Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 12:52

Damoiseau lance un XO haut de gamme

bouteille_5483.jpgEnfin Damoiseau sort un rhum vieux digne de rivaliser avec les sublimes AOC de la Martinique. Il était temps ! Le nouvel XO de Damoiseau est un assemblage de rhums vieillis pendant six années au moins dans des fûts de chêne ayant contenu du bourbon. Il présente une belle robe ambrée avec des arômes de fruits secs et d’épices et une finale longue avec un arôme de vanille. Conçu à base de rhum agricole bien sûr, il a bénéficié d’un ajout extrêmement dosé de caramel, pour arrondir la finale et éviter la sensation de picotement. Jeudi soir, à la Civette du Palais royal, à Paris, c’était la soirée de lancement de ce très chic extra old. La dégustation était accompagnée des Partagas de Coprova.

FXG (agence de presse GHM)


En images (photos RDG)

annabelle-et-Touali-montredon.jpg

Annabelle et Touali Montredon, patrons de la société de production Q-MixChafia-Boutara-Mikael-DerondSonia-Cassier.jpg

Chafia Boutara et Mikael Derond du ministère de la Culture et Sonia Cassier de chez Thomsondorothee-Weiss-Spriet-et-Alessandro-Cresta.jpg

Dorothée Weiss-Spriet, ,patronne de la Civette du Palais Royal et Alessandro Cresta, directeur de l'hôtel du LouvreJean-Charles-de-Becquincourt-stephanie-Sainsard-et-karl-de-.jpg

Jean-Charles de Becquincourt (Orangina Schweppes), Stephanie Sainsard et Karl de Francqueville (immobilier)Nicolas-Legendre-et-Alexandre-Pueio.jpg

Nicolas Legendre, directeur de Spridom et Damoiseau export, et alexandre Pueio, assistant parlementaireJean-Marie-Bastin-et-Eric-Mirval.jpg

Jean-Marie Bastin (EN) et Eric Mirval (-France Telecom)Sandra-bisson-et-RDG.jpg

Sandra Bisson (Activilong) et RDGVictor-abadia-Maelle--Christophe-Coic.jpg

Victor Abadia et Christophe Coic, éclairagistes de cinéma et la comédienne MaëlleStanislas-Vinson-audrey-Bruisson-Marc-Nicolas-Morand.jpg

Stanislas Vinson de Décideur mag, Audrey Bruisson de chez Clément, et Marc Nicolas Morand de chez SpiridomLydie-Kondapanaiken-Thierry-Beaugendre.jpg

Lydie Condapanaïken (Tous Créoles !) et Thierry Beaugendre, administrateur à l'Assemblée nationaleJustine-Colson--pascal-Even-Amandine-masseron-sebastien-Lal.jpg

Justine Colson, Pascal Even, Amandine Masseron et Sebastien Lallour de la maison Duga, distriburtrice des rhums DamaoiseauLudovic-et-Julia-Bouslenko.jpg

Ludovic, organisateur de Club cigares et Julia Bouslenco, décoratrice d'intérieur

 

Partager cet article

Repost0
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 09:02

La justice dit la vérité sur l’affaire Fanny J et le One love festival

Après la défection de Fanny J au One love festival en juin 2011, l’association de Florent Malouda obtient réparation devant le tribunal de commerce de Meaux (77).

Fanny-J-la-jeune-chanteuse-de-Guyane-photo-A--Jocksan.jpgLe 17 juin 2011, Fanny J, marraine du One love festival, concert caritatif organisé a Cayenne par Florent Malouda et sa One love foundation (et produit par Trace TV), faisait savoir sa défection. Dix jours plus tard, dans les colonnes de France-Guyane, la chanteuse s’expliquait, disant que l’organisateur lui avait manqué de respect. Le 2 octobre dernier, Organiz’zouk et One love foundation comparaissaient devant le tribunal de commerce de Meaux en Seine-et-Marne. Cette dernière demandait à la première de lui rembourser 5291 € au titre de son préjudice financier et de lui payer 10 000 € de réparation de son préjudice moral et 6 500 € pour ses frais de justice. Au tribunal, ont été rappelés les differents épisodes de ce feuilleton ayant abouti a l’absence de Fanny Jacques-Andre Coquin, alias Fanny J au One love festival.

