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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 08:14

L’Outre-mer à la conquête des marchés d’exportationSignature-convention-Ubifrance-DGOM.jpg

Le renouvellement pour les années 2013-2014 de la convention liant le ministère des Outre-mer à Ubifrance a été signé lundi après-midi à Paris par l’adjoint du délégué général à l’Outre-mer, Claude Girault, le directeur général d’Ubifrance, Christophe Lecourtier, et le ministre, Victorin Lurel. La première convention du genre remonte à 2009. Christophe-Lecourtier-dg-Ubifrance.jpgTrois ans après, Christophe Lecourtier s’est livré à un récapitulatif des actions de soutien à l’export aux entreprises des DOM : « 400 entreprises ont été accompagnés sur la période, 800 ont été sensibilisées à l’export, 14 volontaires internationaux en entreprises (VIE) sont en poste au service d’entreprises ultramarines à l’étranger, 46 journées de formation à l’export ont été organisées dans les DOM dont trois journées-phare export en Martinique, Guyane et à la Réunion pour le compte de 135 entreprises. 20 pays ont été ciblés prioritairement dont la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde, l’Allemagne, le Japon, Dubaï, Madagascar et la République Dominicaine. »

Mais au moment de proroger l’accord, le ministre a souhaité ajuster la convention et réorienter certaines actions d’Ubifrance. Cette convention, qui vise les marchés du grand export, comme les marchés régionaux au voisinage direct des DOM, s’est concentrée dans un premier temps sur les secteurs les plus prometteurs à l’export : l’agroalimentaire, l’environnement, les énergies renouvelables et les technologies de l’information et de l’environnement. Il s’agira cette fois d’étendre le rayon d’actions à l’habitat, la santé, l’artisanat d’art, le BTP et le transport, mais aussi aux pôles de compétitivité. Il est aussi question qu’Ubifrance aille plus loin, « dans la durée pour cette course de haies qu’est l’export », pour citer M. Lecourtier. « Il s’agit, a ajouté Victorin Lurel, de dépasser le seul stade des foires et salons, d’aller au-delà de l’exposition ponctuelle. » Lurel-et-nicolas-Schmutz-de-reuniwatt.jpgUn effort va être produit dans le financement des volontaires internationaux dont le financement est pris en charge à 50 % par l’Etat. Le dispositif de VIE a majoritairement profité aux entreprises de la Réunion avec 11 entreprises bénéficiaires (4 VIE en poste à Madagascar, 4 à Maurice, 1 aux Etats arabes unis, 1 en Chine et 1 au Mozambique). Dans la zone Caraïbe, les efforts effectués pour promouvoir le VIE auprès des entreprises ont donné des résultats tardifs avec 1 VIE en poste Colombie pour l’entreprise guadeloupéenne CEIBA, 1 autre en Colombie  pour Teranov (Géothermie, Guadeloupe) et 1 au Mexique pour l’entreprise martiniquaise SOLAR ELECTRIC. Victorin Lurel a demandé à M. Lecourtier une « faveur », « un peu de discrimination positive » pour les candidatures émanant des régions d’outre-mer. De même, il a demandé à ce que ces VIE soient accessibles aussi aux diplômes intermédiaires.

Enfin, il s’agira pour Ubifrance d’organiser (comme ca va être le cas cette semaine à Cayenne) des formations pour répondre aux appels d’offres internationaux.

FXG (agence de presse GHM)


Déjà  des succes stories 

Cedric-Francietta-Geodetect-Gpe.jpgA l’issue de cette première période, Ubifrance a pu identifier 28 success stories d’entreprises : 14 entreprises ont déjà pu enregistrer des commandes fermes à l’export avec des partenaires étrangers (Réunipèche à la Réunion a pu participer au  salon Seafood Brussels et pu réaliser près de 85K€ sur la Grande Bretagne et démarrer sur le Japon avec un CA de 94K€). 9 entreprises devraient finaliser un partenariat à l’export d’ici le 31 décembre 2012 (comme ANCO, entreprise dans le contrôle technique en Martinique, qui a remporté un appel d’offres en Haïti). 5 entreprises ont répondu et remporté des appels d’offre à l’international…

