Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 09:01

Corsair réceptionne son premier Airbus A 330-300Karine-Roy-Camille-devant-le-nouvel-Airbus-de-Corsair.jpg

Il va falloir s’habituer à la nouvelle image de Corsair international (et non plus Corsairfly) et à ses nouveaux avions. Hier matin, Pascal de Izaguire, son PDG, a convié 360 invites à participer à la livraison de son premier Airbus A 330-300 au siège d’Airbus à Toulouse. C’est le même modèle que celui utilisé par ses concurrents Air Caraïbe et XL Airways, mais configuré avec 26 sièges classe Grand large et 334 en classe économique. Christopher Buckley, vice-président Europe Asie Pacifique d’Airbus a rappelé que Corsair opère deux Airbus A 330-200 depuis 1999 et que c’est depuis cette date qu’ont été ouvertes les négociations pour cette acquisition. Pascal de Izaguire a précisé toutefois que la lettre d’intention n’a été signée qu’en décembre 2010. « Notre actionnaire TUI a accepté de recapitaliser Corsair à hauteur de 300 millions € et d’agréer notre projet flotte. » Un second appareil doit être livre fin janvier tandis que le reste de la flotte (les A 330-200 et les 747-400) sont en cours de reconfiguration. Cabine-zen.jpgEquipé d’un moteur Rolls-Royce, l’avion doit permettre à la compagnie d’économiser 50 % de ses coûts. Le PDG promet ainsi « de meilleurs rapports qualité prix » pour sa clientèle et un meilleur confort avec plus d’espace entre les sièges et une « ambiance cabine zen ». La livraison a été réalisée sur le propre terminal d’Airbus en bordure des pistes de Toulouse Blagnac où se trouvait encore, peu avant la cérémonie d’hier, un appareil aux couleurs de XL Airways. « Ils ont déplacé, a lancé avec humour Pascal de Izaguire, l’avion de XL Airways qui devait se trouver devant nous pour que ça ne pollue pas notre cérémonie ! » Après son premier vol inaugural Toulouse Paris hier après-midi, le FH SKY, c’est son immatriculation, s’est envolé pour son premier long-courrier vers la Réunion, dans la soirée. « Et puisqu’il s’appelle Sky, a conclu le PDG de Corsair international, le ciel est enfin à nous ! » Une manière comme une autre d’aviser la concurrence.

FXG (agence de presse GHM)


3 questions à Pascal de Izaguire, PDG de Corsair international

Pascal-de-Izaguire.jpg«  Cet Airbus va toucher les Antilles »

Vous êtes désormais en phase avec la concurrence sur les Antilles et la Reunion avec cet Airbus A 330-300 ?

On s’estime prêt. Corsair International n’a jamais eu peur de la concurrence. Je rappelle que c'est Corsair qui est à l’origine de la déréglementation du transport aérien, notamment sur les Antilles et la Réunion. Il y a un quatrième compétiteur, nous ferons face avec tous nos atouts et on a une très grande confiance. La cérémonie de livraison de ce nouvel avion est justement un des atouts sur lesquels on va compter pour faire face à la concurrence et d’une façon plus générale à toutes les turbulences du transport aérien.

Comment se présente cette nouvelle saison à venir ?

De façon très positive, on a un trafic très soutenu sur octobre et novembre et un très bon carnet de commande d’engagements de vente pour le mois de décembre et même le premier trimestre de l’année 2013 avec un très grand succès, en particulier sur la ligne Paris Dakar.

Est-ce que ce nouvel appareil, le FHSKY, sera en service sur les Antilles et la Réunion ?

Cet Airbus A 330-300 va toucher les Antilles mais aussi le Sénégal et la Cote d’Ivoire. C’est pour ça qu’on en reçoit un second fin janvier. Croyez-moi, ce sont des avions qu’on va faire voler au maximum.

