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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 16:29

Lebranchu reçoit des fonctionnaires réunionnais désireux de rentrer au pays

Bareigts-collectif-fonctionnaires--fxg-.jpgFreddy Tayo, Jean-Christophe Julie, Ruddy Damo, Fabrice Dauchet et Idriss Rangassamy sont tous membre d’un collectif ni syndiqué, ni politisé qui réunit le groupe GPX 974 et celui dit « les fonctionnaires ultramarins ». Ils ont été accompagnés, hier à Paris, par la députée PS Erica Bareigts chez la ministre de la Décentralisation, la Réforme de l’Etat et la Fonction publique, Marylise Lebranchu, pour discuter de la problématique des mutations au pays des fonctionnaires originaires d’outre-mer. « On a eu une attention très vive et très intéressée de la ministre, car d’un point de vue d’élue, elle a, elle aussi, été confrontée à cette question dans d’autres régions de France où des situations inéquitables sont là aussi constatées », a témoigné à la sortie de l’entretien Mme Bareigts. Ce rendez-vous intervient après un précédent entre le collectif et la nouvelle déléguée interministérielle pour l’égalité des chances de Français d’Outre-mer, Sophie Elizéon, et se situe en amont de l’ouverture des négociations sur le sujet de la mobilité dans la fonction publique d’Etat avec tous les syndicats nationaux prévue au mois de décembre. « Nous allons profiter de ce temps de négociation, a indiqué la députée, pour porter la problématique bien spécifique des fonctionnaires réunionnais. » L’enjeu est de modifier les règles de mutation. Les fonctionnaires veulent de la transparence dans les dossiers et, qu’à l’ancienneté administrative des intéressés, s’ajoute l’ancienneté de la demande. Il s’agit aussi d’obtenir que la notion d’intérêts matériels et moraux entrent en jeu et qu’une harmonisation soit opérée dans les bonifications de points (1000 points sont nécessaires pour prétendre à la mutation). Le précédent gouvernement, à la suite des mesures prises au conseil interministériel de l’Outre-mer, avait sorti une circulaire sensée favoriser ces mouvements de fonctionnaires ultramarins de l’Hexagone vers les territoires. « Nous avons interrogé la ministre sur ce point, précise encore Mme Bareigts, et force est de constater qu’elle n’a pu nous donner d’éléments de retour sur cette circulaire. » en attendant un éventuel bilan, le Collectif est décidé à obtenir à que le système des mutations vers les DOM soit revu en favorisant les Ultramarins.

FXG (agence de presse GHM)


Idriss Rangassamy témoigne de la situation au ministère de l’Intérieur

Idriss-Rangassamy.jpg« Le ministère prend en compte l’ancienneté administrative du fonctionnaire, pas celle de sa demande. Ca entraîne beaucoup de problèmes au niveau familial, moral, voire des drames… Sur 1600 demandes de mutation au ministère de l’Intérieur, selon des sources syndicales, 800 émanent de Réunionnais. Seuls 39 ont été mutés à la Réunion. Sur ce chiffre, sont prises en compte les mutations dérogatoires, les mutations ponctuelles via les syndicats et les politiques, les mutations à caractère social, les rapprochements d’époux. Et pour les mutations normales, dites ordinaires, un seul Réunionnais su 13 a obtenu satisfaction. »

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 09:21

 

Christian Estrosi : « Ce n’est pas une cause perdue »

Depuis plusieurs jours, Christian Estrosi fait le tour des plateaux télé pour exprimer son incompréhension et son soutien pour François Fillon. Mais depuis hier après-midi et ces nouveaux rebondissements autour de cette élection mouvementée à l’UMP, l’ancien secrétaire d’EtatEstrosi-4.jpg à l’Outre-mer se mue en défenseur des territoires ultra-marins. Le maire de Nice appelle également Alain Juppé à la rescousse. Avant de nouvelles élections ?

