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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:04

L’alignement des tarifs bancaires intégrés à la loi Lurel

Lurel-salon-empire-AN.jpgLa discussion générale autour de la loi de régulation économique pour l’outre-mer a duré une partie de la nuit avant-hier et a repris en fin de journée hier dans l’hémicycle du palais-Bourbon. Cette fois, les députés et le ministre des outre-mer devaient passer en revue les articles et les amendements. Certains pourraient bien être adoptés. Les députés du groupe GDR (Mme Bello, MM. Marie-Jeanne, Azerot, Nilor et Serville) propose d’interdire les marges arrière dont la facturation serait faite dans un pays tiers. Cet amendement a été motivé par la récente affaire ayant entrainé la condamnation à à 5,7 M€ d’amende de la SCIE, filiale du groupe GBH en Nouvelle-Calédonie. « Cette pratique, assurent les députés Front de gauche, est d’autant plus tentante qu’il s’agit de ventes à l’exportation, ce qui permet le recours plus facile à des sociétés intermédiaires ou à des filiales parfois domiciliées dans des paradis fiscaux. »

Un amendement déposé par les députés du groupe socialiste (MM. Fruteau,  Letchimy, Vlody, Lebreton, Mmes Vainqueur-Christophe et Louis-Carabin) demande aux sociétés qui commercialisent des produits réglementés de produire leurs comptes. « Lorsque des entreprises bénéficient de mesures de régulation qui garantissent leurs prix et leurs marges ou d’une aide publique qui a pour but d’aider à la baisse des prix ou des marges, la contrepartie est que ces entreprises soient soumises à une obligation de transparence comptable sur leurs marges réelles et sur l’utilisation des aides », estiment les parlementaires. SARA et SRPP devraient être concernées !

MM. Letchimy, Fruteau, Vlody, Lebreton et Mmes Vainqueur-Christophe et Louis-Carabin s’attaquent aussi à « la répétition de l’indu ». Il s’agit de s’assurer que les baisses fiscales exceptionnelles consenties en amont soient effectivement répercutées sur les prix : « Certaines baisses d’octroi de mer décidées par les collectivités locales lors de précédents mouvements sociaux n’ont pas été répercutées sur les prix et ont donc gonflé les marges. » Il s’agit ainsi de doter l’arsenal juridique d’un outil pour que cette situation ne puisse se reproduire.

Les mêmes élus proposent aussi de réintroduire l’article 6 de la loi initiale, supprimé par le Sénat. Il vise à adapter les règles d’urbanisme commercial pour mieux prendre en compte les risques de constitution de monopoles locaux lors de l’attribution des autorisations administratives d’implantation de surfaces nouvelles. Il pose le principe d’une consultation de l’Autorité de la concurrence avant d’autoriser une implantation  susceptible de permettre à l’enseigne de dépasser 50 % de surface de la zone de chalandise après l’opération.

Enfin, et c’est une disposition très attendue : MM. Lebreton, Fruteau, Letchimy, Vlody et Mmes Louis-Carabin et Vainqueur-Christophe veulent l’alignement des tarifs bancaires : « Les établissements de crédit ne peuvent pratiquer des tarifs différents de ceux qu'eux-mêmes ou les établissements auxquels ils sont liés pratiquent en France hexagonale. »

Selon toute vraisemblance, les débats pourraient encore se poursuivre jeudi et peut-être même vendredi.

FXG (agence de presse GHM)

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 06:36

Lurel : « Je n’ai pas l’âme d’un empoisonneur »

