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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 07:55
Bourse de formation sanitaire et sociale pour  étudiants d'Outre-mer

Une bourse de la Région Ile de France cumulable avec l'accompagnement de LADOM

Le Conseil régional d'Île de France a adopté mercredi une mesure pour les étudiants d’outre- mer : la fin du non cumul de la bourse régionale pour les étudiants en formations sanitaires et sociales. "C'est, explique le Guadeloupéen Patrick Karam, vice-président de la Région Ile de France, la première application concrète des accords de coopération avec l’outre mer que j’ai préparé et qui ont été signées par la présidente Valérie Pécresse avec la Réunion et Mayotte en attendant d'aller aux Antilles-Guyane." En clair, la bourse régionale pour les étudiants en formation sanitaire et sociale devient cumulable avec l’aide de l’Agence De l’Outre-mer pour la Mobilité (LADOM).

Cette mesure va permettre à quelques centaines d’étudiants ultra-marins entrant dans une formation sanitaire ou sociale en Ile-de-France chaque année de bénéficier d’un complément de bourse essentiel à leur installation en métropole et à la bonne conduite de leurs études qui mènent à des métiers où les besoins en emploi sont particulièrement élevés.

La fin de ce non-cumul tombe bien parce que LADOM a revu à la baisse ses modalités d’accompagnement des étudiants ultramarins qui viennent suivre une formation en métropole. Désormais, l’allocation complémentaire à la mobilité ne peut être mobilisée par l’étudiant que s’il a, au préalable, fait valoir ses droits aux dispositifs de droits communs. Cette évolution plaçait les étudiants ultra-marins dans une situation de grande précarité et menaçait la poursuite de leurs études dans ces formations.

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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 05:31
Le monument des noms d'Olivier Cesbron

Le monument des noms d'Olivier Cesbron

Un 23 mai de fête et de recueillement à Saint-Denis

"Limyè ba yo", la traditionnelle journée d'hommage aux victimes de l'esclavage  colonial s'est déroulé hier, jeudi 23 mai, sur le parvis de la basilique de Saint-Denis (93).

21 an après la célèbre marche du 23 mai 1998, Emmanuel Gordien, président de l'association CM98 était heureux d'organiser avec le comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage cet événement populaire enfin définitivement reconnu par la République, ainsi qu'Emmanuel Macron l'a rappelé le 10 mai dernier au jardin du Luxembourg. La cérémonie a commencé autour d'un village d'exposition des associations et des acteurs de mémoire (atelier de généalogie/Anchoukaj, mémorial itinérant, artisanat, restauration) devant la mairie qui accueillait aussi une table ronde présidée par par  Raoul Lucas (Université de la Réunion, CNMHE) avec Frédéric Régent (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, CNMHE), Emmanuel Gordien (CM98, CNMHE), Bruno Maillard (Université de Créteil et de La Réunion, CNMHE), Bernard Batou (Association Communication Réunion Océan Indien), Eric Saunier (Université du Havre, CNMHE), Patricia Beauchamp Afadé (Anneaux de la mémoire, CNMHE), Bernard Gainot (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNMHE) et Philippe Pichot (Route des abolitions, CNMHE). Ils ont évoqué le rôle et la place des opérateurs de mémoire dans les territoires.

Dans deux ans aux Tuileries

Un office religieux a été célébré dans la basilique des rois de France, puis les officiels ont procédé à un dépôt de gerbe devant le premier monument dédiés aux esclaves. C'est une sculpture d'Olivier Cesbron, inaugurée en 2013, mettant en espace les premiers noms d'esclaves affranchis par la IIe République, noms que le CM98 est allé retrouver depuis bientôt dix ans dans les archives des communes des Antilles françaises.

L'événement a été marqué par la venue d'Annick Girardin, la ministre des Outre-mer qui était absente le 10 mai dernier, au grand dam de l'Elysée. Le président de la Fondation de la mémoire de l'esclavage, Jean-Marc Ayrault, le maire de Saint-Denis et des parlementaires dont deux ultramarins, Max Mathiasin et Koty Jasmin, et encore le délégué Jean-Marc Mormeck entouraient la ministre. Le chanteur Philippe Lavil, l'acteur Greg Germain ou encore le patron des bananiers Eric de Lucy étaient là aussi.

Après une série de discours sur la scène posée devant la basilique, les politiques ont laissé place aux artistes pour le concert "Limyè ba yo" autour du groupe Les Déchenné dirigé par Tony Chasseur avec Angelio, Marie-Josée Alie et ses filles (Elles et elles), Gérald Toto, Misié Sadik, Céline Languedoc et Dédé Saint-Prix.

