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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 06:07

L’invention du sauvage au musée du quai Branly

à Paris, jusqu’au 3 juin 2012Blanchard-Snoep-Thuram.jpg

« Mon arrière grand-père a été exhibé parce qu’il était Breton. L’histoire des exhibitions humaines n’appartient pas plus à moi qu’à Lilian Thuram. » Pascal Blanchard, commissaire scientifique avec Nanette Jacomijn Snoep de l’exposition, L’invention du sauvage, au musée du quai Branly, estime que « désigner le sauvage, c’est désigner la norme. » Caraibe-au-jardin-d-acclimatation.jpgLes Anglais ont exposé des Irlandais, les Français des Corses et des Flamands et bien sûr tous les peuples du monde, nouveaux  à leurs yeux. Avec quelque 500 pièces exposées (affiches, cartes postales, sculptures, films dont le 12e des frères Lumières, en 1895 !), l’exposition offre un parcours terrible sur les chemins de la cruauté humaine et sur les traces du racisme scientifique. « Une exposition où l’on marche sur un volcan, mais où l’importance et le nombre de pièces permettent d’éviter les écueils que guette pareille aventure », selon Pascal Blanchard. caravane-egyptienne-ACHC.jpgCar le risque n’était pas loin que de reproduire ce voyeurisme malsain qui a fait florès entre 1894 et 1940. Les zoos humains ont été visités par 1 milliard et demi de visiteurs entre ces deux dates en Europe, en Amérique du Nord et même au Japon où l’on exposait des « Coréens cannibales » et des Européens (Osaka en 1903) ! Au jardin d’acclimatation de Paris, dans les expositions universelles ou coloniales, on allait voir les Galibis, les Kanaks, les Africains, les Arabes comme on allait voir Elephant man ou la femme à barbe… Galibis-carte-postale.jpgA Saint-Louis, Missouri, en 1904, 7 500 « figurants exotiques » ont été exposés. On a organisé pour eux des « Jeux anthropologiques ». « En même temps qu’on fabrique l’image de l’altérité, on fabrique l’image de l’Occidental, raconte l’historien. Les zoos humains sont la version démonstrative de l’assimilation ». Lilian Thuram, commissaire général de l’exposition, ne dit pas autre chose quand il déclare : « On devient noir dans le regard de l’autre. » Loin de tout voyeurisme donc, cette exposition est avant tout une réflexion sur l’altérité et la perception de l’autre. Pour justifier l’esclavage, la colonisation et son rôle civilisateur, l’occidental a eu besoin de se prouver sa supériorité. « Le sauvage n’existe pas, mais l’occident l’a créé car il en avait besoin », analyse Pascal Blanchard.Senegalais-au-champs-de-mars-1895.jpg

Sauvages volontaires et critiques contemporaines

Femme-plateau-exposee.jpgL’exposition et son superbe catalogue ne sont pour autant pas un exercice de repentance. On y apprend que bien souvent, des « sauvages » ont été volontaires, qu’ils étaient rémunérés, même si cela a été, dans le cas de Congolais, en batteries de cuisine ! En Suisse, des figurants ont même fait une grève parce qu’on exigeait d’eux une représentation supplémentaire par jour. Quatre semaines de grève ! Des personnalités, comme le Sénégalais Thiam ont participé à des exhibitions, à Lyon en 1894, à Grenoble en 1924. Expo-coloniale-Marseille-1922.jpgEntre les deux dates, il est devenu maire adjoint de Gorée. Beaucoup sont morts aussi, 300 de froid à Saint-Louis (USA), 18 de la variole à Barcelone, 18 Galibis au jardin d’acclimatation au bois de Boulogne… Enterrés sur place. Leurs descendants en Guyane française réclament aujourd’hui les corps. Il y a toutefois eu des critiques. Léon Werth, le premier, dénonçant « le nègre clown » déclarait sa « honte d’être blanc ». M. Blot, maire d’Angers, organisateur d’une exposition en 1909 a fait, a posteriori, son autocritique. Un journaliste d’extrême droite les a violemment critiqués dans Gringoire lorsqu’il a reconnu ses compagnons d’armes Kanak… spectacle-de-la-baignade.jpgDes Sénégalais et la Martiniquaise Paulette Nardal aussi dans un article publié en 1937 et intitulé « Ce n’est pas nous ». Le plus paradoxal étant que c’est à Blaise Diagne qu’il est revenu d’inaugurer avec le maréchal Lyautey l’exposition coloniale de 1931… Manque une image dans cette exposition, c’est celle de Grace Jones en cage, lors du défilé du bicentenaire de la révolution de 1789, avec cette pancarte : « Je ne suis plus une sauvage. » Jean-Paul Goude n’a pas souhaité la communiquer.

