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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 06:35

Alain Jean-Marie, chevalier du Mérite
Alain-JeanMarie-et-sa-femme-Morena-et-la-ministre-de-l-outr.jpgMercredi soir, dans le salon Delgrès du ministère de l’Outre-mer,  le pianiste de Pointe-à-Pitre, de renommée mondiale, Alain Jean-Marie, a reçu l’insigne d’officier dans l’ordre national du Mérite des mains de Marie-Luce Penchard, heureuse d’être la marraine du grand jazzman. A 8 ans, il fait ses premiers pas dans les bals en apprenant le piano en autodidacte. En 1967, il s’envole pour le Canada avec Marius Cultier pour revenir vers ses terres en 1970. Nouveau départ en  1973 pour s’installer à Paris. Que de chemin parcouru avant de recevoir cette  distinction qui lui a donné les larmes aux yeux.
Pour l’occasion, Alain était accompagné de sa femme, Morena Fattorini, José, son frère et parrain, , Giordano Fleurette, sa marraine et tante, Jocelyne, sa sœur, et François Lacharme de Jazz mag, Jimmy Blanche, son producteur, Mario Canonge, Jean-Pierre Meunier le spécialiste de la biguine, Pierre Bouteiller, Steeve Potts, Karlos Rosten et encore Bernard Rabaud.
« Je vais vous faire une confidence, lui a déclaré la ministre de l’Outre-mer : « Moi qui aie joué du piano. Vous avez réveillé en moi, le 21 juin dernier, dans la cour der Matignon, les vibrations de ce formidable instrument… Et, je revois encore Daniel Maximin battre les pieds en rythme sur ces airs an tan lontan. »
D’autre distinctions sont venues récompenser le talent de ce pianiste hors pair. En 1999, il a reçu le prix Boris Vian de l’académie du jazz pour l’album Afterblue, meilleur album de jazz français. En 2000 et 2004 il est  récompensé à deux reprises par le Django d’or du meilleur musicien de jazz français. Mais il faut remonter à  1992 et son premier album de biguine réflexion  pour qu’il acquiert ses lettres de noblesse. En solo, en duo, en  trio, en quartet ou en big bang, Alain est partout. Un travailleur acharné, un chercheur infatigable, un homme d’expérience et de partage. Il est aujourd’hui le pianiste de jazz le plus demandé.
Appuyé sur le piano, devant l’assistance, il a laissé  couler quelques larmes d’émotion au moment où la ministre a épinglé au revers de sa veste grise l’étoile à six branches doubles, émaillée de bleu, surmontée d’une couronne de laurier portant les inscriptions de la République, l’ensemble suspendu à un ruban bleu de France en moire. « Cette médaille récompense mon obstination à vouloir faire vivre ma passion qui est la musique et surtout la musique de jazz. » Sa conception de la musique, il l’a expliqué ainsi : « Il faut être comme le bambou qui ne résonne que là où c’est creux. C'est-à-dire qu’il faut rester vide, disponible à l’intérieur et non chargé des choses inutiles qui nous empêchent de résonner. » Puis, avec sa femme Morena, Valérie Ventadour, Mariann Mathéus et Tony chasseur, au chant, il a remercié le public en musique… La soirée s’est terminée  dans un resto au pied de la tour Montparnasse.
Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 07:33

