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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 06:11

Lurel à Sarcelles se rappelle à ses compatriotes habissois

Georges-Clery-et-Victorin-Lurel---Alfred-Jocksan.jpgSamedi, à Sarcelles (95), le maire de Vieux-Habitants, Georges Cléry, Aline Carel et Ornélien Gombauld (membres de son conseil municipal) ont invité le ministre Victorin Lurel, ancien maire de la commune, à venir avec eux à la rencontre des Habissois de Sarcelles.

Il était content, le ministre des Outre mer ! Content de retrouver ses amis politiques du pays pour leur expliquer sa politique et son travail de ministre. Il leur a tenu le crachoir pendant plus d’une heure, heureux d’être présent pour une action de pédagogie, notamment autour de sa loi sur la vie chère : « C’est l’expérience guadeloupéenne qui a été traduite dans cette loi… ». Tellement content Toto, qu’il est allé jusqu’à rendre hommage à Elie Domota : « Les revendications du LKP étaient et restent fondamentalement justes ! » C’est à ce genre de phrase qu’on voit qu’il est bien réconcilié avec Eric Jalton !

Lurel-salue-la-foule---Alfred-Jocksan.jpgVictorin Lurel a aussi tenu à faire savoir qu’il avait demandé à George Pau-Langevin et Christiane Taubira, ses deux collègues ministres, de ne pas le laisser seul « devant le piano » pour faire avancer les causes ultramarines. « La politique conduite par François Hollande, même si elle est difficile, même si elle est combattue, même si elle est incomprise, est nécessaire » a-t-il ardemment plaidé avant de reconnaître qu’il fallait « la conduire avec plus de pédagogie »…

Le ministre des Outre-mer qui se plait à être devant les siens, a demandé aux Guadeloupéens de l’Hexagone de s’engager de la vie économique. « Je crois en la volonté commune, au volontarisme. Si nous sommes tous mobilisés, nous réussirons », lance-t-il  à la salle. « Nou enmé femm, nou enmé gwo 4x4, ti ni lagen en péi là… » Ce qui déclenche un tonnerre d’applaudissements. Le ministre se fait plus intime : «  Avant je n’allais jamais à la mer. Maintenant, quand que je mets le pieds au pays, je vais sur la plage à Rocroy et je plonge ! »

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Georges Cléry et son conseil municipal à Sarcelles

le-maire-a-l-ecoute-des-Habissois-d-IDF---Alfred-Jocksan.jpgGeorges Cléry, qui a vécu à Sarcelles dans sa jeunesse, profite de chaque édition du salon des maires de France pour rassembler  ses compatriotes migrants pour une réunion d’information. Il a pris le temps d’expliquer sa politique aux Habissois de Sarcelles : l’aménagement de la plage du bourg (Simaho) et du littoral de Marigot, l’agrandissement de la mairie, la création de la déchetterie, le programme de logements pour ceux qui souhaitent revenir après leur migration économique dans l’Hexagone, le projet de création d’un mini centre commercial et d’activité nautique… Pour le Nwel Kakado (18 ans d’existence), une délégation sera présente sur le marché de noël de la ville de Sarcelles les 22 et 23 décembre avec tous les produits de la Grivelière.

Les échanges ont été riches et passionnants. Chaque visiteur est reparti avec le journal de la municipalité, « Flash Info, pays de la mémoire, terre des Vallées » , heureux d’avoir rencontré son maire.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 06:10

La loi contre la vie chère est promulguée

Au Journal officiel du 21 novembre, on apprend que la veille, François Hollande a promulgué la loi de régulation économique des Outre-mer, dite loi contre la vie chère. Annoncée par une communication du ministre des Outre-mer Victorin Lurel en conseil des ministres le 25 juillet dernier, la loi a été adoptée en moins de 4 mois selon la procédure accélérée. David Lebon, secrétaire national aux Outre-mers au Parti socialiste a salué « le geste fort adressé par le Président de la République aux ultramarins » et le « consensus qui a prévalu pendant tout l’examen du texte ». Promesse du candidat Hollande pour lutter contre la vie chère en outre-mer, cette loi propose des outils contre les situations de monopole avec le renfort de l’Autorité de la concurrence qui voit son rôle et ses prérogatives accrues. Après la hausse des crédits de la mission Outre-mer, le maintien de la défiscalisation, la suppression de l’obligation qui pesait sur les collectivités territoriales d’outre-mer de financer au moins 20% des projets dont elles avaient la maîtrise d’ouvrage, et l’intervention du président de la République à la journée Outre-mer du congrès des maires, le PS se félicite « de ces messages d’apaisement, d’intérêt et de respect mutuel adressé par le Président à nos concitoyens d’Outre-mer ». La loi contre la vie chère est la 4e loi adoptée depuis le début de cette nouvelle législature. Reste à en peser les effets dans la vie quotidienne des consommateurs des territoires d’outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:39

