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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:07

Le marronage, la musique et les danses de revolte

marronage-smreinette-couv.jpgStephanie Melyon-Reinette sortira en novembre un ouvrage collectif qu’elle a coordonné et édité avec les éditions Cambridge Scholars Publishing.

Cet ouvrage présente le marronnage dans la musique et les danses de révolte, comme la poetesse et chercheuse les a nommées. Elle a realise ce projet avec d’autres contributeurs : des universitaires et des artistes ont partagé leurs points de vue sur le phénomène culturel qu’ils connaissent le mieux. Il s’agit d’amener les lecteurs à comprendre les codes et les voies que ces musiques ont traversés et véhiculés – et véhiculent encore. Il s’agit de rencontrer des artistes, des univers culturels, en entrant dans des sphères politiques et sociales inexplorees... Des interviews, des ethnographies, des analyses, les musiques tambourinaires caribéennes et américaines, le carnaval, le jazz, le reggae dancehall, le rap et le hip hop, des Amériques à la Caraïbe, de l’Afrique aux Amériques, créant ainsi un commerce triangulaire positivé...

Agence de presse GHM

PhD, US sociology, Diaspora (Haiti, USA, Caribbean, France)

Editrice-coordinatrice de “Marronnage and Arts – Revolts in Bodies and Voices” (CSP, 2012)

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 08:26

Affaire Christophe Firmin : « Les filles profitaient de lui »

Le procès de Christophe Firmin a débuté hier devant la cour d’assises de Créteil. L’accuse doit répondre d’avoir volontairement donné la mort à Patricia Cetout, à Choisy-le-Roi en février 2010. Dans le box vitré, Christophe Firmin, vêtu d’une chemise blanche, semble porter le poids de l’accusation sur les épaules. A son annulaire gauche, une bague dont il expliquera qu’elle est un présent de son frère, ramené de Lourde. Il s’exprime à faible voix quand on l’interroge, poussant le président a lui demander de faire un effort d’élocution. Cette première audience a été largement consacrée à l’examen de la vie de Christophe Firmin, de sa naissance en Martinique en 1983 a sa présence, hier, dans le prétoire. Christophe a été élevé par sa mère au Vauclin, avec sa grande sœur, Pascale, et son grand frère Olivier. Son père ne l’a pas reconnu ; il était marié et avait sept autres enfants. « Mon père est un inconnu pour moi, je n’ai rien partage avec lui. » Ce père est mort, écrasé par le camion qu’il réparait. Christophe avait 15 ans. Il ne l’a pas pleuré…Sa mère dit de lui qu’il est introverti et indique ne pas savoir grand chose de la vie personnelle de son fils. Tout juste sait-elle qu’il a eu un fils, Ryan, avec une Guadeloupéenne qui l’a laissé trois mois après l’accouchement. A l’école déjà, ses maîtres disent de lui : « Elève calme, sans histoire, résultats moyens. » Après avoir raté son CAP et son BEP de métallurgie, il travaille dans une coopérative melonnière pour se payer son permis de conduire et son aller simple pour Paris où vivent déjà son frère et sa sœur. Apres quelques mois de petits boulots, il trouve, grâce à un camarade, un emploi d’opérateur de comptage chez un transporteur de fonds. Le boulot ne lui plait pas et il finira pour être condamné pour abus de confiance pour avoir détourné environ 3000 €. Auparavant, il a déjà eu un avertissement et deux jours de mise à  pied pour des absences et des retards. « J’avais de réticences à aller travailler, car Eva (sa deuxième compagne à Paris, ndlr) menaçait de me dénoncer… »

La vie sentimentale de Christophe Firmin débute avec sa rencontre avec la mère de son fils. Après leur séparation en 2005, il ne reverra son fils qu’en 2009, une petite semaine. Son fils l’appelle tonton…En mars 2008, il rencontre Eva. Celle-ci lui réclame un enfant ; il ne veut pas ; elle le prend mal. Elle aura cependant une fille. « Elle pensait que j’étais le père, c’est pour ça qu’elle me faisait chanter. » Il la perd de vue et rencontre Alicia à l’aéroport alors qu’il part au Mexique. Elle y allait aussi avec Patricia Cetout. A leur retour, ils se revoient et se mettent ensemble. « C’est après que j’ai appris des choses sur elle… Elle buvait et m’a trompé à deux reprises. » Mais il ne veut pas la quitter car il s’est entiché de la fille d’Alicia. « Je donnais l’argent à la grand-mère qui s’en occupait et Alicia dépensait ses sous pour ses vêtements et ses sorties. » Elle aussi a menacé de le dénoncer à son patron.

