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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 06:44

Le budget de l’outre-mer perd quelque 50 millions d’euros

Le budget de la mission outre-mer a été adopté hier et devant le tollé provoqué par une amputation des crédits du SMA, le gouvernement a fait marche arrière.

Le budget de l’Outre-mer a été adopté sans surprise, hier matin, à l’Assemblée nationale, au cours d’une séance qui a donné lieu à beaucoup de bruit et de fureur… Au débat, une baisse de 48 millions d’euros en autorisations d’engagement et de 56 millions en crédits de paiement. « In fine, a déclaré la ministre Marie-Luce Penchard, et après contribution à l’effort national, le budget pour 2012 de la mission Outre-mer s’établit à 2,131 milliards en autorisations d’engagement et à 1,979 milliard en crédits de paiement. » Si le niveau des crédits de paiement 2012 est identique à ceux de 2011, si l’augmentation du taux réduit de TVA annoncée la veille par le Premier ministre ne concerne pas les territoires ultramarins où cette taxe s’applique à un taux compris entre zéro et 2,1 %, le gouvernement avait prévu, entre autres, une minoration de 5 millions d’euros des crédits du service militaire adapté, « sans que soit remis en cause le nombre de stagiaires accueillis et la montée en puissance du SMA 6000 », selon la ministre. C’est ce qui a mis le feu aux poudres avec une sortie d’Eric Jalton  (PS) qui a scandalisé la majorité et que les observateurs habitués du palais Bourbon appellent « un fait de séance » : « Imaginez, a dit le député maire des Abymes, dans vos communes, une jeunesse touchée à 55 % ou 65 % par le chômage ! J’aimerais voir si vous voteriez des suppressions de crédits consacrés à l’emploi et à la formation des jeunes ! C’est notre situation ; cela vous fait rire… ou sourire, cela vous offusque que des élus de la République défendent les leurs et, singulièrement, leur jeunesse ! Nous sommes, en outre-mer, sur un volcan. La jeunesse va se réveiller et, tôt ou tard, la situation explosera ; ce seront les prémisses d’une situation identique en métropole. Rira bien qui rira le dernier ! » Cela lui a valu un rappel au règlement…

Carabin versus Penchard

Tandis que le député martiniquais, Serge Letchimy (app PS), venait soutenir son collègue guadeloupéen, il a indiqué lui aussi ne pas comprendre cette baisse de crédits du SMA : « Victorin Lurel avait expliqué clairement que l’on diminuait la durée de formation, ce qui permet de faire des économies. C’est une opération financière tactique. » Mais ce qui l’a le plus choqué, c’est l’amputation de 10 millions des crédits de l’aide à la rénovation hôtelière. « On a franchement l’impression que l’on recherche l’instabilité de l’investissement économique, en faisant tourner en bourrique ceux qui ont déjà des difficultés pour tenir le coup. » Marie-Luce Penchard a alors proposé, mais en réponse au député de Réunion René-Paul Victoria (UMP), un amendement gouvernemental pour « faire porter l’effort, non sur la ligne relative au SMA, mais sur les exonérations de charges ». Gabrielle Louis-Carabin (apparentée UMP), malgré les appels à la modération lancés par son collègue Eric Raoult (UMP), est venue à son tour à l’offensive : « Monsieur Raoult, il n’y a pas de modération quand il s’agit de la Guadeloupe ! Pourquoi, après le dépôt d’un amendement demandant le retrait de plusieurs millions d’euros sur le service militaire adapté et la ligne hôtelière, dans son propre budget, alors qu’elle (Mme Penchard, ndlr) est elle-même domienne, pourquoi donc, elle propose maintenant de l’enlever. Il faut cesser l’hypocrisie…» Eric Jalton l’encourage : « C’est un crime contre l’outre-mer ! » Réponse de la ministre  à sa « copine » du Moule : « Madame Gabrielle Louis-Carabin, je n’oublie pas que je suis ultramarine et tout le monde le sait : j’ai répondu à vos interrogations devant la représentation nationale de manière suffisamment détaillée, et vous auriez pu me rejoindre si vous aviez été présente à ce moment-là. » Finalement, les 5 millions d’euros resteront au SMA et seront défalqués de l’enveloppe des exonérations de charge.

