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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:15

Une fréquentation touristique en hausseCMT.jpg

Le comité martiniquais du Tourisme est présent comme chaque année au salon professionnel du tourisme, Top Résa, qui se tient cette semaine à Paris. Hier, Catherine Cadrot de la maison de la Martinique, Pierre Bojic de la société Penduick, Thierry Blanc de la commission promotion, Gaëtan Paderna de la commission croisière et Benoît Lecesne (Zilea) entouraient Karine Roy-Camille pour la traditionnelle conférence de presse. Il s’agissait là de montrer aux professionnels du tourisme le dynamisme de la destination. Ainsi, la présidente du comité martiniquais du tourisme a décliné des chiffres rassurants malgré l’éternel problème de la saisonnalité : fréquentation en 2011 en hausse de 17.7 % avec un retour remarqué des touristes européens (14 %). La clientèle américaine est en baisse (à cause de la fermeture du hub de Porto Rico), mais on attend un renfort de Canadiens avec l’ouverture de la deuxième liaison aérienne hebdomadaire d’air Canada. La clientèle est prioritairement française à 78 %. KRC.jpgCôté hébergement, 39 % des touristes vont à l’hôtel et 24.6 % dans des villas ou des meublés. A noter qu’en juillet 2012, le chiffre d’affaires de l’hôtellerie (25 hôtels qui représentent 85 % de la capacité hôtelière) est en hausse de 9 %. Quand aux recettes générées par le tourisme, elles étaient en 2011 de 309 M€, en progression de 5.5 %. Au point de vue du tourisme de croisière, le nombre d’escales est en hausse de 22 % avec 109 000 passagers (là encore en hausse de 25 %) et l’arrivée du croisiériste MSC en tête de ligne, c’est-à-dire au départ de Fort-de-France en plus des compagnies Costa, Royal caribean cruise line et Norwegian cruise line. Gilles Degras, du site internet Bondamanjak, a causé un mini incident en interpellant la présidente du CMT au sujet de la fiabilité de ses chiffres. Ils seraient, selon lui, contredits par ceux de l’INSEE. Après avoir rappelé que Gilles Degras n’était pas invité à cette conférence et expliqué à la cantonade qu’un différent les opposait, Mme Roy-Camille lui a néanmoins répondu en prenant à témoin les professionnels qui l’entouraient pour certifier la véracité de ses chiffres avant de conclure : « Nous allons maintenir le cap pour le meilleur de notre destination. »

FXG (agence de presse GHM)


Une nouvelle édition de la transat en solitaire en 2013

Bojic.jpgLe président de Penduick, Pierre Bojic, a confirmé qu’une nouvelle édition de la course transatlantique à la voile en solitaire, Bretagne-Martinique, serait organisée en avril 2013. Reste que l’idée du départ à Bénodet a été abandonnée en raison du manque de ferveur populaire qui avait accompagné le départ de la course en 2011. Pierre Bojic a indiqué qu’il restait à l’heure actuelle deux  ports en compétition, Brest ou La Rochelle. On attend quoiqu’il en soit toujours de 20 à 25 coureurs pour une arrivée maintenue à Fort-de-France.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 06:19

Les congés bonifiés au conseil d’Etat

C’était la grande affaire que le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer aurait bien voulu régler, en vain… Les congés bonifiés sont ces congés de deux mois pris tous les trois ans et réservés aux fonctionnaires qui parviennent à prouver que leurs intérêts matériels et moraux sont toujours en outre-mer quand bien même ils sont en poste dans l’Hexagone. Ils donnent lieu à une prise en charge des frais de voyage du fonctionnaire et des membres de sa famille et au versement d'une indemnité de vie chère pendant son séjour. Mais de plus en plus les administrations refusent de les attribuer aux demandeurs en arguant qu’ils sont transféré leurs centres d’intérêts matériels et moraux dans l’Hexagone. C’est ainsi que le Conseil d’Etat a examiné jeudi le pourvoi en cassation d’une fonctionnaire de police, Thierry Bussi, originaire de Guadeloupe, qui a vu sa demande de congés bonifiés refusée par le préfet de police et le tribunal administratif de Paris. C’est donc à un véritable cours de droit intéressant tous les fonctionnaires originaires d’outre-mer qui a été développé par Fabienne Lambolez, le rapporteur public de la 4e sous-section.

