Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:08

Serville pense à Catayé

serville-4-colonnes.jpg« Je suis impressionné mais je m’y attendais… » Gabriel Serville a fait ses premiers pas à l’Assemblée nationale, hier, et découvert l’hémicycle qu’il avait jusqu’alors l’habitude de voir à la télévision. « Ca ressemble à ce que j’avais vu mais on ne s’imagine pas à quel point les sièges sont étroits ! » A peine débarqué de l’avion, Gabriel Serville a été accueilli par un huissier au palais Bourbon qui lui a remis sa malette de député. Elle contient entre autres l’écharpe tricolore, l’insigne dit le « baromètre » à cause de sa forme, et le règlement de l’Assemblée nationale. « Pour la photo, inscrivez-vous maintenant mais repassez dans une demi-heure, lui a indiqué un autre huissier dans l’hémicycle… Serville à l’Assemblée nationale, c’est le retour du PSG au palais Bourbon, alors forcément, il a pensé à Justin Catayé quand il a passé le porche… Mais aussi à Christiane Taubira. « Elle a été un exemple pour la Guyane et pour toute la jeunesse guyanaise… » Pour cette première journée, le député a pris ses repères, rempli les formalités administratives et commencer à réfléchir à son action. « Je suis intéressé pour siéger à la commission des affaires culturelles et éducatives car j’ai basé ma campagne sur le triptyque de François Hollande : Jeunesse, éducation, justice. » Gabriel-Serville.jpgQuant à savoir dans quel groupe politique il siégera, Gabriel Serville s’est montré évasif tout en assurant qu’il serait dans la majorité présidentielle. Pourrait-il faire partie de ces députés d’outre-mer prêt à aider le Front de gauche à créer un groupe (le FdG n’a que 10 députés et il en faut 15 pour faire un groupe) ? « Je ne parlerai pas de coup de main au Front de gauche mais plutôt de stratégie pour être dans la majorité présidentielle tout en gardant une liberté de parole. De même, il ne sait pas encore qui il pourrait soutenir pour le perchoir (la présidence de l’Assemblée nationale), mais il avoue un penchant pour Elisabeth Guigou qu’il a connue lorsqu’elle était ministre du gouvernement Jospin. Avant même d’être élu, Gabriel Serville a travaillé à une proposition de loi Amazonie inspirée de la loi montagne. « Elle est presque finalisée mais il faudra qu’elle recueille l’assentiments des trois autres parlementaires de la Guyane et une consultation des Guyanais. » Quant à la question brûlante du pétrole, Gabriel Serville pose la question de savoir dans quelle mesure les collectivités guyanaises ne pourraient être actionnaires dans le consortium...

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:15

Pas de ministres réunionnais mais…

Lebreton.jpgAlors que la Réunion a été le deuxième département de France à apporter plus de 70 des suffrages à François Hollande, et tandis que le gouvernement Ayrault se signalait par la nomination de trois originaires d’outre-mer, les socialistes réunionnais n’ont décroché aucun portefeuille et ne devait pas davantage en avoir lors de la formation du gouvernement Ayrault 2 hier soir. Pour autant, selon des confidences recueillies au ministère de l’Outre-mer et dans les couloirs du palais Bourbon, Jean-Claude Fruteau et Patrick Lebreton (photo) devraient décrocher un lot de consolation. Ainsi, Patrick Lebreton qui a œuvré pour la création d’une délégation outre-mer à l’Assemblée nationale, à l’instar de ce qui s’est fait au Sénat (à défaut d’une vraie commission), a laissé entendre que Jean-Claude Fruteau pourrait en prendre la présidence. Quand à M. Lebreton, il devait hériter de la vice-présidence du groupe socialiste détenue jusqu’alors par Victorin Lurel.

Par ailleurs, dans la perspective du remplacement du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, on entend parler de Françoise Vergès, actuelle présidente du comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage. Mais Claudy Siar n’a toujours pas été démissionné même s’il a annoncé plusieurs fois son départ.