Victorin Lurel est revenu, hier, à l’occasion d’une rencontre avec la presse parlementaire, sur la suspension de l’épandage aérien des bananeraies antillaises avec du banole par les tribunaux administratifs de Basse-Terre et Fort-de-France. « On n’a pas subi la pression de lobby », a d’emblée rappelé celui qui a voyagé il n’y a pas si longtemps dans le même avion que le patron de l’Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique. Puis il a rappelé de quoi il était question : la bouillie fongicide qui n’est pas en cause et le produit fixatif, le banole. « C’est la seule méthode avérée contre la cercosporiose noire », a-t-il assuré avant de rappeler qu’en neuf mois, Sainte-Lucie avait perdu toute sa production de bananes d’exportation. Le ministre des Outrre-mer en a profité pour saluer la démarche « banane durable » de la profession en rappelant qu’aux dix opérations d’épandage annuelle par plantation aux Antilles française,  des pays comme l’Equateur en pratiquaient 52. il est alors revenu sur les dispositions du jugement des tribunaux administratifs, mettant en exergue que c’est seulement « faute d’analyse spécifique » du banole et « par principe de précaution », que la mesure de suspension avait été ordonnée. Il a ensuite plaidé « l’erreur de droit » du fait que « la toxicité était non prouvée ». « Oui, a assuré le ministre, nous allons faire un pourvoi en cassation et nous allons reprendre l’arrêté préfectoral en excluant le banole. » « Ne craignez-vous pas de réitérer l’erreur commise par Jean-Pierre Soissons, ministre de l’Agriculture en 1993 lorsqu’il a accordé les dérogations pour le chlordécone ? » lui a-t-on demandé. Le ministre a admis qu’il prenait un risque mais qu’il ne s’agissait pas de pesticide mais de fongicide, avant de conclure, presque dramatique : « Je n’ai pas le visage, ni l’âme d’un empoisonneur. »

FXG (agence de presse GHM)

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 06:07

AFF-Jean-Yves-Rupert.jpgJean-Yves Ruppert revient à Paris sur la scène de la grande salle du théâtre du Temple pour un nouveau one man show.

« Si on change totalement, on déçoit ! »

C’est facile de tenir le haut de l’affiche à Paris ?

Rien n’est facile ! Il faut faire savoir aux gens qu’on est là… La télévision a été mon premier vecteur grâce à l’émission Bankoulélé, c’était un premier vrai grand pas à l’étrier ! Maintenant, il faut durer et pour cela, il faut faire les choses qui plaisent aux gens !

Pour ce qui est de durer, ça fait 25 ans que vous durez !

(Rires…) Quand on est déjà à un certain niveau, eh bien, chaque année, à chaque spectacle, il faut toujours prouver que vous pouvez rester au niveau ! C’est ça le challenge.

Quand vous dîtes que vous êtes à l’humour ce que Kassav est à la musique et Aimé Césaire à la littérature, vous y allez fort !

Je me donne corps et âme à ce que je fais ; je ne fais rien d’autre ! Je suis vraiment le seul professionnel de toute la Caraïbe. Je ne fais que ça depuis 1987 ! Tout le monde se retrouve un peu dans mon humour. Je suis un peu ce qu’on dit à une caméra, c’est-à-dire que je filme tout ce que je vois et après il faut redonner tout ça.

Qui sont vos maîtres dans l’art comique ?

J’adore Bourvil et Louis de Funès, j’aime le comique de situation, j’aime Fernandel qui est un autre type de comique… J’aimais bien Pierre Richard à l’époque du Grand blond avec une chaussure noire. J’aime aussi le cinéma français comique des Bronzés… Mais celui que j’admire vraiment, c’est Devos.

Vous n’avez jamais eu l’envie de faire une carrière au cinéma ?

Si l’opportunité se porte à moi, pourquoi pas… J’irai avec l’envie de bien faire ! Mais pour l’instant, je me suffis à ce que je fais.

Avec ce nouveau spectacle, qu’allez-vous dévoiler ?

Je ne vais pas dévoiler de nouvelle facette car le public a envie de voir ce qu’il connaît de vous. Si on change totalement, on déçoit ! Alors, je vais leur donner des personnages qu’ils connaissent.

La part du Caribéen que vous êtes est-elle importante ?

Il faut ! Il faut qu’elle soit importante. Il faut montrer que nous sommes capables de certaines choses. A chacun son humour ! Même si nous, d’une commune à une autre, on n’a pas le même humour, tout a une subtilité et c’est le public qui vous donne la force et l’énergie nécessaires. L’énergie pour le comédien, c’est le public ! Avec, vous pouvez foncer !

A quoi faut-il s’attendre ?

Dès que vous entrez dans la salle, c’est parti ! On est ensemble pour un moment ; on a huit heures de vol ! S’il y a des trous d’air, tout le monde va les ressentir même ceux qui sont montés en première classe ! Sinon, la thématique de l’avion n’est pas du tout au cœur de mon spectacle.

Mais on est toujours dans ce petit morceau de France niché sous les tropiques ?

