Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 07:46

Air Caraibes mets 100 billets gratuits pour les plus pauvres

La Compagnie Air Caraibes a accepté de mettre à la disposition des originaires d’outre-mer de l’Hexagone les plus nécessiteux une centaine de billets d’avion. Une convention doit être signé prochainement avec la délégation interministérielle de Claudy Siar. Selon Edmond Richard directeur des ventes Europe d’Air Caraïbes, il restait encore en fin de semaine dernière à préciser les conditions d’attribution de ces billets totalement gratuits puisque même les taxes seront prises en charge par la compagnie. « Les bénéficiaires pourraient être des gens bénéficiant de minima sociaux et qui n’ont pas pu retourner au pays depuis dix, quinze ou vingt ans », assure Edmond Richard qui reconnaît que les curseurs ne sont pas encore fixés. Ce pourrait être un billet simple pour celui qui veut rentrer définitivement, mais aussi un aller-retour. L’idée de pratiquer des tarifs sociaux était dans les cartons depuis que Parick Karam, l’ancien délégué, avait ouvert des négociations avec les compagnies desservant les Antilles. Mais Air Caraïbes ne voulait pas avoir à vérifier la qualité des bénéficiaires. Cette fois-ci, l’accord devrait prévoir d’associer les associations mobilisées par le plan solidarité de Claudy Siar, à savoir en premier lieu La case sociale antillaise et les associations partenaires en province. Ce seront elles qui devront s’occuper de l’attribution de ces billets gratuits. Ils seront de préférence attribués en basse saison, à des dates pouvant être modifiées au dernier moment. « Et au moindre abus, prévient Edmond Richard, tout sera immédiatement stoppé. »

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 06:54

La route des abolitions
Le film d’Alain Maline, La route des abolitions, a été diffusé en avant-première, jeudi soir au cinéma des cinéastes à Paris.
Alain-maline.jpgSous forme de documentaire-fiction, le film raconte la route des abolitions à travers la cyclo-randonnée de Jean-Michel et Véro (Jean-Michel Martial et Keen de Kermadec), et le récit de Mombo-Jombo (Luc Saint-Eloy), l'ancêtre africain qui vivait dans le royaume des Aradas, au Dahomey. A eux trois, ils racontent la lutte de ceux qui parvinrent à délivrer l’humanité de l’abomination de l’esclavage. A chacune de leur halte (Champagney, Embermesnil, Fessenheim, fort de Joux et Chamblanc), des scènes historiques illustrent les conditions de vie des esclaves : elles sont jouées par les deux randonneurs et les enfants des écoles des villages-étapes traversés. En même temps, à Mana en Guyane, un groupe de jeunes gens descendants d’esclaves se prépare à venir à Chamblanc, en Bourgogne, lieu de naissance d’Anne-Marie Javouhey, où une forêt à la mémoire de leurs ancêtres est plantée. Le prologue du film débute à Mana en Guyane et s’achève au Panthéon. Pour cette première, de grands spécialistes de la route des abolitions (Doudou Diène de l’UNESCO, Philippe Pichot et Guy Lavaud du comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage), Philippe Martial (fils spirituel de Gaston Monnerville), des artistes comme l’écrivain et dramaturge Alain Foix, la chanteuse des Zouk machine, Chris Obydol, ont répondu présent à l’invitation d’Alain Maline et des ses comédiens. Amos-coulange-Luc-Saint-Eloy-Alain-castan.jpgTrès intéressant quant à son contenu, le film est décevant dans sa mise en scène. Certes, le tournage s’est effectué en 10 jours et confidence d’Alain Maline, « avec des bouts de ficelle » mais il pêche parfois par un discours trop didactique, voire pédagogique. Néanmoins, c’est cet aspect, justement, qui a intéressé l’Education nationale puisque le film a suscité l’intérêt des rectorats de Guyane et des régions françaises traversées par la route des abolitions, qui souhaitent en faire un support pédagogique pour les élèves de collège et de lycée. Le film sera prochainement diffusé dans Archipel, l’émission d’Elyas Akhoun (sur 1ère et sur France Ô), avant d’être rediffusé par Canal Oversea’s.
FXG (agence de presse GHM)