Avez-vous le sentiment que les Outre-mer, au travers cette élection litigieuse et de ces derniers rebondissements (1304 voix en provenance de Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Wallis et Futuna auraient été oubliées), ont été bafoués ?

Je suis très malheureux de voir ma formation politique refuser de prendre en compte dans l'addition finale les voix de mes compatriotes du Pacifique et de l'océan Indien. C'est un très mauvais message envoyé à tous les Outre-mer et à tous nos compatriotes. Y compris à ceux qui n'adhèrent pas aux idées de l'UMP. L'UMP est censée, en tant que premier parti politique français, défendre les valeurs de la République au delà des positionnements et de l'idéologie. Mettre à l'écart 1304 voix provenant de nos Outre-mer, c'est dire à tous nos Outre-mer que l'on a moins de considération pour ce qu'il se passe à 25 000 km de Paris qu'en métropole.

Pour moi qui suis un ancien ministre de l’Outre-mer, si attaché affectivement à tous nos territoires sur tous les océans, je dis que l'on ne peut pas faire ça. Il en va de l'honneur de notre parti politique.

Vous espérez donc que l'ensemble des Outre-mer se mobilise derrière vous, même les soutiens de Jean-François Copé ? Ou bien est-ce une cause perdue d'avance ?

Je ne me résoudrai jamais à ça. Ce n'est pas une cause perdue.

Mais Pierre Frogier, le sénateur de Nouvelle-Calédonie, soutien par ailleurs de Jean-François Copé, vient de déclarer qu'il fallait passer à autre chose...

Mais je demande aux militants de Nouvelle-Calédonie comment est-ce qu'ils peuvent apprécier qu'un de leurs grands élus, qui est mon ami, puisse dire : peu importe que mes militants se soient prononcés, il n'y a qu'à les oublier, les laisser de côté, et que ce n'est qu'une affaire parisienne. Ça veut dire que la prochaine fois, ils n'iront même plus voter. Alors que la Nouvelle-Calédonie a été si malmenée, je ne comprends pas qu’il puisse avoir une telle position. Il doit y avoir une instrumentalisation quelque part.

« Une nouvelle élection ? Ça me semble être la sagesse »

Espérez-vous qu’Alain Juppé prenne les rênes de l’UMP ? Définitivement ?

Ça sera à lui de juger. Nous demandons à Alain Juppé de présider cet intérim. Puis de faire un audit et de juger avec une commission de sages s’il faut aller vers une nouvelle élection, réformer des statuts. Ces statuts ont montré que l’on n’arrive pas à une organisation totalement transparente. C’est mon sentiment. Je pense que nous prendrions plusieurs semaines, plusieurs mois pour nous reconcentrer sur l’essentiel de notre tâche.

 

Avant d’organiser une nouvelle élection d’ici quelques mois ?

Ça me semble être la sagesse.

Tous les titres de presse évoquent une guerre à l’UMP. Partagez-vous ce point de vue ?

Ce mot est inapplicable à l’UMP. Surtout lorsqu’on voit ce qu’il se passe sur la Bande de Gaza… Nous venons de mener une campagne extrêmement solidaire lors de la présidentielle au côté de Nicolas Sarkozy, puis aux législatives. Comment, alors que nous étions si unis il y a quelques semaines, pourrait-on parler ce matin de guerre ? Ça ne tourne qu’autour de quelques personnalités. On demande simplement le respect de l’expression de tous nos militants, rien d’autre.

Mais vous pouvez admettre que l’image que dégage l’UMP est ridicule ?

Il n’y a eu que des résultats partiels qui ont été déclarés lundi soir puisqu’ils ne prenaient pas en compte trois territoires et départements d’Outre-mer. Nous demandons donc la proclamation des résultats définitifs. Ni plus, ni moins.

Si tout paraît si simple, pourquoi est-ce que ça n’a pas encore eu lieu ?

Vous n’avez qu’à interroger le président de la COCOE.

Propos recueillis par Romain Schué (Agence de presse GHM)

Photo d'archives


Et sil quittait l’UMP ?