FXG (agence de presse GHM)

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 06:21

Claude Bartolone et les commissaires au développement endogène

Rapporteur spécial du budget de la mission Outre-mer de la commission des fiances,  le député PS Claude Bartolone s’en est pris aux commissaires au développement endogène à qui il reproche leur traitement de 180 000 € net par an pour un job qui devrait selon lui être fait par les préfectures. A ce tarif là, les trois commissaires coûtent un demi-million d’euros !

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 07:05

Les nouvelles mesures de réduction des déficits en outre-mer

Les nouvelles mesures annoncées par le Premier ministre s’imposent aussi à l'Outre-mer. Les avantages spécifiques existant Outre-mer pour des investissements locatifs non sociaux, réalisés dans le cadre du dispositif « Scellier » prennent naturellement fin en même temps que la mesure nationale. S’agissant de la réduction des niches fiscales, le coup de rabot est porté de 10 à 15 % sur le même périmètre d’avantages. Ne sont remis en cause ni la rétrocession à l’exploitant ultra-marin ni les avantages liés à la défiscalisation du logement social, qui est exonérée de ce coup de rabot.

En revanche, l’instauration d’un taux intermédiaire de TVA prévue dans le plan gouvernemental ne concerne pas l’outre-mer : les taux réduits de TVA (2,1 % en Guadeloupe, Martinique et à la Réunion ; 0 % en Guyane) ne sont donc pas modifiés et restent applicables à l’ ensemble des produits qui y sont aujourd’hui soumis.

Enfin, le prêt à taux zéro est recentré sur les logements neufs.

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 06:56

Tanya Saint Val, 25 ans d’amour  tout en couleurFanny-J-Tanya-et-Leila.jpg

TSV, la petite chanteuse guadeloupéenne est devenue grande. Sur la scène du Casino de Paris, avec son sourire, ses trois tenues, ses trois heures de chanson et ses huit invités, elle a fêté, vendredi dernier, ses 25 années d’amours musicales. Une performance  ovationnée par un public  conquis et envouté.

Les 1500 places du Casino de Paris ont été vite vendues pour l’unique occasion. Après deux ans d’absence des scènes parisiennes, Tanya Saint-Val faisait un retour triomphal en avant-première de la sortie de son nouvel album, Tanyamania, et  de son tour des DFA.

Tanya-5.jpgSouria Adèle en chauffeuse de salle. Gregory Louis à la batterie. Audray Claudion aux claviers. Thierry Jean-Pierre à la guitare basse. Le Brésilien Symon De Almeida à la guitare rythmique. Olivier Juste aux percussions. Philippe Slominsky à la trompette. Nicolas Gueret au saxophone. Caroline Loial et Jean-Michel Malcolm aux lyrics. Une volée de danseurs  jaillit  de nulle part et, tout de blanc vêtue, apparait la chanteuse tant attendue. Fany J l’accompagne pour chanter lanmou kréol.

Puis, c’est le Saintanais Jamadom qui vient chanter avec TSV « Pa lagé »  Jacob Devarieux est aussi à coté de Tanya mais aussi Patson  pour un peu de boogie zouk avant l’entracte.

Après quarante minutes de repos ou de vie en coulisse, la guadeloupéenne est de retour, tout de rouge  et une fleur dans ses cheveux. Elle interprète La Guadeloupéenne, version jazz. D’autres invités suivent : Ali Angel, Frederic Caracas qui jouait pour la première sur la scène du Casino de Paris, Leila Chico  qui prépare son album et Dominique Tauliaut. Elle n’a pas oublié de rendre hommage à Bob Marley et à PSE.  « C’est lui qui m’a donné envie de chanter », dit elle à la foule.Jean-Pierre-Jacob-et-Symon.jpg

Des admirateurs, Pascal, Laurent, Gerald, Olivier, Oudi et Patricia  portant des tee-shirts « I LOVE TSV », lui offrent un bouquet « pour tout lanmou qu’elle diffuse par ses chansons ».

Avec Tanya Saint Val, la musique guadeloupéenne montre sa dimension plurielle. TSV, sé tan nou, sé matouba, sé famm gwaloup !

