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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 04:27

Somum a remis ses trophées du sport ultra-marin en Ile de FranceSomum-Rudy-Anjoure--Rene-Silo--Rosan-Royan-et-Jacques-Ambr.jpg

C’est à la salle André Maigné du Kremlin-Bicêtre (94) que les membres de l’association Somum, René Silo, le président, Rosan Royan  le vice-président, Rudy Anjoure, Jacques Ambrosio et Moïse Moradel, ont présenté la troisième cérémonie de remise des trophées, Somum. Un trophée qui récompense les acteurs du sport associatif ultramarin et notamment du foot en région parisienne.

le-sumum-pour-Jocelyn-Boisdur-photo-Alfred-Jocksan.jpgCette soirée conviviale a été marquée par une importante  présence de personnalités ultramarines tant du monde sportif, économique, politique qu’associatif. On a vu le maire de Bondy, Sylvie Thomassin, et son adjoint Charlie Nadal, la conseillère régionale d’Ile de France, Jeanine Maurice-Bellay, Bernard Guillaume, chef de cabinet du ministre des Outre mer, Nathalie Fanfant, la chanteuse guyanaise Sylviane Cedia, le patron de Tropic marché, celui du restaurant Le Kaveri d’Asnières, et celui de la chaîne Sport+, Alain Providenti. Le trophée Sumum, crée par Rudy Jean-Jacques, patron de l’Art de Fondre, reste la Soufrière absolue des butineurs de gazon. La dernière personnalité à avoir reçu ce trophée est le metteur en scène et président de la scène off d’Avignon, Grec Germain mais pour ses talents de footeux !Paul-Mert-recoit-son-trophee-des-mains-de-Daniel-Valminos-.jpg

Le président du club AC Guyane, Antoine Othily, a déclaré : « Il faut un lien social animé par un grand volontarisme. C’est capital pour tenir. » Quatre trophées Somum ont été attribués. Jocelyn Boisdur, président du club de football, Les Antillais de Paris 19e, a été récompense pour sa victoire dans la dernière édition de la coupe de l’outre-Mer, challenge Marcelin-Rilos. Le président du club  finaliste, Adom Meaux, Jean-Marie Mayemba a reçu un trophée pour son engagement auprès des jeunes de la communauté. Ce dernier a souhaité voir ce prix s’ouvrir aux acteurs du terrain et pas seulement aux dirigeants. Le président du RC Saint-Denis, Paul Mert, a aussi été récompensé ainsi que le journaliste de Tropiques FM, José Douglas. Un Somum d’honneur  a été remis au patron de Sport+ et directeur commercial d’AGS, Alain Providenti. grand mécène du sport.

Alfred Jocksan (Agence de presse GHM)Karine-de-M6-et-Alain-de-l-equipe-profession-journaliste-p.jpg


Alain Providenti, patron de Sport+ et directeur commercial d’AGS, Somum d’honneurAlain-Providenti-et-Rene-Silo-photo-Alfred-Jocksan.jpg

« Pour moi c’est une grande émotion. Depuis les nombreuses années que j’accompagne les sports ultramarins, c’est une récompense à laquelle je ne m’attendais surtout pas. Je ne fais pas ça pour avoir une récompense. Je le fais parce que je porte les ultramarins dans mon cœur. Dans la communauté, beaucoup travaillent dans l’ombre et beaucoup méritent un coup de pouce. Aujourd’hui les pouvoirs publics ne sont pas toujours à l’écoute et des partenaires, il y en a de moins en moins ! Moi, j’essaie avec le peu de moyen qu’on met à  ma disposition de pouvoir continuer ce combat. Je veux continuer l’œuvre de Marcelin Rilos, permettre aux ultramarins de se retrouver sur une manifestation sportive. »

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 14:27

Cérémonie en hommage aux otages d’AQMI à Meudon la ForetMarie-Josette-la-mere-de-Thierry-allume-une-lumiere-en-att.jpg

Au cœur du parc du Tronchet, à quelques mètres de l’appartement de Thierry Dol, des centaines de personnes se sont rassemblées samedi. Parmi elles, une forte communauté martiniquaise avait fait le déplacement pour soutenir Thierry Dol. Le président de l’association la Flamme franciscaine, Jean-Claude Tinot, et toute la délégation avait un mot d’ordre : «  Thierry sé tan nou, fo yo lagué o pli ta pou nwel. » Trois députés, Serge Letchimy, Bruno Nestor Azerot et Philippe Nilor, et un sénateur, Maurice Antiste, ont fait le déplacement à Meudon la Foret pour cette journée de mobilisation.

