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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 05:55

Gaston Monnerville sur France 5

Gaston-Monnerville-F5-bureau.jpgFrance 5 s’intéresse au destin de l’un de ses plus dignes représentants, Gaston Monnerville. Brillant avocat, résistant, député, sénateur puis président du Sénat, ce grand serviteur de la République, originaire de Guyane, reste pourtant méconnu. Vingt ans après sa disparition, sa mémoire est enfin honorée, un buste à son effigie est d’ailleurs sur le point d’être inauguré dans les jardins du Luxembourg.


Gaston-Monnerville-avocat.jpgLa France a oublié Gaston Monnerville qui fut pourtant l’un de ses plus fidèles serviteurs. Issu d’un milieu modeste, il naît à Cayenne en 1897 puis rejoint la métropole et commence des études d’avocat à Toulouse. Très vite, il se distingue par ses brillantes plaidoieries, notamment lors du procès aux assises de Nantes, des émeutiers de Cayenne qu’il parvient à faire acquitter.

« Je n’avais jamais vu d’autres films sur cet homme, à l’exception des « Insurgés de Nantes », relate le co-auteur et producteur Alain Maline. Je tournais le film « Jean Galmot, aventurier », et j'avais rencontré Gaston Monnerville pour m'entretenir avec lui, notamment sur sa plaidoirie de Nantes. » De cette rencontre viendront les premiers germes de ce documentaire…

Membre du Parti Radical de Gauche, Monnerville est élu à deux reprises député de Guyane dans les années 1930. Lorsqu’éclate la guerre, il s’engage dans la marine et assite au désastre de Mers-el-Kebir. Il est le premier à comprendre que le salut de la France, pendant la guerre, passe par les colonies. A la veille de la guerre, il a déjà persuadé son ami Felix Eboué, autre Guyanais célèbre, d’accepter le poste de gouverneur au Tchad qui deviendra par la suite une terre d’accueil pour les troupes de la France libre. De son côté, Monnerville poursuit les combats dans les maquis d’Auvergne. Après la guerre, il entre au palais du Luxembourg en tant que sénateur du Lot, puis est élu président du Conseil de la République en mars 1947. Pendant vingt-deux ans, il est réélu à la présidence de cette seconde chambre parlementaire qui reprend officiellement le nom de Sénat en 1958.

Alain-Maline.jpg« Son épopée, explique Alain Maline (photo), est relatée grâce à des images de famille inédites, des séquences et entretiens jamais montrés… Comment cet homme parti de Cayenne a réussi à atteindre l'un des sommets de l'Etat français et pourquoi dans notre mémoire collective, il fut oublié malgré un parcours exceptionnel, une intelligence humaine hors du commun, et une analyse de notre Histoire brillante... Pourquoi aussi, comme un autre Guyanais (Félix Eboué), il fut, sur sa terre natale, rejeté ou mal aimé... Une interrogation qui se prolonge encore aujourd'hui en France, même quand les regards préfèrent se tourner de l'autre côté de l''Alantique pour célébrer la victoire d'un président américain noir ! »

GASTON_MONERVILLE-portrait-F5.jpgCar si Monnerville salue le retour de de Gaulle en 1958, il s’opposera au Général sur de nombreux points. L’abandon à leur sort des Etats africains, la réforme du mode d’élection du président de la République en 1965, ainsi que la volonté de réduire le Sénat à un rôle consultatif sont autant de déceptions pour Gaston Monnerville. Après le départ de de Gaulle, Monnerville s’efface également peu à peu du jeu politique en résiliant ses différents mandats. A partir de 1974, ce passionné de droit siège pendant neuf ans au Conseil Constitutionnel. Il s’éteint presque centenaire le 7 novembre 1991.

Pourquoi a-t-on relégué dans l’oubli cet homme d’Etat, petit-fils d’esclave, ce sang-mêlé né en Guyane, lui qui mérita de l’Outre-mer, de la nation et de la République ? « Ce qui me semble aujourd'hui important, conclut Alain Maline, c'est le regard de cet homme qui, pendant 22 ans, a été le deuxième personnage de l'Etat français et, l’on doit peut-être, faire un rapprochement entre ce qui s'est passé en 1969 et aujourd'hui au Sénat... »

FXG 

Gaston Monnerville, la mémoire, un film de André Bendjebbar et Alain Maline, réalisé par André Bendjebbar.

Une production Taïnos avec la participation de France Télévisions.

Dimanche 6 novembre à 22h00 –  La Case du Siècle, présentée par Fabrice d’Almeida

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 06:11

Bioalgostral, l'innovation à la Réunion !
bleriot.jpgBioalgostral a inauguré le premier module industriel français de production de microalgues sous phytoréacteurs de dernière génération en partenariat avec le consortium allemand IGV / GmBH ; cette jeune start up réunionnaise présidée par Laurent Blériot démontre ainsi que l'outre-mer crée de l'innovation. Le consortium allemand IGV, qui a fait voler en 2010 un avion avec un plein 100 % microalgues en partenariat avec EADS ne s'est pas trompé en misant sur le talent de Bioalgostral, sur les conseils de l'AFD, prenant ainsi une longueur d'avance sur la concurrence internationale.
Des contacts récents avec GDF Suez et Véolia sont initiés avec la start up réunionnaise par l'intermédiaire du réseau Outre-mer Network dont Laurent Blériot est le représentant à la Réunion. Daniel Hiersault, responsable d’Outre-mer Network souhaite « que les entreprises françaises partagent le pragmatisme allemand sur cette technologie de rupture aux applications multiples (cosmétiques, agroalimentaire, biodiesel) et que les pouvoirs publics incitent les grands groupes français qui bénéficient des subventions FEDER pour leur programme d'envergure en outre-mer à entrer au capital des entreprises ultramarines innovantes ! »

FXG (agence de presse GHM)

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 06:10

Quatre Ultramarins nommés au Conseil des ministres

Ils sont cinq ultramarins, et non sept, comme indiqué la veille par le ministère de l’Outre-mer, (et l’on exclut le mouvement des préfets ayant fait un passage en outre-mer, Jean-Luc Fabre, Jean-François Delage et Jean-Régis Borius), à avoir été nommé dans des emplois de la haute fonction publique d’Etat. Le Martiniquais Fred Constant, professeur des universités, a été nommé ambassadeur, délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane. Une proposition du Premier-ministre ! Le Réunionnais Jean-Marc Bédier, sous-préfet de Cholet, a été nommé préfet hors cadre, chargé d’une mission de service public relevant du gouvernement. Le chef de cabinet de Marie-Luce Penchard, le Martiniquais Jean-Baptiste Rotsen, administrateur civil hors classe, a été nommé contrôleur général économique et financier de 1ère classe. Enfin Patrick Karam, ancien délégué interministériel et élu au sein du groupe UMP au conseil régional d’Ile de France a été nommé inspecteur général de la jeunesse et des sports (au tour extérieur, lui aussi). Auparavant, il avait été chargé par Luc Châtel, à la demande de Nicolas Sarkozy, d’une mission de coopération Euromed et la Jeunesse. Ce qui explique peut-être le fait qu’il se trouvait en Tunisie au moment de sa nomination… La Guadeloupéenne Michèle Jeanne-Rose est donnée inspectrice  générale de l’Education nationale par le ministère de l’Outre-mer, mais elle n’apparaît pas dans le compte rendu officiel du Conseil des ministres… Ce sera sans doute pour la semaine prochaine puisque d’autres nominations d’ultramarins sont attendues.