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


ILS ONT DIT

 

Tanya-et-Leila-Chico.jpgLeïla Chico : « Tanya m’a donné envie de chanter du zouk et voilà que je me retrouve, 25 ans plus tard, avec elle sur la scène du Casino de Paris… c’est un plaisir absolu, absolu vraiment.  Je souhaite à Tanya beaucoup d’années encore et, pour mon concert des 25 ans de carrière, je l’invite. »

Tanya-et-Frederic.jpgFrederic Caracas : « Nous sommes de la même génération et on a commencé ensemble dans le même groupe. Nous sommes sur le même wagon et nous continuons la route ensemble. Je lui   souhaite une longue carrière, car elle a encore des choses à dire. Et moi, je continue à me battre pour cette musique qui a sa valeur, qui est encore jeune. La biguine, le gwo ka et le zouk sont ma fierté, mon patrimoine, mon héritage. Avant tout, il faut connaitre son histoire et savoir la partager. »

Tanya-et-Jacob-2.jpgJacob Desvarieux : « Une fois qu’on est sur scène on ne veut plus partir, surtout qu’on a un bon public. Mais, c’était Tanya Saint Val. Super content pour elle, le public a répondu présent. Elle est l’une de nos meilleures chanteuses aux Antilles. On se bat maintenant pour qu’elle puisse passer dans les grands festivals de musique, qu’elle déploie ses ailes. »

Guilaine Cléry, manager de l’artiste : « J’ai vu le public debout ; j’ai vu le public heureux ; j’ai vu mon artiste heureuse, mes musiciens heureux. Maintenant on va voir la suite de ce que nous avons démarré avec Jean-Claude Adrassé. On a la possibilité de transporter ce magnifique spectacle au pays et de donner satisfactions au  public local. Tanya Saint Val est une grande artiste, je sais que le public a su apprécier son talent et sa performance. »

Tanya-et-Fanny-J.jpgFanny J : « C’est un rêve que j’ai réalisé ce soir en chantant avec Tanya Saint Val. C’était énorme. Elle n’a pas pris une ride. Elle est toujours aussi magnifique avec une grande présence sur scène. En coulisse, j’ai fait mon propre zouk en dansant  toute seule. Pour moi, c’est un moment inoubliable. Je peux mourir en paix. »


 

En imagesCasino.jpg

1500 personnes au Casino de Paris

au-son-du-tambour.jpg

Gwo kaDuo-de-femmes.jpg

Tanya et FannyHommage-a-PSE.jpg

Hommage à PSEle-trio.jpg

La Gwadloupeyennles-danseurs.jpgLes danseursTanya-54.jpgTSV

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 06:36

La-guadeloupeene-2.jpg" Je reçois donc je donne "

Tanya Saint-Val est sortie de scène vidée mais ravie. Avec une seule idée en tête, repasser le concert dans sa tête. Le lancement de sa tournée est fait. Maintenant place aux petits réglages.

Ce soir l’essai a été transformé…

J’ai été emportée par la musique, par la joie d’accomplir ce rêve. Il y a eu mes 15 ans au Zénith et mes 25 ans au Casino de Paris ! Je pense qu’il y aura d’autres belles dates à venir. Je remercie le public, les musiciens et toutes les personnes qui m’ont permis de réaliser ce rêve. On avait des contraintes horaires, il fallait finir un petit peu plus vite. Je constate que quelques personnes ont été frustrées de na pas entendre « Mi Chalé » et « Zouk à gogo », des chansons que nous étions obligés de sauter. Nous allons revoir le répertoire pour faire trois heures et pas plus.

Tanya-s-envole-photo-A-Jocksan.jpgVotre choix était de donner du rêve aux gens…

On est là pour donner du bonheur aux gens. Il est difficile aujourd’hui de vivre, d’aller travailler, surtout dans la grisaille de Paris. Je ne sais pas comment vous faites… Le monde artistique doit être simplement vu comme une manière de s’évader, une manière de se laisser aller, d’écouter de la musique, d’écouter de nouvelles choses, de se laisser emporter. Quand on est à cette place, c’est pour apporter un peu de lumière, un peu de souffle. Moi-même, je reçois. Je reçois donc je donne.

