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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 06:29

 

Les 70 ans des rhums Damoiseau

Jeudi soir, à l’occasion du salon international de l’agriculture de Paris, Hervé Damoiseau, directeur général des rhums Damoiseau recevait quelques trois cents invités. Il s’agissait de fêter les 70 ans de la marque familiale, mais aussi la remise du prix de la fédération internationale du tourisme, le Laurier d’or. Déjà, en 1986, Damoiseau avait été honoré, mais avec l’ensemble des distillateurs de rhums antillais. Pour l’occasion, Hervé Damoiseau avait invité quelques people tels que Evelyne Leclerc, Annie d'Avray, Jean-Pierre Castaldi ou encore l’écrivain à succès, Paul-Loup Sulitzer.

Reportage en images par FXG (agence de prese GHM)Babette-de-Roziere-Eric-Duluc-Nicolas-Lagendre-Herve-Damois.jpgL’animatrice de télé et chef Babette de Rozière, le président de la fédération internationale de tourisme, Eric Duluc, Nicolas Legendre de Spiridom, Herve Damoiseau et l’écrivain Paul Loup Sulitzer.

Babette-de-Roziere-et-H-Damoiseau.jpgBabette de Rozière et Hervé Damoiseau.

Bernard-Martin-Herve-Damoiseau-Gabrielle-Nicolas.jpgBernard Martin, expert agricole, Hervé Damoiseau et la présidente de l’ODEADOM, Gabrielle Nicolas.

Cuvee-du-millenaire.jpgCuvee du millénaire Damoiseau, dont le flacon a été designé par Cyril Congo.

RV-Damoiseau-Cyril-Congo.jpgHervé Damoiseau et le designer Cyril Congo.

Dani-Nicolas-Legendre-Evelyne-Leclerc.jpgAnbnie d'Avray, propriétaire de la marque eponyme, Nicolas Legendre, le bras droit de Hervé Damoiseau à Paris, et l’animatrice de télévision Evelyne Leclerc.

Denis-Celeste-RV-Damoiseau-Gaston-Calife.jpgDenis Celeste, directeur général adjoint chargé du développement durable au conseil régional de Guadeloupe, Hervé Damoiseau et le président de la Case  sociale, Gaston Calife.

Dominique-de-la-Guigneraye-Quimpert-Lombriere-Damoiseau.jpgDominique de la Guigneraye des rhums Clément et JM, M. Quimpert, conseiller outre-mer du ministre de l’agriculture, Benoît Lombriere, conseiller à l’Elysée et Hervé Damoiseau.

Babette et DaniBabette et Annie d'Avray.

Freddy Loyson Bigard SiloFreddy Loyson, Roger Bigard et René Silo, les anciens des réseaux associatifs antillais en Ile de France.

Herve Damiseau JF Le Garrec Pierre BojicHerve Damoiseau, Jean-François Le Garrec, président de la CCI de Quimper-cornouaille et Pierre Bojic de Penn Duick (Route du rhum, Transat Benodet-Fort-de-France...).

Herve Damoiseau JPierre Castaldi N LegendreHerve Damoiseau avec le comédien Jean-Pierre Castaldi et Nicolas Legendre.

Isabelle-Richard-Chauffeur-metro-Pioche-Marie-Mickaelle-Man.jpgIsabelle Richard, Jean-Claude Marie-Joseph, chauffeur métro sur la ligne 4, Emmanuel Pioche du ministère de l’Intérieur et Marie Mickaelle Manquat, dite Marie-Mika.

JClaude-Benoit-Claudine-Neisson-Vernant-H-Damoiseau.jpgJean-Claude Benoit, directeur général des rhums Saint-James, Claudine Neisson-Vernant, patronne des rhums Neisson, et Hervé Damoiseau

Jennifer-Pelage-Keen-de-Kermadec.jpgJennifer Pelage, de l’association Agir ensemb, et la comédienne Keen de Kermadec

JJ-Brot-Jean-Francois-Le-Garrec-Constance-Brot-David-Barthe.jpgL’ancien préfet de Guadeloupe, en charge du Finistère depuis trois mois, Jean-Jacques Brot , avec Jean Francois Le Garrec de la CCI de Quimper, Constance Brot, la fille du préfet, David Barthe, directeur général de CEFAC et Jean-Pierre Le Pemp, shipshandler à Penmar’ch.

JPierre-Castaldi-Emmanuel-Pioche.jpgJean-Pierre Castaldi Emmanuel Pioche, un sosie de Pierre-Just Marny

Kevinn-Bastien-Charlene-et-Fabien.jpgLes amis de Hervé Damoiseau, Kevinn Bastien Charlene et Fabien.

Le-Garrec-et-Sandrine-Damoiseau.jpgJean-François Le Garrec et Sandrine Damoiseau, la soeur de Hervé.

Lombriere-et-Siar.jpgBenoît Lombriere et Claudy Siar.

Lucie-et-Jean-Anzala.jpgJean Anzala, premier adjoint de Gabrielle Louis-Carabin au Moule et sa sœur, Lucie.

Nicolas-Legendre-Spiridom.jpgNicolas Legendre de Spiridom et Damoiseau export, décoré de l’ordre du mérite agricole, le jour-même, par le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire.

Sandra-Bisson.jpgSandra Bisson

Sandrine-Damoiseau-et-son-fils.jpgSandrine Damoiseau et son fils.

Thomas-Prio-RV-Damoiseau.jpgThomas Priou, de la société Lixir (Rhums Tris-Rivières) et Hervé Damoiseau.