« Vos relations avec les femmes ne semblent pas satisfaisantes », avance le président. « J’ai voulu aider les femmes que je rencontrais et elles ne me le rendaient pas bien… » Une amie de sa sœur témoigne : « Je sais qu’il vivait avec une femme qui le menait par le bout du nez. Les filles le dominaient. » Lui, il se sentait atteint dans sa virilité…

Aujourd’hui, la cour d’assises écoutera un témoin visuel de la scène de crime, un pompier, et un témoin auditif, le voisin de palier, mais aussi les proches de l’accusé et de la victime. Après avoir examiné la personnalité de la victime, la cour entendra les experts psys.

FXG (agence de presse GHM)

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 08:24

Kréyol palé, li et maké à Paris

Atelier-Kreyol-avec-Tony-Mango-animateur---Alfred-Jocksan.jpgLa journée internationale des créoles a tenu toutes ses promesses au centre Marc-Sangnier à Paris (14), le week-end dernier.

A l’initiative de cet evenement, l’association Eritaj et le Collectif pour le créole au bac dans l’Hexagone.

Tout le monde amoureux de la langue créole a fait le déplacement pour cette manifestation culturelle, festive, ludique et informative. Notamment Hector Poulet, Gerty Dambury, Mario Canonge, Max Sila, Tony Mango, Igo Drané,  Sourya Adele et Firmine Richard qui crie haut et fort : «  Se lang an nou ! Et une langue qui ne se parle pas se meurt. » Le créole est une culture commune de part et d’autre des océans, mais aussi une identité avec la gastronomie, la littérature, les arts et la musique. Au centre Mar- Sangnier, durant ce deux jours, plusieurs salles étaient mobilisées. Atelier de contes animé par le duo Igo Drané et Danyel Onoré, atelier de « Maké e li kréyol », animé par Tony Mango et son équipe, atelier de musique, danses et tanbou, ou la pianiste martiniquais Mario Canonge expliquait la base du jazz créole. Mais aussi atelier poésie avec Gerty Dambury.

Jouney-kreyol-a-paris-avec-Gerty-Dambury---Alfred-Jocksan.jpgCe mouvement de la créolité est renforce par l’engouement grandissant des jeunes d’origine ultramarine à vouloir apprendre la langue de leurs grands-parents et choisir cette option au bac. C’est le cas d’Ionis venu de Meaux (77) à plus de cinquante kilomètre, pour apprendre à écrire et lire en créole. « Je parle parfois avec mes cousins, mais je veux aller plus loin et mieux le maitriser », dit il. Tandis que Sarah, une métropolitaine amoureuse du gwoka, veut « comprendre et connaitre l’histoire de cette musique ». Quels que soient leurs parcours et origine, ils sont motivés.

Dans le cercle à palabre, pris d’assaut par le public, les débats ont été très riches. La langue est colorée, chantante, une langue de débats et de disputes, une langue palpitante.

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)


Ils ont dit

Gerty Dambury, romancière : « En région parisienne, nous avons beaucoup de compatriotes venus de Guadeloupe, de Martinique, de la Réunion, de l’Ile Maurice, de Guyane, d’Haïti qui parlent créole et précisément les enfants sont en train de perdre leur langue. Il faut faire quelque chose pour que le créole ne se perde pas dans cette communauté. C’est un moment qui marque une étape et qui est festive, mais l’essentiel du travail est fait tout au long de l’année par l’ensemble des gens qui se battent pour que le créole se développe. Le créole est une langue qui véhicule tout, les joies, les humeurs, les sentiments, la pensée, la réflexion et aussi la revendication. Le créole est notre langue avec laquelle nous disons tout. Il y a une plus grande utilisation du créole dans la société aujourd’hui, même si on est toujours un peu des Cassandre. La langue créole est revivifiée, car il y a de plus en plus de monde qui parle créole. Nous tenons le bon bout. »