Ca, c’est sûr ! Nous sommes des Ultramarins et je parlerai un peu de ça… Il y aura le policier que les gens aiment, il y aura Papouche de « Papouche et compagnie » et le papy que tout Antillais a, surtout dans nos campagnes… Et aussi Man Finotte.

Comment avez-vous écrit ce spectacle ?

Ca fait plus de six mois que je travaille dessus… Je travaille à toute heure. L’inspiration vient tout le temps ou pas du tout ! J’ai des feuilles partout et j’écris même sur la main… Il ne faut blesser personne, être attachant, faire rire et faire passer des messages. C’est un travail très compliqué. Je vis mon personnage et après le reste suit. Si le public suit, ca peut durer deux mois et même au-delà ! Alors venez !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM) 

A partir du 17 octobre, du mercredi au samedi à 21 h 30

Théâtre Le Temple

18, rue du Fbg du Temple 75 011 Paris

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 04:08

Malaise à LADOM

Reçue par le cabinet de Victorin Lurel, une délégation syndicale de LADOM s’est déclarée déçue des choix budgétaires du gouvernement.

L’intersyndicale de LADOM (L'agence de mobilité outre-mer) a été reçue le 2 octobre der nier au cabinet du ministre des Outre-mer.  Les représentants syndicaux venaient exprimer leur incompréhension dans la perspective des contrats de performance 2013-2015 dans le contexte du nouveau projet de loi de finances 2013. Ils regrettent la diminution des effectifs de 11 % qui sème l’angoisse parmi les contractuels (134 équivalents temps plein contre 150) ; redoutent la diminution de la subvention de 15 % passant de 9,2 M€ à 7,8 et craignent un équilibre financier en péril avec 9 M€ de découverts, 500 000 € d’agios et 13 M€ de dettes aux fournisseurs… Ils déplorent encore des moyens d’intervention trop faibles notamment sur la continuité territoriale où il manquerait d’ores et déjà 6 M€… Les porte-paroles des salariés se disent amers car ils ont le sentiment du bon travail accompli avec une progression de 16 % des mesures de formation, la gestion de 140 000 dossiers continuité territoriale et un taux d’insertion passé de 46 à 54 %. Malgré les propos rassurants de leurs vis-à-vis (le cabinet du ministre leur a déclaré vouloir conforter les missions de LADOM), l’intersyndicale se demande comment effectuer le même niveau d’activité (4 600 mesures de formation et plus de 100 000 billets d’avion) avec moins de moyens tout en portant le taux d’insertion à 70 %. A vrai dire, les syndicalistes sont sortis déçus de leur entretien au ministère.

Les syndicats réfutent toute gabegie

En coulisse, certains, profitant du changement de pouvoir, rêvent que Victorin Lurel leur offre la tête de leur directeur général, François-Xavier Bieuville. Pourtant, celui-ci n’est pas en cause. Et même s’il y a eu quelques erreurs, elles ne lui sont pas imputables. Ainsi, on a pu voir débarquer de la classe affaire d’un vol transatlantique une équipe trop nombreuse de cadres pour l’inauguration d’un tout petit local dans un tout petit territoire… Un employé trop jeune, proche de l’ancien pouvoir, a d’abord échoué dans la gestion du dispositif mobilité formation emploi avant d’être propulsé délégué régional… Les défauts n’étant pas l’apanage de la droite, il a été récemment proposé de promouvoir en catégorie B un agent de catégorie C, chauffeur à LADOM et proche du nouveau pouvoir… Pour autant, les syndicats, à l’instar du délégué Christophe Germe, réfutent toute gabegie. Ce qui le trouble davantage, ce sont les choix budgétaires gouvernementaux qui préservent les niches fiscales et les exonérations de charges patronales tandis que la rémunération des stagiaires en formation est passée de 305 € à 152 € depuis 2008.

A ceux-là, on ne saurait que trop leur conseiller de privilégier le SMA, nettement mieux doté !

