. Ce séminaire voulait en marquer le premier pas.

FXG (agence de presse GHM)

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 06:28

Greg Germain président du jury du FIFO

Le comédien guadeloupéen, Greg Germain, directeur du Théâtre des outre-mer en Avignon, président de l’éphémère agence de promotion des cultures d’outre-mer (qui doit être remplacée par la Cité des outre-mer) et producteur audiovisuel (société Axe sud), a été nommé président du jury du festival international du film océanien qui se déroule à Papeete début 2013.

FXG

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 06:27

Les premières audiences de France Ô

Si France Télévisions n’a pas débloqué les crédits suffisants pour que soient mesurés régulièrement les audiences de la chaîne France Ô, Claude Esclatine, son directeur général, a confié à France-Antilles qu’une filiale de Médiamétrie avait procédé en 2012 à des mesures ponctuelles. Les premiers résultats acquis donnent des audiences estimés à 0.7 ou 0.8 % sur certains segments horaires avec des pointes à 2 %. Ces pics concernent essentiellement des programmes de cinéma ou de Télénovelas selon M. Esclatine.

FXG

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 16:29

Lebranchu reçoit des fonctionnaires réunionnais désireux de rentrer au pays

Bareigts-collectif-fonctionnaires--fxg-.jpgFreddy Tayo, Jean-Christophe Julie, Ruddy Damo, Fabrice Dauchet et Idriss Rangassamy sont tous membre d’un collectif ni syndiqué, ni politisé qui réunit le groupe GPX 974 et celui dit « les fonctionnaires ultramarins ». Ils ont été accompagnés, hier à Paris, par la députée PS Erica Bareigts chez la ministre de la Décentralisation, la Réforme de l’Etat et la Fonction publique, Marylise Lebranchu, pour discuter de la problématique des mutations au pays des fonctionnaires originaires d’outre-mer. « On a eu une attention très vive et très intéressée de la ministre, car d’un point de vue d’élue, elle a, elle aussi, été confrontée à cette question dans d’autres régions de France où des situations inéquitables sont là aussi constatées », a témoigné à la sortie de l’entretien Mme Bareigts. Ce rendez-vous intervient après un précédent entre le collectif et la nouvelle déléguée interministérielle pour l’égalité des chances de Français d’Outre-mer, Sophie Elizéon, et se situe en amont de l’ouverture des négociations sur le sujet de la mobilité dans la fonction publique d’Etat avec tous les syndicats nationaux prévue au mois de décembre. « Nous allons profiter de ce temps de négociation, a indiqué la députée, pour porter la problématique bien spécifique des fonctionnaires réunionnais. » L’enjeu est de modifier les règles de mutation. Les fonctionnaires veulent de la transparence dans les dossiers et, qu’à l’ancienneté administrative des intéressés, s’ajoute l’ancienneté de la demande. Il s’agit aussi d’obtenir que la notion d’intérêts matériels et moraux entrent en jeu et qu’une harmonisation soit opérée dans les bonifications de points (1000 points sont nécessaires pour prétendre à la mutation). Le précédent gouvernement, à la suite des mesures prises au conseil interministériel de l’Outre-mer, avait sorti une circulaire sensée favoriser ces mouvements de fonctionnaires ultramarins de l’Hexagone vers les territoires. « Nous avons interrogé la ministre sur ce point, précise encore Mme Bareigts, et force est de constater qu’elle n’a pu nous donner d’éléments de retour sur cette circulaire. » en attendant un éventuel bilan, le Collectif est décidé à obtenir à que le système des mutations vers les DOM soit revu en favorisant les Ultramarins.

FXG (agence de presse GHM)


Idriss Rangassamy témoigne de la situation au ministère de l’Intérieur

Idriss-Rangassamy.jpg« Le ministère prend en compte l’ancienneté administrative du fonctionnaire, pas celle de sa demande. Ca entraîne beaucoup de problèmes au niveau familial, moral, voire des drames… Sur 1600 demandes de mutation au ministère de l’Intérieur, selon des sources syndicales, 800 émanent de Réunionnais. Seuls 39 ont été mutés à la Réunion. Sur ce chiffre, sont prises en compte les mutations dérogatoires, les mutations ponctuelles via les syndicats et les politiques, les mutations à caractère social, les rapprochements d’époux. Et pour les mutations normales, dites ordinaires, un seul Réunionnais su 13 a obtenu satisfaction. »

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 09:21

 

Christian Estrosi : « Ce n’est pas une cause perdue »

Depuis plusieurs jours, Christian Estrosi fait le tour des plateaux télé pour exprimer son incompréhension et son soutien pour François Fillon. Mais depuis hier après-midi et ces nouveaux rebondissements autour de cette élection mouvementée à l’UMP, l’ancien secrétaire d’EtatEstrosi-4.jpg à l’Outre-mer se mue en défenseur des territoires ultra-marins. Le maire de Nice appelle également Alain Juppé à la rescousse. Avant de nouvelles élections ?