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:02

Chalus au palais Bourbon

Chalus-hemicycle.jpg« J’ai mesuré le travail que j’aurai à faire pendant ces cinq ans… » Première impression du nouveau député Ary Chalus en rentrant, hier matin, dans l’enceinte du palais Bourbon. « C’est la première fois que j’y mettais les pieds. » En visitant la bibliothèque avec ses 800 000 ouvrages, il a aussi ressenti le poids de l’histoire de ce lieu. Accueilli par un huissier qui lui a remis la mallette comprenant l’écharpe de député, l’insigne dit le baromètre (en raison de sa forme) et le règlement de l’Assemblée nationale, Ary Chalus a procédé aux premières formalités administratives, posé pour la photo du trombinoscope des 577 députés… « C’est un parcours du combattant pour avoir son paquetage ! mais c’est un vrai petit Etat ici ; il y a une poste, la sécurité sociale, un médecin… » Qualifié de « député de Baie-Mahault », par ses opposants socialistes, il assure vouloir siéger dans le groupe du PS. « Je fonctionne comme le sénateur Gillot et je siègerai comme lui au Sénat avec les socialistes. » L’appartenance à un groupe lui semble une évidence pour pouvoir prendre la parole et siéger dans les commissions. Chalus-4-colonnes.jpgAlors comme on lui dit qu’il y aurait de l’opposition à ce qu’il siège dans le groupe PS, il rétorque : « J’ai toujours eu un penchant à gauche. Maintenant, je comprends que dans un combat électoral, quand c’est difficile dans la bataille, on peut dire certaines choses. Mais je rappelle que quand j’ai pris la mairie en 2001, personne ne pariait un centime sur moi ! » La page des guerres intestines est donc refermée pour lui et il pense plutôt à la commission dans laquelle il aimerait siéger, les affaires sociales. « Mais quand on est un nouveau député, c’est difficile de pouvoir choisir », reconnaît-il. Sa priorité ira à la jeunesse, la redéfinition de la loi littorale (« pour aménager nos côtes »), la modernisation de l’agriculture, la fiscalité de nos entreprises et la prise en charge du 3e âge. D’ores et déjà, il a réaffirmé qu’il démissionnerait de son mandat de conseiller général au profit de Juliana Dant. Il s’est dit encore heureux de la création d’une délégation à l’Outre-mer à l’instar de ce qui existe au Sénat depuis octobre dernier. « J’avais appelé à un regroupement des parlementaires d’outre-mer en 2009 au moment du LKP. Mon appel a été entendu. » La veille au soir, il participait avec les députés socialistes de la Réunion et de Mayotte, avec Gabrielle Louis Carabin et Chantal Berthelot (Guyane) à un pot d’accueil offert au ministère de l’Outre-mer par Victorin Lurel. « Le ministre nous a parlé de ses orientations pour les cinq ans à venir et chaque député a pu se présenter. » Avant de quitter la salle des quatre colonnes, Ary Chalus a croisé la nouvelle députée de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, une Guadeloupéenne.

FXG (agence de presse GHM)


Hélène Geoffroy et sa GuadeloupeChalus-et-Geoffroy.jpg

« J’ai grandi à Morne-à-l’Eau d’où vient mon père et ma mère est de Capesterre-Belle-Eau. J’ai un ancrage solide en Guadeloupe mais j’ai fait une campagne ancrée là où je vis, là où je suis conseillère générale depuis 2004. Hélène Geoffroy, la nouvelle guadeloupéenne de l’Assemblée nationale est élue de Vaulx-en-Velin (69) mais connaît bien Victorin Lurel avec qui elle a pu siéger dans les instances nationales du PS. Pour autant, elle se refuse à prétendre parler au nom des Guadeloupéens : « Je ne vis plus leur réalité. » Hélène Geoffroy a quitté Grippon à l’âge de 17 ans, il y a vingt-cinq ans. Elle en a gardé de solides racines et avoue y revenir presque chaque année pour les grandes vacances.