13 500 euros de dommages

Le tribunal a jugé que One love foundation était fondé à agir contre la société Organiz’zouk dans la mesure où « les differents mails échangés entre les parties et la présence de l’artiste lors de la conférence de presse laissent présumer un accord ». Le tribunal a donc donné raison à l’association de Florent Malouda tout en précisant que « la réalité des frais engagés et payés par l’association One Love foundation pour la prestation de l’artiste n’était pas démontrée ». En conséquence, One  love foundation est débouté de sa réparation du préjudice financier (5291 €) mais obtient 10 000 € en réparation de son préjudice moral et 3500 € pour les frais de justice. Le tribunal a par ailleurs ordonné l’exécution provisoire de ce jugement sous réserve d’une procédure d’appel.

Par ailleurs, One love foundation a intenté une autre procédure en diffamation qui suit son cours devant une juridiction correctionnelle, selon son conseil, Me Jim Michel-Gabriel.

FXG (agence de presse GHM)

 


Negociations et defection

Tout démarre le 24 février 2011, quand  Trace TV contacte Fanny J pour le One love festival. Le 3 mars, Fabrice Tortoza, alors manager de Fanny J répond : « Nous sommes bien évidemment sensible à l’approche de Florent Malouda et nous souhaitons donc répondre favorablement à sa demande. » Son mail précise que Fanny J se propose d’être une marraine de l’opération et de lancer la 2e édition du One love à travers une prestation de deux chansons le 1er jour et une autre de deux ou trois chansons pour la clôture. Trace TV acquiesce et Fabrice Tortoza répond : « Ok, c’est super, on part sur ce principe… » Le 24 mai, Trace TV adresse au manager un contrat. Puis le 15 juin, Trace TV écrit au nouveau manager de l’artiste, Marial Mbianda, pour lui demander une facture de 2000 € pour la prestation scénique de Fanny J du 18 juin. Facture retournée le lendemain. Mais le 17, Marial Mbianda fait savoir qu’il a pris « la décision de retirer Mlle Fanny Jacques-Andre Coquin du festival de ce week-end suite aux conditions de transport de l’artiste et de son assistante qui n’ont pas été respectées ».

Partager cet article

Repost0
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 06:59

La Compagnie Créole : « On est des pionniers »

clemence-compagnie-creole.jpgLe zouk, les déhanchés et la bonne humeur sont de retour. La Compagnie Créole, trente ans après ses débuts, revient sur le devant de la scène avec un nouvel album qui réunit ses plus grands tubes en compagnie d’invités issus de plusieurs générations – Colonel Reyel, Hugues Auffray ou encore Patrick Sébastien. Et comme le dit Clémence, l’une des chanteuses du groupe antillais, c’est forcément bon pour le moral.

Vous voici de retour sur le devant de la scène…

(Elle coupe) En fait, on ne l’a jamais quittée. Depuis plusieurs années, on a fait beaucoup de tournées en France, en Europe et surtout au Canada. On avait également rejoint celle d’Âge tendre et Têtes de bois.

Mais pourquoi sortir ce nouvel album ?

Pour nos trente ans de carrière, on voulait écrire de nouvelles chansons, mais aussi inviter des jeunes qui nous ont écoutés à l’école. Comme ils nous le disent, on a bercé leur enfance. On a aussi demandé à Hugues Auffray et Patrick Sébastien de nous rejoindre. C’est notre génération. Et c’est aussi grâce à eux que le grand public nous a découvert.

La plupart de vos tubes sont sortis il y a près de trente ans et pourtant, on les entend toujours régulièrement. Est-ce que ça vous étonne ?

