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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 06:58

Jean-Paul Huchon confie une mission à Patrick Karam

Le président socialiste de la Région Ile de France, Jea-Paul Huchon, a demandé au conseiller régional UMP, Patrick Karam « d’accompagner la Région dans la mise en place d’un dispositif spécifique en faveur des ultramarins d’Ile de France », afin qu’ils puissent « se déplacer plus facilement entre l’Ile de France et leur région d’origine ». L’aide régionale, écrit le président Huchon à l’ancien délégué, pourrait « s’appuyer sur le dispositif que vous avez mis en place en 2008/2009 et venir le compléter pour tout ou partie sous des conditions à déterminer ». A charge pour le conseiller régional de faire des propositions « sur le mode de gestion le plus adapté de ce nouveau dispositif ». Le président un rapport pour avril 2012 « afin que ce dispositif puisse voir le jour dans le courant de l’année prochaine ».

FXG (agence de presse GHM)

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 06:57

Christine Kelly vient aux Antilles former les producteurs de clips 

« Comme il y a beaucoup de problèmes de publicité et pour expliquer la notion de placement de produit pour aider [la production] de clips sur place, avec l’accord du Conseil supérieur de l’audiovisuel et au lieu de sanctionner tout le temps », Christine Kelly explique qu’elle part 24 heures en Guadeloupe pour faire une formation ce vendredi avec ses « équipes du CSA ». Les chaînes Martinique et Guyane 1ère sont invitées.

FXG

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 06:43

François Hollande rencontre son pôle outre-mer

Hollande-Lurel.jpgFrançois Hollande a reçu, hier après-midi, dans son bureau de l’Assemblée nationale, son chef de pôle outre-mer, Victorin Lurel et le député de la Réunion, Jean-Claude Fruteau. François Hollande a demandé à ce dernier de rejoindre le pôle outre-mer et de devenir, avec Victorin Lurel, co-responsable du comité d’élaboration du projet outre-mer du candidat du parti socialiste. François Hollande leur a par ailleurs fait savoir qu’il se rendrait outre-mer dans les premiers mois de l’année 2012, vraisemblablement, fin janvier ou courant février. « Si on laisse passer février, on sera pris de court », indiquait peu avant cet entretien Victorin Lurel à Manuel Valls, coordonnateur de la communication du candidat. Ce dernier qui a évoqué les destinations de la Réunion, de Mayotte et encore des Antilles a eu un mot particulier pour la Guyane : « Il faut absolument que François se rende en Guyane ; il a fait un gros truc sur le CNES, hier… Les Guyanais se souviennent  que Ségolène n’y était pas allée… » Le pôle outre-mer n’est pas encore complètement (officiellement) formé, mais on sait que la garde rapprochée de Victorin Lurel se compose pour l’heure de son conseiller politique, Marc Vizy, de son attaché parlementaire, Nicolas Mazière et du responsable du logement et de l’Outre-mer au PS, Mathieu Vittu (qui a remplacé Frédéric Dayrou parti aux fédérations). Lurel-Fruteau.jpgA ceux-là s’ajoutent désormais le député réunionnais Jean-Claude Fruteau. L’équipe sait qu’elle a encore du pain sur la planche puisqu’elle doit aussi composer avec les susceptibilités des uns et des autres, tel le Calédonien Paul Néaoutyine ou le député PS de Wallis et Futuna, Albert Likuvalu. Quant au programme présidentiel pour l’outre-mer, Fruteau et Lurel devraient le finaliser au moment des déplacements de François Hollande dans les outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 06:43

Samia Badat et Nathalie Fanfant pour le mariage gay

Six secrétaires nationaux de l’UMP interpellent, dans une tribune publiée par l’Express,le président de la République Nicolas Sarkozy et demandent l’inscription du mariage homosexuel au programme de leur parti pour les prochaines élections, présidentielle et législatives. « Parmi eux, signale le lobby gay ultramarin (Tjenbé red) - coup de tonnerre ! -, deux sont originaires des outre-mers. » Il s’agit de Samia Badat (secrétaire nationale chargée des nouveaux engagements solidaires, originaire de la Réunion) et Nathalie Fanfant (secrétaire nationale,chargée de la lutte contre les discriminations, originaire de la Martinique). C’est une réelle avancée, souligne David Auerbach Chifrin de Tjenbé red, qui contrebalance l’attitude de certains socialistes ultramarins de Guadeloupe et Martinique. Même si ça s’inscrit dans un contexte électoral, c’est le jeu démocratique et on a tout lieu de se réjouir de cette prise de position. » Le lobby gay ultramarin y voit clairement « un résultat de son action durant les états généraux de l’outre-mer en 2009 auprès des Ultramarins de l’Hexagone dont les deux secrétaires nationales qui n’étaient alors pas encore à ces responsabilités au sein de l’UMP.

