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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 06:26
Route du rhum sanglante

"Soleil rhum raisin", le dernier polar de Manu Queffélec

Après "Soleil coquin" et "Soleil de fiel", l'ancien patron de Jardi Jarry, Manu Queffélec, publie une nouvelle aventure de ses deux flics du SRPJ du Morne Vergain, le Martiniquais Bernard Linon et le Breton Loïc Le Guennec, sous le titre "Soleil rhum raisin" chez Jets d'encre. Cette fois le meurtre, car c'est bien un polar, se déroule alors que sont attendus les premiers skippers de la 9e Route du Rhum, celle de 2010 avec Franck Camas en tête et Philippe Fiston en premier arrivé péyi. L'auteur a choisi de planter la plupart de ses scènes à la Créole beatch hôtel alors que l'établissement grouille de journalistes, de people et de jolies femmes. Le vrai patron de l'hôtel s'amusera de découvrir qu'il a été transformé en Cyril Gointy, métro...

Un photographe freelance, Karim Choukri venu spécialement pour couvrir l'événement, dîne avec une belle Indienne de Cocoyer, Gosier. Elle rêve et il la fait rêver de mannequinat, de carrière... Un krabiélé la retrouvera morte dans la mangrove de la Pointe de la Verdure, sans culotte, au petit matin. Pas loin de là, un autre soir, le casino est braqué de sa recette d'un soir... Suivre les pérégrinations des deux pandores sous l'autorité du patron de la PJ, Bastien Barré, dit Babar, qui fait penser, avec son noeud-pap, au commissaire Besson qui régna un temps sur le morne Vergain, est l'occasion de revivre cette Route du rhum tout en se faisant balader par l'auteur sur des itinéraires familiers mais menant souvent à de fausses pistes. Ses héros sont sympathiques, mais ils évitent rarement le cliché, ce qui cache parfois un peu le soleil.

FXG, à Paris

Chez Jets d'encre - 21,50 euros

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 09:41
Parlement junior

Les députés junior de l'école Aimé Césaire de Saint-Pierre (Réunion)

"S'il y a un président qui ment, notre proposition de loi permettra de le poursuivre et de lui mettre une amende." La petite Chayane fait partie des 18 élèves de cours moyen de l'école Aimé-Césaire de Saint-Pierre qui sont venus cette semaine à Paris pour proposer un texte de loi à l'occasion du 23e Parlement des enfants. Dans la salle des pas perdus où la Garde républicaine fait une haie d'honneur au président de l'Assemblée, montrant ainsi la soumission de l'Armée au Parlement, dans la bibliothèque où le député Aimé Césaire aimait tant se réfugier, dans la salle des quatre colonnes où les journalistes croisent les députés et bien sûr dans l'hémicycle où l'on débat et vote, les enfants ont pu tout voir ! "Gigantesque", dit Cassandre, 10 ans, en montrant les dessins sur les murs et les plafonds. "Il y a beaucoup de caméras", observe Chayane. "C'est beau", disent laconiquement Ndrick, Luis et Eroan. David Lorion leur montre sa place dans l'hémicycle ainsi que celle des six autres députés réunionnais. Ca leur plaît bien aux enfants ce petit pupitre et ces bancs rouges.

Comme chaque année, 577 classes élémentaires, une par député, participent à cette semaine junior de session parlementaire. Lundi, c'est David Lorion qui accueillait les enfants de sa circonscription pour leur faire les honneurs du palais Bourbon. "Ca leur permet de voir réellement, explique leur maître Grégory Frézard, et pas seulement en parole ce que sont les institutions de la République et leur fonctionnement." Ses élèves ont écrit une proposition de loi sur le thème imposé : le bon usage du numérique. La loi proposée par les enfants de l'école Aimé-Césaire vise à protéger les données personnelles des usages politiques. Ils l'ont travaillé et sont venus la défendre ici, à l'Assemblée nationale. A l'issue du Parlement des enfants, une seule proposition de loi sera retenue pour être reprise par les vrais députés.

