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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 07:00

Des sous pour les allocs contre une hausse des recrutements dans les départements

Le gouvernement accorde 174 millions d’euros de fonds exceptionnels aux départements, 500 milliards de crédit et l’assurance de ressources pérennes dès 2014 contre l’engagement d’augmenter significativement les embauches.

Dindar-et-claudy-Lebreton.jpgL’association des départements de France (ADF) et le gouvernement ont signé, hier, « dix engagements pour contribuer au redressement du pays », selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui s’est exprimé à la sortie de l’Elysée. Nassimah Dindar, qui représente les DOM au sein de l’ADF, a évoqué « un contrat d’objectif avec le gouvernement qui tienne compte des réalités des territoires d’outre-mer ».

1er engagement : aider les départements à faire face à leurs frais de prise en charge de la solidarité - RSA, allocation personnalisée à l’autonomie (APA) pour les personnes âgées ou encore la prestation de compensation du handicap (PCH). Ces frais ne sont pas compensés à hauteur de leur réalité. « Nous demandons, a indiqué Mme Dindar, à être accompagnés pour l’année 2013 et le président s’est engagé pour 2014 à ce que nous puissions trouver à l’ensemble des départements de France et d’Outre-mer un financement pérenne qui soit assuré par l’Etat. » Concernant l’accompagnement, il s’agit d’une enveloppe de 170 millions d’euros. « Par rapport à cette enveloppe, nous devons définir à présent la péréquation qui sera faite sur l’ensemble des départements, poursuit Mme Dindar. A nous, avec le président de l’ADF, de voir comment nous allons le faire. Mais il y a eu aussi des demandes pour qu’il y ait une péréquation verticale de l’Etat vis-à-vis des départements. »

Au-delà du fonds exceptionnel, c’est l’engagement pour 2014 de trouver des recettes pérennes et suffisantes pour financer ces allocations qui a retenu l’attention de Claudy Lebreton, président de l’ADF : « On n’est pas sur 170 millions d’euros mais sur plusieurs milliards qu’il faudra mobiliser. » Des pistes ont d’ores et déjà été évoquées comme l’élargissement de la cotisation sociale de la journée fériée travaillée qui n’est abondée que par les salariés. « Ca représente quasiment 1,5 milliard d’euros, assure Claudy Lebreton. Quels que soient les choix, dans la loi de finance 2014, il ne s’agira plus de fonds exceptionnels mais des financements peut-être fiscalisés de solidarité et d’action sociale. »

7000 emplois d’avenir

Dindar-ADF-030.jpgAutre engagement pris, celui de « mobiliser les fonds européens au service de l’inclusion sociale » mais aussi le logement social ou intermédiaire : « Nous allons définir avec le ministre des Outre-mer, pour les années à venir si nous travaillons de manière pluriannuelle puisqu’il est vrai que l’instabilité fiscale ne permet pas aux entreprises réunionnaises d’agir sur le moyen et long terme sur l’activité du BTP. » Pour l’aménagement et le développement durable des territoires, Jean-Marc Ayrault a annoncé le déblocage d’une ligne de 500 milliards d’euros de crédit par la Caisse des dépôts et consignations.

La contrepartie de cela, c’est l’effort demandé aux départements au niveau de l’emploi. Une convention cadre sera signée fin octobre pour déployer les contrats d’avenir : « Les départements s’engagent à favoriser le recrutement de 7 000 emplois d’avenir dès 2013 au sein de leurs services, mais aussi d’augmenter de 20% le nombre de jeunes accueillis en contrats d'apprentissage, en contrats aidés, et en service civique en favorisant le retour à l’emploi des personnes les plus en difficulté et notamment des bénéficiaires du RSA. »

Après la signature d’une déclaration formelle avec les Régions le 12 septembre dernier, cette étape précède la rencontre entre le président de la République et les représentants des grandes agglomérations de France.

