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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 04:27

Lancement de la 3e Bouvet-Guyane à Brest

Depart-prologue.jpgLe prologue de la 3e édition de la course transatlantique à la rame en solitaire ralliant Dakar à Cayenne a eu lieu samedi à Brest (Finistère).

Jean-Jacques Gautier a fait le meilleur temps et Henri-Georges Hidair, seul de la « légion guyanaise » sur l’eau s’est classé 10e.

Pierre-Verdu-Jose-Bleses.jpg« C’est pas un 100 m qu’on va courir, c’est 45 marathons ! » Pierre Verdu, l’un des six skippers guyanais engagés dans la Bouvet-Guyane 2012 était prolixe avant le départ, samedi dans la rade de Brest, du prologue de la 3e Bouvet-Guyane. « Pour faire une chose répétitive comme ramer, il faut se transcender. Chacun a son truc pour oublier qu’on n’est plus qu’une crevette sans carapace… » Certains écoutent de la musique, comme le favori, Jean-Jacques Gautier qui a passé la ligne d’arrivée en 1 heure 11 minutes et 24 secondes en écoutant chanter Johnny Hallyday ! Pierre Verdu, c’est à l’oreille qu’il comprend la mer… Mais cette fois, il n’a pas ramé. Comme ses camarades venus exprès de Guyane pour ce prologue, ils ont été dispensés de course. Leurs bateaux sont restés chez nous et puis, ils ont déjà couru leur prologue fin septembre, concédant une belle victoire à Jean-Emmanuel Alein sur Sapro Point Bois, l’embarcation qui a gagné l’édition 2009 avec Patrick Hoyau.  Jean-Emmanuel pense que « tout le monde peut gagner cette course », mais il sait aussi qu’il ne vaut mieux pas être le favori ! Henri-Georges-Hidair.jpgSeul Henri-Georges Hidair, sur le bateau de l’organisation (Montsinnery-Tonnegrande est encore en Guyane), s’est battu, et bien ! Il est resté dans le peloton et s’est classé 10e, le dernier des classés, mais classé ! « C’est ma deuxième sortie sur ce type de bateau, raconte le Guyanais après l’épreuve. Il y avait un vent contraire, mais je me suis amélioré, j’ai progressé ! » Henri-Georges remet ça car il veut arriver en Guyane, chez lui ! Il a trouvé ses concurrents plus physiques qu’en 2009, « moins marins, mais plus forts ! » »Même pas peur ! », s’est amusé Rémy Dupont, le 6e Guyanais engagé après avoir assisté à la course. « Il y a des costauds, mais ce n’est pas sur un prologue qu’on peut se rendre compte. » Rémy a remplacé au pied levé Jean-François Taddéi, blessé, alors il espère d’abord arriver en Guyane. Il sait qu’il peut compter sur son « Brigandin », le bateau qui a donné une 3e place à Charles Bergère en 2009.L-equipe-de-54-w-et-les-skippers.jpg

Casse de rame et… arrestation d’un rameur

Jean-Jacques-Gautier-vainqueur.jpgComme d’habitude, c’est Jean-Jacques Gautier sur Echo-Mer qui s’est très vite échappé, laissant 5 minutes derrière Remi Alnet sur Areva, malgré une rame brisée en plein effort, au bout d’une demi-heure de course. Son changement de pagaie s’est fait aussi rapidement qu’un changement de pneus de Formule 1 au stand ! Didier Torre, Christophe Dupuy, Jean-Christophe Lagrange et le Marseillais Pierre Mastalski se sont succédé dans un mouchoir de poche. La seule femme engagée dans la course, Olivia La Hondé, est bien partie, mais un puissant courant l’a emmenée trop loin, trop à l’écart de la route pour tenter de décrocher une place. Mais quelle rameuse, quelle grâce dans sa façon de ramer ! Le facteur Frédéric Devilliers, pour sa première participation, y est allé plutôt tranquille. « Ce n’est pas comme une lettre à la Poste », a ironisé le journaliste sportif de Guyane 1ère, José Blézès… Pierre-Verdu-sur-bateau-accompagnateur.jpgPierre Verdu a fait deux lots : « Une bonne moitié bien affûtée, une bonne moitié qui découvraient leur bateau et un ensemble content d’être là et qui fait une belle famille ! » « Il y a de très bons concurrents, dit Julien Besson, ça va être difficile de rivaliser avec autant de personnes aussi bien préparées que nous ! Mais au départ à Dakar, on sera tous à zéro et vraiment sur la mer ! » Tout le long du prologue, un grand dauphin noir solitaire a accompagné les rameurs. Seul hic au tableau, Christophe Dupuy, officier de marine quand il ne rame pas sur D.O.C, s’est amusé à détailler sur la VHF, pour tous les concurrents, le détail des installations militaires autour de l’Ile longue, base des sous-marins nucléaires… A l’arrivée, il a été escamoté par l’amirauté pour y subir une réprimande. Ca ne l’empêchera pas d’être à Dakar en janvier 2012 !