La prochaine journée du 23 mai devrait encore se passer à Saint-Denis, mais en 2020, la journée d'hommage aux aïeux esclaves devrait logiquement avoir lieu au jardin des Tuileries, devant le futur monument des noms qui y sera alors installé.

FXG, à Saint-Denis

Trois questions à Misié Sadik, chanteur invité de Limyè ba yo

"C'est important pour l'estime de soi"

Quand vous avez repéré le nom d'Angel Maragnès, votre aieul sur le mur des noms. Qu'avez-vous ressenti ?

On ressent une grande émotion, un peu compliquée à expliquer... On se rend compte que s'il n'y avait pas eu cette personne, on ne serait pas là. Et dans le cadre de cette commémoration qui nous parle de quelque chose encore abstrait, on se retrouve complètement dans le concret parce que j'honore la mémoire de quelqu'un dont je porte le nom et dont je découvre le prénom.

Avez-vous prévu de lui dédier un titre lors de votre prestation sur scène ?

Mais c'est toute ma prestation et ma présence entière que je vais lui dédier ! Au-delà de la musique même, je crois qu'on est là pour être ensemble, pour accomplir ce devoir, ce travail de mémoire. Il faut surtout mettre en lumière le travail extraordinaire du CM98 qui ne peut que déboucher sur d'autres choses !

Ca va déboucher notamment en 2020 sur un monument dédié aux esclaves au jardin des Tuileries...

C'est encore mieux de savoir que nos noms de famille seront gravés, que nous pourrons les consulter, les voir à tout jamais ! Il y a une communauté qui est forte en région parisienne et ca lui permettra de se retrouver. C'est important pour la mémoire mais également pour l'estime de soi.

Propos recueillis par FXG

Les lauréats du prix de thèse 2019 du CNMHE

La mention spéciale du jury du prix de thèse du CNMHE a été attribuée à la thèse à Michel Erpelding pour "Le droit international antiesclavagiste des « nations civilisées (1815-1945)", sous la direction du Pr. Emmanuelle Tourme Jouannet.

Le prix de thèse a été attribué à Monsieur Bi Kakou pour "La Côte des Quaqua dans la traite négrière atlantique du XVIII au XIXe siècle", sous la direction des Prs, Guy Saupin et de Aka Kouamé.

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 06:41
Le schéma des carrières de la Réunion au conseil d'Etat

Le Conseil d'Etat se penche sur le schéma départemental des carrières de la Réunion

Le ministère de l'Ecologie et de la Transition énergétique a présenté jeudi matin au Conseil d'Etat, un pourvoi en cassation contre l'arrêt du 29 mai 2018 de la Cour administrative d'appel de Bordeaux qui fait droit aux requêtes de la commune de Saint-Leu, de M. et Mme Jean-Luc et l'association "Groupement Citoyens Alternatives Transport Réunion". Cet arrêt contesté annule aussi le jugement du 26 juin 2016 du tribunal administratif de la Réunion ainsi que l'arrêté préfectoral du 26 août 2014 qui approuve la mise à jour du schéma départemental des carrières. Alors que ce sujet ne concerne rien d'autre que la Nouvelle route du littoral, le rapporteur public a expédié l'examen de l'affaire en moins de dix minutes pour conclure par le rejet du pourvoi du ministère. Il a estimé que le préfet avait prévu de se passer d'une évaluation de la mise à jour du schéma départemental des carrières de la Réunion alors qu'elle devait être évalué au cas par cas en raison de "l'incidence sur la zone concernée" et au vu des modifications "non mineures" du schéma départemental : deux sections où les carrières sont interdites sont en effet incluses dans ce schéma. Le rapporteur public, avant de proposer le rejet du pourvoi, a estimé que la cour administrative d'appel de Bordeaux avait violé la prise en compte de l'irréversibilité de ces décisions sur l'environnement. Décision d'ici deux à trois semaines.