La loi réprime désormais la négation des génocides reconnus

Il y a eu beaucoup de tension, lundi au Sénat, et plus de quatre heures de débat avant qu’une majorité de sénateurs rejette l’exception d’irrecevabilité de la proposition de loi réprimant la négation des génocides reconnus par la loi. En l’occurrence, le génocide arménien commis par les Turcs en 1915 puisque, en dehors de la Shoah, il est le seul reconnu légalement par la loi du 29 janvier 2001. La tension était dans la rue d’abord, puisque les abords du palais du Luxembourg étaient bouclés par les forces de l’ordre. Devant les grilles du jardin du Luxembourg, une dizaine de cars de CRS contenaient la manifestation des Turcs.  Une petite centaine d’hommes brandissaient des drapeaux turcs et français et des pancartes : « C’est pas aux politiques d’inventer l’histoire » ; « L’histoire ne doit pas servir la politique »… A cent mètres à peine, face à l’entrée du palais du Luxembourg, dix autres cars de CRS contenaient les manifestants arméniens. Plus nombreux, peut-être 3 ou 400, ils brandissaient des drapeaux français et des pancartes : « Sénat, ne cède pas aux pressions » ; « le négationnisme n’est pas la liberté d’expression » ; « le négationnisme est un crime, pour le punir, je veux une loi »… Au Sénat, nombreux étaient les représentants de la presse turque. Bien plus que lors de l’examen, le 4 mai dernier, d’une autre proposition de loi visant à réprimer exclusivement la négation du génocide arménien et qui avait été retoquée. « Il n’y avait que deux représentants de la presse écrite turque, l’un pour la loi, l’autre contre, relate Bernard Piras, député PS de la Drôme. Si le PS et l’UMP ont indiqué soutenir la loi, au sein des troupes, ce n’était pas aussi clair individuellement. Car en plus de ceux qui refusent les lois mémorielles à l’instar de l’écologiste Esther Benbassa, ceux qui ont taxé cette loi d’électoraliste, voire communautariste, comme Jacques Mézard, président du groupe RDSE, ceux encore qui craignent ses effets sur la diplomatie française comme Ambroise Dupont (UMP), il y avait l‘écueil de la commission des lois dont le rapporteur, Jean-Pierre sueur (PS) a annoncé qu’avec 23 voix contre 9, elle avait déposé une exception d’irrecevabilité au motif d’inconstitutionnalité. « Il n’appartient pas à la loi pénale d’intervenir dans le champ de l’histoire », a t-il déclaré avant de citer Robert Badinter : « Le Parlement n’est pas un tribunal. » Patrick Ollier, ministre des Relations avec le Parlement est venu contre-attaquer : « Il ne s’agit pas de légiférer sur l’histoire mais de compléter notre droit. » La proposition déjà adoptée en décembre dernier à l’Assemblée nationale punit  de 1 an de prison et de 45 000 € d’amende la contestation ou la minimisation outrancière de l’existence d’un ou plusieurs crimes reconnus comme génocide par la loi française, donc le génocide arménien. Les défenseurs de la motion d’irrecevabilité ont fait planer le risque d’un effet domino si le texte était soumis au Conseil constitutionnel, menaçant aussi la loi de 2001… Tandis que les orateurs se succèdent à la tribune, les manifestations se poursuivent à l’extérieur. Les troupes ont un peu fondu côté Turcs, mais leur service d’ordre doit contenir les plus jeunes. Côté Arméniens, on scande slogans sur slogans : « Non, non, à la négation », « Sénat, vote la loi »… Bruno Gilles soutient à la tribune qu’il faut incriminer pénalement la négation « à l’instar de la loi Gayssot » qui punit la négation de la Shoah. Pierre Charron, le sénateur UMP de Paris, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy  assure que certains députés UMP se sont fait excuser pour ne pas à voter. Son collègue socialiste, Bernard Piras, évoque le même trouble chez certains de ses amis : « 60 voteront pour, 30 contre et les 30 autres iront aux toilettes… » Finalement, sur 263 votants, 167 sont contre l’exception d’irrecevabilité, 86 pour et dix abstentions. Le débat s’est poursuivi encore quelque trois heures puisque les sénateurs devaient se prononcer sur une question préalable (du même ordre que l’exception d’irrecevabilité) et sur un possible renvoi en commission. A 22 h 26, par 127 voix contre 86 et 27 abstentions, les sénateurs ont adoptée la loi, ce qui devrait permettre au président de la République de promulguer cette loi rapidement. Les opposants à la loi devraient tenter une saisine du conseil constitutionnel. Notons que cette loi ne concerne pas la négation du crime contre l'humanité qu'est l'esclavage car l'Assemblée nationale avait resteint aux seuls génocides reconnus le texte.

FXG (agence de presse GHM)

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 07:25

Les 70 ans de la maison Damoiseau

5-damoiseau.jpgLa marque Damoiseau célébrera en 2012 ses 70 ans d’existence. Un événement célébré le 1er Mars dans le cadre du Salon international de l’agriculture à paris et qui donnera naissance au deuxième semestre 2012 à un Rhum vieux de 10 ans d’âge. Ce rhum agricole de 42° millésimé 2001 a vieilli au moins 10 ans dans des petits fûts de chêne ayant contenu du Bourbon pendant 2 ans. Fondé a la fin du XIX siècle dans la commune du Moule, le domaine agricole de Bellevue a été repris en 1942 par Roger Damoiseau, grand-père de l’actuel dirigeant Hervé Damoiseau. La marque leader en Guadeloupe produit 2 000 000 de litres de rhum agricole par an et a dépassé cette année 50% de part de marché sur l’île. Un programme d’investissement de 6,5 millions d’euros doit permettre à la marque  de concrétiser son plan de développement sur les dix prochaines années, notamment un bâtiment de 3000 mètres carrés aux Abymes mis en service en 2011 et destinés au stockage et à l’embouteillage. 3-damoiseau.jpgCette installation devrait permettre de produire jusqu’à 5 millions de bouteilles par an. L’objectif est de doubler la production de 3 à 6 millions de bouteilles et d’équilibrer les ventes pour réaliser 50% de son chiffre d’affaire à l’échelle locale et 50 % à l’international, France métropolitaine comprise (contre un rapport de 75% à 25% actuellement). L’essentiel du doublement se ferait sur les rhums vieux. Les sociétés Damoiseau Export et Spiridom se chargent de la promotion de ces rhums d’exellence dans plus de 40 pays. Hervé Damoiseau résume ainsi son état d’esprit : «  Nos produits sont issus du terroir : ils ont une âme, une histoire. Mon objectif est de tout faire pour permettre aux consommateurs, qu’ils soient connaisseurs ou non, de partager ces valeurs et de déguster des produits élaborés dans les règles de l’art. »