Lorsqu’on a sorti toutes ces chansons, on voulait faire découvrir les Antilles et la Guyane. Mais les gens avaient aussi besoin de gaîté et de bonne humeur. C’est encore le cas aujourd’hui. Il y a besoin d’optimisme alors qu’il y a une crise, de l’angoisse et de la peur. Même en fin de soirée, dans les boîtes de nuit, lorsqu’il faut relancer tout le monde, on met La Compagnie Créole et ça repart. Si l’on peut transporter notre public au soleil, c’est déjà ça de gagné.

compagnie-creole--Dimitri-Simon.jpgEcoutez-vous vos jeunes successeurs ? Existe-t-il d’ailleurs une nouvelle Compagnie Créole ?

Les jeunes n’ont pas le même style que nous. Ils sont plus modernes et leur clientèle est plus jeune. En fait, on est un peu les pionniers. Colonel Reyel, Kassav, on leur a ouvert des portes. Nous, lorsqu’on a débuté, la musique des Antilles n’était pas connue. Pour les jeunes, c’est plus facile à présent. Rapidement, ils sont à la radio, à la télé. J’espère qu’ils arriveront à prendre notre relais.

D’autres artistes, qui ont réalisé des tubes importants, ne sont jamais revenus sur la scène et grâce à leurs droits d’auteur, ils ont pu couler des jours heureux. Ce n’est pas votre cas ?

Pourquoi ? Vous voulez qu’on change de métier (elle rigole) ? A l’époque, après nos grands succès, on a voulu faire un break. Je me suis lancée en duo avec José (du même groupe) puis ont est tous reparti. C’était de la folie. Les gens hurlaient et nous disaient : « Pourquoi nous avez-vous abandonné ? » On leur a promis de ne plus jamais les quitter. Vous savez, lorsqu’on est un vrai artiste, il n’y a pas que l’argent qui compte. On a réalisé notre rêve. Et tant que l’on aura la pêche, on continuera. 

Propos recueillis par Romain Schué (Agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 06:48

Les cultures d’outre-mer gardent leur agence

« C’était une bonne idée. On va la garder. Nous devons nous battre pour la culture ». Le ministre des Outre-mer a confirmé, jeudi, qu’il maintenait l'Agence depromotion et de diffusion des cultures d'outre-mer, créée par le précédent gouvernement juste avant les élections présidentielles et législatives. Greg Germain, son président, qui avait lors de la campagne pris soin d’avoir un aval tacite de la gauche avant d'accepter cette présidence, a donc eu confirmation du maintien de son agence.

« Il y avait une promesse forte du président de la République de développer la fameuse Cité des outre-mer. Je comprends que l’on puisse s’interroger. Fallait-il lancer tout de suite l’agence ou attendre pour l’intégrer à la Cité des outre-mer ? Le ministre a volontiers convenu que l’agence ne pouvait pas attendre, souligne le Guadeloupéen Greg Germain qui se réjouit : le changement, c’est maintenant. » Changement, oui, mais dans la continuité en l’occurrence.

DM, agence de presse GHM

Partager cet article

Repost0
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 05:50

Chantal Neret chef de la com à F2

Carolis-Neret.jpgA trois jours de la remise du rapport sur la diversité au sein de France Télévision par Hervé Bourges, Rémy Pflimlin, président-directeur général de France Télévisions a nommé, sur proposition de Jean Réveillon, directeur de France 2, et de Frédéric Olivennes, directeur de la communication externe et du marketing image de France Télévisions, la Martiniquaise Chantal Neret, directrice de la communication de France 2 en remplacement de Delphine Jeammet.

Chantal Neret était jusqu’à présent, depuis janvier 2011, directrice adjointe de la communication externe et du marketing image auprès de Frédéric Olivennes.

Diplômée de l’Ecole française des attaché(e)s de presse (EFAP), et titulaire d’un mastère marketing et développement commercial de HEC, elle a  débuté sa carrière à la Régie française de Publicité en 1984 au service des relations publiques, puis à Radio France Internationale (RFI) en 1985 comme attachée de presse.

