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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 06:49
Crise universitaire et parlementaire entre la Martinique et la Guadeloupe

Josette Manin pestiférée en Guadeloupe

"Je suis en colère !" C'est avec ces mots que la députée apparentée PS de Martinique, Josette Manin, a fait son entrée à la réunion de la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale, jeudi matin, alors qu'elle devait présenter avec ses co-rapporteures, Cécile Rihac (LREM) et Maud Petit (MODEM), son rapport sur les discriminations en Outre-mer. Pour le coup, c'est elle qui s'est sentie discriminée : "Alors que j'ai été chargée par la commission des affaires culturelles et de l'éducation d'une mission d'évaluation de la loi de 2015, actant la séparation de l'université de la Guyane de celle des Antilles, je suis considérée comme une pestiférée !" Un courrier au président de la République, un autre au président de l'Assemblée nationale ont été écrits par des élus de la Guadeloupe et des membres guadeloupéens du conseil d'administration de l'université des Antilles pour demander que Josette Manin soit exclue de cette mission alors même qu'elle s'apprêtait à se rendre en Guadeloupe avec sa co-rapporteure Danièle Hérin (LREM), ancienne président e de l'université d'Aix-en-Provence... Dans ces conditions, la députée de Martinique a fait savoir à Olivier Serva, le président guadeloupéen de la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale, qu'elle entendait dès lors démissionner de son mandat de secrétaire de la délégation. Olivier Serva, tout en se désolidarisant de ceux qui auraient demandé à ce que Josette Manin ne soit pas reçue lors de son déplacement en Guadeloupe, a tenté d'expliquer la situation. "La mission confiée à Josette Manin et Danièle Hérin tombe mal dans un contexte où il y a des interrogations entre la Guadeloupe et la Martinique sur la répartition des moyens au sein de l'université des Antilles. Quelqu'un a fait l'amalgame entre cette mission et ce contexte..." Olivier Serva a tenté de jouer les pompiers de service, mais de son propre aveu, n'a pas réussi. "Je ne pèse pas assez", a-t-il déclaré. Premièrement, il regrette que le président de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, Bruno Studer (LREM), n'ait pas eu le réflexe outre-mer et ne l'ait pas consulté. Deuxièmement, s'il a été rassuré par Mmes Hérin et Manin sur l'objet précis de leur mission, s'il a pu en informer le président de l'université des Antilles, le Pr Eustaze Janky, et les membres de son conseil d'administration, ces derniers ont confirmé leur refus de recevoir la députée Manin... "Je comprends ta colère, lui a déclaré Olivier Serva, c'est injuste et je refuse de tomber dans les stéréotypes d'opposition entre Martinique et Guadeloupe." Il a conclu sa tentative de médiation en demandant à Josette Manin de remettre à plus tard sa démission, à l'issue de l'entretien individuel qu'il lui a proposé...

FXG, à Paris

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 06:01
Livres Paris 2019

Le pavillon Outre-mer au Livre Paris se fait plus sélectif

Au salon Livre Paris, la librairie du musée du quai Branly-Jacques-Chirac a remplacé la librairie général Jasor, en difficultés économiques, et le ticket d'entrée pour les auteurs et éditeurs d'Outre-mer a été nettement revu à la hausse. Cette année, le ministère des Outre-mer a voulu faire le ménage et, selon un organisateur, "professionnaliser et relever le niveau". Aucun désengagement de l'Etat donc, mais des conditions d'accès qui ont abouti à faire disparaître ceux que certains refusent de voir comme des éditeurs pour leur préférer la qualité d'imprimeurs...

"C'est beaucoup plus cadré, observe Hélène Doyen des éditions Orphie qui est venue promouvoir 12 nouveautés dont la biographie Babette de Rozières, mais est-ce qu'en même temps les autres n'ont pas le droit d'exister ?" Car cette réorganisation a fait disparaître quasiment la Guadeloupe et la Martinique du paysage des éditeurs, si ce n'est la petite maison d'édition martiniquaise Idem du duo Desnel-Dracius. "Vu les conditions imposées par le ministère des Outre-mer, témoigne la Martiniquaise Jala, nous avons dû nous débrouiller... La Collectivité territoriale a accepté de nous aider et nous remboursera notre billet d'avion et le prix du stand : 955 euros..."

Avec Jala, elles sont trois autres, Sabine Andrivon-Milton, Arlette Pujar et Christiane Sacarabany, à avoir dû avancer chacune la location de leur petit stand (en fait une table et une chaise un peu à l'écart du pavillon des Outre-mer !) pour pouvoir présenter au public parisien leur travail. Ensemble elles ont créé une association "Les auteurs de Martinique" afin de se faire admettre au salon. "Il fallait que la littérature martiniquaise soit présente, assène Sabine Andrivon-Milton qui est venue présenter ses jeux de société au Livre Paris qu'elle pratique depuis dix ans. Nous regorgeons d'auteurs, mais le problème est que nous ne disposons pas de grandes maisons d'édition...C'est pourquoi, le ministère nous ferme les portes..."