Dans la filière environnement et énergies renouvelables, 7 « Green Pass » (accompagnement personnalisé des primo-exportateurs du secteur des éco-activités) ont été mis en place pour des entreprises de Guadeloupe (CPI, produits pétroliers et additifs, GEODETECT, bureau d’études géophysiques et NTI, énergie solaire), de la Réunion (ENERGY SUFFICIENT, véhicules écologiques, HYDRETUDES, ingénierie de l’eau, STRATAGEM 974, bureau d’études environnementales et géophysique, CYCLEA, RVE, recyclage, REUNIWATT). En Martinique, la société SIDREP devrait intégrer les programmes Ubifrance.Sabine-Bajazet.jpg

En 2012, l’accent a été mis sur la zone Amériques avec pour objectif d’emmener les entreprises de la Guadeloupe et de la Martinique sur des missions collectives au Canada en mars 2013 et au Mexique en juin 2012.

 

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:40

Lurel va voir ses camarades socialistes en Nouvelle-Calédonie

Lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie, Victorin Lurel a insisté pour aller saluer ses camarades du parti socialiste local. « Ah bon !? », lui a-t-on retorqué tant la structure locale du PS ne représente rien sur le Caillou. Un vingtaine de militants sans locaux, sans moyens, « un PS artisanal »… Qu’importe, le ministre des Outre-mer a insisté pour aller rendre visite à ces camarades qui, pour le coup, ont été bien boostés !

FXG

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 08:53

Yacouba-Sawadogo-Mimi-Barthelemy.jpgInterview

Mimi Barthélémy a publié en 2010 chez Kanjil un livre intitulé Dis-moi des chansons d’Haïti. « Ce sont des chansons de l’enfance avec des peintures de peintres haïtiens, des peintures du merveilleux », en dit-elle. A partir de cet ouvrage, elle a conçu avec la troupe des Grandes personnes, un spectacle musical intitulé Kouté chanté où on la retrouve en compagnie du comédien manipulateur Yacouba Sawadogo.

Au théâtre d’Ivry, du 6 au 23 décembre.

« Haïti a continuellement un pied dans le tragique, un pied dans le merveilleux »

Mimi-Barthelemy.jpgEst-ce Haïti dans les yeux de l’enfant que vous étiez que vous avez voulu mettre en scène dans ce spectacle ?

C’est Haïti de mon enfance… J’ai grandi à Port-au-Prince, au centre-ville… La maison n’existe plus depuis le tremblement de terre ; elle se trouvait dans la rue du Centre près du boulevard Jean-Jacques Dessalines. J’y suis resté jusqu'à l’age de 7 ans. Après ça, nous sommes montés à Petionville, rue Metellus, au-dessus de la place Boyer. La aussi, la maison a disparu… J’allais à l’école chez les bonnes sœurs de saint Joseph de Cluny. En 1949, c’est le président Estimé Magloire qui était au pouvoir, au moment où il y a la grande exposition internationale pour les 200 ans de Port-au-Prince. C’était magnifique, Haïti était un pays merveilleux. Port-au-Prince devait avoir 90 000 habitants quand il y en a 2 millions aujourd’hui.

Vous vouliez déjà être comédienne ?

Depuis toute petite ! Je vivais dans cette nature, dans le mystère d’une ville où le tambour ne cessait de résonner de la nuit, dans le mystère du vaudou, le carnaval… Cette vie ! Pour moi, c’était une vie idyllique. Quand je vais a Cayenne, ça me rappelle un peu Port-au-Prince de mon enfance. Quand j’ai eu mon bac, à 16 ans, je suis partie aux Etats-Unis et je suis arrivée en France, j’avais 17 ans.

Vous n’y etes jamais retournée pour y vivre ?

Au moment de la chute de Duvalier, j’y suis restée neuf mois. J’ai très vite perdu les images de mon enfance parce que la ville a explosé. Duvalier a fait quelque chose de terrible, il a fait venir tous les paysans des campagnes pour voter pour lui et il ne leur a pas donné l’argent du retour. C’est là que commencent les bidonvilles… J’ai perdu pratiquement toutes les images, sauf à la campagne. On avait une maison au-dessus de Jacmel… Ce qui m’enchante continuellement, c’est l’énergie de ce peuple, toujours à remonter le courant.

La troupe des Grandes personnes, qui vous a apporté les masques, a elle-même participé au carnaval de Jacmel…

Ils ont eu, comme par hasard, au moment où je les avais choisis, cette proposition d’aller a Jacmel. Ça tombait parfaitement bien !