Hector Poulet, auteur du dictionnaire des rimes créoles :Hector-Poulet--ecrivain-kreyolite---Alfred-Jocksan.jpg « Une journée internationale du créole depuis plus de vingt ans. J’espère qu’elle va continuer pendant mille ans. Nous sommes dans une démarche qui s’appelle la créolisation. Avec un objectif de créoliser toute la planète, rien que ça ! Mais aussi, il s’agit de regrouper les Antillais de France, non pour les enfermer dans un communautarisme, au contraire pour leur dire : vous êtes fort, vous avez une histoire solide et vous pouvez vous ouvrir au monde. Refusez toute les barrières, politique, ethnique, religieuse. Vous êtes une population des descendants des gens qui ont survécu, vous êtes fort. Le créole est un outil pou nou di bitin la sa. Nous avons des atouts, il faut s’en servir. Le créole redonne de l’estime à la population en disant que le créole est une langue. »

Le-conteur-martiniquais-Hugo-Drane---Alfred-Jocksan.jpgIgo Drané, conteur parolier martiniquais : « la journée créole est une façon de montrer qui nous sommes et ou nous allons. Le créole, ce n’est pas un seul jour, c’était hier, c’est aujourd’hui et c’est demain. Nous volons avancer dans cette vie avec notre langue. Il y a le français, l’anglais et bien d’autres langues. Mais avec le créole on peut faire et dire beaucoup de choses qu’on ne pourra pas dire dans les autres  langues. Le créole est notre identité, notre image.  I ni on chimen nou mé té la, nou ka maché a dan é chimen la ka monté. »

Mario Canonge 45@ Alfred JocksanMario Canonge, pianiste de jazz-Kréyol : « C’est une belle initiative. Une manière de rappeler, nous ne sommes pas  aux Antilles, qui nous sommes et de nous rassembler. C’est un dénominateur commun qui est important pour nous. C’est quelque chose de positif. »

Tony-Mango-de-l-asso-Eritag-de-Creteil---Alfred-Jocksan.jpgTony Mango, initiateur et président de l’association Eritaj : « Le créole a pris une dimension assez intéressante à Paris. Il nous faut retrouver d’autres sources pour aller plus loin, avoir un autre balan. Il faut que la jeunesse soit avec nous pour nous pousser à atteindre cet objectif. Car elle nous demande d’avancer et de pousser plus loin. C’est un combat qui nous motive, qui nous galvanise. Il faut faire attention à l’essoufflement de cette journée. Il est fondamental  de mettre en place une dimension politique, sociale et économique autour de la langue et de notre culture créole. »

Propos recueilli par Alfred Jocksan

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 09:20

Le procès du meurtrier présumé de Patricia Cétout s’ouvre aujourd’hui à Créteil

Le procès de Christophe Firmin, Martiniquais de 27 ans, accusé d’avoir étranglé et tué sa compatriote Patricia Cétout en février 2010 se tient à compter de ce lundi à la cour d’assises de Créteil dans le Val de Marne jusqu’au 31 octobre.

Dans la nuit du 17 au 18 février 2010, à Choisy-le-Roi dans l’appartement de Patricia, la discussion tournait mal entre elle et Christophe. Patricia lui aurait parlé sur un ton vexant, ce qu’il n'aurait pas supporté. Le jeune homme aurait alors fait pivoter Patricia sur le canapé, aurait attrapé la ceinture de la robe de chambre qu’elle portait, et lui aurait serré le cou… Une semaine après, le jeune homme était interpellé et passait aux aveux tout en exprimant des regrets. Le procès devrait durer deux jours.

Christophe Firmin est défendu par Me Sébastien Chapira ; la partie civile est assistée de Me Alex Ursulet.

FXG (agence de presse GHM) 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 06:02

Lydie Condapanaïken a été chargée d’organiser le colloque « Langues, littératures et identités créoles » pour l’association Tous Créoles ! Il a lieu le 31 octobre à 19 heures au musée Dapper.

Lydie Kondapanaiken« On est dans la créolitude »

Comment avez-vous choisi ce thème des créoles dans les diversités géographiques mais aussi de genre ?