Elle intègre le service de presse de RFO en 1986 où elle va faire l’essentiel de sa carrière avant d’être nommée par Patrick de Carolis en janvier 2010 directrice du marketing affinitaire du groupe France TV. Chantal Néret est par ailleurs une militante politique puisqu’elle avait intégré la liste UMP aux Régionales d’Ile de France en 2004. 

FXG

NB : Il convient de preciser que Chantal Neret n'a jamais pris sa carte a l'UMP et que c'est pour cette raison que Nathalie Kosciuzko-Moriset n'a jamais voulu demissionner du conseil regional pour laisser sieger Chantal Neret, sa suivante sur la liste. 

Partager cet article

Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 06:04

RHAPSODIE-JAZZ--premiere-deJean-Michel Martial qui participe ce vendredi au salon de la Plume noire à Paris avec Suzanne Dracius pour un hommage à Léon-Gontran Damas, a bien voulu jouer le rôle de premier lecteur du roman de Catherine Lepelletier, Rhapsodie jazz pour Damas, paru chez Idem.

« Damas est le grand cri nègre »

jean-michel-martial_5304.jpgComment êtes-vous sorti de cette lecture ?

Je suis sorti en dansant ! J’aime beaucoup Damas et je suis content qu’on parle de lui parce qu’on ne parle pas suffisamment de lui-même à cette période qui est le centenaire de sa naissance. Je trouve qu’on fait peu de cas de son message, de son importance dans la poésie, dans l’honnêteté politique, dans l’engagement, la notion de vérité… Il est exemplaire à plus d’un titre et qu’enfin quelqu’un s’intéresse à lui, qui plus est un nouvel auteur, j’ai trouvé ça très positif.

Le parti pris de Catherine Lepelletier est de passer par le récit, la mémoire d’une vieille dame qui a bien connu Léon Damas. Comment trouvez-vous le procédé pour introduire le poète ?

Ce personnage nous emmène à ce qu’on peut ressentir quand on évoque une personne âgée qu’on aime ; il y a forcément une notion de tendresse, de douceur et aussi de vérité parce qu’on n’imagine mal quelqu’un qui soit âgé menteur (rires)… Catherine Lepelletier nous emmène au regard de quelqu’un qui a déjà tout vécu et qui, à partir de là, se positionne et ne dit que la vérité, qui transmet. C’est transmission qui est intéressante car ce personnage est moins fort que celui de Damas. Et c’est normal parce que Damas est d’une épaisseur peu commune et il reste le personnage principal de ce livre.

jean-michel-martial_5369.jpgLa grande révélation de livre, c’est la farouche opposition entre Damas et Monnerville. Qu’en avez-vous pensé ?

Il faudrait demander à Francis Monnerville, son neveu, ce qu’il en pense… Ce serait un autre point de vue. Ca nous dit quoi par rapport à Monnerville ? C’est quelqu’un qui avait un projet politique, qui pensait qu’il avait un rôle à jouer et que pour cela, il fallait qu’il soit dans les arcanes du pouvoir. Ensuite, c’est le chemin qu’il a utilisé et je n’ai pas de jugement par rapport à cela…

Cela ne met-il pas exergue l’assimilationnisme de l’un et la négritude de l’autre ?