La barrière mise en place par le ministère a fermé la porte aux éditeurs qui ne sortent pas dix livres par an et qui ne sont pas distribués dans l'Hexagone. Cela exclut un éditeur comme Nestor et évidemment l'autoédition... Et hors du salon, point de visibilité... "Nous avons besoin de côtoyer les autres auteurs, insiste Jala, nous sommes dans le monde du livre !" Jala avait naguère sa maison d'édition qui n'a pas résisté elle non plus aux rigueurs économiques. Elle s'est donc rapprochée des éditions Orphies qui ont repris son fond éditorial pour en faire la collection "Lafontaine-Orphie". "Ca a été un vrai parcours de combattant", témoigne Christiane Sacarabany, romancière qui, même à l'écart du pavillon des Outre-mer, vit un vrai kiff pour son premier salon parisien !

La nouvelle organisation a exclu des auteurs, particulièrement ceux en auto-édition, mais elle a fait aussi revenir au sein du pavillon des Outre-mer des éditeurs qui ne voulaient plus y être tels les Réunionnais ou encore l'éditeur guyanais Ibis rouge. "Moi j'ai dit que je voulais bien revenir, témoigne Pascale Malherbe, sa directrice, mais à condition qu'ils mettent dehors tous ceux qui ne voulaient pas payer plus de 100 euros... Je paye 9000 euros pour être ici quand même !"

FXG, à Paris

Brival revient chez Caraïbéditions

Roland Brival vient de signer avec Caraïbéditions pour une republication de toute une série de romans qu'il avait sortis il y a quelques années aux éditions Phoebus. Le dernier d'entre eux s'appelle "Coeur d'ébène", et c'est celui-ci qu'il est venu promouvoir au salon Livre Paris et sur France Inter, dans la Librairie francophone. "Cette réédition me semble intéressante, raconte l'auteur martiniquais, puisque mon roman "Coeur d'ébène" se retrouve sur les étalages à moins de 10 euros et c'est un aspect des choses qui est très important pour faciliter l'accès à la lecture pour la majorité des gens."

Roland Brival a beau être édité chez Gallimard et au Mercure de France, il considère qu'il faut accorder une attention particulière à nos territoires d'Outre-mer où "la lecture n'est pas, dit-il, dans une situation évidente... Il faut arroser la plante pour que tout ça puisse grandir !" Voilà pourquoi, il a signé avec un éditeur local. "Ces éditeurs sur le terrain doivent être aidés avec les auteurs qui les entourent."

A côté de cette réédition, Roland Brival prépare, toujours chez Caraïbéditions, la sortie en septembre ou octobre d'un ouvrage d'un genre nouveau pour lui, qui le ramène à ses années de jeunesse lorsque pendant une petite dizaine d'années, il s'occupait d'une troupe de marionnettes qui s'appelait "Bwa bwa"... Il lui reste de cette expérience une forme d'empathie pour la jeunesse et il s'y est remis mais par l'intermédiaire de la littérature. Ce sera un ouvrage dédié aux jeux et jouets créoles d'antan lontan... Avec des poèmes et des dessins, puisque Roland Brival crée ses illustrations lui-même.

Un roman sur l'homophobie en Guadeloupe chez Ibis rouge

Michèle Gargar publie chez Ibis Rouge "La jupe de son fils", un roman qui met en scène l'histoire d'un jeune homosexuel qui vit à Paris, mais qui n'a jamais fait son coming out dans sa famille en Guadeloupe. Un concours de circonstance l'oblige à revenir en Guadeloupe où il va se plonger dans un bain familial homophobe. Un crime survient à partir duquel démarre une enquête policière... "Je secoue les consciences, raconte l'auteure, et je réveille un petit peu ces papas qui, finalement, aiment leurs enfants, mais ne prennent pas le bon chemin de l'amour... Ce roman se termine bien heureusement, par la victoire de l'amour !" Ce livre est dédié à Grégory et, nous assure Michelle Gargar, "Grégory existe !"

Trois questions à Pierre Apollinaire Stéphenson, auteur des "Fables de Guyane" chez Orphie

"Nous avons toujours chassé selon nos traditions en préservant l'environnement !"

Que représente pour vous cette participation au salon Livre Paris ?

Participer au Salon Livre Paris, c'est avoir une exposition vis-à-vis d'un autre public car l'objectif est de faire connaître la Guyane mais surtout, par notre plume, de mettre en exergue la beauté de ce pays ! Je fais revivre les fables de Guyane avec ses animaux et je publie également des nouvelles, "Chasse et pêche insolites en Guyane" où souvent le chasseur est chassé ! Je le dis dans ce livre notamment : si nous n'avions pas protégé la forêt, aujourd'hui, d'autres ne seraient pas en train de se battre pour nous l'enlever des mains et, d'après eux, la protéger à notre place ! Je veux aussi parler des fonctionnaires qui ne connaissent rien à la Guyane et qui veulent nous imposer des règles de la chasse alors que nous avons toujours chassé selon nos traditions en préservant l'environnement ! Ils n'ont rien à nous apprendre.

Quelle est la genèse de ces fables ?

C'est un travail de création intellectuelle. J'y pose une morale à chaque fois en tenant compte des maux qui existaient depuis le premier fabuliste, Esope, et indépendamment de cela, j'y ai ajouté une morale concernant des maux nouveaux comme les addictions, les faux prophètes...

Pourquoi êtes-vous devenu un auteur ?

Je suis d'abord un observateur de la société civile et j'ai voulu apporter ma pierre à la construction de mon pays. Je pense que les fables sont une manière d'aider à sa construction en dénonçant les travers de l'homme, mais en utilisant le prétexte des animaux de Guyane.