Partager cet article

Repost0
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 05:45

La FEDOM prépare la conférence économique des outre-mer

Jean-Pierre-Philibert.jpgLe conseil d’administration de la fédération des entreprises d’outre-mer (FEDOM) s’est tenu hier à Paris. Pour la première fois y participaient les nouveaux adhérents de la Polynésie et de la Nouvelle-Calédonie (le Medef NC et NC économie et le Medef Polynésie française). Mais c’était surtout le premier conseil post électoral. Avant les élections, la FEDOM avait fait 20 propositions et le président de la République leur a répondu en proposant la tenue d’une conférence économique de l’outre-mer, sans doute en octobre. Il s’agissait entre autre, hier, de préparer cette conférence. « Même si nous avons des désaccords, notamment sur la vie chère, explique Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, cette conférence doit hiérarchiser, chiffrer et proposer un calendrier autour de nos vingt propositions revues et corrigées par le président de la République. » Outre la question, de longue haleine, de l’émergence des marchés régionaux (problèmes de normes), quatre grands thèmes devraient donc être examinés. D’abord, le financement et la compétitivité des entreprises (zones franches, défiscalisation, banque de financement des PME, extension du fonds d’investissement de proximité) : « Le périmètre devrait rester celui des zones franches mais la réflexion porterait sur la pertinence des outils. » Le deuxième thème découle du premier, c’est le chômage des jeunes. « Il faut orienter les emplois aidés vers le secteur productif et réfléchir sur l’après, indique le patron de la FEDOM. On nous reproche de raisonner en exonération de charges, oui, mais ça coûte moins cher que de payer le RSA. M. Philibert a évoqué la mission confiée à George Paul-Langevin sur la réussite éducative : « L’illettrisme avance outre-mer ; de plus en plus de jeunes ne parlent que le créole notamment à la Réunion. C’est connecté au problème du chômage. » Troisième thème, le tourisme. Le président de la République a accepté le principe d’un plan tourisme pluriannuel et l’idée d’un guichet unique pour simplifier la paperasserie administrative. « Il faut aussi changer de braquet, plaide la FEDOM, et développer l’attractivité, notamment l’accès à la mer, les zones portuaires pour la croisière… » Enfin, il s’agira de régler la question de la vie chère. « On a un souci de transparence même si on a un problème de cherté dans la production locale », avance M. Philibert qui rappelle aussi les questions de coût et d’aide au fret. « Nous ne sommes pas fermés à déterminer une liste de produits de première nécessité. Ce que nous n’aimons pas, c’est le blocage des prix, les décisions autoritaires. Le patronat est ouvert à condition qu’on sache qui fait quoi et qui paye quoi s’il y a blocage de prix. »

La FEDOM avait invité le cabinet de Victorin Lurel au déjeuner précédant le conseil d’administration et une délégation composée du président, de MM. Chaumette, Vion et de Prince sera reçue ce vendredi à l’Elysée par le conseiller outre-mer du président, Marc Vizy, et par Victorin Lurel la semaine prochaine.

FXG (agence de presse GHM)

 


Motion pour la Guyane

 

A l’unanimité de la quarantaine d’administrateurs présents, la FEDOM a adopté la motion présentée par Jean-Paul Lepelletier de la CCI de Guyane en soutien aux élus et socioprofessionnels guyanais pour la reprise des forages d’exploration pétrolière en Guyane.

 


PLFR

 

Le projet de loi de finances rectificatives qui est au programme du parlement début juillet doit aborder la question des niches fiscales. « Le président de la République, a rappelé M. Philibert, a dit qu’il maintiendrait la défiscalisation outre-mer à son niveau actuel et même la déconnecterait du plafond actuel. » Il attend donc du gouvernement qu’il mette en acte ses paroles.

 


Philibert candidat à sa succession

 

Jean-Pierre Philibert, élu depuis un an à la tête de la FEDOM remettra son mandat en jeu en octobre. Il est d’ores et déjà candidat à sa succession. « L’outre-mer me passionne, a-t-il dit et nous sommes au début d’une séquence gouvernementale de cinq ans. »

 


Recrutement

 

La FEDIOM dispose d’une déléguée générale en la personne d’Anne Iasnogorodski, ancienne responsable des affaires économiques au ministère de l’Outre-mer sous Marie-Luce Penchard. La FEDOM recrute aussi un secrétaire générale. Deux personnes tiendraient la corde mais on pressent  une jeune guadeloupéeo-martiniquaise ayant exercé des responsabilités à l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer, Axelle Corosine. Sa challenger ne serait autre que sa parente, Andrée Simonnot-Corosine.

Partager cet article

Repost0
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 10:18

L’exploration pétrolifère reprend

Victorin Lurel a demandé au préfet de signer les arrêtés pour la reprise des travaux d’exploration pétrolifère en Guyane.