Les faits : Thierry Bussi est né en région parisienne de parents guadeloupéens. Il est retourné en Guadeloupe où il a fait ses études et passé son concours d’admission dans la police avant d’être muté à Paris. Le préfet comme le TA ont estimé que 6 ans après sa titularisation dans la police, le policier avait transféré ses centres d’intérêts dans l’Hexagone. Le rapporteur a estimé qu’en ayant fait des demandes de mutation aux Antilles, en ayant ouvert un livret épargne logement là-bas et en ayant conclu un PACS, même après sa mutation, avec une Antillaise domiciliée aux Antilles, il avait bien conservé ses intérêts matériels et moraux aux Antilles. En conséquence de quoi, il a demandé aux magistrats du conseil d’Etat d’admettre son pourvoi en cassation. Délibéré d’ici un mois.

FXG (agence de presse GHM)

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 05:08

Fusio-sport veut marier le foot et le cyclismeCedric-Cupit-et-Xavier-Regis.jpg

Xavier Régis et Cédric Cupit travaillent au groupe de protection et de sécurité du réseau à la RATP ; ils sont ces hommes en bleu de look quasi paramilitaires qui font la guerre aux fraudeurs dans le réseau du métropolitain. Et le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont très envie de changer de métier ! Depuis deux ans, ils font du brainstorming pour trouver l’idée qui les fera échapper à leur condition de plus méchants que les contrôleurs ! Ils ont eu une idée (déposée à l’INPI) mais le printemps tunisien les a laissés dans une impasse avec un projet coincés dans une usine en faillite… Ils n’ont pas pour autant baissé les bras. Xavier et Cédric sont deux sportifs, originaires de Martinique (le premier est du Diamant, le second de Sainte-Marie) et c’est dans le domaine sportif qu’ils cherchent. Xavier-Regis.jpg« J’étais à la terrasse d’un café et j’ai vu un gars passer en VTT avec un maillot PSG… », se souvient Xavier, cycliste amateur et supporteur des Girondins de Bordeaux. L’idée était née. Il en parle à son ami Cédric qui est doué de talents artistiques. Ils réalisent des maquettes avec l’OM, le PSG ; Saint-Etienne, l’Olympique lyonnais et Bordeaux et ils y ajoutent deux clubs de rugby, Racing métro et Stade français… « On a fait marcher nos réseaux pour entrer en contact avec ces clubs… » Les réponses ont été négatives car tous ont cédé leur droit aux équipementiers. C’est alors qu’ils tombent sur le directeur marketing de l’Association sportive de Saint-Etienne, Nicolas Verney-Carron. « C’est un fan de vélo qui aime notre idée et qui décide de nous ouvrir des portes », témoigne Xavier. Les portes, c’est Addidas qui détient l’exclusivité du club pour sa licence textile. A partir de là, la machine est lancée. Ils lancent les premières productions dans une usine en Tchéquie. « On est exigeant, insiste Xavier Régis, sur la qualité et l’usine tchèque que nous avons démarchée est celle qui fournit le champion olympique de VTT ! » maillot-cycliste-OM.jpgcuissards-OM.jpgSi, dans un premier temps, leurs produits sont commercialisés sur leur site www.fusio-sport.com, ils ont trouvé leur premier distributeur en Martinique chez Intersport. Les ventes devraient débuter au début du mois de novembre. Xavier et Cédric aimeraient maintenant trouver des distributeurs équivalents en Guadeloupe, Guyane et à la Réunion, mais aussi à Saint-Etienne ou à Marseille.  Le club phocéen leur a, à son tour, donné un accord de principe, et des discussions sont en cours avec le PSG. Dans un an, si l’affaire marche, ils laissent tomber la RATP !

