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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 05:36

Le MoDem Alain Dolium aux Antilles du 27 au 30 octobre

Alain-Dolium.jpgAlain Dolium, responsable au développement et à l'innovation économique et conseiller national du Mouvement Démocrate (MoDem), président fondateur du Do Tank transpartisan et indépendant, Echelle Humaine, président fondateur du groupe OBAD Technologies, se rendra en Martinique à partir du 27 octobre et sera en Guadeloupe le 30 octobre.

Suite à ses déplacements politiques à Salvador de Bahia, Brésil et à Washington, USA, à la rencontre de l'administration Obama et du Congressional Black Caucus, Alain Dolium viendra partager avec les acteurs économiques et sociaux son analyse de la situation économique européenne et française, en particulier leur impact sur la création d’activité en outre-mer. « les Outre-mer et leurs talents, indique Alain Dolium, sont des pièces maîtresses pour permettre à la France de profiter du déplacement du centre de gravité économique vers le Brésil, l'Afrique du Sud, les pays d'Afrique anglophones, l’Inde, ou les Etats-Unis, dont l’économie rebondira a coup sûr, compte tenu de son formidable potentiel créatif ».

Il présentera aussi le Do Tank Echelle Humaine, fabrique de bonnes pratiques économiques, sociales et politiques. Echelle Humaine est une organisation indépendante visant à réaliser un pôle d'innovation démocratique, écologique et sociale animé par des progressistes issus des différents partis politiques et de la société civile avec des expertises éprouvées. Lancé en décembre 2010 à l'Assemblée nationale, Echelle Humaine a présenté à Sciences Politiques Paris « La preuve par 7 », plan d'expérimentation national avec une déclinaison spécifique aux Outre-mer.

Ce déplacement sera l'occasion de rencontrer des personnalités politiques, mais aussi des chefs d’entreprises afin de présenter le premier Forum national sur l'égalité des chances entrepreneuriales baptisé « Pourquoi pas moi ? », qui se tiendra le 3 Janvier 2012 au palais Brongniart à Paris. « Pourquoi pas moi ? » est co-initié de manière transpartisane entre Echelle Humaine et Claudy Siar, délégué Interministériel à l'Egalité des chances des Français d'outre-mer. Les entrepreneurs pourront rencontrer des investisseurs ciblés, être référencés par des grands services achats, participer à des sessions de réseautages internationales et accéder à des formations visant à améliorer sa performance d’entrepreneur.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 05:51

Le musée de la marine s’offre une esclae guadeloupéenneRade-de-Basse-Terre.jpg

La rade de Basse-Terre ou Les pêcheurs 1, 1935


Mercredi dernier a été inauguré au Trocadero par Jean-Yves Perrot, le président du conseil d’administration du musée de la Marine à Paris, une exposition sur les œuvres de la période guadeloupéenne de Georges Rohner, en présence de certains de ses enfants. Cette exposition unique est une « plongée dans la couleur, une plongée dans l’outre-mer ». 57 dessins sur papier et 21 huiles sur toile sont présentées dont les commandes de la mairie de Basse-Terre et de la banque de la Guadeloupe passée entre 1934 et 1936. Les œuvres sont visibles jusqu’au 16 janvier à Paris, puis elles seront exposées à l’Archipel, à Basse-terre du  2 mars à la fin du mois d’avril.

FXG

 


Le style Rohner

baigneuses.jpgLors des deux années passées en Guadeloupe, Rohner reste en contact avec le groupe Forces nouvelles qui se constitue et met en œuvre ses principes. Les références au classicisme sont omniprésentes et la redécouverte des « peintres de la réalité », titre d’une célèbre exposition qui s’est tenue à Paris en 1934, renforce la dynamique du groupe. Rohner s’inspire plus particulièrement de Georges de la Tour et de Piero della Francesca dans la stylisation et la simplification du modelé de ses personnages. coupeur-de-bananes.jpgLe traitement en aplats des couleurs et la manière de cerner les formes accentuent l’aspect graphique de ses tableaux. Mais la force indéniable qui émane de ses toiles guadeloupéennes tient à la séduction des tonalités que le peintre découvre. Il restitue avec bonheur les bleus de la mer qui rivalisent avec ceux du ciel, les verts intenses des champs de canne à sucre et de la forêt, tons magnifiés par la vibration de la lumière tropicale. Rohner privilégie les scènes de la vie traditionnelle guadeloupéenne (retours de pêche, travail de la canne à sucre, de la banane ou de l’ananas, rencontres de travailleurs). Cependant, il ne reste pas insensible à la modernité qui s’introduit par petites touches dans la société guadeloupéenne, que ce soit par la présence d’une automobile au détour d’une scène champêtre, par les costumes respectivement traditionnels et modernes de deux femmes qui conversent sous un flamboyant, ou de façon plus marquée encore, par la mise en valeur de l’architecture moderniste d’Ali Tur dans le représentation de la rade de Basse-Terre.Le-cavalier.jpg