FXG (agence de presse GHM)

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 06:09

Une audition de la ministre de l’Outre-mer annulée pour cause de retard

Le président UMP de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale n’a pas voulu procéder à l’examen des crédits de l’outre-mer en commission mercredi 26 octobre à 21 heures. La cause ? Un retard de quelques minutes de la ministre de l’Outre-mer. Le président a d’autorité levé la séance sans qu’aucun débat n’ait pu avoir lieu.

Une décision qui a provoqué l’ire des députés de l’opposition, notamment du groupe socialistes qui ont fait savoir : «  La situation en outre-mer, et tout particulièrement à Mayotte, méritait pourtant d’entendre les explications du gouvernement. L’opposition a été empêchée d’exprimer son point de vue et de manifester sa solidarité envers nos compatriotes d’outre-mer. Cet incident illustre les conditions expéditives dans lesquelles l’Assemblée nationale doit examiner le budget pour 2012. » Au moins, ils n’en veulent pas au retard de Mme Penchard.

FXG

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:00

MLP-Mercier-NKM-Ollier.jpgITW Marie-Luce Penchard

 A l’issue du conseil des ministres à thématique outre-mer qui s’est tenu hier, la ministre de l’Outre-mer revient sur les principaux axes de la politique outre-mer du gouvernement.

" Ses actes politiques en faveur de l’Outre-mer résument à eux seuls la vision du président de la République "

Ce conseil des ministres thématique avait-il pour objet de dire que l’Outre-mer est un sujet national ?

Le président de la République et le Premier ministre ont montré une fois de plus leur engagement fort pour l’Outre-mer. C’est une démarche inédite. A partir des engagements des Etats généraux, l’exercice a consisté à faire le point en conseil des ministres sur le suivi des 137 mesures du CIOM réalisées à hauteur de 90 %. C’est aussi un message adressé aux Ultramarins dans cette période difficile pour leur dire que malgré les contraintes budgétaires, l’Outre-mer est et continuera d’être une priorité de ce gouvernement.

Ce conseil des ministres a fait le bilan de l’action gouvernementale et présidentielle outre-mer, mais n’était-ce pas aussi l’occasion de remobiliser les ministres sur ce sujet ?

Les ministres ont toujours été mobilisés pour l’outre-mer. Depuis les annonces du CIOM en novembre 2009, grâce au soutien très fort du président de la République, grâce à l’engagement du Premier ministre, j’ai pu avec l’aide de mes collègues mettre en œuvre l’essentiel des mesures du CIOM. C’est par exemple l’obtention des crédits nécessaires au fonctionnement de l’internat d’excellence de Maripa-Soula, où je me suis rendu lors de mon dernier déplacement en Guyane. C’est le financement du programme DEFI à la Réunion, qui a permis une baisse significative du prix des produits « Péyi ». Ce sont des résultats concrets pour la vie quotidienne des ultramarins. Malgré les difficultés que rencontre notre pays dans le contexte international, la gestion de la dette et la nécessité de réduire les dépenses publiques, l’Outre-mer bénéficie de toute l’attention du Gouvernement.

MLP-sortie-CM.jpgSix ministres sont intervenus lors de ce conseil. Qu’en avez-vous retenu ?

L’exceptionnelle mobilisation de mes collègues. Xavier Bertrand a parlé du soutien apporté à l’emploi avec les dispositifs d’aide aux PME, les contrats d’apprentissage pour la formation professionnelle ou l’augmentation de 13 % des emplois aidés. Bruno Le Maire s’est exprimé sur la diversification agricole et le soutien aux filières locales. Frédéric Mitterrand a présenté les engagements importants pour une meilleure reconnaissance des cultures d’outre-mer. Pour ma part, j’ai surtout insisté pour dire que nous avions à cœur de porter des valeurs auxquelles les Ultramarins sont sensibles : le respect, la responsabilité et la confiance. Confiance, dès lors qu’il s’agit de travailler avec les territoires dans un esprit de partenariat. Responsabilité dès lors que chaque territoire pouvait choisir, dans le cadre des procédures prévues par la Constitution, une adaptation de son organisation institutionnelle. Nous l’avons fait pour la Martinique et la Guyane. J’ai aussi défendu au parlement le texte pour la départementalisation de Mayotte qui répondait à une demande historique des Mahorais. Et le cheminement de la Nouvelle-Calédonie prévu dans l’Accord de Nouméa a été relancé depuis 2007. Enfin, confiance, parce que nous faisons le pari que ces territoires ont un bel avenir, même si aujourd’hui, la crise est là. Ce sont des territoires à fort potentiel et l’exemple le plus net, c’est celui de la Guyane, où avec cette découverte éventuelle de pétrole, on peut espérer que la Guyane se développera et créera de nombreux emplois.

Vous avez insisté sur les résultats en termes de logement…

J’ai rappelé le soutien du Gouvernement pour le logement social puisque, à la fin de cette mandature, nous serons à plus de 7 000 logements sociaux financés par an, à comparer avec les 4500 au début du quinquennat. La sanctuarisation des crédits dans le cadre de la ligne budgétaire unique, 274 millions d’euros, et la possibilité de compléter le montage financier des opérations par la défiscalisation ont eu l’effet escompté et ont permis de soutenir l’activité économique grâce à une commande publique importante. Nul ne peut contester cette réussite.

L’action de l’Etat a-t-elle fait bouger les lignes dans la relation entre l’Outre-mer et l’Hexagone ?

Le rapport est en train d’évoluer. Nous quittons une forme de paternalisme pour un rapport nouveau basé sur la confiance et la responsabilité. Cela résume très clairement la politique menée depuis 2007 en direction de l’Outre-mer. C’est aussi le résultat concret de l’Année de l’Outre-mer qui, sous la direction de Daniel Maximin, a changé le regard porté sur nos outre-mer, en métropole notamment, avec près de 300 manifestations de très haute qualité.

