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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:23

L’amère patrie, le retour des Français d’Algérie

DOCSINTERDITS-Piedsnoirslame.jpgDocumentaire de Frédéric Biamonti et Marion Pillas (70 minutes), sur France 3, le 10 septembre 2012 à 23:05.

Le documentaire « L’amère patrie » sera suivi dans le cadre de La Case de l'oncle doc du documentaire « L'Algérie nouvelle, on y croyait » de Chloé Hunzinger.

Enfin un documentaire sur les Pieds-noirs ! Après le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie et les hommages audiovisuels post-traumatiques à la naissance de l’Algérie algérienne, France 3 s’intéresse aux perdants : les rapatriés... A travers une série de témoignages (Paul Quilès, Marthe Villalonga, Alain Afflelou, Enrico Macias…) les auteurs, Frédéric Biamonti et Marion Pillas, proposent une nouvelle grille de lecture des événements de l’été 1962 quand 1 million d’Européens et de Juifs d’Afrique du nord sont rentrés en France métropolitaine. « Ces gens étranges et bruyants », « intrus et trouble-fête », venus déranger des Français qui n’ont alors pour préoccupation que de bien s’insérer dans la société de consommation naissante… L’arrivée sur les rives nord de la Méditerranée au début du mois de juillet 1962 est saluée par cette saillie du maire de Marseille, Gaston Deferre : « Qu’ils aillent se réadapter ailleurs ! ». Une banderole déployée sur les quais de la Joliette met les points sur les i : « Les Pieds-noirs à la mer ! » Les rapatriés d’Algérie sont perçus comme ceux qui ont « bloqué toute évolution libérale de l’Algérie » selon l’historien Pierre Nora. Les Pieds-noirs sont assimilés à l’OAS. L’Organisation armée secrète a pris pour cible le général de Gaulle qui savait que les accords d’Evian ne seraient jamais respectés pourvu qu’il pût garder le Sahara et faire la première bombe atomique française... « De Gaulle 62, c’est Pétain 40 », dénonce Jean-Pierre Benejam, maître assistant à la faculté d’Alger en 1962. Le film revient sur la tuerie de la rue d’Isly, quand l’armée française tire sur le peuple français… 48 morts et 150 blessés, prélude à l’exode massif. C’est la fracture française de 1940 qui revient.

DOCSINTERDITS-Piedsnoirslame-1.jpg« L’afflux des vacanciers de l’été 1962 »

Les Pieds-noirs sont réputés fascisants (il n’y eut en fait que 3000 activistes sur 1 million de rapatriés) et des instructions sont données pour ne pas les inscrire sur les listes électorales à leur arrivée (de Gaulle prépare la réforme constitutionnelle sur l’élection présidentielle au suffrage universel direct). Il va falloir les disperser sur le territoire, construire des cités d’urgence. A noter l’archive mettant en image Francois Delmas, maire de Montpellier jusqu’en 1977. « Pieds-noirs et Harkis, témoignent Enrico Macias, n’ont pas été reçus comme des Français à part entière. » Ils étaient les « affreux colons » ! « Pas question de reconstituer les fortunes coloniales », assure le président de Gaulle. Quant à son Premier ministre, Georges Pompidou, il ne voit pas d’exode en cet été 1962, mais un afflux de « vacanciers »… Et dès 1964, le ministre des Rapatriés, François Missoffe, annonce lui-même la suppression de son ministère. La prospérité économique va permettre l’absorption rapide des rapatriés mais au prix d’un déni, du silence et de l’amnésie. DOCSINTERDITS-Piedsnoirslame-2.jpgL’identité pied-noir est meurtrie, blessee, condamnée à disparaître… « Je n’ai plus jamais dit que j’étais pied-noir », témoigne Mireille Brémont, étudiante en médecine à Alger en 1962. Paradoxalement, c’est le folklore qui va aider cette communauté à surmonter l’obstacle. Avec Bedos, Castel, Villalonga, « les fascisants sont devenus des comiques. On a obtenu un brevet d’honorabilité et de sympathie », témoigne Robert Castel. Enrico Macias est devenu le chanteur symbole de l’exil et l’Algérie des Pieds-noirs s’est envolée. A « la guerre sans nom » a succédé une communauté éphémère. Ce film donne la parole à ses derniers ressortissants.