 

« L’invention du sauvage » au Jardin d’Acclimatation 

Au musée des Enfants, Bois de Boulogne, Paris 16e, jusqu’ au 6 janvier 2013, tous les jours de 10 à 18 heures.

Affiche-invention-du-sauvage.jpg« C’est fou ce que je m’acclimate au jardin d’acclimatation/On y conserve les primates en bon état de conservation… » chantait Jean Ferrat dans les années 1970. Et c’est dans ce fameux Jardin que les Amérindiens de Guyane avaient refusé de venir lors de l’année des Outre-mer pour participer à un salon consacré à l’excellence ultramarine car certains de leurs ancêtres, exposés, y avaient péri… pas si bien conservés que ça, ceux qu'on osait comparer à des primates !

Après l’important succès de l’exposition « L’invention du sauvage » présentée au musée du quai Branly, il y a tout juste un an, et qui a reçu plus de 250 000 visiteurs en six mois, la fondation Thuram contre le racisme et le groupe de recherches historiques sur l’Afrique coloniale (ACHAC) font un pied de nez à l’histoire en installant leur expo au Jardin d’acclimatation. Ce lieu a accueilli, de 1877 à 1937, des exhibitions coloniales et humaines. L’exposition présente sur une vingtaine de panneaux des affiches exceptionnelles et originales issues de différentes collections, des journaux et des objets étonnants, des photographies et des cartes postales, ainsi qu’un panorama complet des zoos humains dans le monde depuis cinq siècles. A travers cette exposition, le Groupe de recherche Achac et la Fondation Lilian Thuram contre le racisme souhaitent expliquer comment se sont installés les préjugés. « C’est un passé qu’il faut déconstruire et comprendre afin que la couleur de la peau et la culture d’un être humain ne sont plus un motif de rejet ou de discrimination », selon Lilian Thuram, co-commissaire de l’exposition avec l’historien Pascal Blanchard.

Pendant plus d’un siècle (de la Vénus hottentote, en 1810, à la Seconde Guerre mondiale, en 1940), l’industrie de l’exhibition a fasciné plus d’un milliard quatre cents millions de visiteurs et a exhibé entre trente et trente-cinq mille figurants dans le monde entier. Ces exhibitions humaines visent essentiellement à tracer une frontière et une hiérarchie entre prétendus « civilisés » et prétendus « sauvages ». Ce fut aussi, et le plus souvent, le premier contact visuel, la première rencontre, entre l’Autre et Nous. C’est pourquoi l’exposition présentée pendant un mois et demi (avant d’être itinérante en France en 2013) est à la fois un regard objectif sur ce passé, et un désir commun de regarder ensemble celui-ci.

Cette exposition est atterrante et prouve, à l’instar de Claude Lévy-Strauss que « le barbare, c’est d’abord celui qui croit en la barbarie », en l’occurrence, l’Européen et le Nord-Américain aux 19 et 20e siècles.

FXG (agence de presse GHM)

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:31

La musique de Guadeloupe lance le festival Africolor 2012

 Danse-au-KA-avec-Irene-Bicep-et-Ovide-Carindo---Alfred-Jock.jpgSamedi, à Sevran-Livry (93), dans la banlieue nord de Paris, le groupe Balkouta Ka et le sextet d’Erik Pédurand ont donné les premières notes de la 24e éditions du festival Africolor.