Le cavalier ou Sur la route de Basse-Terre 1935


Les dessins

nature dessinLa découverte des paysages et de la végétation guadeloupéenne donne à Georges Rohner l’occasion de travailler selon une méthode se référant explicitement au classicisme français, à l’instar de Claude Le Lorrain dans la campagne romaine du XVIIe siècle. Ses promenades sur la côte méridionale de la Basse-Terre et sur les contreforts de la Soufrière l’amènent à dessiner, le plus souvent à la mine, des éléments de végétation exotique isolés (bananier, arbre à pain, malanga, palmiste, manguier, canne à sucre…) ou à les intégrer dans des compositions d’ensemble en utilisant la technique du Lavis. Les personnages sont également rapidement croqués comme au hasard des rencontres. Cependant, les visages sont en général élaborés avec plus d’attention, utilisant les ombres et les modelés, leur conférant ainsi un statut de portrait.

Schoelcher-dessin.jpgLes paysages, tant maritimes que montagneux, intègrent ces divers éléments pour former une œuvre autonome ou constituer la première pensée d’un  tableau qui sera réalisé plus tard en atelier. La présence de nus féminins représente ici l’amorce d’une série que l’artiste va poursuivre tout au long de sa carrière. Le fait que Georges Rohner ait pris le soin de signer et dater la plupart de ses dessins, même ceux qui peuvent nous sembler les plus modestes, démontre l’importance que l’artiste accordait à ce processus d’élaboration de son œuvre.Schoelcher-peinture.jpg

Portrait de Victor Schoelcher 1935


Rohner

Fils-Rohner.jpgGeorges Rohner (en photo, son fils Michel) est un peintre français né le 20 juillet 1913 à Paris et décédé le 3 novembre 2000 à Lannion. Etudiant aux Beaux-arts de Paris et au cours de l’atelier de Lucien Simon en 1929, il expose dès 1934 au Salon des Indépendants et au Salon des Tuileries. Rohner part ensuite pendant deux ans, en Guadeloupe pour son service militaire et orne de peintures murales l’Hôtel de Ville de Basse-Terre. Mobilisé en 1940, Georges Rohner, prisonnier, est interné au stalag de Trèves dont il décore la chapelle, avec notamment son émouvant Christ aux Prisonniers. Georges Rohner est avec Robert Humblot, Henri Jannot, Jean Lasne et Tal Coat l'une des figures majeures du groupe "Forces Nouvelles" qui milite durant l'entre-deux-guerres en faveur d'une nouvelle figuration en réaction à la vague déferlante de l'abstraction et des surréalistes. Il a été membre de l'académie des Beaux-arts.

Source : wikipediapecheurs.jpg

Les pêcheurs 1935Les-flamboyants.jpg

Robes créoles ou Les femmes au flamboyant 1935La-partie-de-carte.jpg

Les joueurs de cartes 1933


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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 05:46

Des Ultramarins d’ici et là-bas à Talents des citésles-regionaux-pour-la-photo-de-famille-photo-A-Jocksan.jpg

Ils ont moins de  40 ans, sont installés dans un quartier prioritaire au titre de la politique de la ville, sont créateurs d’activité et se sont inscrits dans la catégorie création ou émergence, avant d’être sélectionnés par un jury régional et enfin national. 9 lauréats nationaux et 37 régionaux ont été récompensés, samedi au Sénat. 1 500 euros dans la catégorie émergence et de 3 000 euros dans la catégorie création. Talents des cités est la seule manifestation à se tenir dans l’hémicycle du Sénat et c’est formidable de voir les gens de banlieues, de quartiers, des cités dans les fauteuils de velours rouge de nos sénateurs.

pour-la-Guyane-Sarita-et-Thomas-photo-A-Jocksan.jpgSamedi, il y avait des jeunes venus de Guyane, comme Sarita Briquet,  30 ans, dans la catégorie émergence. Elle propose un projet de création d’une entreprise en ingénierie informatique, BSI Guyane, capable de répondre à la demande de ses clients et de les accompagner. Dans la catégorie création, il y avait Thomas Bebronne, 27 ans, de Kourou. Un jeune du quartier Vieux-Bourg qui a réalisé son rêve de monter sa boite de location et livraison de machines et consommables pour travaux et chantiers, TLM. Une activité qu’il a lancée en décembre 2010. Ce jeune Guyanais est très content qu’on reconnaisse que son projet est valable et porteur d’emplois.

Dolores-Joseph-Mathieu-photo-Alfred-Jocksan.jpgLa Martiniquaise (ses parents sont de Sainte-Marie), Dolorès Joseph-Mathieu, d’Epinay sur Seine (93), s’est lancée dans une marque de prêt à porter, Sportwear et  streetwear en matières bio et recyclées. Son entreprise, Pique Cœur doit voir le jour à l’automne 2012.

 La Guadeloupéenne du quartier Chauffour, aux Abymes, Audrey Jason, 27 ans, (absente) concourait dans la catégorie émergence. Elle a décidé de créer son entreprise, Little English, un service itinérant. Elle apprend l’anglais aux enfants en se déplaçant dans les différentes structures, crèches, garderies, centres de loisirs du département.