 

En coulisses, Christian Estrosi fait passer un message clair. Il serait prêt à quitter l'UMP si Jean-François Copé continuait de s'accrocher à ce poste de président du premier parti politique français. Alors que François Fillon vient d'annoncer qu'il se retirait, lui, de la course à la présidence, son ancien ministre, qui apparait révolté par les dernières déclarations de Jean-François Copé pourrait même diriger sa ville de Nice sans étiquette politique. Coup de bluff ? Stratégie de communication ? Coup de pression sur l'adversaire ? On imagine bien mal l'un des ténors du parti quitter l'opposition avant les municipales de 2014.

R.S.

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 08:44

Prix pour la préservation des récifs et écosystèmes

La Martinique récompensée pour le projet de la Baie de Génipa

Congres-des-maires-journee-outre-mer-photo-Alfred-Jocksan-.jpgPour la deuxième année consécutive, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – a remis ses palmes pour récompenser les actions et politiques exemplaires mises en œuvre pour la préservation et la protection des récifs coralliens et écosystèmes associés (herbiers et mangroves). La cérémonie s’est déroulée au ministère des Outre-mer lundi soir, en présence de victorin Lurel et de Delphine Batho, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.

Conseiller régional de Martinique, Daniel Chomet a reçu la palme dans la catégorie « protection, valorisation, restauration » pour le projet de création de la réserve naturelle de la Baie de Génipa, débuté en 2007 et en voie de finalisation. « Il est d’autant plus important qu’elle est à côté de la baie de Fort-de-France, l’une des plus polluées des Antilles », souligne Aurélie Bocquet de l’Union mondiale pour la nature (UICN France). En l’absence de l’intéressé, c’est Daniel Bonte, président de l’association des maires de Martinique, qui a réceptionné le trophée.

La seconde palme, dans la catégorie « éducation, sensibilisation », a été remise à Abdourahmane Soilihi, maire de Mamoudzou, à Mayotte, pour son programme « connaître la mangrove pour mieux la protéger ensemble ». Il sensibilise les élèves de primaire lors des cours et des chantiers de replantation en compagnie des parents.  

Un chèque l’année prochaine

Remise-des-prix-aux-laureats-du-concours-d-IFRECOR---Alfre.jpgSeules huit dossiers ont été présentés au concours cette année. La Réunion avait trois dossiers candidats. Le premier, pour la création de la réserve nationale naturelle marine, le deuxième, présenté par la commune de Saint-Paul, pour un programme d’éco-volontariat au service du suivi de l’état de santé des récifs coralliens, le troisième, pour celle de Sainte-Rose, pour la création de la réserve de pêche. Mayotte avait un second candidat avec une opération de sensibilisation à la protection des dugongs et tortues marines. En Guadeloupe, la commune de Sainte-Rose était candidate pour un projet de transplantation expérimentale d’un herbier marin. Enfin, Wallis-et-Futuna l’était pour la réalisation d’un sentier de découverte de la mangrove. La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint Martin et Saint Barthélémy n’avaient quant à elles pas présenté de candidats.

Il faut dire que seuls un trophée et une certaine reconnaissance sont à gagner, même s’ils peuvent être un levier pour obtenir des financements. Mais l’UICN envisage de remettre un chèque pour la prochaine édition afin de motiver les candidatures.

DM, agence de presse GHM

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 08:03

L'élection de Copé remise en cause par l'omission de l'outre-mer

« Merde, on a oublié les colonies ! » C'est un twitt rigolo mais qui montre qu'à l'UMP le vote des militants français d'Outre-mer ne compte pas pour grand chose puisque trois fédérations UMP d'outre-mer, Mayotte, Wallis-et-Futuna et Nouvelle-Calédonie, n'ont pas été décomptées dans le vote du président de l'UMP. A en croire les soutiens de l’ancien premier ministre, François Fillon aurait désormais 26 voix d’avance sur Jean-François Copé. 