Il y a eu un certain nombre de nominations d’Ultramarins à des postes de la haute fonction publique. Pourquoi maintenant ?

Le Président de la République a toujours considéré qu’il fallait valoriser l’excellence en outre-mer et permettre à des ultramarins d’occuper des responsabilités importantes. Il l’a fait tout au long de son mandat. Il l’a fait en confiant au préfet Richard Samuel le soin d’organiser les états généraux de l’Outre-mer. Lorsqu’il est arrivé à l’Elysée, il a créé une délégation pour l’Egalité des chances des Français d’outre-mer confiée à Patrick Karam puis Claudy Siar, deux personnalités ultramarines reconnues. Ma nomination n’est pas passée non plus inaperçue… C’était la première fois qu’un ultramarin était nommé à ces responsabilités, même s’il y avait déjà eu des ministres ultramarins, mais pas au ministère de l’Outre-mer ! Et, en donnant au ministre de l’Outre-mer la possibilité de signer avec d’autres ministres les nominations à des postes de directeur de services déconcentrés de l’Etat, cela a permis la nomination de sept ultramarins à des postes de responsabilité. Le nouveau préfet de la Guadeloupe est originaire de la Nouvelle-Calédonie, quatre sous-préfets à la cohésion sociale sur les cinq existants en outre-mer sont ultramarins. La volonté du Président est non seulement réelle mais elle ne date pas d’aujourd’hui.

La vision du chef de l’Etat sur l’Outre-mer a-t-elle changé entre le début de son quinquennat et aujourd’hui ?

Ses actes politiques en faveur de l’Outre-mer résument à eux seuls la vision qui est la sienne.

Comme les gestes mémoriels et historiques… En avez-vous parlé au Conseil des ministres ?

Nicolas Sarkozy est quand même le Président de la République qui a le mieux reconnu notre histoire, les victimes de l’esclavage, qui a rendu hommage à des personnalités ultramarines exceptionnelles comme Aimé Césaire. Jamais un Président de la République et un Gouvernement n’auront autant fait pour la mémoire et la prise en compte de l’histoire souvent douloureuse, des Outre-mer. Nicolas Sarkozy a été sur tous les champs qui concernent l’Outre-mer, y compris ceux des préoccupations quotidiennes comme le logement, l’éducation ou la santé. Ce Gouvernement a eu à cœur de montrer que les politiques publiques en outre-mer devaient être fortement soutenues. Les territoires ne sont pas condamnés à vivre des transferts publics et doivent pouvoir se développer dans leur environnement régional. Avant même d’être Président de la République, Nicolas Sarkozy avait précisé qu’il voulait soutenir le développement endogène.

Et après ce Conseil des ministres en forme de bilan de la politique outre-mer du gouvernement, qu’allez-vous faire ?

Je continuerai à travailler jusqu’à la dernière minute. L’Outre-mer, ce sont des territoires vis-à-vis desquels il faut être en permanence à l’écoute.

Sur la Nouvelle-Calédonie

Avez-vous évoqué la situation en Nouvelle-Calédonie ?

Nous avons rappelé le processus dans lequel la Nouvelle-Calédonie est engagée, et les mots très forts et très justes du Président de la République à l’occasion de son déplacement à Nouméa. La Nouvelle-Calédonie, dans les mois à venir, devra engager une réflexion pour déterminer quelle relation elle veut construire avec la République. L’enjeu, c’est bien de préparer la consultation qui devra être organisée au plus tôt en 2014, au plus tard en 2018. Il ne devra pas y avoir un perdant et un gagnant mais que tous ensemble, nous parvenions à construire un avenir consensuel pour la Nouvelle-Calédonie. Car ce qui anime le Gouvernement et le chef de l’Etat, c’est que les Calédoniens vivent en paix.

Sur la Polynésie française

En Polynésie, la situation financière est tendue et les options indépendantistes de son président sont très audacieuses. Qu’en avez-vous dit ?

Le Gouvernement et le Président de la République prennent acte des déclarations récentes du Président de la Polynésie. Je considère toutefois que l’inscription de la Polynésie sur la liste des territoires à décoloniser, revendiquée par M. TEMARU, n’est pas la priorité pour les Polynésiens. Ces derniers souffrent d’une crise très sévère liée à une baisse de l’activité touristique forte. Il faut plutôt s’atteler à apporter des réponses en matière de développement économique et d’accompagnement social pour faire face à cette période difficile. Au regard du statut de large autonomie de la Polynésie, l’Etat doit rester dans ses prérogatives pour agir mais cela ne signifie pas qu’il abandonne la Polynésie. Je pense aux crédits que nous essayons de lui allouer en plus de la dotation globale d’autonomie qui a fait l’objet d’une réforme, et aux financements pour les différents chantiers d’insertion. Il s’agit de donner des pistes de réflexion et de perspectives pour les jeunes Polynésiens. Enfin, je suis certaine que la réforme électorale que j’ai portée au Parlement, permettra, à l’occasion des prochaines élections, d’aller vers la stabilité politique pour que les investisseurs reviennent en Polynésie française.

Sur Mayotte

Le président a-t-il fait part de sa préoccupation sur la situation de Mayotte ?

C’est le troisième Conseil des ministres où l’on parle de Mayotte. J’ai rappelé l’ensemble des mesures prises par le gouvernement, la négociation menée par le préfet, Thomas Degos, pour parvenir à un protocole qui a permis la baisse de plus de 10 % sur les dix premiers produits de première nécessité. Les réponses complémentaires que j’ai apportées à l’occasion de mon dernier déplacement, pour soutenir le pouvoir d’achat des familles les plus modestes, ont été entendues puisque le syndicat majoritaire, FO, a accepté la signature de ce protocole. Le médiateur que j’ai nommé doit conforter ce dialogue car je le redis : la violence est une impasse. Si la situation n’évolue pas rapidement vers un retour au calme, je crains que Mayotte ne prenne du retard alors que nous devons rapidement prendre, en liaison avec les élus et le conseil général, des ordonnances pour mettre en place la fiscalité en 2014, que le RSA soit applicable dès 2012, pour créer une caisse de retraite pour les travailleurs indépendants. Et, surtout, la France va déposer prochainement à Bruxelles la demande de « RUPéisation » de Mayotte pour lui permettre de bénéficier des fonds structurels européens en 2014. Il faut que Mayotte soit prête pour ce rendez-vous avec l’Europe.

N’avez-vous pas été trop audacieux en faisant de Mayotte un département ?