FXG (agence de presse GHM)

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 05:07

L’Europarlement refuse de renforcer les clauses de sauvegarde des bananes européennes

Jeudi 13 septembre, un débat suivi d’un vote a eu lieu à l’Europarlement à Strasbourg ; il s’agissait de se prononcer sur les clauses de sauvegarde prévues pour les filières bananes européennes, suite aux accords commerciaux que l'Union européenne a conclu avec l'Amérique centrale, la Colombie et le Pérou. Ces accords, de l’avis généralement partagé par l’ensemble des représentants politiques des départements d’outre-mer, font peser de lourdes menaces quant à l'avenir producteurs de bananes de Martinique et de Guadeloupe. C’est ainsi que le député européen (Alliance des Outre-mer - Réunion) Younous Omarjee  a déposé des amendements visant à renforcer les clauses de sauvegarde en proposant notamment « la réélévation du taux de douane à son maximal applicable au sein de l'Organisation mondiale du commerce ».

Ses amendements sont tous tombés. Younous Omarjee a regretté que les députés Verts, UMP et Modem se soient « clairement prononcés contre les amendements qui permettaient de faire bénéficier aux producteurs de bananes européens de réelles clauses de sauvegarde, qui ne soient pas dégressives et donc inopérantes dès 2014 et non laissées pour application à la libre décision de la Commission européenne ». Parmi les députés qui se sont opposés à la protection a minima des producteurs de bananes dans les Antilles telle que la voulait l’élu Réunionnais, on trouve notamment les députés Maurice Ponga (élu UMP calédonien de la circonscription outre-mer) et Jean-Jacob Bicep (élu de la circonscription Ile de France, originaire de Guadeloupe et délégué national à l’Outre-mer du parti EELV). « Nous n’avons pas de divergence d’intérêt, a fait savoir M. Bicep, et nous avons considéré que la clause était suffisante eu égard au respect des normes environnementales et sociales. » Les députés socialistes français se sont positionnés en faveur de tous les amendements de Younous Omarjeee, à l'exception de ceux modifiant la dégressivité des clauses de sauvegarde. Patrice Tirolien (élu PS guadeloupéen de la circonscription outre-mer) a argumenté en précisant que les socialistes ont préférés se positionner selon les recommandations faites par l'OMC à ce sujet. « Les députés européens français, dénonce M. Omarjee, se sont donc prononcés, à l'exception de ceux du Front de gauche, en faveur du coup dur qui est porté par l'Union européenne à la banane des Antilles et des nombreux emplois qui en dépendent. Ce, sans qu'aucun réel filet de sécurité ne leur soit concédé. » Du côté de l’Union des groupements des producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique, on n’a pas réagi à ce vote.

 

 

FXG (agence de presse GHM)

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:43

Eddy Louiss réunit un plateau improbable de musiciens au TrianonDede-Jacob-et-les-cuivres-face-a-Eddy-Louiss.jpg

Eddy Louiss, 71 ans, campé dans un fauteuil roulant, fait face à son orgue Hammond, qu’il chatouille du bout des doigts. Il partage la scène avec  Dédé Saint-Prix, flûte au bec, et Jacob Desvarieux , guitare en main et lunettes noires sur le nez. Jacob chante « Zouk la »,Eddy-Louiss-Jacob-Desvarieux.jpg accompagné de la voix de Marie-Céline Chroné, les percus de Michel Reman et Félix Brena, l’accordéon de Roland Pierre-Charles, le chaben fondamental, la basse de Just Wody, la batterie d’Arnaud Dolmen et la section cuivre composée de Fabien Mary (trompette), Xavier Cobo et Stéphane Chausse (saxo). Alain Jean-Marie attend son moment, en silence, à quelque pas de son piano. La batterie de Francis Arnaud et la contrebasse de Jean-Michel Charbonnel attendent elles aussi leur instrumentiste.