FXG (agence de presse GHM) Remi-alnet-vient-de-casser-une-rame.jpg

 

 


ITW Jean-Jacques Gautier, troisième participation (deux naufrages) et vainqueur du prologue

24-septembre-2011-8822.JPG"La Guyane, je veux la voir !"

Comme aux deux précédentes éditions vous prenez tout de suite la tête de la course…

Je suis un rameur d’aviron classique donc sur une rade comme celle-là, c’est plus simple pour moi, forcément…

Vous repartez pour la troisième fois. Cette fois-ci, pensez-vous être paré pour arriver ?

On ne peut jamais dire… Le risque zéro n’existe pas mais on a changé le bateau complètement. J’en ai acheté un tout neuf. On l’a fabriqué, modifié des choses sur la sécurité ; on a amélioré les postes de rames. On a fait attention au poids pour qu’il soit très en bas et pour m’éviter de chavirer. Et que si ça m’arrive, le bateau puisse faire le culbuto assez rapidement. On a fait les stages de sécurité… Et puis là, mon bateau n’est pas tout vieux ! Il sort du chantier, il y a une semaine… Et maintenant que le prologue est passé, on va aller faire des tests en mer pour bien le régler et me faire plaisir. Le but pour moi, c’est de me faire plaisir et d’aller jusqu’au bout, là-bas.

A quatre mois du départ, il vous reste des choses à faire ?

Non, il y a deux petits trucs ridicules à voir pour la jauge… Moi, je vais aller en mer pour régler le bateau, de façon un peu voileux. C’est pas mon métier et c’est là où est mon défaut. Donc il faut que je m’améliore.

Et si je vous dis la Guyane ?

J’ai envie d’y aller. Je veux la voir !

Propos recueillis par FXG

 


Pascal Vaudé, 2e participation

"L'essentiel est d'arriver entier chez nous"

Mastalski-Vaude-Besson.jpgComment avez-vous trouvé la flotte et vos concurrents ?

Il y a beaucoup plus de monde que lors de la précédente édition. On était 22 dont six ou sept Guyanais ; là on sera 26 au départ… On retrouve des anciens donc des concurrents sérieux dont Jean-Jacques Gautier, Rémi Alnet ou Eric Lainé des menuiseries Bouvet. Ce sont des gens dont on sait ce qu’ils valent sur l’eau. Il y a Didier Lemoine qui en est à sa troisième participation et on sait qu’il y va plus pour le plaisir qu’autre chose. Après les autres, on ne sait pas trop. Ce n’est pas un prologue comme celui qui s’est déroulé à Brest qui permet de se rendre compte des potentiels de chacun… Parmi les métropolitains, il y en a qui rament bien, d’autres qui ont ramé pour la première fois. Il y a de tout dans cette course, c’est ce qui fait son charme.

Après votre première traversée, vous avez pris de la bouteille…

Oui… J’ai grandi. J’ai trois ans de plus aussi !

Alors quel est votre objectif cette fois ?

Toujours la même chose. Je crois que ce qu’a dit Patrick Bouvet résume bien les choses : l’essentiel est de participer et d’arriver entier chez nous.

Propos recueillis par FXG

 


Bouvet-Patrick.jpgPatrick Bouvet, président de Bouvet SA, co-sponsor avec la Région Guyane de la course

Une course comme ça transforme un homme !"