Tanya-30.jpgDeux tambours sont restés durant tout le concert  bien positionné sur la scène. Pourquoi ?

C’est une identité, un message, une appartenance. Mes identités, le tambour, la peau du tambour. Tambour a été l’un de mes premiers titres sur mon premier album. Lorsque j’ai réalisé cet album, il y avait Joël Nankin  mon voisin, au moment de l’épopée des grosses bagarres en Guadeloupe. Puis, j’ai appris à apprécier le tambour avec Dédé Saint-Prix. Le tambour reste pour moi un langage harmonieux. C’est avec ce langage-là que les esclaves parlaient, communiquaient, faisaient savoir leurs positions. C’est un hasard. mais finalement, il est toujours sur scène.  Comme le titre ensemble 1802. On ne peut pas, même en tant que musicienne, ne faire que danser les gens. Il y a aussi des messages importants, des choses qui ont de vraies valeurs.

Propos recueillis par Alfred Jocksan

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 06:31

La Caraïbe française ouverte à l’Europe via le hub de Roissyvol-inaugural-pour-les-caraibes-francais-photo-A-Jocksan.jpg

« Après deux tentatives, nous sommes convaincus que cette troisième fois sera  la bonne. » Depuis samedi, un vol hebdomadaire relie Roissy Charles de Gaule aux Caraïbes françaises. Alain Malka, directeur général d’Air France Caraïbes-Océan Indien, assure avoir choisi « le meilleur terminal au centre du dispositif d’Air France pour réussir » avec « un avantage concurrentiel sur le prix du transport pour les Antilles par rapport à Punta Cana et à Cuba ».  Aujourd’hui, la politique de la compagnie aérienne natiionale est simple. Réticente au départ mais poussée par le président de la République, elle a simplement déplacé un de ses 26 vols au départ d’Orly vers Roissy… L’objectif d’Air France est d’avoir,  sur l’ensemble de la destination, plus 15 000 voyageurs venant d’Europe. Pari ambitieux. La compagnie Air France exploitera donc un vol par semaine au départ de Roissy-CDG, (le Samedi à 16 heures 10  pour la Martinique, et le dimanche à 11heure 55  pour la Guadeloupe), avec une capacité de quelque mille places dans un Boeing B 777-300.

Le-1er-vol-de-Roissy-FDF-photo-A-Jocksan.jpgLa plateforme de Roissy reste à ce jour le hub le plus important en termes de correspondance pour les clients européens. C’est un véritable atout pour les professionnels du tourisme qui misent beaucoup sur ce nouveau départ pour  multiplier le nombre des visiteurs dans les iles des Caraïbes françaises. Le secrétaire d’Etat au Commerce et au Tourisme, Frédéric Lefèvre, déclarait, au moment du départ du vol inaugural, samedi dernier : «  On sent qu’on est en train de tourner une page noire, grise, pour enfin aller vers une page pleine d’optimisme. » Cette desserte est réclamée depuis des années par les professionnels pour attirer les touristes non hexagonaux. Quarante neuf villes d’Europe sont en correspondance avec la Martinique et quarante et une avec la Guadeloupe depuis le terminal E.

convivialite-et-sourire-au-depart-de-Roissy.jpgLa Martinique vise plus d’un million des visiteurs d’ici 2020, en augmentant le part non française de plus de 10 %. La cible a été définie en quatre points prioritaires du continent, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, la Belgique et pourquoi pas Prague dans un avenir proche ou la Pologne. Un plan d’action a été élaboré en commun par les comités martiniquais et guadeloupéens du tourisme avec une communication unie sous la banière « Caraïbe Française ».

Le premier vol vers la Martinique a eu un taux  de remplissage de 90 % et pour la Guadeloupe, 100%. Avec ces deux vols au départ de Roissy-CDG, il y aurait une augmentation de plus de 15 % des clients en provenance d’Europe.