FXG (agence GHM)

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:52

Nassimah Dindar à l’UDI

Au lancement solennel de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), dimanche à la salle de la Mutualité à Paris, Nassimah Dindar était là, mais en toute discrétion, « à titre personnel », a-t-elle-même certifié « en off ». Manque de pot pour elle, à la fin de son discours, Jean-Louis Borloo a eu l’idée d’évoquer l’outre-mer. Parlant de l’arrivée massive de 5 députés du Pacifique, il a lâché : « Si vous saviez ce que j’ai entendu… Bande de pauvres types !... » Puis il s’est lancé dans un panégyrique de « ces postes avancés de la République dans le monde » avant de saluer la présence dans la salle de Philippe Gomès, Sonia Lagarde (NC), Jonas Tahuaitu (PF) et Nassimah Dindar, déclenchant un tel tonnerre d’applaudissements que la caméra officielle s’est arrêtée sur la présidente du conseil général, sourire un peu crispé, en train elle aussi d’applaudir. Pour la discrétion, c’était raté !

FXG (agence de presse GHM)

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:51

La mort en fête 

Hasta-Morir2.jpgA l’instar des Antillais, les Mexicains ont une coutume singulière pour célébrer la fête des morts chaque 1er novembre (en fait le 2, jour des trépassés, le 1er étant celle de tous les saints…). Les familles se réunissent sur les tombes des disparus pour partager un moment de recueillement. On y déguste également les mets et boissons préférés des défunts, parfois même on y chante ! Ce mélange de croyances mayas, aztèques et chrétiennes fait du Mexique l'un des pays les plus catholiques de la planète.

clip_image002.jpgPour la première fois, cinq restaurateurs mexicains installés à Paris ont décidé d'unir leurs efforts pour fêter, pendant un moisdu 1er au 30 novembrel'une des plus anciennes traditions de la république du Mexique : Anahuacalli, Bocamexa, La Mexcaleria, Guacamole, Itacate, La Hacienda del Sol, El Nopal et Zicatela participeront à cette première édition, qui devrait être reconduite chaque année. Une exposition de deux photographes, un mexicain et un français accompagneront l’opération.

Dans chaque établissement un autel des morts sera édifié afin de bien expliquer aux Parisiens cette tradition séculaire et on aura à coeur de rappeler que la cuisine traditionnelle mexicaine, culture communautaire, vivante et ancestrale, « le paradigme de Michoacán », a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO, le 16 novembre 2010. La seule tradition culinaire, avec celle de la France, à être sélectionnée au patrimoine mondial de l’UNESCO ! 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:35

MLP a choisi Fillon

« Mon choix est fait depuis juillet, c’est Fillon. » Marie-Luce Penchard, ancienne ministre de l'Outre-mer, a réaffirmé son choix de l’ancien Premier ministre pour la tête de l’UMP. La presse hexagonale avait déjà mentionné son nom à plusieurs reprises à ce sujet et l’intéressée rappelle qu’elle avait fait partie des  signataires de la tribune des femmes qui soutiennent Fillon. « De toute évidence, ajoute-t-elle, si Copé est élu, je vais réfléchir à deux fois... avant de poursuivre. » Un peu comme Patrick Karam !

FXG

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 12:52

Damoiseau lance un XO haut de gamme

bouteille_5483.jpgEnfin Damoiseau sort un rhum vieux digne de rivaliser avec les sublimes AOC de la Martinique. Il était temps ! Le nouvel XO de Damoiseau est un assemblage de rhums vieillis pendant six années au moins dans des fûts de chêne ayant contenu du bourbon. Il présente une belle robe ambrée avec des arômes de fruits secs et d’épices et une finale longue avec un arôme de vanille. Conçu à base de rhum agricole bien sûr, il a bénéficié d’un ajout extrêmement dosé de caramel, pour arrondir la finale et éviter la sensation de picotement. Jeudi soir, à la Civette du Palais royal, à Paris, c’était la soirée de lancement de ce très chic extra old. La dégustation était accompagnée des Partagas de Coprova.

FXG (agence de presse GHM)


En images (photos RDG)

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Annabelle et Touali Montredon, patrons de la société de production Q-MixChafia-Boutara-Mikael-DerondSonia-Cassier.jpg

Chafia Boutara et Mikael Derond du ministère de la Culture et Sonia Cassier de chez Thomsondorothee-Weiss-Spriet-et-Alessandro-Cresta.jpg

Dorothée Weiss-Spriet, ,patronne de la Civette du Palais Royal et Alessandro Cresta, directeur de l'hôtel du LouvreJean-Charles-de-Becquincourt-stephanie-Sainsard-et-karl-de-.jpg

Jean-Charles de Becquincourt (Orangina Schweppes), Stephanie Sainsard et Karl de Francqueville (immobilier)Nicolas-Legendre-et-Alexandre-Pueio.jpg