 Les Mahorais ont dit à plusieurs reprises qu’ils voulaient devenir un département. On a consulté les Mahorais. Une parole a été donnée par l’Etat. Un texte a été adopté à la quasi unanimité du Parlement pour aller vers ce droit commun. Le président a toujours considéré que cette parole de l’Etat devait être tenue. Nous avons proposé aux Mahorais d’aller vers ce statut de département, mais simplement, on oublie de le dire, cette consultation ne s’est pas faite sans préciser les conditions dans lesquelles la départementalisation allait se faire. Nous avons présenté en toute transparence un pacte qui a fait l’objet d’un débat dans chacune des communes de Mayotte. Rien n’a été fait sans que les Mahorais ne soient informés des décisions que le gouvernement est en train d’appliquer.

Quelle est la vision du gouvernement pour Mayotte ?

Il s’agit de s’assurer qu’en même temps qu’on va vers l’égalité sociale, on préserve ce qui demain fera l’avenir de Mayotte, son développement économique et ses emplois. Ce n’est pas l’emploi public qui réglera demain le problème du chômage et du pouvoir d’achat. Mais c’est la réalisation d’infrastructures comme la piste longue de l’aéroport, un réseau routier digne de ce nom pour permettre le désenclavement et la construction d’équipements touristiques. C’est ce qui fera que, demain, les Mahorais auront des emplois et ne s’expatrieront comme c’est la tendance aujourd’hui. Je regrette la situation actuelle parce qu’il y avait des signes qui montraient que beaucoup d’investisseurs étaient intéressés pour venir à Mayotte. La départementalisation leur offre des garanties juridiques et le passage du statut de Pays et Territoire d’Outre-Mer à celui de Région Ultra Périphérique veut dire que les fonds européens peuvent multiplier les ressources par deux, voire par trois…

Propos recueillis par FXG

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 12:59

Réaction de Victorin Lurel

"Deux ans après le CIOM, la situation à Mayotte démontre que rien n’a changé outre-mer"

"Une partie du Conseil des Ministres de ce jour a été l’occasion d’une séance de congratulation gouvernementale indécente sur son action outre-mer et la réalisation à 90% des mesures décidées lors du Conseil interministériel de l’outre-mer (CIOM) du 6 novembre 2009. Victorin Lurel, vice-président du groupe socialiste chargé de l’outre-mer rappelle que le bilan établi par les députés d’outre-mer du groupe SRC lors d’un important travail de vérification sur le terrain établit qu’à peine 25% des mesures décidées lors de ce CIOM avaient effectivement mises en œuvre au 18 mai dernier, date du débat dans l’hémicycle sur la mise en œuvre de celui-ci.

Pour lui, cette communication faite en catimini, de manière opportuniste et démagogique pour tenter de désamorcer la crise mahoraise est pathétique.

Le CIOM n’est qu’une pantalonnade. Tout est cosmétique. Rien n’a été fait sur les 6 grands secteurs de la « profytasyion » : la grande distribution, le secteur des carburants, les télécommunications, le transport maritime, le transport aérien et le secteur bancaire. Les mécanismes fondamentaux de l’exploitation perdurent plus que jamais par prélèvement de rentes, exercice de position dominante et abusive, insuffisance de concurrence, monopolisation et oligopolisation, imposition de structures, exclusivismes de territoires ou de marques, insuffisance de contrôle et non respect des engagements pris par l’Etat sous recommandations de l’Autorité de la Concurrence.

L’Etat refuse, par soucis de connivence et de clientèle, de faire tomber les barrières à l’entrée et d’ouvrir vraiment ces espaces à une véritable concurrence en faveur des consommateurs."

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 12:58

Les mesures restantes du CIOM

(source palais de l'Elysée)

Ce qui reste à faire ou à achever parmi les 137 mesures annoncées lors du conseil interministériel de l'Outre-mer du 6 novembre 2009

En cours

Construire un vaste marché commun du plateau des Guyanes

C’est la mission prioritaire du commissaire au développement endogène

Mutualiser la logistique « approvisionnement stockage » des marchandises par le soutien à la création de plateformes d’approvisionnement direct

Les commissaires au développement endogène des Antilles et de la Guyane examinent un projet de l’entreprise Logidom qui concerne les 3 DFA

Lutter contre la fracture numérique en favorisant le lancement d’offres téléphone/internet haut débit/ télévision attractives pour les populations à faibles revenus

Les règles européennes ne permettent pas la mise en place d’un service universel comme il en existe pour la téléphonie fixe. Au niveau national, le ministre de l’Economie numérique travaille à la création d’un label social pour le haut débit. Dans l’immédiat, pour l’Outre-mer, le travail se concentre sur la déclinaison de ce label pour la téléphonie mobile.

Renforcer le rôle et le financement des chambres d’agriculture outre-mer

Après la remise d’un rapport de la mission interministérielle « chambres d’agriculture », une circulaire datée du 28 juillet 2011 a demandé aux préfets des DOM d’engager les concertations nécessaires à l’élaboration, pour la fin de l’année 2011, d’un contrat d’objectif avec chacune des chambres.

La biodiversité ultramarine

Un plan d’action en faveur de la valorisation des plantes à parfum, aromatiques et médicinales a été engagé. Un groupe de travail a été constitué le 13 octobre 2010 afin de préparer un cadre réglementaire approprié sur les usages traditionnels des plantes outre-mer et accompagner les projets de développement. Echéance : propositions de 15 plantes par DOM à la commission de pharmacopée fin 2011. Un appui technique et financier est apporté sur les crédits POSEI pour la constitution de dossiers.

Rendre l’outre-mer autonome sur le plan énergétique d’ici 20 ans

Des appels à projet nationaux ont été lancés par le ministère en charge de l’énergie sur les énergies photovoltaïques avec stockage de l’énergie ; un appel a été lancé pour le développement de l’éolien dans les DOM accompagné de technologies de prévision et de stockage de l’énergie.

La loi du 10 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement a supprimé le seuil d’éligibilité aux tarifs de rachat de 12 MW pour les énergies renouvelables que sont la géothermie, les énergies marines, le solaire thermodynamique. Par ailleurs, larrêté tarifaire augmentant le tarif de rachat de l’énergie géothermique est paru le 23 juillet 2010. Le comité national de la géothermie a été installé le 4 octobre 2010.

Faire de la santé une priorité outre-mer

A la suite de la conférence de santé outre-mer, les ARS d’outre-mer ont intégré dans les projets territoriaux de santé des campagnes ambitieuses de prévention et d’information, notamment dans le domaine de la nutrition, ainsi que des actions permettant de réaliser l’objectif de réduire de 50 % en 5 ans la mortalité infantile. Le plan de lutte nationale contre le VIH et les IST, comportant un volet spécifique outre-mer, a été publié le 4 novembre 2010.

Concernant l’offre de soins, création de deux instituts de formation de professionnels de santé, l’un aux antilles-Guyane, l’autre à la Réunion. Le travail de concertation est conduit par les ARS.