En première partie de soirée, le groupe Balkouta- ka avec ses  trois joueurs de ka, Dominique Taulliaut en leader, Robert Coliné et Laurent Succab, ses deux chanteurs, Philippe Glovert et Jules Ismin, et les deux  répondé, Irène Bicep, dite Layko, et Nathalie Jean-Lys, a ouvert les festivités dans la salle des fêtes de la ville dont le maire EELV, Stéphane Gatignon, est en grève de la faim... Comme un écho à la révolte de l’élu contre l’appauvrissement de sa ville, le tambour a résonné. Les danseurs, Ovide Corindo et Layko, ont fait voyager le public par leurs spectaculaires envolées, conférant à l’ensemble des allures inspirées des campagnes du pays Guadeloupe. «  C’est un concept autour de la tradition Guadeloupe. Pour moi, ce soir c’est une belle réussite. Un moment assez sympathique  », entonne le leader du groupe Dominique Taulliaut.

Les-musiciens-saluent-le-public---Alfred-Jocksan.jpgDans la deuxième partie de soirée, la musique a pris toute sa dimension et bercé la salle en harmonie. L’enfant prodigue de la musique de Guadeloupe, Erik Pédurand et son groupe composé du guitariste Ralp Lavital, du bassiste Gwenaël Ladeux, du percussionniste Célio Chomereau-Lamotte et du clavier, Mathieu Edwards. Ce dernier, fou de musique et de basket, a été le finaliste de la Star académie 7. Du talent télé dans un ensemble de simplicité…

Erik Pédurand a été fier de partager ses nouveaux titres en gestation avec son public.  Sa chanson, Paris Chéri, rend hommage à tous les Antillais venus par le BUMIDOM. « Beaucoup d’entre vous ne savent pas que leurs parents sont venus ici en quittant une misère pour une autre… » Des paroles rythmées sur du kompa. Un équilibre parfait entre modernité et  tradition, produisant une débauche de rythmes et des mélodies à écouter et à danser. Il y a eu du grand Erik sur la scène, ce samedi. Une danse offerte à Muriel, jeune fille du public originaire de Sainte-Rose, toute émue et jalousée par d’autres… Et un relatif mécontentement chez ce jeune prodige de 27 ans, agacé de trop d’erreurs techniques.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)Muriel-heureuse-d-avoir-partage-la-scene-avec-Erik---Alfre.jpg


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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:30

ITW Erik Pédurand

« Je veux faire danser tout en touchant »

Erik-pedurand-sur-la-scene-de-Sevran-photo-Alfred-Jocksan-.jpgComment avez-vous vécu ce concert ?

Je suis très reconnaissant envers ce public qui me suit depuis mon début. Je suis content que les gens soient intéressés à la fois par la musique traditionnelle guadeloupéenne, par mes chansons que je mets en musique et par mon parcours. J’apprécie.

Est-ce important pour vous de faire l’ouverture du festival Africolor ?

Pour moi qui suis un artiste jeune, qui tends à rester un artiste longtemps. Oui ! C’est un travail de tous les jours, d’arrache-pied et il faut beaucoup de self control. Je peux dire que c’est important d’être ici. C’est une grande chose.

Votre musique puise dans la tradition des campagnes et parviennent à toucher un public jeune et urbain…

Je crois que le travail d’un artiste est de traduire en musique ce qu’il ressent. Nombre de personnes ressentent plein de choses, mais ne   savent pas comment les partager ou l’exprimer. L’artiste est là pour le dire. Ces émotions, nous sommes nombreux à les ressentir, alors partageons-les ensemble.

Pourquoi cet hommage aux émigrés du BUMIDOM ?

Erik-pedurand-sur-la-scene-de-Sevran-photo-Alfred-copie-1.jpgJ’ai voulu rendre un hommage à tous ceux qui ont quitté une misère pour un autre. C’est l’apologie de la désillusion du BUMIDOM. Cela a été vendu comme un rêve à  tous ces gens, une sorte de promotion sociale. Ils se sont souvent retrouvés devant de grandes difficultés d’un point personnel, familial et psychologique. Pour moi, c’est une grande misère. Et si les gens n’ont ni le temps ni le courage d’en parler, c’est justement à cause de ça. Parce que ça a été d’une grande violence. Je pense qu’il est temps d’en parler.

Vous avez présenté des compositions de votre prochain album. Comment sera-t-il ?

C’est un album qui tend à faire danser. Je veux faire danser tout en touchant. En tant qu’Antillais, mon observation de tout le peuple noir montre que le rythme est important. Il ne faut pas qu’on se laisse emporter, finalement, par cette danse mondialiste. On doit comprendre qui on est, sur quoi on vibre.  On vibre par le rythme de la basse, le son du tambour et le timbre de la voix qui nous pénètre. Le rythme est très important chez nous et je voulais en apporter, je voulais apporter de la danse. C’est ça qui réchauffe le cœur. Peu importe ce qui s’est  passé sur scène ce soir, j’ai eu plein de problèmes techniques. C’était assez drôle. Mais, finalement, se sont des choses qui arrivent et le plus important c’est le partage.