Nicolas Legendre, directeur de Spridom et Damoiseau export, et alexandre Pueio, assistant parlementaireJean-Marie-Bastin-et-Eric-Mirval.jpg

Jean-Marie Bastin (EN) et Eric Mirval (-France Telecom)Sandra-bisson-et-RDG.jpg

Sandra Bisson (Activilong) et RDGVictor-abadia-Maelle--Christophe-Coic.jpg

Victor Abadia et Christophe Coic, éclairagistes de cinéma et la comédienne MaëlleStanislas-Vinson-audrey-Bruisson-Marc-Nicolas-Morand.jpg

Stanislas Vinson de Décideur mag, Audrey Bruisson de chez Clément, et Marc Nicolas Morand de chez SpiridomLydie-Kondapanaiken-Thierry-Beaugendre.jpg

Lydie Condapanaïken (Tous Créoles !) et Thierry Beaugendre, administrateur à l'Assemblée nationaleJustine-Colson--pascal-Even-Amandine-masseron-sebastien-Lal.jpg

Justine Colson, Pascal Even, Amandine Masseron et Sebastien Lallour de la maison Duga, distriburtrice des rhums DamaoiseauLudovic-et-Julia-Bouslenko.jpg

Ludovic, organisateur de Club cigares et Julia Bouslenco, décoratrice d'intérieur

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 09:02

La justice dit la vérité sur l’affaire Fanny J et le One love festival

Après la défection de Fanny J au One love festival en juin 2011, l’association de Florent Malouda obtient réparation devant le tribunal de commerce de Meaux (77).

Fanny-J-la-jeune-chanteuse-de-Guyane-photo-A--Jocksan.jpgLe 17 juin 2011, Fanny J, marraine du One love festival, concert caritatif organisé a Cayenne par Florent Malouda et sa One love foundation (et produit par Trace TV), faisait savoir sa défection. Dix jours plus tard, dans les colonnes de France-Guyane, la chanteuse s’expliquait, disant que l’organisateur lui avait manqué de respect. Le 2 octobre dernier, Organiz’zouk et One love foundation comparaissaient devant le tribunal de commerce de Meaux en Seine-et-Marne. Cette dernière demandait à la première de lui rembourser 5291 € au titre de son préjudice financier et de lui payer 10 000 € de réparation de son préjudice moral et 6 500 € pour ses frais de justice. Au tribunal, ont été rappelés les differents épisodes de ce feuilleton ayant abouti a l’absence de Fanny Jacques-Andre Coquin, alias Fanny J au One love festival.

13 500 euros de dommages

Le tribunal a jugé que One love foundation était fondé à agir contre la société Organiz’zouk dans la mesure où « les differents mails échangés entre les parties et la présence de l’artiste lors de la conférence de presse laissent présumer un accord ». Le tribunal a donc donné raison à l’association de Florent Malouda tout en précisant que « la réalité des frais engagés et payés par l’association One Love foundation pour la prestation de l’artiste n’était pas démontrée ». En conséquence, One  love foundation est débouté de sa réparation du préjudice financier (5291 €) mais obtient 10 000 € en réparation de son préjudice moral et 3500 € pour les frais de justice. Le tribunal a par ailleurs ordonné l’exécution provisoire de ce jugement sous réserve d’une procédure d’appel.

Par ailleurs, One love foundation a intenté une autre procédure en diffamation qui suit son cours devant une juridiction correctionnelle, selon son conseil, Me Jim Michel-Gabriel.

FXG (agence de presse GHM)

 


Negociations et defection

Tout démarre le 24 février 2011, quand  Trace TV contacte Fanny J pour le One love festival. Le 3 mars, Fabrice Tortoza, alors manager de Fanny J répond : « Nous sommes bien évidemment sensible à l’approche de Florent Malouda et nous souhaitons donc répondre favorablement à sa demande. » Son mail précise que Fanny J se propose d’être une marraine de l’opération et de lancer la 2e édition du One love à travers une prestation de deux chansons le 1er jour et une autre de deux ou trois chansons pour la clôture. Trace TV acquiesce et Fabrice Tortoza répond : « Ok, c’est super, on part sur ce principe… » Le 24 mai, Trace TV adresse au manager un contrat. Puis le 15 juin, Trace TV écrit au nouveau manager de l’artiste, Marial Mbianda, pour lui demander une facture de 2000 € pour la prestation scénique de Fanny J du 18 juin. Facture retournée le lendemain. Mais le 17, Marial Mbianda fait savoir qu’il a pris « la décision de retirer Mlle Fanny Jacques-Andre Coquin du festival de ce week-end suite aux conditions de transport de l’artiste et de son assistante qui n’ont pas été respectées ».