Création d’une filière hospitalo-universitaire à la Réunion qui s’est traduite par l’ouverture d’une deuxième année de médecine en 2010.

Instauration d’un cycle complet d’études médicales au CHU Antilles-Guyane, avec l’ouverture d’une 4e année.

Augmentation du numerus clausus des médecins applicables aux DOM en  2010

Donner aux acteurs des DROM le cadre institutionnel et les moyens d’articuler les politiques d’emploi, d’insertion et de formation professionnelle.

Cette mesure nécessite la mise en place d’une sous-commission au sein du comité de coordination régionale de l’emploi et de la formation professionnelle. Cette sous-commission sera chargée de l’évaluation des politiques de formation professionnelle et des moyens qui y sont consacrés. Les discussions sont en cours avec le ministère en charge de la formation professionnelle. Cette sous-commission a été mise en place par les professionnels en Martinique.

Augmenter les ressources propres des collectivités des DOM

Plusieurs initiatives pour améliorer le rendement des impôts actuels par un travail sur l’assiette et le recouvrement ont vu le jour. En Guyane, 700 000 € ont été engagés en 2010 au titre des crédits d’appui gérés par l’AFD sur diverses opérations concrètes visant à améliorer la rentabilité des impositions et redevances locales.

La mesure visant à réserver aux communes une part spéciale de la taxe sur les tabacs pour financer les projets d’équipement en faveur de la jeunesse se heurte, à ce stade, à des problèmes techniques. La direction générale des collectivités locales a été saisie.

La dotation spécifique de construction scolaire a été étendue à la Guyane à hauteur de 10 millions € par an.

Renforcer les capacités de maîtrise d’ouvrage des collectivités d’outre-mer

La création d’agences régionales techniques n’a pu aboutir. Toutefois, est en discussion avancée, un dispositif d’assistance technique de ce type dans le cadre du plan séisme Antilles.

Adhésion des collectivités aux organes de coopération régionale

Dans la zone Antilles-Guyane, la prochaine conférence de coopération régionale se tiendra en novembre 2011. Elle aura pour objet, notamment, d’étudier la participation des DFA aux organisations régionales (OECO, CARICOM, OTCA)

Création du Conseil du fleuve Maroni et organisation d’une Conférence du plateau des Guyanes

Le Conseil du fleuve Maroni entre Guyane et Surinam a été mis en place en 2009. Il est chargé de définir les moyens de faciliter les échanges aux abords du Maroni. A l’occasion de la dernière commission mixte entre la France et le Brésil, la France a également proposé au Brésil la mise en place d’un Conseil du fleuve pour traiter des questions opérationnelles que pose la zone frontalière de l’Oyapock. Par ailleurs, l’organisation d’une conférence du plateau des Guyanes a été confiée au commissariat au développement endogène.

Demander la mise en place de représentations de la Commission européenne au sein des DROM

Cette démarche a été officiellement adressée à la Commission européenne. Suite à un échange de courrier entre la ministre de l’Outre-mer et le commissaire Hahn, les services du ministère et de la Commission travaillent sur cette mesure.

Faire établir par l’AFD une stratégie de coopération régionale destinée à mieux prendre en compte les intérêts régionaux des DCOM

Le principe de cette stratégie a été agréé par le comité d’orientation stratégique de l’AFD en janvier 2010. Elle est en cours d’adoption.

Demander l’adhésion de la France aux organes de coopération régionale

Cette mesure est en cours pour l’Indian Ocean RIM Association for regional cooperation.

Améliorer l’adaptation des normes communautaires aux réalités locales

Le memorandum commun aux RUP et à leurs trois Etats membres a été signé le 7 mai 2010 et va désormais servir de base aux discussions avec la Commission européenne. Le prochain objectif est d’obtenir une communication de la Commission.

Faciliter la présence d’Ultramarins dans le réseau diplomatique

Une convention destinée à faciliter la présence de jeunes Ultramarins et de fonctionnaires territoriaux dans le réseau diplomatique français est en cours de finalisation entre le ministère des Affaires étrangères et celui de l’Outre-mer.

Elargir les mission de LADOM en vue de lui permettre d’accompagner des formations qualifiantes dans l’environnement régional des outre-mer

Des formations sont effectivement mises en place pour la Réunion et Mayotte.

Harmoniser le droit des affaires dans la Caraïbe

Le projet d’organisation pour l’harmonisation du droit des affaires dans la Caraïbe, lancé en 2007, se poursuit dans de bonnes conditions. Un appel d’offres est en cours de préparation afin de mettre en place un comité d’experts et une coordination régionale.

Diminuer de moitié en 10 ans l’écart entre l’Outre-mer et la métropole en matière d’illettrisme

Les sous-préfets à la cohésion sociale sont en relation avec les chargés de mission régionaux de l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme, et participent à la mise en place de plans régionaux de prévention de lutte qui ont été signés au premier trimestre 2011. Cette démarche s’inscrit également dans le plan général de lutte contre l’illettrisme présenté par Luc Chatel le 4 mai 2010.

Mieux intégrer l’histoire et les cultures des outre-mer dans les enseignements scolaires de la République

Un courrier adressé le 17 juin 2010 par le directeur général de l’enseignement scolaire à la présidente du groupe des éditeurs scolaires, précise le souci de faire connaître les richesses de la France d’Outre-mer : histoire, géographie, cultures et traditions, œuvres littéraires. Une rénovation des manuels scolaires ainsi enrichis est demandée.

Créer un système d’échanges universitaires entre l’outre-mer, la métropole et l’environnement régional

Un appel à projets spécifique pour des masters conjoints est en cours.

Mettre en place un outil global d’analyse de la situation des Ultramarins vivant dans l’Hexagone

L’INSEE va prochainement publier une étude sur les domiens en métropole effectuée à partir des données du recensement.

Créer une agence nationale des cultures d’outre-mer

La mission de préfiguration mise en place afin de déterminer les partenaires qui pourraient s’associer à cette structure et procéder à une concertation auprès des élus et des milieux culturels est achevée et a rendu son rapport qui est en cours d’examen.

Promouvoir le patrimoine oral plurilinguistique de l’outre-mer

Cette promotion s’est traduite par la création d’un fonds pour l’action linguistique dans l’outre-mer (1,14 millions € sur la période 2010-2013).

Création d’un pôle d’excellence linguistique à Cayenne, piloté par la DAC. L’étude de définition a été présentée aux membres du comité d’appui en octobre 2010 et le rapport final présenté en mai 2011.

Organisation des états généraux du plurilinguisme du 14 au 18 décembre en Guyane.