Pour moi, Réunionnaise, le créole ou les créoles, ça fait partie d’un tout. Il y a des parallèles entre la Réunion et l’île Maurice et l’océan Atlantique puisque, professeur en littérature comparée, j’ai travaillé aussi bien sur les auteurs antillais que de l’océan Indien. Pour moi, c’était naturel.

Marie-Christine Hazaël-Massieux et Khal Thorabully sont les auteurs qui vous accompagneront. Comment les avez-vous choisis ?

Marie-Christine Hazaël-Massieux est une grande dame de la linguistique et de la sociolinguistique et qui a l’avantage de travailler et d’avoir travaillé autant sur les créoles de la zone Atlantiqueque sur ceux de l’océan Indien. Elle va exposer son regard sur les langues, leur formation, leur genèse… Quant à Khal Thorabully, c’est un grand poète qui a eu l’aval, l’adoubement d’Aimé Césaire et qui, en plus, a un regard sur la créolité mauricienne à faire découvrir.

En les montrant ensemble, qu’avez-vous envie de nous dire par rapport aux créoles ?

Mon but n’est pas simplement de donner une seule piste mais de montrer qu’il y a différentes façons d’aborder les créoles du point de vue linguistique et sociétal. Mon envie n’est de structurer en sorte de thèse et d’antithèse, mais plutôt de montrer que c’est une palette qui doit permettre de se faire une idée beaucoup plus précise de ce qu’est la créolité aujourd’hui. De même qu’on a parlé de négritude, je crois que maintenant, on est dans la créolitude. Du point de vue intellectuel et sociétal, on a tout intérêt à voir le monde à travers non pas un seul axe, qui peut être racial, théorique ou césairien, mais plutôt comme un monde rhizome comme le défendait Edouard Glissant. C’est une vision archipélagique qui n’est pas cloisonnée, martinico-martiniquaise ou guadeloupéeo-guadeloupéenne, mais une vision mondiale. En tant que créoles, le monde nous appartient ! Il faut en avoir conscience puisque nous vivons une époque assez sombre. Une telle projection peut nous permettre d’avoir du souffle.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 05:56

Krazy Kat ressort

10-01-26_PL_KRAZYKAT-01.jpgLes éditions Les Rêveurs ressortent Krazy Kat, une bande dessinée américaine (1913-1944) restée longtemps oubliée en France. Edition entièrement revue avec une traduction de grande qualité signée par Marc Voline, voici en 4 tomes, une BD d’anthologie.

L’auteur, George Joseph Herriman,  est un fils de créoles, né à la Nouvelle Orléans en 1880. Vers 1886, son père décide de déménager la famille à Los Angeles. C’est dans cette ville qu’il trouvera son premier travail, comme assistant au engreaving department (service de photogravure) pour le Los Angeles Herald.

1902, George Herriman se marie à Los Angeles puis revient à New York, qui après avoir débuté au World de Pulitzer, est passé au Daily News en janvier 1904, en est débauché en avril par Rudolph Block, cartoon editor des comics Hearst, qui l’intègre à la rédaction du New York Journal comme dessinateur sportif.

William Randolph Hearst (citizen Kane), magnat de la presse écrite est un admirateur de l’oeuvre d’Herriman et le soutiendra jusqu’à sa mort. Il lui ouvre des portes pour produire des strips dans ses journaux.

En 1910, la publication de Dingbat Family va enclencher l’histoire pour Krazy Kat. C’est en bas de ce strip qu’il commence à donner vie à une souris et un chat, jusqu’en 1913, date à laquelle ce strip de bas de page portera officiellement le nom de Krazy Kat.

Herriman va alterner la publication de nombreux strips - Baron Bean ; Mary’s Home from College ; Now Listen, Mabel ; Stumble Inn ; Us Husbands ; Mistakes Will Happen ; Embarassing Moments, avec ceux de Krazy Kat avant qu’il ne se consacre définitivement à ce dernier.

Né dans la presse des années 1910, ce strip disparaîtra avec son auteur en 1944, après une présence de plus de 30 ans dans les quotidiens et les journaux du dimanche.

