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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 06:39

La comptable de l’UAG devant la Cour des comptes

Pour une créance remontant a 2005, l’actuelle comptable de l’UAG a dû s’expliquer devant la cour des Comptes.

L’audience a fait état de la grande détresse du service comptable de l’université.

Micheline Hugues, agent comptable de l’université Antilles Guyane comparaissait, mardi 16 octobre, devant la cour des Comptes à Paris. En février dernier, le parquet général a mis en cause la tenue des comptes de l’université mettant sur la sellette deux comptables, Aline Grimbert en poste entre 2005 et 2008 et son successeur, Micheline Hugues toujours en fonction. On leur reproche de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour recouvrer une créance de la Région Martinique de 18 503,30 €. Il s’agit du reliquat d’une subvention de 46 000 € destinée à organiser une journée de formation de coopération interuniversitaire au cours de l’année 2005. En prenant son poste en 2009, Micheline Hugues a bien pris soin d’émettre des réserves sur la gestion d’Aline Grimbert quant à cette créance car toutes les pièces générales des comptes de l’année 2005 ont été détruites. Elle présente en revanche une preuve que la Région Martinique a opéré un premier versement de 24 000. L’avocat général, qui demande a la cour de reconnaître la responsabilité de Mmes Grimbert et  Hugues sur leurs fonds personnels, estime que la première a été « impuissante à fournir la preuve qu’elle avait répondu à ses obligations, rendant la créance irrécouvrable » et que la seconde « ne pouvait considérer le recouvrement compromis ».

La comptable fait face aux juges lorsqu’elle est invitée à s’expliquer. « Mon poste en Guadeloupe signifiait mon retour au pays après 36 ans passés dans l’Hexagone. « En arrivant, plaide-t-elle, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de créances difficiles a recouvrer… » Elle évoque alors ses conditions de travail avec de gros problèmes d’archivage (des mites) et un manque cruel de cadres dans son équipe. « Je devais recevoir une remontée des dépenses, je n’ai jamais eu aucune pièce », dit-elle après avoir expliqué n’avoir obtenu de la Région Martinique que le 21 mai 2012 un état récapitulatif des factures de l’UAG.

Suicide d’un comptable en 2001

Le ton, sobre et terne, habituel du prétoire de la cour des Comptes, a subitement pris un tour plus émotionnel. « Je me pose la question, lance Micheline Hugues, du devenir même de ma fonction alors que mon service est sous doté… » L’histoire du service comptable de l’UAG plaide en sa faveur lorsque l’on se souvient de la lettre laissée au président de l’université par un ancien comptable, Luc Lelarge, le 15 septembre 2001, avant qu’on ne retrouve son corps flottant au pied des falaises de l’Anse-Bertrand. Il écrivait notamment ceci : « J’ai décidé de quitter ce monde. Je ne ferai de reproche à personne dans l’université des Antilles et de la Guyane, mais que chacun comprenne que le travail qui m’a été demandé depuis le 1er septembre dernier n’était pas humain (...) Je n’ai pas eu le temps de faire de réserves à l’encontre de mon prédécesseur, il sortira vierge de la situation que j’ai trouvée dans les états de soldes en comptabilité. » Avant que l’audience ne s’achève, Micheline Hugues a imploré les magistrats une dernière fois : « Pour une créance de 2005, j’ai fait suffisamment de démarches. Je vous demande votre clémence. » Le président a annoncé que la cour rendrait sa décision dans six semaines.

FXG (agence de presse GHM)