Mimi-Barthelemy-2.jpgEst-ce que les « chansons Haïti » de votre livre vous ont aidées à retrouver ces images pour ce spectacle ?

J’ai un imaginaire. Tous les souvenirs de mon enfance sont bien présents en moi et même si je ne retrouve pas ça dans le pays actuellement, comme je n’ai pas de nostalgie, je ne m’occupe pas du réel. J’ai parlé du séisme, on a évoqué la corruption et la misère, mais ce n’est pas l’objet du spectacle.

Quel est le propos du spectacle ?

C’est de montrer à quel point le carnaval est ce qu’il y a de plus authentique dans la culture haïtienne, à part les écrivains, à part la peinture, à part la musique, à part la poésie ! C’est une grand-mère qui grâce à un pécheur qui la rejetait au départ, revient. Le pécheur qui la croyait canadienne finit par l’accepter. Et c’est vrai qu’Haïti est construit par ceux de l’extérieur et ceux du dedans. Ce pécheur va être son initiateur pour qu’elle se replonge dans ce monde de couleurs et de musiques. Comme dans le conte, c’est ce qui permet de transcender la misère dans un sens. Ce qu’on montre dans ce spectacle, c’est qu’Haïti a continuellement un pied dans le tragique, un pied dans le merveilleux. Le conte a cette faculté de montrer qu’on dépasse le quotidien pour rêver un monde meilleur.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 07:27

La Cour des comptes décharge les comptables de l’UAG de leur gestion

Le 16 octobre dernier, la troisième chambre de la Cour des comptes examinaient à Paris les exercices 2008 et 2009 de l’université Antilles Guyane (UAG). On reprochait aux deux comptables qui se sont succédé, Aline Grimpait et Micheline Hugues, deux charges. La première concernait le reliquat d’une subvention de la Région non recouvrée depuis 2006, soit 18503,30 € ; la seconde concernait le paiement de la prestation d’un clinicien sur le compte bancaire de sa fille. Lors de l’audience, Micheline Hugues avait longuement parlé des problèmes de la comptabilité de l’UAG : manque de cadres, problèmes d’archives… La Cour a rendu sa décision hier matin. Elle a préféré donner quitus de leur gestion aux deux comptables.

FXG (agence de presse GHM)

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 06:07

Les 40 ans de Malavoi au Zénithmalavoi-la-scene.jpg

Les ministres de l’Intérieur et des Outre-mer, Manuel Valls et Victorin Lurel, sont arrivés les premiers au Zénith de Paris, samedi soir, accompagnes de Marc Vizy, le conseiller Outre-mer de François Hollande, et son épouse, Emelyne Médina. La ministre de la justice, Christiane Taubira, n’a pas tardé, mais elle est entrée par l’accès public et a ainsi échappé au service du protocole monté par les deux producteurs, François Pinard et Eric Basset. malavoi_9958.jpgD’autres personnalités étaient là aussi : Maurice Antiste, sénateur maire du François, Jacob Desvarieux et Jocelyne Beroard de Kassav’, Dédé Saint-Prix, Thierry Fanfant et son épouse Nathalie, Jacques Martial, Chris Combette, Firmine Richard, Lynnsha… Le Zénith, fort de ses 3700 spectateurs, était prêt pour l’entrée en scène des musiciens de Malavoi et des 40 instrumentistes de l’orchestre symphonique d’Anne Gravoin (Mme Valls). anne-gravoin-ralph-tamar.jpgVers 20 heures, Ralph Thamar ouvre le bal avec Gram e gram. Pierre-Michel Gertrude, dit Pipo, et Tony Chasseur regardent Ralph Tamar et la magie opérer depuis le bord de la scène. Les trois chanteurs de Malavoi ne vont pas cesser de s’alterner, seuls, à deux ou à trois face à un public conquis. Lauriane Zacharie vient faire entendre son timbre de voix si proche de celui d’Edith Lefel… Elle se révèle en interprétant Nathalie d’Henri Guedon, écrit pour Lola Martin et reprise par Edith Lefel avec Malavoi… Avant la fin du premier set, Marijosée Alie déclenche un tonnerre d’applaudissements quand elle vient chanter, sous le regard attendri de ses deux filles, Caressé mwen. Avec Apartheid, Gens moin, Case a Lucie ou la Filo, Malavoi savoure l’effet qu’il sait toujours produire dans la salle. L’événement de ces 40 ans de Malavoi, la réunion de Gertrude, Thamar et Chasseur, l’accompagnement symphonique magnifique assurent la qualité du show. Celui-ci a été capté et sera diffusé sur France O (Claude Esclatine et Gilles Camouilly etaient presents aussi, de meme que Chantal Neret de France 2) le 31 décembre à 20 h 45.