C’est un des moments forts du livre mais mon expérience m’amène à penser que chacun est important à la place qui est la sienne. Monnerville, président du conseil de la République, ça n’existe pas s’il n’a pas fait ce qu’il a fait avant. Et lui, de cette place centrale, il devient ô combien exemplaire pour nombre de générations d’individus d’origine antillaise ou simplement noirs et français ou noirs et africains pour lesquels Monnerville représente une lumière. En même temps, Damas est indispensable pour la compréhension du processus d’aliénation dans lequel tout le monde est enfermé parce qu’il a quand même compris ça trente ans avant les autres. Il a réussi, de par la poésie, à faire passer ses idées qui sont exprimées par Frantz Fanon. Sauf que Damas ne se pose pas en tant que littéraire, il se pose en tant que poète. Or le poète est celui qui ouvre pour le lecteur le chemin de la conscience universelle. C’est pour ça que les poètes sont en prison. La poésie est ce qu’il y a de plus violent au monde comme acte politique. Ca signifie mettre en mouvement à partir de rien. Damas met en mouvement la conscience et la prise de conscience d’un processus à travers le rythme de sa poésie, la puissance de son analyse des sociétés et des hommes. Donc à sa place est nécessaire, maintenant que Damas et Monnerville soient antagonistes pourquoi pas mais finalement on s’en fiche.

jean-michel-martial_5403.jpgL’autre intérêt du livre est de remettre Damas à l’origine de la négritude avec Césaire et Senghor. On l’a souvent oublié…

Ce n’est pas qu’on l’a souvent oublié… Il n’est pas reconnu alors que c’est une poutre maîtresse. Il est essentiel ; il est la négritude… Non, il est le grand cri nègre. Damas est le cri nègre, celui qui est commenté et interprété par les autres. Lui, il est, viscéralement. En ce sens là, il est plus impliqué que les autres dans la négritude.

Catherine Lepelletier consacre quelques pages à Pigments, à Black Label, mais plus que son oeuvre, n’est-ce pas l’homme que nous nous fait d’abord découvrir ce livre ?

Tout à fait ! A travers ce roman, le lecteur va découvrir ce personnage et va avoir envie d’aller plus loin. Damas a dit : « Je n’ai pas souffert mais j’ai pris parti. » Lorsqu’il arrive au lycée de Meaux où il a eu pour condisciple Raymond Marcelin, le proviseur lui a dit : « Ah ! Voilà notre petit bagnard… » « Non Monsieur, a-t-il répondu du haut de ses 15 ans, ce sont les Blancs qui sont les bagnards, moi je suis guyanais… » Voilà quelqu’un qui n’est inféodé à aucune autorité !

Ce n’est pas dans le livre…

Les choses qui sont simplement évoquées, qui ne sont pas citées, sont terriblement présentes et ne pas les citer ne les rend que plus présentes. Ca nous dérange et nous oblige à aller chercher et là on nous propose de grandir un tout petit peu…

Peu d’ouvrages sont disponibles sur Damas pour aller plus loin. Damas n’est-il pas un sujet encore vierge ?

Tout est encore à faire !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 


Jean-Michel Martial et Karine Pédurand dans La loi de Tibi

jean-michel-martial_5434.jpgAu Vingtième théâtre (Paris) les 12 et 13 novembre

« Merci d’être venus mesdames et messieurs, votre agence de voyage vous a dit que les plus beaux enterrements, les plus typiques sont ceux où Tibi officie… Je suis Tibi, vous serez satisfait… » Tibi, un homme simple, incarné par Jean-Michel Martial, qui vit dans un lieu déshérité. Il raconte aux gens le plus incroyable des spectacles : les enterrements et la vie des gens qu’il enterre. Entre chaque enterrement, il raconte aussi sa vie et la loi qu’il a découverte, à l’instar d’Archimède ou d’Euclide… La pièce a été jouée en Martinique en novembre 2011, et Jean-Michel Martial pense que « le moment est venu de la jouer en Guyane et en Guadeloupe ! » A bon entendeur…

 

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:25

Journée internationale des Créoles

 Le Collectif pour le Créole au Bac dans l’Hexagone (CCBH) organise les 27 et 28 octobre à la JOURNÉE INTERNATIONALE DES CRÉOLES sous le parrainage de l’actrice Firmine Richard et de l’écrivain Hector Poullet