Propos recueillis par FXG

Débat sur "Les impacts psychologiques de l'esclavage"

Plus de 150 personnes ont participé, lors du salon Livres Paris, à la table ronde débat organisé par l'éditeur Jean-Benoît Desnel, "L'esclavage, quel impact sur la psychologie de populations ?" en présence du professeur Aimé Charles-Nicolas, Suzanne Dracius, Joël des Rosiers et Samuel Légitimus, tous soumis aux questions de l'animateur et modérateur du débat, le journaliste et homme de communication Luc Laventure.

Babette de Rozières sort "Toujours se relever", sa biographie chez Orphie

"Ma vie n'a pas été très rose"

Ca faisait longtemps que vous souhaitiez sortir votre autobiographie, pourquoi ?

C'est difficile de parler de soi, de raconter sa vie, surtout quand on a une vie comme la mienne ! Ma vie n'a pas été très rose... J'ai été battue et maltraitée dans mon enfance. Mes parents ne m'ont pas désiré et je me suis retrouvée propulsée après le bac à Paris sans comité d'accueil... Il a fallu travailler et puis trouver une direction parce qu'à Paris quand on arrive comme ça, soit vous travaillez, soit vous entrez dans la délinquance. Moi, j'ai choisi de travailler et de faire mes études pour avoir mon indépendance...

Vous aimez dire aux gens que votre livre, c'est le grand huit, pourquoi ?

C'est le symbole du grand huit car je suis arrivée à une belle période à Paris. C'était les années 1960, la naissance de la télévision et le début des émissions de cuisine, la révolte étudiante de 1968... Il y avait tout pour faire un monde alors et pourtant, je n'étais pas heureuse. J'étais trop impressionnée, trop déracinée... Et de tout ça, j'ai fait une force ! Et je le suis dis un jour qu'il fallait que je raconte comment la petite Elisabeth est devenue Babette. Parce que les gens voient Babette ici, Babette là, mais ils ne savent pas vraiment qui est Babette... J'ai écrit des choses qui sont dures, des choses aussi qui font éclater de rire, mais tout ça, ce n'et pas de la fiction, c'est la vraie vie de Babette.

A quel moment considérez-vous que votre vie a basculé ?

Ma vie a basculé une première fois quand j'ai coupé le cordon ombilical pour arriver à Paris. C'était pour moi une délivrance... Mais à Paris, une nouvelle vie a commencé et j'étais aussi angoissée car je ne connaissais personne. Il a fallu que je fasse mon trou, m'accroche à mes études... Mais ça ne suffisait pas, il fallait que je travaille et c'est à partir de ce moment que je me suis rendue compte que je n'étais pas comme les autres, que j'étais noire... J'ai vécu le racisme. J'étais femme ; je ne pouvais faire un métier d'homme. J'ai vécu la misogynie. J'ai senti le mépris ou la méconnaissance quand on me demandait si j'étais Antillaise de Guadeloupe ou Guadeloupéenne de Martinique... Je suis devenue cheffe d'entreprise et je sentais encore la nécessité de me battre avec les institutions... Et tout ce qu'ai vécu dans mon enfance, mon adolescence et ma vie de femme a forgé mon caractère. Ca m'a donné une personnalité et l'envie de faire et de réussir. J'ai écrit ce livre comme un témoignage, pas pour faire pleurer dans les chaumières, mais pour dire aux jeunes qui laissent leur territoire en Outre-mer qu'il faut se battre et ne jamais baisser les bras. Si vous avez choisi une voix, poursuivez-là, allez jusqu'au bout de vos rêves, la réussite est au bout du chemin. Je suis un modèle vivant de cela. Je suis partie du bas de l'échelle et j'ai pris la charrette sociale, l'ascenseur social et je suis arrivée. Quel bonheur !

Et toujours, vous vous êtes relevée ?

Toujours je me suis relevée et ça me fait plaisir de le raconter malgré le fait que je n'aime pas parler de moi.

Comme vous avez toujours su relever votre cuisine ?

Ou pé di sa !

Propos recueillis par FXG

Le piano, un roman guadeloupéen chez Jets d'encre

Nathan est un garçon fragile. Il n’a jamais compris pourquoi, petit, il a dû quitter précipitamment la Côte d’Ivoire pour s’installer en France avec sa tante Marielle, sans ses parents, sans même qu’ils lui aient dit au revoir. Rongé par une sensation d’abandon, Nathan peine à s’épanouir. Heureusement, il y a le piano. Le piano, cet instrument magique qui l’écoute, le comprend et le réconforte, qui l’accompagne depuis l’enfance. Bercé par ses notes, Nathan parviendra-t-il à trouver l’apaisement qu’il cherche depuis si longtemps ?

La Guadeloupéenne Cécile Haral-Guayroso dresse le portrait subtil et profond d’un homme hanté par l’abandon de ses parents. Grâce à la musique, il choisit de se battre pour vivre malgré la mélancolie tenace qui l’habite.

Férue de théâtre et dessin, peinture et écriture, Cécile Haral-Guayroso a l'imagination fertile et s’exprime dans de nombreux domaines. Après une longue carrière de travailleuse familiale, qui a inspiré son premier ouvrage, "Une traversée au cœur des familles guadeloupéennes", elle rédige Le Piano, son premier roman.