Dédé Saint-Prix enchaîne avec « Antillaise la »… Alain Jean-Marie les rejoint pour une fusion caribéo-jazz… Eddy Louiss, deux ans après son retour sur scène pour la célébration de ses cinquante ans de carrière à l'Olympia, revient samedi 22 septembre au Trianon avec un plateau improbable. « On n’a jamais été réunis comme ça, raconte l’organiste, mais on se connaît tous. Il n’y a que Jacob que je ne connaissais pas personnellement même si je le connaissais par Kassav… » « Vous êtes sûr que vous ne vous êtes pas trompé de numéro ? », lui a dit Jacob Desvarieux quand Eddy l’a appelé… « Je ne joue pas de jazz, du tout ! explique le leader de Kassav, J’aime bien mais je n’en joue pas. C’était peu probable de trouver tous ces gens là en même temps sur ce plateau parce que, soit disant on fait des musiques différentes mais on fait tous de la musique. Si tu nous mets ensemble, on doit faire de la musique et c’est ce qu’on fait là ! » « J’aime bien comme il chante », lui renvoie Eddy Louiss.

louiss portrait 7740« Kind of blue » et vidé

Eddy Louiss ne connaissait pas non plus Fabien Mary, Stéphane Chausse ou le batteur Mourad Benhamou ; il a fait leur connaissance en répétition. Avec eux et son orgue, en septet, il va rendre hommage à Miles Davis et son album « Kind of blues ». Une idée qui lui est venue quand il a revu Jimmy Cobb, le dernier dinosaure encore vivant de cet album mythique. « Une étincelle est née et chacun est venu avec son bagage », relate Pierre Louiss, fils d’Eddy et producteur de ce concert pour le label Tempo 111. Et puis cet hommage, Eddy voulait aussi en faire une fête, rejoindre même cette notion carnavalesque caribéenne des vidés. C’est alors qu’il a pensé à Dédé Saint-Prix. « Dédé, ça fait longtemps qu’on se connaît, se remémore l’artiste… dede jacobUn jour, je viens jouer en Martinique et avant d’arriver, j’entends la musique sous le chapiteau ; c’était ma composition « Canon » que Dédé jouait. La première fois que j’entendais un morceau de moi joué par un autre ! On s’est connu bien à partir de ce moment-là… » « C'est mon baptême », s'enflamme Dédé qui a emmené avec lui l'accordeoniste fondamental et les autres musiciens antillais. « J’écoutais Eddy Louiss quand j’ai commencé la musique », avoue Arnaud Dolmen qui connaît parfaitement son duo avec Michel Petrucciani. « On prend du plaisir à faire de la musique en toute simplicité avec lui, ajoute Just Wody. Car, avec les grands, c’est toujours la simplicité qui est grande chez eux ! »Alain Jean MarieEntre « Kind of blue » et la Caraïbe, il y aura un autre moment de « pure jazz » avec une formation en octet et le pianiste Alain Jean-Marie. Hommage a Petrucciani et l'occasion d'entendre des compositions d'Eddy Louiss et d'Alain Jean-Marie. Ce concert a trois facettes devrait rappeler les ambiances musicales variées du club le Madras que tenait Pierre Louise, le père d’Edouard Louise, alias Eddy, dans les années 1960 à Tartane… « On oublie qu’il est Antillais mais il connaît la musique antillaise ! », s’amuse Jacob Desvarieux. « Je suis Antillais, concède Eddy Louiss, mais je suis né à Paris et je ne parle pas créole à part les trois mots que tout le monde connaît. Par contre la musique, oui, je la connais. Et ce qu’on fait ensemble, principalement, c'est de la musique ! »

FXG (agence de presse GHM)

Photos : Régis Durand de Girard

Eddy Louiss au Trianon, le 22 septembre à 20 heures


La repetition chez Planet live en images

Arnaud-Dolmen-Eddy.jpg

Eddy Louiss et Arnaud Dolmen

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Alain Jean-Marie et Jean-Michel Charbonneleddy-Louiss.jpg

