Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 11:23
Marie-Anne Poussin-Delmas, présidente de l'IEDOM

Marie-Anne Poussin-Delmas, présidente de l'IEDOM

Bonnes perspectives en Guadeloupe

"L'indicateur de climat des affaires en Guadeloupe est corrélé à la croissance du PIB." Marie-Anne Poussin-Delmas, présidente de l'IEDOM, présentait jeudi 18 avril à Paris, le baromètre économique des Outre-mer. Chez nous, l'amélioration de la tendance qu'on avait observée fin 2017 s'est confirmée, malgré un léger recul en fin d'année 2018, et la croissance du PIB (3,4 % en 2017) a été supérieure à celle de la dynamique nationale. L'industrie agro-alimentaire, le BTP, le tourisme se sont bien portés. 2,32 millions de passagers à Pôle Caraïbes et 350 000 croisiéristes. L'emploi a connu une nouvelle embellie mais globalement le taux de chômage reste largement supérieur à celui de l'Hexagone, malgré baisse de 2,7 % des chômeurs.

Dans un contexte de forte inflation, la consommation des ménages reste soutenue. Elle a été renforcée par l'augmentation de la masse salariale du secteur privé et par les crédits. L'investissement se renforce avec des importations de biens d'investissements qui bondissent de 12 % dont des biens d'équipement (13,7 %), des matériels de transport (10,2 %). Cela est confirmé par une hausse des crédits à l'investissement (+8,2 %). Il y a du mieux aussi dans le BTP avec les ventes de ciment qui remontent (5,2 %). L'effectif salarié de ce secteur a augmenté de 31 % en un an, soit 6 917 salariés contre 5278 fin 2017. Cette activité est soutenue par le nouveau chantier de l'aéroport, le nouveau CHU ou le futur hôtel du MACTe. La banane peine encore à se remettre de Maria ; les exportations sont en baisse de 29,3% après une précédente baisse de 39,1 % en 2017... On en est à 28 516 tonnes contre 66 208 en 2016 !

Les perspectives sont bonnes : la consommation, l'investissement, les financements bancaires, mais les résultats seront hétérogènes. Le secteur primaire va se normaliser (sauf nouveau phénomène climatique). Le BTP devrait aussi se stabiliser quant aux commerçants, ils anticipent un regain de dynamisme après une fin 2018 moins favorable pour eux. Le tourisme pourrait connaître un fléchissement avec la réouverture des escales de croisières fermées depuis Irma et Maria et le départ de Norwegian. Mais par dessus tout, les acteurs économiques devront faire face à une situation de trésorerie tendue à cause des délais de paiement...

La Guyane va commencer à bénéficier des effets du plan d'urgence

"Les perspectives économiques du plan d'urgence ont probablement tiré à la hausse le moral des chefs d'entreprises" résume Marie-Anne Poussin-Delmas. L'indicateur de climat des affaires qui avait plongé au printemps 2017 a retrouvé sa moyenne de longue durée qu'il n'avait pas retrouvée depuis 2011. L'orientation n'est hélas pas franchement affirmée et l'incertitude des chefs d'entreprise est liée à celle du climat social comme à celle de l'insécurité... La croissance du PIB était négative en 2017 ; elle est faible en 2018. Heureusement l'emploi salarié progresse. Avec + 5,3 %, c'est son plus haut niveau historique avec 33 000 salariés. Le nombre de demandeurs d'emploi (22 510) est en baisse de moins de 1 %. La consommation des ménages progresse. 463 millions d'euros de biens de consommation durables et non durables ont été importés, soit 4,7 % de plus qu'en 2017. Même le nombre d'interdits bancaires diminue de 10 %, comme les incidents de paiement CB (- 9,7 %).

Sur le plan des échanges, la Guyane importait en  2017 1,512 milliards d'euros et exportait 202,9 millions d'euros. Ce sont le ciment et les voitures neuves qui ont soutenu l'activité à Dégrad des cannes où ont transité 810 582 tonnes brutes marchandises.

Le secteur de l'énergie est le plus dynamique avec la construction de trois centrales (électrique hybride à Matoury, photovoltaïque à Mana et une usine de biomasse à Cacao. Total a laissé tomber son exploration pétrolière, Montagne d'or n'a pas encore accouché son projet, l'activité aurifère diminue et le BTP est en attente des grands chantiers issus du plan d'urgence pour la Guyane. Ces derniers vont commencer à donner de l'air à l'économie guyanaise. Trois nouvelles centrales sont attendues à Sinnamary, Mana et Montsinéry-Tonnégrande, les premiers collèges et lycées du plan d'urgence, la deuxième tranche des travaux de la RN1, le commissariat de Cayenne, déchèteries, agrandissement de casernes ainsi que la construction de nombreux logement s sociaux dans le cadre de l'OIN. "La capacié du monde économique, avertit l'IEDOM, à engager ces chantiers est  à prendre en compte..." Autrement dit les entreprises ont intérêt à être prêtes.