FXG, à Paris

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 05:39
Montagne d'or au conseil de défense écologique

Le gouvernement déclare incompatible la Montagne d'or avec la défense de l'environnement

A l'occasion du premier conseil de défense écologique convoqué par le président de la République, jeudi matin à Paris, il a été question du projet minier de la Montagne d'Or en Guyane. Autour du chef de l'Etat et de son chef de gouvernement, le conseil réunissait 13 ministres dont celle des Outre-mer. A l'issue du conseil, lors du point presse, le ministre de la Transition écologique, François de Rugy a déclaré : "Le conseil de défense écologique a décidé de constater l'incompatibilité du projet actuel minier montagne d 'or avec les exigences de protection de  l'environnement. La réforme du code minier sera présentée en conseil des ministres en décembre prochain." Edouard Philippe a ensuite ajouté : "Le projet actuel ne nous apparaît pas compatible avec les exigences que nous nous fixons en matière de préservation de l'environnement et de la biodiversité. Je peux difficilement être plus clair. Nous avons par ailleurs décidé de transformer le code minier. Pourquoi ?  Pour faire en sorte que dans le code minier futur, des exigences environnementales soient déjà présentes, pour traduire dans le droit l'absolue détermination du gouvernement et des Français pour que l'exploitation minière soit respectueuse de l'environnement.

Maintenant que cela a été dit, il restera à François de Rugy de l'annoncer lui-même en Guyane s'il a toujours prévu de venir en juin en Guyane.

FXG, à Paris

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23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 04:32
Lurel reprend son rôle d'opposant au Sénat

Lurel dénonce l'avarice du gouvernement

"Près de 10% des sommes octroyées aux Outre-mer n’ont pas été dépensées !" Le sénateur PS Victorin Lurel a épluché le rapport annuel de performance annexé au projet de loi de réglement du budget pour l'année 2018 et en conclut que "le gouvernement fait des économies sur le dos des ultramarins". Non content de dénoncer "un budget déjà lourdement appauvri depuis 2017", il théorise "un coup de massue en deux temps : d’abord on baisse le budget puis on ne dépense pas ces sommes minimisées".

Entre les sommes inscrites en crédits de paiement pour 2018 – sommes que

l’Etat prévoyait de payer — et les sommes effectivement payées en 2018, on observe un différentiel négatif de 33 millions dans l'enveloppe Emploi Outre-mer et un autre de 145 millions dans l'enveloppe Conditions de vie Outre-mer, soit 177 millions en tout.

Dans les premières pages du rapport de performance*, le gouvernement explique que "cette difficulté, inédite, est un indicateur de l’incapacité de certaines collectivités à assurer leur part de cofinancement".  Autrement dit, c'est la faute aux DROM qui ne font pas assez appel aux crédits ouverts. "Les collectivités, réagit l'ancien ministre des Outre-mer et ancien président de Région, sont en première ligne pour la mise à disposition des terrains, pour la garantie des prêts et la recapitalisation des opérateurs du logement social." Il va plus loin en soupçonnant le gouvernement de "donner délibérément des instructions pour bloquer les dossiers." Il s'appuie pour dénoncer "cette avarice organisée par le gouvernement", sur le résultat de la politique du logement Outre-mer (fortement marquée par la suppression de l’allocation logement accession) : 64,8 millions d’euros non dépensés, donc 727 logements financés en moins (-8,6%). "Il manque près de 2 300 logements construits sur les 10 000 prévus", compte le sénateur qui interroge : "Quid des restes à payer par l’État ? Quel est le montant des crédits cumulés à reporter ? Comment se répartissent pour chaque territoire les sommes engagées et les restes à payer ?" Victorin Lurel dit n'avoir pas trouvé les réponses dans le compte administratif 2018.

FXG, à Paris

https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2018/rap/pdf/RAP2018_BG_Outre-mer.pdf

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 09:37
Nesly aux BET Awards

Nesly nommée aux BET Awards

La chanteuse d’origine martiniquaise, guyanaise et égyptienne, Nesly est nominée aux BET Awards dans la catégorie « Best New International Act » et représentera la France aux côtés de jeunes talents internationaux tels que  Headie One (Grande Bretagne), Jok’Air (France), Octavian (Grande Bretagne), Soh Madjozi (Afrique du Sud) et  Teni (Nigeria). "Cette nomination de Nesly, figure féminine de la scène antillaise actuelle est une grande première pour la communauté afro-caribéenne dans son ensemble", souligne l'entourage de la chanteuse qui n'a que 26 ans.

L'an dernier, les rappeurs français Dadju, Niska et Booba se faisaient remarquer dans la catégorie « Best New International Act » . Cette année, les stars américaines Cardi B, Lizzo, Kash Doll, Nicki Minaj, Megan Thee Stallion et Remy Ma sont nominées dans la catégorie « Best Female Hip Hop Artist ».

La cérémonie de remise des prix se déroulera à Los Angeles du 20 au 23 Juin et sera retransmise mercredi 26 Juin à 20H45 sur "BET France , la chaîne de la culture noire américaine en France".