FXG (agence de presse GHM)

Photos : France TV

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 13:10

Kreyol djaz revient sur Tropiques FM

Tony-Chasseur.jpgLe 3 septembre 2011, ce blog annonçait l’arrêt sur Tropiques FM de l’émission Kreyol Djaz au grand dam de son promoteur, Tony Chasseur. Un an plus tard, le même Tony Chasseur nous apprend le retour de l’émission sur la fréquence d’Issy-les-Moulineaux : « Kréyol Djaz, par la volonté de Claudy Siar, revient ce dimanche et pour toute la saison sur Tropiques FM. » Reste le problème de l'horaire : 22 heures quand on aurait pu choisir un créneau l’après-midi du dimanche… « Pffff... Mais bon, c'est toujours mieux que rien », admet l’animateur chanteur.

FXG

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 06:45

ITW Victorin Lurel

"Les citoyens attendent à court terme une baisse immédiate"

Lurel-vie-chere-copie-1.jpgLe ministre des Outre-mer est en déplacement officiel aux Antilles alors qu’il vient de présenter la loi contre la vie chère au conseil des ministres.

C’est un président de Région qui a quitté les Antilles en mai, c’est un ministre de plein exercice qui y revient ce jeudi. Qu’est-ce qui a changé chez l’homme ?

Rien, si ce n’est les responsabilités et l’éloignement géographique. Ni le cœur, ni le comportement personnel de l’homme n’ont changé et je n’ai pas l’intention de changer… J’avoue que le pays me manque. J’ai accepté ce poste en connaissance de ce que cela impliquait du point de vue personnel et en termes de responsabilités politiques. Rien n’est facile en période de crise. J’ai accepté, après dix années d’opposition où je produisais des idées qui n’étaient pas entendues, de tenter de passer à la proposition et à la mise en œuvre. Il faut maintenant passer quelques obstacles et quelques lourdes échéances.

Après la période d’euphorie de la victoire et la satisfaction d’être nommé au gouvernement, il y a les critiques de la rentrée autour de l’action du gouvernement, sa mollesse… Quel bilan faîtes-vous de votre action en Outre-mer ?

Je n’ai jamais sombré dans l’euphorie ni marqué un contentement particulier pour avoir été nommé ministre. Si je devais dire le fond des choses, j’ai longuement hésité et seul le Premier ministre sait ce que je lui ai dit. Lui m’a dit que l’on n’aurait pas d’état de grâce. On le savait et on n’a sous-estimé ni le contexte, ni les difficultés. Le président de la République a constamment dit : « Je suis attendu et je sais que ça ne sera pas facile pour autant… Il faut redresser la France dans la justice. » C’est ce qu’on tente de faire. Toutes les mesures qui ont été prises pour la Nation sont appliquées dans nos régions. La loi de finances rectificatives a corrigé les nombreuses injustices accumulées depuis 10 ans et singulièrement depuis 2007. Les outre-mer sont concernés. La revalorisation importante de l’allocation de rentrée scolaire est appliquée partout y compris à Mayotte. La revalorisation de 2 % du SMIC aussi. Et sur les 80.000 emplois aidés, nous avons eu notre quote-part. Sur les Emplois d’avenir, j’ai été associé pleinement, en amont, jusqu’à la conférence de presse de mon collègue Michel Sapin… Et comme le critère de répartition des ces emplois sera le taux de chômage des 15-25 ans et que nous tenons, hélas, la corde en la matière, nous serons bien placés…

Sur les 100 000 prévus la première année, combien l’Outre-mer peut-il en espérer quand la seule Réunion estime ses besoins à 5000 ?