Erik-pedurand-sur-la-scene-de-Sevran-photo-Alfred-copie-2.jpgDans votre dernière chanson, vous brandissez une conque de lambi comme un trophée. Pourquoi ?

La conque de lambi est un signe de résistance. J’ai voulu l’appréhender, la toucher pour en faire un instrument à part entière, comme d’autres l’ont fait certainement avant moi. Je voulais l’apporter dans le cœur des jeunes. J’en ai vu certaines dans le public qui étaient interloqués, se demandant ce que j’allais faire avec ça ? Effectivement, c’est quelque chose qu’on doit ramener à notre population jeune.

Propos recueilli par AJ

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 07:54

Peoples et promotion Gwada au Club HaussmannEntre-Pat-et-Harry-Laura-flessel-et-les-4-compagnies.jpg

Jeudi denier, le Comité du tourisme des Iles de Guadeloupe, lançait sa campagne de promotion pour la saison 2012/2013 au Club Haussmann, un lieu parisien très hype. Un parterre de stars pour un public soigné et composé exclusivement de professionnels du voyages, tous susceptibles de vendre la destination Guadeloupe ! Marraine de la soirée, Laura Flessel dite la Guêpe a eu le bon goût de venir avec la Gazelle, Marie-josée Perec ! Et avant que Kassav ne vienne pousser le zouk (sans Philippe Marthély parti au Gabon), on a vu Firmine Richard , Babette de Rozières, le cabinet de Victorin Lurel presqu’au complet (le ministre était retenu à l’Assemblée nationale). Sur la scène, pour remettre les nombreux voyages gagnés, Pat et Harry Chélamy ont assuré le rôle des M. Loyal. Enfin, l’équipe du CTIG emmenée par la présiden te Borel-Lincertin et le président Brudey, a su rassembler les représentants des quatre compagnies aériennes qui desservent la Guadeloupe et leur faire se donner la main ! Une rareté…

FXG

Images RDG


Les photosThierry-Gargar-Marie-Helene-Polifonte-Willy-Rozier-Josette-.jpg

Thierry Gargar, Willy rozier du CTIG derrière, Marie-Hélène Polifonte, présidente commission tourisme Région Guadeloupe, et la présidente de Région, Josette Borel-Lincertin.Babette-de-Roziere-et-Claude-Butin.jpg

Babette de Rozières et Claude ButinBertrand-Mazur-Sandrine-Odoul-Robert-Limmois.jpg

Bertrand Mazur, Sandrine Odoul et Robert Limmois du cabinet du ministre des Outre-mer.Francois-Pinard-Celine-Marcillac-Edmond-Richard.jpg

François Pinard de Los Production, Céline Marcillac de l'agence de création publicitaire DDB, Edomond Richard, directeur commercial Air Caraïbes.FXG-et-Luc-Duffeal.jpg

FXG et Luc Dufféal, ancien chauffeur de Victorin Lurel (et aussi de Lucette Michaux-Chevry).JC-Naimro_6939.jpg

Jean-Claude Naimrojocelyne-berouard_6988.jpg

Jocelyne Berouardkassav_7004.jpg

Kassav on stageLaura-Flessel-et-Pat-Kancel.jpg

Laura flessel et Pat Kancel.Robby-Judes-et-MJ-Perec.jpg

Robby Judes, conseiller diplomatique de Victorin Lurel, et Marie-Josée Perec.Josette-Borel-Willy-Rozier-et-Hilaire-Brudey.jpg

Josette Borel, Willy Rozier et Hilaire Brudey.Luc-Adhemar.jpg

Luc AdemarMaite-Marie-Antoinette-et-Harry-chelamy.jpg

Maïté Marie-Antoinette, responsable antenne Europe du CTIG et Harry Chélamy.Laura-Meziana-Ludivine-Valerie-Christelle-Melissa-AGIS.jpg

Laura, Meziana, Ludivine, Valérie, Christelle et Mélissa d'AGIS voyage 78.Laurence-Huc-Jerome-dufour-claire-Bailly.jpg