Si Krazy Kat n’a jamais rencontré le grand succès public lorsqu’il était édité dans les journaux, ce strip est reconnu aujourd’hui comme l’un des plus beaux jamais dessinés.

 


La BD

KrazyKat-couv.jpgGeorge Herriman a situé l’histoire de ses trois personnages Krazy Kat, un chat dont le sexe est inconnu, Ignatz Mouse et un chien, le Sergent Pupp (Officer Pupp) dans le comté de Coconino, au Nord de l’Arizona.

Krazy Kat est plein d’amour pour Ignatz Mouse qui s’en fiche éperdument et qui au contraire, à la moindre occasion lui envoie une brique à la tête que le chat prend comme une preuve d’amour. Au milieu, le Shériff de la région, Pupp essaye de coffrer la souris avant qu’elle ne parvienne à lancer sa brique.

Chaque strip est construit sur cette relation triangulaire dans les décors somptueux de l’Arizona, et parfois enchassé par des rencontres avec d’autres personnages ou des éléments naturels non prévisibles.

Mais sous cette apparence d’histoire très simple, chaque planche du dimanche explose par une mise en page inventive et un dessin toujours au service de la narration, de l’humour et de la poésie.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 07:22

La commission mixte paritaire adopte la loi contre la vie chère

Ericka Bareigts, Jean-Claude Fruteau, Serge Larcher, Serge Letchimy, Michel Magras et Thani Mohamed Soilihi sont les parlementaires ultramarins titulaires de la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion du projet de loi relatif à la régulation économique outre-mer après son examen au Sénat le 26 septembre et à l’Assemblée nationale dans la nuit du 10 au 11 octobre. Ils se sont réunis jeudi matin pour proposer la mouture finale de la loi dite contre la vie chère avant qu’elle ne soit promulguée par le président de la République. Les sénateurs et députés réunis se sont mis d’accord essentiellement sur le texte, tel qu’il avait été adopté par l’Assemblée nationale. Aucun grand changement notable n’est donc à signaler. La loi donne à l’Autorité de la concurrence un pouvoir d’injonction, réduit les seuils de concentration des grandes surfaces commerciales, interdit les monopoles et les exclusivités de marque. Elle prévient aussi le risque de pratiquer des marges arrière avec des partenaires établis dans des pays ou régions fiscalement avantageuses. Elle crée en outre un bouclier qualité prix, c’est-à-dire un panier de produits de première nécessité dont les prix seront négociés ou imposés. Elle prévoit aussi l’alignement des tarifs des frais bancaires sur ceux appliqués dans l’Hexagone. Un dispositif prévient encore la tentation que pourraient avoir certaines entreprises de ne pas répercuter des baisses éventuelles de taxes sur leurs prix.

Conçue à la fois comme une boîte à outils et une arme de dissuasion, elle est sensée favoriser la concurrence et aboutir à réduire l’écart de prix constaté entre les outre-mer et l’Hexagone (de 30 à 60 % selon les produits). Victorin Lurel, lors de la discussion du texte au palais-Bourbon, estimait que la loi allait  « instiller une belle dose de concurrence » et pourrait entraîner une baisse des prix « de plus d’une centaine de produits ». Un avis que son prédécesseur de la rue Oudinot, Marie-Luce Penchard balaye d’un revers de main : « Ce n’est pas une loi qui fera baisser les prix ! » Dans le monde économique, on ne cesse de mettre en garde contre une loi qui cible des entreprises qui opèrent de l’importation à la distribution de détail, c’est-à-dire quasi ouvertement le groupe Bernard Hayot. « Le risque est grand de voir l’un des plus importants acteurs et employeurs d’outre-mer porter ses investissements à l’étranger plutôt que dans nos territoires », déclarait récemment encore le directeur général d’une société d’export guadeloupéenne.