Philippe Cayambo, le directeur de l'école, explique comment ses poulains ont gagner leur ticket : "Il faut une école et un enseignant volontaires ! Et il faut avoir envie de monter un projet, prendre le temps de le faire." L'an dernier, aucune école de la circonscription de Saint-Pierre n'avait été volontaire... Cette fois, l'école Aimé-Césaire a répondu à l'appel à projet et la mairie de Saint-Pierre a pris en charge plus de la moitié du budget. "Plus tôt, on fait partir les enfants de la Réunion, explique Denise Hoarau, directrice de la Caisse des écoles de Saint-Pierre, plus la mobilité leur sera facile. Savoir partir, c'est faire comprendre aux parents qu'ils savent revenir !"

La continuité territoriale et la Jeunesse au plein air ont aussi été mises à contribution. Le reste, ça a été l'investissement des parents qui ont participé à de l'ensachage et des ventes de gâteaux !

Les enfants sont arrivés vendredi. Seize d'entre eux n'avaient jamais pris l'avion ! Dimanche, ils étaient au château de Versailles et mardi, ils devaient être reçus par Viviane Mallet sous les ors du Sénat au palais du Luxembourg. Les enfants devraient encore voir Paris du dernier étage de la tour Eiffel et depuis la Seine en bateau-mouche avant de repartir jeudi soir pour la Réunion. "Ils ont été surpris dès le début par le nombre de gens qui ne parlaient pas français, raconte satisfait le directeur de l'école, et ça les a motivé pour apprendre l'anglais !"

FXG, à Paris

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 05:18
L'Outre-mer sur France TV

Les Outre-mer sur les écrans du service public de l'audiovisuel

C'est le 18 juin que Delphine Ernotte, présidente de France télévisions, Takis Candilis, directeur général chargé de l'antenne et des programmes, et Wallès Kotra, directeur exécutif du pôle Outre-mer, présenteront la grille de rentrée des chaînes du service public et la façon dont les outre-mer y seront représentés à partir du mois de de septembre, même si la chaîne France Ô ne doit fermer qu'à la mi-2020. Pour donner le ton et sans attendre, France Télévisions propose "Coeur Outremer", une semaine dédiée aux Outre-mer sur l'ensemble de ses chaînes entre le 21 et le 28 juin. C'est une opération spéciale pour faire connaître, comprendre, décrypter les différentes composantes de cet ensemble ultramarin. Les chaînes et réseaux sociaux du groupe feront vivre chacun cet événement à leur manière afin de proposer, chaque jour, un regard différent sur les outre-mer. Coeur Outremer, c'est neuf genres de contenus (divertissement, documentaire, animation, magazine, fiction, jeu, info, sport, spectacle vivant), pour une immersion dans les territoires, leur richesse culturelle et patrimoniale, leur héritage historique, la diversité de leurs identités. Ainsi, le public pourra voir sur France 2 le concert des 40 ans de Kassav, la série "Meurtre au soleil" en passant par le film "Le rêve français", le JT de France 2 qui consacrera tous les jours un feuilleton à la biodiversité en Guyane ou Télématin qui organisera des duplex depuis la Réunion, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie. Sur France 3, ils pourront voir "le village préféré des français" avec Terre-de-Haut en Guadeloupe, un documentaire de Benjamin Marquet sur Kassav avec entre autres une archive inédite Miles Davis et encore une série de documentaires sur la réserve de Kourou ou la Réunion, île à miel...