Xavier-Tieblin-ex-proprio-de-GQF-et-JPierre-Caillard-COFEP.jpgXavier Tieblin ex-propriétaire de Groupe Quartier Français et Jean-Pierre Cayard, pdg de la COFEP (La Martiniquaise). Ce dernier qui a obtenu l'autorisation de racheter les activités rhumières du Groupe Quartier français cherche à tout revendre à des entrepreneurs locaux à la Réunion, à l'exception de la distillerie Rivière du Mât et son fameux rhum Charette.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 06:17

La Martinique au salon international de l’agriculture

Musique-stand-Mque.jpgPlus de 100 m2 de stand dans le hall des régions de France au salon international de l’agriculture et toujours autant de visiteurs pour la Martinique. La Chambre d’Agriculture et le Comité Martiniquais  du Tourisme ont reconduit leur association nouée depuis 2005 pour valoriser l’association agriculture et tourisme.

En plus de l’espace Martinique, la chambre d’agriculture est venue avec ses partenaires habituels comme Kay Marise et Suz spices, mais encore les fleurs Burnet (Daniel et Serge Burnet, exploitants sur la plus grosse surface en fleurs coupées de la Martinique (55 ha dont 38 ha plantés), ont reconverti avec succès une exploitation bananière touchée par la chlordécone), le Panier des îles, les chocolats Lauzéa (véritable attraction de l’Espace Martinique) et bien sûr les rhums AOC, l’UGPBan. « On met la fleur à l’honneur, explique Louis-Daniel Bertome, président de la chambre, mais comme chaque année, on met aussi à l’honneur chaque fruit, chaque production de chez nous. » Samedi, c’était le chocolat, dimanche, les confitures, lundi la banane, mercredi la canne, jeudi les fruits tropicaux, vendredi, l’élevage, samedi, la fleur et dimanche, ce sera la journée des compositions florales avec un designer venu de Martinique spécialement. Fleurs-de-Martinique.jpgAlors, bien sûr, le développement endogène et la production locale étaient au cœur des discussions. « Nous sommes en train d’achever le travail pour un contrat d’objectif pour les deux ans qui viennent avec la chambre, l’Etat et les collectivités locales, et nous continuons la structuration des filières de production animale et végétale avec l’interprofession qui s’est mise en place, explique le président. Le travail qui reste à faire est de relancer les exploitations agricoles, notamment tout ce qui est en fruits et légumes, cultures maraîchères et vivrières, parce qu’on a passé des périodes difficiles notamment en 2011 avec une année pluvieuse… » C’est un travail fait de concert avec la région. Cette année, le conseil d’administration de l’ODEADOM se tiendra en Martinique, ce sera l’occasion de faire le point avec l’administration sur les enjeux pour le développement de la production car Louis-Daniel Bertome ne considère par l’office comme une banque mais comme un outil au service du développement agricole. Le stand a reçu la visite de François Bayrou, dimanche dernier, de François Hollande et de Brigitte Girardin, mardi. Jean-Luc Mélanchon était attendu au salon mercredi (sans que l’on sache s’il irait jusqu’aux stands de l’outre-mer) et les ministres Penchard, Le Maire et Guéant, jeudi.

FXG (agence de presse GHM)

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 18:07

Cédric Dequidt, un designer à surveiller

Cedric-Dequidt_.jpgQuand on lui dit « jeune designer », Cédric Dequidt modère : « Jeune designer pas si jeune… » Car après avoir été diplômé de l'école Bleue, il rejoint un cabinet d'architecte puis le bureau d'études de Silvera où il n,e s’occupe absolument pas de design.

C'est en fait au début de l’année 2009 qu’il commence à dessiner des produits et chercher des éditeurs. Il est alors freelance à l’agence d’architecture intérieure PMCO Style pour qui il développe des projets d’hôtel 5 étoiles à Saint-Gervais en Savoie, à Kiev, et d’hôtel 3 étoiles aux Arcs. Il est encore freelance pour  l’agence d’architecture intérieure Diane de Kergal chez laquelle il travaille sur des projets d’appartement sur Paris et en Grèce.

Il lui faut attendre début 2011 pour que certains projets se concrétisent notamment grâce à PM de PMCostyle et M. Roche de Roche-Bobois. Aujourd’hui, il a deux collections éditées : ses tables basses Lodge sont chez PMCostyle et la collection Ferré chez Roche-Bobois.

lampe.jpgLa collection Ferré par Roche Bobois a été présentée en janvier au salon Maison & Objets et sa lampe Urbicande (photos) a été présentée à l’expositiion Meet my project haut-lieu du design à Paris. Milan devrait bientôt suivre…

Auteur d'un parcours atypique, Cédric Dequidt est un fabricant de concepts. Il cultive ses idées, les laboure et leur donne vie, formes et matières. Chaque concept a ainsi l'occasion de se trouver décliné en de multiples créations. Cette manière de travailler lui permet de s'affranchir de la contrainte du style ; ses penchants pour le minimalisme et le constructivisme précisent toutefois sa démarche...

Chez lui, on croise à travers son mobilier quelques grands designers : Starck, van Severen, Bouroullec, Lucchi, Morrisson, etc...