FXG (agence de presse GHM)

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 05:36

René Silo et Rosan Royan à la ligue de football Paris Ile de France

Rene-SILO-ET--Rosan-ROYANphoto-Alfred-Jocksan.jpgDeux Guadeloupéens, René Silo et Rosan Royan, siégeront  au comité directeur en tant que membres permanents de la ligue la plus puissante de France de 2013 à 2016. Samedi dernier, à Paris, l’assemblée générale ordinaire de la ligue de foot de Paris Ile de France a élu son nouveau président, Jamel Sandjak  qui  prend la direction et lieu et place de Claude Verduron, et élu pour la première fois deux Guadeloupéens. René et Rosan sont deux hommes amoureux du football depuis leur plus jeune âge. Ils portent le projet de faire rayonner le football francilien et de valoriser le football ultramarin dans la région. Ils siégeront en commission pour mieux défendre les intérêts des clubs et des licenciés.

René Silo, élu avec 4 970 voix soit 54,43 %, de suffrages exprimés, est délégué permanent et délégué des clubs. Né à Trois-Rivières en 1948, retraité de la RATP, il a eu sa première licence à la JTR, puis à l’US Métro de 1970 à 1984 avant de rejoindre la Colombienne et en devenir président en 2004. Brevet d’état d’éducateur sportif en poche, il a été responsable technique de la ligue de Hauts-de-Seine de 1996 à 2003. Il est, membre de la Fédération française de football entant que responsable de la coupe des ligues. Ce grand connaisseur du terrain et du football a reçu la médaille d’argent de la jeunesse et des sports en avril 2011.   

Rosan Royan, président du Tropical AC  depuis 1985, a obtenu 4763 voix soit 52,16%. Son club, Tropical AC, est basé dans le Val-de-Marne (94). Né  en 1960 à Goyave, il fait ses débuts à l’USG en 1973   avant de prendre la route de Paris pour les études de sciences de la terre et de vulcanologie. Après une carrière dans l’éducation nationale, il dirige deux entreprises de transports, Santa fret express, basée à Orléans (45)  et Santa International aux USA. Lui aussi se bat pour valoriser le football associatif ultramarin dans la région. « Il faut associer la famille dans l’activité sportive pour une meilleure compréhension. » Son souhait est de rapprocher l’éducation nationale du monde du football amateur, « un relais indispensable ».

Un programme ambitieux attend ces deux grands défenseurs du football franciliens et ultramarins, avec la préparation de l’Euro 2016. « C’est une aventure collective pour apporter un changement à l’ensemble des clubs franciliens », entonne le président de la Colombienne, René Silo.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:30

Inovagro investit le SIAL

Huit entreprises agroalimentaires sont venues chercher des marchés d’exportation au salon international de l’alimentation à Villepinte en région parisienne.

Thierry-Lauzea-inovagro.jpgThierry Lauzéa est connu pour être un chocolatier de luxe, moins peut-être pour être à l’origine d’un cluster. Une grappe d’entreprises qui regroupe 27 sociétés martiniquaises agroalimentaires. Huit d’entre elles sont présentes au fameux salon international de l’alimentation (SIAL). Le lieu de tous les prospects !

Ce Salon qui se tient cette semaine au parc des expositions de Villepinte en région parisienne est le grand salon professionnel spécialisé dans l’industrie agroalimentaire. Son public rassemble, tous les deux ans, des visiteurs de la distribution, du commerce, la restauration, la viticulture, etc. Environ 70 % des visiteurs viennent au salon à la recherche de nouveaux produits et fournisseurs. En 2010, ils étaient 136 381, dont 62 % venus de l’étranger, à avoir arpenté ses allées. Ce sont ces clients là que sont venus trouver Royal qui exporte déjà, la Sérénade des saveurs qui découvre l’export, Agroa et son Kombucha, Elot, la sucrerie du Galion et encore le Royaume du boudin. Deux autres entreprises, externe, au cluster, sont là aussi grâce à la CCIM, la Tivolienne (café et confitures) et Paradis des glaces. Thierry Lauzéa découvre lui aussi pour la première fois cet immense marché. « On est entré dans la dynamique de l’export et je me mets en danger ! On peut répondre aux commandes car on cherche d’abord de petits marchés comme des hôtels ou des épiceries fines. » Ici, les Martiniquais touchent du gros, du pro et du multiculturel. « Ca ne plaisante pas ! » Régine et Rémi Joseph-Mathurin de la Sérénade des saveurs ont séduit un client russe avec leur nectar de fruit : « Il nous faut tout traduire en cyrillique en nous adaptant aux normes russes ! »equipe-inovagro-mq.jpg