Dans une salle de l'Assemblée nationale, mercredi 21 novembre, Eric Ciotti, directeur de campagne de M. Fillon, a rappelé le total des voix proclamé lundi soir par le sénateur Patrice Gélard, président de la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE), donnant la victoire et un avantage de 98 voix à Jean-François Copé. Mais, a objecté Eric Ciotti, « 1 304 militants ont été privés de leurs choix... » En Nouvelle-Calédonie, Copé a obtenu 535 voix et Fillon 643. A Wallis, Copé fait 14 et Fillon 3. Et à Mayotte, Copé fait 41 et Fillon 68. « Leur réintégration conduit donc à 88 004 pour François Fillon, et Jean-François Copé à 87 978 », a poursuivi Eric Ciotti. Selon ce dernier, « Le président Gélard a lui-même reconnu cette erreur lors d'un échange téléphonique avec François Fillon en fin de matinée ». Pourtant Patrice Gélard a fait savoir que « la COCOE ne peut plus revenir sur les résultats ». Dorénavant toute contestation doit être adressée à la commission des recours.

Pro Fillon et anti Copé, Patrick Karam, ancien délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer s'est empressé de réagir : « Les militants UMP de ces territoires et départements d'outre-mer sont à jour de leurscotisations. Le vote qu'ils ont opérés auprès de leur fédération a été validé localement et transmis à la COCOE. En refusant de les prendre en compte, Jean-François Copé montre son plus grand mépris pour nos compatriotes d'outre-mer (...) Aurait-il osé agir de même s'il s'était agi d'un département métropolitain ? La réponse est manifestement non. M. Copé doit respecter les règles de son parti, il doit aussi et surtout respecter l'égalité de vote entre tous les Français... » 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 07:20

Maryse Condé, Dominique Deblaine et Ibis rouge lauréats du Fetkann'Laureate-Fetkann-Guigneraye-Pentoscrope-Deblaine-KBo.jpgMercredi 21 novembre au matin, au café de Flore à Paris, s’est déroulée la remise des 9e prix Fetkann, mémoire des pays du Sud, mémoire de l’humanité. Autour de l’équipe de José Pentoscrope, président du CIFORDOM, organisateur de ce prix, peu d’auteurs étaient présents à l’exception de la lauréate du prix poésie qui revient à la Guadeloupéenne Dominique Deblaine (photo ci-dessus). Native de Basse-Terre (au 21 rue Léonard, près de la rivière aux herbes), la lauréate enseigne la littérature antillaise à l’université de Bordeaux. L’ouvrage récompensé, Paroles d’une île vagabonde(éditions Riveneuve, 2011) est un récit poétique.

Pentoscrope-Guigneraye-KBo-Mariann-Matheus-Sylvie-anne-Cond.jpgSaluée par le prix Mémoire, Maryse Condé pour La vie sans fard (Jean-Claude Lattès, 2012), était représentée par sa fille, Sylvie Anne Condé (à droite sur la photo ci-contre). Chargé de présenter l’ouvrage primé, Stéphane Pocrain, porte-parole du prix Fetkann, a salué un livre « capable de réconcilier ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas Maryse Condé ». Soulignant son « sens du récit » et la « force tellurique de son écriture ». « L’auteur, a-t-il conclu, se raconte de manière audacieuse en retournant contre elle-même le scalpel de l’écriture. »