RDG (agence de presse GHM)

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 06:44

Younous Omarjee remplace Elie Hoareau à l’Europarlement
Younous-Omarjee.jpgLa circonscription outre-mer au Parlement européen a un nouveau député. Le Réunionnais Younous Omarjee a remplacé, lundi 16 janvier, le patron du parti communiste réunionnais, Elie Hoareau. Ce dernier a démissionné de son mandat le 4 janvier dernier pour se consacrer à son rôle de secrétaire général du PCR et à sa fonction de conseiller régional. Selon Olivier Plumandon, son assistant parlementaire, « c’est pour se conformer au principe d’un homme, un mandat ». Younous Omarjee devrait par ailleurs intégrer le Conseil National de campagne du Front de Gauche en tant que partenaire rattaché. Les trois europarlementaires d’outre-mer sont Maurice Ponga (Nouvelle-Calédonie, UMP), Patrice Tirolien (Guadeloupe, PS) et Younous Omarjee (Réunion, PCR).
FXG (agence de presse GHM)

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 05:58

Interview Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer
Après quasiment un mois de silence et un malaise survenu en direct lors d’une émission de radio en Guadeloupe, Marie-Luce Penchard, profite de la visite du candidat du parti socialiste aux Antilles et en Guyane, pour monter au créneau et porter la parole du gouvernement et de l’UMP dans la campagne présidentielle qui se profile. Son mot d’ordre est :