La barrière de la logistique

Fred et Nathalie Duleme du Royaume du boudin ont su eux aussi tirer leur épingle du jeu. Pourtant, au début, ils ont découvert qu’en matière de packaging, ils avaient un saut qualitatif à faire. Finalement, la solution s’est présentée d’elle-même : « J’étais venu, explique Fred Duleme pour chercher un acheteur ou déposer mon process auprès d’un charcutier installé ici. J’ai rencontré les deux ! Le charcutier produira mon boudin et le commercial le distribuera. » Stand-Galion.jpgMarcel Marie-Sainte de la sucrerie du Galion n’est pas dans la même perspective. D’abord il teste le packaging « Mémoire d’une culture » qui habille ce sucre de terroir, mais il n’est pas ici pour faire de la représentation, ni pour vendre une tonne de sucre. Lui aussi se place sur un marché de niche. « Ai-je des contacts chauds ? Oui. En ai-je cent ? Non. » Tony Kennine d’AGROA a un super produit, une boisson originale, le Kombucha. Il est en mesure de répondre à la demande. Mais sur place, au SIAL, il s’est rendu compte que lui aussi, avait un vrai problème de packaging. Sa boisson est embouteillée dans des bouteilles de rhums. « C’est dramatique, concède-t-il, c’est un problème d’intrant… On rentre et on change ça. » Ce n’est pas leur seul problème : La logistique. Ils sont tous gênés par les problèmes que posent le transport et le stockage hors de la Martinique. « Une vraie barrière », estime Rémi Joseph-Mathurin tout comme Boris Zie de Carib fruit. Ses pétales de fruits ont beaucoup de succès auprès des épiceries fines et magasins spécialisés et s’il a déjà décroché un premier gros client en 2010 au SIAL, il n’est pas encore en vitesse de croisière. « C’est juste enclenché ! »

FXG (Agence de presse GHM)

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:26

Le SIAL ouvre des perspectives aux produits locauxstand-outre-mer-SIAL.jpg

Le Salon international de l’alimentation (SIAL) qui se tient cette semaine au parc des expositions de Villepinte en région parisienne est le grand salon professionnel spécialisé dans l’industrie agroalimentaire. Son public rassemble, tous les deux ans, des visiteurs de la distribution, du commerce, la restauration, la viticulture, etc. Environ 70 % des visiteurs viennent au salon à la recherche de nouveaux produits et fournisseurs. En 2010, ils étaient 136 381, dont 62 % venus de l’étranger, à avoir arpenté ses allées. Pour la deuxième fois, une délégation de producteurs guadeloupéens est venu y chercher des perspectives de développement à l’export. Stevie-Biabiany-et-Eric-Petit-Lebrun.jpg« Nous avons, détaille Stévie Biabiany de Guadeloupe expansion, sept exposants qui proposent des produits traditionnels comme le café, les épices ou les punchs mais aussi des produits innovants », comme le désormais fameux Kanasao, les produits phyto-thérapeutiques de l’Herbier créole ou encore ceux d’une nouvelle industrie de transformation des produits de la pêche, Peche an nou d’Eric Petit-Lebrun. Après une première « expédition » au SIAL en 2010, Guadeloupe Expansion (bras armé économique de la Région) a lancé un nouvel appel à projet pour cette édition. « L’opération avait été très concluante avec de bonnes retombées, témoigne Aliette Féréol, directrice générale de Guadeloupe Expansion, les entreprises ont voulu revenir. » Lorie Lurel, patronne des punchs MABI, travaille déjà avec les Allemands. « J’espère avoir les Autrichiens en 2013 et les Belges qui sont revenus me voir… Les Coréens ont goûté et aimé mes produits mais il faudra qu’ils nous revoient… » En principe, il faut attendre le 2e salon pour nouer les contacts, selon Mme Lurel. « Là, je vais pouvoir envoyer quelques échantillons après le salon. » Elle pense que ce salon peut lui permettre de doubler sa production ; un grand distributeur l’a démarché pour fournir sa marque maison. equipe-exposants-gpe.jpgEric Petit-Lebrun dont l’entreprise existe depuis 2009 vise la grande distribution, la restauration, les traiteurs mais aussi la restauration collective. Son produit phare, la bolognaise de poisson, transformée en Guadeloupe à partir des produits frais de la pêche guadeloupéenne, a attiré des gens de Dubaï, d’Estonie et de Belgique. « Je ne signe pas de contrat, je prends des contacts ! Là, je vais aller voir les stands d’épicerie fine pour leur faire goûter mes produits… » Pour lui comme pour la plupart des exposants guadeloupéens, le plus gros obstacle est la logistique (stockage et transport) pour exporter à moindres coûts. Non loin, se trouve le stand de la Copcaf tenu par Roland Darroso. Lui, il n’a qu’une seule peur, c’est qu’on lui passe une trop grosse commande qu’il serait incapable d’honorer ! Pour l’heure il vend un peu de son excellent café bonifieur dans l’Hexagone et en Grande Bretagne. Environ 500 kilos par ans et tant que les plantations de Capesterre-Belle-Eau ne sont pas relancées, son essor est limité. « Les Anglais m’ont demandé si je pouvais leur envoyer trois containers… » Clément Naranayinsami, alias Tonton Clément lui aussi a fait une touche avec les Britanniques : « Ils veulent de la poudre et de la piquante… En tout, un container. » Colombo, graines à roussir, sauces piquantes sont des produits familiers aux Anglais. « Avec une telle commande, je ne double pas ma production mais pas loin… » Il s’y est prtéparé puisqu’à partir de janvier, il ne s’occupera plus de la commercialisation locale de ses produits, il va sous-traiter et se concentrer sur la production et l’export.