Création d’un pôle d’excellence français-langues étrangères en Guadeloupe, piloté par le Conseil régional en liaison avec l’AEC.

Promouvoir et soutenir la structuration, la professionnalisation et le développement des enseignements artistiques

L’élaboration de schémas départementaux des enseignements artistiques, qui visent à établir un état des lieux des équipements et des offres artistiques ainsi qu’à une analyse des besoins, préalable à la mise en place de projets de conservatoires ou de centres de formation diplômante est en cours. L’Etat apporte une expertise technique, diffuse les bonnes pratiques et, au besoin, finance les prestations d’assistance auprès des collectivités.

Sauvegarder la mémoire et favoriser l’accès aux archives d’outre-mer

Une étude de faisabilité et de programmation est engagée pour la création des maisons des patrimoines de Guyane sur l’île de Cayenne, sur le site de l’hôpital Jean-Martial, place des palmistes. Le ministère de la Culture a demandé des crédits du grand emprunt pour la conservation, la restauration et la numérisation des différents stocks d’archives. 

 

 


Mesures en panne

Faciliter l’accès des Ultramarins s’installant en métropole à un logement social

Les ADIL d’outre-mer ont défini un projet d’intervention commun pour aider les personnes devant s’établir en métropole à constituer le dossier de numéro unique et à le transmettre au correspondant départemental chargé de l’enregistrement des demandes dans chaque département. Ce projet doit être validé par l’ANIL.

Organiser le prochain sommet de la Francophonie confiée à la France dans un DOM

Des discussions sont en cours sur les possibilités d’organisation d’un tel sommet.

Intégration de la Réunion à l’espace Schengen

L’intégration de la Réunion à l’espace Schengen ne présente plus d’intérêt aussi net qu’en 2009 depuis la suppression des doubles contrôles des passagers et les mesures d’assouplissement du régime des visas.

Organiser un sommet international des chefs d’Etat à l’initiative de la France pour relancer la coopération régionale dans la zone caraïbe

La date reste à programmer. La conférence de coopération régionale de la zone Antilles-Guyane, prévue le 5 novembre prochain, permettra toutefois de relancer la coopération dans la zone et de mieux préparer un tel événement.

Reconnaissance du fait syndical des DROM

La reconnaissance de la représentativité des syndicats locaux se heurte aux réticences des organisations représentatives au niveau national.

Accroître le niveau de qualification en simplifiant la procédure de validation des acquis de l’expérience

Le travail est en cours entre les services du MOM, ceux de la direction générale de la formation professionnelle et du ministère de l’Education nationale. L’application de cette mesure est liée aux moyens consacrés nationalement à ce dispositif.

Instaurer un comité consultatif du travail et des relations du travail

Un projet de décret est en cours de discussion avec les services du ministère du travail.

 


Mesures territoriales Guyane

En cours

Revoir l’articulation des compétences en matière de lutte  contre les insectes vecteurs de maladies

Les discussions interministérielles sur ce sujet ne sont pas encore achevées.

Créer sur l’île de Cayenne une ville nouvelle pour structurer le développement urbain

L’Etat a lancé une étude de faisabilité sur quatre secteurs afin de déterminer le site le plus adéquat pour l’opération. Un concours d’urbanistes est en cours pour l’éco-quartier du Vidal.

Renforcement des structures routières

Les études lancées sur le nouveau pont du Larivot devraient aboutir sur un parti technique d’aménagement. La solution du doublement fait partie des solutions envisagées. Les études détaillées se dérouleront en 2011 et seront suivies d’appels d’offres de travaux. La durée des travaux est évaluée à deux ans.

Le doublement de la RN2 jusqu’à l’aéroport de Rochambeau est également mis à l’étude.

Le Région et l’Etat ont signé en septembre 2011 une convention pour l’aménagement du giratoire de Balata (10 millions € apportés par la Région, 6 par l’Etat).

Définir les zones dédiées à l’agriculture itinérante

Il est nécessaire d’avoir, commune par commune, un arrêté préfectoral définissant les zones dédiées à cette agriculture. Le travail de concertation doit se prolonger toute l’année 2011 pour les communes prioritaires et jusqu’en 2013 pour l’ensemble des communes qui le souhaiteront.

Sécuriser le transport fluvial

La loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement prévoit d’adapter par voie réglementaire la navigation en Guyane. Une étude technique a été réalisée et un décret va être prochainement publié.

 


Mesures territoriales Guadeloupe

En cours

Développer le nautisme

Avec deux projets de halte légère, deux bases nautiques, des aménagements de mouillage rénovation du seul port de plaisance de la côte sous le vent et installation d’une zone de levage, nettoyage et de réparation des bateaux de croisière, une avancée significative a été réalisée. Plusieurs  projets de ports nouveaux sont à l’étude avec des demandes de subvention en instruction.

Pour l’appel à projets « Ports exemplaires », le projet de Sainte-Anne a été retenu en août 2011.

Créer une agence d’urbanisme pour organiser la trame urbaine

Le Conseil régional a préféré concentrer ses efforts sur la mise en place d’un établissement foncier local et sur la recherche de financements pérennes du CAUE.

Revoir l’articulation des compétences en matière de lutte  contre les insectes vecteurs de maladies

Les discussions interministérielles sur ce sujet ne sont pas encore achevées.

Faciliter le développement de la vocation croisiériste du port de Basse-Terre

Un projet de restructuration du port, à hauteur de 6 millions € est en cours d’étude et devrait participer à l’évolution du port croisiériste avec des travaux qui devraient s’échelonner sur 2011 et 2012.

Accompagner le traité de création d’un pôle régional des arts et du spectacle

Le Conseil régional a souhaité procéder au recrutement d’un chargé de mission pour effectuer une mission de programme avec le soutien de l’Etat.

 


En panne

Aider au développement des hébergements pour toxicomanes

Le développement de l’accueil et l’hébergement des personnes toxicomanes au crack avec un soutien thérapeutique a été demandé aux ARS, en lien avec le Conseil général. Compte tenu de la faiblesse en équipement et de la forte prévalence d’un e toxicomanie au crack non sevrable, ce type de lieu, doté d’un encadrement adapté, répond à une nécessité. Il n’y a toutefois pas eu d’avancée à ce stade sur ce dossier en l’absence de travail collaboratif entre lARS et le Conseil général.

 


Mesures territoriales Martinique

En cours

Développer le nautisme

Un soutien a été apporté à l’organisation du Mondial Open bic et à la transat Benodet Fort-de-France.

Revoir l’articulation des compétences en matière de lutte  contre les insectes vecteurs de maladies

Les discussions interministérielles sur ce sujet ne sont pas encore achevées.