MLP sortie CM« Touche pas à mon président ! »
Vous passez à la contre-attaque après les trois meetings de François Hollande en Guadeloupe, Martinique et Guyane… Est-ce une entrée en campagne ?
Je veux défendre le bilan du président de la République. Et, c’est vrai, lorsque j’entends M. Hollande vouloir nous faire croire que la politique de ce gouvernement pour l’Outre-mer se serait traduite par une baisse des crédits, je dis : c’est faux ! Entre 2007 et 2012, nos crédits budgétaires pour l’Outre-mer ont progressé de 12,3 à 13,4 milliards d’euros !
J’entends aussi porter dans le débat qui s’ouvre la véritable vision d’avenir qui anime le chef de l’Etat et l’ambition du programme qui est le nôtre pour nos territoires ultramarins. Or, qu’avons-nous entendu tout au long de ce déplacement de M. Hollande aux Antilles-Guyane ? Le discours creux du candidat d’un Parti socialiste sans projet, sans propositions concrètes sans vision pour l’Outre-mer !
Vous parlez d’un programme, mais vous n’avez pas encore de candidat…
Le président sera amené à s’exprimer devant les Français ; ce calendrier lui appartient. Pour ma part, je souhaite et je suis certaine qu’il sera notre candidat, parce que dans la situation qui est la nôtre, nous avons besoin d’un président expérimenté qui prend des décisions et Nicolas Sarkozy est le président dont nous avons besoin pour la France et notamment pour nos territoires d’Outre-mer.
Mais n’êtes-vous pas déjà prête pour cette campagne électorale ?
Notre famille politique est en ordre de marche, le secrétaire général Jean-François Copé l’a clairement indiqué. Les socialistes, c’est vrai, sont en campagne ; le gouvernement, lui, est au travail. Ce qui ne l’empêche pas d’alimenter le débat. Nous avons tenu des conventions sur l’emploi, la santé, la dépendance, l’outre-mer… On a fait un certain nombre de propositions. Une chose est sûre, et c’est une vraie différence avec M. Hollande : le projet de notre famille politique est à coût constant, c’est-à-dire zéro euro supplémentaire, car la situation budgétaire de la France l’exige. Notre devoir est de garantir le redressement financier de la France, seule condition pour sauver notre système de protection et de prestations sociales. Et quand quelque chose fonctionne dans notre pays, comme la politique familiale, on ne revient pas sur cet acquis comme voudrait  le faire François Hollande en remettant en cause le quotient familial.
Si l’UMP est prête, allez-vous, vous-même, jouer un rôle dans cette campagne ?
J’entends bien jouer mon rôle, c’est ce qu’attendent de moi les ultramarins. Pour le reste, il appartient au président, lorsqu’il sera candidat comme je le souhaite, d’organiser sa campagne. J’ai porté un certain nombre de textes devant les assemblées, j’ai conduit la politique Outre-mer au sein du gouvernement  ces dernières années, j’ai contribué, avec Jean-François Copé et Bruno Le Maire, avec l’ensemble de nos parlementaires ultramarins, aux travaux d’élaboration du projet de notre famille politique pour l’Outre-mer, et j’entends continuer à être utile. Il faut, dans cette période difficile, tenir un discours de vérité. Je crois que les Français qu’ils soient de l’outre-mer ou de l’Hexagone, aspirent à ce que les responsables politiques disent la vérité.
Vous seriez aussi candidate à l’investiture de votre parti dans la 4e circonscription législative de Guadeloupe, celle de Victorin Lurel. Le confirmez-vous ?
Je vais vous faire une confidence : aujourd’hui, ma décision est prise ! Mais que ce soit oui, que ce soit non, je le dirai, chez moi, en Guadeloupe, devant les Guadeloupéens. J’ai toujours dit que solliciter un mandat n’aurait de sens pour moi que sur ce territoire auquel je suis tant attachée, parce que j’y suis née, parce que ma famille et mes enfants y vivent. Parce que j’ai toujours pensé que j’avais une certaine responsabilité vis-à-vis de mon île et de mes compatriotes de Guadeloupe, c’est là-bas et à eux que je m’adresserai.
Ferez-vous campagne en direction des ultramarins de la métropole ?
En tant que ministre de l’Outre-mer, j’ai la responsabilité des politiques qui sont mises en œuvre pour l’ensemble de nos concitoyens et je suis très sensible aux difficultés qui peuvent être celles de nos compatriotes ultramarins de l’Hexagone. A ce titre, avec le délégué interministériel Claudy Siar, nous porterons les propositions fortes défendues lors de la convention UMP pour l’Outre-mer.
Le candidat Sarkozy, en 2007, avait convaincu le monde socio-économique antillo-guyanais avec la LODEOM, les zones franches globales, néanmoins, la fédération des entreprises d’outre-mer a émis quelques réserves en décembre, eu égard aux divers coups de rabot portés à la défiscalisation…
Notre devoir était de réorienter la défiscalisation, notamment vers le logement social et de corriger les effets d’aubaine qui ne bénéficiaient pas aux ultramarins. Sur ce sujet, le flou entretenu par M. Hollande est inquiétant. Imaginez que le 15 octobre dernier, dans le Journal de l’île de la Réunion, il affirme qu’il faut soutenir la défiscalisation fondées sur le principe des niches fiscales. Le lendemain, 16 octobre, sur France Info, il appelle avec force à la suppression pure et simple…des niches fiscales ! Cherchez l’erreur ! Qui croire ? Le candidat Hollande qui parle aux ultramarins ? Ou le candidat Hollande de Paris ?  Vous le voyez, en réalité, les choses sont très simples : d’un côté, M. Hollande, le candidat du double discours ; de l’autre, Nicolas Sarkozy, le Président qui a le courage de dire la vérité aux Français ! Il y a un gouvernement qui sait où il va, en maintenant la défiscalisation dans des conditions très précises, alors que le PS, à force d’hésitations, reste dans une très grande ambigüité. Le monde économique devrait se méfier des doubles discours et des hésitations permanentes, car je ne suis pas sûre que François Hollande maintienne la défiscalisation outre-mer s’il est élu : remplacer les dépenses fiscales par des crédits budgétaires revient à augmenter purement et simplement le budget de l’Outre-mer de 1 milliard. Je demande donc à M. Hollande de nous dire comment et où il compte trouver ces crédits supplémentaires.
François Hollande s’est prononcé pour une maison des outre-mer en métropole. C’est aussi une des mesures du CIOM qui reste à réaliser…
Il n’a pas parlé d’une maison… Une maison, ça symbolise l’ouverture. Il a parlé de cité. M. Hollande a aussi proposé le rattachement du Ministère de l’Outre-mer à Matignon. Je ne suis pas sûre que mes compatriotes ultramarins, lorsqu’ils se lèvent le matin, sont obnubilés face aux défis qui se posent pour leurs territoires, face aux difficultés qui peuvent être les leurs également, par la question du positionnement du ministère ou par la création d’une cité à Paris. En tout cas, cette proposition est à l’image de la politique que nous promettent les socialistes et qui montre vraiment le clivage avec nos valeurs. On a le sentiment que les socialistes veulent enfermer l’outre-mer dans une relation exclusive avec la métropole sous couvert de développement solidaire. Alors que pour nous il est possible de construire un autre modèle avec le développement endogène. Il faut ouvrir les économies ultra-marines, gagner des parts de marché pour ne pas être dépendant des importations à 100 %. Il faut  construire des partenariats et des échanges économiques avec les pays voisins. Nous avons une stratégie pour l’outre-mer et que propose quant à lui le parti socialiste ? Une vision passéiste  et qui enferme plutôt qu’elle n’ouvre. Les Antillais et les Guyanais n’ont vraiment pas été dupes parce qu’on ne peut pas dire que M. Hollande ait déplacé les foules durant son séjour.
Vous avez largement réagi aux discours que François Hollande a prononcés aux Antilles et vous dîtes avoir été choquée par sa formule sur le « développement indigène »…
J’ai été choquée, blessée et même meurtrie par cette formule plus que douteuse. Dans la bouche d’un responsable politique, c’est déjà particulièrement déplaisant quand on a en mémoire l’histoire de nos territoires, mais quand il s’agit d’un homme politique qui aspire aux plus hautes fonctions de l’Etat, c’est indigne !