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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 11:04
Didier Laguerre au comité des finances locales

Interview. Didier Laguerre, maire de Fort-de-France.

"85 % des collectivités d'outre-mer ont des difficultés budgétaires"

Le Comité des finances locales (CFL) a réuni mardi matin à Paris un groupe de travail les finances des collectivités d'Outre-mer. Des parlementaires, des représentants de collectivités locales et d'EPCI de l'ensemble du territoire dont le maire de Fort-de-France, élu en 2018 au CFL.

Que faites-vous au sein de ce groupe de travail ?

Nous avons tenu la première réunion de ce groupe de travail. On a fait un état des lieux, une analyse prospective de l'état des ressources des communes d'Outre-mer. J'ai pu faire valoir la particularité de ces ressources, notamment l'octroi de mer qui est souvent pensé comme étant une ressource supplémentaire mais qui, en réalité, masque mal des problématiques de sous-financement de nos collectivités. Donc on va travailler sur ces questions, remettre à plat les choses, faire des simulations et voir quelles propositions le CFL peut faire pour régler le problèmes des ressources financières de nos communes.

De quels dispositifs auriez-vous besoin à la mairie de Fort-de-France ?

Ce qu'il nous faudrait, c'est un système de ressources qui prenne en compte la réalité de nos charges. C'est fondamental... Les recettes sont calculées par rapport au potentiel fiscal et à la population. Or, les charges ne sont pas les mêmes que pour les communes en France hexagonale, donc nous avons un décalage de ressources qui fait que 85 % des collectivités d'outre-mer ont des difficultés budgétaires.

Comment pensez-vous y parvenir ?

Il y a à retravailler sur les systèmes de péréquation et donc de répartition des fonds entre les communes. Le CFL a passé commande pour des simulations afin d'identifier les marges de manoeuvre.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Sur la procédure de révocation eng

Le président de la République estime que les péréquations ne sont pas défavorables à l'Outre-mer...

Je me souviens très bien... Sur certaines, on considère que nous sommes avantagés, sur d'autres, nous sommes désavantagés et, au final, on a une réalité de difficultés budgétaires chroniques qui se traduisent dans un rapport de la Cour des comptes de 2017. Il faut maintenant trouver les solutions qui régleront le problème structurel.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Sur le maire de Pointe-à-Pitre menacé de révocation

Cette réunion du CFL se passe au moment où l'on apprend que Jacques Bangou, le maire de Pointe-à-Pitre dont la commune accuse un déficit de 54 millions d'euros, fait l'objet d'une procédure de révocation. Pour autant, il n'en a pas été question hier lors de la réunion à Paris. Pour le maire de Fort-de-France, la procédure de révocation engagée contre son homologue de Pointe-à-Pitre est "surprenante" et rarissime : "C'est la première en Outre-mer." Selon lui, il faut plus que de l'insincérité budgétaire pour faire l'objet d'une telle décision. Il pense qu'il faudrait qu'il y ait au moins des malversations pour en arriver là, "mais; observe-t-il, il y a des procédures pénales pour cela..."

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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 11:02
Ary Chalus signe avec la CMA-CGM

Ary Chalus à Marseille

Le président Chalus était à la tête d'une délégation guadeloupéenne lundi à Marseille. Il était l'hôte de Rodolphe Saadé à la tour CMA-CGM qui domine le port de la Joliette. le pdg de la CMA-CGM et Ary Chalus ont signé une convention pour la création du deuxième incubateur de strat-up de CMA-CGM en Guadeloupe. Zebox, ce sera le nom de cet incubateur, sera logé au WTC et devrait être inauguré en septembre prochain.

Parrallèlement à cette convention, la délégation dont camille Gallap, le directeur général de Guadeloupe formation, a visité l'académie CMA-CGM qui forme aux métier du shiping les employé de l'armateur. Des modules piurraient ainsi être lis à la disposition de Guadeloupe formation.

Le président Chlus se félicite de cette collaboration avec le groupe CMA-CGM au moment où la Région développe le projet Karukéra bay et le futur lycée de la mer.

FXG

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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 10:58
Economie des entreprises

La FEDOM veille déjà au prochain budget de l'Outre-mer

L'Assemblée générale de la Fédération des entreprises d'Outre-mer qui s'est tenue mercredi au siège parisien de la BRED a été l'occasion pour son président de se livrer au bilan critique de l'action économique du ministère des Outre-mer. Au moment où il s'agit de faire valoir les intérêts des entrepreneurs d'Outre-mer alors que se prépare déjà le projet de loi de finance 2020, Jean-Pierre Philibert s'est longuement penché sur "l'épineux dossier de la révision des aides", "le coût du travail" et, "in fine une solution en deçà de nos attentes".