Nous-les-oublions-pas-photo-Alfred-Jocksan.jpgLes participants portaient des tee-shirts blancs floqués des photos et des noms des quatre otages, un bracelet  bleu au poignet en signe de résistance. Un seul message : «  On ne vous oublie pas. » Et pour le graver, ils ont planté un arbre de la liberté. Quatre cierges allumés portaient les noms des otages retenus au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

La-maman-de-Thierry-prend-par-a-l-action-photo-Alfred-Jock.jpgLe sénateur maire de la ville, Hervé Marseille, a parlé d’un moment de forte conviction, un moment de mémoire. En prononçant son discours devant les familles et proches des otages, dont Ewri, la femme de Thierry Dol. Le diplomate, Philippe Morel, le président de la fédération protestante de France, le pasteur Claude Baty, et des anciens otages venus par solidarités tels Florence Aubenas, Hervé Ghesquière ou Jean-Louis Normandin.Les-elus-de-la-martinique-sont-venus-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Maurice Antiste, qui accompagne la famille Dol dans tous ses déplacements en Hexagone ces derniers temps, de l’Elysée à Areva en passant par le ministère des affaires étrangères a déclaré : « Par ce jour de tristesse, d’émotion et de grand espoir, mon bonheur est d’être près de vous. Je refuse  l’intolérance. » Le président de  région, Serge Letchimy, a lancé un message de paix et de solidarité. «  Nous avons le devoir de vigilance pour partager la souffrance qui nous touche en ce jour. »L-association-la-Flamme-Franciscaine-venu-en-masse-photo-Al.jpg


ITW Marie-Josette et Alex Dol, ses parents, et Ewri Dol, son épouse

"On est otages comme eux"

Quel est votre état d’esprit ?

Alex-et-Marie--Josette-Dol-photo-Alfred-Jocksan.jpgMarie- Josette Dol, sa mère : Je suis remplie d’émotions après tout ce que j’ai vu et entendu ce samedi. J’attends leur libération. Maintenant, il faut agir vite. Je garde espoir.  En rencontrant les familles en partageant la douleur, on se réconforte un peu car on se sent seuls quand on est en Martinique. Seuls, je veux dire qu’on n’a pas les autres familles près de nous.

Alex Dol, son père : Deux ans, je trouve que c’est un peu trop pour eux.  S’il faut prendre sa place, je suis prêt à le faire. Je donnerai ma vie pour lui. Je pense qu’ils en  ont marre. Je suis prêt à donner ma vie pour mon fils. Aujourd’hui, nous ne pouvons rien faire que d’attendre. Alors on attend.

Ewri, son épouse : Je ne sais plus quoi répondre à cette question. A la fois on veut dire qu’on va bien qu’on n’est pas sur un lit d’hôpital. Puis, en même temps on n’est pas bien. Ça fait deux ans que nos proches nous manquent. On attend leur retour le plus vite possible.

Comment vivez-vous le quotidien ?

Marie- Josette : C’est très dur. On n’a plus de force, mais il faut continuer à lutter. Eux, ils souffrent et l’on a besoin qu’ils nous retrouvent en forme. C’est un combat chaque jour. Je me demande toujours pourquoi eux ?

Alex Dol : Au début on croyait que c’était une histoire de toute suite. Pas la suite, au bout de six, une année, on a fini par vivre avec tout ça, vivre dans l’attente. Mais, maintenant  c’est un peu trop pour nous et pour eux. Ça nous rend un peu malades. Nous ne pouvons rien faire seul, on attend. Le président Hollande nous a confirmé beaucoup des choses qu’il ne faut pas divulguer, que nous devons garder pour nous.

Awri-Dol-2-photo-Alfred-Jocksan.jpgEwri : Mettre mes douleurs dans les mots est extrêmement difficile. On se réveille le matin en se disant peut-être que c’est aujourd’hui qu’on va nous appeler et nous dire : ils sont libres. Mais, c’est tous les jours pareil…

La Martinique se mobilise pour Thierry, notamment dans votre commune du François ou les élèves ont participé à une grande manifestation sportive. Comment réagissez-vous devant cet élan de générosité ?