Votre entreprise a donné la moitié du nom de cette course. Comment est-ce arrivé ?

On a connu la course comme concurrent. On avait trouvé cette course intéressante pour l’entreprise. L’idée de faire traverser l’Atlantique à un salarié, c’est une aventure formidable pour toute l’entreprise. On s’est inscrit pour la 2009 en disant qu’on construirait un bateau et qu’on enverrait un salarié sur l’océan. Ca a été Eric Lainé qui a fini 4e. Puis, on a rencontré Michel Horeau et Antoine Coyère. Ils cherchaient un second sponsor ; le premier, c’était la Guyane. Voilà comment on est devenu sponsor de la course…

Vous recommencez en envoyant un nouveau salarié, Christophe Letendre, mais en plus Eric Lainé repart…

Une course comme ça, ça transforme un homme ! Et quand il est rentré, Eric n’a eu qu’une envie, c’est de repartir. Nous, on avait de décider de construire un nouveau bateau parce que ça fait partie de notre engagement. Les 20 salariés qui participent bénévolement à la construction viennent assister au départ… Donc le bateau d’Eric Lainé restait disponible, alors on lui a dit de trouver des sponsors, ce qu’il a fait…

Dans la situation de crise économique et financière mondiale, comment une entreprise telle que la vôtre arrive à sponsoriser un tel événement ?

La crise économique est récente même si on commence à la sentir… Les choses sont plus difficiles mais notre engagement était pris depuis longtemps donc pas question de faire marche arrière. Et puis, dans des moments comme ça, c’est toujours intéressant d’amener une réflexion dans l’entreprise, que les gens discutent entre eux d’autres choses que de problèmes économiques. La course est un bon vecteur. Dans l’entreprise, quand on parle de la course, ça fédère les gens. Ca permet de s’écarter un peu des problèmes économiques, c’est plutôt bien.

Peut-on espérer qu’en 2015, Bouvet sera encore sponsor de la course ?

Je ne peux pas le dire. Il faut qu’on laisse passer 2012… Ce qui est important pour moi, c’est qu’ils arrivent tous de l’autre côté et que ça soit une belle course. Après, on verra !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


En imagesAlain Pinguet

Alain PinguetBenoit Soulies

Benoit SouliesChristophe-Dupuy.jpg

Christophe DupuyDidier-Lemoine.jpg

Didier LemoineDidier-Torre.jpg

Didier TorreEric-laine.jpg

Eric LainéFrancis-Cerda.jpg

Francis CerdaFrederic-Devilliers.jpg

Frederic DevilliersGuillaume-Bodin.jpg

Guillaume BodinJean-Christophe-Lagrange.jpg

Jean-Christophe LagrangeLionel-Lucyk.jpg

Lionel Lucykmarc-Chailan.jpg

Marc ChailanOlivia-la-honde.jpg

Olivia La HondéPascal-Teniere.jpg

Pascal TesnièresPierre-Mastalski-copie-1.jpg

Pierre Mastalskirenaud-Mesnil.jpg

Renaud MesnilSaid-Ben-Amar.jpg

Saïd Ben Amar

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 05:42

Jean-Pierre Coffe est en Martinique du 13 au 17 octobre

« Je voudrais convaincre Michel Drucker de faire un Vivement dimanche à Fort-de-France »

coffe-leader-price.jpgSeriez-vous intéressé par nos productions locales ?

Je voudrais voir si on peut faire des échanges… Il faut voir s’il y a des produits de chez vous qui pourraient se fabriquer sur place. Je vais visiter des industriels qui m’intéressent, ceux notamment qui font de la confiture, des conserves… On pourrait peut-être monter un rayon exotique en France. Je trouve inadmissible que dans Paris et en France, on ne trouve pas un bon boudin antillais compte tenu de la population nombreuse de vos compatriotes qui vivent en métropole.

Comment vous est venue cette envie ?