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 05:52

Catherine Lepelletier revisite la vie de Léon-Gontran Damas

lepelletier.jpgCatherine Lepelletier, journaliste de la télévision publique d’outre-mer, est désormais docteur en littérature comparée et enseigne à l’UAG ; elle sort chez Idem son premier roman consacré à Léon-Gontran Damas : Rhapsodie jazz pour Damas. Roman… Pas vraiment. Il s’agit plutôt d’un témoignage que l’auteur a mis en page dans une forme de récit. Mamoune, 89 ans, est la nièce à la mode de Bretagne de Léon Damas. L’auteur, déguisée sous les traits d’une infirmière dispensant des soins à domicile, va faire parler Mamoune pour révéler quelques pans de la personnalité et de l’histoire du 3e père de la négritude. Nous voilà dans les années 1930 avec Robert Desnos au bal nègre de la rue Blomet, chez les sœurs Nardal à Clamart avec Césaire et Senghor. Bon, c’est succint et seul Desnos qui a préfacé le recueil de poèmes, Pigments, fait l’objet de quelques pages intéressantes. Mais le plus saignant dans cet ouvrage, le plus riche, et qui rétablit les regards, ce sont les moments consacrés à la bataille électorale de Cayenne vers 1947-1948 et le combat contre Monnerville et « les Gwo tchap guyanais, avides d’assimilation qui n’avaient aucune idée de ce qu’était vraiment la bourgeoisie mais qui n’avaient qu’une envie celle de lui ressembler ». Catherine Lepelletier tord le cou au mythe de Ti Momo en rappelant comment René Maran a agi auprès d’Henri Torrès pour qu’un avocat guyanais soit du procès des 14 Guyanais à Nantes : « Monnerville remercia Torrès à sa façon (…) Monnerville se flattait à lui seul d’assurer la défense des inculpés de Guyane… » Car Damas et Monnerville sont des opposants. Le premier, en étant l’un des pères de la négritude, ne peut être proche d’un défenseur de l’assimilation voire de l’acculturation des peuples des vieilles colonies… C’est un nègre fondamental contre un gwo tchap, un neg maron contre un mulâtre assimilé.

RHAPSODIE-JAZZ--premiere-de.jpgLe récit s’égare souvent dans la vie banale de la vieille Mamoune et Catherine Lepelletier doit aller chercher le renfort d’autres survivantes comme Man Piero à Cayenne ou la dernière épouse de Damas à Rio. Mais peu de mots réussissent à ranimer l’âme du poète amoureux du jazz. Damas n’affleure qu’à peine des limbes des souvenirs de Mamoune. Malgré son titre splendide, Rhapsodie jazz, Catherine Lepelletier ne parvient pas à faire entendre la petite musique poétique de Ti Léon, ce qu’Ernest Pépin appelle sa fulgurance.

FXG (agence de presse GHM)

Rhapsodie jazz pour Damas, éditions Idem

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:50

La phrase

« L’UMP ne peut se réduire à un discours clivant et diviseur », a déclaré dans Le Parisien du 16 octobre, Patrick Karam, élu régional UMP d’Ile de France, qui prend parti pour la candidature de François Fillon à la tête de l’UMP. Il déplore les propos de Jean-François Cope sur le pain au chocolat et le Ramadan...

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 06:59

La vie au fil des temps de Charles-Henri Maricel-Baltus

Un roman d’anticipation politico-philosophique sur la Guadeloupe.