Un "Kick off"

A Malakoff, siège du pôle Outre-mer et de France Ô, cette opération spéciale n'est pas une expérimentation sur la manière dont seront représentés sur les écrans publics les Outre-mer dès lors que France Ô sera fermée, mais une démarrage, un "kick off"! Car si on peut redire sur les horaires souvent tardifs de ces programmes lors de cette programmation spéciale de la fin juin, on nous assure à Malakoff que les rédactions nationales de France télévisions comme les conseillers programme de France Télévisions considèrent désormais l'Outre-mer comme un sujet sérieux et ce depuis le 25 avril et la conférence de presse du président de la République qui avait fermement invité le Premier ministre et le ministre de la Culture à être attentifs à ce que "les engagements de la présence d'ultramarins à l'écran, de sujets ultramarins sur de grandes chaînes de France Télévisions, soient tenus". Il semble que les rédactions nationales, sous la direction de Yannick Letranchant, aient mis en place un vrai travail éditorial avec les rédactions en outre-mer pour alimenter les JT nationaux. Mais pour l'heure, pas encore de communication officielle avant le 18 juin.

FXG, à Paris

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 06:37
Parcoursup au Conseil d'Etat

Le conseil d'Etat donne raison à l'université des Antilles contre l'UNEF

L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) a demandé en juin 2018 à l’université des Antilles de lui communiquer les documents informatiques qu’elle utilisait pour l’examen des candidatures qui lui étaient présentées à travers la plateforme « Parcoursup ». L’université ayant refusé, l’UNEF a saisi le tribunal administratif de la Guadeloupe. Ce dernier a jugé en février dernier que l’université devait délivrer à l’UNEF les documents demandés et l’université s’est pourvue en cassation contre ce jugement devant le Conseil d’Etat qui a rendu sa décision hier. La loi d’orientation et réussite des étudiants a instauré la plateforme  nationale « Parcoursup ». La loi a prévu que lorsqu’un établissement reçoit des demandes supérieures à ses capacités d’accueil et qu'il met en place une sélection des candidatures, il est seulement tenu d’informer les candidats qui en font la demande des critères et modalités d'examen de leur candidature ainsi que des motifs pédagogiques qui justifient la décision prise à leur égard. En conséquence, le Conseil d’Etat a jugé que l’université des Antilles pouvait légalement refuser de communiquer à l'UNEF, qui n’est pas un candidat, les informations relatives à sa procédure informatique de sélection que le syndicat demandait. Toutefois, le Conseil d’Etat rappelle qu’il est toujours possible à l’université, si elle le décide, de communiquer ou de publier en ligne de telles informations. Il précise encore que depuis le 26 mars dernier, chaque établissement est tenu de publier les critères généraux encadrant l'examen des candidatures par les commissions d'examen des vœux.

FXG, à Paris

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 06:31
Mansour Kamardine veut une loi de rattrapage pour Mayotte

Kamardine échoue à faire voter un plan de rattrapage de 1 milliard en dix ans pour Mayotte

La commission des lois de l'Assemblée nationale a examiné mercredi matin la proposition de loi du député LR de Mayotte, Mansour Kamardine, pour la programmation du rattrapage et le développement durable de Mayotte. Pour justifier se démarche, le député a cité entre autres deux chiffres : 84 % de la population en-dessous du seuil de pauvreté et un panier de la ménagère plus cher de 73 %... Pour aller au bout des buts poursuivis par la loi égalité réelle outre-mer à Mayotte, sa proposition de loi prévoit un effort exceptionnel de rattrapage des infrastructures et des dispositifs d'appui au développement économique et social durable de 99,5 millions par an en moyenne pendant dix ans. Ces sommes seront financées par le budget de l'Etat sur la base de la réintroduction à un taux réduit de la taxe sur les transactions financières infra-journalières adoptée dans la loi de finances 2017.

En clair, le député veut un geste fort de l'Etat pour libérer Mayotte du sous-développement en investissant dans les infrastructures afin de "casser la spirale d'isolement, la misère et le sous-équipement" : la piste de l'aéroport est trop courte, la centrale thermique EDF est obsolète, la centrale de dessalement de l'eau de mer est détruite...