FXG (agence de presse GHM)

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 06:06

Interview Pascal Blanchard, commissaire scientifique de l’Invention du sauvage – Exhibitions

Pascal-Blanchard.jpg« L’occident a inventé le sauvage pour expliquer sa posture au monde »

Cette exposition vient en forme de réponse au scandale qu’a causé l’opération un Jardin en outre-mer au jardin d’acclimatation du bois de Boulogne, en avril dernier…

Oui, d’une certaine manière elle donne toute la dimension historique. Pourquoi ça a pu interpeller, choquer… Il y avait peut-être un déficit d’histoire et de mémoire. Il y a eu cette installation au jardin d’acclimatation sans même que l’on parle de l’histoire de ces hommes, ces femmes, ces enfants qui y ont été exhibés et dont certains y sont même morts lors de ces exhibitions. Cette exposition au musée du quai Branly sur les zoos humains nous parle aussi, ici, de nous, du jardin d’acclimatation d’ailleurs, mais de la France et de son rapport aux autres par rapport à ces exhibitions. Et je pense que c’est une très bonne manière alors qu’un rapport sur le sujet vient d’être remis le 15 novembre à la ministre des outre-mer par Françoise Vergès. L’exposition va contribuer à lui donner plus de résonance à ce rapport et inciter le gouvernement à aller un peu plus loin et même d’avancer sur la manière de répondre, d’inscrire ce passé dans le présent. Ce qui n’est pas du tout fait encore aujourd’hui en France.

On ne le sait pas assez, mais il y a eu 18 Indiens Galibis de Guyane décédés en 1894 au jardin d’Acclimatation…

Galibis-au-jardin-dacclimatation.jpgIl y a eu 18 morts lors des 36 exhibitions qui ont eu lieu au jardin d’Acclimatation et c’est une estimation puisqu’à l’époque, les statistiques sur les décès n’étaient pas d’une grande qualité. On estime qu’il y a dû y avoir entre 17 et 20 personnes qui sont mortes au jardin, mais on ne sait même pas s’ils sont tous enterrés sur place. C’est une vraie histoire qui commence parce que ces travaux sont encore balbutiants...

Ils sont toujours dans le jardin ?

Pour certains d’entre eux, oui.

Que dit ce rapport de Françoise Vergès et pourquoi est-il, selon vous, insuffisant ?

Il est à la fois le premier fait sur cette question en France…

Il a été commandé par la ministre de l’Outre-mer pour répondre à une pression…

Champ-de-mars-1895-Barbier.jpgIl a été fait sous la pression des médias et des chercheurs, pas du tout sur pression politique. Ils sont trouvé qu’il était peut-être temps qu’on se pose la question, sur ces expositions coloniales. On fête le 80e anniversaire de l’exposition coloniale de 1931… Mais l’événement du jardin d’acclimatation a choqué beaucoup d’Amérindiens, beaucoup de populations en Kanaky. Ils ont été choqué qu’on fasse cette manifestation festive, un jardin en Outre-mer, sans même parler des ancêtres. Je rappelle que Christian Karembeu a eu des ancêtres exhibés là. Ce rapport, d’une certaine manière, a été fait sous la pression de ce ressenti et de cette frustration. En même temps, c’est un rapport qui a essayé d’interroger tout le monde pour essayer de voir quelle pourrait être la première étape. En même temps, cette première étape est un peu décevante puisqu’elle se limite à proposer de mettre des jalons. Mais parce qu’il n’y a rien aujourd’hui de fait ! Nous sommes un pays qui n’a pas de musée colonial, pas de traces dans les lieux de mémoire quand on se promène au jardin d’acclimatation ou au champs de Mars… Qui sait que sous nos pieds, sous les fondations du musée du quai Branly, ont été exhibés en 1895, 350 Sénégalais ? Personne. Il n’y a aucune plaque qui en parle, comme si cette mémoire n’avait pas de place dans le présent… Donc, on est à la première étape du travail à faire : la prise de conscience pour commencer un travail et que la République s’attache à ces questions comme d’ailleurs l’ont fait les Suisses, les Allemands, les Anglais ou les Espagnols… Qu’on soit simplement au niveau du mouvement de la mémoire. Il n’y a pas de repentance là-dedans, il y a juste un travail de mémoire et d’histoire à exécuter.

L’invention du sauvage, cela veut dire qu’il n’existait pas, qu’on l’a inventé pour justifier la colonisation ?

La-menagerie.jpgPlus que la colonisation ! On a créé le sauvage parce qu’on avait besoin d’une manière d’expliquer le monde, de l’organiser. L’occident a eu besoin d’inventer ce sauvage au-delà des mers pour arriver à expliquer sa posture au monde. C’est ça le sauvage : expliquer la posture de domination de l’occident au monde et d’arriver d’une certaine manière à légitimer pas simplement la colonisation mais l’esclavage (je rappelle que les exhibitions ont lieu en concomitance aussi avec le temps de l’esclavage) et, en même temps, une explication aussi de la manière dont l’occident impose son modèle aux autres. S’ils sont sauvages, nous avons besoin de les civiliser et le modèle de référence, c’est nous ! Ca va beaucoup plus loin que la colonisation, c’est tout le modèle de civilisation de l’occident qui est en jeu.