FXG (agence de presse GHM)privat-gertrude-albicy.jpg

Jose Privat, Claudine Penont, Marie-Celine Chrone, Pipo Gertrude et Jean-Marc d'Albicy (photos : RDG)


Interview de Jean-Marc Albacy, bassiste historique de Malavoi

« La musique martiniquaise est enfin en tenue de soirée »

Jean-Marc-Albicy.jpgAvec le batteur Denis Dantin, vous êtes le plus ancien de Malavoi. Comment avez-vous vécu ce concert ?

Les mots me manquent… J’ai été personnellement bouleversé par cette expérience. J’ai beaucoup pensé à Paulo Rosine parce que organiser un concert de cette envergure était son rêve.

Avec l’orchestre symphonique ?

Avec l’orchestre symphonique parce qu’il écrivait de merveilleux arrangements, mais en Martinique on n’a jamais eu les moyens d’avoir un orchestre symphonique. L’esprit de Paulo planait au-dessus de nous…

Vous avez rencontré l’orchestre d’Anne Gravoin la veille du concert, comment s’est passé la rencontre ?

Ça a été un choc émotionnel pour nous tous et j’ai été extrêmement surpris de voir combien ils étaient motivés pour cette rencontre avec nous. Ils ont respecté nos titres, les arrangements de Paulo Rosine… C’est une expérience qu’on n’oubliera jamais.

Sera-t-elle visible un jour aux Antilles ?

Je pense que forcement il y aura des répercussions et je crois savoir qu’il y a un projet de faire entrer l’orchestre symphonique à la Martinique. Ce serait une bonne chose. La musique martiniquaise est enfin en tenue de soirée, voilà comment je vois les choses !

Propos recueillis par FXG

 


En imagesmalavoi_0142.jpg

Jean-Marc Albicy, Tony Chasseur, Marijosee Alie et Pipo Gertrudemalavoi-public.jpg

Le public en liesse pendant Case a LucieLauriane-Zacharie.jpg

Lauriane Zacharie, le timbre d'Edith Lefelmalavoi_8812.jpg

Denis Dantin, le chef Mathias Pizzaro (de dos) et Ralph Thamarmalavoi-marijosee-alie.jpg

Marijosee Alie chante Caresse mwen

pipo-gertrude-bras-ouverts.jpg

Pierre-Michel, dit Pipo, Gertrudefilles-de-Marijosee-Alie.jpg

Les deux filles de Marijosee Alie dans la sallemalavoi_0055.jpg

Tony Chasseur et Jose Privatmalavoi_9707.jpg

Tony chasseur, Ralph Thamar et Pipo Gertrudepercus-et-violons-Malavoi.jpg

Le percu et la section cordes de Malavoipipo-gertrude-anne-Gravoin.jpg

Pipo GertrudePrivat.jpg

Jose PrivatRalph-Tamar.jpg

Ralph ThamarToni-Chasseur.jpg

Tony Chasseurprivat-penont-chrone-albicy.jpg

Entre Jose Privat (piano) et Jean-Marc Albicy (basse), les deux choristes Claudine Penont et Marie-Celine Chrone


Dans la salle ou en coulisses

Esclatine-Marijosee-alie.jpgClaude Esclatine, DG de France O et Outremer 1ere, et Marijosee AlieGravoin-JMartial-CTaubira.jpg

Anne Gravoin, Jacques Martial et Christiane Taubiravalls-vizy-et-sa-femme-lurel.jpg

Manuel Valls, Marc Vizy, le conseiller Outre-mer de François Hollande, son épouse Emelyne Médina et Victorin LurelValls-esclatine-et-sa-femme.jpgManuel Valls, Claude Esclatine, et son epouse derrierevalls-richard-Martial-Taubira-basset.jpg

Manuel Valls, Firmine Richard, Jacques Martial, Christiane Taubira et Eric Basset