Delegation-guyane-au-MOM-avec-Lurel.jpg« Les arrêtés préfectoraux sont signés », a déclaré le sénateur Georges Patient, fort d’une confidence lâchée par le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, à l’issue de l’entretien que ce dernier a accordé à la délégation guyanaise, hier soir. Le ministre a d’abord reçu durant 40 minutes les parlementaires Berthelot, Patient et Antoinette  avant qu’ils ne soient rejoints par Rodolphe Alexandre et Jean-Paul Lepelletier. Les phases d’exploration doivent donc se poursuivre, sans doute dès lundi. « Les bateaux ne vont pas repartir, contrairement à ce qui avait été dit », a précisé le sénateur Antoinette. Le temps de suspension était bien, comme leur avait déjà indiqué la veille le directeur de cabinet de la ministre de l’Ecologie, « une mise à plat » pour vérifier que les normes environnementales étaient réellement respectées et que les intérêts de la France étaient bien défendus. « On a tous compris, a précisé l’élu de Kourou, qu’il s’agit de mettre en place un véritable schéma industriel et d’assurer des retombées fiscales, économiques en terme d’infrastructures pour la région Guyane ». Une suspension jugée donc au final « indispensable pour sauver les intérêts de la France et de la région Guyane » et qui ne remet donc pas en cause les permis d’explorer.

Jean-Etienne-Antoinette.jpgLa constitution du consortium, à 75 % aux mains d’entreprises étrangères, a été aussi évoquée ainsi que le projet industriel de Shell. « Pour l’heure, le port d’attache des navires est Trinidad et non Cayenne, explique M. Antoinette. Il y a donc nécessité de s’atteler à un schéma industriel local mais aussi national et ce projet d’hydrocarbure peut s’inscrire dans cette filière. » Patrick Roméo, pdg de Shell, avait indiqué lors de son audition par la délégation outre-mer du Sénat, que le raffinage se ferait à Trinidad. « Il n’y a pas de décision de prise, a corrigé le sénateur Antoinette. Les élus ont profité de l’entretien pour réaffirmer que la Guyane ne doit pas être oubliée dans le dispositif. » La Région voudrait aussi pouvoir trouver en face d’elle un coordinateur, au niveau des ministères concernés, qui fédère toutes les compétences autour de cette exploration pétrolifère et également minière.

Rodolphe-Alexandre.jpgMais c’est aussi la question de la fiscalité qui est en jeu. Aujourd’hui, le prélèvement est de 12 % avec une répartition Etat-Région de 50-50, ainsi que l’avait établi le précédent gouvernement. Le Sénat préconisait alors une répartition 15-85. Ce débat devrait reprendre selon les deux sénateurs guyanais avec la nouvelle majorité parlementaire et présidentielle. « Si on peut aller plus loin, pour l’intérêt supérieur de la Guyane, nous le ferons bien volontiers », a indiqué Rodolphe Alexandre. Mais au-delà de la question fiscale, le président Alexandre estime que « la Région doit s’approprier la compétence minière que lui a donnée la loi d’orientation pour l’outre-mer (LOOM). Les décrets attendent toujours d’être signés pour que les Guyanais aient la maîtrise de leur potentialité économique en Guyane ». Cette question devrait elle aussi être abordée lors des débats parlementaires à venir. « On a trouvé un ministre ouvert, consensuel qui est prêt à reprendre ces débats », s’est satisfait le président de la Région. La délégation guyanaise est reçue ce matin par le conseiller outre-mer du président de la République, Marc Vizy.