Certes la ministre des Outre-mer (réprésentée par son dircab et son conseiller économique) a anticipé la critique et a promis de réexaminer le nouveau dispositif d'exonérations de charge pour corriger d'éventuels effets de bord. Jean-Pierre Philibert a ainsi indiqué que le ministère pourrait présenter son évaluation en juillet prochain. La FEDOM elle-même s'est équipée d'un simulateur (https://simulateur.fedom.org) pour affiner les comparaisons entre les régimes d'exonération existant jusqu'en 2018 (avec le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) et le nouveau régime d'exonération applicable depuis le début de l'année.. Elle compte ainsi identifier clairement la perte ou le gain induit par le nouveau régime. Pour autant, au delà des corrections, la FEDOM fait savoir que lors des prochains débats budgétaires, elle plaidera pour des "mesures choc" comme l'exonération d'une partie des charges sociales pour donner plus de pouvoir d'achat aux salariés ou l'exonération totale pendant trois ou cinq ans dès lors qu'il s'agit d'une première embauche... Car les entrepreneurs ne se satisfont pas d'un régime d'exonération qui cible les Smicards et les bas salaires. "La compétitivité, l'innovation, la montée en gamme sont aussi des objectifs à atteindre. Le niveau de point de sortie des exonérations de charges doitêtre examiné à l'aune de ces critères. La FEDOM regrette que "les réformes engagées par l'Etat soit guidées par le seul souci de l'efficacité budgétaire".

Fort de l'annonce du président de la République de ne pas toucher aux niches fiscales outre-mer, le président Philibert rappelle tout de même que la collecte d'impôt sur le revenu pour alimenter l'investissement productif outre-mer a chuté de 30 % l'an dernier.

Les entreprises éligibles aux abattements supplémentaires dans les zones franches d'activités de nouvelle génération ont été élargies au nautisme/plaisance et à l'industrie (cosmétologie, pharmacopée et fabrication de matériaux de construction). La FEDOM aurait préféré l'intégration de tous les secteurs de l'industrie. Par ailleurs, la FEDOM estime que l'un des enjeux du PLF 2020 pourrait être d'augmenter le crédit d'impôt mécénat pour les entreprises situées en Outre-mer. Pour le budget 2020, La FEDOM est donc déjà au travail.

FXG, à Paris

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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 10:54
Des membvres du syndicat Sud PTT et Sud Orange des Outre-mer entouraient le député insoumis lorsqu'il a présenté sa PPL

Des membvres du syndicat Sud PTT et Sud Orange des Outre-mer entouraient le député insoumis lorsqu'il a présenté sa PPL

Le député Ratenon (LFI) dépose une proposition de loi pour l'équité postale

Jean-Hugues Ratenon, député réunionnais de La France Insoumise était accompagné, jeudi à l'Assemblée nationale, de syndicalistes de Sud PTT et Sud Orange venus de tous les DOM pour présenter sa proposition de loi pour les "rétablissement de l'égalité d'accès au service public postal en Outre-mer". Parce que le prix de l'acheminement d'un colis de 2 kilos est de 8,50 euros dans l'Hexagone, 19,50 dans les DOM et 30,10 dans les collectivités du Pacifique, le député estime que c'est une question de justice sociale. "C'est le début d'un combat pour l'égalité de traitement, nous continuerons avec le prix des abonnement téléphoniques outre-mer..." Là aussi, les écarts donnent 49,90 contre 29,90... La proposition de loi consiste en un article unique qui change les mots "métropolitain" par "français" et qui supprime la différence de tarifs.

Habilement, Jean-Hugues Ratenon est parvenu à faire signer au moins un membre de chaque groupe politique de l'Assemblée nationale. Les LR de la Réunion Lorion et Bassire ont signé, les UDI du Pacifique, Gomez, Desnoyers et Sanquer ont signé, La Martniquaise Manin du groupe PS a signé. Le Guadeloupéen du Modem Mathiasin a signé, Serville le Guyanais et Brotherson le Polynésien du groupe GDR ont signé. Même le président LREM de la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale, Olivier Serva, a signé. "J'espère, commente Jean-Hugues Ratenon, que le gouvernement ne va pas lui faire un affront en ne soutenant pas cette proposition de loi."

FXG, à Paris

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