En imagesalain-foix-anne-liseBallyet-Philippe-Pichot.jpg

Alain Foix, auteur d'un Toussaint Louverture chez Folio, Anne-Lise Ballyet, de Kamele One consulting et organisatrice du festival Sans chaînes, et Philippe Pichot, pilote du programme de la Route des abolitions et des droits de l'Homme.Alain-Maline-Pascale-Raoux.jpg

Alain Maline et la comédienne Pascale Praouxcherlie-Toussaint-Will-Marthely-Chris-Obidol.jpg

Cherlie Toussaint, Will Marthély de Duty ice bijoux, et Christiane ObydolEliette-Golitin-Julia-Caille-Danielle-Marajo.jpg

Eliette Golitin de Guyane, Julia Caillé de Martinique, et Danielle Marajo de Guyane et MartiniqueFlore-Onissah-Guy-Lavaud.jpg

Flore Onissah,d'Africa 24, et Guy Lavaud du CPMHEAlain-Foix-Jacky-Tavernier.jpg

Alain Foix et Jacky TavernierHenriette-Sebeloue-Philippe-Martial.jpg

Henriette Sébéloué de l'association des Guyanais et des amis de la Guyane et Philippe Martial, secrétaire général de l'association des amis de Gaston Monnerville.Ion-Manciulescu-Justine-Cordet-premiere-assistante-real.jpg

Ion Manciulescu et la première assistante réalisatrice du film, Justine CordetJean-Michel-Martial-Anne-Lise-Ballyet.jpg

Jean-Michel Martial et Anne-Lise BallyetJM-Martial-Janine-Mauricer-Bellay-JF-Cordet-Helene-Camouill.jpg

Jean-Michel Martial, Janine Maurice-Bellay (EELV Région Ile de France), le préfet Jean-François Cordet, et Helène CamouillyRalph-et-Tedjee.jpg

Ralph et TedjeeMarie-Therese-lacombe.jpgLa maire-adjointe du 6e arrondissement, la guyanaise, Marie-Thérèse LacombeHenriette-Sebeloue.jpg

Partager cet article

Repost0
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 06:33

France Ô n’est pas encore mesuré par Médiamétrie
campagne-France-O.jpgLa direction de la communication de France Ô a certifié qu’aucune étude quantitative n’avait encore été lancée sur l’audience de la chaîne France Ô. Au moment où le groupe France Télévisions a publié les résultats des mesures Médiamétrie (29.9 % de part d’audience pour l’ensemble des chaînes du service public), des salariés de la chaîne de Malakoff se sont étonnés qu’aucun chiffre ne soit disponible pour France Ô. Il n’en fallait pas plus pour qu’en interne, des rumeurs se répandent, souvent par mails interposés : « Ils ont injecté 23 millions d’euros dans la grille de rentrée de France Ô, il y a six mois, avec comme objectif immédiat de faire 1 %. C’est une catastrophe : l’indice Médiamétrie est si bas, 0,1%, que la direction a décidé de ne pas le publier. » Laurence Ansay, directrice de communication externe de la chaîne, n'admet que des mesures qualitatives et précise même : « Je vous confirme que France Ô n'est pas mesurée par Médiamétrie. » Le directeur de la prospective et du conseil éditorial, Rémi Festa tient le même discours et se demande d’où peut bien sortir de chiffre de 0.1 %. « Nous procédons à des études qualitatives sur la perception que le public a de la chaîne et de certains programmes. Ce sont des études qui s’appuie sur des focus groupe et qui ne sont qu’un outil de pilotage interne. » En clair, elles servent à vérifier si le public visé est satisfait de l’offre, ou encore si certains programmes conquièrent de nouveaux téléspectateurs. Avec une finalité, celle d’optimiser l’offre par rapport à la demande. Mais ces études ne font pas un bilan global, mais un travail sur certaines émissions. On appelle ça en jargon professionnel, du « fine tuning ». Quant à procéder à des études quantitatives d’audience, Rémi Festa confirme que des discussions avec Médiamétrie doivent avoir lieu. C’est une question de coût car si l’outil Médiamétrie a une vraie utilité pour la politique éditoriale d’une chaîne de télé comme pour sa politique commerciale, le prix d’une mesure quotidienne, programme par programme s’élève à un peu moins de 2 millions € par an. Claude Esclatine indiquait, dès le mois de juillet dernier, que les premières mesures quantitatives ne seraient, dans un premier temps que bimestrielles ou trimestrielles. Six mois après le lancement de la nouvelle grille de programmes et alors qu’une première campagne d’affichage dans le métro parisien s’achève seulement, il semble que la priorité de la direction soit sa nouvelle politique de programme et l’amélioration de la notoriété de la marque France Ô.
FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 06:17