livre-Maricel.jpgGuadeloupe 2032. La crise est mondiale et la métropole a bien du mal à continuer d’ « assister » ses dépendances antillaises où la nature reste difficile, alternant sécheresse et inondations, où les hommes sont toujours partagés entre séparatistes et départementalistes, où la France est à la fois trop présente et trop indifférente… La délinquance suit son cours, bon train. Comme le racisme. Les Haïtiens restent des moins que rien, les Dominicaines restent des putes, les rastas des drogués, les métropolitains tellement à part qu’ils en sont absents et les Blancs péyi sont des fin de race… Voilà la Guadeloupe que propose Charles-Henri Maricel-Baltus pour installer les personnages de son dernier roman, troisième épisode d’une trilogie qui met en scène son héros, Taali, cette fois au soir de sa vie. Roman ? Il s’agit plutôt d’un conte politico-philosophique qui expose bien les contradictions contemporaines de l’archipel : « Depuis la départementalisation, nous vivons un rêve occidental qui est en train de virer au cauchemar. Il a fallu, hier, les secousses du tremblement de terre et, aujourd’hui, les gifles du cyclone pour nous éveiller en sursaut, même si beaucoup continuent à camper sur leur petit nuage. C’est, sans doute, notre ultime chance de nous lever et de nous mettre en marche sur la voie de notre propre destin. » Voilà l’enjeu de cette fiction, de cette anticipation politique que propose l’auteur. Sa réflexion repose sur la non-violence qu’il installe au coeur de la philosophie de Taali. Son héros est installé du côté de Pointe-Noire, à Kolbo, une section accrochée aux flancs de la Belle-Hôtesse, au nord de la route de la Traversée. Kolbo, c’est l’utopie réalisée, c’est la Guadeloupe sauvée… L’auteur s’interroge à la fois sur le salut de la Guadeloupe et sur celui de l’homme, sur sa foi. Il résoud les deux. Avec un referendum, revanche de la consultation populaire du 7 décembre 2003, la Guadeloupe devient un Etat-associé à la France ; il évacue ainsi la question sempiternelle du largage. Avec cette sentence bien sentie, « ni Dieux, ni hommes, la vie nous sommes », il évacue la soumission à un irrationnel déiste pour ancrer la seule religion qui vaille selon lui, celle du respect de la vie. Au développement durable, il oppose donc simplement la vie durable. C’est utopique mais tout l’art de son livre est de faire penser qu’avec sa petite taille, la Guadeloupe pourrait pourtant être ce laboratoire des possibles.

On regrettera la qualité du travail de l’éditeur qui a laissé de trop nombreuses fautes et qui a collé à ce roman une affreuse couverture qui lui donne des allures de publication religieuse. Ce qu’il n’est pas.

FXG (agence de presse GHM)

La vie au fil des temps, éditions Nestor

 


L'auteur

Maricel-Baltus.jpgCharles-Henri Maricel-Baltus  est un cadre retraité d'EDF qui a suivi une formation de technicien supérieur en électrotechnique. Il a enseigné les mathématiques avant d'entrer à EDF. Son parcours d'écrivain est lié à ses interrogations précoces sur le sens de la vie et sur l'identité. Il a d'abord publié un recueil de poèmes avant d'écrire son premier roman, "Face à la mort" réédité en 2012 sous le titre de "D'une vie à l'autre". Cette histoire qui reflète son questionnement plonge dans la société guadeloupéenne des années soixante en empruntant tantôt le réel, tantôt l'imaginaire. Plutôt bien accueilli, les premières critiques ont cependant très vite montré que si le livre abordait, par le biais de la culture antillaise, les grandes questions de l'humanité, il laissait le lecteur sur sa faim. Il a répondu à cette critique par une trilogie avec 2 autres romans, "La vie en face" et "La vie au fil des temps". 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 05:26

L’eurodéputé vert Bicep accuse Lurel de « chantage à la banane »

Le député européen, élu en Ile de France, Jean-Jacob Bicep, en charge par ailleurs des Outre-mer au sein du parti EELV, s’est fendu d’une lettre ouverte au ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, après que celui-ci a annoncé son intention de déposer un recours contre les décisions des tribunaux administratifs de Fort-de-France et Pointe-à-Pitre de suspendre l’épandage aérien de banole sur les bananeraies des Antilles françaises. « Nous sommes tous deux fils de la Guadeloupe. Je ne peux donc croire que le sort de la population Guadeloupéenne vous indiffère… » Jean-Jacob Biscep considère « la position constante » du ministre comme, « au minimum une capitulation, au pire une trahison de la mission qui est la vôtre ». Il l’accuse donc de faire du « chantage à la banane » et lui lance : « Que ferez-vous quand nous serons face à une catastrophe sanitaire ? » L’eurodéputé lui rappelle qu’en 1993, « on arguait des intérêts économiques pour justifier l’injustifiable : l’empoisonnement programmé de populations qui mesurent seulement aujourd’hui les conséquences terribles d’une telle volonté ». M. Bicep lui demande : « Les pesticides ne sont pas moins cruels au soleil ? Comment passer sous silence les risques de l’utilisation des pesticides en question pour la santé publique ? » La question est maladroite puisque le banole n’est pas un pesticide mais un adjuvant, un fixatif ajouté à la bouillie fongicide pour qu’elle adhère aux feuilles de bananiers. C’est ce produit qui n’a pas fait l’objet d’études spécifiques de la part des autorités sanitaires compétentes. Qu’importe, à l’instar des juges administratifs, Jean-Jacob estime que la situation demanderait « un grand débat mené dans la sincérité pour que les positions de chacun soient connues. Mais la tenue d’un tel débat semble vous indisposer. Êtes-vous à ce point persuadé d’être le seul dépositaire de la sagesse pour ne souffrir d'aucune contradiction ? » Le député européen ne doute pas que le ministre ait succombé au puissant lobbying bananier. Il lui écrit : « Je vois bien les intérêts que vous défendez… » Et pour répondre au ministre qui déclarait la semaine dernière : « Je n’ai ni l’âme, ni le visage d’un empoisonneur », M. Bicep cite Césaire : « Prends garde architecte, car tu es bâtisseur de pestilence. » Et il n’hésite pas, imitant le groupe de musique Soft à parler de « crime contre la Guadeloupe ». Pour l’heure, les préfets de Guadeloupe et Martinique devraient signer un nouvel arrêté autorisant l’épandage de la bouillie fongicide sans banole en attendant l’examen des appels interjetés par l’Etat et les bananiers.