Il y aura au-delà des demandes qui seront faites un calcul scrupuleux respectant les critères objectifs qui ont été choisis. Et on peut au moins faire confiance au ministre que je suis pour défendre les territoires qui sont dans mon portefeuille. On l’a fait pour les contrats aidés, pour les 1.000 contrats dans l’école primaire, on va le faire pour les Emplois d’avenir « professeurs ». Partout, la place des outre-mer est préservée d’autant que l’éducation, l’emploi, la jeunesse sont les priorités de l’action gouvernementale et figurent en lettres de feu dans le programme du président de la République.

Vous n’avez pas donc eu l’impression d’un ramollissement de l’action du gouvernement ?

On a une feuille de route dense avec les 60 engagements de François Hollande qu’il faut décliner dans les outre-mer et les 35 mesures spécifiques. Il fallait donc s’occuper des emplois aidés, de la rentrée scolaire, la loi contre la vie chère, la loi emplois d’avenir et bientôt la loi de modernisation de l’agriculture. Nous aurons un volet outre-mer dans la loi que Stéphane Le Foll va porter. Par ailleurs, on réfléchit sur le financement des TPE et des PME dans la déclinaison de la future banque publique d’investissement, avec peut-être une mutualisation à trouver entre l’Agence française de développement, la Caisse des dépôts et consignations, la Sagipar et d’autres sociétés locales de capital risque, sans oublier les fonds d’investissement de proximité. Il y a là une réflexion nouvelle à engager pour utiliser tous ces dispositifs et mieux drainer l’épargne locale 

Vous venez de présenter la loi de lutte contre la vie chère au conseil des ministres. Comment les populations d’outre-mer vont-elles se rendre compte de changement quand on sait que c’est un projet de loi structurelle qui va agir, au mieux, à moyen terme ?

C’est toute la difficulté de l’action gouvernementale quand les citoyens attendent des résultats immédiats. Certaines choses sont possibles par accord amiable. Dans les secteurs administrés comme celui du carburant où l’on n’a pas augmenté les prix alors que théoriquement une réévaluation aurait dû intervenir, pour l’heure, nous discutons et, je l’espère, on arrivera à un accord amiable. J’aimerai avoir le même résultat qu’au niveau hexagonal avec un effort partagé de 3 centimes par les pétroliers et de 3 centimes par la fiscalité. Sur le commerce alimentaire, malgré les réticences de certaines organisations patronales, nous aimerions bien arriver à un bouclier qualité prix : des produits de grande qualité nutritionnelle à des prix raisonnables, beaucoup plus bas, un peu sur le modèle des « produits solidaires » à la Réunion. Comment pérenniser la chose ? On va poursuivre cette négociation parce que les citoyens attendent à court terme une baisse immédiate. On a obtenus quelques succès en matière de télécommunications. On tâchera de faire de même sur le secteur des transports aériens même si c’est plus compliqué, ou avec le transport maritime.

Vous dites que cette loi est une fusée à plusieurs étages…

… A plusieurs étages et à longue portée. Il y a d’abord une loi qui donne une boîte à outils à l’Etat. La deuxième phase, c’est la négociation qui permettra après, lorsque cela sera nécessaire, de prendre des décrets. Troisième temps, c’est de chercher avec les professionnels de tous les secteurs des accords amiables. Quatrièmement, ce sont les Régions qui pourront intervenir pour aider les promoteurs et cofinancer avec eux dans les contrats de plan Etat Région ou avec les fonds structurels l’entrée de nouveaux opérateurs et éviter toutes les barrières à l’entrée dans les secteurs capitalistiques. C’est une action à long terme qui peut effectivement susciter l’impatience voire l’irritation, mais il faut bien comprendre que ça fait des décennies pour ne pas dire des siècles que les choses perdurent. Pour changer, on ne peut le faire en trois mois ni en une année, il faut une action déterminée à long terme.

Où en êtes-vous sur le carburant ?