Avez-vous le sentiment que les Outre-mer, au travers cette élection litigieuse et de ces derniers rebondissements (1304 voix en provenance de Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Wallis et Futuna auraient été oubliées), ont été bafoués ?

Je suis très malheureux de voir ma formation politique refuser de prendre en compte dans l'addition finale les voix de mes compatriotes du Pacifique et de l'océan Indien. C'est un très mauvais message envoyé à tous les Outre-mer et à tous nos compatriotes. Y compris à ceux qui n'adhèrent pas aux idées de l'UMP. L'UMP est censée, en tant que premier parti politique français, défendre les valeurs de la République au delà des positionnements et de l'idéologie. Mettre à l'écart 1304 voix provenant de nos Outre-mer, c'est dire à tous nos Outre-mer que l'on a moins de considération pour ce qu'il se passe à 25 000 km de Paris qu'en métropole.

Pour moi qui suis un ancien ministre de l’Outre-mer, si attaché affectivement à tous nos territoires sur tous les océans, je dis que l'on ne peut pas faire ça. Il en va de l'honneur de notre parti politique.

Vous espérez donc que l'ensemble des Outre-mer se mobilise derrière vous, même les soutiens de Jean-François Copé ? Ou bien est-ce une cause perdue d'avance ?

Je ne me résoudrai jamais à ça. Ce n'est pas une cause perdue.

Mais Pierre Frogier, le sénateur de Nouvelle-Calédonie, soutien par ailleurs de Jean-François Copé, vient de déclarer qu'il fallait passer à autre chose...

Mais je demande aux militants de Nouvelle-Calédonie comment est-ce qu'ils peuvent apprécier qu'un de leurs grands élus, qui est mon ami, puisse dire : peu importe que mes militants se soient prononcés, il n'y a qu'à les oublier, les laisser de côté, et que ce n'est qu'une affaire parisienne. Ça veut dire que la prochaine fois, ils n'iront même plus voter. Alors que la Nouvelle-Calédonie a été si malmenée, je ne comprends pas qu’il puisse avoir une telle position. Il doit y avoir une instrumentalisation quelque part.

« Une nouvelle élection ? Ça me semble être la sagesse »

Espérez-vous qu’Alain Juppé prenne les rênes de l’UMP ? Définitivement ?

Ça sera à lui de juger. Nous demandons à Alain Juppé de présider cet intérim. Puis de faire un audit et de juger avec une commission de sages s’il faut aller vers une nouvelle élection, réformer des statuts. Ces statuts ont montré que l’on n’arrive pas à une organisation totalement transparente. C’est mon sentiment. Je pense que nous prendrions plusieurs semaines, plusieurs mois pour nous reconcentrer sur l’essentiel de notre tâche.

 

Avant d’organiser une nouvelle élection d’ici quelques mois ?

Ça me semble être la sagesse.

Tous les titres de presse évoquent une guerre à l’UMP. Partagez-vous ce point de vue ?

Ce mot est inapplicable à l’UMP. Surtout lorsqu’on voit ce qu’il se passe sur la Bande de Gaza… Nous venons de mener une campagne extrêmement solidaire lors de la présidentielle au côté de Nicolas Sarkozy, puis aux législatives. Comment, alors que nous étions si unis il y a quelques semaines, pourrait-on parler ce matin de guerre ? Ça ne tourne qu’autour de quelques personnalités. On demande simplement le respect de l’expression de tous nos militants, rien d’autre.

Mais vous pouvez admettre que l’image que dégage l’UMP est ridicule ?

Il n’y a eu que des résultats partiels qui ont été déclarés lundi soir puisqu’ils ne prenaient pas en compte trois territoires et départements d’Outre-mer. Nous demandons donc la proclamation des résultats définitifs. Ni plus, ni moins.

Si tout paraît si simple, pourquoi est-ce que ça n’a pas encore eu lieu ?

Vous n’avez qu’à interroger le président de la COCOE.

Propos recueillis par Romain Schué (Agence de presse GHM)

Photo d'archives


Et sil quittait l’UMP ?

 

En coulisses, Christian Estrosi fait passer un message clair. Il serait prêt à quitter l'UMP si Jean-François Copé continuait de s'accrocher à ce poste de président du premier parti politique français. Alors que François Fillon vient d'annoncer qu'il se retirait, lui, de la course à la présidence, son ancien ministre, qui apparait révolté par les dernières déclarations de Jean-François Copé pourrait même diriger sa ville de Nice sans étiquette politique. Coup de bluff ? Stratégie de communication ? Coup de pression sur l'adversaire ? On imagine bien mal l'un des ténors du parti quitter l'opposition avant les municipales de 2014.