D’un point de vue scientifique, c’est le racisme…

La hiérarchie des races… Le fait que des races peupleraient la terre. L’explication du monde par les races serait la meilleure donnée pour expliquer l’histoire de l’humanité.

Et pourtant, cette exposition montre qu’on n’a pas exhibé que les autres, mais aussi des Bretons, des Flamands…

C’est la grande surprise pour le public, ça ! On voit des Irlandais exhibés par les Anglais, des Bretons, des Corses, des Savoyards, des Flamands, des Aïnous pour les Japonais (peuple du nord de l’archipel nippon, NDLR). On exhibe à l’époque ce qui semble être la sauvagerie. Et un Breton, dans la France de 1910, est exposé à Nantes à côté des Sénégalais. C’est un sauvage ! Un Corse aussi.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 06:05

Interview Lilian Thuram, commissaire général de l’exposition

Lilian-Thuram.jpg« Le racisme est une construction intellectuelle qu’on peut déconstruire »

Cette exposition explique en partie comment la théorie des races a pu justifier la domination de l’occident et comment le racisme peut perdurer aujourd’hui…

Il est évident que l’on peut utiliser le mot « race » parce que ça vient d’une histoire. Des scientifiques, un moment donné, ont prétendu qu’il y avait des races, donc la race supérieure des hommes blancs et celle qui était le chaînon manquant entre le singe et l’homme et qui était la race noire. A cette époque-là, les mêmes scientifiques expliquaient aussi que la femme était inférieure. C’était la même démarche. Mais il n’y a qu’une espèce d’homo sapiens. Le travail que je fais avec ma fondation est de déconstruire cette notion de race. Les enfants expliquent qu’il y a plusieurs races en prenant comme critère la couleur de la peau, comme le faisaient les scientifiques des 18 et 19e siècles. On voit donc une logique de pensée dans la réflexion des enfants, mais qui est de l’ordre culturel…

Quel message souhaitez-vous faire passer avec cette exposition ?

Krao-le-chainon-manquant.jpgLa déconstruction de cette notion de race, mais c’est surtout une réflexion sur l’autre, sur l’altérité. Comment je vois l’autre sachant que ce n’est jamais anodin la façon dont on perçoit l’autre. Derrière, il y a toute une histoire… Passer par exemple par les zoos humains, c’est montrer aussi qu’il n’y a pas si longtemps, on pouvait aller voir des gens dans des enclos, des gens qu’on présentait comme des sauvages, et il faut se poser la question de savoir pourquoi toute la population ait pu l’accepter. L’idéologie de l’époque voulait qu’il y ait une race supérieure et d’autres inférieures. Si vous avez été conditionnés à penser ça, c’est tout à fait compréhensible que vous y alliez. C’est pour ça que je dis qu’il ne faut pas culpabiliser ces personnes.

Pourquoi avoir choisi de vous engager dans ce travail ? Est-ce que ça a un lien avec votre enfance, votre vécu de footballeur en Italie ?

Homme-combustible-1930.jpgJe ne sais pas si c’est vraiment être engagé ; c’est une réflexion. Je suis arrivé à l’âge de 9 ans en région parisienne et je dis souvent que c’est à ce moment-là que je suis devenu noir. Ca peut faire sourire mais on devient noir dans le regard de l’autre. J’ai alors compris que la couleur de ma peau pouvait porter des réflexions négatives et j’ai voulu savoir pourquoi. Avec un peu de temps, j’ai compris que le racisme était avant tout une construction intellectuelle, que c’est l’histoire qui a mis ça en place, et donc qu’on pouvait la déconstruire. Mais pour la déconstruire, il faut apporter des connaissances. La meilleure des choses, c’est d’apprendre à se connaître. Une société doit aussi se poser des questions pour apprendre à se connaître, pour identifier et dépasser les problèmes. Le racisme scientifique s’est propagé dans la société par le fait des zoos humains. Le racisme, comme le sexisme, l’antisémitisme est quelque chose de culturel et si c’est culturel, c’est lié à notre histoire.

Vous avez fait inscrire à la fin de l’exposition, cette phrase de Françoise Héritier : « La matrice de toutes les inégalités c’est le rapport entre les hommes et les femmes ». Pourquoi ?

Les-Malabares-en-1902-jardin-dacclimatation.jpgJe pense qu’à partir du moment où les sociétés, culturellement, ont accepté cette hiérarchie, ça laisse la porte ouverte à toutes les autres.