Moderniser l’aéroport Aimé-Césaire

Plusieurs investissements sont envisagés dans le cadre du fort développement souhaité du trafic passager. Une étude de développement doit être menée par la CCIM. Les travaux de mise aux normes et de réaménagement des infrastructures sont en cours.

Aider au développement des hébergements pour toxicomanes

Les demandes d’autorisation de centre de cure ambulatoire alcoologie et de centre de soins spécialisés aux toxicomanes, pour être transformées en centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie, ont été soumises en mai et octobre 2009. Les arrêtés ont été établis en août et septembre 2009 pour 7 structures locales.

La démarche de professionnalisation des acteurs a débuté depuis 2008. Elle sera un epriorité du futur schéma régional de prévention de septembre 2010 (sic !).

 


Mesures Territoriales Réunion

En cours

Revoir l’articulation des compétences en matière de lutte  contre les insectes vecteurs de maladies

Les discussions interministérielles sur ce sujet ne sont pas encore achevées.

Lancer un GERRI pour les services à la personne

Le Département a créé un GIP dédié au développement des services à la personne. Il doit animer, réguler et coordonner les actions en vue de préserver la qualité des prises en charge des publics concernés, mais aussi la qualité des emplois créés ou à créer.

Développer les entreprises de travail temporaire d’insertion

Maintenir le programme de professionnalisation des permanents de ces entreprises.

Promouvoir une démarche qualité (deux entreprises ont obtenu label qualité sur les cinq existantes).

Créer une université de tous les savoirs

En cours de réalisation

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 05:54

Maryse Condé, grand officier de l’ordre national du MériteMaryse-Conde-entouree.jpg

Que pouvait demander de mieux Maryse Condé que d’être décorée de la cravate de grand officier de l’ordre national du Mérite dans le grand salon de la Sorbonne ?… Elle qui y fit ses premiers pas d’étudiante dans les années 1950, mais qui, jamais, ne put y enseigner quand bien même l’université de Columbia lui permit d’ouvrir le centre des études françaises et francophones dans les années 1980. Juste retour de gloire pour cette écrivain prolixe qui quitta Pointe-à-Pitre en 1953 pour découvrir un Paris où, relate Marie-Luce Penchard dans son éloge pronocée lors de la remise, « résonnent encore l’audace et l’effervescence du mouvement de la négritude et alors que les indépendances pointent à l’horizon, que l’Afrique (l’) appelle entièrement et même totalement ».

Conde-et-MLP.jpgA la fin des années 1950, elle épouse Mamadou Condé, un acteur guinéen. Elle enseigne en Guinée, au Ghana, au Sénégal. Et voilà Ségou, son roman qui lui donnera une renommée internationale et fera d’elle un écrivain à succès. Ségou, le pays Bambara dans l’Afrique de la fin du 18e siècle. Elle reprend ses études et présente pour son doctorat de littérature comparée sa thèse : « Stéréotypes du Noir dans la littérature antillaise ». Trente romans suivent, mais aussi des pièces de théâtre, des critiques littéraires… Elle qui ne se prétend pas écrivain à message a pourtant dit, rappelle la ministre de l’Outre-mer : « Je souhaite aussi aider les autres, ceux de mon peuple en particulier, à comprendre. » Alors, elle agit. Elle crée le prix des Amériques insulaires et de la Guyane avec Amédée Huyghues Despointes. Et elle reçoit. Le grand prix littéraire de la femme en 1986 pour Moi, Tituba, sorcière noire de Salem, le prix Anaïs-Ségalas de l’Académie française en 1988 pour La vie scélérate, le prix Carbet de la Caraïbe en 1997 pour Desirada et encore le prix Marguerite-Yourcenar en 1999 pour Le cœur à rire et à pleurer. Mais aussi le prix américain Puterbaugh en 1993, un autre canadien en 2003, le Grand prix metropolis bleu à Monréal… Elle sera la première présidente du comité pour la mémoire de l’esclavage (d’où elle démissionnera avec fracas) et sera à l’origine de la date du 10 mai pour commémorer l’esclavage, la traite et leurs abolitions. Déjà commandeur des arts et lettres en 2001, chevalier de la légion d’Honneur en 2004, voici que Marie-Luce Penchard lui a remis, mardi soir la cravate de grand officier de l’ordre national du Mérite. « C’est tout l’outre-mer qui est ravi et vous applaudit, et je sais que nombre de mots d’amitié et de félicitations vous parviendront de l’Hexagone, d’Afrique, de l’Amérique du nord et de l’Amérique du sud, et naturellement, de vos amis et de vos proches des pays de la Caraïbe. » Maryse-conde-avec-cravate-et-medaille.jpgDans le public, il y avait Sylvie Glissant, Françoise Vergès, Suzanne Dracius, Firmine Richard, Euzhan Palcy, France Zobda, Mariann Mathéus, Nathalie Coualy, Greg Germain, Hervé Bourges, Renaud Donnedieu de Vabre, les frères Jacques et Jean-Michel Martial, les peintres Herel et Apourou, la députée de Guyane, Chantal Berthelot, et Francis Monnerville, le neveu de Gaston. Après avoir reçue sa décoration, Maryse Condé a déclaré : « Je suis très heureuse d’être honorée en ma qualité d’écrivain… Ca m’apporte une petit vengeance parce que orsque je faisais la campagne, à la fin des années 1980, avec mes amis de l’UPLG, parce que ce n’est pas la peine de mentir, je suis une indépendantiste non repentie, j’avais un mal fou à persuader les gens que je pouvais être utile, qu’un écrivain peut apporter du sens. Aujourd’hui, je suis convaincue, heureuse et absolument conquise. Mais je vous dirai qu’un écrivain n’est pas fait pour parler, il a besoin d’être lu et relu. Je vous demande tous de me lire et de me relire. Mon œuvre qui est déjà importante nous permettra de nous retrouver, de communiquer, de parler et finalement de nous aimer. »

FXG (agence de presse GHM)

 


Ils étaient làFrance-Zobda-Sylvie-Glissant.jpg

France Zobda et Sylvie GlissantFrancis-Monnerville-Jose-Pentoscrope.jpg

Francis Monnerville et José PentoscropeGreg-Germain-Laurence-Lascary.jpg

Greg Germain et Laurence LascaryJacques-Jean-Michel-Martial.jpg

Jacques et Jean-Michel MartialKarine-Dielna-maboula-et-Bamousso-Soumahoro-et-Mme-Timite.jpg

Karine Dielna, Maboula et Bamousso Soumahoro (fille et mère), et MmeTimité, des amies ivoiriennes de Maryse CondéMylene-Wagram-Firmine-Richard.jpg

Mylène Wagram et Firmine RichardSiar-et-Palcy.jpg

Claudy Siar et Euzhan PalcyPatrick-huissier-du-MOM.jpg

Et Patrick, l'huissier du ministère de l'Outre-mer

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 05:08

 

La liste des courses, sur France Ô

Gilles Elie-dit-Cosaque est l'auteur du documentaire intitulé « La liste des courses ». Il y aborde les « fameux » 400 produits dont les prix ont baissé à partir de mars 2009 à la suite de la grève généralisée en février. Le film est diffusé sur France Ô, le 29 octobre à 20h35.