FXG (agence de presse GHM)

www.cedric-dequidt.fr

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:17

Les premières gariguettes au salon de l’agriculture

 

Stand-Carpentras-SIA-dominique-rosa-dominique-begnis.jpgOn les attendait vers 11 heures… 34 kilos de fraises. Les premières gariguettes de France sont arrivées au stand du Vaucluse au salon international de l’agriculture, mardi. Alain Rosa, Dominique Begnis, producteurs et membres de la confrérie de la fraise de Carpentras et du Comtat-Venaissin les ont apportées. « On les a récoltées hier, annonce fièrement M. Rosa. On a commencé à la récolte il y a une petite quinzaine de jours. » Celles-là viennent de chez Jean-Christophe Bres à Sarians. La gariguette est la première fraise. Elle arrive avant la ciflorette, la cléry, la rubigens, la naïade et la mara des bois. On en produit dans le bassin de Carpentras 4 000 tonnes pour 10 000 dans l’ensemble du quart sud-est français. 300 hectares lui sont consacrées par 250 à 300 exploitants. « Ca fait cinq ans qu’on amène les premières fraises au salon, relate Dominique Begnis. La première année, on n’en avait pas amenées et les gens ont été frustrés. Depuis, les gens sont fous ! » La gariguette est acidulée, douce et sucrée et a un goût prononcée de son terroir (quand elle n’est pas cultivée hors sol). « Elle n’a pas ce goût terreux des premières fraises espagnoles… » Cette fraise espagnole tant décriée aujourd’hui a failli venir à bout de la fraise de Carpentras il y a une dizaine d’années. « On ne parlait que de ça, se souvient Nicolas Benz, trésorier de la Confrérie, mais c’est bien la qualité de notre fraise qui l’a sauvée. » Depuis, la fraise de Carpentras regagne des parts de marché et surtout des surfaces. Il y a eu plus de fraises plantées en 2011 qu’en 2005. Ces premières fraises se vendent à prix d’or puisqu’il faut compter que l’agriculteur la vend entre 8 et 15 € le kilo. Il faut attendre avril pour qu’elle redescende à un prix plus accessible de 7 à 8 € quand la cléry se vend à 4 € en avril. L’opération du salon est financée par le département et la région et les élus ne se privent pas de profiter de cette aubaine que de pouvoir déguster des fraises à Paris en février ! D’après les connaisseurs, elle se déguste très bien avec un Côte du Ventoux ou un Luberon. Hier, on a vu Michel Vauzelle, Claude Haut, les sénateurs Dufau et Nillon, des maires, des conseillers régionaux et généraux, tous gastronomes ! On attendait encore François Hollande vers 17 heures, hier.

FXG (agence de presse GHM)

 


3 questions à Annick Durand, présidente de la confrérie de la fraise de Carpentras et du Comtat-Venaissin

 

Annick-Durand-pdte-confrerie-fraise-carpentras.jpg« Le premier fruit de la saison »

C’est l’arrivée à Paris de la première fraise française de la saison…

On donne la primeur au salon de l’agriculture, ensuite on fait notre tournée, début avril, avec l’Elysée, le Sénat, l’Assemblée nationale, le ministère de l’Agriculture et l’hôpital Robert-Debré. Et cette année, nous serons reçus le 4 avril à Bruxelles par Michel Barnier.

La fraise de Carpentras a failli disparaître au profit de la fraise espagnole, comment l’avez-vous sauvée ?

C’est un peu dû à la confrérie. Depuis des années, on se bat pour faire reconnaître ce fruit qui est le premier fruit de la saison. A l’époque, c’et le maire Velleron qui a créé la fête de la fraise. On s’est dit qu’on ne pouvait faire une fête de la fraise sans une confrérie. Ca fait maintenant une douzaine d’années qu’on a lancé l’opération.

Qui sont les consommateurs ?

 

On la vend sur les marchés autour de Carpentras et le surplus, c’est la SICA Edelweiss, qui le commercialise. On produit à peu près 4 000 tonnes avec 300 exploitants agricoles. Ils ne vivent pas exclusivement de la fraise ; il faut toujours du maraîchage ou de la vigne à côté. Mais pour l’instant, c’est une des cultures qui sort encore la tête de l’eau !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 07:01

Le salon en images

Photos FXG et AJ

Le coup de gueule de BabetteBabette-de-Roziere-au-SIA.jpg

L’animatrice de télé et cuisinière guadeloupéenne a enregistré mercredi son émission, Les petits plats de Babette, au salon de l’agriculture. Lundi, elle a été filmée faisant son marché aux côté de la charmante Miguèle Hilaire de la chambre d’agriculture de la Martinique. « J’ai pris mon pied à présenter les fruits de chez nous ! » L’émission sera diffusée samedi sur France Ô. Babette a été furieuse de ne pouvoir tourner une séquence sur le stand de la Guadeloupe où, lundi dernier, tout semblait tourner au ralenti. « Il n’y avait aucun accueil, personne en tenue locale. Pas un attrait, pas un sourire. Je dérangeais ! Les fruits et légumes étaient parterre, pêle-mêle. On m’a même refusé un fruit à pain… Je ne retournerai plus sur le stand de la Guadeloupe alors que toute ma vie, je n’ai fait que parler de la Guadeloupe ! »

Succès du melon de GuadeloupeDegustation-des-melons-stand-de-Guadeloupe.jpg

Le melon de contre-saison attire toujours plus d’amateurs en février au salon. Quand la dégustation a été ouverte sur le stand de la Guadeloupe, ça a été la cohue !