Eddy Louiss et Just Wody (et, en arriere-plan avec sa camera, Gaby Malahel après qu'il se soit soigné de sa bosse sur le crâne, gagnée à la Scène Bastille lors du concert de Do Panol).groupe-dede-saint-Prix_7693.jpg

Roland Pierre-Charles, Michel Reman, Just Wody, Felix Brena, Dédé Saint-Prix, Marie-Céline Chroné, Arnaud Dolmen et Jacob DesvarieuxRoland-Pierre-Charles.jpg

Roland Pierre-Charlesjacob-desvarieux_7471.jpg

Jacob Desvarieux et Alain Jean-Marie en attenteWody-Just.jpg

Just WodyEddy-Louiss-Roland-Pierre-Charles.jpg

Francis Arnaud, Eddy Louiss, Roland Pierre-Charles

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 11:50

Le commandant Narcisse presque blanchi en conseil de discipline

Le commandant fonctionnel du SDIG (ex-RG) de Fort-de-France, Serge Narcisse, est sorti blanchi du conseil de discipline hier. Enfin presque blanchi puisque la décision de la commission administrative paritaire du corps de commandement siégeant en conseil de discipline a décidé de maintenir Serge Narcisse en ses grades et salaires mais en lui proposant de changer de service. Pas sûr que l’officier de police accepte car, selon son avocat, Me Ursulet, son client « réfléchit »… Le 23 mai dernier, le commandant Narcisse avait été convoqué une première fois après avoir été suspendu de ses fonctions le 28 mars 2012 pour des faits survenus les 8 et 14 février précédents. Ainsi l’enquête de l’IGPN lui reprochait, au moment de l’affaire Létchimy/Guéant, de s’être « abstenu sciemment de faire transiter des informations par le canal de sa hiérarchie directe dans le but de s’affranchir de tout compte rendu à M. Cordonnier », son supérieur direct. Le 14 février, accompagné de collègues policiers, Serge Narcisse aurait « gravement manqué à ses obligations de loyauté et de dignité en manifestant dans le hall de l’aéroport, à l’encontre du commissaire de police, cordon nier, ancien chef du SDIG. Ce 23 mai, après avoir écouté les conclusions de nullité déposées par la défense du policier décidait de renvoyer l’audience sine die. Le 10 août, une nouvelle convocation est adressée au policier pour le 18 septembre. Là encore, la défense a déposé des conclusions de nullité car le conseil de discipline ne disposait que d’un délai de deux mois et les actes reprochés à M. Narcisse n’étaient plus les mêmes que ceux ayant motivé la convocation du 23 mai puisqu’il n’était plus question des faits survenus les 8 et 14 février…

Tout ceci explique le maintien de l’officier dans ses grades et salaires mais ne justifie pas pour autant un changement de service. D’où le temps de réflexion pris par le commandant Narcisse.

FXG (agence de presse GHM)

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 08:12

Loi sur la vie chère : la prudence est de mise

Et si la promesse de faire baisser le coût de la vie en outre-mer était trop grosse ? Les réactions des parlementaires d’outre-mer à l’issue d’ultimes concertations au ministère des Outre-mer laissent dans l’expectative.

« Je ne vais pas dire que ce sera compliqué. Mais ce sera difficile. Je ne vais pas dire que le ministre va s’attaquer aux lobbys, c’est un peu trop fort… » Les parlementaires ultramarins pèsent leurs mots quand il s’agit de parler du projet de loi sur la vie chère. Entre leur volonté de ne pas se retrouver en contradiction avec le ministre des Outre-mer et celle de ne pas s’attaquer de front aux responsables de la vie chère, il est parfois difficile d’obtenir le fond de leur pensée.

Lundi, ceux de la majorité, puis mardi, l’ensemble des parlementaires ont été reçus au ministère des Outre-mer. Pierre Frogier (UMP, Nouvelle-Calédonie), Paul Vergès (CRC, La Réunion), Alfred Marie-Jeanne (GDR Martinique) et Serge Létchimy (Apparenté socialiste, Martinique) n’avaient pas répondu à l’invitation mais étaient représentés. Le député Thierry Robert (RRDP, La Réunion) était le seul absent non représenté.