Hier après-midi, ces nouveaux ambassadeurs de la Guadeloupe qui exporte, recevait la visite très officielle d’un compatriote, le ministre des Outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)


Kanasao cible l’Amérique

Gamme-Touch-de-kanasao.jpgKanasao, c’est bien plus que du jus de canne, « c’est fluide, transparent et joli et c’est un produit innovant qui nous ouvre le marché des nouvelles boissons naturelles ! » Moïse Augis a rôdé son discours de commercial. Lui, il vise les Etats-Unis (ils ont déjà signé avec une grande chaîne de magasins de produits naturels) et fait des pieds et des mains devant deux commerciaux qui reviennent une fois encore sur leur stand. Ils sont basés à Miami et sont intéressés par la gamme Kanasao pour alimenter une chaîne de superettes haut de gamme. Ils ont été séduits par les lime, ginger et red touch, les Tea cane et les Calypso. « gustativement et esthétiquement, c’est un produit sélectionnable dans le mix et les attentes des Américains », assure le commercial de Miami.

Le premier client américain de Kanasao a été ferré en trois mois, entre le premier contact et la signature. « En Europe, il faut compter entre au moins six mois… », indique Moïse. Ils ont aussi le Brésil en ligne de mire. « On discute… ». Sinon, ils ont reçu des gens de Chypre, du Portugal, du Japon, des Emirats, du Danemark… « Mais aucun   de la Caraïbe », lance goguenard le commercial guadeloupéen.


Dynamique entreprenariale

Liliane-Piquion.jpgC’est l’autre must du stand de la Guadeloupe, l’Herbier créole de Liliane Piquion. « Je commence à développer ma clientèle ! », sourit l’ex présidente de Guadeloupe Expansion qui a monté cette société, Hiteca, en 2009, et qui ne veut pas encore dévoiler le nom de cette centrale d’achat qui fournit une chaîne nationale de magasins spécialisés, ni du réseau GMS qu’elle travaille pour l’année 2013. « Je peux multiplier ma production par deux ou trois pour atteindre ma vitesse de croisière. » Son produit est un complexe minceur à base d’herbes pays. « C’est un produit de niche et de qualité et je suis pionnière en suivant les préconisations du schéma régional de développement économique. Pour le moment son optimisme est juste freiné par son manque de fonds propres. « Mais la demande est là et bien identifiée ! » Mais au-delà deu développement, ce que veut Liliane Piquion, c’est participer à une « dynamique entreprenariale » au-delà de sa propre personne. « Il me faut quelqu’un pour reprendre le flambeau, pour poursuivre l’activité quand j’arrêterai. »

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