Angèle et LurelLouviers-et-Lurel-SALON-AGRICULTURE-photo-Alfred--Jocksan--.jpg

L’avocate Angèle Louviers a été mandatée par Victorin Lurel pour mobiliser la communauté antillaise en région parisienne pour François Hollande. Ce dernier tiendra un meeting dédié le 10 mars au gymnase Jean-Jaurès à Paris. Alors forcément, ils y pensent…

Girardin et Lurel en Nouvelle-CalédonieNebor-Ruse-de-NC-Girardin-et-Lurel.jpg

Brigitte Girardin, ancienne ministre de l'outre-mer et partisane du candidat Dominique de Villepin, s'est rendue mardi sur le stand de la Nouvelle-Calédonie. Elle est ici en compagnie de Jean-Paul Ruzé, le spécialiste du cerf calédonien, et de Victorin Lurel, chef du pôle outre-mer pour la campagne de François Hollande. Au premier plan, Richard Nebor, conseiller régional.

100 cartons de bananes par jourstand-UGPBan.jpg

Comme chaque année, l’Union des groupements de producteurs de bananes des Antilles tient son immense stand, l’un des plus courus. Chaque jour, on y passe quelque deux palettes de bananes, soient 100 cartons ! « Elles sont données ou vendues, mais on ne pousse pas à la vente ! », assure les hôtes et hôtesses de l’UGPBan.

Le président et le futur directeurLD-BErtome-et-D-martinez-futur-DG-CIRAD-Antilles.jpg

A côté de Louis-Daniel Bertome, président de la chambre d’agriculture de Martinique, le futur directeur régional du CIRAD aux Antilles. Dominique Martinez remplacera à compter du 1er mai Philippe Godon, actuel directeur régional Antilles-Guyane.

Les chocolats LauzéaYannick-Zami-Lauzea.jpg

Les chocolats Lauzéa sont l’attraction depuis qu’ils ont été distingués au salon du chocolat de Paris (trois tablettes sur cinq). « Les épices et les fruits locaux insérés dans les ganaches font toute sa particularité », explique Yannick Zami commercial de Lauzéa. Ca marche sur le plan local avec deux magasins en Martinique, et à l’export avec la boutique de Christian de Montaguère dans le 6e arrondissement

Le nouveau very old de JMNeo-JM-VO.jpg

Ce Very old de 3 ans d’âge est sorti en 2012. Vieilli en fûts de chêne de Bourbon, selon les règles  des rhums JM, il est rond et aromatique et titre 43 °. Ses arômes de cannes plantées sur les pentes de la Pelé lui donnent un caractère minéral et volcanique. Depuis que M. Crassous de Médeuil a pris sa retraite, c’est Emmanuel Bocheau qui gère la production mais c’est Nazaire le maître distillateur. Inscrit au concours général agricole, il n'a pas remporté les suffrages des jurés..

L'hommage à Eric NelsonLes mbres de la Chambre d'Agri de Gpe

Les élus de la chambre d'agriculture ont rendu hommage, mercredi, à Eric Nelson (en effigie) leur président décédé récemment. Déjà dimanche, François Bayrou, candidat du MODEM, était venu leur exprimer sa sympathie. L'intérim de la chambre est assuré par M. Gotte.

Les présidents de Région2012 SALON AGRICULTURE photo Alfred Jocksan (3)

En attendant François Hollande, mardi, les présidents des Régions socialistes se sont rassemblés devant le hall des régions et des outre-mer. Victorin Lurel semble avoir gardé intacte sa proximité avec Ségolène Royal !

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 06:38

Tradition guyanaise d'accueilCassandre-et-Chrislaine-Stand-Guyane.jpgCassandre et Chrislaine sont « ces hôtesses qui font honneur à la tradition guyanaise d’accueil et savent mettre en valeur les produits exposés à la vente » pour citer Christiane Taubira qui est venue visiter mardi après-midi «  le seul stand du salon international de l’Agriculture sur la Guyane. Les deux hôtesses proposent des jus, des planteurs, des fruits, des fleurs, des confitures, du couac, des ignames, du piment… (photo : FXG)