Victorin Lurel tenait à faire le point avec eux sur le texte qui sera débattu dès le 25 septembre en commission des affaires économiques, là où se joue l’essentiel.

Le ministre des Outre-mer, lui-même, a un discours teinté de prudence en diluant les responsabilités futures. « Il y aura, je l’espère, une plus grande implication des collectivités et des organisations de consommateurs. On doit se mêler de ce qui nous regarde, ce n’est pas l’Etat, à Paris, qui va décider seul de faire baisser les coûts, prévient Victorin Lurel. Si les consommateurs sont plus actifs, si la télévision, la radio du service public et les radios privées font des émissions donnant de l’information objective, sans pour autant fusiller et brûler les entreprises, ce combat peut être gagné. Il n’y a pas de fatalité de vie chère. » En clair, chacun doit y mettre du sien. L’Etat et la loi ne peuvent pas tout.

La députée socialiste de la Réunion, Monique Orphé, se réjouit de « la très bonne concertation ». Elle s’attend à ce que le projet de loi « passe facilement puisque tout le monde est d’accord pour dire qu’il est nécessaire d’intervenir sur la vie chère ».

Sans entrer dans les détails, Gabrielle Louis-Carabin (apparentée socialiste, Guadeloupe) estime qu’ « il y a surement des choses à améliorer ». Elle voit ce texte comme « une boîte à outils ». Elle espère qu’il va « permettre la régulation de certains prix pour pouvoir soulager le panier de la ménagère ». Mais elle « pense que ce sera difficile car on va s’attaquer à des structures qui existent depuis très longtemps. On a laissé faire ».

L’avis de Maurice Antiste, (PS, sénateur de la Martinique) sur la loi est plus abscons : « J’ai envie de dire qu’il manque tout et rien. On peut considérer que c’est un texte cadre mais, qui, en réalité, ne cadre pas tout. »

Alors, le projet de loi répond-il aux attentes ? Bruno Nestor Azerot (député GDR Martinique) attend plus de moyens financiers pour les observatoires des prix et pour la continuité territoriale. Mais il prévient : « Je suis un élu réaliste. On ne pourra pas tout faire d’un coup. »

Sur le même ton, Gabriel Serville, député GDR de la Guyane, trouve le « texte intéressant ». Il estime qu’il a « le mérite d’exister, mais il ne va pas tout à fait au bout de la logique ». Les populations attendent beaucoup de cette promesse du président de la République. Les élus le savent et se méfient. Un peu comme le ministre.

David Martin (agence de presse GHM)

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 06:09

Les drépanocytaires victimes de discriminations des assureurs

L’association pour l’information et la prévention de la drépanocytose (APIPD) a décidé de saisir la maison des droits pour se plaindre du sort réservé par les assureurs aux drépanocytaires. « Les assureurs refusent d’assurer les drépanocytaires SS, SC, SBT, y compris les AS, dits porteurs sains », regrette la présidente de l’APIPD, Jenny Hippocrate-Fixy. Celle-ci a été alertée par des malades qui ont se sont vu refuser des emprunts pour acheter des biens immobiliers, construire leur maison ou même acheter un véhicule. Le pire étant la manière employée pour justifier les refus : « … Vous risquez de mourir très rapidement, alors nous n’allons pas vous assurer… » ou encore « … Si vous êtes en arrêt à cause de votre maladie, vous ne serez pas remboursé… ». D’ores et déjà, l’association a recensé une vingtaine de personnes concernées mais elle entend en rassembler d’autres, notamment aux Antilles où ces phénomènes discriminatoires ne seraient pas rares selon des médecins proches de l’APIPD. L’action devant la Maison des droits sera portée par les trois avocats de l’APIPD et le soutien de l’ancien directeur de l’hôpital Tenon, Arthur Haustant.