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 08:57

L’Etat condamné à payer une dette de la commune de Roura

Le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi du ministère de l’Intérieur contre trois arrêts de la cour administrative d’appel de Bordeaux concernant la commune de Roura. Les entreprises de BTP, La Routière guyanaise, Guyasphalt et Sodeca avaient obtenu la condamnation de l’Etat à leur payer respectivement 750 387,75 euros, 48 363,46 euros et 115 248,06 euros pour les indemniser du non paiement par Roura de travaux effectués au milieu des années 1990. Par ce pourvoi en cassation devant le conseil d’Etat, le ministère estimait que ce n’était pas à lui de prendre en charge les défaillances de la commune guyanaise survenue entre 1996 et 2000. Las pour l’Etat, la justice administrative suprême a considéré dans sa décision rendue publique le 21 novembre dernier que le préfet de la Guyane n’avait pas correctement exercé son contrôle financier sur la commune de Roura. Celle-ci avait engagé des travaux importants qu’elle n’a pu honorer. Le préfet en a été rendu responsable (l’arrêt du conseil d’Etat parle de « faute lourde ») car il aurait du, d’une part, saisir dans les temps la chambre régionale des comptes et, d’autre part, justifier des mesures concrètes destinées à rétablir les comptes de la commune de Roura.

FXG (agence de presse GHM)

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 07:21

Noirs et Blancs en couleur

L’émission Archipel, présente par Elyas Akhoun, propose le 4 décembre prochain à 22 h 30, sur France O, un documentaire sur l’image des Noirs dans le cinéma français. En plateau, l’invite sera le comédien Jimmy Jean-Louis.

 

18473933.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpegCa commence avec le César du meilleur acteur remis en 2012 à Omar Sy pour Intouchable… Et voici introduite la problématique du film : quelle place la société française a-t-elle accordée aux acteurs noirs, qu’ils soient d’origine africaine ou antillaise ? Le dernier Noir césarisé avant Omar Sy remontait à 1987 avec Isaac de Bankolé, meilleur espoir masculin pour Black Mic-Mac. Quand il a fallu attendre 1964 pour que Sidney Poitier soit le premier acteur noir à recevoir un Oscar… Firmine Richard, Lucien Jean-Baptiste, Alex Descas, Greg Germain vont témoigner : pour les producteurs, le Noir n’est pas « banquabeul »… Pourtant les succès et les stars noirs ont existé ! Le film, didactique, va dérouler une histoire du cinéma pour examiner comment est montré le Noir au cinéma depuis Louis Lumière. Historiens, sociologues comme Pap N’Diaye, viennent nourrir la reflexion sur « l’expérience d’être un acteur noir en France ». A l’instar de la Venus hottentote, l’acteur noir est d’abord un sauvage avant d’être un pitre comme le clown afro-cubain Chocolat. NOIRSETBLANCS-Descas-2300--1-.jpgMais après la guerre de 1914 et l’arrivée du jazz, l’art nègre est reconnu et une star est célébrée, Joséphine Baker (Zouzou avec Jean Gabin). Jean Gremillon donne un vrai role a  la Martiniquaise Gabrielle Fontan (Daina la métisse) même si elle incarne des rôles de naïve. Mais alors qu’en 1931 sortent en même temps Tintin au Congo et la revue L’Etudiant noir, le cinéma va être plombé par l’imagerie coloniale. Héros blanc et acteurs noirs secondaires, bons gentils ou méchants sauvages ! Ça va durer jusque dans les années 1950. Et avec le grand vent des indépendances qui commence à souffler, apparaît un nouveau cinéma : Afrique sur Seine, en 1955, de Robert Caristan, Jacques Mélo Kane, Mamadou Sarr, Paulin Soumanou Vieyra, puis Orpheo Negro, en 1959, de Marcel Camus, le cinema de Jean Rouch… Et encore, en 1966, La Noire de Sembene Ousmane. Mais la décolonisation va éteindre ce renouveau et le cinéma noir va se faire oublier un temps, du moins en France… Il faut attendre la télévision et 1979 pour qu’un comédien antillais puisse se faire un nom à travers une série, c’est Greg Germain, le docteur Alpha de Médecin de nuit. Suivront Jacques Martial dans Navarro, Mouss Diouf dans Julie Lescaut… Entre temps des cinéastes comme Coline Serreau, Claire Denis ou Patrice Chéreau vont savoir donner de vrais rôles à des comédiens noirs. Ils sont Alex Descas, Firmine Richard… Mais même Euzhan Palcy, pourtant Lion d’or à en 1984 à Venise avec Rue Case Nègre doit s’exiler aux Etats-Unis pour pouvoir réaliser Une saison blanche et sèche. Elle rejoint un autre expatrié, Isaac de Bankole. Dans les années 2000, la série Sucre amer, réalisée par le Guadeloupéen Jean-Claude Barny, puis le Toussaint Louverture produit par France Zobda auront toutes les peines du monde à être financés… Et malgré la réussite de films comme Case départ ou La Première étoile, le cinéma français ne semble pas encore prêt, à  l’inverse des Américains, à confier un rôle de président de la République à un Noir !