Alfred Jocksan (Agence de presse GHM)

 


Ils ont dit

Alain-Malka-DG-AF-COI.jpgAlain Malka, directeur général Caraïbes - Océan indien du groupe Air France KLM : « Toutes les conditions sont réunies pour développer la clientèle européenne. Tous les partenaires sont mobilisés et ils le sont en même temps.  C’est vraiment la première fois que nous sentons un tel élan sur la volonté de développer cette clientèle. Il y a une  volonté de coordination. »

decoree-de-la-medaille-de-bronze-du-commerce-photo-A--Jo.jpgKarine Roy Camille, présidente du CMT : « Cet avion est un point de départ puisque nous voulons gagner des parts de marché. On ne s’attendait pas, surtout pour un premier vol, à avoir des personnes qui viennent de Chine, de Corée, du Liban où d’ailleurs. C’est exceptionnel. Nous nous sommes donné tous les moyens pour réussir grâce à un contrat de destination qui a été signé avec la Martinique, mais la Guadeloupe également. Je crois qu’il faut  dans des moments aussi difficiles que nous tavaillons en synergie. »

Frederic-Levebre-photo-Alfred-Jocksan.jpgFrédéric Lefèvre, secrétaire d’Etat au commerce : « La marque « Rendez-Vous aux Caraïbes françaises » est en train de décoller dans la  monde entier. Une fois qu’on aura solidifié, réussi cette étape européenne, il va falloir travailler sur les étapes régionales qui sont elles aussi évidemment essentielles pour l’outre mer.  L’outre mer français est le porte avion de la France et un atout formidable pour notre si beau pays. »

Josette-Borel-Lincertain-3-photo-Alfred-Jocksan.jpgJosette Borel-Lincertain, présidente du CTIG : « Nous partons à la conquête de cette nouvelle clientèle allemande, suisse, italienne ou belge. C’est un nouvel horizon qui s’ouvre devant nous, j’espère très porteur. Nous sommes entrain de dire aux guadeloupéens qui vivent dans l’environnement du nord de la France qu’ils auront la possibilité de pouvoir partir de Roissy. Il faut tous nous atteler pour que ceux qui viennent en Guadeloupe trouvent un pays serein, beau et toujours capable d’accueillir. »

Nicolas Vion, président de la Fédération des associations des professionnels de l’hôtellerie et du tourisme (APHT) : « Je suis relativement satisfait de savoir que cet avion a le même taux de remplissage que ceux d’Orly, qu’Air France y croit et voit des perspectives intéressantes. Mon espoir est que demain, on passe à deux avions, trois avions et qu’on arrive à établir une ligne régulière. »

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 06:17

L’outre-mer tente de pousser sa littérature jusqu’à Brive

JB-Desnel-Antoine-Gallimard.jpgIl aura au moins rencontré le pape français de l’édition ! Antoine Gallimard s’est montré curieux des publications des éditons antillaises Desnel présentes à Brive (Corrèze). Jean-Benoît Desnel, l’éditeur de Fort-de-France, continue, contre vents violents et fortes marées, sa stratégie de présence sur tous les grands événements littéraires nationaux. Il était ainsi ce week-end à Brive pour la 30e Foire du livre, le deuxième salon après celui de Paris ! Et le Martiniquais a eu du nez puisque c’était l’endroit où il fallait être en ce premier week-end de novembre. Outre le président du festival, Antoine Gallimard, et le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, s’y trouvaient les prix Goncourt et Renaudot, l’Haïtien Lyonel Trouillot, la Cubaine Zoé Valdes, mais aussi des personnalités telles que Patrick de Carolis, Jean d’Ormesson, Richard Bohringer, Michel Galabru… Dans le train du livre, surnommé « train du cholestérol », à bord duquel tout ce beau monde avait embarqué vendredi matin à Paris, l’ambiance était à la bonne chair et aux belles lettres. Desnel avait emmené son égérie, la romancière et poète martiniquaise, Suzanne Dracius. Au milieu des figures françaises du livre, le travail était ardu pour faire accrocher la presse à la création caribéenne (le public se montre bien moins réticent). Lyonel Trouillot trimballait d’ailleurs un léger spleen. Les échotiers parisiens l’avaient donné bien placé avant l’attribution définitive du Renaudot et du Goncourt à Emmanuel Carrère et Alexis Jenni. Présentée au reporter brivois de France 3, Suzanne Dracius s’est vue opposé que, nonobstant l’année de l’Outre-mer (dont tout le monde se fout visiblement), à l’occasion des 30 ans de la Foire de Brive, il ne s’intéressait guère qu’à ceux qui étaient dans le train du livre en 1985 ! Malgré sa présence aux cinq précédentes éditions, elle ne faisait pas l’affaire. « Notre cœur de cible à F3, c’est le 3e âge », a ajouté le journaliste qui aura donc préféré PPDA, même si lui non plus n’était pas là en 1985 !