Pour préparer cette exposition, vous avez découvert vous-même des choses qui vous ont frappés. Parlez-nous du zoo Hagenbeck en Allemagne…

Nous y sommes allés pour aller chercher des archives, des peintures et, en le visitant, le directeur du zoo nous a arrêtés devant la grande porte pour nous expliquer que cette porte montrait aux visiteurs ce qu’ils allaient voir. Il nous a montré des sculptures d’animaux, mais  aussi des sculptures d’hommes. Là, j’ai pris conscience que c’était vrai. On a toujours tendance à penser que ce n’est pas totalement vrai…

Strinee-hottentot.jpgEst-ce que vous trouvez juste que vous ayez besoin d’être là pour que le grand public, la presse nationale s’intéressent à ces questions ?

Si je travaille autour de ce sujet, c’est parce que, aussi, j’ai été joueur de foot et je sais que par mon vecteur, les enfants, peut-être, vont être plus attentifs. Mais c’est la société qui est comme ça, ce n’est pas juste, mais c’est comme ça.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)Tribu-du-capitaine-hiak.jpg

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:29

Air Caraïbes fête ses 11 ans

François Lépinoy, président du directoire d'Air Caraïbes, a assisté à la première grande soirée parisienne de sa compagnie, à La Palmeraie, Paris 15e.

Reportage en image (Régis Durand de Girard)Edmond-Richard-Francois-Lepinoy.jpg

Les hotesses navigantes Gaëlle et Sarodja encadrent Edmond Richard, directeur des ventes France Europe, et François Lépinoy, président du directoire.

Sylvia-Ethnicia-Oriane-Elodie.jpg

Sylviane, Ethnicia, Oriane et Elodie, agents de voyageAdmiral-et-public.jpg

Admiral T, sur la scène de la PalmeraieAdmiral-Jocelyne.jpg

Admiral T et Jocelyne BéroardAdmiral-T-Gage-Florence-Foy.jpg

Admiral T, Gage et Florence Foy d'Air CaraïbesAlfred-et-Njie.jpg

Alfred Jocksan, le photographe, et N'JieCelia-et-Louis.jpg

Célia Joachim d'Air Caraïbes et Olivier Louis de l'office du tourisme de Saint-Martin à ParisCham-Njie.jpg

Thierry Cham et N'jieCharlotte-Richard-Eric-Folhen-FIT.jpg

Charlotte Richard et Eric Folhen-Weill de l'agence de communication FITChristelle-Pinet.jpg

Christelle de chez Louis-Vuitton et Thomas Pinet, de Light and wave productionFrancois-Pinard-Cyril-Coudoux.jpg

François Pinard de Los Productions et Cyril Coudoux, organisateur de spectaclesFrancois-et-Sandra-lepinoy.jpg

François et Sandra LepinoyGaelle-et-Sarodja.jpg

Gaelle et SarodjaGage-2.jpg

Gage et Thierry Jean-Pierre à l'arrière planGladys-Moutou-Jean-Marc-Tibaudier.jpg

Gladys Moutou de la CCI de Pointe-à-Pitre et Jean-Marc Thibaudier de Radio ÔJocelyne-et-groupe.jpg

Jocelyne Beroard sur scène avec l'orchestre de Patrick Marie-JosephJocelyne-Ronald-Admiral-Njie.jpg

Jocelyne Beroard, Ronald Rubinel, Admiral T et N'JieJouga-et-Beroard4.jpg

Maryann Jouga, la styliste, coiffeuse et amie de JocelyneKarine-Nathalue-et-Sandra.jpg

Karine, Nathalie et Sandra de SelectourKRolyn-Blanka.jpg

K-Rolyn et BlankaLuna-et-Christine.jpg

Les hôtesses à l'accueilMike-Jessie-et-Mike.jpg

Mike, producteur audiovisuel, Jessie, ingénieur conseil, et Mike, le cuistotnina-3.jpg

Nina de Tropic diffusion et Jocelyne BeroardNjie-1.jpg

N'Jie on stageOlivier-Edmond.jpg

Olivier Louis (SXM) et Edmond Richard (TX)Olivier-Juste.jpg

Jérôme CastryRebecca-le-guillou-olivier-Louis-Marie-Noelle-Danican.jpg

Rebecca Le Guillou et Marie-Noelle Danican d'Activilong autour d'Olivier LouisRegis-et-Gage.jpg

Régis Durand de Girard et GageRochet-Folhen.jpg

Marc Rochet et Eric Folhen-WeillRubinet-et-FXG.jpg

Ronald Rubinel et FXGSabine-eboooker.jpg

Sabine d'ebookersSarodja-Admiral-Gaelle.jpg

Les navigantes et l'amiralSylviane-cedia-et-Gage.jpg

Sylviane Cédia et GageThieery-Cham-et-Cynthia.jpg

Thierry et Cyntha ChamThierry-Jean-Pierre-Jerome-Castry-Ralph-lavital.jpg

Thierry Jean-Pierre, jérôme Castry et Ralph LavitalThomas-busses-Maurane-Karlin-Sylviane-adesir-copie-1.jpg

Thomas Busses et Maurane Karlin d'Avexia avec Sylviane AdésirTibaudier-Richard-Charlotte-Folhen-FXG.jpg

Jean-Marc Thibaudier, Edmond Richard, charlotte Richard, Eric Folhen-Weill et FXG49.jpg

Sylwia Dziedzina48.jpgElodie, Sylwia et Oriane autour de Gage !