FXG (agence de presse GHM)

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 06:37

La loi contre la vie chère débattue hier soir a l’Assemblée nationale

C’est à 21 h 30, hier soir qu’a débuté en séance plénière au palais-Bourbon le débat sur la loi de régulation économique en outre-mer, dite loi contre la vie chère. Après son adoption par le Sénat, c’est aux députés d’amender le texte propose par le ministre des outre-mer, Victorin Lurel. 187 amendements ont été déposés, mais les débats devraient s’achever ce mercredi après-midi par un vote d’adoption. Chez les socialistes, la réunion de groupe qui s’est tenue hier matin, n’a pas laisse paraître de débat particulier tant la question du traite de stabilité européenne semblait bien plus préoccupante à leurs yeux. D’ores et déjà, depuis la séance en commission des affaires économiques, l’UMP avait signifié qu’elle s’abstiendrait sur ce texte. Hier matin, c’est le groupe centriste de Jean-Louis Borloo, Union des indépendants, qui a déclaré qu’il voterait le texte. Victorin Lurel qui est l’invite de l’association de la presse parlementaire ce mercredi à midi pourra se féliciter d’avoir fait adopter en mois d’un mois son premier projet législatif depuis son enrtree au gouvernement en mai denier.

FXG (agence de presse GHM)

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 05:17

Philippe Garsuault, directeur général du groupe BPCE International et Outre-mer

Philippe-Garsuault.jpgTandis que sont ou vont être débattues au Parlement la loi de régulation économique en outre-mer (vie chère) et la loi de finance avec un maintien de la desfiscalisation, nous avons demandé au directeur général pour l’outre-mer et l’international de la Banque populaire/Caisse d’épargne si le crédit bancaire était suffisant pour le soutien aux entreprises d’outre-mer et si les tarifs bancaires appliqués dans nos territoires étaient justifiés. Interview

« Jamais une banque refuse de prêter quand c’est un bon dossier »

On ne cesse de dire que les banques en outre-mer ne prêtent pas aux entreprises. Est-ce une réalité ?

Non, au contraire, nos encours de crédits aux entreprises sont en progression. Entre juin 2011 et juin 2012, ils ont augmenté de 3,6 % aux Antilles et de 5,9% à la Réunion. Vous savez, en  période de crise, l’ensemble des agents économiques souffre et l’on entend dire parfois que les banques ne font pas leur métier. En ce qui concerne le Groupe BPCE, le groupe bancaire le plus implanté dans les territoires d’Outre-mer,   nous avons dans l’ensemble de ces territoires des flux de production de crédits qui sont en hausse par rapport à l’année dernière. C’est clairement une accélération de notre engagement au service de l’économie locale.

Quel est le montant total de ces crédits aux entreprises ?

Nos encours représentent à peu près un demi milliard d’euros de prêts à l’économie des Antilles et de la Guyane, et  près de 900 millions d’euros à la Réunion. Et sur l’ensemble des territoires où nous sommes présents, cela doit représenter de l’ordre de 30 000 professionnels ou entreprises, tous secteurs confondus.

Combien d’entre elles essuient-elles un refus de crédit ?

On ne verra jamais une banque refuser de prêter quand c’est un bon dossier. Tout notre intérêt est de prêter ! Par ailleurs, nous avons une relation de conseil avec nos clients: si nous jugeons qu’un nouveau crédit peut mettre en difficulté un client, nous lui disons. Avec trois, quatre ou cinq refus de prêts par des banques concurrentes, il faut se poser la question de savoir s’il n’y a pas un problème avec le dossier… Nous devons faire attention au surendettement, au soutien abusif… Nous sommes très encadrés par le législateur. En période de crise, c’est logique d’entendre que « les banques ne prêtent pas », mais la réalité est un peu différente puisque nos chiffres montrent au contraire une progression de notre soutien à l’économie locale. Et par ailleurs, il faut savoir que le taux de créances douteuses sur la région Antilles-Guyane est de 11 % contre 3 % en métropole et que le montage des dossiers est parfois complexe, car les petits entrepreneurs locaux ont parfois du mal à transmettre leurs bilans (d’où l’accord que nous venons de signer avec la Fédération des très petites entreprises et l’ordre des experts-comptables).

Dans le cadre de l’examen de la loi contre la vie chère, plusieurs amendements veulent étendre aux banques la régulation des tarifs. Avez-vous la sensation de pratiquer des prix prohibitifs par rapport à ce qui se pratique dans l’Hexagone ?

Pour exercer son métier, une banque doit respecter un certain nombre de règles, de ratios, elle doit dégager du résultat pour renforcer ses fonds propres. Par exemple, la Banque des Antilles Françaises (BDAF) est tout juste à l’équilibre et une banque qui fait des pertes, ça n’a pas de sens ! Sur tous nos territoires, quand nous dégageons des excédents, nous les utilisons pour renforcer les fonds propres et plus on renforce les fonds propres, plus on peut faire de crédits.