Laurence Huc, Jérôme Dufour et Claire Bailly de Carlson Wagon-litMauricxe-Cece-et-Christian-Bataille-ITW-Edmond-Richard.jpg

Maurice Cécé de Canal 10 et KMT et Christian Bataille de RCI interviewent Edmond Richard d'Air Caraïbes.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 06:03

Mas Ka Klé à la scène Bastille

LEWOZ-Maskakle.jpgLe groupe Mas Ka Klé sera dimanche prochain à 17 heures à la Scène Bastille, à Paris. Issu du mouvement culturel Mas a Klé La, le groupe a vu le jour en mai 1999 et s’engage dès sa création pour la défense, la valorisation, la conservation du patrimoine et la culture de la Guadeloupe à travers l’apprentissage et la production musicale fondés sur le fonctionnement d’une famille traditionnelle dans une mise en valeur du  « Lakou », lieu historique témoin d’une histoire complexe et contrastée ou se réfugiaient jadis les esclaves en fuite et ou prit naissance la musique Saint-Jean.

La musique du groupe Mas Ka Klé est avant tout basée sur la percussion traditionnelle de la Guadeloupe. On y retrouve le gwoka et la musique de Mokafa, plus connue sous le nom de Saint Jean, qui rythme le déboulé des mas pendant la période carnavalesque. Afin d’élaborer le son Mas Ka Klé, ces rythmes ont été épicés d’autres saveurs musicales telles que le reggae et le méringué. Ce savoureux mélange musical offre une ouverture vers d’autres sons et d’autres instruments.

Les textes évoquent des personnages et des faits historiques, d’autres sont des mises en garde face aux nombreux fléaux qui rongent le monde contemporain ou encore des messages d’espoir et d’invitation à la joie et à l’évasion pour tous.

Dimanche 25 novembre à 17 heures

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:55

Radio Ô fête les musiciens

Tambour-Dede-format-web.jpgRadio Outremer 1ere le fil musical du réseau outremer 1ere et l’ensemble des Radios 1ere célèbrent les musiciens le jeudi 22 novembre.

Le 22 novembre est une date importante dans toute la Caraïbe : on y fête la sainte-Cécile qui n’est autre que la patronne des musiciens. La tradition veut que, ce jour là, les processions de musiciens se multiplient dans les rues des communes et que des concerts se tiennent. Une fête de la Musique avant l’heure. A une différence notable près : la sainte-Cécile se veut un hommage aussi aux musiciens disparus et fait figure d’événement visant à transmettre aux jeunes générations le souvenir et le savoir faire des anciens.

Les radios d'outre-mer consacre donc la journée du 22 à cela. "Notre journée va témoigner du dynamisme et de la place déterminante de la musique dans les sociétés d’outre-mer", indique Louis-Gérard Salcède de Radio Ô. Début des programmes à pârtir de 11 heures.


Une programmation exceptionnelle sur les Radios 1ere

Du Mendé au  Zouk  avec Jean-Philippe Marthély et Jacob Desvarieux

Avec Jean-Philppe Marthély d’abord puis Jacob Desvarieux du groupe Kassav’, seront évoqués la force –y compris spirituelle- et l’actualité du Zouk. Ses origines du zouk, la part qu'y a pris le mendé, l’un des 7 rythmes du gwo ka, son succès planétaire...

Malavoi, les 40 ans avec Pipo Gertrude, Tony Chasseur, et Marie-José Alie

Malavoi le groupe mythique de la Martinique qui fête ses 40 ans le 1er décembre au Zénith de Paris, a magnifié la mazurka antillaise. Pipo Gertrude sera en duplex depuis Bordeaux,  Tony Chasseur, ainsi que Marie-Josée Alie, interprète du hit Caréssé Mwen, seront avec là pour évoquer cette formidable aventure.

La Magie de la Conque de Lambi avec Franck Nicolas, Sony Troupé, Grégory Privat

La conque de lambi est un instrument utilisé par les Amérindiens puis par les esclaves dans la Caraïbe. Il est réhabilité aujourd’hui par le trompettiste Franck Nicolas qui résentera ses dernières oeuvres avec le percussionniste Sony Troupé et le pianiste Grégory Privat deux brillants musiciens de la nouvelle génération.