Esclatine-prix-recherche.jpgLe prix Recherche, remis par le directeur général de France Ô et du réseau Outre-mer 1ère, Claude Esclatine, est venu récompenser un ouvrage collectif publié par l’éditeur guyanais Ibis rouge (2012) : Guyane, histoire & mémoire. Une trentaine d’historiens (Egle Barone-Visigalli, Tristan Bellardie, Anne-Marie Bruleaux, Nathalie Cazelles, Fabrice Cassagrande, Frédéric Charlin, Lydie Ho Fong Choy-Choucoutou, Gérard Collomb, Pascale Cornuel, António de Almeida Mendes, Eugène Epailly, Eric Gassies, Elsa Geneste, Philippe Guyot, François Hubert, Dennis Lamaison, Yannick Le Roux, Catherine Losier, Jean Moomou, Caroline Oudin-Bastide, Marie Polderman, Jean-Yves Puyo, Marcilene Silva Da Costa, Margaret Tanger, Erika Thomas, Martijn van den Bel, Régis Verwimp) Fetkann-prix-recherche-Ibis-rouge.jpgprésentent dans cet ouvrage un éclairage nouveau et varié sur la Guyane au temps de l’esclavage et s’interrogent sur des problématiques telles la traite, le statut et la police des esclaves. Cet ouvrage a pour ambition d'offrir des clés pour aborder un période historique complexe et tente d’élargir des champs peu explorés de la recherche scientifique.

Olivier-Cataye-principal-college-jury-jeunesse.jpgLe prix jeunesse, choisi par un jury d’adolescents (des collèges Blaise-Pascal de Massy et Gustave-Courbet de Romainville - dont le principal Olivier Catayé est en photo ci-contre), a été dévolu à l’ouvrage de Sarah Cohen Scalli, Max (Gallimard jeunesse, 2012). L’histoire terrible de l’Allemagne nazie vue à travers les yeux de Max, un enfant né dans un lebensborn, c’est-à-dire fruit d’un projet eugéniste destiné à créer une race parfaite selon l’idéologie hitlérienne…

fetkann_7212.jpgUne mention spéciale dans la catégorie Recherche a été attribuée à l’ouvrage de Richard Dowden, Africa, Etats usés, miracles ordinaires(Névicata, Bruxelles 2012).

Pour la première fois, un trophée a été créé pour accompagner ces prix. Ils sont l’œuvre du sculpteur guadeloupéen, Jean-Claude Cabo dit K-Bo.

FXG (agence de presse GHM)

Photos : RDG

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 06:11

Lurel à Sarcelles se rappelle à ses compatriotes habissois

Georges-Clery-et-Victorin-Lurel---Alfred-Jocksan.jpgSamedi, à Sarcelles (95), le maire de Vieux-Habitants, Georges Cléry, Aline Carel et Ornélien Gombauld (membres de son conseil municipal) ont invité le ministre Victorin Lurel, ancien maire de la commune, à venir avec eux à la rencontre des Habissois de Sarcelles.

Il était content, le ministre des Outre mer ! Content de retrouver ses amis politiques du pays pour leur expliquer sa politique et son travail de ministre. Il leur a tenu le crachoir pendant plus d’une heure, heureux d’être présent pour une action de pédagogie, notamment autour de sa loi sur la vie chère : « C’est l’expérience guadeloupéenne qui a été traduite dans cette loi… ». Tellement content Toto, qu’il est allé jusqu’à rendre hommage à Elie Domota : « Les revendications du LKP étaient et restent fondamentalement justes ! » C’est à ce genre de phrase qu’on voit qu’il est bien réconcilié avec Eric Jalton !

Lurel-salue-la-foule---Alfred-Jocksan.jpgVictorin Lurel a aussi tenu à faire savoir qu’il avait demandé à George Pau-Langevin et Christiane Taubira, ses deux collègues ministres, de ne pas le laisser seul « devant le piano » pour faire avancer les causes ultramarines. « La politique conduite par François Hollande, même si elle est difficile, même si elle est combattue, même si elle est incomprise, est nécessaire » a-t-il ardemment plaidé avant de reconnaître qu’il fallait « la conduire avec plus de pédagogie »…

Le ministre des Outre-mer qui se plait à être devant les siens, a demandé aux Guadeloupéens de l’Hexagone de s’engager de la vie économique. « Je crois en la volonté commune, au volontarisme. Si nous sommes tous mobilisés, nous réussirons », lance-t-il  à la salle. « Nou enmé femm, nou enmé gwo 4x4, ti ni lagen en péi là… » Ce qui déclenche un tonnerre d’applaudissements. Le ministre se fait plus intime : «  Avant je n’allais jamais à la mer. Maintenant, quand que je mets le pieds au pays, je vais sur la plage à Rocroy et je plonge ! »