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:19

Génération Guadeloupe lance une campagne citoyenne baptisée « On sèl jèst »

 « Notre démarche, de même que celle des artistes est citoyenne, indique dirigé par Edwin Laupen. Notre unique objectif est de sensibiliser tous nos compatriotes à s’inscrire sur les listes électorales afin de pouvoir s’exprimer aux prochaines élections. Ils ont pour cela jusqu’au samedi 31 décembre 2011. »

Génération Guadeloupe estime que pour être au centre du débat politique, il faut utiliser le vote comme « principal outil d'expression, et principal moyen de faire changer les choses ».

Génération Guadeloupe indique ne pas être un parti politique, se veut sans étiquette et ouvert à tous ceux qui veulent imaginer la Guadeloupe de demain. Et si Edwin Laupen est un ancien chargé de mission de l’UMP, le 24 novembre dernier, ce club organisait au Sénat un ti kozé avec les parlementaires socialistes de Guadeloupe.

« Génération Guadeloupe n’appelle à voter pour aucun candidat en particulier. Nous pensons que chacun doit, armé de sa carte d’électeur, prendre le temps de lire, d’entendre, d'analyser, et de débattre, pour se forger une opinion et faire son choix en toute liberté. »

D’où leur message : « On sèl jèst, votez ! »

Le clip de la campagne citoyenne est sur www.generationguadeloupe.com

FXG (agence de presse GHM)

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 06:50

Claudy Siar fait le père Noël pour les enfants défavorisés

Le 7 décembre prochain, à la Palmeraie (Paris 15), la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’outre-mer organise une opération de solidarité en direction de 800 enfants issus de milieux défavorisés : Noël pour tous.

Claudy-Siar-et-son-directeur-de-cabinet-Paul-Laville.jpgUn cadeau et un goûter créole pour chaque enfant, un sapin de 4 mètres, un orchestre et des ateliers d’animation, voici le menu du Noël pour tous organisé par Claudy Siar mercredi prochain à Paris. Les enfants âgés de 3 à 10 ans ont été recrutés par le biais d’associations comme la Case antillaise, le CASODOM, l’association des Domiens de Montpellier, et le concours des Caisses d’allocation familiales. Des spots ont aussi été diffusés sur Tropique FM pour que les familles se signalent. Le choix des enfants a été fait en fonction de critères sociaux. Sur place, ils seront quelque 450 et 350 autres, établis en province, recevront de leur côté leur cadeau par la poste. Beaucoup d’Antillais et de Réunionnais parmi ces enfants, mais aussi des Polynésiens hospitalisés ou des Mahorais, grâce à une association de Foix (Ariège). A la Palmeraie, les enfants pourront s’initier aux percussions avec Dédé Saint-Prix, aux contés et légendes avec Patrick Cheval, à la mode et à la coiffure avec Sandra Bisson et les hôtesses d’Activilong. 10 artistes maquilleurs animeront un atelier « grimage et maquillage » et un autre atelier proposera des jeux plus sportifs (corde à sauter…). Les enfants sont attendus à partir de 13 h 30 et le goûter leur sera servi à 16 h 30. Peu après, Marie-Luce Penchard et le délégué feront une prise de parole (pas de discours, ils ne veulent pas ennuyer les enfants !). Mais le plus sympathique sera certainement l’arrivée des parrains et marraines, pères et mères Noël : Harry Roselmack, l’animateur préféré des Français, Jocelyne Beroard, la diva du zouk, Thierry Cham, le prince du zouk love et Firmine Richard, la comédienne antillaise la plus populaire. Pascal Légitimus a promis qu’il passerait lui aussi pour saluer les enfants. D’autres personnalités sont attendues mais c’est une surprise ! Quant aux cadeaux, il y aura des jeux éducatifs, des jeux de société, des jeux de construction, des petites voitures et des poupées. Et pour les petits provinciaux, l’emballage et l’expédition des présents se feront dès lundi prochain à la salle Félix-Eboué du ministère de l’Outre-mer (les bénévoles sont les bienvenus).