Propos recueillis par FXG

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 08:32

Malavoi s’offre un orchestre symphonique pour ses 40 ansmalavoi_8042.jpg

« C’est un son qu’on découvre ! » Tony Chasseur est comme un poisson dans l’eau au milieu des violons de l’orchestre. Dans la salle de répétition, le chanteur martiniquais est tantôt au premier rang, près de Mathias Pizzaro, l’arrangeur et chef d’orchestre chilien, tantôt au fond où il donne en claquant des mains la cadence aux cuivres. Pour ses quarante ans d’existence, Malavoi, le groupe fondé par Paulo Rosine, jouera accompagné de ’orchestre symphonique d’Anne Gravoin : anne-gravoin_8161.jpgune quarantaine de musiciens classiques dont 22 violons, 2 contrebasses, deux violoncelles, des bois, des cuivres et une harpe. Pizzaro a mis deux mois pour sortir ses partitions. Elles ne sont prêtes que depuis la veille de la première répétition, lundi 26 novembre, dans un ancien cinéma d’Alfortville converti en studio. « On n’a rien changé, promet Mathias Pizzaro. Ils vont jouer comme ils jouent d’habitude ! » L’orchestre travaille ses partitions sur des CD. Syracuse, Case a Lucie, Apartheid… La ligne mélodique de Paulo Rosine est respectée, l’orchestre lui donne de l’ampleur. C’est après le concert de Malavoi au mois de mai dernier à l’Atrium de Fort-de-France que l’idée de ce mariage entre musique classique et antillaise est venu. Deux producteurs, François Pinard de Los Productions (Kassav) et Eric Basset (Aztec Musiques) l’ont voulu. Ce dernier connaît depuis 1986 le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, et son épouse Anne Gravoin. Par ailleurs Anne Gravoin  est connue dans le milieu musical antillais. « Je joue beaucoup avec des zoukmen depuis plus de 20 ans. » Elle a fait le Zénith 1996 avec Kassav, joué avec ses violonistes dans l’album de Tony Chasseur Lanmou é lamitié, avec Mario Canonge ou Ralph Tamar… « Quand, explique Anne Gravoin, Eric Basset m’a proposé Malavoi avec qui je n’avais jamais joué, j’ai été ravie car l’orchestre symphonique se prête à eux parfaitement bien. » anne-gravoin-tony-chasseur-eric-basset-_8272.jpg« J’avais pensé, témoigne Eric Basset, à l’orchestre symphonique d’Île de France mais quand j’ai appelé, on m’a répondu : Olala… » Premier violon, Anne gravoin a réuni certains des musiciens avec qui elle joue déjà, pour l’Opéra en plein air, ou encore Johnny Halliday. « Mes musiciens sont curieux même si certains ne connaissaient pas Malavoi. On a une chance inouie de pouvoir jouer ça ! ». Et si elle a confié l’orchestration Pizzaro c’est que lui non plus n’est pas inconnu. Kassav et Canonge ont eu aussi recours à ses talents…

Denis Dantin (le batteur et seul survivant des premiers Malavoi de 1972 !), l’autre ancien, le bassiste Jean-Marc, le percu Bernard Nicole, la violoncelliste Capucine Laudarin, les trois violonnistes dont Jean-Christophe Germain et Yoan Jean-Alexis, le pianiste José Privat et les chanteurs Ralph Tamar et Pipo Gertrude ne débarquent à Paris que le 28. Ils n’auront qu’une séance de répétition ensemble, l’avant-veille du concert. Budget annoncé 130 000 €. Six mois pour finaliser. La jauge prévue de 2000 places au Zénith de Paris est d’ores et déjà remplie. Les deux coproducteurs ont prévu une captation audio et visuelle. A la fin de cette première rencontre avec l’orchestre d’Anne Gravoin, Tony Chasseur parodiant Lilian Thuram, compte les jours d’ici la vraie répétition et le concert. Il ajoute goguenard : « Quand ce sera passé, ce sera des souvenirs et de l’argent ! »

FXG (agence de presse GHM)

Photos : RDG


24 morceaux pendant trois heures

Ralph Tamar devrait ouvrir le premier set avec Gram é Gram, puis ce serait Pipo Gertrude avec Sport national et Roro Marrott avec Tony Chasseur. A la fin de cette première partie, Marie-Josée Alie devrait chanter Caressé mwen. Lauriane Zacharie devrait interpréter trois titres dont La Sirène. Un timbre de voix lefélien, chuchote-t-on. Claudine Pénont et Ralph Tamar chanteront Fayalobi. Les autres titres sont interprétés distinctement Tamar, Chasseur et Gertrude. C’est la deuxième fois depuis l’Atrium de mai que les trois chanteurs de Malavoi seront réunis sur une même scène !

Peu avant la fin, l’orchestre devrait cesser de jouer pour laisser Malavoi enflammer son public en enchaînant La filo, Bona, Amélia, Sidonie, dans un medley libéré avec Pipo lâché sur son micro !