Prenons l’exemple de la SARA aux Antilles. Total est un son actionnaire majoritaire et détient dans certains territoires près de la moitié des stations service. Vous êtes dans le trading, dans le transport ou vous avez des accords avec l’unique transporteur, vous êtes dans le raffinage, dans l’importation de produit fini, dans le stockage et dans la distribution. Vous touchez 12 centimes par litre à la distribution, 8 centimes par litre au stockage, 12 centimes par litre au raffinage. Et l’on devait augmenter de 8 à 12 centimes par litre… Tout cela donne curieusement dans un marché à monopole 1.73 € à la Réunion ; 1.65 à la Martinique ; 1.68 à la Guadeloupe et à la Guyane 1.82. Les émeutes étaient parties en Guyane à 1.77 € ! Alors, il y a un décret pris par ma prédécesseur et je fais avec mais peut-on rester inerte face à l’intégration presque pleine, totale, intégrale de la filière ? Peut-on permettre à celui-là de négocier le brut, le raffiner, le stocker, le distribuer et de posséder la moitié des stations service ? On pourrait ne lui autoriser que 25 %... Est-ce une atteinte au droit de la propriété, une atteinte à la liberté de commercer ? La question se posera lorsqu’on s’attaquera à la révision du décret. Mais on peut se poser moultes questions sur les marges. Dans l’Hexagone, on est sur un marché concurrentiel avec des marges qui sont à 1 centime par litre, voire 0.4 pour les distributeurs de la grande distribution. Et chez nous, la marge est de 8 centimes alors qu’il n’y a aucun risque de faillite ni aucune pression concurrentielle. Peut-on dans un marché administré arriver à des marges qui atteignent 12 % ? Ce ne sera pas facile à changer. C’est lourd, c’est long et selon le principe du contradictoire, chacun doit faire valoir son intérêt. Je compte bien faire valoir les arguments et la volonté de l’Etat pour changer durablement les choses.

Avez-vous donné des consignes au préfet pour ces négociations ?

Oui, j’ai donné des consignes claires au préfet pour poursuivre les discussions et d’obtenir les meilleurs résultats. Les pétroliers ont accordé une baisse de 2 centimes. Nous pensons qu’ils peuvent arriver à 3 centimes. On verra au moment venu comment les collectivités qui maîtrisent la fiscalité, compte tenu de l’effort national qui a été fait, pourront faire aussi quelque chose. Et puis, par ailleurs, les distributeurs sont aussi autour de la table… Nous sommes parvenu à une baisse de 6 centimes dans l’Hexagone avec un litre de sans plomb à 1.59 €. Il y a d’abord eu une augmentation sur le marché hexagonal, puis avec la négociation, une baisse dans un effort partagé. Chez nous, la discussion est engagée et il n’y a pas eu d’augmentation, pas d’arrêté préfectoral. Il y a une négociation pour éviter 8 cts d’augmentation en Guadeloupe et Martinique, 7 centimes en Guyane et 12 à la Réunion. On demande donc aux opérateurs de la SARA et de la SRPP qui sont dans un secteur administré et à monopole d’arriver au moins aux 6 centimes de baisse auxquels on est parvenu dans l’Hexagone. Nous avons bon, espoir que ça aboutira bientôt.

Au final, reviendrez-vous sur ce décret ?

Oui, on va tout faire pour modifier le décret. Pas simplement pour s’attaquer aux marges du raffineur ou du stockeur même s’il peut faire un effort ! Sa seule manière de réagir actuellement et je l’ai entendu ainsi à la Réunion, c’est de dire que si on touche à ses marges, il est dans les roses ! Ils acceptent curieusement de se mettre autour d’une table pour discuter mais ils ferment tout de suite la porte !

Vous arrivez en pleine rentrée scolaire. Elle a été préparée par l’ancien gouvernement ; que peut dire le nouveau ministre à la communauté scolaire ?