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 07:27

Le stand de la Réunion au SIA est resté fermé hier

MLP-stand-Reunion.jpg« Il ne faut pas baisser les bras et voir très vite comment on peut de nouveau installer le stand parce que le salon de l’agriculture est très important pour l’Outre-mer. » A 8 h 45, hier matin, Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, était sur le stand de la Réunion au Salon international de l’agriculture de Paris. Il y avait encore des traces de sang. La veille, il avait été victime d’un saccage en règle. Sur les faits eux-mêmes, la ministre s’est contentée de rappeler qu’une enquête de police était en cours. « Moi, je suis venue les rassurer. Il ne faut pas lier des événements tant qu’on n’a pas les résultats de l’enquête. Ce qui est important, c’est que le stand puisse fonctionner et que vendredi, on oublie vraiment ce qui s’est passé lundi parce qu’il y aura beaucoup de monde au salon. » Elle a toutefois donné son avis sur les événements : « C’est le hasard. Quand on est sous l’emprise de l’alcool, on ne maîtrise pas toujours les faits et gestes des uns et des autres. » Lurel-et-Marie-Rose-Severin-stand-reunion.jpgMarie-Luce Penchard a été suivie un peu plus tard sur le stand de la Réunion par Victorin Lurel, chef du pôle Outre-mer de François Hollande, « venu porter sa solidarité aux Réunionnais ». Joey Siva, directeur de la chambre d’agriculture de la Réunion était, lundi, au cœur de la bagarre : « J’ai vu des individus complètement éméchés qui s’en prenaient aux exposants et aux personnes présentes. Ils ont saccagé une partie du stand ; ils ont détruit des produits, cassé les vitres du local à l’intérieur du stand, (« d’un coup de tête », selon un autre témoin), et ils ont agressé physiquement et verbalement certaines personnes dont des exposants. » Traces-de-sang-stand-Reunion.jpgDeux personnes ont été blessées et transportées aux urgences lundi soir. Mélissa, une jeune fille de l’IRT a reçu un coup sur le nez (six points de suture) et une autre, Lucien Colombat, président du CTICS, a reçu un coup de tesson de bouteille de rhum sur le bras gauche. Même un vigile s’est pris un coup de serpette sur le côté et le bas du visage. Certains ont parlé de proches du Front national qui voulaient venger l’accueil fait à Marine Le Pen lors de son déplacement à la Réunion. La police a laissé aussi entendre qu’il pouvait s’agir de gens du voyage… « C’était la journée de l’île de la Réunion, poursuit Joey Siva, il y avait des danseuses. Les agresseurs complètement bourrés ont commencé à danser avec elles ; on a essayé de les dissuader. Ils n’étaient pas contents et ils s’en sont pris physiquement aux personnes présentes mais je ne peux rien dire de plus. » Marie-Rose Severin, présidente de la CAHEB, était là, elle aussi. Stand-reunion-au-lendemain-du-saccage.jpgSon témoignage est plus direct : « J’ai reçu un coup de poing que j’ai esquivé en essayant de défendre les gens qui étaient par terre et qui étaient frappés. La bagarre s’est ensuite déplacée et les filles  ont pu se mettre à l’abri dans le local. Comme mon stand est à côté, ils ont pris et balancé tout ce qu’il trouvait. J’ai eu pour 2 à 3 000 € de casse. » Pour elle, les agresseurs ne ressemblaient pas à des gens du voyage : « Ils sont venus casser du Réunionnais ! Mais je ne sais pas s’ils sont proches ou non du FN. Ils ont commencé à mettre la main aux fesses des danseuses, on leur a dit non. Et c’est là… Quand on a dit aux trois personnes de sortir, il y en a cinq ou huit autres qui sont arrivées… » Elle a vu un type avec un cutter, un autre avec un couteau… Stand-Reunion-en-refection.jpgIls ont pris une bouteille de rhum, l’ont cassée avant de s’en servir comme arme… Thomy Atanari, 4e secrétaire général de la chambre s’est retrouvé au sol et a été tabassé… « On ne vient pas sur un stand avec un couteau et un cutter… Ils sont venus casser du Noir ! » Un policier a confié à un exposant voisin qu’avait été trouvée sur une des trois personnes interpellées une carte du Front national. Les témoins sur place parlent simplement de gens « aux cheveux courts avec des blousons noirs », de « skin heads ». Les gens de Comexpo, organisateurs du SIA, sont venus constater les dégâts, hier matin, et Joey Siva devait s’occuper d’aller porter plainte au commissariat du quartier. En milieu de journée, hier, le stand de la chambre d’agriculture de la Réunion n’était pas encore opérationnel.

FXG (agence de presse GHM)

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 06:51

Les punchs et les rhums médaillés

Jures-rhum.jpgLes jurés du Concours général agricole se sont réunis, hier matin, au salon de l’agriculture pour le concours des rhums. On a vu des amateurs de rhum dont beaucoup issus de l’Académie du rhum, des professionnels et même des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture procéder à de fines dégustations à l’aveugle, alternant entre deux verres de rhum du pain et de l’eau ! Deux heures auront suffi au jury et dès hier soir, le palmarès 2012 tombait. Les prix seront remis jeudi après-midi en présence des ministres de l’Outre-mer et de l’Agriculture.

degustation-rhum.jpgPour les rhums blancs de Martinique AOC 50 °, l’or échoit à la cuvée HSE 2007, au Neisson et au Dillon. L’argent récompense le Trois Rivières de la distillerie Sainte-Luce. Pour les rhums blancs de 55 ° de la Martinique, l’or va au Saint James, l’argent à La Mauny et au Trois Rivières. Saint James récupère une autre médaille d’or avec son 59 °.

Dans les rhums vieux martiniquais de 3 ou 4 ans d’âge, l’or récompense le VSOP Clément, la cuvée excellence de Saint James, l’argent, le VSOP de HSE et le bronze hors d’âge de Saint James. Pour les rhums vieux de plus de 4 ans, HSE  avec son rhum extra vieux 2002 Sherry finish, le rhum vieux Saint James quintessence de 8 ans, et la réserve spéciale Depaz de 7 ans décrochent l’or. Saint James prend deux médailles d’argent avec ses 12 et 10 ans d’âge. Même chose pour Dillon avec son XO millésime 1998.

jures-rhums-2.jpgDans la catégorie des punchs, le Schrubb de Clément prend l’or, celui de Dillon, le Dormoy, prend l’argent. Et le punch coco de Dillon obtient le bronze.

Pour les rhums blancs à 50 ° de Guadeloupe, pas d’or. Cœur de chauffe de Reimonenq reçoit l’argent et le canne bleue Karaïbe (Marquisat de Sainte-Marie), reçoit le bronze. En 55 °, Damoiseau prend l’or. Et c’est tout pour les rhums blancs. Pour les rhums vieux de 3 ou 4 ans d’âge, la réserve spéciale de Damoiseau obtient encore l’or et Longueteau, pour son 3 ans, prend l’argent. Pour les rhums vieux de plus de 4 ans, le Karukera 1999 de Marquisat de Sainte-Marie prend l’or et Séverin, pour son 7 ans, prend l’argent, tout comme Reimonenq pour son 12 ans.

Côté Punchs, Mabi (Lory Lurel) décroche l’or pour son punch melon.

La Guyane n’a pas été mentionnée. La Réunion a obtenu le bronze pour le 4 ans d’âge de Rivière du Mât et l’or pour le 5 ans de cette même distillerie de Sainte-Suzanne.