Cayenne-Moscou, un roman de Joël Roy chez Idem

2030, sur la terre rouge d’une Guyane à présent totalement développée par la découverte et l’exploitation de gisements d’or noir au large de ses côtes, débute pour Charline Taram, l'héroïne russo-guyanaise, le trajet d’un voyage de Cayenne à Moscou... La veille, un message reçu dans sa boîte mail, émanant du service fédéral des pénitenciers de Russie, lui annonce le décès de son père, incarcéré depuis des années dans une prison au nord de Moscou. C'est à la fois le début d’un voyage initiatique à la rencontre d’une partie de ses origines, mais aussi l’occasion d’une rencontre amoureuse avec Luka Adang, un homme descendant des Noirs-Marrons du fleuve.

C’est bien la Guyane, son histoire et son patrimoine, sa sociologie et ses populations, qui servent de cadre, sur fond de toile amazonienne, à ce roman. En 1999, lors de la signature des accords franco-russes en vue de la construction de la base de lancement Soyouz entre Kourou et Sinnamary, le père de Charline, Mikhaïl, avait été pressenti pour être muté sur une mission longue en Guyane. C’est aussi cette année-là que débute une autre histoire de retour en Pays natal pour sa mère Alicia. Charline, activiste devenue écrivaine, déclare : « Ma plume, je la voudrais rebelle pour écrire mo péyi Lagwiyann, lire et méditer les exemples du passé rapportés par Damas et Taubira. »

Joël Roy est romancier, essayiste et auteur d’albums de jeunesse. Ses écrits englobent un champ d’investigation qui couvre la Caraïbe ainsi que tout le nord de l’Amazonie, du Brésil au Pérou. Concernant la Guyane et le Suriname, il s’intéresse en particulier à la culture des Businenge, les descendants d’esclaves ayant choisi le marronnage plutôt que la soumission aux colons. Désormais, il partage sa vie entre la France hexagonale et la Guyane, où il est engagé au niveau associatif pour la compréhension et l’interculturalité entre les différents groupes sociaux qui y vivent.

Oroonoko, le prince esclave, un roman du XVIIe siècle

Oroonoko [sans doute un Othello au Surinam] est le récit d’une révolte. Prince africain, trahi et vendu comme esclave au Surinam, Oroonoko conduit une révolte d’esclaves. Son histoire nous transporte –  Oroonoko le roman est souvent interprété comme un roman anti-esclavagiste sans prendre faits et causes pour l’abolition de l’esclavage [N.D.E.] — des côtes africaines de Cormantine jusqu’au Surinam, alors colonie anglaise, ce lieu  où se rencontrent Européens, esclaves africains et Indiens d’Amazonie. Le roman s’appuie sur des faits réels vécus par Aphra Behn dans sa jeunesse, transcrit dans ce roman qu’elle écrit en 1688, un an avant sa mort. Dans ce roman pour la première fois une auteure occidentale remet en cause « un monde blanc, tout puissant » et dénonce avec violence la barbarie de l’esclavage.

Aphra Behn (1640-1689) a écrit ce roman Oroonoko en 1688 et l’a situé sur ce que beaucoup de chercheurs croient être le Surinam, durant son voyage et séjour en Amazonie. L’auteur Aphra Behn, née de son vrai nom Aphra Johnston, dramaturge et romancière anglaise de la fin du XVIIe siècle, commence son récit par une déclaration sur sa légitimité en tant qu’auteure.

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 05:45
Des emplois francs en Outre-mer

Les emplois Francs étendus aux départements et régions d’outre-mer 

Les emplois francs sont un dispositif mis en place en avril 2018, qui permet à une entreprise ou une association, où qu’elle soit située sur le territoire national, d'embaucher un demandeur d’emploi habitant en quartier prioritaire de la politique de la ville, en bénéficiant d’une prime pour l’embauche en CDI (à hauteur de 5000 €/an sur 3 ans) ou en CDD de plus de 6 mois (à hauteur de 2500 €/an sur 2 ans). La première phase d’expérimentation des emplois francs, il y a un an, concernait sept territoires d’expérimentations dans l'Hexagone. Cette fois, le gouvernement annonce son extension aux départements et régions d’outre-mer à compter du 1er avril prochain. « C’était une promesse de campagne d’Emmanuel  Macron en faveur de nos territoires", a déclaré Annick Girardin qui s'est rendue jeudi à l'agence Pôle Emploi de Cachan (94) en compagnie de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, et du ministre de la ville et du logement Julien Denormandie pour annoncer les modalités d’extension de ce dispositif.

Près de 25 % de la population des départements et régions d’outre-mer vivent dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. "Le dispositif des emplois francs, a ajouté Mme Girardin, prend ici tout son sens dans notre combat pour l’emploi dans les territoires." L'extension de ce dispositif Outre-mer compensera un peu la suppression des contrats aidés unanimement regrettés par les maires en Outre-mer.

FXG, à Paris

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 07:53
Pascal de Izaguirre, pdg de Corsair, et Peter Oncken, managing director d'Intro-Aviation, mardi 19 mars au Royal Monceau, Paris

Pascal de Izaguirre, pdg de Corsair, et Peter Oncken, managing director d'Intro-Aviation, mardi 19 mars au Royal Monceau, Paris

Corsair racheté par l'allemand Intro-Aviation

Après la tentative avortée de rachat par Air Caraïbes il y a autre ans, c'est un spécialiste de la restructuration des compagnies aériennes qui a repris une partie des part de TUI dans l'actionnariat de Corsair.