Par ailleurs, le Groupe BPCE est composé de banques de plein exercice qui maintiennent tous les métiers localement ; nous n’avons pas choisi de tout centraliser dans l’Hexagone, ce qui nous aurait sans doute permis d’amortir un peu mieux les charges. Mais nous trouvons que cela a plus de sens d’être une vraie banque antillaise, réunionnaise, calédonienne (+ de 25 % de parts de marché) ou polynésienne (30 % de part de marché). Pour toutes ces banques, nous n’avons par exemple aucun back office en métropole et cela représente un certain nombre de coûts (les coûts salariaux représentent 60% de nos coûts). Avec 350 employés aux Antilles-Guyane (450 à la Banque de la Réunion, 320 à la Banque de Tahiti et autant dans la Banque Nouvelle-Calédonie), nos banques sont des entreprises importantes au niveau de l’emploi local, qui achètent et investissent sur place en ouvrant des agences. Alors forcément, on peut avoir un différentiel au niveau du prix. Mais si on baissait drastiquement nos tarifs, on aurait des banques avec des résultats à zéro voire négatif, ce qui n’est pas tenable.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 07:45

Lynnsha s’est offert le week end dernier son premier concert parisienWill-Lynnsha-et-Ruby-photo-Alfred-Jocksan.jpg

La jolie martiniquaise, Lynnsha, a dynamisé la scène Bastille samedi soir lors de son premier concert parisien. En avant concert, le duo de DJs Smyle et W+ de la Guadeloupe a chauffé la salle. Lynnsha, vêtue de noire, la mèche en avant, a fait crépiter les flashs des paparazzi au moment de son entrée en scène. Elle était accompagnée de Didier Davidas (clavier et chef d’orchestre), Stéphane Castry (basse), Jérôme Castry (batterie), Ralph Lavital (guitare rythmique) et les voix de Will et Ruby aux chœurs. Pour pimenter le tout, la chanteuse avait invité Neg Marron et Kalash.

« Je suis une Lynnsha sans limite »

lynnsha6-photo-Alfred-Jocksan--17-.jpgCe  premier concert parisien vous a-t-il satisfait ?

Cela fait des années que je fais ce métier, pratiquement cinq ans de tournées, de clubs, en France, en Belgique, en Allemagne, en Suisse, en Afrique, au Canada et aux Antilles sans faire aucune salle parisienne. La première scène, c’est angoissant, mais excitant ! J’ai beaucoup apprécié. j’avais l’impression d’être entre amis, en famille. J’ai passé un moment très intime. Tous mes invités ont répondu présents. Le prochain sera un Olympia. J’y pense…

Qu’attendiez-vous de ce premier concert ?

J’espère que ceux qui ne connaissaient pas ma musique l’ont découverte et appréciée. Pour les autres, ils ont réappris à l’aimer. Ce que j’espère, c’est que les gens découvrent mon dernier album, «  Ile et moi » que j’ai vraiment présenté. Ce concert va enclencher plein d’autres dates. Ici ou ailleurs. Mon but est d’aller, pas seulement ou on me connaît, mais dans des territoires où on ne me connaît pas, les USA, et pourquoi pas, l’Asie. Je suis une Lynnsha sans limite !Kalash-et-Lynnsha-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Lors de votre prestation, vous avez passé en revue la palette large de votre style musical. Est-ce dans le but de dire : tout ça c’est moi ?

Certaines personnes fredonnent ma musique sans savoir que c’est moi qui la chante. J’ai parcouru mes premiers albums et montré mes différentes palettes. On dit souvent : Lynnsha, chanteuse de R&B qui est devenue chanteuse de zouk. Moi, je n’aime pas ce genre d’étiquette, je suis chanteuse, point barre. J’ai appris à chanter par le gospel. Dans ma musique ça s’entend au niveau des harmonies. J’ai envie de mélanger tout les courants musicaux que j’aime. Donc, ça passe du R&B  à la pop, de la variété française à la rumba congolaise. C’est moi…

Lynnsha-etNeg-Marron-photo-Alfred-Jocksan.jpgVotre dernier album, « Ile et Moi », est un clin d’œil à votre pays, la Martinique ?