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 06:34

Un champion du monde guadeloupéen de full contact

Picord-Lionel.jpgLionel Picord appartient à la brigade VTTiste de Paris. Cet enfant de Lapwent et petit cousin de Patrick Saint-Eloi est, à 35 ans, le Français le mieux capé en full contact. 4 fois champion de France amateur à partir de 2002, une fois champion de monde, il passe en 2007 professionnel. « J’ai un style basé sur la vitesse, le déplacement avec légèreté et très fort en jambe ! » Venu du viet vo dao et du kung-fu qu’il pratique au cours de son service militaire en 1998, il a découvert la boxe américaine en entrant dans une salle à Asnières (92)… « Le passage en professionnel, explique le Guadeloupéen, c’est le circuit normal, mais c’est le jour et la nuit ! » Passer de 3 rounds à 12, c’est plus de ko, plus de frappe. C’est moins volatile, bref, c’est du sérieux ! » En bon technicien, Lionel veut éviter les coups, les rendre et faire en sorte que ça dure pas longtemps ! Et ça marche : double champion d’Europe en 2007 et 2008, quintuple champion du monde (catégories 69, 66 et 72 kilos) entre 2008 et 2011. Il est préparé et entraîné par Ali Tebiz et a pour sparing partners le Martiniquais Frédéric Beloni (champion du monde de boxe thaï) et encore Cédric Anad, champion du monde de Kick boxing. C’est avec ceux-là qu’il travaille dans l’excellence et le haut niveau depuis cinq ans ; son ancien médecin sportif qui s’est occupé de lui jusqu’en 2005, est désormais en charge de l’équipe de France de Rugby, à Marcoussis. « On se prépare comme un footballeur professionnel même si la boxe américaine n’est pas valorisée en France. »

Son dernier combat, Lionel l’a mené le 31 mars dernier, en Angleterre face à Saroya Suki en 12 rounds. « C’était un de mes combats les plus violents… » Actuellement, il s’entraîne pour le championnat du monde des moins de 70 kilos qui aura lieu à l’automne. « Ce sera contre en Français ou un Anglais… » Sportivement, Lionel est au taquet. Il a presque tout gagné mais il veut finir sa carrière sur ce combat, « sans doute mon dernier combat… » Depuis deux ans, il s’est mis à la boxe anglaise et il a gagné deux combats professionnels, mais le monde de la boxe anglaise le déçoit. « Mormeck a été un modèle pour moi, sportivement, mais il a mal géré sa fin de carrière. » Alors après ce dernier combat, Lionel veut s’occuper des jeunes, notamment en Guadeloupe même si lui a grandi à Epinay-sur-Seine. Avec Henri Bistoquet, président de l’AGAMS, il fait un travail de mémoire sur les sportifs antillais. « Retourner là-bas est important pour moi… Par rapport à la boxe, j’ai des projets là-bas mais c’est trop tôt pour en parler. »

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 06:19

Le CRAN monte le caucus de la diversité

« Élus, futurs élus, citoyens, citoyennes, nous signons cet appel et lançons en ce jour le caucus de la diversité. » Louis-Georges Tin, président du CRAN (conseil représentatif des associations noires), déçu de la représentation de la diversité dans les instances politiques françaises, a agrégé autour de lui un certain nombre d’association pour que « les choses avancent ». Au lendemain des législatives, remarque le président du CRAN, « les députés noirs, arabes ou asiatiques constituent entre 1 et 2% des parlementaires élus, alors que dans l'ensemble du territoire hexagonal, ils représentent 10% au moins de la population globale. Heureusement qu'il y a les députés de l'outre-mer. Autrement, le résultat serait encore plus médiocre. » Il estime donc que, à l’instar de la loi en faveur de la parité adoptée sous le gouvernement Jospin, « on ne pourra arriver à une véritable égalité sans une loi effective, sans une action volontariste. On lui donnera la forme et le nom que l'on voudra. » Ce sera donc un caucus. Un caucus est une réunion de personnes dont l'objectif est de promouvoir un changement de politique ou d'organisation. Aux Etats-Unis, les républicains et les démocrates s'organisent en caucus au niveau du congrès ou des parlements des États. Parmi les caucus du congrès, l'un des plus connus est le black caucus regroupant les élus afro-américains. C’est donc sur ce modèle anglo-saxon que le CRAN se propose d’agir. Parmi les signataires qui intègrent le caucus de la diversité, on trouve les associations Banlieue citoyenne (Thiaba Bruni), Mouvement Pluricitoyen (François Durpaire), Nous ne marcherons plus, l'Association des Jeunes Chinois de France (Sacha Lin), Les Outremer en Hexagone (Angèle Louviers), République et Diversité et de nombreux élus locaux et candidats aux dernières législatives issus de la diversité.

FXG (agence de presse GHM)

 

Partager cet article

Repost0
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:00

Hélène Geoffroy pour une Assemblée aux couleurs de la France

Helene-Geoffroy-1.jpgCette originaire de Guadeloupe a été élue députée du Rhône dans la circonscription précédemment détenue par l’ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Jean-Jack Queyranne.