Hollande-tribune.jpgA l’arrivée à Brive, dans la halle Georges-Brassens qui accueille la manifestation, François Hollande a profité de l’inauguration officielle pour occuper le terrain : « J’ai relevé un auteur (Janik Coat) et, surtout, un titre, La Surprise. Ce que j’essaie de faire pour l’année prochaine, c’est de créer la surprise ! » Antoine Gallimard, président de cette 30 édition, après avoir cité les grands noms de la littérature française, citant au passage Chamoiseau et Glissant, a rebondi sur la sortie du candidat à l’Elysée : « Si François Hollande est élu l’an prochain, j’espère qu’il viendra au salon du livre de Paris, l’actuel président n’y est jamais allé… » Le reste n’était que signatures, lectures, tables rondes et conférences. Dimanche, étaient prévus au programme officiel de la Foire du livre, une séquence « D’île en île », un café littéraire avec Suzanne Dracius et Michel Picouly. Ernest Pépin, anoncé lui aussi, a fait défection. Une absence à lier sans doute au fait qu’après le succès de Toxic affair (chez Desnel), il s’apprête à sortir un roman policier, mais cette fois chez Caraïbéditions.

FXG (agence de presse GHM)


Suzanne Dracius traduite en anglais et en italien

Dracius-Cormier.jpgAprès la Société des gens de lettres à Paris en mai, les salons de Nancy, Lodève, Sète, cet été, Vibrations Caraïbes, la Plume noire, et Brive cet automne, où elle a participé à toutes sortes de rencontres, débats ou autres tables rondes, Suzanne Dracius est attendue à Mexico et en Floride pour y défendre sa vision caribéenne des lettres. Mais aussi, elle devra mettre une touche finale à la traduction de son recueil de nouvelles, Rue Monte-au-ciel, en anglais (Climb to the sky) dont on attend la sortie (comme en italien) en 2012. Depuis la sortie de l’Autre qui danse en 1989, elle ne cesse de produire. Elle nous promet un nouveau roman sur « le triangle Afrique, Antilles, Hexagone dont les angles seraient arrondis par une véritable appréhension post-coloniale des choses… Une manière de mettre en pratique les schémas fanoniens et césairiens du post-colonial, mais dans un roman. » En attendant, Suzanne Dracius sera en Martinique la semaine prochaine, pas pour une intervention, mais pour se ressourcer « dans sa mer chaude », sa Martinique maternelle…

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 11:48

Darline Destrat, une vie volée

La-jeune-Darline-Destrat.jpgDarline Destrat s’en est allée, le 13 octobre dernier, à l’âge de 15 ans, en sautant par la fenêtre de l’appartement familial, rue Stephenson à Pairs (18), suite à des violences psychologiques subies dans son environnement scolaire. Ses trois frères, sa mère, son père, sa famille et ses amis lui ont rendu un dernier hommage jeudi à l’église réformée de France de Belleville avant l’éloge funèbre au cimetière parisien de Pantin.

Mercredi soir, le délégué interministériel de l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Claudy Siar, René Silo et Daniel Dalin du Collectifdom étaient à l’église protestante du Nazaréen de Paris, rue Myrha, aux cotés de la mère, Vanite, du père, Délissois, des trois frères, Moïse, Fégins et le petit dernier, Charles, et de la meilleure amie de la défunte, Angela. " Cette souffrance ne peut être comparée à aucune autre. Il n’est pas normal que des parents accompagnent leur enfant en sa dernière demeure, ce n’est pas dans l’ordre naturel des choses. Cette douleur me ramène à mon enfance. Je n’avais que 7 ans lorsque mon frère de quinze ans a quitté ce monde d’une façon tout aussi tragique que celle de Darline... "

ceremonie au NazareenDarline, jeune Haïtienne était née à Saint-Martin en 1996. Le pasteur Rodrigue Valentin de l’église protestante du Nazaréen a déclaré: « Elle aura vécu 15 ans, un mois et treize jours. Si on compte en mois, ça ferait 181 moi et treize jours et si on compte en semaine, cela ferait  9 364 semaines  et  six jours et si on veut aller jusqu’au jour cela ferait 5 386 533 jours. » 