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Georges Cléry et son conseil municipal à Sarcelles

le-maire-a-l-ecoute-des-Habissois-d-IDF---Alfred-Jocksan.jpgGeorges Cléry, qui a vécu à Sarcelles dans sa jeunesse, profite de chaque édition du salon des maires de France pour rassembler  ses compatriotes migrants pour une réunion d’information. Il a pris le temps d’expliquer sa politique aux Habissois de Sarcelles : l’aménagement de la plage du bourg (Simaho) et du littoral de Marigot, l’agrandissement de la mairie, la création de la déchetterie, le programme de logements pour ceux qui souhaitent revenir après leur migration économique dans l’Hexagone, le projet de création d’un mini centre commercial et d’activité nautique… Pour le Nwel Kakado (18 ans d’existence), une délégation sera présente sur le marché de noël de la ville de Sarcelles les 22 et 23 décembre avec tous les produits de la Grivelière.

Les échanges ont été riches et passionnants. Chaque visiteur est reparti avec le journal de la municipalité, « Flash Info, pays de la mémoire, terre des Vallées » , heureux d’avoir rencontré son maire.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 06:10

La loi contre la vie chère est promulguée

Au Journal officiel du 21 novembre, on apprend que la veille, François Hollande a promulgué la loi de régulation économique des Outre-mer, dite loi contre la vie chère. Annoncée par une communication du ministre des Outre-mer Victorin Lurel en conseil des ministres le 25 juillet dernier, la loi a été adoptée en moins de 4 mois selon la procédure accélérée. David Lebon, secrétaire national aux Outre-mers au Parti socialiste a salué « le geste fort adressé par le Président de la République aux ultramarins » et le « consensus qui a prévalu pendant tout l’examen du texte ». Promesse du candidat Hollande pour lutter contre la vie chère en outre-mer, cette loi propose des outils contre les situations de monopole avec le renfort de l’Autorité de la concurrence qui voit son rôle et ses prérogatives accrues. Après la hausse des crédits de la mission Outre-mer, le maintien de la défiscalisation, la suppression de l’obligation qui pesait sur les collectivités territoriales d’outre-mer de financer au moins 20% des projets dont elles avaient la maîtrise d’ouvrage, et l’intervention du président de la République à la journée Outre-mer du congrès des maires, le PS se félicite « de ces messages d’apaisement, d’intérêt et de respect mutuel adressé par le Président à nos concitoyens d’Outre-mer ». La loi contre la vie chère est la 4e loi adoptée depuis le début de cette nouvelle législature. Reste à en peser les effets dans la vie quotidienne des consommateurs des territoires d’outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:39

 

« L’invention du sauvage » au Jardin d’Acclimatation 

Au musée des Enfants, Bois de Boulogne, Paris 16e, jusqu’ au 6 janvier 2013, tous les jours de 10 à 18 heures.

Affiche-invention-du-sauvage.jpg« C’est fou ce que je m’acclimate au jardin d’acclimatation/On y conserve les primates en bon état de conservation… » chantait Jean Ferrat dans les années 1970. Et c’est dans ce fameux Jardin que les Amérindiens de Guyane avaient refusé de venir lors de l’année des Outre-mer pour participer à un salon consacré à l’excellence ultramarine car certains de leurs ancêtres, exposés, y avaient péri… pas si bien conservés que ça, ceux qu'on osait comparer à des primates !