« Elle fait partie de cette vague qui va donner à l’Assemblée nationale un peu plus les couleurs de la France ». Christophe Borgel, nouveau député socialiste de la Haute-Garonne, s’est réjoui de croiser Hélène Geoffroy au Palais-Bourbon. Hier, la députée originaire de Guadeloupe, mais élue socialiste dans la 7e circonscription du Rhône, a fait sa rentrée pour son premier mandat. Elle fait partie des onze députés issus de la diversité (tous socialistes) qui siégeront à l’Assemblée nationale. Mais la route est longue puisque, hormis les élus d’outre-mer, Hélène Geoffroy et Seybah Dagoma, originaire du Tchad, seront les deux seules noires de l’hémicycle. George Pau-Langevin, nommée ministre de la Réussite éducative ne siègera pas.

Hier, mallette à la main, yeux grands ouverts, guidée par les huissiers, Hélène Geoffroy a fait ses premiers pas sur son nouveau lieu de travail.

Helene-Geoffroy-2.jpgSon parcours a commencé par quelques photos pour le trombinoscope, puis elle a reçu la fameuse mallette comprenant une écharpe tricolore, un insigne tricolore appelé « baromètre » (pour sa forme), une carte d’identité de député et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale comprenant 320 pages.

« Je ressens de l’émotion et de la fierté, a-t-elle confié. Etre dans les pas de grands personnages est assez impressionnant. C’est là où bat le cœur de la politique et le cœur de la France. On se sent faire partie d’une belle histoire nationale et d’une belle histoire de la gauche puisqu’on a la majorité. J’espère que, d’ici, nous allons contribuer à redresser notre pays. »

Hélène Geoffroy souhaite intégrer la commission des affaires sociales ou celle des affaires économiques. Elle participera, jeudi, à l’élection du président du groupe socialiste, très certainement, Bruno Le Roux, puis, mardi, à l’élection du président de l’Assemblée nationale, fonction pour laquelle Elisabeth Guigou, Claude Bartolone et Jean Glavany sont candidats.

DM, agence de presse GHM

 

 

Partager cet article

Repost0
19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 14:00

affiche-Rhizomes.jpg

L’océan Indien au festival Rhizomes à Paris

Du 23 juin au 8 juillet, les squares et jardins du 18e arrondissement de Paris et d’Aubervilliers accueillent le festival Rhizomes. Cette année, la programmation s’ouvre sur l’océan Indien avec la prestation de quatre formations : Damily, Mar.na, Menwar et Lindigo.

A noter aussi la présence d’autres nombreux artistes tels Dgiz (1er juillet au jardin d’Alice). Le freestyleur déchaîné et rythmicien horsnormes, qui défend un hip hop instrumental sans concession qui place l'art au dessus du produit, est accompagné de Mehdi Chaib, saxophonistepercussionniste aux multiples facettes (Fanfarai, Global Gnawa, Ocho y Media...). Et encore la Malienne Mamani Keita, Abdallah Oumbadougou, l’un des inventeurs du blues rock touareg, ou les Grecs Sex, Drugs & Rebetiko.

Programme complet : www.festivalrhizomes.fr

Agence de presse GHM

 


DAMILY

DamilyLivePromo.jpgOriginaire du sudouest malgache, Damily joue du tsapiky, style né a la fin des années 1980 de la rencontre des traditions villageoises avec les musiques "afro" du Mozambique et du Congo. Si les Malgaches de la région de Tuléar voient en ce groupe un remède a tous leurs maux, ce n'est pas pour rien : de rythmiques électriques endiablées en choeurs déchirants, ils portent la culture des populations qui, dans leurs allerretour entre les ghettos de Tuléar et la campagne, ont négocié la mondialisation d’une façon originale. A l’heure où le marché des « musiques du monde » formate à son goût, ces musiciens tiennent le cap de leur tsapiky avec une force et un naturel décapants !

MAR.NA

Mar.na signifie « vrai » en malgache, de fait son style se définit d’abord par sa sincérité. On y retrouve aussi ce tissage subtil des rythmes du sud, des melopées sakalava et des chansons betsileo. Rendant hommage à la Grande Ile, invoquant son humanité, la jeune chanteuse déploie en solo une folk authentiquement malgache d’une rare intensité.