A l’origine, et pour suppléer au fait qu’il n’y aura pas le traditionnel Chanté Nwel parisien de RFO, le délégué voulait en profiter pour organiser le sien. Mais pour des raisons budgétaires, Claudy Siar dit y avoir renoncé. De même, la Palmeraie n’accueillera que les enfants et leurs parents. « Il n’y aura pas d’invités, ni de cocktail pour les adultes ! » Claudy Siar estime que cette action s’inscrit véritablement dans les missions de sa délégation, « car en position de précarité, un enfant se rend compte de sa situation et sait alors ce que veut dire la solidarité. Alors, oui, il s’agit d’égalité des chances ! » L’opération, d’un montant de 83 000 € est financée par le cabinet de la ministre de l’Outre-mer et le commissariat de l’Année des Outre-mer français. Selon le directeur de cabinet de Claudy Siar, 30 à 35 % de cette somme seront consacrés directement aux enfants (achat des cadeaux et financement des animations). Le reste, c’est la location de la salle (environ 10 000 €) et les prestations techniques et de service avec la rémunération des équipes professionnelles engagées pour l’occasion. C’est Carlson Wagon-lit, prestataire habituel du ministère, qui a été chargé de cette organisation.

FXG (agence de presse GHM)

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 06:17

Patrice Hulman, le cœur à Marie-Galante

Patrice-Hulman--portrait-photo-Alfred-Jocksan.jpg« La femme est le complément de l’homme »

Patrice Hulman a vu le jour en juillet 1973 à Marie-Galante. Depuis, cette terre l’accompagne et il la chante  avec plaisir et émotion de sa voix mélodieuse. Une belle énergie qu’il a déployée pour la première fois au New Morning, samedi dernier.

Que faut-il faire pour que ça marche ?

Il ne faut pas calculer, il faut ressentir. Une belle chanson c’est d’abord une mélodie et un texte qui font passer quelque chose. C’est juste ça.

Vous faites danser beaucoup de monde avec vos mélodies. Quel est votre secret ?

Je fais une musique dansante. C’est la musique des variétés du pays, le zouk. A travers cette musique dansante, je fais passer des messages qui m’interpellent, comme la confiance et le respect de l’autre en filigrane. Sans faire la morale aux autres. Je suis dans les thèmes que mes parents mon inculqués. J’ai un principe qui est simple, je ne garde rien pour moi. Il faut donner aux gens sans animosité, sans retenue.

Vos inspirations ?

Je suis inspiré par mes pairs, ceux qui ont installé et  fait évoluer cette musique, je veux parler du groupe Kassav et de monsieur Patrick Saint-Eloi entre autres. Ce dernier est un précurseur de ce style un peu lent, love. Il a amené cette façon d’utiliser le créole dans cette musique avec beaucoup de poésie. Alors respect pour lui.

Patrice-Hulman-cronner--des-iles-photo-Alfred-Jocksan.jpgMarie-Galante votre pays, votre terre… Quel est votre lien avec la Galette ?

Mon île, mon histoire d’amour.  J’ai grandi sur cette terre et je la ressens en moi. Cette terre, je la porte en moi. Je suis fier. On vit des choses terribles à Marie-Galante. On est un peu oublié mais il y a une richesse terrible sur cette terre. Déjà cette humanité qu’on devrait continuer à développer. Le côté dur de Marie-Galante nous a forgé énormément.

Votre rapport avec l’argent ?

Oh !!! L’argent. Il en faut au quotidien, mais, je ne me fixe  pas sur l’argent justement. J’aime mon boulot, j’aime ce que je fais. Je donne des coups de main, souvent quand on fait appel à moi et ça arrive. Je viens avec mon cœur. Il faut savoir que tout travail mérite salaire. Le petit truc qui me dérange est de savoir que j’ai travaillé et ne pas savoir quand je toucherai mon argent… La malhonnêteté des gens me dérange  aussi. C’est un problème que nous, musiciens, vivons au quotidien. Alors que nous donnons du cœur et beaucoup de bonne volonté dans notre travail, certains abusent de nous. Ma devise : chaque homme doit être conscient de ces actions.

Patrice-et-sa-fille-Lulu-photo-Alfred-Jocksan.jpgQuelle importance accordez-vous à la femme dans votre vie ?

J’ai beaucoup d’amour pour ma mère surtout. J’ai ma compagne qui a une grande importance aussi dans ma vie, comme ma fille. Je suis entouré de femmes ! Pour moi, la vraie  place de la femme, c’est respect. « Respé  pou madam » ! La femme a sa place, importante dans notre société. La femme est le complément de l’homme.

Que signifie le mot fidélité pour Patrice Hulman ?

La fidélité, c’est être sincère dans ses actions quels que soient les choix. On peut faire des erreurs, mais il faut assumer. Si on trouve la bonne personne dans sa vie, je pense qu’il ne faut  pas vouloir aller se galvauder  ailleurs sans savoir ce qu’on recherche quand on part à droite, à gauche. Quand on fait le choix d’être avec quelqu’un, il faut qu’on soit respectueux. La fidélité pour moi, c’est d’avoir du respect envers soi, envers l’autre. Mais, je suis un homme avec les yeux bien ouverts.