Peggy-Caperet-presente-son-projet--photo-A-Jocksan.jpgDans la catégorie création, Peggy Caperet, 39 ans, d’origine mornalienne (Guadeloupe), a implanté son entreprise, Psychologie et culture, à Paris, dans le quartier de la Chapelle. Elle est une spécialiste dans l’accompagnement d’expatriés et de migrants, des personnes qui rencontrent des difficultés psychologiques et sociales d’adaptation. Elle propose aussi une formation interculturelle  pour les professionnels du social.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM) 


Jean-Pierre-Bel-photo-Alfered-Jocksan.jpgJean-Pierre Bel, président du Sénat : « Grace à Talents des cités, le Sénat est encore  plus ouvert sur toutes les initiatives de notre société qui récompensent tous les créateurs d’entreprise et les responsables d’association qui, au quotidien, œuvrent pour leur quartier. Je rêve de restaurer le Sénat dans son rôle de représentant des territoires.  Vous portez l’espoir et  l’avenir de la France avec vos talents. La diversité est une véritable richesse pour tout le pays. Moi, je crois vraiment en tout ces talents qui sont une chance pour notre pays. »

 


Claude-Bartolone-photo-Alfred-Jocksan.jpgClaude Bartolone, président du conseil général de la Seine Saint-Denis et fondateur de l’opération : « Chaque fois qu’on montre des images difficiles des quartiers, c’et autant de difficultés pour les CV,  pour les parcours scolaires, pour l’accès aux lieux culturels, au logement et à tous les espaces de la ville. Parce que la déclaration de droit de l’Homme et du citoyen de 1789 prévoit dans son article 6 que la seule différence sociale qui pourrait être accepté, c’est celle qui se fait sur le talent et la vertu, pas sur la couleur de peau, pas sur la religion. »

 


Peggy-Caperet-photo-A-Jocksan.jpgPeggy Caperet (Morne-à-l’Eau, Guadeloupe) : « Quand on arrive dans un nouveau pays, il faut comprendre son environnement pour pouvoir s’adapter, s’incérer professionnellement,  socialement, être bien dans sa peau dans sa tête. Ce sont toutes ces choses qui m’ont fait créer Psychologie et culture. Je travaille avec des associations  du 18e arrondissement. Je reçois des personnes orientées par l’Education nationale, des enfants, des familles… Des ONG m’adressent aussi certains de leurs  professionnels qui sont en difficultés. Je fais aussi un travail de formation auprès des centres sociaux.  Cette récompense est une reconnaissance importante et je suis fière de pouvoir  parler de mon activité et d’être reçue dans ce lieu du pouvoir et de savoir. Une petite jeune fille de banlieue peut, sans avoir toute les connaissances à la base, monter et avancer dans un beau parcours. »

 


Laurence-Lascary-de-l-autre-cote-du-periph-photo-A-Jocksa.jpgLaurence Lascary, originaire de Sainte-Rose,, promotion 2009 des Talents des cités, et productrice audiovisuelle (De l’autre coté du périph)

 

« J’ai des nouveaux associés qui sont rentrés au capital. J’ai des séries qui sont diffusées sur les chaines de Public sénat et France télévisions. Maintenant, on prépare un premier long métrage qui est adapté d’un livre, Un tocard  sur le toit du monde, qui raconte l’histoire de Nadir Nandoune, journaliste en Seine Saint-Denis, parti gravir l’ Everest  alors qu’il ne connaît rien à l’alpinisme. C’est une histoire vraie. Le prix Talents des cités est un accélérateur de notoriété.  Il m’a permis de faire connaitre mon projet, ma société de production, ma vision, mais aussi de travailler en réseau et de rencontrer beaucoup de personnes. C’est très positif.  C’est à nous les lauréats  de transformer cette distinction. »

 


Sarita-Briquet-de-Cayenne-categorie-emergence-photo-A-Joc.jpg3 questions la Guyanaise Sarita Briquet, titulaire d’un diplôme de technicien supérieur en maintenance informatique et réseaux.

" J’ai foncé tête baissée "

Qu’est ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?

Premièrement le chômage. Et j’ai pu constater qu’il y avait à Cayenne, un manque d’assistance concrète en informatique pour les TPE et PME. Cela m’a encore plus poussé. Vu, que c’était mon métier à la base. J’ai foncé tête baissée.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

Il y a eu des difficultés  parce qu’il faut prospecter, expliquer le pourquoi, le comment, de A jusqu’à Z.  Les gens ont l’habitude d’avoir une maintenance informatique et moi je leur propose de l’infogérance. Je leur demande de confier toute leur informatique à une personne qui s’occupe de tout et qui est là pour les assister, les guider, les conseiller pour leur outil de travail au quotidien.

C’est important pour vous d’être reçue dans l’hémicycle ?