Ses-freres-sa-mere-son-pere--et-la-tante-photo-Alfred-Joc.jpgVictime de violences verbales et psychologiques, gardant le silence sans rien dire à ses proches jusqu’au 13 octobr,e lorsque quelques jeunes filles sont venus frapper à la porte de ses parents avant qu’elle ne passe à l’acte. Darline  a été poussée psychologiquement au suicide.

Alfred Jocksan

 

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 11:40

Les danses créoles valsent à Argenteuilcomme-autrefois-venu-especialement-de-Baillif-pour-ce-1-fe.jpg

Un grand moment de convivialité et d’échange pour le premier festival de danse créole en Ile de France.

Dimanche dernier, à la salle Jean-Vilar d’Argenteuil, Nita Alphonso, la présidente de Madi et Kéra, a organisé le premier festival des danses  créoles en France hexagonale. Comme Autrefois de Baillif (Guadeloupe), Quadrilles et Polka de Taverny (95), Otantik de Perriolat au François (Martinique), Alizées 78 de Sartrouville et Madi et Kéra d’Argenteuil. Cinq groupe de 4 couples de danseurs et les enfants de Baillif sous le commandement de Casimir Reynoird,  dit Négoce, et de Claude  Coquillasse.

Maitre-Coquillasse-photo-Alfred-Jocksan.jpgQuadrilles, haute taille, polka, mazurka, valse créole,  valse de salon…  Ces danses avaient tendance à être oubliées voire disparaitre sont remisent au goût du jour et appréciées.

Ce dimanche, les hommes et les femmes se sont mis sur leur trente et un pour assister à ce premier festival des danses traditionnelles des Antilles françaises et de l’Hexagone que présentait le duo Félix Douglas et Kolin Serein. Le groupe de « Quadrilles et polka de Taverny » a eu l’honneur d’ouvrir les festivités dans une configuration de quatre couples de danseurs en habit du 18e siècle, les autres en tenues antillaises. Pour le président Philippe  Boireau, « les quadrilles ou quadrilles de lanciers se produisaient dans les châteaux à l’occasion des bals jusqu’au 19e siècle. Nous continuons cette tradition dans les tenues de l’époque. La différence avec les quadrilles des Antilles, c’est qu’ici nous faisons des pas marchés simples et là-bas, c’est en dansant. Il n’y a  aussi que quatre figures  en métropole et aux  Antilles,  cinq ».

un-jeune-couple-d-Alizes-78-photo-Alfred-Jocksan.jpgLes enfants de « Comme Autrefois » de Baillif, groupe présidé par  Jeannine Logier-Babel  ont montré au public  leur savoir faire et leur passion pour une quadrille sans commandement de la Côte sous le vent. Les ainés ont suivi le pas avec aisance et maitrise de leur art, avec des figures telles que pantalon, la poule, la pastourelle qui sont des techniques différentes dans le rythme et le sens esthétique du mouvement. Des pas issus de la contredanse. Les deux autres figures sont  l’été et la galopade, aujourd’hui on dit la finale.

Les danseurs d’Alizés 78 du président, Michel Sioul,ont pris la suite. C’est une véritable compagnie de danses traditionnelles basée dans la grande banlieue, à Sartrouville (78). Ici,  toute une famille ne vit que pour et par la danse. Les gestes sont beaux  et il y a du mouvement dans le respect de la tradition. La danse de coupeur de canne, le Kaladja, la lavandière, la mazurka n’ont plus de secret pour le président chorégraphe, en admiration devant la prestation de ses membres. Et il jubile entre deux actes : « Je suis très satisfait. C’est un beau  festival. Il y a du spectacle et les tenues sont magnifiques. Nous sommes déjà en préparation pour honorer notre invitation en juillet au festival de Baillif.  »Il y a du pain sur la planche !