A la convention UMP sur l’Outre-mer, Jean-François Copé a été dur avec les Martiniquais et les Guadeloupéens quant aux capacités de mobilisation des fédérations locales…
Jean-François Copé ne parlait pas du projet en tant que tel, il parlait d’une situation politique et de l’enjeu pour les fédérations de reconstruire une alternative aux forces politiques actuellement en présence. Plus que jamais, il croit avec moi à cette capacité des Martiniquais à proposer un projet de territoire et une nouvelle ambition. Aujourd’hui, la fédération de Martinique s’est structurée et elle commence à faire entendre sa voix ce qui participe à enrichir le débat démocratique.
Le président et le gouvernement sont extrêmement actifs en outre-mer depuis 2007, néanmoins, ça ne se traduit pas dans les urnes. Comment expliquez-vous ce décrochage ?
Il ne faut pas mélanger l’action du gouvernement, la nécessité de faire connaître les mesures mises en place et l’action des militants qui sont là pour relayer le discours politique. Jamais on n’a autant fait avec les états généraux de l’Outre-mer et avec les décisions qui s’en sont suivies et qui sont devenues la feuille de route du ministère de l’Outre-mer. Nous n’avons pas eu de contre-proposition en face, mais seulement de l’antisarkozysme primaire. Et quand on sait que le candidat Hollande s’est allié avec le Tavini en Polynésie pour le représenter dans le cadre des primaires socialistes, et que le Tavini, par la voix d’Oscar Témaru, cherche à inscrire la Polynésie sur la liste des pays à décoloniser… Il souhaite, je le rappelle à vos lecteurs, l’indépendance de la Polynésie. Ca fait quand même beaucoup de choses qui me laissent à penser que sur la question du statut, François Hollande n’est pas clair ! Et c’est particulièrement inquiétant pour les Guadeloupéens, pour les Martiniquais, pour les Réunionnais, pour les Mahorais et pour les Guyanais qui aspirent à rester dans le droit commun et pour tous nos concitoyens si fortement attachés à la République.
Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 06:50

Kréyol jazz au théâtre de Neuilly-sur-Seinele-trio-biguine-reflexion-et-son-invite-Andre-Condouant-p.jpg
Samedi soir, au théâtre de Neuilly-sur-Seine, on pouvait titrer « live des titans », tant la qualité de la sélection artistique et musicale était de haut niveau. Un bel hommage à la musique nègre.
Alain-Jean-Marie--65-photo-Alfred-Jocksan.jpgCinq concerts en 5 heures ! Véritable star de la soirée, Alain Jean-Marie est venu avec un programme de choc. Sa touche est délicate, puissante et douce sur le clavier de son piano. L’homme est salué par un tonnerre d’applaudissement. Mais le premier à faire apprécier son sens du swing  est Dominique Leblanc, en trio, avec à la basse, Nicolas Noyon, et à la batterie, le Jeune Thomas Bellon. Il planche en laissant d’importantes séquences de blanc dans son set musical. Il se cherche, regarde le public et pianote, de « Belino » à « Obsession », Dominique part dans « Je me souviens », un clin d’œil a sa terre natale. Son voyage dure 55 minutes d’une fièvre musicale contagieuse.
Pedro--photo-Alfred-Jocksan.jpgJamy Pedro enchaîne et fait sensation. Le bassiste réunionnais a un fantastique doigté et de l’énergie à revendre. Son batteur, Emmanuel, son pianiste, Cédric,  et les cuivres de Rico le propulsent dans son envolée rythmique. Ici tout est métissé, rien n’est figé. Pedro sait donner de la vibration aux six cordes tendues de sa guitare basse. Pour lui, la musique était le seul moyen de communiquer entre les esclaves pour porter la joie et la chaleur dans la dure réalité. Explosif ce Pedro !
Tangora-la-voix-du-sud-dan-s-le-Kreyol-Jazz-photo-Alfred-J.jpgLe jazz-kréyol se décline aussi par la voix italienne de Tangora, accompagnée au piano par le virtuose du clavier martiniquais, Mario Canonge. Sa musique qui fait le tour du monde. Le temps des  souvenirs, avec « Léo valse », est l’hommage à Claude Sommier de la belle italienne. Un duo d’émotion qui fait sensation dans la salle.
Alain Jean-Marie, Eric Vincenot à la basse et Jean-Claude Montredon à la batterie pénètrent en scène à l’invitation de Tony Chasseur : « Le maitre, monsieur Alain Jean-Marie S’il vous plaît ! » Standing ovation. Ceux qui sont  là sont de véritables amateurs de ce genre musical. Certains le considèrent comme le dépositaire du kréyol-jazz… Lui, il pense n’être qu’un interprète parmi tant d’autres. Mais ce festival de kréyol-jazz n’aurait pas ses lettres de noblesse sans lui. Alain Jean-Marie à la tête du trio « Biguine réflexion » offre une explosion de rythmes, de toutes ces musiques qui ont bercé la vie de nos parents, remixées et rejouées pour le seul plaisir de l’auditoire présent. Même Mario Canonge s’est installé au premier rang pour ne rien rater de son doigté. Il est ravi du jeu de cette formation qui a invité le guitariste de jazz guadeloupéen, André Condouant. Une rencontre qui donnera un prochain album pour un swing formidable.
Jowee-Omicil-et-Herve-a-la-guitare-photo-Alfred-Jocksan.jpgJowée Omicil vient ensuite faire admirer ses talents de showman avec ses saxophones. Sa musique jazzy teintée de hip hop bouge, secoue les  spectateurs. Improvisation, sens de rythme, il met les mélodies à son goût et joue avec son public. Ce jeune prodige haïtien vivant à New York  a le swing dans le sang et son passage avec Paco Céli à la batterie, c’est de l’art.La-salle-en-lieste-en-fin-de-prestation-de-Jowee-Omicil-ph.jpg
La musique kréyol a encore démontré dans à Neuilly sa capacité à se faire entendre et à se projeter au-delà des sentiers battus, au-delà des océans. Ce foisonnement de son fait danser la mémoire et battre le cœur, longtemps après l’extinction du dernier groupe. Les artistes ont partagé avec plaisir des instants de pur bonheur. Des histoires difficiles, longues  et douloureuses ont créé  ce mouvement mais la musique c’est la vie.
Textes et photos Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