C’est une reconnaissance et ça motive, ça donne du baume au cœur. Ça m’a permis de rencontrer du monde. C’est un échange qui est super sympathique. Je pousse tous les jeunes qui ont des projets à foncer et à participer au concours Talents des Cités. En tant que Guyanaise, je peux dire que ce n’est pas si simple que ça d’arriver ici, à la remise des prix. Quand nous venons des DOM, on est un peu exclu du cercle qui existe au niveau de l’Hexagone. Vu la distance, certaines rencontres programmées se font sans nous. Ce qui est dommageable.

Propos recueillis par Alfred Jocksan

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 05:05

Un détenu guadeloupéen contre le garde des Sceaux

Teddy Valcy, ce Guadeloupéen de 33 ans qui défraya la chronique au début des années 2000 après son évasion du palais de justice de Pointe-à-Pitre, qui fit l’objet, avec son complice Roussas, d’une fiche de recherche avec portraits, placardée dans les commissariats de Fort-de-France, Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, est aujourd’hui à l’origine d’une plainte visant le garde des Sceaux, Michel Mercier ! La raison : une détention sous le régime de l’isolement pendant 16 mois.

Eddy-Arneton.jpgLa plainte devant la Cour de justice de la République (CJR) déposée, le 27 septembre dernier, par l’avocat martiniquais au barreau de Paris, Eddy Arneton (photo), a peut-être déjà eu un premier effet… Le détenu Teddy Valcy, n’est plus à l’isolement depuis mercredi dernier. Cette procédure disciplinaire « aurait été levée, selon Eddy Arneton, mais sans notification officielle ». L’administration pénitentiaire de la centrale de Fleury-Mérogis a simplement averti l’avocat du transfert de son client à Fresnes où il n’est plus à l’isolement. « Je lui ai rendu visite jeudi et j’ai pu le constater. » Heureux de ce dénouement, l’avocat reste vigilant car son client ne pourrait être qu’en transit à Fresnes. « Il pourrait être envoyé loin de la région parisienne où il reçoit de la visite. L’envoyer loin reviendrait à reproduire une autre forme d’isolement… Ce traitement fait à certains détenus est une pratique inadmissible. » La plainte devant la CJR suit donc son cours. Si l’isolement est une mesure légale, il est régi par une procédure. L’administration pénitentiaire prend seule la décision et doit la renouveler tous les trois mois. Au bout d’un an, il appartient au garde de Sceaux de la prendre. Ce qu’il a fait pas deux fois, les 17 mai et 22 août 2011. « Vu son casier judicaire chargé de droit commun, il a été placé à l’isolement dès son incarcération, le 22 mai 2010, relate Me Arneton. En février dernier, j’ai demandé l’annulation de la décision en référé et au fond. » En vain. « J’ai écrit au ministre de la Justice le 1er août dernier, sans réponse, si ce n’est sa nouvelle décision de prolonger l’isolement… »

Un dossier de terrorisme islamique

Cette plainte devant la CJR est une première. Me Arneton reproche au garde des Sceaux des « violences psychologiques donc volontaires, un traitement inhumain et dégradant et un abus d’autorité ». « Cette plainte était nécessaire, explique-t-il, car il fallait faire un acte d’interpellation contre une pratique devenue presque habituelle pour certains détenus » (même si l’on ne dispose pas de chiffres).

Avec sa stature d’armoire à glace et de 2 mètres de haut, « Teddy Valcy fait peur à l’administration pénitentiaire et au pouvoir exécutif », selon son avocat. Et pour cause, il est poursuivi dans le cadre d’un dossier d’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme et détention d’arme de 4e catégorie. Arrêté en mai 2010 aux côtés de 13 autres personnes parmi lesquelles l’islamiste Djamel Beghal, condamné à 10 ans de prison pour avoir préparé des attentats en France et alors assigné à résidence  dans le Cantal, il est soupçonné d’avoir voulu faire évader de la centrale de Clairvaux, Smaïn Aït Ali Belkacem, l’un des artificiers de la vague d’attentats de 1995 en France et condamné à perpétuité. L’instruction est en cours depuis 17 mois et Teddy Valcy devrait être encore entendu par le juge Fragnoli le 22 novembre. Quant à la plainte devant la CJR, son greffe en a accusé réception et a demandé la fourniture de pièces. Dans trois mois, elle pourrait tenir une première audience d’instruction de la plainte de Teddy Valcy.

FXG (agence de presse GHM)

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 04:59

Lettres ultramarines sur les radios 1ère

Olivier Barrot et Delphine Japhet présentent Lettres ultramarines sur les radios 1ère en outre-mer

