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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 04:59

Scitep, éditeur de culture générale sur la Caraïbe

1re_couv_transat.jpgScitep (Sciences, Techniques et Patrimoine) est un éditeur de culture générale contemporaine tout juste sorti des fonts baptismaux. Son objectif est de contribuer à donner leur place aux ressources des départements de la Caraïbe dans le paysage culturel national. A l’origine de cette nouvelle maison d’édition, Mylène de Fabrique Saint-Tours, une Martiniquaise originaire de Saint-Pierre partie à l’âge de 17 ans pour étudier l’écologie marine et l’océanographie à Paris. En devenant la directrice de collection de cette maison d’édition, elle réalise son désir de vulgarisation scientifique, technique et patrimonial sur la Caraïbe. Elle a pour elle de connaître le métier puisqu’elle est par ailleurs responsable éditoriale dans un établissement de recherche : « Je fais ça depuis 25 ans… » Plus récemment, il y a dix ans, elle réussit un premier coup éditorial avec les épaves de Saint-Pierre. « Je l’avais composé avec un récit de la découverte des épaves et un document historique inédit. Ca a donné un livre patrimonial et scientifique qui se vend toujours bien aujourd’hui ! » L’idée est née comme ça.  Mylène de Fabrique Saint-Tours voulait sortir d’une offre livresque limitée, à l’exception de la littérature, aux cartes postales et aux recettes de cuisine. Quatre ouvrages sont sortis ou à paraître, depuis janvier 2012, dans deux collections : « Documents », consacrée aux ouvrages de référence, et « Savoirs courants », destinée au public le plus large. Dans la première collection, Roger Jaffray, ancien officier de la marine marchande de 1948 à 1960, et ancien administrateur des affaires maritimes de 1960 à 1988, dont une quinzaine d’années aux Antilles et en Guyane, signe un ouvrage consacré à la Transat, « La compagnie générale transatlantique, armateur au cabotage caraïbe », et un autre consacré aux îles du Nord, « Le transport maritime à Saint-Barthélemy et Saint-Martin depuis 1930 ». La rencontre entre le marin et la Martiniquaise s’est faite part le biais d’une libraire qui connaissait le travail de Roger Jaffray… « Nous cherchons toujours des spécialistes et nous leur fournissons des écrivains. » cyclones_1recouv.jpgDepuis le 1er août, est sorti le 3e titre, « Cyclones des Antilles », signé Maryse Audoin qui a écrit en collaboration avec son préfacier, Jean-Noël Degrace, le M. Météo de la Martinique. Enfin, doit paraître en novembre, le dernier né, « Tortues marines de la Caraïbe » de Laurent Louis-Jean et Sèverine Raigné.

Scitec est désormais disponible en grandes surfaces aux Antilles et sur leur site Internet, www.scitep-editions.fr

FXG (agence de presse GHM)

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 04:58

Sophie Elizéon déléguée interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer

sophie-elizeon--photo--clicanoo-.jpgAu conseil des ministres de mercredi, parmi les nominations, celle de Sophie Elizéon. Sur proposition de Jean-Marc Ayrault (et de Victorin Lurel), la Réunionnaise âgée de 42 ans prends les fonctions précédemment occupées par Claudy Siar et Patrick Karam à la délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer. Avec un père Réunionnais et une mère corrézienne, Sophie Elizéon a été collégienne aux Avirons, lycéenne à Saint-Louis et, après avoir eu son bac en 1988, elle étudie le commerce à Pau. « Je suis revenue à La Réunion comme attachée commerciale pour l’ADPE pendant deux ans, déclarait-elle au site de Réunionnais du monde en 2007 (http://www.reunionnaisdumonde.com/spip.php?article355). J’ai passé le concours ANPE et fait du conseil à l’emploi pour les bénéficiaires du RMI (2 ans), puis j’ai été chef de projet politique de la ville (3 ans) puis conseil à l’expatriation (4 ans). »