FXG (agence de presse GHM)

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 06:23

Hommage parisien à Sonny Rupaire

Tony-Mango-president-de-l-association-Eritag-photo-Alfred-.jpgVendredi dernier à l’espace Canopy, à Paris, les associations Eritaj et Kwi ont rendu un hommage vibrant au poète Guadeloupe, Sonny Rupaire, disparu le 25 février 1991.

Ils étaient nombreux à prendre part  à la soirée dédiée au poète de Port-Louis : Tony Mango, Jéran, Ti-Malo, Raymond Charlotte de la Guyane, Robert Coliné, Biloute ka, Yanisse Mango, Max Diakok… Ils ont tous joué pour Sonny, ce Guadeloupéen inquiet sur une île inquiète (Mwen sé timoun enkyèt a on lilèt enkyèt). Evoquer la mémoire de Sonny Rupaire en ce début d'année 2012 et à l’occasion de l’anniversaire de sa mort, c'est bien sûr regarder le message qu'il a pu laisser, la trace qu'il a fixée et l’espérance dans ses écrits. ba-y-lavwa-photo-Alfred-Jocksan.jpgLa rencontre s’est faite autour de la vie et de l’œuvre du poète avec lectures de ses textes, projection d’un documentaire, des chants, du gwo ka, du slam, des prise de parole, du boulagyèl… L’œuvre de Rupaire a été une rareté dans la Guadeloupe des années 70. Il reste de nos jours une référence pour une partie de la jeunesse du pays pour les grands thèmes qu’il exploite : la révolte, la liberté, l’absurde. « L’héritage de Sonny, ce n’est pas seulement les paroles qu’il nous a laissées, c’est aussi l’espoir qu’il a laissé dans le cœur des Guadeloupéens. C’est un homme qui se battait pour l’avenir de son peuple », a déclaré Tony Mango, le président d’Eritaj.

Kolin-Serein-et-ti-malo-photo-Alfred-Jocksan.jpgSonny Rupaire a vu le jour le 7 novembre 1940 à Capesterre-Belle-Eau. En 1961, il est instituteur à Saint-Claude et refuse l’ordre de mobilisation pour la guerre d’Algérie. Mais il se rend clandestinement  en Algérie pour s’engager dans l’ALN (L’armée de libération nationale algérienne). A la suite des événements de mars 1967 à Basse-Terre et de mai à Pointe-à-Pitre, il décide de rejoindre la Guadeloupe et d’écrire en créole. A son actif, on peut citer sa participation à la création de l’UPLG, de l’UTA, du SGEG et de l’UGTG. Il a aussi été rédacteur du journal Lendépandans. Raymond Charlotte l'indépendantiste guyanais photo AlfredKolin Serein grand défenseur du créole a découvert Sonny Rupaire en 1984 avec l’UTEG. « Sonny m’a donné l’envie d’écrire en créole. Il n’a pas beaucoup écrit, mais ses poèmes sont puissants. C’est un poète fondamental. Je le classe au même niveau que de Saint John Perse et Guy Tirolien, deux poètes guadeloupéens illustres. La poésie de Sonny Rupaire est une poésie de lutte, de renaissance et d’espoir. »

L’esprit et le cœur de sonny Rupaire ont vibré dans l’espace Canopy que dirige la saintannaise Mariline Tassus. un espace ouvert aux cultures noires. Un lieu de croisement de cultures contemporaines.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)Tony-Mango-rend-hommage-a-Sonny-photo-Alfred-Jocksan.jpg

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 06:13

ITW Jean-Luc Mélenchon, candidat aux élections présidentielles pour le Front de Gauche
Jean-Luc-Melenchon-2.jpg" Je ne cherche pas à flatter l'Outre-mer "
Est-ce que le Front de gauche a prévu un volet outre-mer à son programme de campagne ?
Un volet ? Non, on ne travaille pas comme ça. Il faut d’abord s’accorder sur une vision et une ambition. Tout commence par là ! Je fais partie des dirigeants politiques qui connaissent l’outre-mer. Je ne cherche pas à le flatter. Je lui propose une ambition commune. Je dénonce les visions compassionnelles ou misérabiliste. L’électoralisme est souvent un point de vue étriqué. Par exemple, dans la Caraïbe, poser la question du développement endogène, c’est s’obliger à penser la question du changement de leur relation avec les pays du sous-continent américain. Comme cette pensée est galvaudée je dois mettre tout le monde au pied du mur en parlant clair. J’estime que la Guadeloupe et la Martinique devraient être partie prenante de l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) et de la CELAC (Communauté des États latino-américains et des Caraïbes). Si on ne comprend pas ça, je me demande ce que nous allons faire dans cette région. Qu’y fait-on ? Quelle est la perspective d’avenir ? Peut-on ignorer le continent qui se trouve à côté ? Doit-on se penser comme le bord d’un monde ou le commencement d’un autre ? Non, les relations devraient être extraordinaires… Les Français des Caraïbes pourraient être des acteurs centraux de la région compte tenu de leur avance technique donnée par leur industrie nationale, et leur haut niveau d’instruction et qualification.…

Quel regard portez-vous sur la relation de la République avec ses Outre-mer ?
Je vis avec mon temps et mon temps ne pose pas la question des distances comme il y a un siècle ou cinquante ans ! Par conséquent, j’ai tendance à récuser les mots qui croient nommer en ne disant rien sur ce qu’ils désignent mais tant sur celui qui les utilise!… Comme « ultrapériphériques » pour designer des régions européennes ! Le mot montre juste la pensée bornée de celui qui l’a trouvé ! Ce serait moins exotique mais on ferait mieux de parler de régions insulaires. Car le véritable dénominateur commun des situations, c’est l’insularité. J’inclurai volontiers dans cette définition la Guyane qui est comme île au bord de l’Amazonie. L’autre caractéristique c’est le modèle d’insertion de ces iles dans le modèle capitaliste de notre temps.