Seulement voilà, la proposition de loi de Mansour Kamardine vient, selon le député Stéphane Mazars (LREM), "télescoper" le plan d'urgence pour Mayotte établi par le gouvernement l'an dernier" pour 1,3 milliard en réponse à la colère sociale et ce, alors même que le contrat de plan est en phase de bouclage avec un montant total de 1,1 milliard... C'est un refus poli. Même réponse au Modem où l'on pense que "des financements supplémentaires ne régleront pas tous les problèmes", sans compter le Fonds exceptionnel d'investissement abondé de 70 millions d'euros supplémentaires cette année. "Mayotte, a déclaré M. Kamardine, ne peut plus se contenter d'attendre des solutions qui consistent à réaliser demain ce qui a été décidé hier." George Pau-Langevin (PS) a rappelé que la loi égalité réelle avait prévu, pour un rattrapage en bonne et due forme, des plans de convergence. Elle indique son attachement à cette méthode... Philippe Desnoyers (UDI) est venu soutenir son collègue mahorais en déclarant : "Il faut aller au-delà des moyens budgétaires..." Enfin, Paul Molac (Liberté et territoire) a noté que cette proposition consistait à multiplier le plan de convergence par deux. Il est le seul à avoir relevé que l'Organisation de l'Unité Africaine demandait toujours la rétrocession de Mayotte à l'Union des Comores.

Tout en remerciant ses collègues députés de la bienveillance de leur écoute, Mansour Kamardine a eu cette saillie en direction de la majorité : "Depuis quarante ans, c'est l'Etat qui dit ce qui est bon pour Mayotte. Cette proposition de loi voulait insuffler un autre esprit."

Le texte sera encore présenté à la délégation des Outre-mer de l'Assemblée nationale jeudi prochain  avant de faire l'objet d'un débat dans l'hémicycle même si l'affaire semble d'ores et déjà pliée.

FXG, à Paris

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 05:23
Thomas Degos, directeur de cabinet, Fabrice Thibier, chef de cabinet, et Alizé Bombardier, chargée de mission communication

Thomas Degos, directeur de cabinet, Fabrice Thibier, chef de cabinet, et Alizé Bombardier, chargée de mission communication

Le cabinet d'Annick Girardin se met à jour

Le Journal officiel du 8 juin a publié un arrêté daté du 4 juin relatif à la composition du cabinet d'Annick Girardin à l'Outre-mer. Cet arrêté procède à certaines régularisations qui auraient dû être faite depuis longtemps. Ainsi, Nicolas Sire qui est depuis un an le directeur du pôle communication, médias, discours et affaires culturelles au sein de la direction générale de l'administration des Outre-mer (DGOM) est enfin nommé conseiller en titre, en charge de la communication, des relations avec la presse et de la culture.

Fabrice Thibier qui était jusqu'alors en charge de la stratégie, de l'économie, de la fiscalité et des affaires européennes, est promu chef de cabinet, poste jusqu'alors occupé par Eric Cayol qui était aussi conseiller éducation et qui est parti.

Enfin, Afif Lazrak, jusqu'alors conseiller en charge de l'agriculture, de l'action publique, de la culture, de la jeunesse et des sports, est nommé conseiller en charge des affaires régaliennes, de l'action publique, poste jusque-là confié à Rémi Bastille. Le cabinet d'Annick Girardin est dirigé par Thomas Degos et son adjoint Mathieu Lefèvre.