J’espère que les gens apprécient cet album. C’est pour ma Martinique ! J’ai tourné mes premiers clips en Martinique. C’est très important pour moi de montrer à tous ceux qui écoutent ma musique comment ma Martinique est belle. On voit des paysages magnifiques. Je montre ma Martinique comme je l’aime.

Propos recueillis par Alfred Jocksan (Agence de presse GHM)

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 07:11

Deux nouveaux sites musicaux, patrimoniaux et commerciauxDimitri-Alamkan.jpg

Dimitri Alamakan, 27 ans, originaire de Petit-Bourg en Guadeloupe, a fait ses études de commerce à Lille et c’est dans ce contexte qu’il a l’idée de créer SoMuZay, une start up dédiée au patrimoine musical antillais en mettant en ligne deux sites. Le premier Padezil est consacré au zouk ; le second, Musiwi au rap et à au dance hall. « L’idée de créer des bases de données musicales m’est venue au cours de mes premiers mois en grande école, à un moment où je cherchais en vain un site récapitulant l’ensemble des nouveautés musicales de la semaine en rap et r&b US. » En novembre 2007, il met en ligne SweetPotion.info, puis lors de sa dernière année d’études, il lance le projet de création d’entreprise. Quelques mois s’écoulent et la société SoMuZay est créée le 26 juin 2010. Le site SweetPotion.com, base de données anglophones spécialisée dans les musiques urbaines américaines, est lancé le 1er décembre 2010. Suivent ensuite Musuwi.com (le 1er juin 2012) et Padezil.com (le  1er octobre 2012). « Ce sont des encyclopédies musicales, résume Dimitri, des sites d’information avec tous les liens utiles. » Outre l’intérêt patrimonial de ces deux sites, Dimitri en a fait une véritable entreprise car il y vend de l’espace publicitaire mais également des services sur mesure aux artistes qui veulent mettre leurs œuvres en ligne. « Ca ne rapporte pas grand-chose pour l’instant », témoigne celui qui a toutefois prévu de toucher des commissions sur les ventes en ligne de morceaux. Dimitri Alamkan espère 50 à 100 000 visiteurs par mois.

www.padezil.com

www.musiwi.com

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:35

Anne-duthilleul-2l.jpgAnne Duthilleul, chargée par l’Etat d’une mission d’accompagnement de développement pétrolier

 « L’enjeu est que la Guyane puisse être une base arrière »

D’ici un mois Shell communiquera les résultats de son premier forage d’exploration. Un résultat positif pourrait accélérer les investissements et les retombées locales.

Où en êtes-vous de votre travail d’appui à l’exploration pétrolière en Guyane ?

La commission de suivi et de concertation a été mise en place avec des groupes de travail sur la sécurité et l’environnement, premier objectif de ma mission ; un autre sur les retombées économiques et le développement local, sachant que sur ce dernier point, en juin, le gouvernement a obtenu que Shell mette en place pour la Guyane, en cas de succès du premier forage actuellement en cours, un fond doté de 2 millions d’euros. Shell veut orienter ce fond en priorité vers les activités liées à la mer. Desprojets intéressants pour les pêcheurs sont déjà identifiés. Ils concernent les coopératives maritimes, les progrès sur les conditions de travail à bord, sur la fabrication de glace, sur des moteurs moins consommateurs… Un troisième groupe de travail consacré à l’emploi et la formation a été mis en place. Shell a pris l’initiative de rassembler les entreprises sous-traitantes du secteur pétrolier afin de permettre à de jeunes guyanais d’être embauchés et d’obtenir une qualification. Pour une exploitation off shore il faut des gens ayant au moins cinq ans d’expérience. Enfin, le dernier groupe concerne la recherche sur le milieu marin. Shell a mis en place un premier fond d’un million d’euros. Début novembre, un séminaire scientifique se tiendra en Guyane pour définir le programme de recherche.

Avez-vous une idée de l’endroit où sera raffiné le pétrole ?

On n’en sait rien. Je ne sais quelles sont les raffineries de Trinidad et Tobago. Mais ces îles ont surtout les services pétroliers qui servent de base arrière aux plateformes en mer. L’enjeu est d’essayer de calquer cela, de faire en sorte que la Guyane puisse être une base arrière. La Guyane a un atout très fort : il faut une journée de mer pour se rendre sur le champ d’exploitation mais quatre jours et quatre nuits depuis Trinidad.