Les gilets jaunes ont fragilisé l'économie locale affirme l'IEDOM

"L'indice de climat des affaires a été à son plus haut niveau dix ans aux trois premiers trimestres 2018 pour retomber à son plus bas niveau depuis cinq au quatrième trimestre." L'IEDOM a relevé en ce qui concerne la Réunion le fort impact des gilets jaunes en fin d'année, notamment sur les entreprises. 50 % d'entre elles ont perdu un quart de leur chiffre d'affaires entre le troisième et le quatrième trimestre 2018. Malgré la croissance de l'économie, la population ne voit pas son quotidien s'améliorer : Le chômage reste élevé (138 810 demandeurs d'emplois) à 24 % et a même pris 2,2 % l'an dernier alors qu'il avait baissé en 2017. La vie reste chère même si la consommation est restée soutenue par les ménages et l'inflation à 1,8 %. Les inégalités persistent... La croissance du PIB qui prenait jusqu'alors quelques pourcentages par an sera beaucoup plus faible en 2019. L'agro-alimentaire serait l'activité la plus touchée. La campagne cannière a été mauvaise à cause des conditions climatiques en début d'année... Heureusement, la NRL et son chantier titanesque soutiennent le BTP (1,4 milliards d'euros) et le tourisme (534 630 visiteurs, soit +5,3 % et 432 millions de chiffre, soit + 21,3 %) est très bien orienté (effet French Bee). Les intentions d'investir des chefs d'entreprise se replient mais restent positives et confirment la reprise de l'investissement opéré depuis 2017. D'ailleurs, les crédits d'investissement continuent de croître (3,1 % fin 2018 contre 8,5 % en 2017.

Le commerce extérieur est en nette dégradation. Les exportations reculent de 12 %, c'est principalement du aux légines et au sucre. Les importations augmentent peu (0,5%), mais elles sont impactées par la hausse des cours du pétrole (qui représente 10 % des importations). Les importations de biens d'équipement et de produits courants ont diminué de 1,7 %...

L'IEDOM estime que l'économie réunionnaise a un fort potentiel dans les énergies renouvelables et le traitement des déchets. "L'année 2019 sera décisive, estime la patronne de l'IEDOM, avec la nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie et le plan unique des déchets qui devraient permettre d'apporter de la lisibilité sur un projet d'avenir."

Perspective incertaine en Martinique

L'économie martiniquaise patine. L'indicateur de climat des affaires oscille autour de sa moyenne de longue durée mais n'indique pas une tendance claire dans la reprise de l'activité. Il faut dire que la démographie n'incite pas à la confiance. En dix ans, la Martinique a perdu 8% de sa population. Sa population perd 4000 personnes par an pour une population totale estimée à 282 000 habitants en 2030.

Le PIB a perdu 0,2 % entre 2017 et 2018. La situation est "atonique" dans le secteur primaire  (qui affiche des résultats mitigés avec notamment une reprise des bananes à l'export qui n'atteint pas les résultats d'avant la tempête Matthew en 2016), l'agro-alimentaire, le BTP et le transport. La Martinique n'a pas de chantier structurant en perspective et la commande publique comme privée est faible. Seule la construction de logements progresse. Les commerçants ont fait face à une activité faible malgré des ménages qi continuent de consommer (automobiles + 5 %). La grande distribution enregistre une hausse de son chiffre de 1,7 % en 2018 après une baisse de 1,2 % en 2017

La vraie bonne nouvelle, c'est la baisse du chômage. On compte 40 693 demandeurs d'emploi à la fin décembre 2018, soit une baisse de 4,6 %. Le marché de l'emploi retrouve sa tendance à la baisse, perturbée l'an passé, entamée en 2013. Compte tenu de la baisse démographique et de sa concentration au sein des moins de 25 ans, il convient de ne pas interpréter avec trop d'allégresse cette baisse du chômage, prévient l'IEDOM. Mais c'est cette baisse de la demande d'emploi qui s'accompagne de la hausse de la masse salariale du secteur privé ( + 3 % en 2018 et  + 2,1 % en 2017) qui permet de soutenir la consommation des ménages, elle -même soutenue par le recours au crédit.

Dans le tourisme, ça va fort avec le million de touristes dépassés et quasiment 2 millions de voyageurs à l'aéroport Aimé-Césaire. Néanmoins, comme pour la Guadeloupe, la croisière risque d'être impactée par la reprise des destinations touchées par Irma et Maria, tout comme le nombre de voyageurs avec le départ de Norwégian.