FXG (agence de presse GHM)

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:25

Quand c'etait l'temps qu'c'était fumeur sur Youtube et Daily motion

Cash.jpgSlamer au début des années 2000, Paul Cash est surtout un parolier de talent. il le démontre avec le titre qu'il vient de lancer sur le Net sur des arrangements de Réjean Mourlevat, Quand c'etait l'temps qu'c'était fumeur. Ce titre (dont je partage la signature à  hauteur de 5 % !) vient de faire l'objet d'un clip vidéo réalisé par Jean Grandclément et monté par Eric Walker. Paul Cash voulait le dédier à Renaud auquel il avait pensé pour le chanter... Dommage que sa santé ne le lui permette. L'aurait-il voulu d'ailleurs ? Le titre est sulfureux et il pourrait bien exciter les ligues de vertu, celles des antitabacs, celles de protection des animaux et de toute la bienpensance réunie au nom de notre santé publique ! Mais cpomme dit l'autre, il fallait le sortir sinon, c'est la porte ouverte à tous les prohibitionnismes... Le grand drame de Paul Cash, ce parisien d'origine galloise au sourire de Buster Keaton, était de ne pas avoir été punk en 1977 et d'avoir alors préféré Michel Sardou... Avec ce titre, il prouve que la rédemption est possible. Prochain morceau attendu : Ma copine la bouteille.

FXG

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 05:53

D-Rene-Corail.jpgDanielle René-Corail revient avec Jocelyne Béroard et E. Sy Kennenga dans le conte musical Ti Kréol. Le spectacle sera joué le 31 octobre à La Cigale, à Paris, puis du 21 au 25 décembre à l’Atrium à Fort-de-France. Guadeloupe et Guyane devraient être programmées entre novembre 2012 et début 2013. Interview de la créatrice.

« Un choc de sorcières »

Comment faîtes-vous pour conserver toute sa fraîcheur à ce spectacle que vous produisez depuis bientôt 13 ans ?

Je renouvelle le conte à chaque fois avec une nouvelle histoire, un nouveau message et de nouveaux artistes ! Il y a toujours quelque chose à dire aux enfants avec la féérie…

Alors cette fois, Ti Kreol fête Halloween avec la sorcière Jocelyne Beroard, accompagnée de sa complice Suzy Trebeau ?

Les sorcières sont devenues gentilles puisque, dans le dernier spectacle, elles ont fait des promesses à la princesse Ti Kréol et il y en a une qui va chercher l’amour ! Mais elles se disputent toujours autant. Finalement grâce à l’aide de la fée et des mascottes, elles vont trouver le prince et c’est le petit nouveau du spectacle, E. Sy Kennenga !

Comment Jocelyne Béroard est-elle entrée dans ce rôle ?