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 06:59

La Compagnie Créole : « On est des pionniers »

clemence-compagnie-creole.jpgLe zouk, les déhanchés et la bonne humeur sont de retour. La Compagnie Créole, trente ans après ses débuts, revient sur le devant de la scène avec un nouvel album qui réunit ses plus grands tubes en compagnie d’invités issus de plusieurs générations – Colonel Reyel, Hugues Auffray ou encore Patrick Sébastien. Et comme le dit Clémence, l’une des chanteuses du groupe antillais, c’est forcément bon pour le moral.

Vous voici de retour sur le devant de la scène…

(Elle coupe) En fait, on ne l’a jamais quittée. Depuis plusieurs années, on a fait beaucoup de tournées en France, en Europe et surtout au Canada. On avait également rejoint celle d’Âge tendre et Têtes de bois.

Mais pourquoi sortir ce nouvel album ?

Pour nos trente ans de carrière, on voulait écrire de nouvelles chansons, mais aussi inviter des jeunes qui nous ont écoutés à l’école. Comme ils nous le disent, on a bercé leur enfance. On a aussi demandé à Hugues Auffray et Patrick Sébastien de nous rejoindre. C’est notre génération. Et c’est aussi grâce à eux que le grand public nous a découvert.

La plupart de vos tubes sont sortis il y a près de trente ans et pourtant, on les entend toujours régulièrement. Est-ce que ça vous étonne ?

Lorsqu’on a sorti toutes ces chansons, on voulait faire découvrir les Antilles et la Guyane. Mais les gens avaient aussi besoin de gaîté et de bonne humeur. C’est encore le cas aujourd’hui. Il y a besoin d’optimisme alors qu’il y a une crise, de l’angoisse et de la peur. Même en fin de soirée, dans les boîtes de nuit, lorsqu’il faut relancer tout le monde, on met La Compagnie Créole et ça repart. Si l’on peut transporter notre public au soleil, c’est déjà ça de gagné.

compagnie-creole--Dimitri-Simon.jpgEcoutez-vous vos jeunes successeurs ? Existe-t-il d’ailleurs une nouvelle Compagnie Créole ?

Les jeunes n’ont pas le même style que nous. Ils sont plus modernes et leur clientèle est plus jeune. En fait, on est un peu les pionniers. Colonel Reyel, Kassav, on leur a ouvert des portes. Nous, lorsqu’on a débuté, la musique des Antilles n’était pas connue. Pour les jeunes, c’est plus facile à présent. Rapidement, ils sont à la radio, à la télé. J’espère qu’ils arriveront à prendre notre relais.

D’autres artistes, qui ont réalisé des tubes importants, ne sont jamais revenus sur la scène et grâce à leurs droits d’auteur, ils ont pu couler des jours heureux. Ce n’est pas votre cas ?

Pourquoi ? Vous voulez qu’on change de métier (elle rigole) ? A l’époque, après nos grands succès, on a voulu faire un break. Je me suis lancée en duo avec José (du même groupe) puis ont est tous reparti. C’était de la folie. Les gens hurlaient et nous disaient : « Pourquoi nous avez-vous abandonné ? » On leur a promis de ne plus jamais les quitter. Vous savez, lorsqu’on est un vrai artiste, il n’y a pas que l’argent qui compte. On a réalisé notre rêve. Et tant que l’on aura la pêche, on continuera. 

Propos recueillis par Romain Schué (Agence de presse GHM)

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 06:48

Les cultures d’outre-mer gardent leur agence

« C’était une bonne idée. On va la garder. Nous devons nous battre pour la culture ». Le ministre des Outre-mer a confirmé, jeudi, qu’il maintenait l'Agence depromotion et de diffusion des cultures d'outre-mer, créée par le précédent gouvernement juste avant les élections présidentielles et législatives. Greg Germain, son président, qui avait lors de la campagne pris soin d’avoir un aval tacite de la gauche avant d'accepter cette présidence, a donc eu confirmation du maintien de son agence.