FXG, à Paris

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 04:36
Congés bonifiés

Nouvelle mobilisation pour la sauvegarde des congés bonifiés

Après le succès du rassemblement du 28 mars devant Bercy et la manifestation du 9 mai, la CGT, la fédération autonome, FSU et Solidaires ont décidé "de poursuivre et d’amplifier encore" le processus de mobilisations contre la réforme des congés bonifiés en appelant à un nouveau rassemblement le 14 juin devant le ministère des Finances à Bercy. Cette réforme dessinée lors d'une réunion interministérielle en janvier dernier, prévoit la suppression des 30 jours de bonification, mais regrettent les syndicats, ne règle pas la question des critères d’attribution. Le rapport d'information des députés Lénaïck Adam (LREM, Guyane) et David Lorion (LR, Réunion) qui recommande d'ouvrir une concertation avec les organisations syndicales et de ne pas "précipiter" la réforme, a galvanisé les syndicalistes qui regrettent de ne pas avoir été reçus par leur ministre. Selon les syndicalistes, "le prétexte de la désorganisation des services avancé par le gouvernement, pour justifier la suppression de la bonification, est une nouvelle discrimination à l'égard des originaires de l’outre-mer car la réforme ne concerne que les originaires des DOM et pas les congés bonifiés des fonctionnaires métropolitains en poste outre-mer."

La réforme des congés bonifiés devrait faire l'objet d'un décret et d'une circulaire d'application en Conseil d'Etat le mois prochain.

FXG, à Paris

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13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 08:56

Les 38 millions d'aide à la filière canne ont disparu du prochain budget

Où sont passés les 38 millions pour surmonter la fin des quotas sucriers ? C'est la question au gouvernement que devrait poser ce mardi la députée réunionnaise Huguette Bello au nom de ses collègues de l'Assemblée. Il y a deux ans, le gouvernement ayant acté la fin des quotas sucriers, a prévu de compenser les productions de sucre de la Réunion et de la Guadeloupe avec une enveloppe de 38 millions par an (28 pour les deux sucreries de Réunion et leur 100 000 tonnes de sucre, 10 pour la Guadeloupe). En contrepartie, les sucreries s'engagent à toujours acheté la totalité de la production des planteurs tout en garantissant le maintien du prix de la tonne tel qu'il était avant la fin des quotas. Or, voilà que les députés ont découvert que cette aide compensatoire ne figurait pas dans le document préparatoire du projet de loi de finances 2020. "Il y a eu un accord du président Macron, explique le député LR David Lorion, il a été respecté pour les campagnes 2018 et 2019 et on apprend que ça ne figure plus sur les documents budgétaires..." Le président du syndicat du sucre de la Réunion, Philippe Labro, et son homologue de l'Assocane Guadeloupe, Sylvain Icart, ont écrit au président de la République le 27 mai dernier pour le mettre en garde : "Une telle décision serait non seulement contraire aux principes défendus dans la notification de l'aide à Bruxelles, mais aussi aux engagements pris par l'Etat." Ils lui rappellent ses propos tenus en mars 2017 à la Réunion : "Cette filière sera, avec moi, soutenue et encouragée." Ils le préviennent ensuite des conséquences de cette décision : la renégociation de la convention canne et des accords interprofessionnels avec les représentants des planteurs d'une part, le risque pour les 7000 planteurs et les 30 000 emplois directs et indirects de la filière canne-sucre. "Sans ces 38 millions d'euros, c'est la faillite de la filière", insiste le député Lorion. Sans cette somme, on vendra du sucre à perte, donc ça ne ne durera pas plus qu'une campagne..."

Pour le moment, il ne s'agit que de documents budgétaires de cadrage, mais les députés redoutent de voir disparaître ce qui jusqu'alors était une aide structurelle, à moins qu'elle ne soit désormais financée par le budget du ministère des Outre-mer...

Annick Girardin a convenu, mardi à l'Assemblée que le "sujet était en débat entre les différents ministères". La ministre des Outre-mer a indiqué que la filière canne disposait d'une enveloppe POSEI de 69 millions d'euros (Europe) et une de 90 millions versée par l'Etat lors de chaque campagne. A ces aides, s'ajoute l'aide compensatoire de 114 millions depuis mai 2017 et la fin des quotas sucriers. Mais là où les parlementaires et les professionnels voyaient un aide structurelle, la ministre a expliqué que cette aide avait été prévue pour une durée de trois ans. C'est dans ces conditions que les ministères de l'Agriculture, du Budget et le sien s'interrogent sur le maintien ou pas de cette aide. Elle a promis une réponse rapide.