Quand elle a vu le spectacle pour la première fois, c’était en 2002, elle a absolument voulu jouer. Ses premières interventions n’étaient que de simples interprétations puisque je me contentais alors d’insérer des tubes de Jocelyne Béroard qui collait avec l’histoire et puis, une fois que le rôle des sorcières était créé, il n’y avait qu’elle pour le faire… Et elle le fait merveilleusement.

Sans éclipser Suzy Trebeau, l’autre sorcière ?

Ah non ! Elles sont diamétralement opposées. Il y en a une qui est nature, c’est Jocelyne. Et l’autre, c’est la pétasse qui se prend pour Beyoncé ! Elles se disputent tout le temps, c’est un choc de sorcières et moi, je suis entre les deux, j’essaie de gérer !

Le nouveau prince, c’est donc le chanteur E. Sy Kennenga. Cela a-t-il été facile de le convaincre ?

Pas du tout ! E. Sy est très sensible et, en fait, lui aussi est apparu dans ce spectacle en tant qu’interprète d’abord. Il avait déjà fait une intervention quand j’ai entendu son morceau Truc de fou qui parle justement de l’identité créole avec un texte magnifique. Je me suis dit : C’est ça ! Il mène le même combat mais lui, avec sa vibe. Il a accepté. C’est vrai qu’il connaît Taxi créole et ce que je fais… A pieds joints, il a sauté dedans !

Quand vous faites venir des personnalités comme E. Sy ou Jocelyne, est-ce que ça impacte l’histoire ?

C’est comme une chanson, soit c’est la musique qui vient d’abord, soit c’est le texte, là, il y a un peu des deux. Pour les sorcières, l’histoire a été écrite bien avant et le personnage de Jocelyne a collé. En l’absence de Jocelyne, Suzy Trebeau l’a remplacée et aujourd’hui, elles sont là toutes les deux car aucune des deux n’a voulu lâcher le concept ! On sent vraiment qu’on s’éclate, qu’on se donne et on fait passer des messages autres que celui d’aller chanter tout simplement. Quand on a décidé de faire un peu le tour du monde en allant chercher le prince, il est évident que ça ne pouvait être qu’E. Sy avec ses textes !

La rencontre s’est faite comment avec E. Sy ?

Par le biais de ma fille ! Elle a aujourd’hui 17 ans et m’a fait découvrir le CD que j’ai écouté en boucle avant d’aller au concert… Et puis, on s’est présenté. Comme je fais de la programmation sur la Martinique, j’ai eu l’occasion de les produire et ça a été tout seul…

Votre fille a tenu les premiers rôles de Ti Kréol au début… Qui la remplace aujourd’hui ?

J’ai un petit vivier avec les ballets Tché Kréyol avec lequel je travaille beaucoup. Et, au sein de Tché Kréyol, actuellement, j’en ai deux ! L’une tiendra le rôle à Paris ; l’autre le tiendra en Martinique.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 07:00

Tourisme nuptial en Martiniquemariez-vous-en-Mque-stand.jpg

Au salon du mariage de Paris qui se tient jusqu'à dimanche, Françoise Valère, organisatrice en Martinique du salon du mariage, est venue vendre aux futurs mariés l’idée d’organiser leur noce en Martinique. C’est la quatrième année qu’elle vient. « On commence à avoir des retours intéressants, assure Françoise Valère, coordinatrice du stand martiniquais. Au départ, c’était un seul mariage et maintenant, c’est cinq à dix mariages pour chacun de nos prestataires présents, qu’il s’agisse de la déco, de la robe, etc… On commence à être connus. » Sur les 20 000 visiteurs de ce salon annonces par l’organisation, 300 couples se montrent réellement intéressés par la proposition. « La future mariée vient pour chercher en premier lieu sa robe, témoigne la styliste Evelyne René-Corail, car notre clientèle principale, c’est l’Antillais qui vit a Paris depuis de nombreuses années et qui veut se marier au pays en ramenant un peu de la culture qu’elle a acquise en France tout en ayant une touche de culture antillaise. » Pour contracter mariage en Martinique, il est nécessaire d’avoir un lien avec l’île pour pouvoir trouver une mairie compétente. Tony et Maria Blin, restaurateurs aux Trois-Ilets sont venus commercialiser leur immense domaine pour les réceptions : « On peut faire des mariages de 150 à 200 personnes avec notre parc de 8000 m2. » C’est Mylene Edmond, la wedding planner de Mille évasions qui leur a conseillé de venir a Paris. Elle s’inscrit dans une démarche de tourisme nuptial. Avec eux, Mickaelle Chenard vient proposer la décoration. Elle travaille la fleur, les drapés, les accessoires… ‘C’est important de venir pour que les gens nous rencontrent parce qu’après, on va travailler avec eux à distance et ce contact va instaurer la confiance. »