« Il y avait une promesse forte du président de la République de développer la fameuse Cité des outre-mer. Je comprends que l’on puisse s’interroger. Fallait-il lancer tout de suite l’agence ou attendre pour l’intégrer à la Cité des outre-mer ? Le ministre a volontiers convenu que l’agence ne pouvait pas attendre, souligne le Guadeloupéen Greg Germain qui se réjouit : le changement, c’est maintenant. » Changement, oui, mais dans la continuité en l’occurrence.

DM, agence de presse GHM

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 05:50

Chantal Neret chef de la com à F2

Carolis-Neret.jpgA trois jours de la remise du rapport sur la diversité au sein de France Télévision par Hervé Bourges, Rémy Pflimlin, président-directeur général de France Télévisions a nommé, sur proposition de Jean Réveillon, directeur de France 2, et de Frédéric Olivennes, directeur de la communication externe et du marketing image de France Télévisions, la Martiniquaise Chantal Neret, directrice de la communication de France 2 en remplacement de Delphine Jeammet.

Chantal Neret était jusqu’à présent, depuis janvier 2011, directrice adjointe de la communication externe et du marketing image auprès de Frédéric Olivennes.

Diplômée de l’Ecole française des attaché(e)s de presse (EFAP), et titulaire d’un mastère marketing et développement commercial de HEC, elle a  débuté sa carrière à la Régie française de Publicité en 1984 au service des relations publiques, puis à Radio France Internationale (RFI) en 1985 comme attachée de presse.

Elle intègre le service de presse de RFO en 1986 où elle va faire l’essentiel de sa carrière avant d’être nommée par Patrick de Carolis en janvier 2010 directrice du marketing affinitaire du groupe France TV. Chantal Néret est par ailleurs une militante politique puisqu’elle avait intégré la liste UMP aux Régionales d’Ile de France en 2004. 

FXG

NB : Il convient de preciser que Chantal Neret n'a jamais pris sa carte a l'UMP et que c'est pour cette raison que Nathalie Kosciuzko-Moriset n'a jamais voulu demissionner du conseil regional pour laisser sieger Chantal Neret, sa suivante sur la liste. 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 06:04

RHAPSODIE-JAZZ--premiere-deJean-Michel Martial qui participe ce vendredi au salon de la Plume noire à Paris avec Suzanne Dracius pour un hommage à Léon-Gontran Damas, a bien voulu jouer le rôle de premier lecteur du roman de Catherine Lepelletier, Rhapsodie jazz pour Damas, paru chez Idem.

« Damas est le grand cri nègre »

jean-michel-martial_5304.jpgComment êtes-vous sorti de cette lecture ?

Je suis sorti en dansant ! J’aime beaucoup Damas et je suis content qu’on parle de lui parce qu’on ne parle pas suffisamment de lui-même à cette période qui est le centenaire de sa naissance. Je trouve qu’on fait peu de cas de son message, de son importance dans la poésie, dans l’honnêteté politique, dans l’engagement, la notion de vérité… Il est exemplaire à plus d’un titre et qu’enfin quelqu’un s’intéresse à lui, qui plus est un nouvel auteur, j’ai trouvé ça très positif.

Le parti pris de Catherine Lepelletier est de passer par le récit, la mémoire d’une vieille dame qui a bien connu Léon Damas. Comment trouvez-vous le procédé pour introduire le poète ?

Ce personnage nous emmène à ce qu’on peut ressentir quand on évoque une personne âgée qu’on aime ; il y a forcément une notion de tendresse, de douceur et aussi de vérité parce qu’on n’imagine mal quelqu’un qui soit âgé menteur (rires)… Catherine Lepelletier nous emmène au regard de quelqu’un qui a déjà tout vécu et qui, à partir de là, se positionne et ne dit que la vérité, qui transmet. C’est transmission qui est intéressante car ce personnage est moins fort que celui de Damas. Et c’est normal parce que Damas est d’une épaisseur peu commune et il reste le personnage principal de ce livre.

jean-michel-martial_5369.jpgLa grande révélation de livre, c’est la farouche opposition entre Damas et Monnerville. Qu’en avez-vous pensé ?