FXG, à Paris

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13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 08:41
Le directeur de la banque des territoires, Olivier Sichel (au premier plan) doit venir au mois de juillet à la Réunion

Le directeur de la banque des territoires, Olivier Sichel (au premier plan) doit venir au mois de juillet à la Réunion

La Banque des territoires à la Réunion et à la Martinique

Pour accompagner les collectivités territoriales et contribuer à réduire les inégalités territoriales, la Caisse des Dépôts (CDC) a regroupé l'an dernier sous la marque Banque des Territoires, l’ensemble des expertises de ses directions en charge de projets dans les territoires. Jeudi, la salle du 104 à Paris accueillait le deuxième "Printemps des territoires" pour promouvoir ses actions en région car la Banque des territoires propose des solutions de conseil et de financement en prêts et en investissement pour répondre aux besoins des collectivités locales, des organismes de logement social, des entreprises publiques locales et des professions juridiques. La Banque des territoires est active outre-mer en Nouvelle-Calédonie, à la Martinique et à la Réunion.

Philippe Grid-Ledonné représentait hier la direction régionale de la Banque des territoires à la Réunion. "Chez nous, la Banque des territoires a contribué par l’apport d’un prêt de 6,1 M€ pour la construction de la résidence Astrolabe (79 LLTS), pour un coût global de 10,5 M€." Située à Saint-Benoit, la résidence est réalisée pour le compte de la SIDR, principal bailleur de l’île, dont l’actionnaire de référence est CDC-Habitat. Cette opération est la première du partenariat SIDR/Les Villages d'Or. La livraison de la résidence est prévue pour octobre 2020.

Auparavant, le directeur de la banque des territoires, Olivier Sichel doit venir au mois de juillet à la Réunion pour officiellement installer la Banque des territoires à la Réunion  dans la mesure où la Caisse des dépôts est déjà implantée à la Réunion depuis les années 1980...

4 millions à l'aéroport Aimé-Césaire

A la Martinique, la Banque a investi 4 M€ sur un montant global de 54 M€ pour participer à la modernisation de l'aéroport international Aimé-Césaire. L’opération de 16 000 m2 située sur la plaque aéroportuaire du Lamentin mêle un hôtel de 120 chambres, des commerces et des bureaux. Ce projet revendique une exemplarité dans son approche environnementale : aucun rayonnement solaire direct (double peau et double toit), ventilation naturelle du mail central, production d’électricité à base de panneaux photovoltaïque en surimposition et d’eau chaude solaire pour l’hôtel. Bien qu’implantés dans une zone géographique exposées aux risques sismiques et aux risques cycloniques, les bâtiments seront « HQE ready ». La livraison de l’opération est prévue pour août 2021.

Avec cette seconde édition du Printemps des Territoires, événement désormais annuel, la Banque des territoires souhaite accélérer et élargir la mobilisation en faveur du développement des territoires à tous ceux qui peuvent y contribuer efficacement. "C’est le sens de ce rendez-vous, a déclaré Olivier Sichel, croiser à grande échelle tous ceux qui agissent concrètement sur le terrain et qui ne se côtoient pas toujours, pour penser les solutions concrètes qui permettent d'offrir à tous les habitants des territoires un cadre de vie durable."

FXG, à Paris

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 05:22
L'AFD sur les trois océans

L'AFD a investi 1,7 milliards dans les trois océans l'an dernier

Rémi Rioux, directeur général de l'Agence française de développement (AFD) a présenté jeudi au ministère des Outre-mer son bilan 2018. Avec 1,7 milliards d'euros investis dans les trois océans, dont 1,4 milliards pour les seuls Outre-mer, l'AFD a réduit légèrement la voilure puisqu'entre 2013 et 2017, elle dépassait chaque année les 1,5 milliards d'euros investis en outre-mer. "L’année 2018, explique le directeur général, a été celle de la réorganisation de l’activité de l’AFD autour de trois bassins stratégiques pour favoriser une plus forte insertion économique des Outre-mer dans leur environnement régional, protéger leur exceptionnelle biodiversité et lutter contre les vulnérabilités, notamment celles liées au dérèglement climatique." Trois nouveaux pôles d’intervention ont été constitués et rassemblent désormais les territoires ultramarins et les États étrangers des océans Atlantique, Indien et Pacifique.