La Sainte Cécile en Guyane avec Sylviane Cédia, Sugar Kawar, Chris Combette, Tedjee

En Guyane, la tradition de la sainte-Cécile est vivace. En duplex et en direct avec Guyane 1ere, Sylviane Cédia, ambassadrice de la musique guyanaise dans le monde, évoquera ses souvenirs et interprétera des titres de son dernier récompensé lors de la dernière cérémonie des Lindor. Avec elle, Sugar Kawar (qui vient de rafler trois Lindor) un enfant terrible de la scène guyanaise parlera de son itinéraire du fleuve en Guyane jusqu’aux rives de la Sarthe sur le mode reggae-dancehall.

Dans une deuxième session autour de la Guyane, deux artistes de talent seront invités :  le guitariste Chris Combette de retour du Canada, et le chanteur Tedjee, qui ont en commun d’avoir interpreté des chansons écrites par Christiane Taubira…

Le Chanté Nwel de Dédé Saint Prix

Poly-instrumentiste, Dédé Saint Prix parlera de la tradition du Chanté Nwel qui rythme la vie aux Antilles durant plus d’un mois avant la célébration de la naissance du Christ. Avec sa flûte des mornes, il jouera quelques extraits de son dernier album. Avec lui,  Jean-Francçois Vivares parlera du Bélè, la musique patrimoniale par excellence en Martinique,  tel qu’il est enseigné à Paris.

Cette émission sera en directe et en duplex avec Radio Martinique 1ere.

Maloya et Servis Kabar avec Davy Dicard, Papang, Lindigo

Le Maloya est une musique emblématique de l’île de la Réunion. Elle a été admise au patrimoine mondial de l’Humanité en 2009 par l’Unesco. Le compositeur Davy Sicard, l’auteur de Ker Maron, et Papang, un conteur des temps modernes, raconteront la fabuleuse richesse du Maloya une musique puissante et secrète longtemps interdite par les autorités...

Radio Réunion 1ere, qui retransmettra la soirée nous offrira un concert de Lindigo, le groupe Maloya phare du moment sur l’île.

Gwo Ka en Guadeloupe : hommage à Robert Loyson, Koncept Kanbann’,  Bwa bandé

Robert Loyson était un « met’ » gwo ka en Guadeloupe. Né en 1928 et décédé en 1989... Un poto mitan dont l’œuvre visionnaire sera décryptée par le Pr Serge Romana (président du Comite Marche 98) un passionné de gwo ka.

Dans cette émission, un extrait exceptionnel de Guy Konket, autre maître du Gwo Ka disparu en mai 2012… Radio Guadeloupe 1ere donnera l’occasion d’entendre un concert du groupe Koncept Kabann’. Autre prestation, celle là,  à Malakoff avec le groupe Bwa bandé qui parlera de sa pratique du Gwo Ka et du Mas a Saint Jean dans l’Hexagone en région parisienne…

Entretien exceptionnel avec Alain Jean-Marie

Alain Jean-Marie, qui a joué avec les plus grands parmi lesquels Chet Baker, Benny Golson ou encore Bill Coleman, est un pianiste recherché par tous les jazzmen du monde lorsqu’ils viennent jouer à Paris. Compositeur de plusieurs standards de la musique guadeloupéenne, il est né à Pointe à Pitre et a baigné dans la biguine… Il  acontera ses souvenirs de la sainte-Cécile et ses premiers pas avec les grandes formations de l’époque. Il évoquera les figures d’Al Lirvat ou encore Robert Mavounzy, deux grands musiciens qui ont marqué l’Histoire du jazz à Paris dans les années 1940 à 1960.

Concert de Ukulélé en Polynésie

Le Ukulélé, dont l’audience augmente au niveau international, est un instrument traditionnel polynésien qui n’a jamais perdu de sa force localement. En témoigne, le concert, tiré du récent Festival de Ukulélélé, enregistré le 28 septembre dernier dans la commune d’Hitiaa O Tera sur la côte est de Tahiti. et  que propose Radio Polynésie 1ere.

Kanéka musique de Nouvelle Calédonie avec Jean-Sylvio Karembeu, Denis Pourawa

Le kanéka est la musique en vogue parmi la jeunesse calédonienne. Une musique qui est née d’une volonté exprimée par des militants indépendantistes et qui, peu à peu, a fait son chemin dans la sociétéCécile Baquey, journaliste à Radio Outremer 1ere, et allée en Nouvelle Calédonie pour raconter cette histoire peu commune …

Quant au guitariste Jean-Sylvio Karembeu (frère du champion du monde de football Christian) et au flûtiste et poète Denis Pourawa ils viendront partager un moment unique où l’on va mesurer l’importance de la nature et des éléments dans la musique traditionnelle de Lifou, île de la Province des îles Loyauté en Nouvelle Calédonie.