Je pensais qu’il serait utile pour Leader price, dans le cadre de ce que je fais avec eux (améliorer les produits existants), qu’ils aient une gamme de produits pour les Guadeloupéens, Martiniquais, Réunionnais qui vivent en métropole. Ca a eu l’air de plaire à tout le monde et le directeur des Leader price de Martinique m’a demandé si je voulais venir voir ses magasins, donner un avis, faire un tour, rencontrer les populations… Ca m’a beaucoup amusé.

Vous avez des idées précises pour un tel projet ?

Non aucune, parce que je n’ai jamais mis les pieds en Martinique sauf une fois… Arrêté par un orage, j’ai passé une nuit à l’aéroport avant de repartir.

Vous partez donc vierge de tout préjugé…

Je pars plein d’enthousiasme et d’envie ; je n’ai que de l’intérêt pour le moment et pas d’a priori.

Comment allez-vous procéder ?

Je vais aller sur le marché d’abord parce que c’est là qu’on trouve les solutions souvent. Je vais aller me balader, aller dans les magasins, visiter des industries, des artisans, des gens qui, éventuellement auront envie de travailler avec moi. C’est Leader price qui a organisé le tour ; je leur ai simplement dit : « Montrez-moi le pays ! Etonnez-moi, trouvez-moi des trucs que je peux rapporter en France.

Vous défendez le plaisir de la table à petit prix, est-ce que cela est aussi au menu de votre séjour martiniquais ?

Il y a quelques problèmes dont j’ai été averti, notamment la tendance au sucre qui pose un problème. Donc, je vais voir si on ne peut pas adapter les produits… Ca me paraît tellement absurde de sucrer des fruits qui sont déjà tellement sucrés. Le sucre est une denrée relativement chère même s’il y a de la canne à sucre sur place… Mais, je ne fais pas de politique, je ne viens pas avec une solution miracle en disant : « On m’a tout raconté à Paris ; je sais tout et je viens pour vous apprendre. » Je viens apprendre, essayer de comprendre et voir si moi, je peux trouver des solutions au problème ! J’ai découvert à Cayenne une petite manufacture qui fait des fruits exotiques délicieux, sans un gramme de sucre, juste avec le goût et c’est formidablement bon !

Il y a des prix de produits alimentaires qui vont vous faire sursauter…

Je sais qu’il y a des choses mais je viens sans a priori… Vous devez me trouver un peu sur la distance. Ce n’est pas ça, mais je ne veux pas parler de ce que je ne sais pas et comme je ne veux pas y aller avec des a priori, je n’ai pas envie de m’engager. J’aime mieux vous voir sur place que de vous voir avant d’arriver. Je n’ai pas envie de dire : « J’arrive ; je suis le sauveur… » Pas du tout ! On va voir ce qu’on peut faire pour essayer effectivement de diminuer les prix. Ca me paraît une chose essentielle. Si on a réussi à le faire en France, il n’y a pas de raison qu’on ne le fasse pas en Martinique. Vous savez, en France, on a retiré toutes les saloperies qu’il y avait dans les produits industriels. Quand vous avez retiré les colorants, les arômes, les exhausteurs de goût, vous commencez à voir votre prix de revient qui disparaît…

Cela donnera-t-il lieu à une chronique de gastronomie créole dans Vivement dimanche ?

Je voudrais essayer de convaincre Michel Drucker de venir faire un Vivement dimanche spécial à Fort-de-France ou quelque part en Martinique, oui !

Vous lui en avez déjà parlé ?

C’est le début de la saison, il vient de commencer à Europe 1, on a fait pas mal de transformations sur Vivement dimanche donc pour le moment il ne peut pas quitter la métropole, mais peut-être qu’on pourrait grouper ça avec Europe… Enfin, c’est un vaste projet… Il a une idée que ce serait bien d’aller un peu là-bas. On avait un projet à la Réunion ; il a capoté. On avait un projet en Guadeloupe, il a capoté. Ce ne sont pas des territoires faciles d’accès parce qu’il nous faut nous transporter et c’est tout de suite 100 personnes qu’il faut traîner. L’avion, sur ces lignes-là, il n’y a pas de moyens d’avoir des conditions particulières. C’est difficile.