ITW Dominique Leblanc et ses deux amours, la musique et la Guyane
Le-pianiste-Dominique-Leblanc-dans-sa-loge-photo-Alfred-Joc.jpg« Je transpire la Guyane »
Dominique Leblanc, originaire de la Guadeloupe,  a passé 14 ans de sa vie en Guyane où le don de la musique lui a été légué par sa mère et le plaisir de jouer par Rosange Blérald. Aujourd’hui, il parcourt les salles sombres de l’Hexagone pour faire entendre son swing. Toujours prêt à sauter dans un avion pour rejoindre la Guyane, il ne rate pas jamais l’occasion de se faire entendre sur cette terre d’Amérique. Sa musique est caractérisée par un mélange de fragilité et d’intensité.
Votre première impression après la scène ?
J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer. Un grand plaisir d’être là.
Comment avez-vous vécu ces moments ?
Au début ça a été difficile parce que nous avons eu une courte balance. En cause, les problèmes de temps et d’organisation. Nous étions les derniers à faire la balance. Après le top départ et l’arrivée sur la scène devant le public, les choses ont changé.
Comment qualifiez-vous votre musique ?
Pour moi, c’est du jazz kréyol. C’est un combat que je mène depuis des années et je suis déterminé. Je ne lâche pas. Car je mène ce combat là par amour, par émotion. C’est pour  cela que je ne lâche rien. Ce n’est pas tout le temps gai, ni tout le temps joyeux, mais c’est l’amour de cette musique, la passion, qui me permet de continuer.
L’hommage que vous rendez à Mme Blérald vous vient du cœur, pourquoi ?
Quand je suis arrivé en Guyane je me suis familiarisé avec le folklore du pays avec le groupe Wapa. Ce groupe avait été fondé par cette grande dame, Rosange Blérald. C’est pour cela je tenais, du fond du cœur, à lui rendre hommage pour son travail et son engagement dans la culture. Elle est une femme qui a toujours su fédérer autour d’elle et transmettre.
Vous êtes installé à Paris aujourd’hui. Quel lien gardez-vous avec la Guyane ?
J’ai passé 14 ans de ma vie en Guyane. Mais depuis que je suis à Paris je vais tout le temps en Guyane. Mes parents sont installés en Guyane et tous  mes amis sont plus ou moins guyanais. Pour les Guyanais je suis l’un d’entre eux. Il n’y a que mon origine et mon CV qui disent que je ne suis pas né en terre guyanaise. Moi, je transpire la Guyane. Je suis très présent dans le département pour toutes les manifestations tels le festival de jazz de Cayenne et le carnaval.
Propos recueillis par Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Ils ont dit
Tony-Chasseur-et-Alain-Jena-Marie-photo-Alfred-Jocksan.jpgTony Chasseur, présentateur de la soirée : « Je suis toujours stupéfait par les talents affichés par tous ces musiciens et par la créativité que le jazz-créole expose dans ce type de manifestation. Je ne parlerai pas de surprise, je dirai la confirmation de ce que je sais. Il y a énormément de talents dans nos contrés et une fantastique originalité. »
Erick-Vincenot-le-bassiste-photo-Alfred-Jocksan.jpgEric Vincenot, le bassiste de Biguine réflexion : « C’est une occasion de rencontrer des amis, des musiciens qu’on n’a pas vu depuis longtemps. Jouer avec André Condouant est un superbe cadeau. C’est quelqu’un que je connais depuis que je suis petit et j’ai vraiment beaucoup d’admiration pour lui. »
Erick Siar, concepteur de la manifestation et patron de Couleur music publishing : La-joie-avec-Eric-Siar-concepteur-de-la-soiree-photo-Alfre.jpg« Le deuxième festival appelle le troisième. Toute l’équipe était fière et contente du résultat et surtout de pouvoir réunir des légendes vivantes comme Alain Jean-Marie et André Condouant, de faire découvrir Jamy Pédro qui vient de la Réunion et qui est un artiste extraordinaire. Ils ont revu, Jowée Omicil qui est juste un artiste d’une dimension internationale. Dominique Leblanc de la Guyane qui mérite d’être connu et que le public découvrait ce soir. C’est un vrai combat de montrer les différents facettes de notre musique. Il faut penser que la prochaine édition sera ailleurs avec plus de gens représentés. Mais on va rester sur ce principe de cinq heures de musique en un seul lieu et en une seule fois. En tout cas, il y avait beaucoup de magnificence avec tous ces musiciens venus de partout. »
André Condouant, le doyen de la soirée : « Moi, j’ai bien aimé. C’est un répertoire de choc qu’Alain a mis sur pied, mais j’ai tenu le coup quand même. C’était le pied vraiment. »