Les perspectives sont incertaines avec un environnement public atone. Le privé se contente de renouveler l'existant et la contribution de l'administration publique tant en matière de consommation que d'investissement est négative. Dans cette perspective, l'IEDOM estime que 'la hausse du prix de l'énergie, les effets de la loi de finances 2019 et la hausse des tarifs douaniers pourraient limiter la progression du pouvoir d'achat et affaiblir la consommation privée.

Sur quoi peut alors miser notre économie, hormis le tourisme ?  Les leviers de croissance, selon l'IEDOM, reposent sur les économies vertes et bleues et le BTP qui pourrait engager "plus rapidement qu'attendu" son adaptation aux nouveaux besoins du marché, notamment la rénovation et la réhabilitation de logements.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 07:27
Macron et l'Outre-mer

Macron propose la différenciation  aux Outre-mer

L'Outre-mer a été cité par le président de la République lors de la présentation de ses mesures post crise gilets jaunes quand il a parlé parlé de la réforme constitutionnelle et du principe de différenciation territoriale : "C'est le défi des Outre-mer, de la Corse, de la Normandie, de l'Occitanie..." Cette réforme doit arriver au premier trimestre 2020. Le président a rappelé que sur le sujet de la différentiation, les ultramarins avaient déjà de l'expérience. "Pour qu'on aille plus loin, il faut qu'on fasse réussir notre réforme constitutionnelle. Nous portons une simplification profonde qui est attendu des territoires. Ils veulent pouvoir beaucoup plus vite, beaucoup plus simplement prendre des compétences lorsqu'elles sont pertinentes et requises et ne pas passer comme aujourd'hui par la procédure qui est très longue et très lourde." Les territoires pourraient prendre la main sur des sujets énergétiques, transport... Comme l'Etat a pu reprendre la main sur le RSA en Guyane ou à la Réunion. "Ces territoires sont à la pointe de la différenciation, c'est ce que nous commençons à faire dans le cadre constitutionnel actuel, mais pour le réussir, les Assemblées devront nous conduire au terme de cette réforme."

Emmanuel macron a encore évoqué l'Outre-mer quand il a parlé du sentiment d'injustice fiscale et de sa volonté de baisser de quelque 5 milliards d'euros la part d'impôt sur le revenu des classes moyennes. Pour financer cette baisse, il veut sacrifier des niches fiscales, mais a-t-il précisé, uniquement des niches au bénéfices des entreprises et pas des ménages ni des outre-mer.

FXG, à Paris

France Ô is dead

La question de la fermeture de France Ô est-elle remontée du Grand débat national comme une impérieuse nécessité ? "Ni de confirmation impérieuse, ni de protestation impérieuse", a répondu le président qui a embrayé sur les assises et le livre bleu outre-mer, la stratégie de l'archipel France, son attachement aux Outre-mer et le fait qu'il se soit déjà prononcé sur le sujet de France Ô. "Je pense aussi, dit-il, qu'on soit moins hypocrites. Il y a des chaînes pour chaque territoire d'Outre-mer. Elles sont maintenues ; elles sont indispensables. Avoir en plus une chaîne nationale juste pour les Outre-mer n'est pas indispensable et, surtout, c'est justifier que nos outre-mer au fond n'ont pas de droit de cité au sein de France Télévisions." Pour autant Emmanuel Macron invite fermement le Premier ministre et le ministre de la Culture être attentifs à ce que les engagements de la présence d'ultramarins à l'écran, de sujets ultramarins sur de grandes chaînes de France Télévisions, soient tenus.

 

Partager cet article

Repost0
26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 08:24
Congés bonifiés - RV les 9 et 10 mai

Les syndicats sceptiques sur la réforme des congés bonifiés

Le projet gouvernemental de réforme des congés bonifiés exposé dans le compte rendu de la réunion interministérielle du 11 janvier dernier ne cesse d'inquiéter les syndicats de fonctionnaires qui appellent à manifester le 9 mai prochain.

Selon le compte rendu du Premier ministre, les congés bonifiés des fonctionnaires métropolitains exerçant dans les DOM ne seraient pas touchés et resteraient tels quels : 65 jours consécutifs tous les trois ans pour aller passer des congés en métropole, avec prise en charge intégrale du billet d’avion par l’administration. La réforme signerait donc le retour à la situation d’avant 1978.

Aujourd'hui, un agent a la possibilité de prendre des congés bonifiés au pays, tous les 36 mois, d’une durée maximale de 65 jours consécutifs. Le billet d’avion de l’agent, de son conjoint (sous réserve que ses ressources n’excèdent pas un certain plafond) et ses enfants sont payés directement et intégralement par l’administration. C’est en cela que l’on parle de bonification puisque aux cinq semaines de congés payés classiques (5x7 jours calendaires, soit 35 jours) s'ajoutent une bonification de trente jours avec prise en charge intégrale du billet d’avion par l’employeur public et le versement pendant la période de congés de l'indemnité de vie chère (40% aux Antilles par exemple). 