C’est un vrai combat pour l’outre-mer que vous menez, dirait-on…

Je n’ai pas encore étudié le problème avec vraiment beaucoup d’attention mais si je prends l’exemple des Réunionnais… J’y suis allé. On était prêt à faire une opération avec eux pour les ananas. On voulait jouer la contre-saison et il n’y a pas eu moyen parce qu’Air France a fait un blocage infernal. Air France préfère passer par le Kenya pour ramasser des fleurs coupées qui coûtent beaucoup moins chères en volume mais pas en tonnage et parce que ça leur fait faire des économies de kérosène plutôt que de transporter des ananas de la Réunion. Je trouve ça proprement scandaleux mais c’est comme ça…

Si je vous dis blaff, court-bouillon, ça vous parle ?

Je sais ce que c’est… (Rires)

Avez-vous du goût pour la cuisine créole ?

Moi, je ne mange pas beaucoup épicé… Alors effectivement c’est mon problème.

Il existe le piment végétarien…

Je sais bien, mais je me méfie…

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 05:29

 

Loi contre l’obésité : vote bloqué et repoussé au 11 octobre

Lurel.jpg« Si le taux de sucre est plus élevé, c’est parce que les Antillais aiment le sucré, nous dit-on. En réalité, c’est parce qu’il y a plus de concurrence sur ce type de boisson. Du coup, il faut créer une addiction… De telles pratiques sont condamnables. Il faut y mettre un terme. C’est ce que fait cette proposition de loi qui répond à un impératif de santé publique. Plus qu’une exigence morale, c’est un devoir. » Victorin Lurel défendait sa proposition de loi pour lutter contre l’obésité outre-mer, jeudi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Fort du soutien de la commission des affaires sociales, obtenu le 28 septembre dernier, l’affaire qui intéresse tous les territoires et même l’Hexagone (la presse nationale lui a consacré quelques articles) semblait bien orientée. Et même Xavier Bertrand, ministre de la Santé, y semblait plutôt favorable… Lors de la réunion du groupe UMP, mardi, Xavier Bertrand indiquait son souhait de s’en remettre à la sagesse de l’Assemblée quant à la proposition de loi déposée par Victorin Lurel (PS, Guadeloupe). Mais selon des sources concordantes, la ministre de l’Outre-mer s’y est opposée. « Marie-Luce Penchard a décidé de ne pas laisser le bénéfice d’une telle loi, neuf mois avant les élections, à Victorin Lurel et à l’opposition », a indiqué une source parlementaire UMP proche de la commission des affaires sociales. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir la députée de Guadeloupe, Gabrielle Louis-Carabin : « La logique politicienne ne peut pas interférer dans cette discussion ; la lutte contre le fléau de l’obésité ne doit en aucun cas être sacrifiée sur l’autel d’intérêts financiers, ni sur l’autel d’intérêts politiciens. Je voterai pour cette proposition de loi… » Cette proposition vise à harmoniser les taux de sucre dans les yaourts, sodas, jus de fruit et autres « doucineries » selon qu’ils sont produits pour l’Hexagone ou les territoires d’outre-mer (le yaourt Activia contient 26.6 % de sucre de plus que pour le même yaourt destiné au marché hexagonal, et la canette de Fanta, 44 % de plus !).

Lurel "écoeuré"