A l’initiative des Seychelles et de la Dominique, le 28 octobre est, depuis 1983, la journée internationale célébrant la langue créole et ses cultures. Cette reconnaissance trouve ses premières voix dans les territoires de souche créolophone, depuis la Caraïbe jusqu’à l’Océan indien pour s’étendre de plus en plus vers les pays d’émigration des populations créolophones, comme la France hexagonale, la Grande-Bretagne, le Canada ou encore les États-Unis. Les actions du Collectif pour le Créole au Bac dans l'Hexagone (CCBH) sont marquées par la réussite de plusieurs objectifs atteints depuis sa création en 2005: l'accès aux épreuves obligatoires de créole en hexagone dès la session 2007 du baccalauréat, l'enseignement du créole dans 2 lycées de la région parisienne dès 2008 et l'accès aux épreuves facultatives des créoles guadeloupéen et martiniquais en 2011. A ce jour, plus de 1 200 lycéens de l'hexagone ont pu passer les épreuves de créole au baccalauréat.

Dans la lignée de ses combats, le CCBH organise pour la 3e année consécutive sa manifestation autour d'un panorama de la diversité des langues et cultures créoles de la Caraïbe et de l'océan Indien à l'occasion de la  Journée Internationale des Créoles.

L'édition 2012est articulée autour de deux axes :

- Mise en place d’une bibliothèque temporaire d’une cinquantaine d’ouvrages en créole à la bibliothèque Aimé-Césaire (Paris 14e).

- 2 jours d’échanges animés par des artistes de hautes renommés, au centre Marc Sangnier et au théâtre 14, avec en clôture la non moins traditionnelle dictée créole du collectif.

Programme : http://www.creoleaubacdanslhexagone.org/wp-content/uploads/2012/09/Programme3sept_-LAJOUNEN-KREYOL-2012_.pdf

 

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:08

Martin  Luther King et Mumia Abou-Jamal au parloir

La-derniere-scene-flyer_recto.jpgL’auteur dramaturge Alain Foix aime les rencontres, rares ou incongrues, mais toujours porteuses de sens. On se souvient du huis-clos qui mettait face à face Angela Davis et Gerty Archimède, dans « Pas de prison pour le vent », de la rencontre plus classique des chevaliers Saint-George et d’Eon ou celle audacieuse de Shylock et Othello, le Juif et le Nègre, dans « Le ciel est vide »… Ce coup-ci, Alain Foix s’attèle à la mémoire douloureuse noire américaine en mettant face à face Martin Luther King, assassiné en 1968, et Mumia Abou-Jamal, dans le couloir de la mort depuis 1981, dans « La dernière scène ». Cette nouvelle création qu’Alain Foix met en scène lui-même sera à l’affiche du théâtre de l’Albatros pendant le festival d’Avignon.

Sur scène deux comédiens, mais trois personnages. Mariann Mathéus est Coretta, l’épouse du pasteur. Assane Timbo est à la fois Mumia Abou-Jamal et Martin Luther King. « Joyeux Martin Luther King day ! », lance Mumia Abou-Jamal tandis que Coretta regrette son mari parti avec son rêve et laissant les orphelins les armes à la main. « Maintenant, ils s’entassent  par centaine dans les couloirs de la mort. » Luther King fait face à son héritier, à moins que ce ne soit celui de Malcolm X, un « né sous X »… Car Mumia a été black panther qui sait que « un noir n’a aucun droit qu’aucun blanc ne soit tenu de respecter… » marin-coretta-aboujamal_7617.jpgMais Luther King est non-violent, bon et chrétien. Devant un piano, il dit à son épouse : « Les aveugles ne voient pas les couleurs, c’est peut-être pour ça qu’ils jouent si bien… » On passe de la cellule de Mumia à la chambre 306 du Loren Motel à Memphis, le jour de l’assassinat de MLK : « la mort derrière la vitre… » Et c’est 1980, l’arrestation d’un taxi driver noir. Lui aussi passe la vitre, du taxi. Il raconte l’irracontable, le mensonge policier… « Ils me condamnent à mort parce que j’ai tué Faulkner, un flic, pas l’écrivain, c’est pire… » Et depuis trente ans, Mumia bouffe de la télé. « Zappez ! », hurle le prisonnier… MLK a eu un rêve mais Mumia sait que la terre promise n’est pas là haut. Elle est là « derrière la vitre ». La dernière scène s’achève sur un la. « Une note bleue », tempère Coretta.