Le projet actuel de réforme ne concerne que les fonctionnaires originaires des DOM travaillant en métropole. Il comporterait notamment la suppression de la bonification de 30 jours avec l'adoption de la règle classique des 31 jours consécutifs maximum... Il n’y aurait donc plus de « bonification », donc plus de « congés bonifiés » qui seraient pour l’essentiel supprimés.

La réforme comporterait encore la suppression de la prise en charge intégrale des billets d’avion de l’agent et de sa famille en échange d'un forfait. A charge pour le fonctionnaire d’acheter le(s) billet(s) d’avion dans l’agence de son choix. Les syndicats craignent que ce forfait ne soit plus bas que le coût moyen des billets d’avion, notamment durant les vacances scolaires de juillet-août...

Enfin, la réforme comporterait encore la suppression du versement de l’indemnité de vie chère pendant la durée de leur congé dans leur DOM d’origine. Les syndicats tiennent à rappeler que cette indemnité n’est pas une sur-rémunération mais se justifie par un coût de la vie beaucoup plus élevé dans les DOM qu’en métropole...

Ces deux derniers points pourraient dissuader de nombreux fonctionnaires originaires des DOM à demander ce type de congé, ce qui, redoutent les syndicats, ouvrira une voie au gouvernement pour supprimer formellement et définitivement ce congé bonifié nouvelle formule, en invoquant comme motif une faible demande...

A terme, les syndicats voient là la mort lente et annoncée des liens familiaux et de l’attache liée à leur culture. "Pour les peuples eux-mêmes, estime un militant CGT, ce sera une catastrophe puisque les fonctionnaires métropolitains seront incités à rester dans les DOM, renforçant ainsi le sentiment du "génocide par substitution"."

Côté gouvernement, les ministres Dussopt et Girardin ont publiquement affirmé que l'indemnité de vie chère serait maintenue, mais ils ont du mal à convaincre les intéressés car la la suppression de l'indemnité de vie chère figure bel et bien dans le compte rendu du 11 janvier.

Les syndicats appellent à une nouvelle manifestation parisienne le 9 mai prochain et un après-midi de débat le 10, à la Bourse du travail de Paris.

FXG, à Paris

"Un privilège de type colonial et discriminatoire"

Jusqu’en 1978, seuls les fonctionnaires d’Etat métropolitains exerçant dans les DOM jouissaient d’un régime de congé spécial (plus long) dérogatoire et préférentiel. Les fonctionnaires originaires des DOM travaillant en métropole n’y avaient pas droit ce qui faisait dire à certains que c’était "un privilège de type colonial et discriminatoire"... C’est seulement en mars 1978 qu’une mise à niveau entre fonctionnaires métropolitains dans les DOM et fonctionnaires originaires des DOM travaillant en métropole a été effectuée sous le nom de « congés bonifiés ». C'est le décret du 26 mars 1978 « relatif, pour les DOM, à la prise en charge des frais de voyage de congés bonifiés accordés aux magistrats et fonctionnaires civils de l'Etat ». La discrimination de droit disparaissait entre les fonctionnaires métropolitains et ceux originaires des DOM. Des textes ultérieurs étendirent le bénéfice des congés bonifiés aux fonctionnaires territoriaux et hospitaliers.

 

 

Partager cet article

Repost0
23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 09:40
Mouvement international pour les réparations

Le MIR échoue à obtenir des réparations en justice pour le crime de l'esclavage

Il y a 14 ans, le 30 mai 2005, l'association Mouvement international pour les réparations (MIR) et l'association Conseil mondial de la diaspora panafricaine (CMDPA) ont assigné l'État devant le tribunal de grande instance de Fort-de-France. Les deux associations entendaient par là obtenir une expertise pour évaluer le préjudice subi par le peuple martiniquais du fait de la traite négrière et de l'esclavage ainsi qu'une provision destinée à une future fondation. La cour d'appel de Fort-de-France a rendu son arrêt le 19 décembre 2017 et rejette les demandes des associations. La cour les déclare irrecevables car prescrites. C'est donc devant la Cour de cassation que le MIR s'est pourvu pour tenter d'avoir gain de cause en arguant que la traite négrière et l'esclavage sont des crimes contre l'humanité, lesquels sont, par nature, imprescriptibles.