« Appliquer dans les territoires d’outre-mer les mêmes normes qu’en métropole sera un signe de respect auquel la population ultramarine ne pourra qu’être sensible », a déclaré la députée UMP Edwige Antier, lors des débats. Même le président de la commission des affaires sociales, Pierre Méhaignerie, s’y est mis : « La commission avait examiné cette proposition de M. Lurel avec beaucoup d’attention. Au-delà, nous pensons que le gouvernement doit agir de plus en plus fortement dans le domaine de la santé et de l’alimentation. » Xavier Bertrand a développé son argumentaire : « Cette proposition de loi repose sur un diagnostic que nous partageons, mais elle constitue une réponse partielle et difficile à mettre en œuvre. Le Gouvernement émettra donc un avis défavorable à cette proposition de loi. Mais une chose est certaine, toutes celles et ceux qui produisent et distribuent outre-mer doivent comprendre que les temps ont changé, et que nous voulons des accords couronnés de succès, et certainement pas que l’on s’éternise dans des débats sans fin pendant que l’obésité progresse. » Jeanny Marc, députée de Guadeloupe, lui a donné la réplique : « Si votre majorité veut à tout prix réglementer au lieu de légiférer, nous attendons encore, sur la question qui nous concerne aujourd’hui, le rapport du gouvernement déterminant les grandes orientations du projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche, spécifiques en outre-mer, qui doit préciser la déclinaison en outre-mer des actions du Programme national pour l’alimentation… » « Je comprends que vous défendiez la voie législative, d’autant que la ministre chargée de l’Outre-mer est tout aussi insistante sur ce point », a répondu Xavier Bertrand, soucieux de préserver sa collègue de la rue Oudinot, sans pour autant parvenir à convaincre Le député Lurel qui lâchait, après le débat : « On préfère voir les Guadeloupéens et les Ultramarins en général être victimes de l’épidémie d’obésité pour préserver je ne sais quelle carrière politique ! » Et pour cause, le gouvernement, par la voix de Xavier Bertrand, a demandé à l’Assemblée nationale de « se prononcer par un seul vote sur les articles, à l’exclusion de tout amendement, et sur l’ensemble de la proposition de loi. » Les explications et le vote auront lieu mardi 11 octobre après les questions au gouvernement. « Ils vont rameuter le ban et l’arrière-ban de l’UMP qui n’auront même pas participé au débat et qui vont voter comme un seul homme… », regrette, « écoeuré », le père de cette proposition de loi mort-née, Victorin Lurel.

FXG (agence de presse GHM)

 


Ils ont dit

Christiane Taubira

« La prévalence de surcharge pondérale est de 18,4 % en Guyane, soit un différentiel de 0,8 % par rapport à la moyenne nationale. Mais cette donnée est très trompeuse : le surpoids n’est que de 12 %, comparé à une moyenne nationale de 14 %, mais l’obésité touche 6,8 % des Guyanais alors que la moyenne nationale est de 3,9 %. Le différentiel de 0,8 % est donc profondément trompeur, puisque la prévalence de l’obésité chez nous est inquiétante. »

Alfred Marie-Jeanne

« En Martinique, 22 % de la population sont considérés comme obèses, et 55,6 % en surpoids et obèses. Avec les outre-mer, nous faisons pratiquement partie du « top 10 ».  Comment une population « shootée » au sucre, tant elle en consomme, peut-elle s’en sortir si l’industrie agro-alimentaire ne se sent pas directement concernée ? »

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 04:22

Victor O fait son retour en Banlieues

Victor-O-photo-Alfred-Jocksan-4.jpg« Je suis un chansonnier concerné par le monde qui m’entoure »

Ce samedi, Victor O,  le chanteur martiniquais se produira sur la scène   Lino-Ventura à Athis-Mons dans le cadre du festival Banlieie tropicale. Avant de faire son retour à Créteil, un lieu qu’il affectionne particulièrement, il nous fait découvrir son univers, sa passion et ce qui l’anime.

Vous revoilà  sur scène à quelques pas  de  Créteil, était- ce une attente ?

Je suis très content de revenir jouer tout prêt de ma ville d’adoption,  Créteil. Un de mes objectifs est d’aller au plus près des Antillais. Et il y a beaucoup d’Antillais en banlieue. Toutes ces villes sont les villes de mon adolescence. En allant jouer à Athis-Mons, je sais que ça parle à mes enfants qui sont ici. Je suis passé très souvent devant le MAC de Créteil, étant jeune, en rêvant un jour de jouer dans la grande salle.

Quels souvenirs gardez-vous de cette banlieue ?

La banlieue, c’est mon adolescence. Mon arrivée en France à l’âge de onze ans. C’est la découverte que j’étais Noir. C’est aussi la découverte de la société multiraciale vivant en harmonie. Il faut savoir que je suis un enfant des MJC des années 1980. A cette période, les choses étaient moins cloisonnées, moins ethniques que maintenant. Aujourd’hui, il me semble qu’on a perdu quelque chose...  

Victor-O--photo-A--Jocksan-3.jpgOn a perdu quoi ?