FXG (agence de presse GHM)

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 06:19

Débat autour de la journée des maires d’outre-mer au congrès des maires de France

Congres-Maires-Delanoe.jpgLe 94e congrès des maires de France s’est ouvert lundi avec la traditionnelle journée des maires d’Outre-mer à l’hôtel de ville de Paris.

Certaines voix commencent à s’élever contre le particularisme de cette journée consacrée aux maires d’outre-mer.

Elie-Hoareau-et-Anna-Paula-Laissy.jpg800 élus étaient rassemblés pour écouter Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Jacques Pelissard, président de l’association des maires de France (AMF). Le premier a annoncé qu’il allait « sans doute » ajouter la présence d’Aimé Césaire dans le tissu urbain parisien en lui consacrant « un bout de quai dans le prolongement du quai François-Mitterrand dans le 13e, non loin du quai dédié à Léopold Sédar Senghor »… Le second a présenté les thèmes au programme : « Comment protéger et valoriser les territoires ultramarins dans une Union européenne à 27 ? » ; « Ressources humaines » ; « la TNT outre-mer » et « la dépendance des personnes âgées ». Tandis que discours et débats s’enchaînent à la tribune et que nombre d’élus sont installés et à l’écoute, d’autres en profitent pour se retrouver, se saluer et échanger. Un petit larsen semble perturber l’unisson de cette grand-messe. Audren-MNC-029.jpgQuelques élus ne veulent plus être à part. La maire du Baillif (Guadeloupe), Marie-Lucille Breslau, une habituée du congrès, a indiqué lors d’une réunion des maires d’Outre-mer tenue la veille, qu’elle entendait dénoncer le particularisme de cette journée : « Ce qu’il y a de révoltant, c’est de voir qu’au congrès des maires de France, sorti de cette journée outre-mer, on ne peut pas s’exprimer, et on a l’impression d’être exclus. Nous demandons à être intégrés dans le congrès au niveau des ateliers qui se tiennent à la porte de Versailles. » Elle reproche encore le silence qui leur est imposé à la mairie de Paris. « Nos associations des maires font des propositions, préparent des dossiers et, arrivés à Paris, on est assis et on doit écouter ce que les représentants de l’AMF nous disent. Et si on demande la parole, on nous dit qu’on est limité par le temps ! Ma révolte, c’est de savoir pourquoi cette exclusion. L’outre-mer est à part et ça n’a plus sa raison d’être, cette journée à la mairie de Paris ! » Molinie-Bernier-Ademar.jpgLa maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra-Horth, partage son avis même si elle vient « par principe ». « Sommes-nous des élus à part, est-ce une façon de nous évacuer ? Nous sommes des maires de France comme les autres et nous ne comprenons pas pourquoi nous avons une rentrée particulière ! » Et même si Jacques Pélissard a insisté dans son discours pour convier les maires d’Outre-mer, vendredi prochain, dans les locaux parisiens de l’AMF, afin de parler des fonds structurels européens, Mme le maire de Cayenne sera dans l’avion. « J’ai des choses à faire très importantes à Cayenne ! »

Congrès ou visite au BHV ?

Accueil-congres-maires-OM.jpgMaurice Bonté, nouveau président de l’association des maires de la Martinique, habitué lui aussi de cette journée depuis 1995 en tant que maire d’Ajoupa-Bouillon, dénonce lui aussi « la rupture entre cette journée outre-mer et la suite du congrès des maires à la porte de Versailles ». Il trouverait utile de consacrer un atelier à une problématique de l’outre-mer dans le grand auditorium de la porte de Versailles pour que les élus du territoire métropolitain sachent exactement comment les choses se passent aux Antilles ou ailleurs. « Nos collègues de la métropole ne savent même que cette journée a existé ! » equipe-Lorrain.jpgJosé Toribio, maire de Lamentin (Guadeloupe), est plus nuancé : « Pourquoi faire du particularisme ? Parce qu’on a des particularités ! Il faut qu’on puisse parler entre nous. A partir du second jour du congrès, nous sommes fondus avec les maires de France, mais l’intérêt est de faire en sorte que, de cette journée outre-mer, sortent des écrits et que ceux-ci soient repris dans la rédaction de la résolution finale… » Jean-luc-st-Lambert.jpgJean-Luc Saint-Lambert, maire de la Plaine des Palmistes, représentant le président de l’association des maires de la Réunion, n’est pas de leur avis. D’abord, il ne s’agit pas pour lui d’une « grand-messe » et il loue « l’idée du maire de Paris qui remonte à Jacques Chirac d’avoir invité les territoires dans une journée spécifique pour se faire connaître et entendre ».