Ahamada Smis, légendes des Comores et concert de Diho à Mayotte

Auteur du spectacle  "Les chants de la mer" et du  projet "Origines" Ahamada Smis est un auteur compositeur comorien au verbe acéré. Vivant à Marseille, il propose un voyage dans l’univers fantastique des djinns  qui communiquent avec les vivants. Le tout en ré-interprétant les chansons traditionnelles. Il est programmé le 24 novembre au Bourget dans le cadre du Festival Africolor). Il sera en studio à Malakoff et en direct avec Radio Mayotte 1ere.

L’artiste Diho donnera, quant à lui, un concert depuis Mayotte.  Diho chante le métissage, s’engage pour les artistes mahorais, avec un espoir : sauver un instrument en voie de disparition, le « Dzendze ya Shitsuva » . Un instrument traditionnel qui était joué essentiellement lors de la cueillette du riz et des mariages. Un instrument qui a littéralement disparu de Mayotte mais que Diho ne quitte plus depuis qu’il a rencontré par hasard en 2001, le vieux Velou Moirabou qui en fabriquait et qui était le dernier à en jouer. Le vieil homme confia l’instrument à Diho, quelques temps avant sa mort…

Le renouveau de la biguine avec Mario Canonge, Tony Chasseur, et  Thierry Fanfant

Mario Canonge est un pianiste virtuose qui a renouvelé le genre de la biguine au début des années 1990 avec le groupe Kann’. Tony Chasseur, chanteur de Malavoi, et Thierry Fanfant, bassiste issu d’une illustre famille de musiciens guadeloupéens, ont participé à cette aventure et témoignent du renouveau de cette musique née au début XXe siècle dans la Caraïbe francophone. Un plateau de haut vol et une émission à ne rater sous aucun prétexte pour les amoureux du genre.

Emmanuel Casérus dit « Ti-Emile », voix majeure du Bélè

Fabrice Théodose, de Radio Martinique 1ere, dresse le portrait de Ti Emile Casérus, l’homme qui a ramené le Bélè à Fort-de-France. A travers de nombreux témoignages, il retrace la vie de Ti Emile dans le cadre du vingtième anniversaire de sa disparition.  Un riche et émouvant reportage qui a reçu le Prix Aliker 2012 catégorie Radio.

L’ensemble de la journée sera à écouter en direct de 11H à 23H (heure de Paris) sur Radio Outre-mer 1ere, et dans le même temps sur Radio Polynésie 1ere, Radio Nouvelle Calédonie 1ere,  et Radio Wallis et Futuna 1ere.

Dans la nuit sur Radio Saint Pierre et Miquelon 1ere,  Radio Guyane 1ere, sur  Radio Réunion 1ere, Radio Martinique 1ere, Radio Mayotte 1ere, et Radio Guadeloupe 1ere.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 14:56

Présidence de l’UMP : séisme politique annoncée

Patrick Karam, Conseiller régional d'Ile-de-France, Ancien délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, Ancien responsable de campagne de Nicolas Sarkozy pour la diversité, avait pris fortement position pour, François Fillon dans la campagne pour la désignation du président de l'UMP. Après la victoire de Jean-François copé, il signe ici une tribune pessimiste pour le parti qui l'a fait élire au conseil régional d'Ile de France en 2010.

 "La droite républicaine se réveille avec la gueule de bois. L’élection du président de l’UMP qui devait être un grand moment démocratique et renforcer l’UMP tourne à la farce et annonce un séisme politique qui fait les affaires de l’extrême-droite et des socialistes.

Il s'agit pour M. Copé d'une victoire à la Pyrrhus qui signe un triple échec : celui de M. Copé lui-même, celui de l’UMP et enfin celui de la droite républicaine.

M. Copé tout d’abord. Voici donc un chef de guerre auto-proclamé qui malgré trois ans à la tête d'une UMP pourtant légitimiste qui a tendance à reconduire ses dirigeants, malgré tous les moyens d'un parti utilisés pour sa campagne, n’arrive pas à s’imposer nettement et clive même au sein de sa propre famille politique. Sa légitimité incertaine l’empêchera-t-il d’engager son parti dans une direction refusée par la moitié des adhérents et la l'immense majorité des sympathisants. Il est permis d’en douter au regard de son discours et de son comportement le soir de l’élection.