Claudy Siar saisit l’autorité de la concurrence sur les tarifs de téléphonie mobile
Le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer dénonce, dans un communiqué de presse, les politiques tarifaires des opérateurs de téléphonie mobile qui assimilent les départements d’Outre-mer à des pays étrangers. Il estime, en accord les rapporteurs des états généraux de l’Outre-mer dans l’Hexagone, « cette pratique inégalitaire des prix de communications entre l’Hexagone et l’Outre-mer ». Il a d’ores et déjà eu des contacts avec l’Autorité de la concurrence. Ces contacts devraient devenir plus formels lors d’une réunion en fin de semaine prochaine à Paris. Par ailleurs, a assuré Claudy Siar, dès lundi, il fera partir un courrier à tous les opérateurs de téléphonie mobile, qu’ils soient en outre-mer ou dans l’Hexagone. Il entend enfin alerter les élus d’ici et là-bas sur cette question, forts de ses soutiens (associations, consommateurs et groupes présents sur les réseaux sociaux).
FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 06:19

Le programme d’Europe Ecologie/Les verts pour l’Outremer
eva-Joly.jpg103 pages de programme présidentiel viennent d’être publiées par Europe Ecologie/Les verts. Cet opus intitulé « Vivre mieux vers la société écologique » a été rédigé par le Conseil d’orientation politique d’EELV dans lequel siège le Guadeloupéen Jean-Jacob Bicep, délégué national aux Régions et Collectivités d’outre-mer. Pour rédiger la partie qui le concerne, il a indiqué avoir procédé à une série d’échanges avec les secrétaires régionaux du parti en Guadeloupe, Guyane et Réunion, avec Garsin Malsa en Martinique et avec les associations écologiques du Pacifique où le parti n’a pas de structure constituée. La première référence à l’outre-mer est la mise en avant de sa biodiversité, la deuxième propose la suppression des niches fiscales et la troisième évoque « des territoires solidaires dont la Corse et l’Outremer ». Enfin, le chapitre 8, sous le titre « Outremer : en finir avec la république coloniale, vers la responsabilité et le développement durable », propose le regard des écologistes sur la situation des territoires et 21 propositions.
EELV remet en cause les politiques publiques depuis 1946 et propose une alternative avec « un plan de rattrapage pour promouvoir un développement soutenable, autonome et centré sur la zone géographique de chacun des territoires ».
Dans le domaine économique, EELV propose, grâce à la création d’une « banque publique régionalisée d’investissement », de « réorienter la défiscalisation vers les investissements en matière d’agro-transformation (passer de 20 à 50 % du taux de couverture alimentaire en 20 ans) et d’énergie renouvelable (atteindre 90 % d’autonomie en 10 ans). L’octroi de mer sera mis au service du développement durable en « pénalisant les produits dont l’empreinte écologique est élevée ». Le « modèle agro-exportateur » (sucre et banane) devra laisser place à une agriculture de « souveraineté alimentaire ». Une réforme foncière permettra un « accès équitable à la terre », le « contrôle du tourisme résidentiel » et la diversification des productions. Evidemment, l’Etat reconnaîtra « ses responsabilités sanitaires et environnementales comme dans l’affaire du chlordécone ». En matière d’organisation administrative, EELV veut « reterritorialiser » le recrutement des fonctionnaires, assurer la continuité territoriale (« aller et venir à des conditions de sécurité, de prix et de confort satisfaisantes entre la métropole et les collectivités »). Les étudiants trouveront dans les grandes villes universitaires une « maison des originaires des outremers ».  Les décrets d’application de la loi Taubira pour un jour férié national en souvenir des victimes de la colonisation et de l’esclavage seront publiés. Concernant la Polynésie, EELV promet la révision des décrets d’application de la loi sur les conséquences des essais nucléaires. De même, les écologistes veulent reconnaître le droit des peuples autochtones à la propriété foncière collective et leur droit à être consultés.
EELV prône une réforme institutionnelle « profonde » avec un « cadre fédéraliste différencié ». Il s’agit de « rattraper le retard pris volontairement par la droite sur l’application des accords de Nouméa, en Kanaky-Nouvelle-Calédonie » ou de revenir sur « la disposition constitutionnelle qui prive les Réunionnais de toute possibilité d’évolution dans la République ».
Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle devrait se rendre dans les trois départements français des Caraïbes courant février.
FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 08:00