FXG (agence de presse GHM)

apipd@free.fr

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 04:41

Marc-André Cratère, le champion de retour au Robert

Marc-Andre-Cratere--escrime-handi-photo-Alfred-Jocksan--3-.jpgLe Robertin, Marc-André Cratère, double médaillé d’argent aux jeux paralympiques de Londres (sabre et épée), sera jeudi en Martinique pour fêter ses victoires et se reposer en famille. Il est plus motivé que jamais pour retrouver Budapest en 2013 pour le prochain championnat du monde.

Comment était-ce d’être reçu par le président de la République ?

C’est la deuxième fois que je participe à ce genre de cérémonie. J’ai été aussi là après Pékin. C’est génial, mais c ’est surtout le fait d’être là avec les autres athlètes valides et de communiquer avec eux qui est le plus intéressant. Pour le reste, c’était une belle réception.

Avez-vous trouvé une différence entre les deux  présidents ?

Chacun a son dialogue. Moi je trouve que lui (François Hollande, NDLR), il parle plutôt bien.

Marc-Andre-Cratere--escrime-handi-et-L-Decosse--photo-Alf.jpgCe changement qui consiste à recevoir les valides et les handicapés en même temps vous a-t-il marqué ?

La dernière fois que j’étais ici, nous étions entre nous. Aujourd’hui, nous sommes avec l’ensemble des sportifs médaillés. Cela montre que nous sommes des sportifs ; le raisonnement change. Il n’y a plus les handisports d’un coté et les sportifs valides de l’autre, moi, je trouve ça génial. De plus, avec la plupart des valides on discute bien. C’est très touchant.

Comment va votre moral depuis Londres ?

Ah Londres… Le moral, ça commence à revenir, mais j’ai encore du mal à digérer les jeux. Je termine deuxième. J’étais parti pour faire deux médailles d’or et je l’ai encore un peu en travers de la gorge. Maintenant, je remonte la pente ; ça commence à aller mieux. Je me dis à Pékin, j’ai terminé deux fois à la quatrième place et là, j’ai  une médaille d’argent il faut la savourer !

Avez-vous revu votre combat et analysé le point défaillant ?

Pour l’épée, j’avais un petit souci au niveau des reins qui me paralysaient… Impossible de bouger. Sur la finale au sabre, mon adversaire a bien joué son coup techniquement, moi je me fais avoir sur la distance. C’est  un peu mon point faible. Je n’arrive pas à tricher sur la distance par apport à mes adversaires et çà, mes entraineurs me le reprochent aussi. C’est vraiment la distance qui m’a fait défaut dans cette finale.

Allez-vous revoir ce petit problème technique pour qu’au prochain jeu vous trouviez une solution ?

J’ai déjà demandé à mon coach que, sur cette saison, nous travaillons sur la prise de distance. Il faut absolument que j’arrive à faire comme les autres, sortir l’épaule, rentrer l’épaule, les mettre loin ou les mettre près quand je veux. Je mets les bouchées doubles et je crois que pour les jeux de Rio  en 2016, ca devrait le faire.

Marc-Andre-Cratere--escrime-handi-photo-Alfred-Jocksan--5-.jpgVous rentrez en Martinique Jeudi, quel est votre programme ?

Je vais  profiter de la vie pendant ces dix jours de vacances et passer du temps avec ma petite-fille au Robert. Je suis grand-père ! Je vais souffler un peu et me ressourcer. Il faut que je revienne en Martinique au moins une fois par an, c’est la base de ma motivation, mes racines. Il faut dire que lors de la finale aux sabres, il y a un groupe du comité handisport de la Martinique qui est venu m’encourager. J’étais très touché et je me suis dit, dès la fin du jeu, il faut que j’y aille.  A mon retour, je vais reprendre les entrainements en vue du championnat du monde de l’année prochaine à Budapest qu’il faudra préparer.

Propos recueilli par Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 

 

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 04:00

Coup de chapeau pour « Gospel sur la colline »

comedie-Gospel-sur-la-colline-photo-Alfred-Jocksan--57-.jpgDimanche dernier au Casino de Paris, le rêve du Guadeloupéen Benjamin Faleyras, « Gospel sur la colline » est devenu réalité. Tour à tour, chanteurs, danseurs, musiciens et comédiens ont porté sa comédie musicale au sommet de leur art. Firmine Richard, Myra Maud et Dominique Magloire tenaient la vedette de cette comédie musicale qui a fait salle comble.