On ne pouvait pas faire mieux que ce qui a été fait. Vincent Peillon et le gouvernement Ayrault ont modifié, rectifié tout ce qui était possible, mais on ne pouvait pas annuler la suppression des 13 000 emplois actée dès le mois de mars ! On a donné un coup d’arrêt à cette tendance régressive. Ensuite, quoiqu’on en dise, la rentrée s’est bien passée même à la Réunion, malgré la crispation autour des contrats aidés. Sur les enseignants eux-mêmes, on a réussi à placer un maximum de lauréats dans leurs régions d’origine, mais on a eu à dire aussi que lorsqu’on réussit un concours de la fonction publique, on peut être nommé ici ou là, chez soi comme ailleurs et c’est parfois utile d’aller frotter son esprit à celui des autres… Plus largement, la question est de savoir comment donner une priorité locale tout en respectant le droit commun ? On a fait au mieux compte tenu des contraintes. La rentrée de 2014 sera encore mieux préparée.

Vous arrivez en période de basse saison touristique, sujet sensible que vous devez aborder…

Ca se fait en interministériel et il y a beaucoup à faire dans ce secteur. Dans l’ensemble des territoires, il y a un parc hôtelier vieillissant, un problème de compétitivité des prix, de fiscalité et de rénovation. Il y a une nouvelle ambition touristique que j’aimerais pouvoir dessiner avec les opérateurs et Sylvia Pinel, ministre en charge de ce dossier. Il y aura des textes portés par la ministre avec un volet outre-mer comme on le fera pour l’agriculture. On pourrait dire la même chose sur le sanitaire et le médico-social où il y a, là aussi, une vraie problématique outre-mer avec les CHU, la mise sous administration provisoire de certaines unités hospitalières... Avec Marisol Touraine, ces problématiques seront prises en compte.

Manuel Valls a mis en place des zones de sécurité prioritaire. Avez-vous été associé pour le cas de la Guyane ?

Oui. J’ai eu une belle séance de travail avec Manuel Valls. Il y a la Guyane, mais il y aura une deuxième vague d’ici fin septembre, au plus tard début octobre, où la Guadeloupe et d’autres territoires seront intéressés. Cela correspond à des effectifs supplémentaires, notamment un redéploiement qui devrait se faire sous d’autres critères, et non pas un redéploiement à l’intérieur des outre-mer.

Les débats sur le projet de société de la Guadeloupe se poursuivent. Entre l’homme guadeloupéen et le ministre, que ferez-vous ?

Ma fonction de ministre m’oblige, c’est vrai, à une certaine distance. Mais je ne peux pas ignorer ce que j’ai fait il y a peu en accompagnant cette idée-là. Je n’ai qu’un seul souci et je l’ai dit au président Gillot et à Josette Borel-Lincertin, présidente du Congrès des élus départementaux et régionaux : le texte créant le conseiller territorial a été abrogé au Sénat avant même l’arrivée de ce nouveau gouvernement. Donc le texte arrivera en navette à l’Assemblée nationale et les parlementaires n’attendront pas la fin du projet de société pour l’abroger à leur tour. Il faut donc, au cours de ce semestre à venir, savoir ce que nous faisons et donc accélérer un peu le rythme 

Le ministre sera prêt à plaider la cause de la consultation populaire ?

C’est le Congrès des élus départementaux et régionaux qui décidera. J’ai une opinion que je ne vais pas manquer de partager avec les élus de la Guadeloupe. Pour le moment, ce ne serait pas décent que le ministre qui va porter le projet tente de l’influencer de là où il est. En revanche, le moment venu, si je suis présent en ma qualité de conseiller régional, je pourrais avoir à exprimer ma position.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 06:41