Otantik-avec-Rene-Silo-photo-Alfred-Jocksan.jpgLes danseurs de haute taille du groupe Otantik de Perriolat du François en Martinique rentrent en scène. Élégamment apprêtés pour la circonstance avec Collette à l’accordéon. Un instrument qu’elle pratique depuis plus de 20 ans en autodidacte, parfaitement maitrisé.  Les danseuses et danseurs  du président Frantz Yala et de Chantal Montagnac, ont eu la surprise de recevoir une invitation pour le festival de danse de la Garonne qui aura lieu fin novembre. Otantik existe depuis plus de quarante ans et est très demandée en Martinique pour animer des mariages ou les réceptions des grandes entreprises.

La-Haute-Taille-de-la-Martinique-photo-Alfred-Jocksan.jpgEnfin, voilà le tour de Madi et Kéra, l’association de Nita Alphonso qui est l’organisatrice de ce premier festival de danse de salon. Nita est très connue dans la région et sur Paris. C’est une femme très rigoureuse dans sa démarche chorégraphique dans le respect de la tradition et des paroles du quadrille avec commandement de la Grande-Terre en Guadeloupe.  Elle fait revivre au sein de la communauté antillaise ses danses d’autrefois, du temps des colonies. Elle travaille inlassablement, sans répit pour la reconnaissance de la culture à travers la danse et la musique traditionnelle. « Pour danser, il faut se faire beau, dit-elle, chaussures verni eset costumes d’époque pour les hommes et wob a ko pour les femmes. Comme au bon vieux temps. »

La musique diffusée par le groupe « Signature  Kadri gwadloup » de Casimir Reynoird  et du chanteur Claude Coquillasse ont dicté les commandements avec respect aux danseuses et danseurs. Il y a un engouement pour ces danses d’autrefois. Une dynamique culturelle, d’échange et de partage qui font le bonheur du public et des participants.

Alfred Jocksan

 


La danse, la  croisée des chemins

 

La-poule-une-de-figure-du-quadrille-photo-Alfred-Jocksan.jpgLes danses de salon des Antilles françaises retrouvent une place centrale auprès de toutes les générations. Autrefois réservé à une certaine élite de la société créole, aujourd’hui c’est un mouvement qu’épouse fièrement la nouvelle génération. Da Baillif à Anse-Bertrand, du Prêcheur au François, ou encore d’Argenteuil à Cachan, car on compte plus d’Antillais en Hexagone que sur les terres de Martinique et de Guadeloupe réunies ! La danse reste un élément vivant, avec ces caprices, sa technique, ses exigences, sa sensualité, ses provocations qui séduisent et forcent l’admiration. C’et un jeu où la musique et la danse sont indissociables, un échange non figé, un véritable dialogue subtilement orchestré  par l’une et l’autre.

Les-aines-de-Comme-Autrefois-danse-la-quadrille-sans-comma.jpgDans la quadrille ou La haute taille, le chanteur commandeur ornemente, harmonise les pas des danseuses et danseurs pour mieux accentuer la force lyrique du mouvement. Les influences européennes dans ces danses  de salon créolisées restent d’une grande créativité. C’est le fruit de la  rencontre de l’Afrique et de l’occident sur ces terres d’Amérique. Mais, aussi les vestiges d’une mémoire chantée, jouée et dansée qui nous plonge dans l’histoire. A la croisé des chemins, une racine qui a fondé une identité, un peuple…. Des créoles.

AJ

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 09:59

 

Compte rendu de l’audition de MLP par la commission des lois

« La séance est ouverte à 21 heures 02.

Lors de sa réunion du mercredi 26 octobre 2011, la Commission examine les crédits de la mission « Outre-mer » pour 2012. Après avoir constaté que la ministre de l’Outre-mer n’était pas présente pour qu’il puisse être procédé à son audition par la Commission, M. le Président Jean-Luc Warsmann met aux voix les crédits de la mission « Outre-mer », M. Didier Quentin, rapporteur pour avis, ayant émis un avis favorable à leur adoption. Suivant l’avis de son rapporteur pour avis, la Commission émet un avis favorable à l’adoption des crédits de la mission « Outre-mer » pour 2012.

La séance est levée à 21 heures 03. »

 

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