Les magistrats de la Cour de cassation rappellent d'abord que les articles du code pénal, réprimant les crimes contre l'humanité, sont entrés en vigueur le 1er mars 1994 et ne peuvent s'appliquer aux faits antérieurs à cette date, en raison des principes de légalité des délits et des peines et de non-rétroactivité de la loi pénale plus sévère. Ils observent encore que la loi Taubira du 21 mai 2001 quoiqu'elle reconnaisse l'esclavage et la traite comme des crimes contre l'humanité, n'avait apporté "aucune atténuation à ces principes". Les magistrats jugent encore que la cour d'appel a correctement jugé l'action d'engager la responsabilité financière de l'Etat, indépendamment de toute qualification pénale des faits : elle est elle aussi prescrite parce qu'elle porte "sur des faits ayant pris fin en 1848, en l'absence de démonstration (pour les ayant-droits) d'un empêchement qui se serait prolongé durant plus de cent ans".

L'arrêt rendu mercredi rejette le pourvoi du MIR et du CMDPA.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 09:38

Marché du haut débit de la Réunion : la procédure était régulière

A la suite de l'annulation de la procédure de passation de marché pour le très haut débit en novembre dernier par le tribunal administratif (TA) de la Réunion, les sociétés Réunicable et Orange se sont retrouvées devant le Conseil d'Etat qui a jugé l'affaire jeudi 11 avril. Orange et les sociétés Sogetrel et Capcom, ainsi que la Région Réunion ont demandé au juge administratif suprême d'annuler la décision du TA demandée et obtenue par Réunicable.

A l'origine, une procédure concurrentielle avec négociation lancée par la Région. Son objet : la conception, la réalisation, la maintenance et l'exploitation technique d'un réseau à très haut débit dans six communes. Orange remporte le marché en octobre 2018. Le mois suivant, Réunicable obtient l'annulation du marché en affirmant entre autres que ce marché aurait du être passé en plusieurs lots. A l'issue d'un débat juridique, administratif et technique complexe, le Conseil d'Etat a estimé que Réunicable n'était pas fondée à demander l'annulation de ce marché, en conséquence a annulé l'ordonnance du TA, rejeté la demande que Réunicable avait faite devant le juge des référés du TA et condamné Réunicable à verser 4000 euros à la Région. Orange et les sociétés Sogetrel et Capcom sont donc en charge de la réalisation de cette insfrastructure de communication à très haut débit.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 09:35
Air Caraïbes

Air Caraïbes annonce un résultat net d'exploitation de 15 millions d'euros

Air Caraïbes connaît une croissance forte de son trafic et de ses résultats financiers et modernise sa flotte avec les Airbus A 350 de nouvelle génération.

Jeudi 11 avril à Paris, Jean-Paul Dubreuil, l'actionnaire, Marc Rochet, le directeur général de Dubreuil Aéro, et Patrick Malval, le président d'Air Caraïbes, ont présenté avec le sourire leurs bons résultats 2018 et les bonnes perspectives 2019, malgré une concurrence accrue et le poids du coût du pétrole.

Sur le long courrier, Air Caraïbes qui a passé le million de passagers en 2017, a connu une croissance 11,5 % entre 2017 et 2018 avec 1,264 millions de passagers et annonce le chiffre de 1,344 millions en 2019. Les taux de remplissage sur Fort-de-France et Pointe-à-Pitre ont dépassé les 90 % en 2018 et dépasseront les 91 % cette année.

Si en Guadeloupe, la croissance du marché en 2018 a atteint 9 %, Air Caraïbes a perdu 2% avec 32 % de parts de marché, tandis qu'Air France qui a perdu aussi 2% reste leader avec 38%. Corsair est à 20 %, XL Airways à 7 % et Level à 3%.

En Martinique, la croissance du marché en 2018 a atteint 7,2 % et Air Caraïbes a rejoint la tête du peloton en faisant pour la première fois jeu égal avec Air France avec 36 % de parts de marché. Corsair est à 20 %, XL Airways à 7 % et Level à 2 %.

Les tendances s'annoncent à nouveau positives en 2019 à +3,3 % à la fin février alors que des aléas d’exploitation ont impacté le résultat 2018 (coûts d’affrètement et indemnités retard versées aux clients). Sur ce point Marc Rochet estime que la législation européenne qui autorise des indemnités supérieures au prix du billet met en péril les compagnies. Il dénonce des  "règles incongrues, y compris sur des retards dus à la neige" !

Quoi qu'il en soit le chiffre d'affaires d'Air Caraïbes progresse (437 millions en 2017, 482 en 2018 et 524 en 2019) comme son résultat net (12 millions en 2017, 10,4 l'an dernier et 15,5 prévus en 2019) même si le poids du pétrole sur le compte d’exploitation progresse (22% en 2017, 26 % l'an dernier et 28 % prévus cette année).