valere.jpgLa prestation lune de miel est aussi proposée  même si la concurrence des Seychelles ou de la Polynésie est difficile, d’où la présence de Gladys Tord d’Air Caraïbes. C’est donc essentiellement pour organiser a distance la cérémonie que les couples viennent sur le stand justement nommé « Mariez-vous en Martinique », du nom de l’association créée par le photographe Henri Salomon, présent lui aussi. C’est d’ailleurs devenu une marque, mariezvousenmartinique.com, et elle est désormais bien ancrée même s’il faudra en tout une dizaine d’années pour assurer une notoriété suffisante. Et pour l’ouverture du mariage aux homosexuels, la Martinique est-elle préparée ? « On ne va pas leur proposer des robes, mais tout le reste est commun… », déclare Françoise Valère.

FXG (agence de presse GHM)


La soleil boxsoleil-box.jpg

Le Guyanais Epo Jemba et son épouse Jeanne proposent aux visiteurs du salon parisien du mariage une véritable prestation de loisirs pour tous ceux qui veulent aller se marier en Martinique, Guadeloupe, Guyane ou la Réunion. « On s’est rendu compte que les gens se demandaient ce au’ils pourraient faire sur place, d’où l’idée de la soleil box, un coffret-cadeau », explique Epo. Le prix varie de 89,90 euros a 679,90 avec un hébergement en gîte. Epo qui a grandi a Cayenne a développé cette idée en pensant à la Guyane ou le tourisme est encore balbutiant puis il l’a élargie a l’ensemble des DOM. « On est prescripteur de ces destinations », indique Jeanne. Les Soleil boxes sont disponibles sur leur site soleilbox.com en attendant bientôt d’être commercialisés dans les FNAC.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 06:36

Francois Hollande en Afrique

Hollande emmène dans Air Hollande one, Toto, Serge Larcher, Georges Patient, Monique Orphé et Josette, presidente de la région Gwada... Certains doivent faire la gueule.... Au hasard, Serge Letchimy... Ils doivent faire une ballade à Gorée et sont de toutes les agapes officielles... Toto estime qu'il a bien bossé pour sa loi avec les sénateurs Patient et Larcher... Tant pis pour les autres !

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 06:26

La loi Lurel durcie par les députés

Les députés ont adopte a l’unanimité (avec l’abstention de l’UMP) dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi de régulation économique des outre-mer dit loi contre la vie chère.

L’Assemblée nationale a fait évoluer le projet tel que le Sénat l’avait adopté le 26 septembre dernier. Désormais, c’est en commission paritaire, réunissant des sénateurs et des députés, que la mouture finale sera adoptée le 25 octobre.

Pour l’essentiel, l’esprit de la loi telle que voulue par le ministre des outre-mer reste inchangé. « Nous réarmons l’Etat pour lui permettre de mieux agir », avait déclaré Victorin Lurel peu avant la reprise des débats, mercredi. La loi est présentée comme une boite à outils favorisant davantage la concurrence mais elle durcit toutefois les pouvoirs de l’Autorité de la concurrence, notamment en réintroduisant la nécessite d’obtenir pour une entreprise qui s’agrandit l’avis de l’Autorité si la part de marché, calculée en surface de vente, est susceptible de dépasser 50 % de la zone de chalandise. La grosse nouveauté, c’est l’alignement des tarifs des services bancaires sur ceux pratiqués dans l’Hexagone : « Les établissements de crédit ne peuvent pratiquer des tarifs différents de ceux qu'eux-mêmes ou les établissements auxquels ils sont liés pratiquent en France hexagonale. » Aucun décret ne sera nécessaire pour appliquer cette disposition. Autre nouveauté de la loi, c’est le rapport que le gouvernement devra remettre « sur la structure du prix du fret aérien et des liaisons aériennes des différentes compagnies desservant les départements d’outre-mer depuis la France hexagonale et depuis un autre département d’outre-mer ».