 Olivier-Barrot.jpgLettres ultramarines propose un panorama de la littérature francophone d’Outre-mer, en présentant, chaque semaine, un ouvrage. L’émission fait en priorité la promotion de livres en format de poche : fiction, documents, ouvrages illustrés, albums photographiques ou livres pour enfants, explorant la littérature et le patrimoine ultramarins sous toutes ses formes. Ce rendez-vous hebdomadaire propose aussi des thématiques spéciales suivant les fêtes ou commémorations spécifiques des Outre-mer. Ce programme court de 4 minutes est construit sous la forme d’une conversation vivante et enthousiaste entre Olivier Barrot (un homme, la soixantaine, lecteur averti, jouant le candide) et Delphine Japhet (une femme, la trentaine, spécialiste de la littérature francophone, jouant le guide) : des personnalités très différentes, deux points de vue, qui permettent un véritable échange. L’émission est agrémentée d’une brève présentation de l’ouvrage, quelques lignes lues à l’antenne, une focalisation sur un élément : un moment de la vie de l’auteur, le lieu où se situe l’intrigue, un repère historique, une anecdote…


Olivier Barrot

Journaliste professionnel (pour Le Monde, Canal Plus, France-Inter, Radio Classique…), il est producteur et présentateur des émissions Un livre un jour (quotidienne) et Un livre toujours (hebdomadaire) sur France 3 et

TV 5 MONDE depuis 1991, co-fondateur et directeur de SENSO, « magazine des sens et des mots » (depuis 2001).

Olivier Barrot est également l’auteur d’une trentaine d’ouvrages.


Delphine Japhet

Productrice adjointe des émissions Un livre un jour et Un livre toujours, elle est spécialiste de la littérature francophone africaine et caribéenne, chargée de cours à la Sorbonne (Paris III) et à l’EAC.

Elle est également membre de l’ITEM (CNRS : Institut des textes et manuscrits modernes).

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 22:02

Escales Caraïbes avec Beethova Obas, Jocelyne Beroard et Sarah-Corinne EmmanuelVibration-sur-scene-a-bastille-photo-A-Jocksan.jpg

Samedi dernier, la Scène Bastille à fait plaisir à des centaines de personnes avec une programmation de qualité et attendue : un concert, trois prestations avec Jocelyne Beroard, Sarah-Corinne Emmanuel et Beethova Obas. Un haut du plateau artistique des Caraïbes choisi par Patrick Marie-Joseph et son équipe pour fêter ses deux de live.  Le public a répondu présent massivement pour la première de la chanteuse de Kassav dans une petite salle parisienne. On ne pouvait même plus compter le nombre d’appareils photo sortis des sacs dès lors qu’elle est apparue sur la scène. Emotion et admiration pouvaient se lire dans les regards.

Charlie-trio-photo-A--Jocksan.jpgTout a débuté par une petite mise en bouche avec le groupe de la Martinique, Charlie Trio, composé de Francis Joseph-Rose à la basse, Félix Clarion à la guitare et le leader Charlie Labinsky aux batterie/percussions. Ils existent depuis 2008 et ont profité de leur passage à Paris, sur la route du Jura où ils vont être en résidence d’artiste, jusqu’au 11 novembre. Leur premier album sortira en 2012. Un style propre, une sonorité séduisante, swing, assez originale, rythmée aux airs de nos campagnes, un bélé original, funky.

Jean-Jacques-Seba--Sarah-Corinne-Emmanuel-et-Marie-Celine-.jpgPuis, c’est la mise en place de l’orchestre, sans surprise. On prend les mêmes et pourquoi changer un groupe gagnant avec Albert aux percussions, Bellon à la batterie, Philippe au synthé, Mickaël et Yvon pour les guitares. Aux chœurs Marie-Céline Chroné et Jean-Jacques. Les ingrédients du succès  sont en place. La grande Sarah-Corinne Emmanuel chauffe sa voix en coulisse avant d’apparaître, vêtue d’un jaune soleil qui fait oublier le froid extérieur. Elle est sublime, provocante, sensuelle, parfois dérangeante. Sa voix cristallise le public qui boit ses paroles diffuses pour mieux la pénétrer et vibrer avec elle. Elle porte en elle force et puissance. Cette Sarah-Corinne chante la vie, dans un mélange théâtral peu commun. Le blues de son quotidien, le respect  de la femme, de son corps et l’union pour vaincre ensemble l’amour pur. Le chemin de mémoire de Sarah-Corinne Emmanuel dans son blues créole est envoûtant, prenant et porte l’espoir. Elle chante avec ses tripes la douleur d’une mère souffrante prête à tout pour sauver sa progéniture. Elle  lance au public en le fixant : «  Les matadors, ces femmes, ces putes étaient nos mères ! . Ça déménage.

Jocelyne-et-Beethovas-photo-A-Jocksan.jpgIl est 21h15 le gaucher haïtien, Beethova Obas prend le témoin. Quelques problèmes techniques l’obligent à emprunter la guitare d’un droitier, celle d’Yvon, pour entonner Ti papa, le titre en vogue de son dernier opus. Il explique : « Ti papa, dites vous bien que le monde va mal. Ti papa est un dirigeant qui n’arrive pas à assumer. Je suis haïtien, vous comprenez ce que je veux vous dire. Chez moi, il y a des ti-papas. Mais, faites attention il y en a partout ! ». Place à l’ambiance, à la vibration des cordes de la guitare qui donne la chair de poule, c’est beau. C’est un pro et rien ne l’arrête. Il a le sens du rythme et du travail bien fait. La musique d’Obas transporte au-delà des océans. Chez lui tout est couleur café même le duo qu’il interprète avec la diva martiniquaise, Jocelyne Béroard, d’après un texte de Patrick Chamoiseau, sur  une mélodie de Fred Désir. Ils nous emportent vers l’ailleurs, vers son pays, Haïti. Sa guitare est revenue juste avant qu’il ne chante avec elle. La salle est en liesse. La chaleur monte et prédit ce que nous attend après. Mettre le feu. Pour Beethova, Jocelyne est un monument et le public répond en chœur : « Oui ! »