Menwar-credit-Christophe-Arles-.jpgMENWAR

Originaire de l'Ile Maurice, Menwar débute sa carrière en 1977 et enregistre ses premières chansons en 45 tours a Madagascar avant de partir pour l'île de la Réunion, où il se frotte aux plus grosses pointures du maloya réunionnais : Danyel Waro, Ziskakan, René Lacaille... Il sort en 2002 Leko Rivyer Nwar et présente le sagai, style où prédominent les sons acoustiques et les percussions, il invente même des instruments originaux a partir de coques de pistaches et de tiges de fleurs de canne. En 2006, avec la sortie réussie de son magnifique album Ay Ay Lolo, il se voit enfin offrir la perspective d'une carrière internationale, tout en développant ses activités musicales et pédagogiques a l'Ile Maurice, dans la banlieue de PortLouis.

LINDIGO-credit-Laurent-Benhamou-.jpgLINDIGO

D’une moyenne d’âge de trente ans, les membres de Lindigo savent cultiver les plus belles graines de leur passe, sega, maloya et autres rythmes de la Réunion. Pour autant, leur démarche ne s’enferme ni dans la nostalgie, ni dans un carcan identitaire ou stylistique : les fondations servent l’élan, les racines construisent l’avenir. Leur devise : “Quand tu sais d’ou tu viens, tu sais où tu vas”. Sûrement la raison pour laquelle Lindigo parle aussi bien aux jeunes générations et que partout où ils débarquent, leur transe jubilatoire contamine inexorablement le public, quels que soient la météo, l'âge et l'humeur du capitaine...

 


Samedi 30 juin

17h DAMILY (tsapiky / Madagascar)

1ere partie : MAR.NA (Madagascar)

Square Rene Binet

 

Dimanche 1er juillet

17h MENWAR (sega / ile Maurice)

Square Rachmaninov

 

Dimanche 8 juillet

19h LINDIGO (maloya / La Reunion)

Square Eli Lotar a Aubervilliers, en bordure du canal SaintDenis

Partager cet article

Repost0
19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 07:05

Florence Naprix enchante la reine blancheConcert-Florence-Naprix--photo-Alfred-Jocksan--3-.jpg

La chanteuse de Lauricisque dans sa longue robe se déchaine, frémit, donne de la voix  sur la scène  du théâtre de la Reine blanche, mardi dernier, à Paris. Un lieu chamboulé pour elle et son groupe. Elle est venue présenter son prochain opus, Fann Kann, sous la direction artistique du  bassiste Stéphane Castry.

Devant une salle comble et un public de connaisseurs conquis, la fille de Pointe-à-Pitre était heureuse, souriante, très sexy.  Elle joue de la musique qu’elle aime, de la musique qui lui ressemble. « Je suis pointoise. Je me suis  bien amusée. Je fais de la musique est-caribéenne aux accents zouk, biguine et jazz. »  Une musique parfois incendiaire, naturellement volcanique, un brin provocante, surtout avec son regard malicieux.

Concert-Florence-Naprix--photo-Alfred-Jocksan--13-.jpgQuinze titres à son image. Florence n’aime pas la facilité. Pas vraiment dans la tendance zouk love. Pour interpréter « Konsyans », elle demande la permission  de prendre une chaise. Assise, elle lance : « J’entame la partie sérieuse de mon spectacle. Nous artistes, nous sommes là pour faire passer un message. Trop de bla bla, il faut de la solidarité et de la bonne volonté ! » Le public répond un grand oui. Puis elle s’envole dans un duo avec Tony Chasseur, « Rézon a kè », pour l’unité avec la Martinique. « C’est le peuple des Antilles, il n’y a pas de différence. A quoi ça nous mène ? » pousse-t-elle. A partager.

Concert-Florence-Naprix--photo-Alfred-Jocksan--10--copie-1.jpgSa voix est profonde, colorée. Un peu à la Léonard Gabriel, elle dégage de la sensualité et galvanise avec « Nou dako » ou l’hommage à la biguine dans un « Medley bigin » revisité. On s’amuse bien en écoutant ses mélodies  bien rythmées par ses musiciens. Son entrée sur scène était sous le signe de la joie. Elle a enflammé le plateau par son « Soléy lévé », repris en chœur par les spectateurs debout. Florence fait danser la musique et crier ses fans. Elle porte en elle une belle expression musicale.

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0

Articles Récents