FXG (agence de presse GHM)

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:20

Kenjy Grillon, champion du monde de karaté

Un jeune combattant de 23 ans, Kenjy Grillon, d’origine antillaise, né à Bondy (93) de père guadeloupéen et de mère martiniquaise, est devenu champion du monde de karaté samedi à Bercy.Grillon-Kenjy-champion-du-karate---Alfred-Jocksan.jpg

Sur le tatami du palais omnisport de Pris Bercy, en présence de sa famille et de son oncle venu spécialement de Guadeloupe, Kenjy Grillon a créé la surprise, samedi 24 novembre, en remportant sa finale devant le Japonais Araga Ryutaro, un vaillant combattant qui n’a pas résisté à la puissance du Guadeloupéen. Une victoire sans appel par 6 points à 3, dans la catégorie des 84 kg, en kumite individuel masculin. Le dernier titre de la France date de 2002 à Madrid, par la victoire de Yann Baillon. Le POPB est survolté, «  Kenjy, Kenjy, merci ! » Heureux, il déploie ses bras devant ses 15000 fans qui ont trouvé leur idole. Il plane sur le toit du monde. Il est champion du monde.

A 23 ans, le gamin de Bondy qui a fait ses premiers pas à Bobigny avant de rejoindre le club de Garges les Gonesse pour se perfectionner et s’aguerrir savoure sa victoire. Il saute dans les bras de son entraineur, Victor Beaudry. Pour ce dernier, son poulain est un véritable professionnel : « Un jeune homme pointilleux. Il s’investit dans son travail. Il a une bonne hygiène alimentaire. » Alors qu’on fait déjà la fête dans les travées, il déclare : « Le public de Bercy est magnifique. Il m’a transcendé. C’est la première fois que je vis une telle ferveur. » Son rêve est exaucé. Avec cette victoire masculine, la France reste parmi l’élite mondiale de la discipline.

combat-difficile-deux-grands-champions--Alfred-Jocksan.jpgMalgré un doigt en piteux état, il est allé au bout, au bout de la souffrance. « Au championnat du monde, on ne peut pas craquer pour un doigt. C’est au mental que ça se joue. » Il détient un atout redoutable, ses bras, à la fois armes et boucliers. Son point fort, sa volonté à toute épreuve et sa grande technique des jambes lui donnant de la vélocité, lui permettant de jaillir et surprendre. Puis, il suffit qu’il frappe.

Sa victoire, Kenjy l’a construite après un long chemin. « J’ai travaillé dur. En montant sur le tatami, je n’avais qu’une idée en tête, battre mon adversaire. Je me suis concentré sur lui. Et, une fois la victoire acquise, j’ai tout lâché. J’étais en apothéose. C’est magnifique ! » explique-t’il, sa médaille autour du coup. Il rappelle ses glorieux ainés, tels qu’Emmanuel Pinda, Gilles Cherdieu ou David Félix, grands maîtres du tatami mondial.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Avec-sa-medaille-en-or---Alfred-Jocksan.jpgTrois questions à Kenjy Grillon, nouveau champion du monde de Karaté

On dit que le travail paye, je le prouve "

Comment avez-vous préparé cette finale mentalement ?

Ma technique était de partir le premier dans ce combat et surtout d’être bien mobile. Mon adversaire était très tonique avec des actions très courtes. Le travail a été fait et je remporte ce combat. Je suis champion du monde. C’était mon objectif avant l’ouverture de la compétition. Je suis content de réaliser mon rêve. Je serai encore plus heureux si je réalisais le doublé, une médaille d’or avec l’équipe demain. Je serais encore plus heureux.

A quels moments avez-vous pensé que vous aviez gagné ?