En 2005, elle obtient un master de sociologie appliquée au développement local, alors qu’elle est déjà mère d’une fille de deux ans. Chargée de mission Insertion et Chef de Projet PLIE à Gap (Hautes-Alpes) pendant un an, puis suis chargée de mission développement économique en milieu rural pour l’Association Interconsulaire de la Haute Vienne (87), elle rentre à la Réunion en 2007 où elle va devenir déléguée régionale au droit des femmes et à l’égalité. Sa nomination comme déléguée était dans les tuyaux depuis quelques semaines. Il était même notoire que le ministre des Outre-mer cherchait une personnalité réunionnaise. Sophie Elizéon n’est pas encore très connue mais sa feuille de route l’est puisqu’elle avait été déclinée le 10 mars dernier par le candidat François Hollande : « La délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français originaires d’Outre-mer deviendra compétente en matière de lutte contre les discriminations dans les domaines de l’emploi et du logement. Elle travaillera avec la Haute autorité de lutte contre les discriminations, avec le Défenseur des droits, et elle aura la tutelle d’un observatoire pour l’évaluation et l’analyse de la situation des Ultramarins vivant dans l’Hexagone. Chaque année, un rapport sera fait sur la situation qui est réservée aux Ultramarins dans leur propre pays. Ce sera une vraie structure chargée de suivre, de corriger, de réparer même les injustices dont nos compatriotes pourraient être victimes. »

FXG (agence de presse GHM)

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 05:08

Le ministère des Outre-mer soutient la presse nationale

En tête du palmarès des journaux nationaux les plus lus au ministère des Outre-mer, figure Le Canard enchaîné avec 19 exemplaires achetés. L’hebdomadaire satirique qui moque volontiers « le ministre des cocotiers », compte parmi ses lecteurs le ministre lui-même, le directeur, le chef et l’ensemble du cabinet, y compris les ambassadeurs à la coopération régionale et l’officier de sécurité. En deuxième position, vient Le Monde avec 18 exemplaires répartis au ministre, au dir-cab et son adjoint, au chef de cabinet, 10 conseillers, l’officier de sécurité et deux ambassadeurs. En troisième place vient Le Nouvel Obs avec 9 exemplaires, suivi du Parisien (8 exemplaires mais il y en a aussi pour le pool chauffeurs et les huissiers), du Point (7), puis L’Express et Les Echos (6) à égalité avec Le Figaro (qui n’est lu que par le ministre, deux conseillers et l’ambassadeur du Pacifique sud). Libération (5 exemplaires) n’est lu que par le ministre et son dir-cab. En fin de liste, avec deux exemplaires seulement, viennent L’Humanité, La Croix, Marianne, Le Figaro Magazine, Le Parisien dimanche et L’Equipe dont un exemplaire est réservé au chauffeur du ministre ! C’est ça avoir des patrons de gauche !

FXG (agence de presse GHM)

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 08:00

Lurel s’offre un budget en hausse et sauve la défiscalisation

lurel-hauteur-fxg.jpg« On peut vouloir la morale, moi je suis ministre et je cherche des fonds ! » Victorin Lurel a ainsi averti tous ses amis socialistes opposés à la défiscalisation. Car en présentant son budget de la mission outre-mer, hier, le ministre avait plutôt de quoi se réjouir : 2,2 milliards € en hausse de 4,5 % en autorisations d’engagement et de 5% en crédits de paiement. La mission emploi outre-mer croit de 7 % (4% en crédits de paiement) à 1,4 milliard dont 1,157 en allégements de charges pour 70 000 entreprises. Le Service militaire adapté voit son enveloppe pour accueillir et loger 6000 stagiaires d’ici 2015 passer de 19 à 28 millions d’euros. Mais avec un budget de fonctionnement inchangé à 74 millions, il devra former 3000 stagiaires de plus. LADOM, l’agence de formation et de mobilité, est dotée pour financer 100 000 déplacements et 4600 mesures nouvelles de formation.