Pour le reste, les interdictions de droits exclusifs d’importation, la correction « des dysfonctionnements des marchés de gros d’acheminement, de stockage et de distribution pour les biens comme pour les services » sont consacrés et les entreprises auront quatre mois, à compter de la promulgation de la loi, pour se mettre en conformité. Apres quoi l’Autorité de la concurrence sera fondée à faire des injonctions. Les entreprises ainsi ciblées devront les rendre publique dans la presse locale. Un nouvel article prohibe pour un distributeur « le fait de facturer ses services par l’intermédiaire d’une filiale domiciliée dans un État ou un territoire dans lequel elle bénéficie d’un régime fiscal privilégié ». Il s’agit la d’interdire les marges arrière facturées dans un pays au régime fiscal particulier.

Pouvoir d'injonction

L’article 5, celui qui dérange le plus les importateurs, prévoit « en cas d’existence de position dominante d’une entreprise » et sans amélioration proposée par celle-ci, que l’Autorité de la concurrence puisse l’ « enjoindre de modifier, de compléter ou de résilier, dans un délai de deux mois, tous accords et tous actes par lesquels s’est constituée la puissance économique qui permet les pratiques constatées ». Elle pourra, dans les mêmes conditions, l’enjoindre de procéder à la cession d’actifs, « si cette cession constitue le seul moyen permettant de garantir une concurrence effective ».

Le bouclier qualité prix est lui aussi consacré, c’est-à-dire qu’un prix global sera fixé pour une liste de produits de première nécessité devant faire l’objet d’une négociation annuelle obligatoire. « En cas de réussite des négociations, l’accord est rendu public par arrêté préfectoral. En l’absence d’accord, le représentant de l’État arrête, un mois après l’ouverture des négociations, ce prix global. »

Les entreprises devront aussi justifier la réalité ou non de la répercussion sur les prix des taxes lorsqu’elles évoluent, notamment a la baisse, et celles qui bénéficient d’une aide publique ou qui commercialisent des produits aux tarifs régulés seront tenues de transmettre leurs comptes quant a ces produits.

FXG (Agence de presse GHM)

 


Un observatoire des prix, des marges et des revenus

L’observatoire fournit aux pouvoirs publics une information régulière sur l’évolution des prix et des revenus mais aussi, et c’est un ajout des élus de Guyane, des marges. Son président est nommé par la Cour des comptes parmi les magistrats des chambres régionales. Y siègent les députés et sénateurs, des représentants des collectivités territoriales, de l’État, des associations de consommateurs, des syndicats d’employeurs et de salariés, du conseil économique et social régional, des chambres consulaires, de l’IEDOM et des personnalités qualifiées Chaque observatoire se réunit au moins une fois par an et peut communiquer à l’Autorité de la concurrence toute information ayant un lien direct avec des faits dont l’Autorité est saisie.

 


Des  « infoconso » à la télé

Le gouvernement remettra au Parlement, avant le 1er juillet 2013, une étude sur la possibilité d’inscrire dans le cahier des charges de France Télévisions la création de programmes télévisuels en vue de permettre aux organisations de consommateurs d’outre-mer de diffuser sur les antennes locales de France Télévisions leurs études, enquêtes ou messages.

 


Le greffe et les registres de commerce

Le ministre de la justice peut déléguer, par convention, la tenue des registres de commerce à la chambre de commerce et d’industrie, mais le greffe reste compétent pour le contrôle des actes et des extraits du registre ainsi que pour toute contestation, La durée maximale de la convention est de vingt-quatre mois, renouvelable.

 

 

 

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