C’est seulement quand le gong a retenti à la fin du combat quand l’arbitre a annonce ma victoire. Là, je vois que je mène, c’est un soulagement. Puis je pense à mes parents, mon oncle venu de Guadeloupe, mes cousines et cousins qui étaient dans la tribune. Ils étaient comme des fous. Pour moi, c’est magnifique. On est à Paris, il me fallait absolument gagner, je me suis investi. On dit que le travail paye, je le prouve.

Depuis 2002, il n’y a pas eu de champion du monde masculin en France. Etes-vous conscient de l’espoir que vous portez ?

Je suis extrêmement honoré. Il est important de remporter ce championnat. Pour moi, c’est la folie. Je vis le moment présent. Etre champion du monde, ça donne des ailes.

Propos recueillis par AJ


Ils ont ditLes-membres-de-la-famille-du-champion---Alfred---Jocksan.jpg

Son entraineur, Olivier Beaudry : « Kenjy s’entraîne comme un professionnel, pointilleux jusqu’à la nourriture. Il a fait beaucoup de sacrifices pour être là aujourd’hui, malgré sa jeunesse. Il remporte le titre d’une superbe manière contre un japonais qui était très fougueux, très dur, dans un combat serré. Il se détache dans la deuxième partie du combat. Je vous dis qu’il a préparé ce rendez vous de Paris avec un entrainement personnalisé. Il a tout misé pour ce championnat qui était important pour lui. A Bercy, devant son public, devant ses parents, sa famille venue de Guadeloupe pour l’encourager. Personnellement, je n’ai eu aucun doute sur ses capacités à pouvoir gagner, malgré sa blessure au doigt et la douleur, il a décroché son premier titre. Sa médaille est une récompense pour toute l’équipe de France. Je suis fier de lui. Grace à sa victoire, il hisse la France au rang de premières nations. C’est un Antillais et les Antilles sont des fournisseurs de champions dans les arts martiaux. C’est une bonne chose. »

Sa-mere-Sonia-Grillon--Alfred-Jocksan.jpgSa mère, Sonia, originaire de Trenelle, Fort-de-France : « J’ai félicité mon fils. J’ai dit bravo, c’est super, extraordinaire ce que tu viens de réaliser. Dans la tribune, j’ai vécu son combat avec beaucoup d’intensité, beaucoup de stress. C’était dur à supporter jusqu’à la fin. Mais, j’avais confiance en lui, je savais qu’il allait gagner. Il avait  travaillé pour être prêt le jour J. Et ça a été le cas pour mon plus grand bonheur. Il est champion du monde et à Paris. En tribune avec toute la famille, nous avons crié, poussé, filmé pour l’encourager ou pour qu’il attaque et marque un maximum de points. Il devait être le patron sur le tatami. Car à ce stade de la compétition, on ne fait pas de cadeaux si on veut être champion du monde. Je suis ravie, fière pour mon fils. »

Eric-Grillon-papa---Alfred-Jocksan.jpgSon papa, Eric Grillon : « C’est une finale particulière, nous sommes à Paris Bercy, le lieu des stars et des champions. J’ai dit à mon fils qu’on ne doit pas perdre ici. Nous sommes chez nous. Il faut aller chercher cette victoire. C’est son troisième championnat du monde. Au Japon, il a raté la médaille et en Serbie, il s’est mis trop de pression. Il a été tétanisé. Il gagne bien par 6 à 3. C’est une belle victoire. Je suis heureux, malgré un début de combat très stressant. Mais à trente seconde de la fin, quinze secondes, dix secondes, je me suis dit, c’est bon, on a la victoire. C’est un titre qui fait du bien à tout le monde. »

Propos recueillis par Alfred Jocksan

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:13

Contrôle au faciès d’un policier antillais : la justice se réveille

GS, policier originaire du François, a été victime d’un contrôle au faciès musclé en région parisienne en 2009. Depuis, la justice prend son temps.Sully-Gregoire-Elya-Narfez-Alex-Ursulet.jpg

GS face à sa defense, Mes Elya Narfez et Alex Ursulet


Quatre ans après les faits, le juge de Senlis chargé d’instruire la plainte de GS, un policier martiniquais victime d’un contrôle d’identité qui s’est achevé menottes aux poignets, à la gare de Creil en janvier 2009, vient d’annoncer au plaignant qu’il allait auditionner prochainement un témoin, l’employé de la gare et, le 20 février prochain, organiser une confrontation entre les policiers contrôleurs et le policier contrôlé.