Jocelyne-5-photo-Alfred-Jocksan.jpg22 h 09, voilà l’étoile attendue qui traverse le podium, cheveux au vent, micro et sourire aux lèvres. La salle est explosive… Tonnerre d’applaudissements. Jocelyne dynamite la salle ; le public explose et reprend en chœur toutes ses chansons. Elle, toute heureuse, fait cette déclaration à la salle :  « C’est que je me trouve heureuse avec les Escales  caraibes… Je suis vraiment très heureuse d’être là ce soir. Je peux vous voir et voir aussi ces amis-là que j’aime beaucoup et qui ont énormément de talent. Mwen contan, bayo on lamin, ban mwen ! » PSE plane aussi avec elle. Il n’est pas oublié. Il ne faut surtout pas compter sur elle pour laisser dans l’oubli son compagnon de Kassav. Une résonance d’amour se conjugue à l’infini avec les voix de la salle. Puis, une  belle surprise… Oriane arrive pour chanter en duo une de ses plus belles chansons, Siwo. Moment magique. Les voix s’envolent. Oriane entonne avec plaisir les paroles et la foule répond en harmonie, mais étonnée. Et, à la fin comme un seul l’homme, des voix sonnent un gros « j’ t’aime ». Comme elle dit souvent : « Yin ki lammou. »il-y-a-du-plaisir-en-musique-photo-A-Jocksan.jpg

Un concert, trois artistes, un orchestre… Escales Caraïbes. Depuis deux ans, le concept a séduit les Parisiens qui demandent après chaque concert la date du suivant…Oriane-et-Jocelyne-en-duo--photo-A-Jocksan.jpg

Alfred Jocksan (textes et photos)


Beethovas Obas, l’intellectuel de la guitare haïtienne

Beethovas-Obas-5-photo-A--Jocksan.jpg« Je suis heureux de voir que le public suit encore malgré les difficultés techniques que nous avons eu au début.  J’ai eu le plaisir de faire découvrir deux morceaux de mon dernier album, le duo avec Jocelyne Béroard  et Ti-papa qui est le titre phare du disque. Le public a bien réagi. Aujourd’hui, je vis bien de ma musique. Je suis heureusement connu dans une très grande partie du monde, notamment aux USA, Haïti, aux Antilles, en France. Même quand on ne m’attend pas, je suis toujours en tournée. Nous avons un grand nombre d’haïtiens qui vivent aux Etats Unis. Je repars la semaine prochaine. J’ai déjà sept dates, entre Washington, Boston et New-York. Je suis heureux de pouvoir vivre de ce métier que j’aime bien et qui m’a choisi. Moi, je n’ai pas étudié la musique, j’ai étudié l’administration. Je devais me retrouver en train de gérer les millions  de ces actionnaires, de ces marionnettistes qui sont derrière et qu’on  n’arrive pas à voir et qui détiennent le monopole économique de la planète. Je devais me retrouver là. Je ne sais pas qui a fait quoi. C’est une guitare que j’ai en main et une voix faible. Une voix qui a besoin d’autres pour l’aider. Je suis heureux de pouvoir transmettre cette  vibration que je reçois. Je suis un capteur d’énergie et si je ne reçois pas d’énergie, je ne vais pas émettre. Donc, j’émets quand je reçois. »


Sarah-Corinne Emmanuel  comédienne–chanteuse (grande présence scénique)

Sarah-Corinne-Emmanuel-2-photo-A-Jocksan.jpg« C’était magnifique, grandiose. J’ai vécu quelque chose de magique, ce moment quand j’ai pu parler des femmes, de nous, êtres humains dans la Caraïbe. Des hommes et des femmes rassemblés pour que nous formions ensemble le futur de demain… A partir de mes observations que j’ai faites  par rapport aux contes de mon pays, surtout pendant les veillées mortuaires, j’ai inventé un mode théâtral qui passe de la chanson au texte. Et moi il m’importait de parler de la femme, de parler de l’homme de la Caraibe et la possibilité, l’avenir que nous avons ensemble pour nous construire. Nous devons nous arranger pour nous reconnaître ensemble, pour reconnaître notre devenir, notre potentialité, et assurer le futur de nos enfants. »


Patrick-Marie-Joseph-une-vie-de-musique-photo-A-Jocksan.jpgPatrick Marie-Joseph, concepteur des Escales Caraïbes.

Comment vivez-vous ces instants ?