 


 

En images (photos Alfred Jocksan)AlainJean-Marie-Nathalie--et-Jennifer-Pelage-photo-Alfred-J.jpg

Alain Jean-Marie, nathalie Montredon et Jennifer PelageCedric-Pedro--Emmanuel--et-Rico-33-Alfred-Jocksan.jpg

Cedric, Pedro, Emmanuel et RicoDaina-et-James-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Daina et JamesDominique-Leblanc-Nicolas-Noyon--Rico-et-Thomas-Bellon-phot.jpg

Dominique Leblanc, Nicolas Noyon, Rico et Thomas BellonJames-et-Jowee-Omicil-photo-Alfred-Jocksan.jpg

James et Jowée OmicilJean-Claude-Montredon-batterie-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Jean-Claude MontredonAndre-Condouant-dans-sa-loge-photo-Alfred-Jocksan.jpg

André Condouant dans sa logeJean-Pierre-UrsullDanghi-Allouhen-Herve-Audrey-et-Claude-U.jpg

Jean-Pierre Ursull, Danghi, Allouhen, Hervé, Audrey et Claude Ursull Jennifer-pelage-et-Tony-Chasseur-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Jennifer Pelage et Tony ChasseurJowee-Omicil-et-ses-musiciens-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Jowée Omicil et ses musiciensAndre-Condouant-et-Jean-Claude-Montredon-photo-Alfred-Jock.jpg

André Condouant et Jean-Claude MontredonMario-Canonge-et-Tangora-chanteuse-italienne-photo-Alfred-J.jpg

Mario Canonge et la chanteuse TangoraJean-Claude-Montredon-Dominique-Leblanc-et-Sarah-Verniac-ph.jpg

Jean-Claude Montredo, Dominique Leblanc et Sarah VerniacLe-chanteur-Alex-Fernand-le-guitariste-Andre-Condouant-et-.jpg

Le chanteur Alex Fernand, le guitariste André Condouant et le pianiste Alain Jean-MarieSerge-Marne-et-Eric-Vincenot-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Eric Vincenot et Serge MarneThomas-Bellon-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Thomas BellonPaco-Celli-le-prince-du-rythme-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Paco Celile-trio-biguine-reflexion-et-son-invite-Andre-Co-copie-1.jpg

Biguine réflexion, le trio, et André CondouantTony-Chasseur-presentateur-de-la-soiree-Viviane-Vernabelle-.jpg

Tony Chasseur, Erick Siar et...


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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 05:52

Les vœux guyanais du président Sarkozy
Sarko-Guyane-138.jpgLe président de la République arrive samedi matin en Guyane. Dans sa suite, il y aura Claudy Siar, le délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer (il sera fidèle au président jusqu’au 18 avril), Daniel Maximin, le commissaire de l'année des Outre-mer français, les ministres Claude Guéant, Marie-Luce Penchard, Nathalie Kosciusko-Morizet et l'ancien ministre de l'Outre-mer, Dominique Perben. Il y aura aussi des délégations martiniquaises et guadeloupéennes, ainsi que le sénateur caldoche, Pierre Frogier, et le président de la Région Réunion, Didier Robert.
Pour ce douzième voyage présidentiel en outre-mer (et le troisième en Guyane) à l'occasion de ses voeux aux Ultramarins (les 3e), le président procédera dès son arrivée, après un accueil républicain, au baptême de l'aéroport de Cayenne qui deviendra l'aéroport Félix-Eboué. Ce sera l'occasion pour Nicolas Sarkozy de prononcer un discours dans lequel il rendra hommage aux grands hommes de la Nation dans une volonté d'ancrer une histoire commune.
Sitôt après, la délégation présidentielle partira à bord d'hélicoptères pour Maripa-Soula, d'où elle gagnera les villages de Twenké et Taluen. Une façon d'aller à la rencontre des chefs coutumiers comme il l'avait fait en 2008 à Camopi. Cette rencontre se fera en territoire Wayana où, pour la première fois de mémoire d'hommes, selon le Château, les Bonis ont accepté de se rendre afin de rencontrer le président de la République. La rencontre devrait durer une heure et le président en profitera pour visiter le dispensaire de Taluen. Un centre de soins dont la construction traînait et qui s'est brutalement accélérée depuis deux mois, à la demande l’Elysée. Pour autant, ce ne sera pas une inauguration.
De retour à Cayenne, samedi après-midi, le chef de l'État se rendra au groupement de gendarmerie, à l'état-major interministériel dédié à Harpie. Une opération qu'il avait décidée en 2008 et pour laquelle un pilotage se fait depuis l'Élysée tous les six mois. Nicolas Sarkozy devrait s'adresser aux forces interministérielles et faire un point sur les questions de sécurité, qu'elles soient liées à l'orpaillage comme à celle des biens ou des personnes. Il devrait faire des propositions concrètes et précises, promet-on. Le président, qui sera logé à la résidence préfectorale, n'a pas d'agenda public pour la soirée du samedi, mais il est probable qu'il profite de ce temps pour rencontrer quelques personnalités, d'autant que son épouse ne l'accompagne pas. Dimanche matin, le président sera sur le pas de tir de Vega, au centre spatial, avant de se rendre à la salle du Zéphyr en fin de matinée, d'où il doit présenter ses voeux aux Français d'outre-mer, qu'ils se trouvent dans les territoires comme dans l'Hexagone. Il aura à coeur de faire le bilan de son action.
Il n'y aura pas de passage par le pont de l'Oyapock car l'édifice n'est pas encore opérationnel côté brésilien. Il n'y aurait non plus aucune chance d'entendre Nicolas Sarkozy annoncer sa candidature à la présidentielle. Par contre, ce devrait être le dernier voyage du président de la République en outre-mer. Peut-être pas du futur candidat...
FXG (agence de presse GHM)