Patrice-Hulman-main-sur-le-coeur-photo-Alfred-Jocksan.jpgMise à part la musique, avez-vous d’autres points d’intérêt ?

Je n’aurais pas été musicien aujourd’hui, je serais certainement devenu un athlète  de haut niveau. Un moment, j’avais cette envie. Mais la musique m’a pris avec une force plus grande que le sport. L’autre point, c’est ma  curiosité qui m’enrichit. Je me pose partout et j’observe. La vie m’enrichit, les petites choses m’enrichissent. J’aime faire un peu de lecture. Avant, l’école m’avait dégoûté de la lecture. On m’imposait des livres qui n’étaient pas en relation avec moi, pas dans mes sentiments, pas dans ma culture de vie. Aujourd’hui, je lis des livres qui m’aident  à comprendre ce qui se passe sur nous, nous le monde noir. Je suis dans une quête d’identité, de savoir qui je suis.

Votre combat ?

Je milite pour défendre notre culture. Je suis un Antillais. Je pense que si je pars ailleurs, l’autre doit savoir d’où je viens. Nous avons une  richesse culturelle qu’il faut défendre et parfois on s’épuise à vouloir aller prendre des choses ailleurs alors que nous avons ça chez nous, sans arriver à en maîtriser le minimum. Je suis un militant au niveau da ma musique. C’est ma façon à moi de mettre ma pierre à l’édifice. En écoutant ma musique, il y a plein des choses qui se passent, mais je donne à ma musique le nom de zouk parce que je ne veux pas me disperser comme font certains.

Propos recueillis par Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 


En images (photos Alfred Jocksan)Bea-et-Edith-les-admiratrices-de-Sainte-Rose-en-guadeloupep.jpg

Béa et Edith, les admiratrices de Sainte-Rose (Guadeloupe)Christelle-Patrice-Lucile-Dave-Georges-et-Patrick-photo-Alf.jpg

 

Christelle, Patrice, Lucile, Dave, Dave, Georges et PatrickFlorence-Naprix-et-Christelle-Chaaban-dite-Nayobe-photo-Alf.jpg

 

Florence Naprix et Christelle Chaaban dite NayobéDave-Martial-et-Patrice-Hulman-photo-Alfred-Jocksan.jpg

 

Dave Martial et Patrice HulmanFlorence-Naprix--Lucile-Kancel-et-Christelle-Chaaban-photo-.jpg

 

Florence Naprix, Lucile Kancel et Christelle ChaabanGeorges-Gandville-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Georges GandvilleJimmy-et-Patrice-en-duo-photo-Alfred--Jocksan.jpg

Jimmy Desvarieux et Patrice Hulman en duoJulien-Raffin-saxo-alto-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Julien Raffin au saxo altoLes-deux-choristes-Florence-et-Nayobe-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Florence et NayobéMathias-Patrice-Hulman-et-Nathalie-d-AZTEC-Music-photo-Alfr.jpg

Kimsé, Philippe Martias, Patrice et Nathalie d'AztecNayobe-choriste--photo-A-Jocksan.jpg

Nayobé, choristePatrice-et-Florence-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Patrice et FlorencePatrice-Hulman-Cornano-et-son-fils-Yann-photo-Alfred-Jocksa.jpg

Patrice, Jacques Cornano, sénateur maire de Saint-Louis et son fils, YannPatrice-Hulman-face-au-public-parisien-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Patrice au New MorningPatrice-Hulman-fait-son-show-au-New-Morning-photo-A-Jocksan.jpg

Patrice fait son showPatrice-Jimmy-et-les-beautes-des-iles-du-sucrephoto-Alfred-.jpg

Patrice et Jimmy avec les beautés des îlesPatrick-Boston-guitare-rythmique-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Patrick Boston et sa guitare rythmique

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 06:51

Le Martiniquais Patrick Baucelin récompensé à CinamazoniaBaucelin-cinamazonia.jpg

De gauche à droite, la présidente du jury, la cantatrice Guyanaise Josy Masse, Marie Claude Thébia de Guyane 1ère, Patrick Baucelin, producteur réalisateur du film et l'acteur guyanais, Edouard Montoute (Photo Kathe Vulpillat)


Patrick Beaucelin a reçu le prix du documentaire de Guyane 1ère et Martinique 1ère pour son film, Les secrets des forteresses de la Caraïbe (46’). "Forts et forteresses de la Caraïbe, tour à tour anglaises, françaises ou espagnoles représentaient la seule défense contre les invasions. Tous, connus ou méconnus, en ruine, restaurés ou dressant encore fièrement leurs tours, tous ont une histoire et résonnent de leur glorieux passé..."