La loi Lurel sera examinée dès le 28 septembre

Lurel-vie-chere-2.jpgA l’issue de la présentation du projet de loi contre la vie chère en Outre-mer par Victorin Lurel, le président de la République a annoncé qu’il avait décidé d’avancer l’examen de ce projet de loi en le faisant inscrire à l’ordre du jour de la session extraordinaire du Parlement. Ainsi, il reviendra aux sénateurs de l’examiner en première lecture à compter du 28 septembre au lieu du 29 octobre initialement prévu. François Hollande est venu soutenir son ministre des Outre-mer qui fait l’objet d’une offensive des lobbyings patronaux. Le projet de loi veut remettre en cause des situations monopolistiques et oligopolistiques en donnant à l’Etat les moyens d’une riposte graduée via l’autorité de la concurrence. Le gouvernement pourra ainsi prendre des décrets pour réglementer les pratiques commerciales sur les marchés de gros, interdire les exclusivités de marques, « pratiques anciennes, selon le ministre, même si elles sont contestées voire niées », sauf lorsqu’elles sont au bénéfice des consommateurs. Les Régions pourront saisir elles-mêmes l’Autorité de la concurrence.? Le seuil de concentration des enseignes sera abaissé de 7.5 à 5 M€ et enfin, « ce qui provoque l’ire des socioprofessionnels », selon le ministre,  le pouvoir d’injonction structurelle dévolu à l’autorité de la concurrence qui pourra aller jusqu’à ordonner la cession de surfaces commerciales. Cet article se veut l’aspect dissuasif de la loi Lurel.

FXG (agence de presse GHM)

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 06:39

Une voie coercitive selon les patrons

« Disproportionné ! » La réaction des milieux économiques ultramarins peut se résumer avec ce mot. Le problème de la loi Lurel estime-t-on est de confier à l’Autorité de la concurrence un « pouvoir exorbitant que nulle autre région française n’aura à connaître ». En choisissant la loi, Victorin Lurel aurait donc privilégié » la voie coercitive au dialogue. « La coercition ne fera pas adhérer les gens à ce projet ! », s’insurgent les opposants à la loi qui voient dans cette question de la vie chère « un vrai sujet, une préoccupation pour tous mais aussi de la gesticulation et de l’inflation verbale ». La manière dont est lancé le soupçon sur l’outre-mer, terre d’oligopoles et de monopoles, ne peut que desservir l’image des outre-mer au Parlement national ou au niveau de l’Europe où, assurent les lobbyistes ultramarins,  l’on plaide habituellement nos spécificités. « Ce n’est pas avec des lois qu’on change les comportements », regrette le patronat… D’ailleurs, contrairement à ce que l’on a laissé entendre, les milieux économiques n’auraient pas proposé au ministre un abandon de la loi contre une baisse des prix de 10 à 15 %, mais plutôt de commencer par un dialogue qui aurait pu aboutir à « une baisse substantielle des prix des produits de première nécessité ». Ce débat a été ouvert, rappelons-le, par le LKP en décembre 2008 !

FXG (agence de presse GHM)