Et ceux qui pensent que cette journée n’est qu’un prétexte à aller faire ses courses de Noël au Bazar de l’hôtel de Ville ? « Il y a un peu de ça pour certains, répond Mme Breslau, mais je ne le pense pas globalement. C’est du travail sérieux et nos collègues consacrent bien leur temps au congrès et au salon. Après, c’est vrai qu’on ne fait pas 8000 km sans faire quelques petites courses, sans visiter quelque parent… »

FXG (agence de presse GHM)


Ils ont dit

Marie-Lucile-Breslau.jpgMarie-Lucile Breslau

« Je sais que d’aucuns pensent que venir au congrès des maires, c’est se promener et admirer les beaux lustres de la mairie de Paris, mais c’est faux : on vient ici pour travailler et avancer parce qu’on a des sujets comme la réforme territoriale ou l’intercommunalité qui préoccupent les maires… Mais quand j’apprends que les présidents d’association de maires n’interviennent même pas ce jour, j’en ai marre ! C’est vrai qu’il y a un intérêt, celui de mutualiser les difficultés des collectivités d’Outre-mer. Et puis, il y a un problème côté organisation : il y a des places réservées pour les parlementaires et aucune pour les maires ! »

 

Marie-Laure-Phinera-Horth-maire-Cayenne.jpgMarie-Laure Phinéra-Horth

 « Je viens par principe car je sais que j’y trouve un plus, un enrichissement qui me permettent de savoir à quelle sauce les outre-mer vont être mangés, mais j’ai été déçue : je ne peux même pas m’assoir ; il n’y a pas de place alors que la table ronde sur la dépendance me préoccupe d’autant plus que je préside l’association Guyane Alzheimer, comme celle sur les ressources humaines, sujet qui fait partie des délégations que j’ai gardées sous ma responsabilité. »

 

Maurice-Bonte.jpgMaurice Bonté

« Tout un chacun se rencontre et c’est un moment d’échange qui nous permet de trouver des solutions pour la gestion quotidienne de nos collectivités. Mais je regrette que la présence ultramarine, ne serait-ce qu’au niveau des interventions  (les représentants des associations des maires n’ont pas pu prendre la parole et nous n’avons même pas pu saluer nos amis présents !), soit restreinte. »

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 06:58

L’esclavage exposé à Angoulême

COUV BulambembaCaraïbeditions, la société de Florent Charbonnier, a été choisi par la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI) d’Angoulême pour exposer, jusqu’au 31 décembre, une soixantaine de planches et illustrations de Serge Diantantu, auteur d’une série BD intitulée Mémoire de l’esclavage. « J’étais en contact avec le CIBDI quand j’ai fait l’étude de marché préalable à la création de ma société d’édition, témoigne Florent charbonnier. Et dans le cadre de l’année des Outre-mer français, ils ont saisi l’intérêt pédagogique d’une telle exposition. » Au début, le CIBDI privilégiait un focus sur le travail d’un éditeur d’outre-mer, voire sur la BD d’outre-mer. « De fil en aiguille, l’œuvre de Serge Diantantu et son contenu pédagogique ont pris le dessus… » Présentées à hauteur d’yeux d’enfants, les œuvres ont bénéficié du travail d’un scénographe de la CIBDI qui a choisi de mettre en avant un environnement sobre dans des couleurs ultramarines, un conditionnement de l’espace à la manière d’une galerie d’art et une salle spacieuse pour accueillir les groupes scolaires… Mais si le gros de l’expo est consacré à la série Mémoire de l’esclavage, le CIBDI a tout de même dédié un espace aux autres publications de Caraïbeditions.