Après l’important succès de l’exposition « L’invention du sauvage » présentée au musée du quai Branly, il y a tout juste un an, et qui a reçu plus de 250 000 visiteurs en six mois, la fondation Thuram contre le racisme et le groupe de recherches historiques sur l’Afrique coloniale (ACHAC) font un pied de nez à l’histoire en installant leur expo au Jardin d’acclimatation. Ce lieu a accueilli, de 1877 à 1937, des exhibitions coloniales et humaines. L’exposition présente sur une vingtaine de panneaux des affiches exceptionnelles et originales issues de différentes collections, des journaux et des objets étonnants, des photographies et des cartes postales, ainsi qu’un panorama complet des zoos humains dans le monde depuis cinq siècles. A travers cette exposition, le Groupe de recherche Achac et la Fondation Lilian Thuram contre le racisme souhaitent expliquer comment se sont installés les préjugés. « C’est un passé qu’il faut déconstruire et comprendre afin que la couleur de la peau et la culture d’un être humain ne sont plus un motif de rejet ou de discrimination », selon Lilian Thuram, co-commissaire de l’exposition avec l’historien Pascal Blanchard.

Pendant plus d’un siècle (de la Vénus hottentote, en 1810, à la Seconde Guerre mondiale, en 1940), l’industrie de l’exhibition a fasciné plus d’un milliard quatre cents millions de visiteurs et a exhibé entre trente et trente-cinq mille figurants dans le monde entier. Ces exhibitions humaines visent essentiellement à tracer une frontière et une hiérarchie entre prétendus « civilisés » et prétendus « sauvages ». Ce fut aussi, et le plus souvent, le premier contact visuel, la première rencontre, entre l’Autre et Nous. C’est pourquoi l’exposition présentée pendant un mois et demi (avant d’être itinérante en France en 2013) est à la fois un regard objectif sur ce passé, et un désir commun de regarder ensemble celui-ci.

Cette exposition est atterrante et prouve, à l’instar de Claude Lévy-Strauss que « le barbare, c’est d’abord celui qui croit en la barbarie », en l’occurrence, l’Européen et le Nord-Américain aux 19 et 20e siècles.

FXG (agence de presse GHM)

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:31

La musique de Guadeloupe lance le festival Africolor 2012

 Danse-au-KA-avec-Irene-Bicep-et-Ovide-Carindo---Alfred-Jock.jpgSamedi, à Sevran-Livry (93), dans la banlieue nord de Paris, le groupe Balkouta Ka et le sextet d’Erik Pédurand ont donné les premières notes de la 24e éditions du festival Africolor.

En première partie de soirée, le groupe Balkouta- ka avec ses  trois joueurs de ka, Dominique Taulliaut en leader, Robert Coliné et Laurent Succab, ses deux chanteurs, Philippe Glovert et Jules Ismin, et les deux  répondé, Irène Bicep, dite Layko, et Nathalie Jean-Lys, a ouvert les festivités dans la salle des fêtes de la ville dont le maire EELV, Stéphane Gatignon, est en grève de la faim... Comme un écho à la révolte de l’élu contre l’appauvrissement de sa ville, le tambour a résonné. Les danseurs, Ovide Corindo et Layko, ont fait voyager le public par leurs spectaculaires envolées, conférant à l’ensemble des allures inspirées des campagnes du pays Guadeloupe. «  C’est un concept autour de la tradition Guadeloupe. Pour moi, ce soir c’est une belle réussite. Un moment assez sympathique  », entonne le leader du groupe Dominique Taulliaut.

Les-musiciens-saluent-le-public---Alfred-Jocksan.jpgDans la deuxième partie de soirée, la musique a pris toute sa dimension et bercé la salle en harmonie. L’enfant prodigue de la musique de Guadeloupe, Erik Pédurand et son groupe composé du guitariste Ralp Lavital, du bassiste Gwenaël Ladeux, du percussionniste Célio Chomereau-Lamotte et du clavier, Mathieu Edwards. Ce dernier, fou de musique et de basket, a été le finaliste de la Star académie 7. Du talent télé dans un ensemble de simplicité…