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 06:44

La presse communautaire antillaise reçue à dîner au ministère de l’Outre-merrepas-presse-om-1.jpg

Selon teleantilles.com, c’était « la première fois dans l’histoire de la 5e République que les représentants des médias traitant des outre-mer et des originaires d’outre-mer dans l’Hexagone étaient les invités du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer et les hôtes de la ministre. C’était la semaine dernière au ministère, dans le salon Delgrès. Marie-Luce Penchard s’est dit , au micro de Teleantilles.com, ravie de rencontrer des « médias qu’elle ne connaissait pas ». Il y avait le représentant d’Amina, celui d’Antennes Caraïbes internationalec, eux de Brune et de RCI (Marie-Jeanne Serbin et François Thomas), de Tropiques FM (Jean-Jacques Seymour), du Ti Makrel (Pierre et Paco), de Domhebdo (André Richol), de Pilibo (Nicole Gibon) Pagesazures.com (Franck Anretar), de BBlk TV (Sébastien Gadjar). « Tous les médias de la communauté de la place parisienne étaient là », a indiqué Jean-Jacques Seymour. Ce devait être un repas convivial autour d’un poulet dont les convives ont salué la cuisson ! Franck Anretar  a aimé le repas, notamment les patates douces et a trouvé la ministre très sympathique, même s’il s’est dit dubitatif avant de s’y rendre. foto-presse-om-2.jpgA l’issue de dîner, Marie-luce Penchard a souligné sa « volonté de fédérer les médias (ultramarins de l’Hexagone, NDLR) » plus exactement a-t-elle précisé de « réfléchir à un pôle média de la presse outre-mer ». « Claudy Siar a été bien, a déclaré André Richole, j’espère que la ministre nous aura entendu. » Pierre de Ti Makrel a salué la façon dont ils ont été reçus. Son confrère, Paco a déclaré : « C’était à faire et c’est fait et j’espère qu’on aura d’autres rencontres pour dîner… » « Le sujet était de parler de tout et de rien, a encore indiqué Franck Anretar qui a regretté de ne pouvoir parler des problèmes de la drogue en outre-mer, pas trop d’approfondir… » Reprenant les propos de Marie-Luce Penchard sur la prese ultramarine de Paris, Claudy Siar, qui a, lors de ce dîner « eu des frissons et presque les larmes aux yeux »,  a explicité son projet : « J’ai un vieux sujet… Plus on est unis, plus on est forts, c’est pourquoi je voudrais un regroupement au sein d’un pôle média outre-mer pour faire entendre notre voix. Comme je veux le faire avec les fonctionnaires… Je veux organiser la communauté en quelques mois, avant que je ne quitte mon poste. » C’est vrai que ce serait bien si tous les medias de ce pôle outre-mer se mettaient d’accord pour relayer d’une seule voix les communiqués du ministère et de la délégation. Ah, petit détail, mais ça n’a rien à voir avec ce qui précède, France Antilles n’était pas au nombre des invités, RFO non plus.

FXG (agence de presse GHM)

Photos tirées de la vidéo de teleantilles.com


Claudy Siar s'explique

Interrogé sur cette sélection des journalistes invités, le délégué interministériel, Claudy siar, a expliqué que c'étaient les dirigeants de média ultramarins de l'Hexagone qui, seuls, avaient été invités. Quan,t à sa volonté de fédérer ces médias en pôle outre-mer, il a encore expliquer qu'il ne s'agissait que d'une volonté de les aider en leur proposant, par exemple, une régie publicitaire commune. Nous voilà rassurés de vérifier que Claudy siar n'est pas notre rédacteur en chef !


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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 06:07

Ethnicisation de la délinquance en Guadeloupe

« La majorité des crimes et des délits est commise par des guadeloupéens d'ascendance africaine, ce qui pose la question de la définition identitaire et communautaire de ce territoire. » extraite du rapport sur la délinquance en Guadeloupe présenté le 8 novembre dernier par la criminologue Gaëlle Comper, suscite la réaction de Claudy Siar, délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer. Celui-ci y voit une « éthnicisation du comportement délictueux de jeunes guadeloupéens », qu’il juge « inacceptable (et qui) franchit la limite de la légalité ». Le délégué s’insurge donc : « Nous avons si bien intégré les codes du racisme que certains d'entre-nous préfèrent offrir une piste de réflexion ethnique aux vraies raisons de la délinquance en Guadeloupe. Il me semble cependant qu'il a déjà été démontré que la criminalité puise ses racines ailleurs : dans un contexte psychosocial difficile et dans la discrimination. » L’analyse proposée par Gaëlle Comper rappelle bien sûr le point de vue d’Eric Zemour sur les dealers noirs et arbes. De façon plus basique, on ne devrait pas s’étonner que dans un territoire où près de 90 % de la population est d’ascendance africaine, les délinquants le soient aussi… Le rappel des chiffres du chômage de la jeunesse, de la situation matrifocale des familles où les pères sont souvent absents, devraient être de bien meilleurs facteurs d’explication.

FXG (agence de presse GHM)

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