Marie- Josette : J’en suis contente. Ils sont prisonniers quelque part et la population pense à eux. Ça me donne  une force pour continuer à espérer car c’est le moment d’agir, de faire des choses.

Alex Dol : Toute la Martinique est avec nous. Les martiniquais se sentent tous concernés. Ils attendent leur prochain cadeau. Sa libération sera un gros cadeau pour la Martinique tout entière.  On attend tous ensemble.

Ewri : Ça fait beaucoup du bien, énormément plaisir de voir les visages qu’on ne connaît pas. Ces gens qui ont tenu à faire le déplacement, ça fait chaud au cœur et beaucoup de bien

Marie-Josette-Dol-48-photo-Alfred-Jocksan.jpgVous avez été reçue par le président  de la République, qu’attendez-vous de cette rencontre ?

Marie- Josette : Il doit aller vite mais avec sagesse. J’espère qu’avec les entreprises ,  ils feront tout leur possible. Il faut toujours rester positif.  C’est un combat. On a tenu deux ans… C’est long. Deux ans, c’est dur, deux ans... Mais, nous ne baissons pas les bras.

Alex Dol : C’est une rencontre qui nous a réconfortés. Il nous a garanti certaines choses et l’on s’attendait à ça. Nous devrions avoir la force d’attendre. Il nous a promis qu’il ferait tout son possible. Je trouve que c’est bien de sa part. On ne peut rien dire de plus. Nous gardons ça pour nous. Et nous attendons que les choses se passent.

Ewri : On invite les autorités à faire vite, a faire le nécessaire pour que les otages reviennent. Deux ans, c’est trop. Deux ans, c’est à la fois trop et à la fois le temps passe vite. Car dans cette situation, on veut que le temps passe vite. J’invite les autorités et toutes personnes à faire quelques choses. On reste totalement mobilisé.

Alex-et-Marie-Josette-DOL-photo-Alfred-Jocksan.jpgAvec tant de personnes autour de vous, comment réagissez-vous ?

Marie- Josette : Cette mobilisation me donne chaud au cœur. Je suis vraiment contente de voir tant de personnes autour de nous. J’ai un grand espoir et ça me redonne l’envie  de me battre.

Alex Dol : Je ne pensais qu’il y aura eu tant de monde. Je suis vraiment impressionné.  Ça me renforce dans mon combat. Il nous faut du soutien pour continuer à supporter tout  ça. Après deux ans, on mérite bien que les gens nous supportent un petit peu. C’est franchement dur. C’est une mobilisation qui nous apporte beaucoup. Maintenant, nous sommes sortis du silence. Alors certainement, en nous faisant entendre les choses vont bouger.

Votre fils dans sa dernière vidéo vous demande de tenir bon, «  Tchimbé rèd pa moli »…

Marie- Josette : C’est à nous de lui dire de tenir bon et voilà qu’il nous dit de tenir… « Tchimbé red pa moli », c’était sa phrase. Dans son expression, on constate qu’il souffre. C’est trop pour eux.

Ewri : Thierry, il faut dire que c’est quelqu’un, même s'il a la mort en face de lui, il pensera d’abord aux autres avant de penser à lui. On a même fait des bracelets de sa phrase fétiche, « Tchimbé red pa moli ». Cela ne m’a pas étonné. J’ai juste reconnu le Thierry que je connais depuis pas mal d’année.

Awri-Dol-la-femme-de-Thierry-Dol-photo-Alfred-Jocksan.jpgQuel message souhaitez-vous faire entendre ?

Ewri Dol : Ce qui nous arrive peut arriver à tout le monde. Il faut surtout dire aux gens de rester mobiliser pour que si jamais il y a besoin de  mettre la pression et quels que soient les moyens qu’on va adopter, que la population française et antillaise reste présente pour nous épauler. C’est surtout ça. Et, j’espère, sincèrement que Thierry, Marc, Pierre et Daniel puissent entendre qu’on ne les a pas oubliés, qu’on ne les a pas abandonnés. On pense à eux. Si jamais, ils peuvent nous entendre et que cela peut leur apporter un  réconfort quelconque qu’ils puissent tenir encore, qu’ils tiennent ! Je ne pense pas qu’on soit libres, on est otages comme eux.