ITW Tony Chasseur

tony-chasseur_8472.jpg« Paulo sera avec nous »

Etes-vous impressionné par tous ces violonistes ?

« J’ai eu une expérience avec un philarmonique de 80 musiciens mais malgré tout, c’est toujours impressionnant. On n’est pas si familiarisé… eux non plus d’ailleurs. Il faut que chacun  soit sur ses gardes et bien concentré.

Comment avez-vous trouvé les arrangements écrits par Mathias Pizzaro ?

On est déjà séduit. Contents aussi qu’il ait suivi ce que je lui ai demandé. La musique de Malavoi est bien identifiée par les arrangements de Paulo Rosine et il a respecté ses lignes mélodiques et il les a magnifiés par cet enrobage de cordes, de cuivre, de bois et de hanches. C’est proprement somptueux.

Vous avec Tony Chasseur et Ralph Tamar dans Malavoi, c’est presqu’une première ?

On ne s’est jamais quitté, jamais perdu de vue ; j’ai fait un album avec Ralph Tamar ou joué  avec Pipo assez régulièrement lors de prestations… On a eu juste à féfinir qui fera quoi puisqu’on chante le même répertoire. Mon travail a aussi été d’organiser cela.

Lauriane Zacharie invitée, pourquoi  elle ?

Une voix à faire découvrir. Tous ceux qui ont, entendu Lauriane pour ce qu’elle vient faire dans Malavoi sont bouleversés dès la première note. Elle a une fonction très précise dans le répertoire et les gens y seront très sensibles…

Comment avez-vous élaboré la play-list ?

Nous avons rassemblés et, c’est du boulot, tout ce qui a fait l’identité de Malavoi pendant quarante ans. Paulo Rosine et Mano Césaire voulait faire savoir que la musique martiniquaise, dont on parlait surtout comme venant des mornes et des campagnes, était une musique citadine. Ils ont créé cette démarche autour du violon aux Terres-Sainville, mais à partir de cette musique rurale. L’identité de Malavoi, c’est la revalorisation de la tradition. C’est du traditionnel revalorisé.

Paulo Rosine vous a quitté en 1993 ; cet orchestre symphonique, il en avait rêvé…

Nous prouvons que, finalement, la mort ne gagne pas ! Paulo sera avec nous. Sa musique est la preuve qu’il existe toujours.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

Partager cet article

Repost0
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 07:45

Le Bottin gourmand 2013 s’ouvre à l’Outre-mer

bottin-gourmand_6660.jpgPrésenté au Plazza Athénée, au Ministère de l'agriculture et au restaurant Chamarre de Montmartre(tenu par le chef mauricien Antoine Heerah),le Bottin gourmand 2013, deuxième guide gastronomique français, présente une sélection de 3000 adresses dont 2200 restaurants et 800 artisans et producteurs du terroir de toutes les régions françaises.

60 établissements représentent l'Outre-mer. Ils ont été sélectionnés par Christian Bidonot du guide Top Outre-mer.

Le Bottin gourmand est le seul guide gastronomique français à ouvrir ses pages à l'Outre-mer avec 60 adresses sur une quinzaine de pages. Le nombre de restaurants est passé de 15 à 30 par rapport à l’an passé ; des produits du terroir ont été rajoutés (30) ; une carte des outre-mer figure et Jean-Charles Bredas (Martinique) est présenté parmi les meilleurs chefs français !

Partager cet article

Repost0
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 07:44

stand-mq.jpgLa Martinique n’affiche pas sa meilleure image au salon Equip’Hôtel

Les visiteurs d’Equip’Hôtel (du 16 au 20 novembre dernier à la porte de Versailles, Paris) avaient pourtant salué la qualité des animations du stand de la chambre de commerce et d’industrie de la Martinique dans ce très important salon professionnel. Et pourtant… C’est sans vergogne que, dès 17 heures alors que le salon fermait à 19 heures, le stand martiniquais était déserté quand bien même le foule était moindre. Et l’on s’étonne de la baisse des chiffres de fréquentation touristique… Mais où est la mobilisation générale ?!CCI-Mq-stand-equip-hotel.jpg

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 06:39

Taubira a reçu les maires de GuyaneTaubira-et-maires-de-Guyane.jpg

Christiane Taubira a tenu, jeudi, à recevoir les maires de Guyane au ministère de la Justice. Pour Fabienne Mathurin-Brouard, maire de la commune de Saint-Georges-de-l'Oyapock, il s’agissait de « lui apporter soutien ». Celui de Rémire-Montjoly, Jean Ganty était « ravi d’être reçu ». Il a qualifié de « moment important » cette rencontre puisqu’il n’avait pas vu Christiane Taubira depuis sa nomination comme Garde des Sceaux.