Alain Foix aborde ici un thème qu’il a plusieurs fois rencontré, celui de l’altérité, notamment dans Noir (édition Galaade), mais aussi avec Toussaint Louverture (Gallimard) et même Vénus et Adam (Galaade). Parfois didactique voire pédagogique, son texte (qui sort en juillet chez Galaade) a l’avantage de mettre en lumière la face sombre de l’Amérique. Il a puisé dans l’œuvre de Martin Luther King (dont il sort une biographie en octobre chez Folio), mais aussi dans celle de Mumia Abou-Jamal qui a écrit huit livres en prison.

La pièce était à l’affiche du théâtre de l’Albatros du 8 au 28 juillet puis le 19 octobre au Canal 93 de Bobigny, où une rue Mumia-Abou-Jamal a été inaugurée.

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 12:06

Face à Faces

Faces, une chorégraphie et mise en scène de Maguy Marin en collaboration avec Denis Mariotte au Théâtre de la Ville jusqu’au 21 octobre.

maguy-marin_5445.jpg

© Jean-Pierre Maurin

Le Festival d'Automne propose ce spectacle dans le cadre d’une monographie consacrée à Maguy Marin.

Au fond de la scène, face à la salle, un vaste miroir réfléchit l’image du public. Le noir se fait dans la salle, le plateau est éclairé et les 28 danseurs du ballet de l’opéra de Lyon entrent un à un et se figent en fixant leur regard vers les spectateurs. La scène, silencieuse, dure… Quelques raclements de gorge se font entendre, semblant même créer une forme de dialogue d’ennui dans la salle. Le public est jeune, scolaire, accompagné de professeurs, d’agents de médiation culturelle et d’abonnés à Télérama ou aux Inrock. Les danseurs sont toujours immobiles, le noir se fait en même temps qu’une déferlante sonore (création de Denis Mariotte), très dense, bouscule l’écoute et l’espace. Cette « musique concrète » accompagne dans un hyper ralenti une alternance de pénombre et de clair-obscur qui permet un enchaînement d’images arrêtées sur des acteurs figés, qui vont représenter tous les tableaux de cette chorégraphie. Il s’agit selon l’auteur qui cite volontiers l’ouvrage « Masse et puissance » d’Elias Canetti, de mettre en scène « les natures de la métamorphose des masses humaines » et de montrer ainsi ce que l’homme en foule est capable, du meilleur comme du pire. La foule portant lunettes de soleil et chapeau va ainsi se commuer en foule de croisés, de croyants, de consommateurs, de footballeurs, mais aussi en foule de morts dans les charniers… C’est comme si des enfants jouaient à « 1,2, 3 Soleil » pour dévoiler à chaque temps d’arrêt un de ces tableaux, étape singulière de la nature de la métamorphose de la masse humaine. Voilà pour le procédé qui se déroule avec une régularité exemplaire tout au long de l’heure que dure ce ballet contemporain.

g_ThV12MaguyMarinFaces03.jpg                                                                   © Jean-Pierre Maurin

Ca ne prend pas vraiment dans la salle (applaudissements mous et départs au moment des saluts). Les spectateurs qui sont venus là ont répondu à la convocation de leurs éducateurs soucieux de leur faire partager la proposition du Théâtre de la Ville, une grande salle subventionnée par la ville de Paris, dirigée par le metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota, par ailleurs directeur du festival d’automne. Ces dernières minutes  du spectacle nous questionnent sur les enjeux des politiques culturelles avec leur généreuse envie de partage (Frédéric Mitterrand parlait volontiers de « culture pour tous » en bon héritier de Jean Vilar) et leur difficulté manifeste à transmettre au public. Sans doute eût-il été intéressant de déplacer ce programme artistique dans une salle de banlieue et d’inviter les spectateurs à incarner eux-mêmes, à la place des danseurs de l’opéra de Lyon, ces figures humaines agrégées en masse. Le spectacle est un jeu. Plutôt que d’y convoquer la jeunesse, les médiateurs culturels devraient s’attacher à cultiver son désir.