Aujourd'hui, 60 % des salariés sont Antillais et 40 % possèdent 7,51 % du capital.1033 salariés toucheront cette année 2005 euros au titre du programme d’intéressement et participation.

Des avions plus performants

Un troisième A350-900 sera livré en juillet et sera affecté au Paris Cayenne dont les fréquences passeront de 6 à 7 en période de pointe. Sur cette route, Air Caraïbes détient désrmais 40 % de parts de marché et vise les 50. L’axe Paris Saint-Martin sera renforcé pour le programme hiver avec l'ajout d’une nouvelle rotation.

De même la compagnie annonce un programme fort sur Cuba en codeshare avec Corsair après un retour à l’équilibre des lignes vers La Havane et Santiago de Cuba. Pour cela, Air Caraïbes disposera d'un A 330-200 de secours puisqu'elle reçoit la livraison en décembre 2019 de son premier A 350-1000 (429 sièges dont 24 en classe madras et 45 en classe caraïbes). Avec ce nouveau gros porteur, le coût au siège baisse de 6 % et l'empreinte carbone de 25 %. En 2022, la compagnie disposera d'une flotte transatlantique de 9 porteurs dont 2 A350-1000, 3 A 350-900, 4 A 330-300 et son A 330-200 de secours. Elle a investi 30 millions en 2018 pour refaire ses cabines à neuf. En tout, le Dubreuil Aéro (Air Caraïbes et French Bee) dispose de 15 avions dont 40 % en propriété. "Je n'imagine pas qu'on puisse avoir cinquante avions", a toutefois prévenu Jean-Paul Dubreuil.

En 2020, la compagnie à l'arbre du voyageur compte affirmer sa présence, accompagner la croissance du marché et continuer d'être un "acteur majeur de l’économie antillaise" tout en restant attentive aux opportunités dans la zone de la grande Caraïbe.

FXG, à Paris

Air Caraïbes ne reprendra pas les routes de Norwegian

Interrogé sur le départ de Norwegian, Patrick Malval a déclaré : "Nous n'avons jamais cru au modèle de Norwegian. Ils jettent l'éponge... C'est très dommage pour les Antilles et la Guyane. Peut-on reprendre ce type de route ? Non. Il n'y a pas d'argent à gagner et nous n'avons pas le bon type d'avion. Ce serait mettre en péril notre réseau régional qu'on a réussi à ramener à l'équilibre."

Partager cet article

Repost0
23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 09:30
Européennes

Une Martiniquaise sur la liste européenne des Insoumis

Pour les élections Européennes, les partis ont du s'adapter avec plus ou moins de succès à la suppression de la circonscription outre-mer. Maintenant qu'ils sont en campagne, ils font valoir leurs atouts. Ainsi LFI avec Karine Varasse, Martiniquaise, 39e de liste, emmène au pays sa numéro 1 Manon Aubry, le Guadeloupéen CGTiste de la RATP, Philippe Juraver (20e), la militante syndicale du CHU de la Guadeloupe, Nadège Montout (35e), et la députée LFI de Paris, Danièle Obono. Ils vont faire campagne en Martinique et en Guadeloupe.

"Après mon implication comme candidate aux dernières législatives sous l'étiquette de la France insoumise, raconte Karine Varasse, ils ont trouvé légitime de me proposer de figurer sur la liste." Elle veut profiter de cette campagne pour rappeler aux Martiniquais que les lois et les directives européennes les concernent aussi puisque ce sont elles qui régissent les politiques nationales et locales : "Je voudrais faire comprendre aux Martiniquais que l’Europe par le biais des fonds spécifiques dont nous pouvons bénéficier, est aussi un levier, une source d’opportunités pour innover, entreprendre et développer nos connaissances et nos actions en faveur de l’environnement." Elle cite les énergies renouvelables, les nouvelles méthodes d’agriculture propre et solidaire, le traitement des déchets... Elle veut "une équipe de choc, avoir les coudées franches pour mettre en place des politiques sociales et écologiques, dignes de ce nom et adaptées". Surtout elle met en garde contre l'adversaire qui n'attend que d'être à l'aise "pour accentuer sa politique relativement peu sociale". Elle cite l'augmentation de la CSG, la suppression des emplois aidés... Au Parlement, la France insoumise siègera avec les députés du groupe "Maintenant le peuple" qui rassemble entre autres Podemos d'Espagne, Bloco de Esquerda du Portugal, des Suédois... "On travaille déjà avec eux pour avoir une force politique imposante et pouvoir renégocier les traités, mettre fin à ce plafond de 3% de déficit budgétaire..."