Et si la hausse des prix et la pwofitasyon n'étaient qu'une partie du problème ? Et si la question d'une consommation responsable était éludée ? Dans « La liste des courses », Gilles Elie-dit-Cosaque donne à réfléchir. Son documentaire de 52 minutes part du 5 février 2009, date à laquelle la Martinique a été rattrapée par la grève démarrée en Guadeloupe le 20 janvier. « J'ai été surpris par le nom de cette fameuse liste : « liste des produits de consommation courante ». Si elle s'était appelée « liste de produits de première nécessité », je n'aurai probablement pas fait le film » , confie le réalisateur martiniquais.

Au fil du documentaire se développe l'idée que la frustration ressentie par la population semble bien venir de l'impossibilité de consommer tout ce qu'elle voudrait et non de l'impossibilité de répondre à ses besoins vitaux.

Un passage prête à sourire. L'on y voit des fans de tuning, fiers de leur véhicule customisé au maximum, équipés d'une sono qui, une fois allumée, pourrait presque permettre de se passer de carburant… Si l'ère est à la pwofitasyon, elle est aussi à la monstwasyon. « Il y a un aspect de la consommation qui est ostentatoire aux Antilles. L'on dit : « Regardez ce que je peux m'acheter » », explique Gilles Elie-dit- Cosaque. Un autre passage ne manque pas d'interpeller : interrogées, des adolescentes estiment nécessaire les télévisions HD, les téléphones portables, les hamburgers...

Manifeste

Le débat sur « les consomm'acteurs » est universel. Tous les pays et les peuples sont concernés par l'éducation à la consommation mais le réalisateur relève que l'histoire coloniale des Antilles a aussi une influence. « Par exemple, les échanges se font avec l'Europe et peu avec la zone Caraïbe. Nous sommes un marché captif », explique-t-il. « La liste des courses » invite donc à se remettre en question. Gilles Elie-dit-Cosaque revient sur les intellectuels martiniquais rédacteurs du « Manifeste pour les « produits » de haute nécessité ». Raillé en Martinique pour son côté utopiste, ce manifeste a eu du retentissement dans les médias en métropole. Et s'ils avaient raison ? Retrouver la solidarité, l'épanouissement par la musique, le chant, le sport, la danse, la lecture, la philosophie, la spiritualité, les relations avec ses voisins et amis, l'amour du temps libre, l'artisanat, l'exploitation de son jardin ou même de son balcon. La réponse n'est-elle pas là ? Ne s'agit-il pas simplement d'un équilibre à trouver entre les supermarchés et le gratuit qui nous tend la main ? « La liste des courses » vous aidera peut-être à trouver la réponse...

David Martin (agence de presse GHM)

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 09:00

Un conseil des ministres sur un sujet national, l’Outre-mer

Un conseil des ministres à thématique outre-mer se tient ce mercredi au palais de l’Elysée.

Conseil-des-ministres.jpgCe sera un conseil au format relativement exceptionnel sans pour autant revêtir le caractère unique du Conseil interministériel de l’Outre-mer (CIOM) qui s’était tenu le 6 novembre 2009, dans la foulée de la crise antillaise et des états généraux. « Il s’agit d’un moment de réflexion et de communication au sein du gouvernement et en externe que le président de la République a voulu consacrer à l’Outre-mer dans la dernière partie de son actuel quinquennat », explique le conseiller de Nicolas Sarkozy, Olivier Biancarelli. L’objectif est de montrer, à l’instar de l’année des Outre-mer français, que l’outre-mer doit être traité comme un sujet national. Pas question pour autant de nouvelles annonces, si ce n’est la nomination attendue d’Ultramarins à des postes de la haute fonction publique. Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant devrait faire un point sur les 90 % des 137 mesures du CIOM réalisées ou en voie de l’être, et encore souligner les efforts intervenus en matière de sécurité comme en Guyane ou à Nouméa. Marie-Luce Penchard, la ministre de l’Outre-mer devrait évoquer la hausse du nombre de mises en chantier de logements sociaux en 2010 et revenir sur les évolutions institutionnelles qui, depuis le début du quinquennat, ont adapté les modèles de gouvernance de plusieurs territoires (Mayotte, Guyane, Martinique), mais également l’amélioration du fonctionnement des institutions de la Polynésie ou la poursuite du processus d’évolution spécifique de la Nouvelle-Calédonie.

Xavier Bertrand, Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé reviendra sur l’apprentissage et les contrats aidés dont l’augmentation du nombre a été de 13 % sur un an. Il abordera évidemment la formation des professionnels de santé, les investissements hospitaliers, mais également la lutte contre l’obésité. Pour parer les effets néfastes du rejet de la proposition de loi Lurel, il rappellera qu’un travail avec les producteurs locaux est en cours afin que la teneur en sucre des produits soit la même outre-mer qu’en métropole… Chlordécone et de lutte contre la drépanocytose devrait conclure son intervention.

Un bilan avant la campagne de 2012

Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale évoquera la lutte contre l’illettrisme  et les internats d’excellence.

Bruno Le Maire, le ministre de l’Agriculture, parlera de la politique de diversification des productions et de substitution des produits locaux aux denrées importées pour un développement endogène.

Enfin, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, présentera la refonte de la politique culturelle (meilleure diffusion de la culture ultramarine, rattrapage des retards structurels, valorisation des patrimoines).

Une discussion plus informelle devrait suivre pour saluer la nouvelle politique de simplification des visas (Alain Juppé) ou les zones franches globales d’activité (Pécresse ou Baroin)…

A travers ces interventions, le président de la République entend rappeler qu’aux points de vue économique (LODEOM), institutionnel, et même mémoriel et historique (discours sur l’esclavage, reconnaissance de la Dissidence antillaise et du bataillon du Pacifique, indemnisation des victimes des essais nucléaires, reconnaissance de la légitimité Kanak), dans la relation de l’Outre-mer et de l’Hexagone, les lignes ont bougé depuis son élection en 2007. Enfin, la situation émeutière à Mayotte sera évoquée, avec un appel du président pour trouver une issue dans le dialogue. Un conseil en forme de bilan de sa politique outre-mer, avant la campagne présidentielle 2012 !

FXG (agence de presse GHM)

 

 

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