"C'est un basculement dans un monde nouveau." C'est par ces mots que le pdg de la compagnie aérienne Corsair, Pascal de Izaguirre a salué, hier à Paris, la cession de sa compagnie à son nouvel actionnaire Intro-Aviation représenté pat son pdg, l'Allemand Peter Oncken. L'accord de cession signé lundi 18 mars engage à la fois TUI, l'actionnaire sortant, et Intro -Aviation pour une durée minimum de trois ans. La compagnie allemande, spécialiste des restructurations de compagnies aériennes, a d'emblée indiqué sa priorité : moderniser, unifier et développer la flotte de Corsair qui comporte actuellement sept appareils. Exit donc les deux Boeing 747 qui seront remplacés chacun par deux Airbus A 330-900. Trois sont en commande. Le premier est attendu pour septembre 2020 et deux autres au début 2021. Le nouvel actionnaire entend par ailleurs s'équiper d'Airbus d'occasion pour arriver au chiffre de 13 appareils en 2023. Tous seront loués en leasing. Cette restructuration de la flotte va permettre à Corsair de rationaliser ses coûts d'exploitation, de développer son réseau depuis Orly (où elle n'utilise que 80 % de ses créneaux horaires) en densifiant ses destinations actuelles dont les Antilles et la Réunion et en ouvrant de nouvelles lignes (Montréal toute l'année et Miami), s'il le faut au départ de Roissy ou d'ailleurs, insiste Peter Oncken.

Prix confidentiel et recapitalisation à hauteur de 35 millions par TUI

La cession financière dont le montant n'a pas été dévoilé, organise le nouvel actionnariat au sein d'une holding de droit irlandais, Diamondale, ainsi : 53 % pour Intro-Aviation, 27 % pour TUI (qui s'engage à revendre ses parts dans trois ans selon un tarif pré-négocié à Intro-Aviation) et 20 % à une société fiduciaire appartenant aux salariés de Corsair. Intro Aviation aura deux voix au conseil d'administration, TUI une et les salariés une également.

Pour accepter faire accepter le deal à Intro-Aviation, TUI a remis au capital de Corsair 35 millions d'euros et a acquis pour le compte de Corsair ses deux B747 qu'elle pourra donc revendre sur le marché de l'occasion. Quant au nouvel actionnaire, il s'est engagé à ne pas licencier, à ne pas remettre en cause les accords salariaux, ni à sous-traiter pendant une période de 24 mois. Le comité d'entreprise de Corsaire a donné son avis favorable à la cession.

Quand à l'équipe dirigeante de Corsair, son COMEX ne changera pas. Intro-Aviation indique simplement qu'au côté de Pascal de Izaguirre qui reste pdg, trois cadres de chez elle viendront l'épauler. Il s'agit d'Helmut Weixler (opérations), George Lioumpis (finances) et Claus Fisher (commercial).

Pascal de Izaguirre sera dès jeudi à la Réunion pour présenter le nouveau visage de Corsair, puis la semaine prochaine aux Antilles en compagnie de Peter Oncken.

FXG, à Paris

Corsair en chiffres

Comme Intro Aviation et TUI, Corsair ne dévoile pas ses chiffres si ce n'est son chiffre d'affaires 2017-2018 : 470 millions d'euros, ses 1,2 millions de passagers, ses 17 000 tonnes de fret et ses 1200 salariés. La compagnie a fait des bénéfices en 2015-2016 et 2016-2017. Mais en 2017-2018, elle a été déficitaire en raison d'un choc sur un de ses B747 en plein mois d'août (6 millions d'euros de frais) et de pertes d'exploitation (retards, annulations avec les indemnités en corrolaire). En outre, elle a perdu sans crier gare la destination de Dakar qui marchait très bien au profit d'Air Sénégal. Néanmoins, selon Pascal de Izaguirre, sa trésorerie est "florissante".

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 07:42
Kalash, à gauche de l'écran, à sa sortie du tribubal mardi

Kalash, à gauche de l'écran, à sa sortie du tribubal mardi

Kalash sur la scène du tribunal de Paris

Kévin Valleray alias Kalash, revêtu d'une cagoule noire, a quitté le tribunal de Paris sans tambour ni trompette, mardi, sur le coup des 17 heures, à l'issue de sa comparution devant le procureur de Paris. Ce dernier l'a convoqué pour être jugé par le tribunal correctionnel le 19 septembre prochain pour des faits de délit de fuite, outrage et rébellion. "Ce sont des faits que nous contestons en grande partie", a indiqué son conseil, Me Arneton. Kalash a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire. A sa sortie, il était accompagnée Clara Kata, DJ Ken et son garde du corps.

Kalash sortait samedi soir du concert de Drake à la salle de l'Accor Arena à Bercy où il avait été invité à chanter sur scène son dernier titre. Peu après, alors qu'il circulait au volant de sa Porsche sur les Champs-Elysées, Kalash a eu un accident et aurait embouti trois véhicules. Il a ensuite été violemment interpellé par la police après une scène un peu confuse, captée par une journaliste amateur qui l'a depuis diffusée largement sur les réseaux sociaux (ksl france).