Par AJ et FXG (agence de presse GHM)

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 07:20

GPL pense à venir en Guyane

George Pau-Langevin, ministre de la Réussite éducative vient en Guadeloupe et Martinique les 17 et 18 septembre pour lancer la grande concertation sur l’école. Elle a fait savoir qu’elle pourrait se rendre ultérieurement en Guyane : « Je me suis rendue compte qu’il n’est pas possible de faire les Antilles et la Guyane dans la foulée. Compte tenu des distances et des particularités des écoles en Guyane qui sont parfois isolées, je préfère prévoir deux jours. » Ce déplacement pourrait avoir lieu fin novembre et en cas d’impossibilité, ce serait pour janvier 2013.

FXG (agence de presse GHM)

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 05:52

La famille Dol reçue à l’Elysée

Il n’y a pas eu d’image des familles des otages français d’Al Qaïda reçues par le président de la République hier matin. Et pour cause, l’Elysée « ne voulait pas donner l’impression de récupérer la douleur des familles »… La cour du château est donc restée fermée à la presse toute la matinée. Les familles des quatre otages  - Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Furrer enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, un site  d'extraction d'uranium dans le nord du Niger – sont rentrées par une porte latérale rue de l’Elysée peu avant 10 heures et les journalistes postés sur le trottoir face à l’entrée du 55, faubourg Saint Honoré ne les ont jamais vus ressortir. Il a fallu attendre plus d’une heure et demie pour voir enfin apparaître le sénateur maire du François, Maurice Antiste qui avait, à leur demande, accompagné, la femme, la mère et le père de Thierry Dol. « Ils sont partis depuis 10 minutes, un quart d’heure », a confié le sénateur qui a donné le ton des échanges avec François Hollande : « Nous sortons de là mi-rassurés, en même temps mi-inquiets, il y a des choses intéressantes qui se sont dites, maintenant nous préférons attendre et être discrets. » Cela fera deux ans, le 16 septembre, que les quatre hommes (ils étaient sept au départ) sont aux mains d’AQMI et cette réception des familles fait suite à la diffusion par le site mauritanien, Sahara media, d’une vidéo montrant les quatre otages vivants et faisant part d’une demande de rançon auprès de leurs employeurs.

Selon un communiqué de l’Elysée, le président de la République qui était accompagné du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a assuré les familles « du soutien et de la pleine mobilisation de l’Etat pour obtenir la libération de leurs proches ».Maurice Antiste a indiqué que les familles avaient demandé à François Hollande de tout faire pour faire libérer les otages, ajoutant : « Si nous pouvions les avoir à Noël ce serait génial… » Pour marquer les deux années de détention des quatre otages  français, leurs familles de Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et  Pierre Legrand, organisent un rassemblement samedi au parc du Tronchet, à Meudon-la-Forêt.

FXG (agence de presse GHM)

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 06:23

Hollande demande aux Régions d’accompagner sa politique de redressementLetchimy-Borel-perron-elysee.jpg

Le président François Hollande, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et quelques ministres au nombre desquels Michel Sapin, Cécile Duflot ou Victorin Lurel ont partagé hier midi un plateau repas avec les présidents des Régions de France. Si pour les outre-mer, seul Didier Robert (UMP-Réunion) n’a pas daigné y participer, pour l’Hexagone, Philippe Richert (UMP-Alsace) n’a pas voulu faire exception et s’est félicité, à la sortie, de cet échange. Au menu la banque publique d’investissement, le développement économique et la politique de l’emploi. Le président de la République a demandé aux Régions d’accompagner la politique gouvernementale. L’Etat et les Régions sont convenus de s’engager ensemble en faveur du financement des PME, du soutien à l’emploi et plus particulièrement la politique en faveur des jeunes sans qualification et la mobilisation des fonds européens en faveur de la croissance. A l’issue de cette réunion, une déclaration commune comportant 15 engagements précis a été adoptée. Les Régions seront membres du conseil d'administration de la Banque publique d’investissement et présideront son comité national d'orientation et les comités régionaux d’engagement pour accompagner les PME à l’export, investir dans l’innovation, agir en faveur des jeunes sans qualification, promouvoir les emplois d’avenir, accompagner la mise en place du contrat de génération et enfin, mobiliser les fonds européens. Le gouvernement a prévu de réunir à nouveau les Régions dans trois mois.