Le conseiller général de Guyane Louis Bierge confirmé au conseil d'Etat

Louis-Bierge.jpgLe conseil d’Etat a dévoilé, lors d’une lecture publique prononcée vendredi à Paris, son arrêt concernant le litige électoral du canton de l’Oyapock qui avait été examiné le 16 novembre dernier en séance publique (voir France Guyane du 17 novembre dernier). L’affaire oppose le socialiste Maurice Juniel au conseiller général Louis Bierge depuis les élections cantonales de mars 2011. Celles-ci avaient vu la victoire du second par 597 voix contre 521. Le conseil d’Etat a validé l’élection de Louis Bierge au Conseil général de Guyane. Les sages du Palais royal ont annulé les 61 suffrages qui apparaissent signés d’une croix sur les listes d’émargement du bureau n°2 à Camopi. De même, il a annulé les quatre suffrages distingués par deux signatures différentes au premier et au deuxième tour. Malgré ce retranchement, Louis Bierge comptabilise encore assez d’avance pour demeurer le vainqueur avec 11 voix de mieux. En revanche, les magistrats n’ont pas retenu le caractère frauduleux des mentions « Absent », portées à l’encre rouge sur ces mêmes listes, à côté du nom des abstentionnistes du premier tour. Ils ont estimé que même si 70 de ces 73 électeurs sont venus voter au second tour, soit 30 % de participation supplémentaire, Maurice Juniel, le candidat malheureux et porteur du litige devant la justice administrative, n’a pas apporté la preuve de pressions exercées sur les électeurs du bureau n°2, ni qu’on lui ait refusé l’accès aux listes d’émargement en question. Et, comme le signale l’arrêt du conseil d’Etat, Maurice Juniel n’a de toute façon obtenu aucune voix dans ce bureau, « il n’y a lieu de déduire ces suffrages de ceux obtenus par M. Bierge ». Le jugement de Cayenne du 20 mai dernier qui avait invalidé l’élection de Louis Bierge au Conseil général est donc annulé et Maurice Juniel s’assiéra sur les 3 500 € qu’il demandait à son adversaire au titre de ses frais de justice.

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 07:30

La webmaster du pôle outre-mer de François Hollande est Réunionnaise

Sandra-dosoruth-1.jpgQui se cache derrière la page Facebook du « Collectif des Ultramarins pour François Hollande 2012 » ? Sandra, une Réunionnaise d’origine mauricienne, établie en région parisienne depuis 1999. Elle n’en est pas à son premier essai ! C’est elle qui animait, depuis janvier, la page « Les ultramarins pour Martine » pour les primaires du PS. Mais comment cette aubryste est-elle devenue hollandaise ? « Victorin Lurel a fait appel à moi car il voulait rassembler toutes les compétences », explique la jeune femme, chef du bureau rémunération dans une administration centrale à Paris. Sandra affiche un parcours politique déjà chargé. En 1997, après un 3e cycle en fac de droit et sciences éco à Saint-Denis, elle devient chargée de mission aux finances de la mairie de Sainte-Rose avec Michel Vergoz (Réunion). « J’ai découvert le monde des finances publiques et la politique. » Deux ans plus tard, elle débarque à Paris. « J’ai alors croisé pas mal de membres du cabinet de Christian Paul » (alors secrétaire d’Etat PS à l’Outre-mer). Mais sa carrière la propulse à Clamart (92) où elle devient directrice financière de l’OPAC, secrétaire de la section socialiste de sa commune et déléguée fédérale du département. Pour éviter le mélange des genres, elle quitte l’OPAC de Clamart et rejoint celui de Romainville dans le 93. Quoique candidate aux municipales à Clamart en 2008, enceinte, elle préfère rejoindre le père de son fils à Pantin. En 2009, elle remet les pieds à l’étrier de la politique et devient membre de la commission administrative de la section socialiste de sa ville et membre de la section Outre-mer, au siège du PS où elle rencontre l’aubryste Axel Urgin et le futur membre du pôle Outre-mer de François Hollande, Mathieu Vitu.