Benjamin Faleyras a mis en scène une vraie messe gospel de la Nouvelle-Orléans sur des paroles en français. Une première ! Pour faire passer cette audace, il a pimenté l’ensemble de rythmes afro-caribéens saupoudrés de blues. Les airs s’enchaînent bien sur fond de rythmes jazz, zouk, bossa nova voire hip hop... La passion de Benjamin pour la musique et son inspiration des choses divines l’ont guidé dans cette formidable aventure, donner de la joie. comedie-Gospel-sur-la-colline-photo-Alfred-Jocksan--27-.jpgl’origine de tout ça, Firmine Richard. C’est elle qui, il y a cinq ans, a poussé Benjamin. Elle lui a dit : « Ben, ça me plait, je vais jouer ta pièce ! » Il l’a conçue pour elle et après 45 jours de préparation et moultes difficultés pour trouver un producteur, les voilà sur scène.

C’est donc l’histoire d’une messe dans une petite église afro-américaine en 1939. Des images en 3D représentant l’intérieur d’une église sont projetées pendant que retentit la parole divine du révérend Gédéon (Al Sanders). Ce dernier est aidé dans sa mission par le mère Rebecca Decordé (Firmine Richard). Sarah Barnabi (Dominique Magloire) lui donne la réplique dans une opposition sans merci. Rosa (Myra Maud), de sa voix d’ange, transporte le public au cabaret, style Cotton club. Elle est la cousine de Rebecca et la brebis égarée qui illumine la salle tandis que Didier Querin dirige la chorale talentueusement, loin des querelles, en virtuose débordant d’énergie.comedie-Gospel-sur-la-colline-photo-Alfred-Jocksan--26-.jpg

C’est une belle histoire humaine, pleine de rebondissements, entre deux deux familles qui vont de révélations en révélations dans une église haute en couleur où la force joyeuse du gospel apaise bien les choses. Sur la colline, les voie du Seigneur sont plus pénétrantes et finissent par triompher du « je t’aime moi non plus ».

Désormais, Benjamin Faleyras cherche des pistes pour pouvoir donner ce spectacle en tournée en France et aux Antilles.

Alfred Jocksan(agence de presse GHM)

 


Benjamin-et-Firmin-photo-Alfred-jocksan.jpgFirmine Richard : « J’ai dit banco ! C’est du gospel français avec des jeunes de la diversité. Des Noirs qui chantent du gospel français. L’expérience était à vivre. »

Benjamin  Faleyras, 50 ans, natif de la Guadeloupe, musicien : « C’est une comédie écrite pour chanter la joie, exprimer l’amour et porter la tolérance. Pour moi, c’est une mission de composer en français et en créole. J’ai vraiment confiance dans ce concept de gospel français. Je suis persuadé, car j’ai souvent fait des concerts dans la France entière, que le concept de gospel français attirera du monde. Je veux mettre le gospel dans  son vrai contexte, dans une église, comme aux Etats-Unis. Il n’est pas choquant de parler de Dieu et de chanter du gospel pour le grand public. ».Myra-Maud--photo-Alfred-Jocksan.jpg

Myra Maud, de mère martiniquaise et de père malgache, vit en Allemagne. Elle est la créatrice de Gospel sans frontières. Elle a interprété la princesse lionne dans la comédie musicale « Le roi lion » à Hambourg. Son dernier projet musical, Afri-France, cartonne en Afrique du Sud. « J’ai été très touchée quand Ben m’a offert ce rôle. Je l’ai pris comme un grand privilège. Que se soit aux Antilles, en Afrique ou aux USA, pour moi c’est toujours un retour aux sources. Il ne faut jamais oublier d’où l’on vient. »comedie-Gospel-sur-la-colline-photo-Alfred-Jocksan--31-.jpg

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