FXG (agence de presse GHM)


Réactions

Borel-perron-Elysee.jpgJosette Borel-Lincertin, présidente de la Région Guadeloupe, a estimé qu’il s’agissait d’une réunion « importante et indispensable pour les Outre-mer ». Mme Borel a pris la parole pour insister sur la nécessité d’un « plan Marshall » pour la formation professionnelle et contre le chômage. « On a besoin de territorialiser les contraintes et les handicaps pour aborder le nouvel acte de décentralisation qui arrive », a-t-elle déclaré dans la cour de l’Elysée à l’isue de la rencontre. Ainsi avant d’aborder les nouvelles compétences qui seront dévolues aux Régions, la Guadeloupéenne, tout comme son homologue martiniquais, se sont félicités de ce que leurs collectivités allaient pouvoir gérer elles-mêmes les fonds européens. Quelles que soient l’ampleur de la crise et les conditions difficiles, la présidente a estimé que « ce tournant » (elle n’a pas dit « de la rigueur ») allait permettre de mieux appréhender le budget 2013. « C’est une rencontre à renouveler, au moins avec les ministres ! », a conclu Josette Borel avant de quitter l’Elysée et d’emmener avec elle le président Létchimy.

 

letchimy-perron-Elysee.jpgSerge Letchimy a pris, par deux fois, la parole, lors de cette réunion afin de faire valoir les particularités des Outre-mer  par rapport aux dispositifs proposés :

« La gouvernance économique locale doit accompagner des dispositifs extrêmement importants pour la banque publique d’investissement, la gestion de proximité de la formation professionnelle par rapport aux emplois d’avenirs. C’est toute cette stratégie de développement territorialisé qui doit faire que les Régions supportent une dynamique endogène locale du développement économique par la création de PMI et TPE autour des mutations économiques globales, c’est ça qui était à l’ordre du jour avec les outils qui ont été présentés comme la gestion des fonds européens directement par les Régions, la banque publique d’investissement sous gouvernance des collectivités régionales avec bien sûr cette responsabilité de l’Etat, des stratégies de mutation économique et écologique. »

Alexandre-perron-Elysee.jpgRodolphe Alexandre

« Une réunion cordiale, respectueuse et conviviale avec beaucoup d’engagements et certainement la prise en compte de nos ambitions, de nos projets sur lesquels nous travaillons depuis trois ans ». Le président guyanais a pris la parole pour évoquer les fonds européens. « Ils me touchent directement car nous estimons aujourd’hui qu’il y a un problème franco-français sur la rédaction même des fonds structurels (Feder, Feoga, Feader, Fse). C’est-à-dire qu’on est la seule région de France à être en divergence et non en convergence à partir de notre retard structurel. Il était important de le dire officiellement au président de la République de façon à ce que nous puissions voir, avant le transfert des compétences comment nous pouvons rattraper le retard structurel de la Guyane. Le second point, c’était la clause de compétence générale puisqu’on va vers une collectivité unique, il est important que nous puissions aider ou accompagner les communes dans leurs projets ou leur résorption de déficit. Enfin, le troisième plan a été la coopération décentralisée ou transnationale en particulier avec le Brésil, le Surinam et le Guyana. Maintenant la Région va surtout attendre d’être dans la gouvernance, avoir l’actionnariat et participer à la BPI. »

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 05:11

Vers une fusion des rédactions du service public de télévision

Selon Libération, le président de France Télévisions Rémy Pflimlin a annoncé la fusion des rédactions de France 2 et France 3 lors d’un comité central d’entreprise tenu mardi à 17 heures. « Pflimlin n’a pas parlé de fusion, lui préférant le mot d’ « intégration » mais c’est du pareil au même. Il s’agit de rassembler en une seule « news factory », et sous l’autorité de Thierry Thuillier le directeur de l’info de France Télévisions, la rédaction de la Deux, la rédaction nationale de la Trois (qui conçoit le 19/20 ainsi que le Soir 3) et, dans un second temps, celle de RFO. »

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 04:26

panol-FX-2.jpgDominique Panol est l’invité des groupes Original G-DOM (R’n’B, funk, rock) et Miyo (carnaval) samedi 15 septembr à la Scène Bastille pourla nuit groove karibean love.

« Du Panol unplugged ka »

Vous voilà de retour à Paris. Est-ce parce qu’en Guadeloupe il n’y a pas de scène suffisamment importante pour vous ?

Do-Panol-1.jpgC’est un petit peu ça quoiqu’on a de grandes scènes en Guadeloupe, les stades ! En fait, il se passe des choses à Paris concernant ma communauté puisque j’ai été invité par une association, G DOM Lumière, et Miyo qui se préoccupent de culture antillaise et font un travail énorme autour du rythme de mas a Saint-Jean, le rythme du carnaval qui est très utilisé dans la musique commerciale antillaise. Je suis leur invité d’honneur et c’est une fierté pour moi d’être à Paris et de revoir tous mes amis.