La mission conditions de vie outre-mer est aussi en hausse de 0,6 % avec 811 millions. La ligne budgétaire unique destinée au logement est remontée de 214 à 227 millions en crédits de paiement. Par ailleurs, une nouvelle enveloppe de 50 millions est débloquée pour l’investissement public (pour des projets sanitaires, sociaux, routiers ou environnementaux) sur les 500 millions promis pour le développement économique par le candidat Hollande.  Enfin, « une déclinaison spécifique » de la banque publique d’investissement est là pour garantir l’ensemble des prestations offertes dans l’Hexagone ». lurel-largeur-fxg.jpgMais, c’est sur la défiscalisation que le ministre s’est appesanti. Car si le projet de loi 2013 a plafonné toutes les niches à 10 000 €, le plafond pour l’outre-mer reste inchangé à 18 000 € + 4 % du revenu. « Ce n’est pas un traitement de faveur, ni un privilège, a clamé Victorin Lurel, mais un choix politique. La défiscalisation est nécessaire malgré les préjugés ! » Le ministre a rappelé que la défiscalisation avait rapporté jusqu'à 4,8 milliards d’investissements outre-mer les bonnes années, plus réellement 1,5 à 2 milliards. Il a cité les 425 millions défiscalisés en 2012 au titre du seul investissement industriel Girardin dont 330 ne concernent que la seule usine de nickel dans la Province Nord de Nouvelle-Calédonie… Anticipant les charges des adversaires de la défiscalisation, le ministre s’est engagé à faire une évaluation, « y compris de la doctrine administrative de Bercy, et voir ce qui pourrait remplacer ce système de financement et permettre une sortie de la défiscalisation ». Mais il a d’ores et déjà prévu de battre le rappel de tous les parlementaires d’outre-mer lorsque que ce sujet si controversé viendra devant les assemblées.

FXG (agence de presse GHM)

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 07:40

L’histoire des Afro-Antillais sur les murs de ParisHistoire-des-afro-antillais-expo.jpg

Après le lancement en 2011 de la trilogie (livre, documentaire et exposition) sur la France noire, l’ACHAC (Association pour la connaissance de l'histoire de l'Afrique contemporaine) et la ville de Paris font tourner l’exposition « L’histoire des Afro-Antillais en France… au cœur de nos diversités ». Et pour commencer, l’exposition a été installée en extérieur, sur les grilles du parc des Buttes-Chaumont dans le 19e arrondissement, un quartier antillais de Paris. Pascal Blanchard, l’historien et père du projet, et Roger Madec, le sénateur maire de l’arrondissement, ont inauguré la dizaine de panneaux qui la composent jeudi après-midi. Quelques curieux étaient là et parmi eux quelques Antillais de Paris. Ainsi Rolande, originaire de Fort-de-France : « Je suis Parisienne depuis l’époque du Bumidom ! Il y a 42 ans… » Mais elle précise qu’elle n’est pas venue par le Bumidom, comme Liliane, originaire de Sainte-Marie et Parisienne depuis 40 ans… L’exposition va tourner aussi en province. Pascal Blanchard est satisfait de ce format choisi par la ville de Paris. Et, en souriant, il rêve de voir ces panneaux sur les grilles d’une préfecture, là où les gens font la queue pour aller chercher leurs papiers…

FXG (agence de presse GHM)

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 05:45

Gérard Théobald : « L’esclavage n’est pas une exception, c’est son industrialisation l’exception. »