Je les vis pleinement. La musique, j’en ai fait mon métier à 40 ans. C’était quelque chose de mûrement réfléchies. Je ne regrette pas ; je prends mon pied tous les jours.

Avec le recul, pouvez-vous nous dire si vous croyiez à la réussite de ce concept au départ ?

Dans ma tête, j’étais sûr qu’il fallait du temps pour que les choses s’installent. Il faut qu’on se sente en confiance et que les gens se sentent chez eux, qu’ils se disent : Enfin ! Ce sont nos artistes, je peux les toucher, je peux les voir de très près et leur parler.  Oui, ça valait le coup !

Y a-t-il une demande pour voir évoluer les artistes dans des petites salles en live ?

La biguine, la mazurka ont vécu des moments de gloire dans la capitale, à Paris. Ça n’a jamais cessé. Et ça ne cessera jamais.

Quels sont vos objectifs ?

Je veux continuer à œuvrer pour la musique que je défends. La musique traditionnelle des Antilles. Dieu seul sait si le combat est difficile. Mais, je ne suis pas de ceux qui baissent les bras facilement. Je poursuis mon chemin. Il y a ceux qui me lâchent, d’autres qui continuent le chemin avec moi. Le plus important est de continuer son chemin. Si on pouvait tenir jusqu’à dix ans, ça nous arrangerait.

Propos recueillis par Alfred Jocksan

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 11:12

 

Outre Mer Network ou la culture de réseau en marche...
A l'occasion de la sortie du numéro spécial de Respect Mag « 100% Noirs de France », Outre Mer network a organisé le 12 octobre dernier sa 11e session networking. L'occasion de réunir la quasi totalité des jeunes groupements d'entrepreneurs ultramarins de l'Hexagone, certaines associations plus anciennes comme le CM98 ou La Voix de l'Outre mer et plus de 140 entrepreneurs présents. Outre Mer Network souhaitait présenter également son récent partenariat avec la banque des Antilles françaises (BDAF).

 

http://www.dailymotion.com/video/xlvsfl_11e-session-outre-mer-network-avec-respect-mag-et-la-bdaf_lifestyle

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 06:14

Polomat et Thibaudier à ParisVeronique-Polomat-et-Jean-Marc-tibaudier.jpg

Les plus anciens se souviennent de Boomerang, l’émission de société qui a fait les belles heures de RFO Guadeloupe avant que la chaîne publique guadeloupéenne ne s’appelle TéléGuadeloupe puis Guadeloupe 1ère. Couple à l’antenne et couple à la ville, ils sont désormais à Paris (depuis une paire d’années !). Véronique Polomat est aujourd’hui conseillère des programmes de France Ô sous l’autorité de Gilles Camouilly. Elle s’occupe de l’émission de théâtre, Multiscenik (c’est à elle que l’on doit de voir désormais Greg Germain présenter les pièces depuis le théâtre de Stain), des Petits plats de Babette, de Tropisme (présentée par Laure Adler) et encore de l’équipe d’Elyas Akhoun autour d’Archipel. « Je donne mon avis sur l’éditorial pour faire évoluer ces émissions dans le bon sens… » Elle est aussi le référent de France Ô pour l’année des Outre-mer français. Elle gère la coordination entre l’éditorial et l’événementiel. C’est elle qui a coordonné Lumières d’Outre-mer à l’Assemblée nationale en février, Césaire au Panthéon en avril, Euzhan Palcy à Cannes en mai, le Tour des yoles en août. Ce sera encore elle pour les 24 heures de l’Outre-mer qui seront diffusés le 24 octobre. Quant à Jean-Marc Thibaudier, il assure les matinales sur Tropiques FM le matin. Il est aussi en charge du lien entre RFO Paris (que doit-on dire pour le siège parisien des radios publiques d'outre-mer ?) et les radios 1ère. Il est aussi l’homme des directs radio pour les grands événementiels comme le carnaval de Paris.

FXG (agence de presse GHM)

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 06:05

Deux nouveaux Tintin en créole

Couverture_Creole_Licorne.jpgAprès « Tintin ek sé Picaros-la », le premier Tintin en créole antillais publié il y a deux ans, Caraïbéditions récidive avec cette fois-ci le double album bd dont Steven Spielberg et son équipe se sont inspirés pour la réalisation du film « Tintin » en 3 D qui sort le 26 octobre sur nos écrans.

Ces deux albums, « Sigré a LikonLa » (Le secret de la Licorne) et  « Trézo A Rakam Lèwouj » (Le trésor de Rakham Le Rouge), racontent l’histoire d’une incroyable chasse au trésor dans la mer des Caraïbes. Ils ont été traduit en créole par le Guadeloupéen Robert Chilin. Cette traduction en créole est sa sixième réalisation avec Caraïbéditions en tant que traducteur, après « Titeuf Chimen Lavi », « Tintin ek se Picaros la », « Les Profs » et « Le Petit Prince ».

 Tenten sera en librairie le 26 octobre.