L’UMP ensuite, tant le divorce aujourd’hui est net entre les militants UMP et les sympathisants de la droite qui avaient clairement et massivement marqué leur préférence. Le choix des militants interroge la cohésion de la droite et son existence même sous la forme d'un parti hégémonique unique. Il va entrainer une hémorragie des sympathisants centristes, modérés, humanistes, ou même gaullistes révulsés par l’utilisation de la provocation comme arme politique. Les militants d’Europe Ecologie les Verts qui avaient choisi à l’élection présidentielle Eva Joly au lieu de Nicolas Hulot contre l’opinion de leurs sympathisants l’ont payé dans les urnes. Mais il s’agissait d’une élection ponctuelle et pas du choix d’une direction. Pour l’UMP, la descente aux enfers commence.

La droite républicaine enfin car avec Jean-François Copé, ce n'est pas la droite qui est décomplexée mais bien l'extrême-droite. A force de surenchères et de dérapages au moment justement où le FN tente de se normaliser, Copé a banalisé le vote frontiste. En dédiabolisant l'extrême-droite, en donnant une crédibilité à ses thèses et à ses méthodes, on efface les réticences qui jusque-là empêchaient de considérer son émanation comme un parti de gouvernement. Car après tout, plutôt que choisir un parti qui s'est trompé durablement et qui se rallie tardivement à des thèses hier vilipendées, certains électeurs de la droite traditionnelle pourraient bien préférer l'original, le parti qui n'a pas varié sur ces sujets.

Avec M. Copé, l'UMP sortira laminée, débordée sur sa droite par le Front National en embuscade et écrasée par les centres qui deviendront les seuls vrais partis offrant une alternative républicaine crédible au pouvoir en place, sous réserve de trouver un leader incontestable et une unité.

M. Copé est en cela le meilleur allié du gouvernement Hollande qui se réjouit de sa victoire ; une victoire qui pourrait bien lui permettre de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.

Le dernier grand perdant de cette mascarade est Nicolas Sarkozy. Toute stratégie de reconquête aura à résoudre la difficile équation d'un parti en lambeau et discrédité, qui aura du mal à porter les aspirations présidentielles de l'ancien président."

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 07:33

L’Assemblée crée un Duflot Outre-mer

A l’initiative des députés ultramarins, le Duflot Outre-mer va succéder au Scellier Outre-mer.

L’Assemblée nationale a adopté jeudi matin un dispositif de défiscalisation sur le logement intermédiaire intitulé Duflot Outre-mer. Il vient en remplacement du Scellier outre-mer. Trois députés sont à l’origine de cette introduction, le Martiniquais Serge Letchimy (app. PS), le Réunionnais Jean-Claude Fruteau (PS) et le Calédonien Philippe Gomès (UDI). Les trois élus ont relevé que le projet de loi de finances pour 2013 prévoyait la même réduction d’impôt (18 % du montant investi) dans l’ensemble du territoire, alors que sous le Scellier, il était de 24 % pour l’outre-mer et de 13 % dans l’Hexagone. Ils ont donc demandé qu’un différentiel de 11 points soit maintenu.

Serge Letchimy a insisté sur le fait que « nous connaissons actuellement un effondrement impressionnant de la construction de logements intermédiaires ». Il a cité La Réunion où les constructions sont passées de 6 000 à 1 500 logements intermédiaires. Jean-Claude Fruteau a confirmé : il s’agit de « combler un vide, le logement intermédiaire dans les outre-mer étant quasiment en voie de disparition » au profit du logement social.

 « Il est plus sécurisant d’investir dans du logement intermédiaire à Bordeaux qu’à Fort-de-France, ce qui paraît encore plus sécurisant que de le faire à Nouméa ou à Papeete », a défendu Philippe Gomès qui craignait donc que les défiscalisés ne se contente plus que de la métropole. Le gouvernement a entendu les députés d’outre-mer en faisant passer la réduction à 29 % du montant investi. En revanche, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna se voient aligner sur les DOM ; la durée d’amortissement reste à neuf ans.

David Martin, agence de presse GHM

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