Mardi matin, le parquet semblait avoir décidé de faire juger Kalash en comparution immédiate l'après-midi même par le tribunal correctionnel. Pourtant, son avocat, Me Eddy Arneton, après avoir passé une heure et demie le matin avec son client, a obtenu du parquet dans l'après-midi que son client soit jugé plus tard et surtout pas en même temps que tous les gilets jaunes interpellés un peu plus tôt que lui samedi sur les Champs-Elysées. "M. Kevin Valleray, a indiqué son avocat, a été violenté par les fonctionnaires de police une fois qu'il a été menotté. Nous avons une fracture du nez ainsi que des fractures des dents..."

Une plainte contre la police

Me Arneton a indiqué qu'une plainte allait être déposée par son client ainsi que par son accompagnateur, DJ Ken, qui lui aussi aurait été frappé par les policiers. "Cette affaire, a poursuivi son avocat, révèle encore une fois que la plainte qui a été déposée par M. Valleray en 2014 à l'encontre de fonctionnaires de police, laisse des traces et que ces derniers n'oublient pas." Dans sa défense, Me Arneton estime avoir eu affaire à des fonctionnaires de police au comportement "pour le moins indélicat et par moment pour le moins pervers" à l'encontre de son client. Il assure que les vidéos révèlent que Kalash était très calme avant qu'il ne s'emporte subitement : "Il faudrait s'intéresser aux raisons pour lesquelles il a pu s'emporter et se demander si les fonctionnaires de police, à un moment ou un autre, n'ont pas eu des comportements indélicats, des mots qu'ils n'auraient pas du tenir, et cela aurait pu engendrer un courroux de la part de M. Kevin Valleray... A la suite de cette provocation, lorsqu'il est entré dans le véhicule dont les vitres sont teintées, il y a une fracture du nez et des dents... Or, avant qu'il ne rentre dans le véhicule, on ne peut pas conclure qu'il avait une fracture des dents ou du nez." Pour son avocat, c'est la preuve qu'il a été frappé quand il était menotté.

Outre les poursuites engagées par le parquet, une plainte a été déposée contre Kalash par deux personnes qui étaient dans un des trois véhicules percutés samedi soir. Me Arneton indique que Kalash ne reconnaît aucun délit de fuite. "Les vidéo-surveillance, précise-t-il, démontrent qu'il s'est arrêté au moins à deux reprises et que lorsqu'il a été interpellé, il était justement arrêté pour rédiger des constats amiables." Selon son avocat, aucune trace de THC n'a été décelée dans le sang du chanteur. Interrogé sur d'autres substances, Me Arneton a déclaré : "Est-ce qu'il a bu du champagne ? Oui." suffisamment pour se faire retirer son permis de conduire ? "Je ne réponds pas à cela, a fait savoir Me Arneton. Mais, si vous pensez qu'on lui a retiré son permis, ça pourrait être lié à cela."

FXG, à Paris

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 06:12
Une loi pour transformer le système de santé

Le projet de loi de transformation du système de santé zappe l'Outre-mer

L'examen du projet de loi de transformation du système de santé a débuté hier, lundi 18 mars, au palais Bourbon.

De l'avis des parlementaires ultramarins des groupes GDR, PS, LR mais également LREM, le projet de loi défendu par Agnès Buzyn est "un texte continental avec une cohérence et une logique continentales et surtout pas insulaires". Le seul chapitre de cette loi qui concerne l'Outre-mer est la création d'une agence régionale de santé à Mayotte, indépendante de celle de la Réunion. Quatre jours de débat en commission des affaires sociales et l'audition de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n'ont pas permis de lever les doutes. C'est pourquoi au sein de la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale, les députés de ces quatre groupes politiques ont choisi de déposer en séance une série d'amendements pour tenter d'inscrire le fameux "réflexe outre-mer" cher à Annick Girardin dans ce texte de loi.

Déserts médicaux

L'objet essentiel de ce texte est de remédier au problème des déserts médicaux en donnant aux universités la maîtrise du numérus clausus des étudiants en 2e année de médecine. Mais surtout, le projet propose une réorganisation territoriale de l'offre de soins avec un premier niveau, les plateaux techniques des CHU, un deuxième niveau, la transformation des hôpitaux de ville en hôpitaux de proximité (pour les petites urgences sans obstétrique ni chirurgie) et un troisième niveau, les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) regroupant médecins généralistes, infirmières et paramédicaux. "Tout cela, explique la député Ericka Bareigts, membre PS de la commission des affaires sociales, suppose une interconnexion entre les départements et régions, mais en Outre-mer, comment fait-on ? Il n'y a de CHU ni à Mayotte, ni en Guyane et il n'y en a provisoirement plus en Guadeloupe. Quant à la Réunion, le plateau technique existe mais il est incomplet..." A cela s'ajoute la question des coefficients géographiques qui doivent compenser ces manques et que la loi ne prévoit pas de revaloriser. Ainsi, par exemple, le mètre cube d'oxygène coûte 50 centimes dans l'Hexagone contre 2 ou 3 euros dans les territoires... Un amendement prévoit bien de demander sa revalorisation, mais il se heurte à l'obstacle de son financement que ne maîtrisent pas les députés. Quant au CPTS, ils ont besoin de professionnels à commencer par des médecins généralistes. S'ils sont 340 pour 100 000 habitants dans l'Hexagone comme à la Réunion, ils ne sont que 221 en Guyane, 225 aux Antilles et 81 à Mayotte. La même question se pose avec les pharmaciens qui sont 113/100  000 dans l'Hexagone contre 81 en Outre-mer... A ce déficit de professionnels de santé s'ajoute la surmortalité deux fois plus élevée en Outre-mer (9,2 dans le Grand Est français, 18-19 aux Antilles Guyane et 13,2 à la Réunion), sans même parler de la surmortalité périnatale et maternelle ou de celle due au diabète et aux maladies cardio-vasculaires trois fois plus élevée...