Augustin De Coulondres

Programmation «Portrait Maguy Marin» dans le cadre du Festival d'Automne 2012
du 16 oct. au 27 oct. 2012, théatre de la Bastille, Création 2012.
du 13 nov. au 15 nov. 2012, Le Centquatre, Cap au pire.
du 16 nov. au 17 nov. 2012, Le Centquatre, May B.
du 20 nov. au 1 déc. 2012, théâtre du Rond-Point, May B.
du 22 nov. au 27 nov. 2012, théâtre de la Cité Internationale, Ca quand même et Prises/Reprises.
du 29 nov. Au 1er déc. 2012, théâtre National de Chaillot, Cendrillon.
du 6 déc. au 8 déc. 2012, maison des Arts de Créteil, Cendrillon.
du 13 déc. au 15 déc. 2012, théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Cendrillon
— le 3 déc. 2012, La Cinémathèque française, Maguy Marin: retour sur Umwett.

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 06:39

La défisc dans le colimateur

Le débat sur la défiscalisation outre-mer devrait faire l’objet d’attaques de députés métropolitains de tous bords. Les ultramarins devront se mobiliser pour préserver la décision du gouvernement de renforcer exceptionnellement le dispositif en 2013.

Le Président de la FEDOM, Jean-Pierre Philibert, a été auditionné par Serge Létchimy (apparenté PS Martinique), rapporteur pour avis sur le projet de loi de finances pour 2013, avant de rencontrer cette semaine Gilles Carrez, président UMP de la commission des finances de l’Assemblée nationale et un certain nombre de collaborateurs de cabinets ministériels dont Stéphane Grauvogel à Matignon. Si le projet de loi, tel que l’a présenté Victorin Lurel, se présente plutôt bien (hausse de 5 % et maintien de la niche fiscale outre-mer), des vautours tournent déjà autour de la défisc… L’examen du texte (la défiscalisation se trouve dans le corpus des articles dits non rattachés) a débuté en commission le 15 octobre. Les députés peuvent déposer leurs amendements jusqu'au 26 octobre et le débat en séance plénière aura lieu le 30 octobre. C’est là que tous les parlementaires ultramarins doivent se mobiliser (à l’appel du conseiller spécial du ministre des outre-mer chargé des relations avec le Parlement) pour faire front commun face aux détracteurs de la défisc. Marie-Luce Penchard, avisée parce qu’ancienne ministre de l’Outre-mer, lance un avertissement : « Notre ministre aura besoin de soutien car Jérôme Cahuzac (le ministre du Budget, NDLR) n'a pas dit son dernier mot ! Ce n'est pas un ami de l'outre mer et il veut tuer la défiscalisation. Je suis bien placée pour le dire après avoir été auditionnée par lui à deux reprises en sa qualité de président de la commission des finances… » Et déjà, les premières attaques se dessinent : le rapporteur général du Budget, Christian Eckert (PS), aurait, selon la FEDOM, suggéré  un rabot à 18 000 € et 2% au lieu de 18 000 € et 4 %. « Si l’on touche à ce plafond, indique Jean-Pierre Philibert, le risque existe que les investisseurs se détournent d’opérations à risque et arbitrent en faveur d’autres investissements plus sûrs et fiscalement plus rentables. » Reste, tout de même, que le Premier ministre et le président de la République se sont engagés à ne pas remettre en cause le dispositif de défiscalisation. Lurel devrait pouvoir compter sur leur loyauté, cette année au moins.

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0

Articles Récents