Pourquoi ces associations vous ont-elles choisi vous ?

On m’a dit que j’étais un pilier de la culture antillaise ! Mais ce n’est pas seulement moi mais le Panol quartet qui vient. Il y a Thierry Jean-Pierre à la basse, Audray Clodion aux claviers, Olivier Juste et moi…

Qu’allez-vous jouer à la Scène Bastille ?

Je n’aurai pas de batterie donc ce qu’on va entendre, c’est une formule quartet alors que d’habitude je travaille avec des guitares rock’n’roll… Avec nous il y aura les tambours et les conques de lambi de Miyo et son instrumental. On aura le répertoire antillais, la musique de rue de carnaval revue parce que ce sont des jeunes. Miyo est là pour prendre le relais. Ca va être une rencontre, nous n’avons jamais joué ensemble. C’est ça qui est formidable. J’ai déjà travaillé avec des gens comme Akiyo et c’est vraiment bien. C’est de la culture antillaise. Il n’y a pas que de la musique, il y a surtout le rythme de Saint-Jean et c’est ce rythme-là qu’ont utilisé les groupes comme Kassav ou Volte-face… C’est la base de notre musique, du zouk et de plein de musiques antillaises. Le mas à Saint-Jean c’est aussi un pilier de notre culture…

Do-Panol-3.jpgEtre considéré comme un pilier vous-même, ca ne vous effraie pas ? Ca ne fait pas de vous un dinosaure ?

Non, j’ai surtout peur de mourir comme ceux qui sont déjà morts ! Certains de ceux qu’on appelait des piliers sont déjà partis, donc je préfère qu’on me considère comme un artiste antillais tout court ! Mais pilier, ça a tout de même à voir avec un engagement pour la culture…

Vous avez fait référence à ceux qui sont partis… Vous pensez à Patrick Saint-Eloi et Jeff Joseph ?

Je ne voulais pas dire les noms ! Laissez-les tranquilles… Je vais chanter certaines de mes compositions dont la chanson que j’ai faite avec PSE mais elle sera revue puisqu’il y aura un apport de ka. On va faire Ti Kadance, un morceau funk mais en formule quartet… C’est une autre dimension. Ma musique est très électrique sur mes albums mais en live, c’est autre chose. Ma musique, c’est comme la pâte à modeler ; on peut faire ce qu’on veut avec, ça dépend de la compétence ! Là, ce sera du Panol unplugged ka.

Vous êtes diplômé d’une école de jazz de New York, vous auriez pu faire une toute autre carrière, beaucoup plus internationale…

Je ne cherche pas à savoir ce que j’aurai pu faire, je cherche à savoir ce que je peux faire et ce qui va se faire. Ce que je fais, me dis-je, c’est ce que je dois faire ! Mais concernant le marché international, je suis encore là !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)Jean-Marc-Bellon-d-original-G-DOM-et-Do-Panol.jpgAvec Junior Bellon d'Original G DOM

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 05:52

2 millions d’euros de recettes supplémentaires pour la Région Réunion

« Les prix augmentent malgré la promesse faite par le gouvernement », déclarait Didier Robert, président de la Région Réunion après la publication de l’arrêté préfectoral sur les prix du super et du gazole. Une déclaration qui n’a pas dû faire plaisir au ministre des Outre-mer. Rue Oudinot, on ne commente pas mais on observe qu’en n’ayant pas pris part à la baisse comme dans les Régions Guadeloupe et Martinique, et en ayant donc laissé les prix augmenter légèrement, la Région Réunion s’assure 2 millions de ressources supplémentaires. Didier Robert a préféré refuser renoncer à percevoir des recettes supplémentaires en échange d’une compensation pour moitié par l’Etat, ce qui explique la moindre baisse. Pour rappel, la Région Réunion s’était assise sur 16 millions d’euros pendant les trois mois précédant l’élection présidentielle sans aucune compensation. La Région Réunion est donc la seule de toute la France à profiter d’une hausse des prix du carburant.