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 05:34

Le conseil d’Etat déboute la Société transports aériens intercaraïbes
La Société transports aériens intercaraïbes a perdu, le 3 juin 2011, le marché des évacuations sanitaires de patients depuis le centre hospitalier de Saint-Martin vers la Guadeloupe, marché qu’elle détenait depuis le 10 février 2009, en raison de sa résiliation, décidée par le directeur de l’hôpital de Saint-Martin, « pour motif d’intérêt général ». Aussitôt, la Société transports aériens intercaraïbes avait saisi le juge des référés du tribunal administratif de Saint-Martin pour suspendre cette décision du directeur de l’hôpital. Le 13  septembre, le juge des référés rejette sa demande. L’affaire a donc été portée devant le conseil d’Etat par la Société transports aériens intercaraïbes qui demande une nouvelle fois d’annuler l’ordonnance du juge des référés. Or, comme le tribunal administratif de Saint-Martin a statué, non pas en référé, mais sur le fonds, le 16 décembre 2011, confirmant ainsi le jugement en référé, les magistrats du conseil d’Etat ont considéré, lundi dernier, ce pourvoi sans objet. Pas sûr pour autant que la Société transports aériens intercaraïbes n’ait, entretemps, déposé un autre pourvoi visant cette fois l’ordonnance du 16 décembre 2011.
FXG (agence de presse GHM)


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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 16:55

Charles Dagnet, le Guadeloupéen au comité de soutien de Marine Le Pen
charles-dagnet.jpgAncien militant du Collectifdom avec Patrick Karam au moment de l’élection de Nicolas Sarkozy entre 2004 et 2007, Charles Dagnet est quelqu’un qu’on a pu voir aux meetings de la droite et de la gauche. Il est ensuite devenu co-président de cette association de lobbying ultramarin avec Daniel Dalin. Il revendiqua même un temps, aux côtés de Claude Ribbe (autre ancien président éphémère du Collectifdom), la présidence de l’association avant d'y renoncer. Il s’était rapproché à cette époque de militants de la gauche radicale comme Joss Rovélas, proche du LKP. Et puis, après avoir dû essuyer quelques mesures vexatoires comme des auditions de police pour avoir colporté via internet et le site "veilledom" des propos susceptibles d’être jugés diffamatoires, Charles Dagnet était retourné sans rien dire dans l’ombre de son emploi de fonctionnaire municipal de la ville de Paris, au service informatique. Quand soudain, à l’occasion du report de l’annonce de la présentation de son programme pour l’Outre-mer, Marine Le Pen a révélé qu’il faisait désormais partie de son comité de soutien.
FXG (agence de presse GHM)

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 08:42

MLP monte au créneau contre François Hollande

La ministre de l’Outre-mer a réagi sitôt après avoir écouté le discours de François Hollande lors de son meeting en Guadeloupe : « C’est un discours peu éclairé, parsemé de formules creuses et de contrevérités qui frôlent de gros mensonges : Il n’y a pas eu de baisse des crédits pour le logement, et le nombre de logements sociaux construits a augmenté de 50 %. La reconstruction du CHU est assurée à 100 % par l’Etat. Hollande a préféré faire dans la compassion plutôt que de proposer une vision et un projet stratégique pour l’Outre-mer. Pour justifier son déplacement, il a rappelé que l’outre-mer est au cœur de la République. Dommage qu’il n’ait pas mis l’Outre-mer au cœur de son discours. » Après son malaise du mois de décembre, voilà la ministre de retour à l’offensive. Et cette offensive, elle la projette « jusqu’au mois de juin » !

FXG (agence de presse GHM)

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