R.S.

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 08:44

Prix pour la préservation des récifs et écosystèmes

La Martinique récompensée pour le projet de la Baie de Génipa

Congres-des-maires-journee-outre-mer-photo-Alfred-Jocksan-.jpgPour la deuxième année consécutive, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – a remis ses palmes pour récompenser les actions et politiques exemplaires mises en œuvre pour la préservation et la protection des récifs coralliens et écosystèmes associés (herbiers et mangroves). La cérémonie s’est déroulée au ministère des Outre-mer lundi soir, en présence de victorin Lurel et de Delphine Batho, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.

Conseiller régional de Martinique, Daniel Chomet a reçu la palme dans la catégorie « protection, valorisation, restauration » pour le projet de création de la réserve naturelle de la Baie de Génipa, débuté en 2007 et en voie de finalisation. « Il est d’autant plus important qu’elle est à côté de la baie de Fort-de-France, l’une des plus polluées des Antilles », souligne Aurélie Bocquet de l’Union mondiale pour la nature (UICN France). En l’absence de l’intéressé, c’est Daniel Bonte, président de l’association des maires de Martinique, qui a réceptionné le trophée.

La seconde palme, dans la catégorie « éducation, sensibilisation », a été remise à Abdourahmane Soilihi, maire de Mamoudzou, à Mayotte, pour son programme « connaître la mangrove pour mieux la protéger ensemble ». Il sensibilise les élèves de primaire lors des cours et des chantiers de replantation en compagnie des parents.  

Un chèque l’année prochaine

Remise-des-prix-aux-laureats-du-concours-d-IFRECOR---Alfre.jpgSeules huit dossiers ont été présentés au concours cette année. La Réunion avait trois dossiers candidats. Le premier, pour la création de la réserve nationale naturelle marine, le deuxième, présenté par la commune de Saint-Paul, pour un programme d’éco-volontariat au service du suivi de l’état de santé des récifs coralliens, le troisième, pour celle de Sainte-Rose, pour la création de la réserve de pêche. Mayotte avait un second candidat avec une opération de sensibilisation à la protection des dugongs et tortues marines. En Guadeloupe, la commune de Sainte-Rose était candidate pour un projet de transplantation expérimentale d’un herbier marin. Enfin, Wallis-et-Futuna l’était pour la réalisation d’un sentier de découverte de la mangrove. La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint Martin et Saint Barthélémy n’avaient quant à elles pas présenté de candidats.

Il faut dire que seuls un trophée et une certaine reconnaissance sont à gagner, même s’ils peuvent être un levier pour obtenir des financements. Mais l’UICN envisage de remettre un chèque pour la prochaine édition afin de motiver les candidatures.

DM, agence de presse GHM

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 08:03

L'élection de Copé remise en cause par l'omission de l'outre-mer

« Merde, on a oublié les colonies ! » C'est un twitt rigolo mais qui montre qu'à l'UMP le vote des militants français d'Outre-mer ne compte pas pour grand chose puisque trois fédérations UMP d'outre-mer, Mayotte, Wallis-et-Futuna et Nouvelle-Calédonie, n'ont pas été décomptées dans le vote du président de l'UMP. A en croire les soutiens de l’ancien premier ministre, François Fillon aurait désormais 26 voix d’avance sur Jean-François Copé. 

Dans une salle de l'Assemblée nationale, mercredi 21 novembre, Eric Ciotti, directeur de campagne de M. Fillon, a rappelé le total des voix proclamé lundi soir par le sénateur Patrice Gélard, président de la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE), donnant la victoire et un avantage de 98 voix à Jean-François Copé. Mais, a objecté Eric Ciotti, « 1 304 militants ont été privés de leurs choix... » En Nouvelle-Calédonie, Copé a obtenu 535 voix et Fillon 643. A Wallis, Copé fait 14 et Fillon 3. Et à Mayotte, Copé fait 41 et Fillon 68. « Leur réintégration conduit donc à 88 004 pour François Fillon, et Jean-François Copé à 87 978 », a poursuivi Eric Ciotti. Selon ce dernier, « Le président Gélard a lui-même reconnu cette erreur lors d'un échange téléphonique avec François Fillon en fin de matinée ». Pourtant Patrice Gélard a fait savoir que « la COCOE ne peut plus revenir sur les résultats ». Dorénavant toute contestation doit être adressée à la commission des recours.