La Guyane peut donc raisonnablement espérer de bonnes retombées économiques ?

Elle en a déjà, même en phase d’exploration.

On se souvient de la catastrophe écologique déclenchée par Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique. Aura-t-on le même type de plateforme au large de la Guyane ?

On ne sait pas encore, mais l’exploitation en Guyane ne se fera pas avant 2019. Les progrès sont très rapides dans ce secteur. Je prendrais l’exemple des fluides de forage. L’année dernière, il a été demandé à Shell d’utiliser un fluide à l’eau avec des additifs et pas à base d’hydrocarbure ou d’huile. Ces fluides sont en circuit fermé, mais ils réapparaissent dans les boues. Celles-ci ont provoqué des gonflements des terrains argileux. Ils ont retardé Shell. Du coup, la compagnie utilisent désormais du lubrifiant synthétique biodégrable. Les progrès sont donc constants.

Un ministre a déjà sauté à cause du code minier. Où en est-on de sa réforme ?

Un rapporteur a été nommé et des groupes de travail constitués avec des ONG environnementales, des juristes, des professions de la production de matière première et des experts, dont je fais partie. Les élus d’outre-mer seront également consultés. Les propositions de projets de loi sont attendues pour la fin de l’année. Une partie concernera la sécurisation de la fiscalité. En 1991, il avait été décidé d’annuler toute redevance sur l’exploitation off shore pétrolier. On pensait qu’il n’y en aurait jamais… Finalement, fin 2011, en toute urgence le gouvernement en a rétablie une*.

Quel est le calendrier prévu pour les prochains mois ?

Un forage est en cours. Il devrait toucher les couches intéressantes dans les prochains jours ou semaines. Nous aurons peut-être du nouveau d’ici début novembre, où doit avoir lieu une nouvelle commission de consultation et de suivi. Si ce forage confirme le précédent cela déclenchera de l’enthousiasme et de l’effervescence pour accélérer les retombées locales. S’il est négatif nous attendrons le suivant. Shell a prévu quatre forages d’ici fin 2013.

Propos recueillis par David Martin, agence de presse GHM

* Il limite à 12 % de la valeur de la production, la taxe qui sera prélevée sur tout futur pétrole extrait du fond des mers, à partir du 1er janvier 2014. Le partage entre l'Etat et la Guyane est de 50/50

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 06:52

Marie-Galante aux portes de Matignon

jean-girard-et-manif.jpg« Nous avons remis les pétitions et les doléances de tous les comites à un conseiller du Premier ministre… », a indiqué le conseiller général de Marie-Galante Jean Girard. Apres deux heures de défilé entre les hôpitaux Cochin et Saint-Vincent de Paul et la rue de Varenne à Paris, la manifestation des comités de coordination de défense des hôpitaux de proximité a été arrêtée sans heurt à une centaine de mètres de Matignon par un dispositif policier relativement important. Les manifestants se sont regroupés au carrefour des rues du Bac et de Varenne. Parmi eux, le groupe marie-galantais compose d’une trentaine de membres dont dix venus de la Galette, les autres de la région parisienne. On a vu des Bordin, des Douglas ou encore des Boecasse. Ils pensaient que Jean Girard ferait partie de la délégation de la coordination nationale des hôpitaux qui pourrait rencontrer le Premier ministre. Finalement on leur a indiqué que c’est le cabinet de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui serait chargé de les recevoir ultérieurement. « Le calendrier, a déclaré M. Girard, sera connu la semaine prochaine. Ce dont nous sommes surs maintenant, c’est que les échos de cette manifestation sont arrivés au plus haut niveau de l’Etat. Le gouvernement, à défaut de répondre à toutes nos attentes, tiendra compte de ce que nous avons dit, mais nous avons bel espoir de sauver la maternité de Marie-Galante et son service de chirurgie. » Cependant, Jean Girard met en garde : « Il faut que la lutte se poursuive en Guadeloupe, à  Marie-Galante et à Paris en perspective de la modification de la tarification à l’activité. »

Pour les manifestants, le mieux serait encore l’abrogation de la loi Bachelot. Mais d’abord, on attend que les discussions techniques puissent démarrer avec l’équipe de Marisol Touraine.

FXG (agence de presse GHM)

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