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:09

La loi contre la vie chère au conseil des ministres

Ce matin, Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, doit présenter la loi contre la vie chère au conseil des ministres. Techniquement, il va présenter l’ossature de sa loi, son économie et ses principaux articles. 1 : la loi s’appliquera dans les cinq DOM et dans les collectivités de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Wallis et Futuna. 2 : le gouvernement pourra agir par décret pour remédier à des distorsions de concurrence, des déloyautés de transaction ou des difficultés d’accès sur le marché de gros. 3 : les droits exclusifs d’importation seront prohibés. 4 : les Régions seront habilitées à saisir l’Autorité de la concurrence. 5 : l’autorité de la concurrence sera dotée d’un pouvoir d’injonction structurelle (pouvant aller jusqu’à ordonner la cession de surfaces) ; 5 : le seuil de concentration sera abaissé de 7.5 à 5 M€. Deux changements significatifs sont intervenus depuis l’avant-projet de loi à la suite de la phase de concertation et de consultations avec les Collectivités et les acteurs concernés. L’article qui imposait d’avoir l’avis de l’Autorité de la concurrence pour les entreprises qui se développent au-delà de 50 % de parts de marché est relégué aux oubliettes. « Un abandon, explique l’entourage du ministre, pour que la grande distribution ne se sente pas stigmatisée ». Le second changement est la prise en compte de l’intérêt du consommateur. « Ce changement permettra aux distributeurs et importateurs de sauvegarder certaines exclusivités de marque s’il est démontré qu’elles servent l’intérêt des consommateurs », explique-t-on rue Oudinot. Depuis quelque semaine que le débat sur la vie chère a été ouvert, les syndicats patronaux de la Réunion, de la Guyane, des Antilles, les émissaires des grands groupes importateurs et distributeurs, la fédération des entreprises d’outre-mer, la fédération des entreprises de commerce et de distribution sont vent debout contre les principes mêmes de cette loi. « Ils ont une peur bleue de l’Autorité de la concurrence », note le ministre qui a essuyé la colère homérique d’un puissant représentant du patronat martiniquais. Pour Victorin Lurel, « cette loi est une riposte graduée avec une arme dissuasive qui n’a pas à être utilisée s’il y a modification comportementale… » Le projet de loi de régulation économique des Outre-mer n’est donc pour le ministère qu’une « boîte à outil qui s’attaque à une structure et des habitudes ». Au lieu de cela, les acteurs économiques ont proposé au ministre de renoncer à sa loi moyennant une baisse possible des prix de 10 à 15 %… « La vivacité de réactions, a indiqué le ministre, prouve l’utilité de la loi et son caractère pertinent. » Reste que ce ne sera pas le ministre qui aura le pouvoir de prendre des sanctions, mais l’Autorité de la concurrence.

 

FXG (agence de presse GHM)

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 05:23

L'Outre mer dans la crise européenne aux journées d’été d’EELV

OM-EELV.jpgLes journées d’été d’Europe Ecologie Les Verts se sont achevées la semaine dernière à Bruxelles. Elles ont permis à plusieurs responsables politiques du parti (la ministre du Logement Cécile Duflot, la députée européenne Catherine Grèze, les sénateurs Jean-Vincent Placé et Aline Archimbaut, le secrétaire national  du parti d'EELV Pascal Durant, et le député européen Jean Jacob Bicep, délégué national aux Régions et Collectivités d'Outre-mer, de débattre de l’outre-mer dans la crise européenne avec Garsin Malsa, président du MODEMAS, Alain Plaisir, président du CIPPA, Yvette Duchemann, auteur et militante culturelle, Jean-Hugues Ratenon, président de l'ARCP, Patricia Braflan-Trobo, sociologue, Pierre-Yves Chicot, universitaire… Tous se sont entendus pour dénoncer les mauvaises décisions prises dans le domaine environnemental, au sujet de l'épandage aérien, des forages en Guyane et de la chlordécone. Tousont dénoncé la reproduction des schémas dominants («  La transposition systématique des schémas présents de l'Hexagone dans les sociétés d'outre mer n'a eu de cesse de reproduire les même erreurs voir d'en accentuer certaines »). Il faut selon Jean-Jacob Bicep réfléchir à la mise en place  de « nouveaux concepts dont le fondement serait le fédéralisme différencié, définissant ainsi un nouveau type de rapport entre la France et les territoires sous son administration ».

Tous les acteurs de ces journées, représentants politiques et associatifs se sont accordés sur une plus large autonomie des outre-mer et pour la mise en place d'un véritable rapport de réciprocité entre l'Hexagone et ces territoires.

FXG (agence de presse GHM)