Pro Fillon et anti Copé, Patrick Karam, ancien délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer s'est empressé de réagir : « Les militants UMP de ces territoires et départements d'outre-mer sont à jour de leurscotisations. Le vote qu'ils ont opérés auprès de leur fédération a été validé localement et transmis à la COCOE. En refusant de les prendre en compte, Jean-François Copé montre son plus grand mépris pour nos compatriotes d'outre-mer (...) Aurait-il osé agir de même s'il s'était agi d'un département métropolitain ? La réponse est manifestement non. M. Copé doit respecter les règles de son parti, il doit aussi et surtout respecter l'égalité de vote entre tous les Français... » 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 07:20

Maryse Condé, Dominique Deblaine et Ibis rouge lauréats du Fetkann'Laureate-Fetkann-Guigneraye-Pentoscrope-Deblaine-KBo.jpgMercredi 21 novembre au matin, au café de Flore à Paris, s’est déroulée la remise des 9e prix Fetkann, mémoire des pays du Sud, mémoire de l’humanité. Autour de l’équipe de José Pentoscrope, président du CIFORDOM, organisateur de ce prix, peu d’auteurs étaient présents à l’exception de la lauréate du prix poésie qui revient à la Guadeloupéenne Dominique Deblaine (photo ci-dessus). Native de Basse-Terre (au 21 rue Léonard, près de la rivière aux herbes), la lauréate enseigne la littérature antillaise à l’université de Bordeaux. L’ouvrage récompensé, Paroles d’une île vagabonde(éditions Riveneuve, 2011) est un récit poétique.

Pentoscrope-Guigneraye-KBo-Mariann-Matheus-Sylvie-anne-Cond.jpgSaluée par le prix Mémoire, Maryse Condé pour La vie sans fard (Jean-Claude Lattès, 2012), était représentée par sa fille, Sylvie Anne Condé (à droite sur la photo ci-contre). Chargé de présenter l’ouvrage primé, Stéphane Pocrain, porte-parole du prix Fetkann, a salué un livre « capable de réconcilier ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas Maryse Condé ». Soulignant son « sens du récit » et la « force tellurique de son écriture ». « L’auteur, a-t-il conclu, se raconte de manière audacieuse en retournant contre elle-même le scalpel de l’écriture. »

Esclatine-prix-recherche.jpgLe prix Recherche, remis par le directeur général de France Ô et du réseau Outre-mer 1ère, Claude Esclatine, est venu récompenser un ouvrage collectif publié par l’éditeur guyanais Ibis rouge (2012) : Guyane, histoire & mémoire. Une trentaine d’historiens (Egle Barone-Visigalli, Tristan Bellardie, Anne-Marie Bruleaux, Nathalie Cazelles, Fabrice Cassagrande, Frédéric Charlin, Lydie Ho Fong Choy-Choucoutou, Gérard Collomb, Pascale Cornuel, António de Almeida Mendes, Eugène Epailly, Eric Gassies, Elsa Geneste, Philippe Guyot, François Hubert, Dennis Lamaison, Yannick Le Roux, Catherine Losier, Jean Moomou, Caroline Oudin-Bastide, Marie Polderman, Jean-Yves Puyo, Marcilene Silva Da Costa, Margaret Tanger, Erika Thomas, Martijn van den Bel, Régis Verwimp) Fetkann-prix-recherche-Ibis-rouge.jpgprésentent dans cet ouvrage un éclairage nouveau et varié sur la Guyane au temps de l’esclavage et s’interrogent sur des problématiques telles la traite, le statut et la police des esclaves. Cet ouvrage a pour ambition d'offrir des clés pour aborder un période historique complexe et tente d’élargir des champs peu explorés de la recherche scientifique.

Olivier-Cataye-principal-college-jury-jeunesse.jpgLe prix jeunesse, choisi par un jury d’adolescents (des collèges Blaise-Pascal de Massy et Gustave-Courbet de Romainville - dont le principal Olivier Catayé est en photo ci-contre), a été dévolu à l’ouvrage de Sarah Cohen Scalli, Max (Gallimard jeunesse, 2012). L’histoire terrible de l’Allemagne nazie vue à travers les yeux de Max, un enfant né dans un lebensborn, c’est-à-dire fruit d’un projet eugéniste destiné à créer une race parfaite selon l’idéologie hitlérienne…

fetkann_7212.jpgUne mention spéciale dans la catégorie Recherche a été attribuée à l’ouvrage de Richard Dowden, Africa, Etats usés, miracles ordinaires(Névicata, Bruxelles 2012).

Pour la première fois, un trophée a été créé pour accompagner ces prix. Ils sont l’œuvre du sculpteur guadeloupéen, Jean-Claude Cabo dit K-Bo.

FXG (agence de presse GHM)

Photos : RDG

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