Le président de l'association des maires de Guyane, Jean-Pierre-Théordore Roumillac, espérait quant à lui « transmettre un peu de chaleur de Guyane ».

Cette année, en raison de ses fonctions, Christiane Taubira n’a pu se rendre au congrès des maires. Elle tenait absolument à recevoir les maires « tant pour la dimension affective que pour la dimension institutionnelle », a-t-elle indiqué.

(Photo : DM)

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 07:19

Philippe Makaïa et son sextet au théâtre de Ménilmontant

L-homme-de-Cocoyer-Philippe-Makaia---Alfred-JOCKSAN.jpgLe tambourinaire de Cocoyer à Morne à L’eau, Philippe Makaïa, a donné un concert mémorable au théâtre de Ménilmontant à Paris,  jeudi soir, devant un public de connaisseur et conquis.

Après son concert du mois dernier aux puces de Saint-Ouen, le remarquable tambouyé Philippe Makaïa avait donné rendez vous à ses aficionados  dans l’Est de la capitale pour une soirée de présentation de son nouveau groupe, le Makaïa sextet band. Le Mornalien est accompagné à la guitare du Guadeloupéen Thierry  Téplier  dit Krazée, du New yorkais, Harry Crokett à la batterie, du Martiniquais Pierre Chabrel au trombone, de la Jurassienne Claire Gillet à la contrebasse et d’un autre jeune de New York multi instrumentiste (trompette, flute et guitare), Josiah Woodson. Enfin, Makazïa avait invité le frappeur de peau, Jony Lerond dit Somnanbil.

Les-musiciens-en-scene-au-theatre-de-Menilmonant---Alfred.jpgPhilippe Makaïa est un homme qui reste  fidèle à la tradition ancestrale. Sa musique fait une grande place aux anciens tels Carnot, Vélo, Loyson ou Konkett. « Ils sont à la base de ma musique. Ils ont été là avant moi », lâche le maitre ka. Ces hommes, il les a côtoyés dans sa jeunesse et a eu l’occasion de partager leur scène. «  Il y a sept ans mon style était purement dans la tradition, maintenant, j’essaie de faire une musique évolutive. »

Celui qui frappe sur sa propre marque de tambour qu’il souhaite commercialiser possède un incroyable sens du rythme et de l’improvisation. Assis sur le ka, ses doigts caressent la peau d’un geste sûr et maîtrisé délivrant une gracieuse mélodie. Sa voix posée donne le frisson. Il berce les spectateurs à leur faire oublier le quotidien. C’est le fruit de son expérience acquise en parcourant le monde avec les plus grands de la scène mondiale. Philippe-Makaia-le-tambouye-guadeloupeen---Alfred-Jocksa.jpgMakaïa s’est illustré aux cotés de Lyz Mac Comb pour le gospel, du grand saxophoniste Pharoah Sanders, David Murray, Cheick Tidiane Seck, Chris Henderson et les incontestable maîtres de la musique africaine, cubaine, chilienne et bien d’autres… A l’image du saxophoniste guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart, il développe une nouvelle conception du jazz-ka. « Je veux faire une musique que tout le monde apprécie, une mélodie qui reste dans la tête », dit il en souriant. Son nouvel album Ka évolution est en gestation ; il sera mixé à Londres et sera dans les bacs au printemps.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 06:46

Une 3e Victoire de la beauté pour Activilong

Victoire-de-la-beaute.jpgC’est dans le cadre somptueux du Théatre de Paris, entouré de Sandrine Quétier et de Willy Mansion que Jean-Claude Cheffre co-fondateur des Laboratoires MAI a reçu son trophée.  « Nous sommes sensibles au fait que des femmes ayant testé un produit totalement anonyme, donc sans aucune influence de type marketing, l’ont choisi pour ses qualités intrinsèques. Elles ont pu réellement se rendre compte en toute objectivité de l’efficacité de notre Fantastic Oil. » Le labo MAI élabore depuis 1983 des produits concentrés en actifs naturels répondant aux attentes spécifiques des chevelures frisées.