Il faudrait demander à Francis Monnerville, son neveu, ce qu’il en pense… Ce serait un autre point de vue. Ca nous dit quoi par rapport à Monnerville ? C’est quelqu’un qui avait un projet politique, qui pensait qu’il avait un rôle à jouer et que pour cela, il fallait qu’il soit dans les arcanes du pouvoir. Ensuite, c’est le chemin qu’il a utilisé et je n’ai pas de jugement par rapport à cela…

Cela ne met-il pas exergue l’assimilationnisme de l’un et la négritude de l’autre ?

C’est un des moments forts du livre mais mon expérience m’amène à penser que chacun est important à la place qui est la sienne. Monnerville, président du conseil de la République, ça n’existe pas s’il n’a pas fait ce qu’il a fait avant. Et lui, de cette place centrale, il devient ô combien exemplaire pour nombre de générations d’individus d’origine antillaise ou simplement noirs et français ou noirs et africains pour lesquels Monnerville représente une lumière. En même temps, Damas est indispensable pour la compréhension du processus d’aliénation dans lequel tout le monde est enfermé parce qu’il a quand même compris ça trente ans avant les autres. Il a réussi, de par la poésie, à faire passer ses idées qui sont exprimées par Frantz Fanon. Sauf que Damas ne se pose pas en tant que littéraire, il se pose en tant que poète. Or le poète est celui qui ouvre pour le lecteur le chemin de la conscience universelle. C’est pour ça que les poètes sont en prison. La poésie est ce qu’il y a de plus violent au monde comme acte politique. Ca signifie mettre en mouvement à partir de rien. Damas met en mouvement la conscience et la prise de conscience d’un processus à travers le rythme de sa poésie, la puissance de son analyse des sociétés et des hommes. Donc à sa place est nécessaire, maintenant que Damas et Monnerville soient antagonistes pourquoi pas mais finalement on s’en fiche.

jean-michel-martial_5403.jpgL’autre intérêt du livre est de remettre Damas à l’origine de la négritude avec Césaire et Senghor. On l’a souvent oublié…

Ce n’est pas qu’on l’a souvent oublié… Il n’est pas reconnu alors que c’est une poutre maîtresse. Il est essentiel ; il est la négritude… Non, il est le grand cri nègre. Damas est le cri nègre, celui qui est commenté et interprété par les autres. Lui, il est, viscéralement. En ce sens là, il est plus impliqué que les autres dans la négritude.

Catherine Lepelletier consacre quelques pages à Pigments, à Black Label, mais plus que son oeuvre, n’est-ce pas l’homme que nous nous fait d’abord découvrir ce livre ?

Tout à fait ! A travers ce roman, le lecteur va découvrir ce personnage et va avoir envie d’aller plus loin. Damas a dit : « Je n’ai pas souffert mais j’ai pris parti. » Lorsqu’il arrive au lycée de Meaux où il a eu pour condisciple Raymond Marcelin, le proviseur lui a dit : « Ah ! Voilà notre petit bagnard… » « Non Monsieur, a-t-il répondu du haut de ses 15 ans, ce sont les Blancs qui sont les bagnards, moi je suis guyanais… » Voilà quelqu’un qui n’est inféodé à aucune autorité !

Ce n’est pas dans le livre…

Les choses qui sont simplement évoquées, qui ne sont pas citées, sont terriblement présentes et ne pas les citer ne les rend que plus présentes. Ca nous dérange et nous oblige à aller chercher et là on nous propose de grandir un tout petit peu…

Peu d’ouvrages sont disponibles sur Damas pour aller plus loin. Damas n’est-il pas un sujet encore vierge ?

Tout est encore à faire !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 


Jean-Michel Martial et Karine Pédurand dans La loi de Tibi

jean-michel-martial_5434.jpgAu Vingtième théâtre (Paris) les 12 et 13 novembre

« Merci d’être venus mesdames et messieurs, votre agence de voyage vous a dit que les plus beaux enterrements, les plus typiques sont ceux où Tibi officie… Je suis Tibi, vous serez satisfait… » Tibi, un homme simple, incarné par Jean-Michel Martial, qui vit dans un lieu déshérité. Il raconte aux gens le plus incroyable des spectacles : les enterrements et la vie des gens qu’il enterre. Entre chaque enterrement, il raconte aussi sa vie et la loi qu’il a découverte, à l’instar d’Archimède ou d’Euclide… La pièce a été jouée en Martinique en novembre 2011, et Jean-Michel Martial pense que « le moment est venu de la jouer en Guyane et en Guadeloupe ! » A bon entendeur…

 

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