Karine Varasse n'est pas en position éligible. "C'est vrai, dit-elle, mais ça m'a permis de rencontrer les personnes qui seront élues. Nous avons eu plusieurs séminaires de travail où j'ai pu exposer les problématiques de la Martinique comme le chlordécone, le taux de chômage, le seuil de pauvreté, etc... On a pu mettre en place des groupes de travail." Elle met en avant aussi le travail déjà fait par le numéro 4, le député réunionnais sortant Younous Omarjee. "Il était le seul député insoumis à Strasbourg dans la mandature sortante et il a fait un travail remarquable !" Et au moins lui sera élu.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 16:51

Le Collectif des états généraux de l'Outre-mer propose d'évaluer la politique du président de la République comme ille fait chaque année depuis 2009. Ceux qui veulent y réponde peuvent le faire sur ce lien ci-dessous

Français/es d’outre-mers, évaluez l'action d'Emmanuel Macron!
 
Valable jusqu'au 30 avril

Partager cet article

Repost0
18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 15:44
"Trop de subventions et l'octroi de mer maintiennent les opérateurs dans un confort qui ne les conduit pas à chercher de l'efficacité dans leur sourcing."

"Trop de subventions et l'octroi de mer maintiennent les opérateurs dans un confort qui ne les conduit pas à chercher de l'efficacité dans leur sourcing."

La concurrence outre-mer selon Francis Amand

Nommé délégué interministériel à la concurrence outre-mer en décembre dernier, Francis Amand a été auditionné par les députés jeudi matin à Paris.

"Les résultats ne pourront être que progressifs", prévient-il.

La concurrence est par nature dans nos territoires contrainte par l'étroitesse des marchés et leur éloignement. Mais ce qui frappe d'abord Francis Amand, le délégué interministériel à la concurrence outre-mer, c'est que peu d'acteurs se font concurrence. La concurrence entre les importateurs est faible : "Les Outre-mer, dit-il, ne sont pas des marchés à conquérir pour les exportateurs métropolitains car on ne peut pas beaucoup se différencier et ce qu'on a à gagner n'est pas très important." La concurrence entre importateurs et opérateurs locaux  est "médiocre". En cause l'octroi de mer qui ne vise plus à "égaliser les conditions de concurrence" mais est devenu avant tout une source de revenus pour les collectivités territoriales... "L'octroi de mer, précise M. Amand, ne devrait profiter qu'aux opérateurs locaux dont on a vérifié l'efficacité". Dans son viseur les filières car si elles doivent permettre une stratégie de développement local en aidant les producteurs en amont, c'est contradictoire souvent avec l'intérêt du consommateur, c'est-à-dire une baisse des prix...

La concurrence entre opérateurs locaux est "modérément développée" juge le délégué, et "parfois seulement apparente" en raison du dimensionnement et du libre accès aux infrastructures, notamment dans l'agriculture...

Le délégué admet une concurrence dans le tertiaire, dans la grande distribution avec une politique promotionnelle agressive qui aboutit quelque fois à des prix bas, dans la téléphonie (après les sanctions de l'Autorité de la concurrence qui peuvent aller jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial) et même dans les banques avec un taux de crédit jugé raisonnable. Pour autant, admet-il, les études de marché restent à faire... Sa principale interrogation réside dans la chaîne logistique (transport aérien et maritime) : "Je suis  en train d'investiguer de manière analytique", précise-t-il en regrettant le trop petit nombre de compagnies maritimes...

Mais aussi, Francis Amand constate qu'"il n'y a pas une forte culture de la concurrence". Peu de signalements dans les DIECCTE contre un concurrent ou un fournisseur, un modèle de négociation amicale qui nuit à la concurrence... "Je ne peux m'empêcher de penser que trop de subventions et l'octroi de mer maintiennent les opérateurs dans un confort qui ne les conduit pas à chercher de l'efficacité dans leur sourcing." En plus les consommateurs estiment que ce n'est pas à eux de faire jouer la concurrence...

Mobiliser tous ceux qui peuvent favoriser la concurrence

Dans ce contexte, M. Amand estime que le rôle d'un délégué à la concurrence, qui n'est pas un régulateur sectoriel, est d'adapter, d'avoir des approches négociées. En ce sens, le bouclier qualité prix (BQP) est un exemple de régulation négociée même si comme l'octroi de mer il a des objectifs contradictoires (prix, qualité, offre locale...) Il s'agit donc pour le délégué de mobiliser tous ceux qui peuvent favoriser l'amélioration de la concurrence, à savoir les consommateurs (comparateurs de prix, publicité du BQP, coopératives d'achat pour les pièces détachées, par exemple), les entreprises (pédagogie de la concurrence, des risques encourus, des procédures de clémence...) "Mon  bureau est ouvert, dit M. Amand, on peut m'appeler ; il faut dénoncer." Car du côté des entreprises, il faut mettre un terme aux exclusivités même si elles sont interdites depuis 2012... Le délégué propose donc d'étendre les sanctions aux exclusivités de licence de fabrication et contrats de franchise, de sanctionner les marges arrières qui ne sont pas remises dans les prix, de favoriser le regroupement des petits commerçants dans les grandes surfaces (comme cela se fait à Mayotte et en Guyane), favoriser l'arrivée de nouveaux opérateurs de manière à tester les circuits d'approvisionnement, partager les infrastructures comme l'abattoir ou l'usine aux opérateurs en aval. "Là, c'est du tarif réglementé", précise le délégué. Là aussi les élus ont un rôle à jouer, comme l'autorité de la concurrence qui a tous les pouvoirs d'investigation que n'a pas le délégué à la concurrence.