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 06:34

L’agriculture tropicale et les nouvelles normes phytosanitaire

Les principaux responsables de l’agriculture des DOM se sont réunis en séminaires, jeudi dernier à Paris, pour trouver des voies de survie après la fin de l’homologation des produits phytosanitaires.

Dural-mauranyapin-bertome-Dambas-dami-dambreville.jpg« On est dans le creux de la vague et on ne voudrait pas s’y noyer. » La formule est du directeur de l’institut technique tropical (IT2), David Dural, à l’issue d’un séminaire organisé jeudi avec le ministère de l’Outre-mer et les principales filières agricoles des cinq départements d’Outre-mer. Les agriculteurs craignent pour leurs cultures en milieu tropical avec la fin des homologations de produits phytosanitaires par l’Europe, et alors que les nouvelles molécules et matières actives ne seront pas au bout de leurs parcours d’homologation avant 2014 ou 2015 pour les plus abouties. Tinos Dambas, président de l’IT2, Dani Salim, président de la chambre d’agriculture de Mayotte, Guillaume Insa et Alain Dambreville de l’ARMEFLHOR 974, Jean-Paul Mauranayapin du Centre technique de la canne à sucre de Guadeloupe et encore Louis-Daniel Bertome, président de la chambre d’agriculture de la Martinique craignent à l’unisson une chute drastique des productions agricoles locales, notamment vivrières, du fait de cette mutation phytosanitaire. Ils n’en sont pas tant à réclamer des dérogations pour prolonger encore la durée d’utilisation de produits ayant perdu leur homologation – « Nous sommes déjà dans le dérogatoire », témoigne M. Mauranyapin -, ils veulent sauver les petites productions, et au-delà des hommes, certaines variétés largement menacées comme celles des ignames endogènes des Antilles, celles des agrumes ou des dachines… Le rendement des ananas a été divisé par deux et les recherches sur les nouvelles variétés résistantes ne sont pas terminées…

S’ouvrir aux recherches australiennes, brésiliennes, sud-africaines

« Si on veut traiter le champignon qui attaque la christophine, explique David Dural, quelle firme va accepter de développer une recherche qui coûte au bas mot 100 millions d’euros pour un tout petit marché ? Quelles que soient les cultures, seuls 20 % des produits usités sont satisfaisants en milieu tropical contre un ratio de 80 % en milieu tempéré. Et sur ces 20 % deux tiers sont peu pourvus (un seul produit ne permet pas l’alternance) ou de faible efficacité. » « A Mayotte, regrette M. Salim, les décisions européennes peuvent engendrer la disparition de toute la production bananière avec la cercosporiose noire ». A la Réunion et aux Antilles, c’est la fin programmée de l’Azulox, herbicide des champs de cannes, qui inquiète. Tino Dambas crie à l’urgence : « Il protéger nos productions en fermant nos marchés aux produits cultivés avec des produits non homologués », mais aussi en ouvrant aux Domiens le fruit des recherches et développements effectués en Australie, au Brésil, en Afrique du sud où les problématique de culture tropicale sont partagées. Ce séminaire signe la marque d’une volonté d’union inter domienne au niveau européen, mais également inter filières pour être audible auprès des pouvoirs publics et des firmes capables de développer des produits adéquats. L’interaction, voilà l’enjeu nouveau que se sont donnés les agriculteurs français en milieu tropical. Ce séminaire voulait en marquer le premier pas.

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 06:28

Greg Germain président du jury du FIFO

Le comédien guadeloupéen, Greg Germain, directeur du Théâtre des outre-mer en Avignon, président de l’éphémère agence de promotion des cultures d’outre-mer (qui doit être remplacée par la Cité des outre-mer) et producteur audiovisuel (société Axe sud), a été nommé président du jury du festival international du film océanien qui se déroule à Papeete début 2013.

FXG

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 06:27

Les premières audiences de France Ô

Si France Télévisions n’a pas débloqué les crédits suffisants pour que soient mesurés régulièrement les audiences de la chaîne France Ô, Claude Esclatine, son directeur général, a confié à France-Antilles qu’une filiale de Médiamétrie avait procédé en 2012 à des mesures ponctuelles. Les premiers résultats acquis donnent des audiences estimés à 0.7 ou 0.8 % sur certains segments horaires avec des pointes à 2 %. Ces pics concernent essentiellement des programmes de cinéma ou de Télénovelas selon M. Esclatine.

FXG

Partager cet article

Repost0

Articles Récents