Charbonnier et DiantantuFlorent Charbonnier et Serge Diantantu se sont connus à la suite de la publication dans France Antilles d’un article sur le travail de Serge Diantantu autour de la mémoire de l’esclavage. Au début, Charbonnier n’envisageait qu’une traduction en créole, mais très vite, l’éditeur a repéré le chef d’entreprise qui se cachait derrière l’auteur. Ils ont alors développé l’idée, se sont rapprochés de l’UNESCO qui les a mis en contact avec l’ambassadeur du Bénin qui a préfacé le 1er tome. Le 10 mai prochain (date symbole), sortira le 3e tome… L’exposition ne reflète que les deux premiers tomes d’une série qui devrait en compter 7. Serge diantantu a donc dessiné spécialement pour Angoulême quelques illustrations sur Gorée, le marquage au fer… « D’ailleurs, prévient Serge Diantantu, le 3e tome sera plus dur… » Il y aura des scènes de castration. « Je veux montrer ce que c’était… Grâce au dessin, on peut se le permettre car il faut se mettre à la portée des âmes sensibles. Le détail, non. La pédagogie, oui. » L’auteur sera d’ailleurs à Angoulême les 23, 24 et 25 novembre pour intervenir auprès des scolaires.

FXG (agence de presse GHM)


ITW Serge Diantantu

diantantu a Angouleme« Ma volonté est de parler de cette histoire si difficile sans complexe »

Que représente une telle exposition pour vous, auteur  ?

Angoulême est le temple de la bande dessinée européenne et pour un auteur, en arriver là, c’est quelque chose d’extraordinaire. Mais il n’y a pas que moi et derrière il y a les cases de Caraïbéditions et tous ses auteurs. Si c’était moi tout seul, peut être que je n’y serais pas arrivé.

PAGE-05.jpgL’exposition est tirée de votre œuvre, Mémoire de l’esclavage. Il y a déjà 2 tomes, il y en aura 7. Est-ce une volonté de raconter ce qu’était vraiment la traite et l’esclavage ?

Ma volonté est de briser l’oubli donc de parler de cette histoire si difficile sans complexe. Au  fond, les gens veulent savoir ce qui s’est passé… Nous ne  sommes pas tombés du ciel dans la Caraïbe et, du coté de l’Afrique, il y a eu des ancêtres qui sont partis. L’Afrique aussi doit faire face à son passé comme la France, comme la Hollande l’ont fait en choisissant une date pour célébrer cette mémoire. Il n’y a pas que la fête de la musique qui doit s’étendre et prendre de l’ampleur !

L’esclavage n’est-il pas l’événement humain au départ de la mondialisation ?

Le début de la mondialisation a effectivement commencé à partir du commerce triangulaire. Des êtres sont partis de part et d’autre. Des denrées se sont déplacées… L’Afrique n’était pas manioc, elle était igname et c’est le plus grand consommateur de manioc aujourd’hui ! L’Afrique avait les bananes mais maintenant ceux qui consomment le plus de bananes, ce sont ceux qui sont dans les Caraïbes. Des animaux sont arrivés par les bateaux, la souris par exemple, les chevaux… Et puis en même temps, la cuisine a changé. En Afrique, on fait de la sauce tomate mais on ne sait pas d’où vient cette culture de la sauce tomate et aux Antilles on fait des bananes plantin… Tout doucement, dans la série on va voir comment c’est arrivé.

L’esclavage et la traite sont aussi à la base de la civilisation créole, une création…

Effectivement, on peut parler de création. Les gens vont se mélanger dans le métissage et dans tout cela, ce qu’on cherche, c’est qu’il n’y ait plus de différence. Nous sommes tous des êtres humains c’est pour cela que nous faisons ce travail pédagogique afin de se décomplexer face à cette histoire. Qu’on ne dise pas : ça c’est un tabou. Ce n’est pas un tabou !

PAGE-27.jpgVous avez une façon de raconter l’esclavage d’une façon décontractée. Vos dessins montrent tout !

Il faut tout montrer. Il ne faut rien cacher. C’est comme dans une famille… Si nous avons des secrets de famille, on va découvrir des cadavres dans les placards ou sous les lits. Ca peut faire éclater la famille donc il ne faut plus de tabous, plus de secrets. La bande dessinée permet de le faire. Et s’il y a des scientifiques qui veulent éclaircir une situation, nous sommes ouverts pour faire passer les images d’un support à l’autre…

Comment les enfants réagissent par rapport à ces dessins et cette histoire que vous racontez ? Comment ils perçoivent cette histoire ?