FXG (agence de presse GHM)

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 05:34

Teddy Riner triomphe à Levallois

Teddy-Riner-2-photo-Alfred-Jocksan.jpgSamedi dernier, Teddy Riner, le champion était ovationné à la mairie de Levallois-Perret (92), par une foule en liesse. Beaucoup d’enfants, de mères, des élus et notamment le premier magistrat de la ville, Patrick Balkany, étaient en admiration devant le jeune champion olympique issu du club local, LSC. En signe de remerciement, il a été gratifié de la médaille d’or de la ville et d’un chèque de 30 000 euros.

Teddy a été surpris par la foule. « Tous ces gens de la ville qui viennent nous voir, ça fait très plaisir ! » Du balcon de la salle des fêtes,  Teddy  a salué la foule massée sur le parvis. A ses côtés,  les deux autres médaillés des jeux de Londres : Gévrise Emane et Priscillia Gneto.  Depuis des semaines l’image des champions était affichée dans  toute la ville et  placardée sur la façade de la mairie. La rencontre a débuté par une séance publique extraordinaire du conseil municipal auquel toute l’équipe du Levallois Sporting Club a participé.

conseil-municipal-photo-Alfred-Jocksan.jpgCes derniers jours et depuis son retour, le meilleur judoka du monde, Teddy Riner, prend le temps de savourer sa victoire. L’heure n’est plus à l’entrainement, mais aux petits plaisirs de la vie. Il avoisine les 140 kilos, rencontre  des difficultés à monter les marches mais garde le sourire. Patrick Balkany l’a mis en garde : « Il ne faut pas rouiller la machine ! » Pas d’inquiétude, il reprendra l’entrainement début décembre.

Teddy-Riner-et-le-depute-Maire-de-Levallois-Perret-photo-.jpg« On fête nos médaillés, a indiqué le maire de Levallois, pour le travail que ça représente. Teddy  entraine beaucoup des jeunes à venir au club et donne une image positive de la ville. » Patrick Balkany a eu aussi ce mot de reconnaissance pour les ultramarins : « Ce sont de grands champions et ils seront toujours bien accueillis ici. Parole du député-maire. »

Tandis que Teddy et les autres savourent ce moment de  liesse, ses parents Marie-Pierre et Moïse apprécient. Leur fils est un jeune homme qui vaut de l’or !

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Trois questions à Teddy Riner

Teddy-the-winner-photo-Alfred-Jocksan.jpg"A la reprise je reviendrai avec la faim et les crocs"

Comment avez-vous vécu ce retour à Levallois ?

Je passe plus de temps  ici qu’avec ma propre famille. C’est vraiment un grand plaisir d’être honoré par mon club, par la ville de Levallois et par tout ce public. Surtout que j’en bave, je travaille dur. Alors on progresse ensemble. Quand je vois l’accueil que j’ai ici. Je dis c’est formidable, c’est que du bonus !

Depuis cette magnifique médaille d’or, comment avez-vous passé vos vacances ?

J’ai beaucoup pensé judo, aux jeux olympiques, à tout le travail que j’ai fourni pour y arriver. Sinon en grande partie, j’étais à la plage, à la rivière, jn’ai fait quelques repas avec les amis et la famille. J'ai vraiment profité. Le judo me manque, mais tant mieux. C’est bon. A la reprise je reviendrai avec la faim et les crocs. Pour l’instant je profite en coupant les ponts avec le judo.

Comment pensez-vous gérer tout cet argent gagné depuis votre médaille d’or à Londres ?

Je pense me faire plaisir en m’achetant un petit cadeau. Mais surtout ça fait très plaisir de voir ce que la ville de Levallois fait pour ses sportifs. Je pense plus à mon avenir. Je mettrai cet argent de coté pour l’utiliser plus tard.

Propos recueillis par Alfred Jocksan

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 05:44

La jeunesse éternelle est dans la banane

Shirley Billot a développé des crèmes de beauté à partit du bananier.Shirley-Billot-large-1.jpg