Vous parleriez d’économie de comptoir ?
Jean-Luc-Melenchon-hauteur.jpgPrécisément, le modèle que propose l’Union Européenne, c’est l’économie de comptoir ! Pendant presque un demi-siècle, les progressistes se sont battus sans relâche pour un modèle de développement endogène. Et pendant des décennies, nous avons affronté une droite qui, elle, était, bec et ongles, accrochée à quelques intérêts économiques et quelques familles qui vivaient pour l’essentiel du contrôle du droit d’entrée et de sortie des marchandises. Actuellement, les nouveaux partenariats économiques ont placé tout le monde sous l’égide de la concurrence généralisée. Ce modèle assigne aux régions insulaires un rôle de hub de passage des marchandises européennes manufacturée vers des continents désarmés par les accords de libre-échange. A mesure que l’Europe exporte la règle de la libéralisation, ses produits manufacturés se déversent en transit par ses territoires « ultra périphériques » conçu comme des postes avancés en territoire commercial à submerger. En contrepartie, on concède la liberté de circuler aux produits agricole. Tout le monde y est perdant. Car les agricultures vivrières sont éradiquées au profit de produits de l’agriculture productiviste, à très bas prix et de mauvaise qualité. On a vu ça pour le cas de la banane, en écrasant toutes les productions locales. Tout ce qui a été construit dans les territoires insulaires de la Caraïbe, mais aussi dans les Océans Indien ou Pacifique, est menacé par cette ouverture généralisée. Elle tue net tout objectif de développement endogène. La droite et les sociaux libéraux s’en réjouissent car ils ne croient qu’au mythe de la libre circulation garante du développement.
Qu’opposez-vous à ce système ?
Nous sommes en bataille sur deux fronts. Contre les libéraux représentés par l’UMP ; ceux-là sont nos adversaires. Le système c’est eux ! Ensuite contre nos concurrents, les socialistes qui, eux, se croient modernes en accompagnant le modèle économique libéral. Ils combattent avec des airs de modernité extrêmement ampoulés et prétentieux le choix du développement endogène. Ils ne croient qu’à l’économie de service.
Le développement endogène, c’est la grande bataille du gouvernement et de Nicolas Sarkozy…
Là aussi, il faut se mettre à la page ! Sarkozy est maître d’une technique de communication qui a été inventée par Tony Blair en Grande-Bretagne, qui s’appelle la triangulation. Ca consiste à prendre les mots de ses adversaires pour les vider de leur sens. C’est comme ça que vous voyez M. Sarkozy faire des discours contre le capitalisme, pour moraliser la finance, pour réduire le rôle des banques. Le développement endogène fait partie de ses usurpations. Mais il fait tout le contraire.
Comme quand il parle du « peuple martiniquais » au Panthéon lors de la cérémonie d’hommage à Aimé Césaire ?...
Voilà. Ca, c’est typique, en effet ! Comme l’épisode Guy Moquet… Nous voyons là le caractère très globalitaire de ce type de propagande et de l’ordre dominant qui empêche de penser en volant les mots. Je crois que c’est là le sommet de la communication de propagande. Mais dans la réalité, la politique de Nicolas Sarkozy, c’est celle de la concurrence libre et non faussée. C’est pour ça qu’il est le saccageur du développement endogène. Ses amis sur le terrain ne le démentent pas 

Que proposez-vous en matière de développement endogène ?
Une méthode. La planification écologique ! Je propose un exemple. Celui qu’a voulu faire vivre Paul Vergès. Il est parti d’un grand besoin incontournable, contemporain : la production énergétique. Il a voulu démarrer par un plan d’autonomie énergétique. Et ce plan met aussitôt en mouvement toute une série de techniques qui appellent autant de main d’œuvre, autant de qualifications… Pour l’énergie motrice de la mer, il faut les centres de recherche pour mettre au point des machines, il faut le personnel formé pour savoir les fabriquer et les faire tourner, les entretenir. Et, bien sur, il faut les entreprises. Voilà comment, à partir d’un objectif, là produire de l’énergie, on construit toute une chaîne de métiers, une chaîne de qualification. A partir de là, du salaire est distribué, celui-ci va à la consommation et si on prend les mesures qui protègent les productions et les consommations vivrières, vous commencez à atteindre les points d’équilibre du développement endogène. Tels sont les cercles vertueux du développement local. Voilà comment je me représente la ligne de la planification écologique comme moteur du développement endogène.

Quelle politique économique alors ? Défiscalisation ? Subventions ?
Tout ça, ce sont des variantes de la même chose. On pense qu’en caressant la tête du capital, on gagnera sa bienveillance et sa gentillesse. Je ne suis partisan de rien de tout ça qui n’a jamais fait la preuve de la moindre efficacité économique. Je suis partisan de l’investissement productif écologique. Ou bien l’investissement privé se fait, ou bien, c’est l’Etat ou les collectivités locales qui prennent le relais. L’investissement privé dans ce cas est assez essentiellement prédateur et même spéculatif. Il faut donc s’appuyer sur d’autres leviers de propriété pour investir. Je pense à une propriété sociale plus importante, qu’elle soit régionale, départementale, que ce soient des coopératives ouvrières, mutuelles ou du capital d’Etat par la propriété nationale lorsque la Caisse des dépôts et consignation est en situation d’investir.