Report d'un an ?

Le principal des amendements de nos députés consiste à demander au gouvernement un an supplémentaire pour adapter ce projet de loi à la réalité des territoires. Une deuxième amendement concerne les médecins étrangers afin de laisser la maîtrise de leur recrutement  au local et non pas au seul national. Un autre amendement concerne le développement de la télé-recherche sur les maladies tropicales. Enfin, en réponse à un amendement de la députée Bareigts, la ministre Agnès Buzyn a fait savoir qu'elle proposerait, sans doute ce mardi soir, une solution au problème des certificats de décès que ne peuvent pour l'heure signer que les seuls médecins quand ils ne sont pas toujours présents pour le faire dans les temps.

L'examen de ce projet de loi doit durer jusqu'à la fin de la semaine.

FXG, à Paris

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 06:06
Une victoire pour la mutation des fonctionnaires ultramarins

Le Conseil d'Etat valide l'application immédiate de la loi EROM pour les mutations

Matthieu Payet, un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur a obtenu, lundi 18 mars, du Conseil d'Etat, l'annulation pour excès de pouvoir de la circulaire du ministre de l'Intérieur du 2 avril 2018 sur les mouvements de mutation des agents du corps d'encadrement et d'application de la police nationale. Il gagne en prime la somme de  3 000 euros au titre des dispositions du code de justice administrative ! Ce policier a convaincu les sages du palais Royal que cette circulaire différait illégalement l'application de l'article 85 de la loi "égalité réelle outre-mer" (EROM). La loi EROM qui a modifié la loi de 1984 sur la fonction publique, introduit dans l'examen des demandes de mutation des fonctionnaires la notion de centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) dans un des territoires régis par l'article 73 ou 74 de la Constitution, autrement dit les Outre-mer. La loi EROM a en outre supprimé la précision selon laquelle la situation des ces mêmes fonctionnaires peut faire l'objet de "critères supplémentaires établis à titre subsidiaires"... La circulaire du ministre de l'Intérieur prévoyait que les demandes de mutation vers l'outre-mer  intègrerait ces CIMM, mais seulement "à compter de l'année 2019". Or la loi EROM ne dispose aucun report de l'entrée en vigueur des CIMM qui sont donc légalement entrés en vigueur "au lendemain" de la publication de la loi. "Il appartenait à l'administration, estime le Conseil d'Etat, à compter de cette date, de tenir compte, dans l'examen des demandes de mutation, de la priorité accordée aux fonctionnaires qui justifient avoir le centre de leurs intérêts matériels et moraux outre-mer". Le ministre de l'Intérieur ne disposait donc d'aucun délai particulier pour lui permettre d'adapter les barèmes, pas plus qu'il n'avait à prétexter "la complexité des modifications techniques à introduire dans le système automatisé de traitement de demande des mutations" pour justifier de l'impossibilité d'appliquer la loi EROM.

FXG, à Paris

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 06:11
Orly change

Bienvenue à Orly 4

Orly Sud et Orly Ouest deviennent ce 19 mars Orly 1, Orly 2, Orly 3 et Orly 4. Orly 3 est la nouvelle zone en cours d'achèvement entre les anciennes aérogares Ouest (Orly 1 et 2) et Sud (Orly 4). C'est à Orly 3 que les passagers de la compagnie Air France qui jusqu'alors partaient ou arrivaient à Orly Ouest embarqueront ou débarqueront désormais pour les Antilles ou la Guyane. Les vols court et moyen courrier d'Air France resteront à Orly Ouest (Orly 1 et 2). Air Caraïbes et Corsair ne bougent pas de l'actuelle aérogare Sud. Seuls le nom et le numéro sur les cartes d'embarquement changent.

La nouvelle superficie de cette aérogare atteint désormais 80 000 m2 dont 6000 pour le hall départ où se trouveront 80 postes d'enregistrement. La nouvelle capacité d'accueil d'Orly passe ainsi à 30 millions de passagers annuels. Une galerie marchande de quelque 1500 m2 à laquelle s'ajoutent 1000 m2 pour la zone de restauration.

Côté piste, Orly aura 250 créneaux d'atterrissage-décollage par an.

FXG, à Paris

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 06:09
La Réunion au Livre Paris