En entrant dans l’enceinte du Beyond Beauty Events, salon professionnel des cosmétiques de Paris, ce 10 septembre, l’entrepreneuse martiniquaise, Shirley Billot, a atteint son but : présenter sa gamme de produits anti-âge aux professionnels après un parcours du combattant entamé il y a près de 2 ans ! Zoom, l’espace dédié aux produits émergents, a sélectionné parmi trente autres marques, sa ligne de beauté à laquelle elle a donné le nom de Musatherapy. Musa en latin veut dire banane et c’est dans ce fruit qu’elle est venu puiser les actifs anti-âge (phytostérols) et antioxydant (polyphénols) des crèmes de soins de la marque Kadalys (Kadali en sanskrit veut aussi dire banane). « J’ai commencé à travailler avec une chercheuse guadeloupéenne, Dora Destouches, qui a fait une thèse avec le CIRAD sur la recherche de molécules anti-âge dans le bananier. » A partir de ces travaux, Shirley s’est dit que les vertus de la banane méritaient qu’on s’y attarde. Elle prépare une bibliographie sur le sujet qui rassemble 80 études et propose un programme de recherche au CIRAD : comment isoler, concentrer et conserver ces molécules bio-disponibles dans une crème de beauté ? Depuis, sept chercheurs se sont mis au travail. Et après avoir décroché l’aide des ASSEDIC, le soutien d’OSEO Innovation, de la Région Martinique et de fonds privés, elle a fondé une société par actions simplifiées, SHB, et déjà déposé 25 brevets ! « Je me suis rapprochée de la filière banane qui a accepté de collaborer car ça l’intéresse de trouver de nouveaux débouchés. Les bananes de Guadeloupe et Martinique ne présentent aucune trace de pesticides ou de métaux lourds… » Ce qui lui a permis d’obtenir des actifs naturels de banane certifiés bio à 67 %.

Une gamme cosmétique universelle

Shirley-Billot-3-hauteur.jpgLes producteurs avec qui elle travaille (Tino Dambas et Philippe Aliane en Guadeloupe ; Louis-Daniel Berthome, José Maurice ou Bertrand Aubery en Martinique) font attention à ne pas traiter les fruits qu’ils lui destinent pendant leur transport au pôle agro-alimentaire de Martinique (PARM). Il faut 150 kilos de bananes vertes ou une demi tonne de bananes jaunes pour extraire un kilo d’actifs. A terme, Shirley souhaite créer au PARM le centre de pré- !à   transformation, « même si c’est prématuré aujourd’hui… » Les essais sur la peau humaine (culture de tissus) sont et ont été réalisés avec la faculté de pharmacie de Montpellier. Ils permettent d’affirmer que les effets anti-âge de la banane sont incommensurablement plus forts que ceux des actifs de l’huile d’argan ou de pépins de raisin… Ce n’est donc pas un produit ethnique qu’a développé Shirley Billot, mais une gamme cosmétique universelle destinée à tous les types de peau. Pour ce salon professionnel parisien, elle a fait appel à un industriel italien qui lui a préparé un stock de tubes et flacons suffisant pour répondre à une première commande de gros. Elle vise la clientèle des pharmaciens et la distribution sélective (parfumeries). « On est déjà présents à la pharmacie du forum des Halles à Paris, à la pharmacie KST à Fort-de-France ou à celle du Rond-point à Schoelcher. Les magazines Grazia, Votre Beauté, Public, Côté Santé, le JDD (et bientôt Elle) lui ont consacrée un papier et sa page FB a déjà eu plus de 12 000 visites.

Reste plus qu’à trouver les clients.

Shirley Billot a investi dans sa société 500 000 euros depuis 18 mois.

FXG (agence de presse GHM)


Des bains feuilles à la société SHB

Shirley-Billot-2-serre.jpgJeune quadragénaire, Shirley est fille d’un  père militaire qui l’a emmenée enfant vivre à Djibouti avant de revenir suivre sa scolarité à Tartenson et Schoelcher. Avec un bac scientifique, elle se forme à l’économie et travaille pendant 7 ans comme conseil en logistique, relations clients dans différents secteurs en Europe (musique, banque, pharmacie…). De retour aux Antilles, elle travaille dans le téléachat et la distribution de gros. C’est sa mère qui lui a transmis sa passion de la pharmacopée locale. « Elle m’a initiée aux bains feuilles qu’on chauffait au soleil pour traiter les problèmes de peau… » Elle a ensuite rencontré les spécialistes, le Dr Henri Joseph de Capesterre-Belle-Eau, le Dr Nossin, pharmacien du Prêcheur. « Ils m’ont donné envie de risquer ce projet. C’est un peu fou et j’angoisse beaucoup, surtout en pleine crise, mais bon… c’est une passion ! » L’envie de créer la société est née en 2009 pendant la grève générale. « Je voulais créer un produit haut de gamme qui valorise  une image martiniquaise innovante, qui valorise la banane française et favorise l’emploi local. »

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