A La Réunion, une croissance économique a entraîné un regain d’investissements que l’AFD a accompagnée dans des projets à fort impact économique liés à l'attractivité touristique, l'accessibilité aérienne, la connectivité numérique ou encore la sécurisation de l’alimentation électrique. A Mayotte qui a connu une dynamique de reprise au deuxième semestre 2018, les engagements de l’AFD ont significativement augmenté au cours des trois dernières années, passant de 38 millions d'euros en 2015 à 60 millions d'euros en 2018.

La zone Atlantique a bénéficié de 194 millions (66 pour la Martinique, 110 pour la Guadeloupe et Saint-Martin et 18 pour la Guyane), la zone Pacifique de 340 millions et la zone de l'océan Indien de 263 millions. En tout ce sont 255 projets dont 212 en Outre-mer qui ont été financés l'an dernier.

51 % d'aide au public

Dans les Antilles, l’AFD demeure un acteur primordial pour l’investissement local et s’est particulièrement illustrée dans le déploiement de son offre d’appui-conseil auprès des collectivités. Ainsi 51 % des fonds de l'AFD, soit 696 millions d'euros ont profité au secteur public répartis en prêts bonifiés (322 millions d'euros) ou non (366 millions d'euros) ou subventions (8 millions). L’Agence a augmenté significativement ses missions d’appui conseil et technique et a accru son offre avec la réalisation de 172 analyses financières, 103 restitutions d’analyses auprès des collectivités et établissements publics, 37 projets de financement appuyés par des experts AFD et 19 accords de partenariats conclus en 2018.

L’activité en faveur du secteur privé reste stable. Avec un total de 660 millions d'euros, le financement du secteur privé représente 49 % de l’activité globale – contre 45 % l’an passé. Ce résultat reflète une augmentation du refinancement du secteur bancaire à hauteur de 50 millions d'euros sur l’activité propre de l’AFD. Ces fonds ont été versés sous forme de prêts (133 millions), de garanties (34 millions) ou de prestations pour le compte de BPIFrance (493 millions).

Le financement des projets d’énergies renouvelables connait une forte progression. Sur la période 2012-2018, 23 projets ont été financés pour un total de 231 millions d'euros. 42 % de ces engagements ont permis de financer des infrastructures de production d’énergie solaire, 25 % de l’éolien, 23 % de la biomasse, 7 % à la production de biocarburant, et 1 % de l’hydroélectricité.

Par ailleurs, une nouvelle ligne de crédit de 13 millions d'euros a été octroyée à l’ADIE en 2018, permettant à plus de 2000 micro-entrepreneurs d’être accompagnés en 2019 et 2020.

La ministre des Outre-mer a fait savoir qu'elle comptait sur l'AFD pour être "l'un des piliers de la trajectoire 5.0" qu'elle défend désormais : "70 % de la programmation 2019 de l'AFD participe à cet te trajectoire avec un objectif de 100 % en 2020."

FXG, à Paris

Prochaine conférence CEROM en décembre

L’AFD animera le 11 décembre prochain, aux côtés de l'INSEE, de l’IRD et des Instituts d’émission (IEDOM, IEOM), la sixième édition des conférences CEROM. La conférence portera sur la recherche et l’innovation au service du développement durable ultramarin. Elle rassemblera les acteurs du monde de la recherche, du secteur privé et de la société civile afin de proposer des politiques publiques et des dispositifs incitatifs en faveur de l’innovation.

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