Caraïbéditions vient de fêter ses quatre ans et affiche une quarantaine d’ouvrages à son catalogue. Installée aux Antilles, elle publie des ouvrages qui ont tous un lien direct ou indirect avec les Antilles-Guyane et La Réunion, que ce soit grâce à la langue  (les créoles), grâce aux auteurs originaires ou vivant dans les DOM ou grâce aux histoires qui se déroulent dans les îles.

Case-Tintin.jpgElle a été la première maison d’édition à publier dès 2008, des BD célèbres en créole antillais et réunionnais. Après la publication de séries telles qu’ « Astérix », « Titeuf », ou « Tintin », Caraïbéditions a souhaité publier ses propres séries BD en français. C’est ainsi qu’est né le premier manga des Antilles, « Les îles du vent ». D’autres BD ont vu le jour : une série sur l’histoire de l’esclavage « Bulambemba, mémoire de l’esclavage» (BD parrainée par l’UNESCO), une série abordant les contes antillais sous forme de BD avec son héros «Petit-Jacques » et une série historique sur le chevalier Saint-Georges, « La légion Saint-Georges ».

Une nouvelle série manga voit également le jour en 2011 avec « Waldo Papaye », tout comme une série BD-Illustrations intitulée « Femme Noire d’Afrique, d’Amérique et des Antilles ».

Couverture_Creole_RACKHAM.jpgCaraïbéditions a publié un livre de contes illustrés « Doudoudrillon et autres contes à la saveur créole ». A cet ouvrage, ont contribué, à l’écriture et à l’illustration, plus de 500 élèves de 25 écoles de Pointe-à-Pitre.

« Le Petit Prince » de Saint-Exupéry en quatre créoles est également au catalogue de Caraïbéditions. Le premier guide du créole coquin (créole/français), « Kokolo », écrit par Hector Poullet, vient de sortir en librairie. Dans un tout autre genre littéraire, Caraïbéditions republie des ouvrages d’auteurs caribéens célèbres que l’on ne trouve plus en librairie. Cette collection qui contient déjà deux ouvrages de Raphaël Confiant « Kod Yanm » et « Le gouverneur des dés » et une pièce de théatre d’Aimé Césaire, « Trajédi Rwa Kristof », va se voir enrichie de nouveaux titres début 2012.

Caraïbéditions possède également une collection polar. Raphaël Confiant y a publié son premier roman policier « Citoyens au-dessus de tout soupçon » et son second polar « Du Rififi chez les fils de la veuve » sortira fin 2011 en même temps qu’un polar d’Ernest Pépin, « L’Homme de Katmandou ».

Depuis 2011, une collection universitaire est également au catalogue de Caraïbéditions. Elle se veut présenter des ouvrages écrits par des professeurs et universitaires de l’UAG. 

Dans l’Hexagone, il est possible de trouver les ouvrages de Caraïbéditions dans les Fnac et dans les librairies spécialisées telles que l’Harmattan, Anibwé, Présence Africaine, Mollat... Tous les ouvrages sont également disponibles sur le site de Caraïbéditions, caraibeditions.fr

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 05:02

La Dissidence antillaise à l’honneur sur les Champs-Elysées

Le ravivage de la flamme sous l’arc de Triomphe se fera en hommage aux résistants des Antilles le vendredi 28 octobre.

Episode historique majeur occulté des manuels scolaires et ignoré du plus grand nombre, le ralliement des Guadeloupéens et des Martiniquais au général de Gaulle et à la France Libre, dès 1943, sera au cœur de la cérémonie du ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe le 28 octobre prochain.

Depuis le 11 novembre 1923, date à laquelle elle a été allumée pour la première fois à 18 heures par André Maginot, alors ministre de la Guerre, la flamme sous l’Arc de Triomphe ne s’est jamais éteinte. Si elle évoque pour certains la flamme de la Résistance dont parlait le général De Gaulle, la flamme du Souvenir ainsi que le tombeau du Soldat Inconnu symbolisent le sacrifice de celles et ceux qui sont morts sur les champs de batailles. Témoignage de l’hommage rendu à ceux qui ont donné leur vie pour qu’aujourd’hui nous puissions vivre dans un pays libre, la cérémonie du ravivage de la Flamme reste un temps fort qui, aujourd’hui encore, est d’actualité.

Ce vendredi 28 octobre, le ravivage de la flamme se tiendra en présence du préfet, directeur général de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onacvg), Rémy Enfrun, et d’une quarantaine d’élèves du collège-lycée de Versailles à Basse-Terre (Guadeloupe) venus à cette occasion rendre hommage aux Guadeloupéens et Martiniquais qui se sont battus aux côtés des combattants de la France Libre.  Il s’agit de faire connaître à cette nouvelle génération d’Antillais, qui n’a pas connu la guerre, la mémoire de leur histoire et de leur transmettre les valeurs auxquelles la République est attachée. La cérémonie du 28 octobre participe à notre volonté de transmettre la mémoire de la Dissidence en France, particulièrement en métropole.

Rendez-vous dès 18h15 sous l’Arc de Triomphe, place de l’Etoile, Paris.

Agence de presse GHM

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