abolition-esclavage_Cover.jpgAprès avoir travaillé avec une caméra pendant plus d’une dizaine d’années sur les Noirs de France et la politique, le journaliste et cinéaste Gérard Théobald sort un ouvrage de réflexion au titre évocateur : « L’abolition de l’esclavage, utopie des sociétés modernes » (édition Dédicaces, du Québec). « Ce livre contextualise l’expérience subjective des descendants d'esclaves », indique l’auteur, lui-même descendant d’esclaves (entre autres). En  replaçant la traite transatlantique dans l'histoire globale de l'esclavage, il veut mettre un terme au mythe de « l’exception monstrueuse et incompréhensible de l’expérience horrifique ». C’est-à-dire qu’il dénonce la façon dont les descendants d’esclaves analysent l’esclavage et la traite transatlantique. « Cet esclavage n’a rien d’une situation exceptionnelle, sa seule exception est son industrialisation. » Il veut aussi replacer l’humain au cœur de cet esclavage industriel et met en évidence la résistance des esclaves, consubstantielle de l'histoire de l'esclavage. « Les hommes déportés n'ont jamais abdiqué leur qualité d'hommes », écrit-il avant d’ajouter : « La révolte haïtienne n'a rien d'une exception incompréhensible, il y a eu des précédents avec les Maroons de la Jamaïque… »

Le but de l’auteur, outre d’amener le lecteur à s’intéresser à une histoire complexe, passionnelle mais surtout qui s’inscrit dans le domaine de la culture générale, à comprendre les évolutions des populations noires dans les pays occidentaux. « Il peut se saisir des grands évènements qui marquent l’histoire contemporaine des pays esclavagistes ou des anciens pays à esclaves… Et au delà du sujet, le lecteur découvre avec un autre regard ces mêmes pays… » Ainsi, Gérard Théobald revient sur la ségrégation raciale aux USA, sur les mouvements abolitionnistes, sur la loi Taubira  et la reconnaissance du crime contre l’humanité pour mieux asséner son sous-titre : « L’esclavage n’est pas terminé aujourd’hui ; il persiste avec des formes nouvelles comme le travail au noir, la prostitution… Ces différentes formes ont construit la société moderne avec le sempiternel rapport dominant dominé. » Et ce faisant, il évacue la problématique de la couleur, mais pas celle de l’humain.

FXG (agence de presse GHM)

http://www.dedicaces.ca/

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 05:28

Mariage interracial et mariage homosexuel

David Auerbach-Chifrin, coordinateur de Tjenbe red prévention, a comparé aux réticences exprimées aujourd’hui encore dans le sud des Etats-Unis d’Amérique face aux mariages interraciaux, la position d’Emilienne Poléon-Klébert, adjointe à la maire de Cayenne. Mardi dernier, sur les ondes de la radio Guyane 1ère, l’élue avait dit que, « en raison de son éducation », elle ne célèbrerait pas de mariage homosexuel.

Agence de presse GHM

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 08:24

Le comptable du CHOG devant la Cour des comptes

Patrick Laude, comptable de 2001 à 2006 du centre hospitalier de l’Ouest guyanais, aujourd’hui retraité, est venu hier matin s’expliquer devant la 4e chambre de la Cour des comptes. Il avait été mis en débet (1), à hauteur de 4,936 millions d’€, par la chambre régionale des comptes en mai 2011 pour n’avoir pas émis de réserves sur la gestion de son prédécesseur dans le temps qui lui était imparti. Patrick Laude a fait appel de cette décision, basant son argumentation sur le fait qu’il avait mis un an à restituer les comptes du centre hospitalier de Saint-Laurent avant de pouvoir formuler des réserves. Certes, le délai était passé mais cela était surtout dû à « la désorganisation des comptes,(qui) perdurait depuis plusieurs années », en fait depuis 1987. Malheureusement pour lui, le rapporteur de la Cour des comptes a estimé que si Patrick Laude avait fait ce qu’il fallait pour interrompre les prescriptions, il n’en apportait pas les preuves. Ces créances non recouvrées viendraient pour l’essentiel du conseil général et de la DDASS pour lesquels le comptable a pourtant assuré avoir produit des mises en demeure et des mandatements d’office. « On n’arrive pas à rattacher des paiements à des créances existantes », a regretté le rapporteur qui a proposé à la Cour de rejeter la requête de l’appelant et de confirmer le jugement de la CRC qui le rend responsable de 4,936 millions d’€.