Erik Pédurand a été fier de partager ses nouveaux titres en gestation avec son public.  Sa chanson, Paris Chéri, rend hommage à tous les Antillais venus par le BUMIDOM. « Beaucoup d’entre vous ne savent pas que leurs parents sont venus ici en quittant une misère pour une autre… » Des paroles rythmées sur du kompa. Un équilibre parfait entre modernité et  tradition, produisant une débauche de rythmes et des mélodies à écouter et à danser. Il y a eu du grand Erik sur la scène, ce samedi. Une danse offerte à Muriel, jeune fille du public originaire de Sainte-Rose, toute émue et jalousée par d’autres… Et un relatif mécontentement chez ce jeune prodige de 27 ans, agacé de trop d’erreurs techniques.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)Muriel-heureuse-d-avoir-partage-la-scene-avec-Erik---Alfre.jpg


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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:30

ITW Erik Pédurand

« Je veux faire danser tout en touchant »

Erik-pedurand-sur-la-scene-de-Sevran-photo-Alfred-Jocksan-.jpgComment avez-vous vécu ce concert ?

Je suis très reconnaissant envers ce public qui me suit depuis mon début. Je suis content que les gens soient intéressés à la fois par la musique traditionnelle guadeloupéenne, par mes chansons que je mets en musique et par mon parcours. J’apprécie.

Est-ce important pour vous de faire l’ouverture du festival Africolor ?

Pour moi qui suis un artiste jeune, qui tends à rester un artiste longtemps. Oui ! C’est un travail de tous les jours, d’arrache-pied et il faut beaucoup de self control. Je peux dire que c’est important d’être ici. C’est une grande chose.

Votre musique puise dans la tradition des campagnes et parviennent à toucher un public jeune et urbain…

Je crois que le travail d’un artiste est de traduire en musique ce qu’il ressent. Nombre de personnes ressentent plein de choses, mais ne   savent pas comment les partager ou l’exprimer. L’artiste est là pour le dire. Ces émotions, nous sommes nombreux à les ressentir, alors partageons-les ensemble.

Pourquoi cet hommage aux émigrés du BUMIDOM ?

Erik-pedurand-sur-la-scene-de-Sevran-photo-Alfred-copie-1.jpgJ’ai voulu rendre un hommage à tous ceux qui ont quitté une misère pour un autre. C’est l’apologie de la désillusion du BUMIDOM. Cela a été vendu comme un rêve à  tous ces gens, une sorte de promotion sociale. Ils se sont souvent retrouvés devant de grandes difficultés d’un point personnel, familial et psychologique. Pour moi, c’est une grande misère. Et si les gens n’ont ni le temps ni le courage d’en parler, c’est justement à cause de ça. Parce que ça a été d’une grande violence. Je pense qu’il est temps d’en parler.

Vous avez présenté des compositions de votre prochain album. Comment sera-t-il ?

C’est un album qui tend à faire danser. Je veux faire danser tout en touchant. En tant qu’Antillais, mon observation de tout le peuple noir montre que le rythme est important. Il ne faut pas qu’on se laisse emporter, finalement, par cette danse mondialiste. On doit comprendre qui on est, sur quoi on vibre.  On vibre par le rythme de la basse, le son du tambour et le timbre de la voix qui nous pénètre. Le rythme est très important chez nous et je voulais en apporter, je voulais apporter de la danse. C’est ça qui réchauffe le cœur. Peu importe ce qui s’est  passé sur scène ce soir, j’ai eu plein de problèmes techniques. C’était assez drôle. Mais, finalement, se sont des choses qui arrivent et le plus important c’est le partage.

Erik-pedurand-sur-la-scene-de-Sevran-photo-Alfred-copie-2.jpgDans votre dernière chanson, vous brandissez une conque de lambi comme un trophée. Pourquoi ?

La conque de lambi est un signe de résistance. J’ai voulu l’appréhender, la toucher pour en faire un instrument à part entière, comme d’autres l’ont fait certainement avant moi. Je voulais l’apporter dans le cœur des jeunes. J’en ai vu certaines dans le public qui étaient interloqués, se demandant ce que j’allais faire avec ça ? Effectivement, c’est quelque chose qu’on doit ramener à notre population jeune.

Propos recueilli par AJ

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