Le chômage est supérieur de deux à quatre fois par rapport à l’Hexagone, et chez les jeunes, c’est encore pire. Que proposez-vous ?
J’entends trop souvent répondre que c’est une affaire de formation ! Attention, on peut avoir les chômeurs les mieux formés du monde ! S’il n’y a pas d’initiative entrepreneuriale, si la totalité du modèle économique parasitaire méprise les opportunités locales, il n’y aura aucun développement durable. Une fois de plus il faut donner une direction. La planification écologique est notre outil. Exemple, le retour des agricultures vivrières devra s’appuyer sur une industrie de transformation agro alimentaire. Je suis consterné de voir l’état de désastre avancé de l’agro-alimentaire, son incapacité à penser d’autres sortes de production… L’élite caraïbe doit s’emparer des leviers de commandes ! La main invisible du marché ne peut rien pour elle ! Voyez comment la méthode de Paul Vergès portait du futur !
Vous revenez à l’exemple réunionnais du GERRI…
Je sais qu’à présent la droite a saccagé ce plan d’autonomie. Mais je m’étonne que cette façon de voir ne soit jamais posée par la gauche social-démocrate. Elle reste sur un modèle très continental et européen : aidons le capital à prospérer et les miettes qui tomberont seront plus grosses à partager. Ils restent fascinés par la stabilité de la rente financière comme moteur de l’économie. C’est le modèle de la politique « austéritaire » actuelle, imposé par l’union européenne qui va tuer toute possibilité de respiration économique des territoires dont les cris ne seront même pas entendus de la métropole lorsqu’ils auront lieu.
Pour autant, on a donné la parole aux Guyanais et aux Martiniquais pour choisir de faire évoluer leurs institutions…
La discussion statutaire a été souvent le prétexte à ne poser aucune des questions économiques fondamentales. On a, de cette manière, provoqué des batailles rangées qui ont enkysté des oppositions au moment où il serait plus judicieux de provoquer une réflexion commune et une mobilisation sur le modèle de progrès humain local. La question essentielle pour moi est celle qui va départager les libéraux et les planificateurs du modèle social écologiste.
Jean-Luc-Melenchon-1.jpgPensez-vous que les socialistes soient condamnés à poursuivre la même politique « austéritaire » que celle de la droite ?
Je n’arrive pas à le croire ! En ce moment c’est la stupeur. En quelques jours François Hollande a annoncé un plan d’austérité qui prévoit 50 milliards d’économies budgétaires, il a renoncé à la retraite à soixante ans et fait appel à Bayrou ! Cette contraction de la dépense publique et sociale conduit la société dans une impasse. François Bayrou a, lui, prévu 100 milliards… Tout ça va être prélevé quelque part ! Ce sont des infirmiers, des postiers, des agents des services publics partout en moins… Or, l’emploi public peut être un moteur du développement endogène. Dès lors, on peut dire que l’élection présidentielle va aussi fonctionner, là comme ailleurs, comme une sorte de referendum pour ou contre l’austérité. Nous, nous sommes pour la relance sociale et écologique de l’activité ; eux sont pour l’austérité. Alors vous avez le choix. La France est entrée en récession et pourtant la pente prise est celle de l’austérité croissante… Cela veut dire : contraction de la dépense publique sur laquelle repose tous les efforts d’infrastructure de nos territoires ; contraction de la dépense sociale, donc la fin de toute espérance d’avancer vers l’égalité des droits entre les îles et la métropole. Cette politique, quels que soient l’habillage et l’emballage, tuera tout ce qui a commencé à être construit par les territoires.
« Nous sommes tous condamnés au métissage. La France métropolitaine est métisse », m’avez-vous dit. Vous sentez-vous glissantien ?
Glissant, Chamoiseau, Césaire et les autres… Je ne veux pas abuser de leur autorité. Ils sont dans une dimension de l’esprit qui n’est pas étroitement celle de l’action politique dans laquelle je suis placé. L’action est manichéenne. Je fais ou je ne fais pas. La pensée, elle, se situe dans un horizon temporel qui n’est pas celui de l’action immédiate. Je voudrai que ma façon de voir soit utile ; je suis un homme né à Tanger dans la tradition de l’universalisme humaniste et mon expérience de la vie, d’élu d’une banlieue où il y a 93 nationalités, me font savoir par expérience que la diversité est source d’humanité. La diversité produit et reproduit de l’humain, tandis que l’uniformisation ne produit que des consommateurs standardisés. La France des élites héréditaires a un regard très daté qui continue à distinguer entre les Français et à pratiquer un universalisme plus compassionnel que réellement égalitaire et militant. Ils vivent dans un monde, presque celui des békés. Ils n’ont pas l’air d’être au courant que les autres existent. Ils ne pensent qu’à eux et ne pensant qu’à eux. Ils ne s’aperçoivent pas de leur propre déchéance sociale.
Que pensez-vous de la démarche d’Oscar Temaru qui veut réinscrire la Polynésie sur la liste de l’ONU des pays à décoloniser ?
C’est une erreur de perspective. Mettre en cause le modèle institutionnel sans mettre en cause le modèle du capitalisme financier de notre époque me parait très mal ajusté.   S’il y a une économie atrophiée et des abus et des excès de prédation de toutes sortes, je ne crois pas qu’on fasse avancer le combat pour l’émancipation en le prenant par le bout institutionnel qu’a choisi Oscar Temaru. Le nationalisme contourne la question du partage des richesses et celle du modèle économique que l’on défend.
Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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