L’essentiel du débat contradictoire a porté sur des aspects comptables très techniques, qui ont toutefois mis en exergue le piteux état de l’organisation de la comptabilité publique en Guyane dans les années 1990. L’avocat général a d’ailleurs rappelé que le parquet financier avait audité la paierie générale de Guyane entre 1995 et 1997 et qu’il avait constaté un « dérèglement général ». Patrick Laude a rebondi : « J’ai formulé des réserves dès le 19 décembre 2002, mais sans être exhaustif car le désordre était inextricable. » Il a aussi expliqué ses conditions de travail : « A Saint-Laurent, je ne disposais que de cadres B recrutés localement et titularisés… » Comme on lui demandait ou se trouvait tous les bordereaux manquants, il a certifié que toutes les pièces comptables se trouvaient encore à la trésorerie de Saint-Laurent et que la CRC ne les avait pas vues, laissant même entendre que le désordre se poursuivait… Délibéré d’ici un mois.

FXG (agence de presse GHM)

(1) : lorsqu'une juridiction financière ou une autorité administrative constate un manque dans des disponibilités publiques ou un dol au préjudice d'une collectivité publique, elle prononce un débet à la charge du responsable de la gestion de ces deniers publics.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 07:46

La loi Lurel adoptée au Sénat dans la soirée

bancs-du-senat.jpgSans surprise, la loi Lurel devait être adoptée hier soir au Sénat, avec l’abstention du groupe UMP représente par le sénateur de Saint-Barth, Michel Magras qui n’a pas manque de souligner le caractere « discretionnaires » des appreciations de Autorité de la concurrence et l’atteinte a la liberte d’entreprendre et a la propriete privee, notamment en ce qui concerne le controverse article 5 de la loi, celui qui prevoit la cession d’actifs en cas d’abus dument constate et d’absence d’engagement de l’entrepreneur vise…  C’est la fameuse injonction structurelle, « une mesure dissuasive, selon Victorin Lurel, qui n’a vocation à s’appliquer que pour combattre des comportements conduisant à des prix abusifs dans la grande distribution. »

Lurel-tribune-Senat.jpgLa loi Lurel permettra donc « une intervention sur les marchés de gros, le contrôle de la chaîne logistique, la lutte contre les exclusivités abusives, la régulation de la grande distribution. » Ce qu’il a encore appele une  « boîte à outils » avec de nouveaux moyens d’investigation et de sanction de comportements qui conduisent aux prix trop élevés, à des marges et à des profits injustifiés. En ajoutant, la veille en commission des affaires économiques l’article 6bis sur les négociations annuelles obligatoires autour d’une liste de produits de première nécessite, le gouvernement affiche son « objectif de faire baisser les prix chaque fois que cela sera possible afin de rétablir la confiance de la population dans la loyauté des marges. » D’ailleurs, le ministre des Outrer-mer a promis que c’est cet article qui serait adapté au règlement de la question du coût des carburants avec l’abrogation du décret de 2010. Le sénateur Vergoz a vu son amendement reclamant le double affichage des prix locaux et hexagonaux rejete, mais celui défendu par Jean-Etienne Antoinette a l’article 8 a été adopte. Il permet à une collectivité régionale, maître d’ouvrage, d’échapper à l’obligation d’assurer 20% du financement de ses projets. Cela concernera « les investissements d’intérêt public majeur » dans le cas de faibles ressources de la collectivité concernée. Le ministre a cité explicitement l’ouest Guyanais et les communes du fleuve. Vendredi, Gérard Cahuzac présente son premier budget et les députés examineront la loi Lurel à partir de la semaine prochaine en commissions et du 10 décembre en séance.

FXG (agence de presse GHM)


Les articles principaux de la loi Lurel

L’article 1 : Un décret en Conseil d’Etat peut, après consultation de l’Autorité de la concurrence, arrêter des mesures pour remédier à des dysfonctionnements des marches de gros d’acheminement, de stockage et de distribution…

L’article 2 : Sont prohibes les accords ayant pour objet ou pour effet d’accorder des droits exclusifs d’importation a une entreprise ou a un groupe d’entreprises…

L’article 3 : L'Autorité de la concurrence peut-être saisie par les collectivités régionales de toute pratique contraire a la concurrence.