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 05:17

Les Outre-mer veulent toute leur part d’emplois d’avenir

Moins d’une semaine après l’annonce par le gouvernement du lancement du projet de loi concernant les emplois d’avenir, les élus des DOM ont fait part de leur intérêt et surtout de leur hâte à voir les premiers emplois créés outre-mer. Sur la France entière le gouvernement évalue le public cible des emplois d’avenir à 400 000 et il propose de créer 100 000 postes en 2013 et 50 000 de plus en 2014. Pour l’Outre-mer, il n’y a pas de chiffrage précis car, explique-t-on rue Oudinot, pour les jeunes, il faut combiner le taux de chômage avec l'inactivité qui ne correspondent pas toujours car beaucoup de jeunes sont tout de même en formation. Sans compter les jeunes qui ne trouvent pas de travail mais qui bougent (surtout en outre-mer). Alors même si les Réunionnais ont établi le chiffre de 19 500 pour le public cible dans leur île (ce qui ferait une cinquantaine de milliers pour les DOM), la députée de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe préfère parler d’un taux de chômage de 52.9% des jeunes Guadeloupéens de moins de 24 ans, tout comme les sénateurs Serge Larcher ou Georges Patient qui évoquent une fourchette comprise entre 50 et 60 %. C’est fort de ces ratio que les parlementaires, à l’instar du député Réunionnais Jean-Jacques Vlody, attendent « qu’un principe d’égalité républicaine soit mis en oeuvre pour garantir une juste répartition au regard des réalités des territoires ». Le sénateur maire de Mana (Guyane), pour sa part, se « félicite que le gouvernement ait choisi de confier le pilotage des contrats d’avenir au niveau territorial c’est-à-dire au plus proche de la réalité du terrain ». Bref, l’outre-mer veut toute sa part d’emplois d’avenir et non pas quelques emplois d’avenir à part !

FXG (agence de presse GHM)

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 06:35

Voyage officiel

lurel-FX_6220.jpgLe ministre de l'Outre-mer sera en déplacement aux Antilles la semaine prochaine. Il débutera son voyage par la Martinique où il séjournera du 6 au 8 septembre. Puis, il sera en Guadeloupe du 8 au 10 septembre. Au programme de ce voyage officiel : la rentrée scolaire, la vie chère et le tourisme.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:12

La présidente du CMT chez Lurel

Lurel-et-Roy-Camille.jpgAprès avoir été reçue mercredi par Sylvia Pinel, ministre deleguee au Tourisme, Karine Roy-Camille, présidente du CMT, s’est entretenue pendant plus d’une heure hier avec Victorin Lurel au ministère des Outre-mer. « Nous avons parle de la nouvelle ambition touristique que le gouvernement nourrit a l’égard des régions d’outre-mer », a déclare le ministre à l’issue de l’entretien. Celui-ci qui recevait Mme Roy-Camille a la demande de Serge Letchimy, a encore indique avoir confie au député de Fort-de-France une mission pour une « meilleure exploitation de l’article 349 du traite de l’Union européenne ». Il s’agit du droit dérogatoire qui s’applique aux outre-mer notamment en matière d’agriculture avec le POSEI agricole (programme d’options spécifiques a l’éloignement et a l’insularité en faveur de l’agriculture). « Ce pouvoir-la peut-il être étendu a d’autres secteurs dont le tourisme ? » C’est la question de la compensation des surcoûts que voulait aborder Karine Roy-Camille. Mais les deux responsables ont aussi parle du rapport Bodon sur le tourisme (commande l’an passe par l’ancien gouvernement), et de ses suites… La Martinique a déjà mis en place son plan de reforme du développement du tourisme et a voulu signifier au ministre ses attentes en matière d’accompagnement de l’Etat. « Si on a parle du POSEI, a indique Mme Roy-Camille, il a été aussi question du modèle économique touristique, du désenclavement aérien au niveau caribéen où il y a un bassin de 20 millions de personnes qui pourraient apporter une clientèle de basse saison. « Nous avons aussi parle de la formation des hommes, du Fonds social européen, de la rénovation hôtelière, la encore pendant la basse saison. Ce sont des mécanismes qui existent mais ne sont pas utilisés… » La démarche du CMT vient en renfort de celle initiée la semaine dernière par les socioprofessionnels du tourisme et du député Marie-Jeanne reçus lundi dernier par Victorine Lurel. Mme Roy-Camille et M. Lurel ont indiqué qu’ils allaient se revoir. Le ministre des Outre-mer sera d’ailleurs en visite officielle en Martinique les 6, 7 et 8 septembre. Il y sera question de rentrée scolaire, de vie chère mais également de tourisme.

FXG (agence de presse GHM)

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