Les cinq continents et le 6e DOM

Sandra-dosoruth-portrait.jpgCette proche d’Erica Bareigts (candidate socialiste aux prochaines législatives à la Réunion) a lancé sa page Facebook toute seule, fin octobre. Elle en gère les contenus et fait circuler la communication du candidat socialiste en direction des Ultramarins du 6e DOM et des cinq continents. A Wallis-et-futuna, elle a ses relais avec l’énarque Jimmy Vakauliafa, comme à Saint-Pierre-et-Miquelon avec Karine Claireaux, en Guyane, avec Alix Labbé, et même à Tahiti où elle est en liaison avec Teua Temaru (la fille d’Oscar) avec qui elle a sympathisé lors du forum outre-mer du PS en avril dernier à Paris… Pour les Antilles, elle se repose sur l’équipe de Lurel. Quant à ses relais à la Réunion, ils sont Patrick Lebreton, Monique Orphé (candidates aux prochaines législatives) ou encore Didier et Gilbert Annette. « Ici et là-bas, je m’efforce de faire savoir ce que fait François Hollande, ses décisions, ses déplacements, ses communiqués de presse… » Dans l’Hexagone, elle est en relation avec les conseillers régionaux Viviane Romana et Pierre Kanuty, mais aussi avec Daniel Dalin, président du Collectifdom. Celle qui avait réussi à faire signer par cinq maires l’appel des Ultramarins pour Martine Aubry, veut faire la même chose pour François Hollande. « Je m’organise et j’utilise ma bonne volonté et ma diplomatie vis-à-vis de ceux qui voudraient que je ferme ma page… » Certains Antillais de la Région parisienne n’ont pas apprécié de voir cette Réunionnaise intégrer, même dans l’ombre, l’équipe de campagne outre-mer de François Hollande.

En politique, même les anges peuvent louvoyer…

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 06:56

Prix d’excellence 2012 pour le rhum guyanais

La distillerie de Saint-Maurice, seule productrice de rhum en Guyane, a été récompensée peu avant Noël du prix d’excellence du concours général agricole.prix-d-excellence-pour-la-distillerie-du-St-Laurent-du-Maro.jpg

Pour la troisième fois en  quatre ans, les rhums de la distillerie Saint-Maurice sont récompensés par le CGA. Le premier  geste d’Ernest Prévot, le patron, à l’appel de son nom, a été de sortir une photo de sa veste. Une image de lui et ses enfants, Doris et Joris, qui l’accompagnaient déjà en 2009 pour recevoir la même récompense.  « Depuis quatre ans, on a pris l’habitude d’avoir le prix d’excellence. On a eu le prix en 2009, en 2011 et en 2012. C’est une grosse satisfaction. Nous sommes encore sur une méthode artisanale et la coupe est encore faite manuellement. C’est un dur labeur, mais nous sommes satisfaits de ce que nous faisons. On espère se développer sur le marché national, mais aussi garder un marché de niche, et éviter la grande distribution », a-t-il déclaré lors de la remise des récompenses au ministère de l’Agriculture.  Les-representants-des-meilleurs-produits-de-france-photo-Al.jpgCette fois, c’est son rhum blanc, La belle cabresse 50°, et son rhum vieux de plus de 4 ans, La Cayennaise, qui ont été honorés. Parmi les 34 lauréats de ce palmarès 2012 seulement deux sont d’outre-mer, les rhums de Guyane  et la vanille de Tahiti.

Bon an, mal an, sa production peut atteindre les 3 500 hectolitres.  Afin de répondre à une demande grandissante, la distillerie familiale de Saint-Laurent prévoit la mise en place d’un plan de modernisation qui durera jusqu’en 2014 afin d’atteindre l’objectif des 5 000 hectolitres de tafia par an. « Ma volonté est de garder une production familiale et avoir un produit d’une haute valeur ajoutée », explique M. Prévot.

Sa production de 3 000 hectolitres est en grande partie vendue localement. La PME fonctionne sans stock. Son punch n’est que rarement mis en avant sur les tables des Guyanais quand ils reçoivent leurs amis… Une préférence pour les fines bulles venues de l’Hexagone prédomine.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 


 

ITW Ernest Prévot

Ernest-Prevot-photo-Alfred-Jocksan.jpg"Lorsqu’on parle de rhum de Guyane, on ouvre grand les yeux"

Qu’est ce que ça fait d’être récompensé pour ses produits pour la 3e fois ?