Retour sur une affaire emblématique des dérives des contrôles au faciès en France. Matin du 26 janvier 2009, le brigadier GS, un Franciscain attaché à l’unité des voyages officiels au sein de la compagnie centrale de circulation, va rejoindre son service à Paris. Devant la gare, il observe une escouade de policiers qui procèdent a des contrôles d’identité. Ces contrôles, remarque-t-il, ne visent que des Noirs ou des Arabes. Il avance et se fait à son tour interpeller. Il en demande la cause. Ça agace les policiers. Il insiste ; on lui parle de « critères d’extranéité » (relatif a ce qui est étranger, ndlr)… Très vite, il se retrouve isolé de la foule, poussé sur le quai, contre un mur, et menotté. Un policier le fouille, sort ses papiers et découvre, sidéré, que le rétif est un collègue. A peine le « collègue » est-il relâché, un employé de la SNCF se présente spontanément pour lui signifier qu’il a été choque par ce qu’il a vu. GS consulte dans la foulée un médecin qui diagnostique un stress post-traumatique. Il n’arrive toutefois pas assez en retard et peut participer comme prévu à la sécurisation d’un déplacement du président de la République. Le soir même, il avise sa hiérarchie par courrier. Le commissaire en charge du service des compagnies centrales de circulation ne lui répond pas. Le 20 février 2009, GS porte plainte auprès de l’Inspection générale des services. Neuf mois plus tard, comme rien ne s’est passe, il demande à être reçu. En vain… Le 3 mai 2011, il dépose une plainte auprès du parquet de Senlis qui ouvre une information judiciaire et saisit un juge d’instruction. Celui-ci auditionne, en janvier 2012, les policiers mis en cause et, moins d’un an plus tard, le 28 septembre 2012, le procureur rend un réquisitoire de non-lieu. La défense de GS, Mes Alex Ursulet et Elya Narfez, fait appel. Le Parisien en parle. La rédaction de France O aussi qui parvient à mettre mal à l’aise le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Dans le même temps, les avocats saisissent  par courrier le garde des Sceaux, Christiane Taubira. Ils l’interpellent sur les fameux « critères d’extranéité » revendiqués par les policiers pour justifier leurs contrôles au faciès. Quoique susceptible de répondre a ces « critères », la ministre de la Justice a certifié, en prenant ses fonctions place Vendôme en juin dernier, qu’elle ne saurait intervenir dans les affaires judiciaires. C’est donc un simple éclair de lucidité qui a animé le juge d’instruction pour relancer sa procédure. « Il finit par faire ce par quoi il aurait dû commencer », s’est exclamé Me Ursulet.

Dans l’intervalle, GS a vu son avancement professionnel retardé et a essuyé un avertissement qu’il conteste devant le tribunal administratif. Dans six mois, GS sera à la retraite.

FXG (agence de presse GHM)

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 10:45

Disparition de Raymond Kromwell

Raymond-Kromwell.jpgRaymond Kromwell est décédé lundi 19 novembre à Nantes à l’âge de 66 ans. Engagé dans les états généraux de l’Outre-mer dans l’Hexagone en 2009, ce natif de Fort-de-France « inscrivait son action, écrivent ses amis du Comité des états généraux de l’Outre-mer (CEGOM), dans le cadre de la doctrine sociale de l’église catholique et animait une réflexion destinée à prolonger cette doctrine en matière de développement durable ; peu avant d’entrer dans la maladie, il avait participé à l’organisation d’un colloque à ce sujet, à Nantes le 4 février 2012. » C’est ce jour-là qu’il a eu un malais, premier signe de la maladie qui l’a emporté. Il a vécu avec son épouse Nathalie pendant 10 ans, entre 1980 et 1990, en Guyane, où il avait monté une agence de voyage. Il était membre du groupe d’animation de l’Agenda 21 de la Martinique. Installé à Nantes depuis 1998, il s’était reconverti dans la formation professionnelle ; il était également entraîneur d’athlétisme. Son fils Grégory a été chef de cabinet de Marie-Luce Penchard avant d’être nommé à Mayotte sous-préfet chargé de la cohésion sociale puis à la préfecture du Gers. Condoléances à sa famille et notamment sa maman qui vit encore à Sainte-Luce, sa soeur Micheline à Schoelcher, et son épouse Nathalie à Nantes.

FXG

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