Les enfants posent souvent les vraies questions et ils trouvent des réponses à leur façon. Par exemple, on parle d’êtres humains qui n’avaient pas d’âme, considérés comme des animaux, qui étaient capturés pour aller vers un monde inconnu pour eux. Mais pendant le voyage, les femmes étaient violées et donc les enfants disent : « Mais s’ils n’avaient pas d’âmes, s’ils étaient considérés comme des animaux, ceux qui les violaient, violaient-ils un animal ? » Les enfants en concluent que les négriers savaient au fond que c’étaient des êtres humains. Ca ce sont des questions qu’un adulte ne peut pas poser… Ils auront des blocages.  Quand les enfants posent ce genre de questions, ça nous fait avancer.

Vous ne cherchez qu’à faire une démonstration de la vérité ?

PAGE-36.jpgMon souci, c’est la reconstitution. On est surpris de découvrir quelques données historiques qui demandent à être revues. Par exemple, dans Bulambemba, le 1er tome, on découvre l’embouchure d’un grand fleuve en Afrique que les autochtones appellent nzadi qui veut dire fleuve. Les explorateurs ont noté phonétiquement Zaïre alors que ce fleuve s’appelle en fait Mouanza. Et un jour, dans l’histoire de ce pays, on a vu naître la république du Zaïre qui ne veut absolument rien dire… On se rend compte aussi que s’il n’y avait pas eu de marronage, il n’y aurait pas eu les abolitions. On voit encore comment des Africains qui sont partis dans les Caraïbes puis qui ont été emmenés en Europe n’avaient pas le statut d’esclave, mais celui de domestique. C’était une façon de maquiller les faits… Ces maquillages ne font pas avancer l’humanité. Pour la faire avancer, il faut dire vrai, montrer les choses réellement sinon, on aura des gens qui vont prendre des libertés avec une histoire et cette histoire est celle de l’humanité.

Vous dessinez des esclaves enchainés, nus. Ne vous a pas reproché une volonté d’esthétiser voire d’érotiser l’indicible, l’esclavage ?

Nous avons expliqué tout cela dans le premier tome. Pourquoi ils étaient rasés même et ça, dans plusieurs épisodes on ne manque pas de le rappeler. Ils étaient nus pour de meilleures conditions d’hygiène. Sous les cales, il n’existait pas de toilettes, alors qu’un être humain a besoin de faire ses besoins quand il peut à tout moment et donc il le faisait où ? Et comment étaient les cales ? Au fur et à mesure, on se rend compte comment c’était affreux. Rien d’esthétique là-dedans !

Votre propos est-il de rappeler que l’histoire du commerce triangulaire est celle de tous ?

Si on condamne l’esclavage comme crime contre l’humanité, on ne peut le réduire à l’histoire de l’esclavage occidental en oubliant le triangle de la traite orientale.

L’exposition ne vient-elle pas un peu trop tôt par rapport à la série qui n’en est qu’à son deuxième tome alors qu’elle doit en comporter 7 ?

Non, parce que la CIBDI lui donne un coup d’envoi et permet de la faire connaître. Si le public nous suit, on ne s’arrêtera peut-être pas à 7 numéros, mais s’il ne suit pas, on peut aussi bien s’arrêter au numéro 4…

Cette série n’est-elle pas finalement votre grand œuvre ?

Oui. Ca me tient à cœur depuis la marche de 1998. C’est cette année-là que j’ai commencé à faire les premières illustrations. J’avais alors constaté que les jeunes disposaient d’images sur le commerce triangulaire ou l’esclavage en noir et blanc à une époque où les jeux vidéo explosaient de couleurs… Pour les ramener à une imagerie moderne, j’ai fait les premières illustrations et fabriqué aussi des objets pour qu’ils se rendent compte que, réellement, ça a existé. Voilà  comment j’ai commencé.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 


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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 07:54

Gérard Lefort et le meurtre de Mathurin

Notre confrère Gérard Lefort travaille dans la plus grande discrétion à un livre sur l’affaire du meurtre de Max Mathurin. 20 ans après l’assassinat non élucidé du maire de la Désirade, notre confrère épaulé par un enseignant se penche sur ce mystère judiciaire. Pour l’heure les archives ne seront disponibles que dans dix ans, le 22 octobre 2021 !