Ça me donne encore du courage pour poursuivre ce que j’ai commencé. Je suis à l’apothéose d’une restructuration d’entreprise avec un produit qui, malgré les difficultés, se maintient en qualité. J’espère que d’ici la fin de l’année 2012, on aura mis au point notre nouvel outil et on qu’aura une quantité suffisante de produis de qualité pour pouvoir satisfaire la population locale et surtout hexagonale.  

Est-ce un plus pour votre production sur le marché français ou européen, ce prix d’excellence ? 

Pour l’instant je ne sais pas grand-chose. Vu le minimum que nous avons pu obtenir comme contingent… Ca se limite actuellement à 500 hectolitres d’alcool pur. Il y a de ça, moins de dix ans, on était à 150 hectos. Il est certain qu’avec une augmentation supplémentaire, on arrivera mieux à pénétrer ce marché national. Aujourd’hui, on est sur le point d’obtenir 12 000 hectos supplémentaires pour les 4 DOM. Et sur ces 12 000 hectos supplémentaires, la Guyane n’obtiendra selon les règles de pourcentage que 50 hectos de plus. Ce n’est pas là qu’on va vraiment changer les choses.

Comment est jugé votre rhum par apport à l’ensemble des producteurs de rhums des autres départements d’outre mer ?

Par apport à notre volume de production dans notre petite exploitation, on a de très bons résultats. On est parmi les meilleurs et on est régulièrement récompensé avec des prix au concours général agricole de Paris. Deux  médailles d’or pour le rhum vieux l’année dernière, une médaille d’argent pour le rhum blanc et, il y a deux ans, médaille d’argent pour le rhum blanc aussi. Il y a une constante, mais on peut mieux faire.

Qu’est ce qui vous manque  en Guyane pour aller plus loin ?

D’abord, avoir plus d’ouverture sur le marché. Puisque 99 % de notre production est  faite pour les locaux. Mon souhait est de mieux pénétrer les marchés export de façon à mettre la Guyane en avant. Pour l’instant, lorsqu’on parle de rhum de Guyane, on ouvre grand les yeux, on ne connaît pas… Je pense qu’avec du volume supplémentaire, on pourrait mieux implanter le rhum guyanais sur le marché européen. Et encore plus au niveau national. Sans pour autant avoir de prétention d’inonder ce marché.

Qu’est ce qu’il a votre rhum pour être tant de fois récompensé ?

Premièrement, c’est une entreprise familiale et individuelle puisque je suis le seul actionnaire. J’ai gardé les principes ancestraux de mon père. On essais de garder des méthodes artisanales. Notre rhum est fabriqué avec du jus frais, une canne coupée manuellement qui conserve  une qualité de jus. Nous faisons en sorte que les cannes ne restent pas plus de quarante huit heures aux champs. Le reste, ce sont des principes de fermentation sur lesquels je n’en dirai pas plus.

Vos enfants, Doris et Joris, vous ont toujours accompagné… Ils sont votre porte-bonheur ?

Doris et Joris m’ont toujours accompagné depuis le premier prix. Je veux surtout qu’ils comprennent les efforts que j’ai fait durant toute ma vie professionnelle. Et qu’ils conservent ça au niveau familial. Ils doivent voir les valeurs que le travail apporte.

Propos recueillis par AJ

 


Joris, 12 ans : « Mon papa fait un bon rhum et il est récompensé pour son bon rhum. Des fois, je viens l’aider à remplir les containers et les cartons. »Joris-et-Doris-fiers-du-travail-de-papa-photo-Alfred-Jocksa.jpg

Partager cet article

Repost0
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 06:42

Stéphanie Melyon-Reinette enquête sur la « Jaspora »

SMR.-06-11-c-lionel-Roy---2011--4----Copie---Copie.jpg« Mémoires de Jaspora » aux Editions Persée de Stéphanie Melyon-Reinette, préface de Mémona Hinterman.