FXG, à Paris

Voir les commentaires

Partager cet article

Repost0
17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 07:41
Mémoire de l'esclavage

Guerre de tranchée au sein de la future fondation de l'esclavage

La plainte du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (CNMHE) contre l'Institut du Tout-Monde révèle une fracture entre les acteurs de la mémoire de l'esclavage et le mouvement décolonial, un terrain glissant pour la fondation pour la mémoire de l'esclavage en cours de constitution.

Le CNMHE a publié en janvier dernier sur son site un texte (http://www.cnmhe.fr/spip.php?article1280) qui exprime sa position au regard de l'antiesclavagisme et de l'antiracisme : "Le racisme est une conséquence de l’esclavage, mais il ne préexiste pas à celui-ci. On ne peut donc confondre les deux phénomènes, ni affirmer que la mise en esclavage cible précisément une catégorie particulière de la population." Le CNMHE ajoute encore au sujet de la future fondation pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, présidée par Jean-Marc Ayrault, que "l’objet principal de la fondation n’est pas d’être une institution supplémentaire de lutte contre le racisme, où la dimension militante l’emporterait sur toute autre considération."

Ce texte a immédiatement fait réagir Myriam Cottias, ancienne présidente du CNMHE, et Loïc Céry, le directeur du pôle numérique de l'Institut du Tout-Monde, s'en est fait le relais sur le site du blog de Médiapart (https://blogs.mediapart.fr/edition/institut-du-tout-monde/article/200219/memoire-de-lesclavage-et-antiracisme-les-enjeux-de-notre-combat). Il dénonce dans la position affichée par le CNMHE une minoration et une relativisation de la traite transatlantique dans une histoire globale. "L’avenir, écrit M. Céry, ne peut pas s’écrire avec ceux qui nient la spécificité irréductible de la traite négrière transatlantique." Mais il va plus loin encore en dénonçant "une manipulation insidieuse et grossière de l’histoire" qui "tend à dissocier soigneusement la question du racisme et la mémoire de l’esclavage". Il ne s'agit pas seulement, pour M. Céry, d'un "détournement de la mémoire", mais d'"une idéologie révisionniste (...) exprimant ouvertement une concurrence des mémoires, une relativisation de la traite transatlantique et un désengagement du combat contre le racisme". Sa tribune de quatre pages use d'un ton vif et de termes éloquents pour désigner les membres du CNMHE : "révisionnistes patentés", "pseudo historiens qui veulent mettre en place une racialisation de la mémoire" et encore "révisionnistes à la Faurisson"...

Décoloniaux et entrepreneurs de mémoire

En retour, le CNMHE par la voix de son président, Frédéric Régent, a déposé plainte devant le procureur de la République pour injures et diffamation publiques (https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2269512786449265&set=a.226397500760814&type=3&theater)

Résultat, le Groupement d'intérêt public de la Mémoire de l'Esclavage, de la Traite et de leurs Abolitions, préfiguration de la fondation, se trouve pris entre d'un côté les entrepreneurs de la mémoire comme le CM 98, la route des abolitions, les anneaux de la mémoire et des historiens comme le président Régent, et de l'autre ceux qui soutiennent l'Institut Glissant comme SOS Racisme ou les deux anciennes présidentes du CNMHE, Myriam Cottias et Françoise Vergès.

L'objectif inscrit au coeur du projet de Fondation pour la mémoire de l'esclavage et répété sans cesse par ses dirigeants est que tout le monde soit dans la Fondation pour que les débats y aient lieux en interne, sans polémiques dans les médias et autres tribunaux... C'est visiblement raté ! Car après les déclarations de Doudou Diène dans Libération contre les haut-fonctionnaires, la droite, les blancs et les catholiques, c'est au tour des "pseudos-historiens révisionnistes et négationnistes" du CNMHE d'être attaqués par l'institut du Tout Monde ..... Mais avec cette fois un plainte engagée, c'est bien la guerre au sein de la future fondation entre la mouvance décoloniale et celle des entrepreneurs de mémoire.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0

Articles Récents