FXG

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 06:23

Le CEGOM s’érige en nouveau lobby au service des outre-mer et de leurs originaires

Pastel-Auerbach.jpgIls avaient répondu présents pour organiser, travailler, apporter leur expertise aux états généraux de l’Outre-mer (EGOM) dans l’Hexagone, au moment de la crise antillaise de l’hiver 2009. « Ils », c’était 39 rapporteurs et 300 participants. Puis, il y a eu la restitution de ces états généraux d’où il ressortait 840 préconisations, et enfin les 137 mesures retenues par le gouvernement lors du fameux conseil interministériel de l’Outre-mer du 6 novembre 2009. Se sentant ignorés, sitôt tournée la page des EGOM, une bonne partie de ses acteurs se sont rassemblés au sein du Comité de suivi des états généraux de l’Outre-mer dans l’Hexagone, le CEGOM. 17 rapporteurs sur 39 et 58 % des 300 participants, représentant les 20 commissions. A leur tête, le sociologue Pierre Pastel et le militant associatif, David Auerbach Chifrin. Du 8 octobre au 3 novembre, ils ont adressé un questionnaire qualitatif à 211 acteurs des EGOM pour connaître leur sentiment. 55 % sont insatisfaits, 38 % mitigés et 7 % satisfaits. L’insatisfaction a été renforcée par « le manque chronique de consultation » et est marquée par trois revendications majeures : la prise en compte des problèmes de santé chez les originaires d’outre-mer en matière de VIH et d’addictions, la création d’un observatoire de la citoyenneté pour une représentation équitable dans les élections et enfin, la révision des prix du transport aérien (rien de très nouveau depuis 2007 !). Fort du résultat de cette enquête, le CEGOM a décidé d’interpeller le président de la République et les principaux candidats à l’élection présidentielle (à l’exception revendiquée de Marine Le Pen) sur leurs revendications. Le CEGOM ne joue donc pas de naïveté vis-à-vis de Nicolas Sakorzy et du gouvernement. « Nous ne sommes pas dupes », avance M. Auerbach Chifrin. Mais le CEGOM ne veut pas se limiter à signifier l’insatisfaction des originaires d’outre-mer, il entend reprendre le flambeau du lobbyisme de la cause ultramarine. D’ailleurs, Daniel Dalin, président du Collectifdom, est membre du bureau du CEGOM.

FXG (agence de presse GHM)

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 16:13

Continuité territoriale : la Corse et les Outre-mer sur un pied d’inégalité

Michel Vergoz, sénateur PS de la Réunion dénonce dans son rapport concernant la mission Outre-mer devant la commission des affaires sociales du Sénat, « l’écart énorme existant entre l'effort budgétaire de l'Etat vers la Corse (187 millions pour 300 000 habitants à 200 km du continent) et celui fait vers les Outremers (100 millions, toutes mesures confondues, pour 2,5 millions habitants dont le territoire le plus proche est situé à 8000 km de l'hexagone). Selon lui, « une véritable continuité territoriale doit reposer sur trois éléments : un nombre de siège disponible toute l'année garantissant la libre circulation des ultramarins vers l'Hexagone, un prix du transport acceptable confortant cette libre circulation et un coût du fret maîtrisé garantissant l'égalité économique avec l'Hexagone. »

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 05:06

Les fonctionnaires de l’Outre-mer ne seraient pas très responsables

Suite à l’annonce du gouvernement de se financer en supprimant le paiement d’une journée d’indemnité maladie (une 1ère pour les fonctionnaires et une 4e pour les salariés du privés !), les réactions ne se sont pas faites attendre, surtout après la sortie saillante du représentant de la droite sociale, le ministre Laurent Wauquiez. Ce dernier a dit qu’être payé quand on est malade « n’est pas très responsabilisant ». Et si l’on doit chercher les boucs émissaires, allons chez les fonctionnaires ! Le Monde nous les donne dans un article paru le 16 novembre, indiquant des chiffres valables pour 2003 (http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/16/arret-maladie-quelles-sont-les-differences-entre-public-et-prive_1604427_3224.html) : « Le nombre de jours d'arrêt maladie est de 13 jours par an en moyenne par agent. Les chiffres varient de 6 à la jeunesse et aux sports à 23 au ministère de l'outre-mer, en passant par 19 dans la police nationale. Dans la fonction publique hospitalière, le nombre d'arrêts par agent est de 14,2 en 2008. Dans la fonction publique territoriale, c'est 18 jours par an et par agent. » Et bien si l’on en croit M. Wauquiez, on n’est pas très responsables au ministère de l’Outre-mer…

FXG (agence de presse GHM)

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