« Mémoires de Jaspora » est un recueil d’entretiens menés avec des membres de la diaspora haïtienne ayant eu une expérience de vie en Amérique du Nord (aux Etats-Unis principalement [New York City et/ou Miami] et au Canada). On y retrouve des témoignages d’artistes (Jeanguy Saintus, Buyu Ambroise, Sabine Blaizin...), d’écrivains (Dany Laferrière par exemple), d’éducateurs, d’enseignants, notamment ceux qui travaillent à l’intégration des jeunes Haïtiens dans les écoles bilingues (créole/anglais) et qui œuvrent à lutter contre les discriminations qui leur ont été ou qui leur sont encore faites, d’activistes (Jocelyn Mc Calla, Jocelyne Mayas), de femmes politiques (Rosemonde Pierre-Louis), ou encore d’universitaires et sociologues. Ils donnent leurs points de vue personnels et aigus sur la vie d’un Haïtien aux Etats-Unis face à la racialisation ou l’ethnicisation de ce pays, face aux discriminations...

 C’est par ces lignes que Stéphanie Melyon-Reinette a souhaité suscité un intérêt à la lecture de son ouvrage consacré à la diaspora haïtienne, « pas tout à fait outre-mer au sens administratif, mais caribéenne tout de même », précide-t-elle car si elle sait que Haïti ne fait plus l’actualité (entre les présidentielles, la Syrie, etc…), elle n’en pense pas moins que la grande île francophone fera toujours l’actualité : « C’est une cause intemporelle et un sujet – me semble-t-il – inépuisable. »

FXG (agence de presse GHM)

 


Le témoignage de Dany Laferrière

« J’ai passé ma vie à éviter d’être nommé. Mais si les gens veulent me nommer, y’a pas de problème ! C’est leur affaire. Mais pour moi, je suis d’abord un individu, et puis…et puis je vis ma vie ! Et puis…dans cette vie-là, on est nommé tout le temps…à tous les secteurs, à tous les carrefours…si on vit en province, on est un provincial. Si on vit à Port au Prince, si on vient de tel quartier…enfin on est nommé…Si on arrive à Montréal, on est un immigrant…Si on arrive en Haïti, on est un diaspora(jaspora)…des choses comme ça ! Si on est un écrivain, on n’est pas quelqu’un qui écrit…on est un écrivain haïtien, on est un écrivain immigrant, ou un écrivain noir, ou un écrivain exilé…donc y’a toujours des dénominations ! [… ] Moi je suis obsédé par l’idée d’ « individu ». Parce que je viens d’une culture du « nous », je suis obsédé par le « je », comment le « je » peut rentrer dans le « nous », comment le « je » peut sortir aussi du « nous », sortir de ce « nous » collectif. C’est l’appropriation du « je », de sortir de ce « nous » collectif, prendre des décisions personnelles et non de race, et non de nationalité, et non de classe sociale. Même si toutes ces choses-là me forment, sont mes composantes.» 

Partager cet article

Repost0
27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 07:28

Le bilan mitigé de l’année 2011 par la FEDOM

Dans sa lettre n°18, la Fédération des entreprises d’outre-mer fait un bilan de l’année 2011. Un bilan mitigé. Les patrons d’outre-mer ont gardé en travers de la gorge le Rapport de l’Inspection générale des Finances sur l’Evaluation des niches fiscales et sociales,  « rapport contestable et à charge, destiné à orienter les travaux sur les lois de finances à venir, alors même que la LODEOM commençait seulement à faire sentir ses premiers effets ». Sur la loi de finances, adoptée le 21 décembre, ils retiennent « malheureusement le nouveau coup de rabot et la suppression de l’abattement d’un tiers à l’impôt sur les sociétés ».

Ils déplorent également « qu’il ait fallu des mois pour obtenir un projet de tarif de raccordement pour les installations photovoltaïques, au risque de sinistrer un peu plus la filière ». Mais, les patrons se satisfont « de la sanctuarisation de la défiscalisation sur le logement social, de la création d’un véhicule FIP (fonds d’investissement de proximité) pour l’Outre-mer, de la publication le 25 mai dernier de la circulaire d’application du décret sur la rénovation hôtelière, de la desserte des Antilles depuis Roissy, du maintien de la TVA à taux réduit Outre-mer, mais surtout, in fine et au forceps, de la prorogation pour un an des exonérations de charge (sous condition d’accords) pour les primes exceptionnelles et autres bonus versés à la suite des crises sociales de 2009 ».

Autre motif de satisfaction, le fait que Gilles Carrez, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, ait souligné que le plafonnement des avantages fiscaux ne pouvait être encore raboté, sauf à ne plus pouvoir tenir compte de la défiscalisation outre-mer. « La spécificité de cette mesure a donc été reconnue », souligne la FEDOM.

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0

Articles Récents