L’article 4 : Est abaisse de 7,5 millions d’euros à 5 millions d’euros le seuil de contrôle des concentrations dans le commerce de détail.

L’article 5 : En cas d’existence d’une position dominante détenue par une entreprise ou un groupe d’entreprises exploitant un ou plusieurs magasins de commerce de détail qui soulève des préoccupations de concurrence du fait de prix abusifs ou de marges élevées (…) L'Autorité de la concurrence peut faire connaître ses préoccupations de concurrence aux entreprises en cause qui doivent dans un délai de deux mois leur proposer des engage ments. (…) A défaut, l'Autorité peut lui enjoindre de compléter ou résilier tout accord (…) L'Autorité peut leur enjoindre de procéder à la cession d’actifs si cette cession constitue le seul moyen permettant la cessation de la pratique constatée.

L’article 6 bis : Un décret peut réglementer, après consultation de Autorité de la concurrence, le prix de vente de produits ou familles de produits de première nécessite. (…) En l’absence d’accord un mois après l’ouverture de discussions, le préfet arrête des modalités d’encadrement du prix global de la liste des produits visés…

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 13:09

Des marges arrière dans la grande distribution outre-mer

« La SCIE, antenne locale du groupe Bernard Hayot (Casino, Géant, et Leader Price), a été épinglée en début d’année pour des infractions concernant des pratiques de marges arrière à l’encontre de plusieurs de ses fournisseurs, pour un montant inférieur à 100 millions de francs CFP (838 000 euros) », indique le quotidien Les Nouvelles calédoniennes dans son édition du 25 septembre.

Les faits remonteraient à 2011 et auraient mis en évidence la pratique de marges arrière, ces ristournes déguisées que les distributeurs demandent à leurs fournisseurs au titre d'une coopération commerciale (mise en valeur d'un produit sur un rayon, présence dans un catalogue…). En clair, le distributeur achète à un fournisseur un produit 100 euros, mais ne lui paye que 70 euros, en contrepartie d'avantages commerciaux. Il réalise ainsi une marge arrière de 30 euros. Une culbute qui a pour conséquence d’augmenter le prix de vente au consommateur.

Michel Mees, le directeur général de la SCIE, reconnaît qu’un rapport d’enquête lui a été transmis: « Ce rapport est confidentiel, explique-t-il à nos confrères des Nouvelles. Nous avons fait l’objet d’une enquête, comme tous les groupes de distribution. Nous sommes actuellement en négociation avec le gouvernement, mais je ne suis aucunement au courant qu’une quelconque sanction doive être prise à notre égard. » Le délai réclamé par la SCIE pour déposer son mémoire en réponse étant arrivé à son terme, c’est au gouvernement calédonien de prendre une décision et de fixer le montant de l’amende, en « fonction de la gravité des pratiques relevées et en relations avec les avantages tirés de ces dernières », selon la loi locale, qui prévoit une amende maximale de près de 2 millions d’euros. Il s’agit là de la deuxième affaire impliquant le groupe Hayot depuis son arrivée en Nouvelle-Calédonie. La première concernait des travaux de rénovation entamés dans un hypermarché Géant de Nouméa, une opération qui avait démarré avant l’obtention du permis de construire.

Plus globalement, cette condamnation attendue intervient alors que doit débuter mercredi, au Sénat, le débat sur la cherté de la vie outre-mer. Ce débat oppose, rappelons-le, les lobbys de la grande distribution au gouvernement, ce dernier proposant d’user du bras armé de l’Autorité de la concurrence pour casser les abus de situation dominante. Une telle affaire, si le gouvernement calédonien devait lui donner suite, serait une épine dans le pied de la grande distribution. Et un argument dans le camp de Victorin Lurel.

Agence de presse GHM

 

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