Livre Paris : la Réunion réintègre le pavillon des Outre-mer

A l'occasion du Livre Paris qui se déroulait ce week-end au parc des expositions de la porte de Versailles, le ministère des Outre-mer a entièrement restructuré son organisation et l'accueil des auteurs et éditeurs venus des territoires d'Outre-mer. Un changement tel que l'association La Réunion des livres qui, depuis cinq ans, préférait disposer de son propre stand, a choisi de réintégrer l'espace commun rebaptisé pour l'occasion "Pavillon des Outre-mer". Le quartier réunionnais expose trois éditeurs, Bruno Gabaz de Zébulo, Colette Berthier de Poisson rouge et Laurent Russeil de Livres sans frontière, même si en tout ils sont une vingtaine à être représentés par leur production (200 titres), et c'est le libraire  Gérard qui gère les ventes. "Ca laisse chacun, auteur ou éditeur, poursuit Claudine Serre,  libre de ses rendez-vous, libre de participer aux tables rondes. Ils n'ont plus à s'occuper du travail de commerçant !" Il faut dire que face à l'espace Radio France et toutes ses émissions en direct, l'emplacement est superbe. "Auparavant, explique Claudine Serre de la Réunion des livres, le principe d'une table par éditeur ne nous convenait pas." Non seulement, cette nouvelle organisation permet à la Réunion des Livres de développer sa force de communication, mais en plus, cela abaisse les coûts de 30 à 40 %. "Cela nous a permis de faire venir quatre auteurs", se réjouit Marie-Jo Lo-Thong de la DAC qui, avec la Région, soutient financièrement l'opération.

Les quatre auteurs invités cette année sont la romancière Lisiane Bernadette Thomas, l'illustratrice Nadia Charles, le dramaturge et conteur Sully Andoche et l'auteur passionné d’histoire, Jean-Claude Legros. Ce dernier est venu présenter son ouvrage "Ranavalona III, dernière reine de Madagascar", la biographie d’une reine contrainte, malgré le renfort de ses généraux, Hazo et Tazo, la fièvre et le marais, à l'exil réunionnais puis algérois...

Participer au livre Paris n'est pas anodin pour ces auteurs et ne relève pas de la simple vitrine. "Les contacts qui se nouent entre nos auteurs, nos éditeurs et les professionnels parisiens, explique Claudine Serre, donnent souvent des résultats après-salon." Ainsi, après le salon du livre jeunesse de Montreuil, en décembre dernier, l'ouvrage publié chez Zebulo, "Le livre des métiers" de Julie Bernard, a été remarqué et un contrat de co-édition a pu être signé avec l'éditeur parisien Rues du monde. "La création littéraire existe à la Réunion, insiste Mme Lo-Thong, et elle est de grande qualité ! Ici, nous sommes dans la cour des grands et c'est plus que jamais important car, c'est une véritable filière que nous mettons en place !"

FXG, à Paris

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 07:41
Casimir Largent de la CGT DOM reviendra manifester le 28 mars devant Bercy

Casimir Largent de la CGT DOM reviendra manifester le 28 mars devant Bercy

La fin des congés bonifiés est programmée pour le mois de juillet

La réforme des congés bonifiés a été actée en janvier : elle sera réglementaire et bouclée en juillet.

Le 11 janvier dernier, une réunion interministérielle sur la réforme des congés bonifiés se tenait à Matignon. Le principe de la réforme de ces congés reprenait les mots du président de la République prononcés lors de la restitution des assises de l'Outre-mer, à savoir "plus souvent et moins longtemps". Et si officiellement, la recherche d'économie  budgétaire n'est pas à l'origine de la réforme, les gains recherchés seraient pour les fonctionnaires de partir plus souvent, soit tous les deux ans, et pour l'administration moins de désorganisations liées aux départs de longue durée et plus de souplesse dans la gestion des billets d'avion car, estime Matignon, "le système induit une forte croissance des achats qui ne peut être techniquement soutenue dans le cadre actuel de la gestion des achats".

Fin de la surrémunération

Si la concertation interministérielle en cours envisage d'ouvrir aux fonctionnaires originaires des collectivités d'outre-mer autres que les DOM ou encore aux enfants des familles recomposées, elle exclut d'emblée le principe de congés bonifiés inversés et la "définition et reconnaissance du centre des intérêts matériels et moraux".

Le premier principe retenu est la suppression du versement de la surrémunération pendant le congé (40 % en Martinique, Guadeloupe, Guyane et Mayotte et 35 % pour la Réunion). Outre cet enjeu financier, il y a celui de l'acquisition des billets d'avion (gestion des achats et optimisation des prix). Le Premier ministre a demandé au ministre des comptes publics de lui présenter plusieurs scénarios dont celui d'un forfait donné aux agents.

Plus globalement, le gouvernement envisage un départ tous les deux ans dès 2020 pour ceux qui sont partis en 2018. Ceux qui sont partis en 2017 conserveraient le régime actuel. Il envisage encore la suppression des congés supplémentaires mais en assouplissant la règle de la limitation au-delà des 31 jours d'absence consécutifs pour prendre en compte les jours de voyage.

Une manif et une mission parlementaire

Matignon a confié la négociation aux ministères des comptes publics et des Outre-mer. Le premier doit fixer le cadre et le calendrier des échanges avec es principaux employeurs (AP-HP, Mairie de Paris, ministère Intérieur, préfecture de police). Cette réforme est déconnectée de celle de la fonction publique. Après deux mois de concertation, le conseil national d'évaluation des normes et du conseil commun de la fonction publique sera consulté. En juin, le conseil d'Etat sera saisi et en juillet le décret et la circulaire d'application seront publiés.

Selon le syndicat CGT qui a prévu de manifester le 28 mars devant Bercy, "le gouvernement Macron-Phlippe-Darmanin veut, non pas réformer les congés bonifiés, mais les liquider avec la disparition de la bonification de trois semaines". Avec un tel calendrier et un caractère strictement réglementaire, les marges de manoeuvre des parlementaires qui se sont saisis du dossier en début de semaine en confiant une mission au député David Lorion, sont des plus faibles.

FXG, à Paris

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