On  a perdu le sens de vivre ensemble, le sens de l’homme avant l’origine, le sens de vivre en communauté. Ce sont des choses qui me tracassent beaucoup. Je vois des bandes ethniques, ce n’est pas une anomalie en soi que les gens se réunissent entre eux parce qu’ils ont des affinités, mais ça ne peuvent pas être un modèle définitif.  On est dans un pays qui brasse beaucoup de cultures. Je trouve qu’il faut apprendre aux autres à se mélanger. Il ne faut pas avoir peur de l’autre. C’est essentiel.

La musique est toute votre vie. Y a-t-il de la place pour autre chose ?

Il y a d’abord de la place pour l’amour. L’amour pour ma compagne, l’amour pour mes enfants, pour ma famille en général et pour ma passion. J’ai une grande passion pour l’art et la photographie contemporaine, ainsi que l’art  afro-caribéen qui malheureusement n’est pas  bien représenté au niveau mondial. Il y a des peintres, mais ils sont hors circuit. C’est la même problématique que pour les musiciens antillais. C’est une  problématique d’où il faut qu’on sorte vainqueur mais d’abord, on doit être conquérant. Mon leitmotiv numéro 1, c’est la conquête, en tant que peuple du mélange… On a déjà beaucoup fait, on a beaucoup à donner et à apprendre aux autres.

Victor-O-photo-A--Jocksan-25.jpgComment avez-vous imaginé votre carrière ?

J’ai du mal  à prendre en compte ce qui se passe depuis deux ans et demi après la sortie de l’album « Révolucion karibéana ». J’ai eu la chance d’être aimé chez moi. Ce qui n’est pas donné à tous les artistes d’être apprécié chez soi.  Je ne cherche pas à être maitre chez moi, mais, je suis apprécié par les gens de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane. Je veux que ce public partage avec moi mon ambition d’amener mon antillanité vers l’ailleurs.

Si je vous demande de faire votre portrait. Est-ce celui d’un militant ou d’un homme en colère que vous allez peindre ?

Je ne suis pas un militant engagé. J’écris souvent les textes que me dicte mon humeur ou ma conscience.  Je dirais que je suis plutôt un homme de dialogue. Mais je suis d’abord un artiste, un chansonnier, concerné par le monde qui m’entoure.  En ce sens peut être,  c’est un acte militant. 

Quel homme êtes-vous au quotidien ?

Je suis un homme passionné d’une manière général au quotidien. Quand il faut savoir parler de ses défauts, je suis très  lent, tandis que je suis curieux et amoureux de la vie.

Victor-O-photo-Alfred-Jocksan-2.jpgQuel est la dernière fois  que vous  vous êtes fâché  et pourquoi ?

Mon dernier coup de colère  était  contre quelqu’un qui m’avait engagé, un ami, à qui j’avais donné un accord amical et qui m’a fait attendre plusieurs mois pour me verser mon argent. Je n’ai pas apprécié que cette personne me fasse courir et n’ait pas pris en compte mon attitude amicale. La manière n’y était pas et c’était très énervant.  Pour moi, il faut  le respect de la parole donnée et le respect de la personne. Il faut savoir parler et expliquer. Une bonne explication, ça dénoue tous les conflits.

Qu’est ce qui vous rend heureux ?

Vivre premièrement et savoir que ceux que j’aime sont heureux. Ça me remplit  et peut me nourrir toute une vie.

La Martinique, votre pays, comment la regardez-vous ?

La Martinique m’a ramené à l’envie de musique, à  une autre vie, à ma caribéanité. Moi qui étais un enfant de la  banlieue et qui suis revenu au bercail, la Martinique m’a accueilli. Je ne peux plus l’imaginer comme elle n’est pas. Tous nos territoires sont des endroits accueillants et chaleureux pour ceux qui savent  prendre ces pays dans le bon sens. Je dis souvent aux gens de la diaspora de ne pas oublier que le pays est quelque chose qui bouge. Il ne faut pas rester dans des images figées. Car souvent  la vision qu’on a de la Guadeloupe et de la Martinique depuis l’Hexagone est beaucoup plus dynamique que ce qu’on imagine.

Victor-O--photo-A-Jocksan-11.jpgÊtes-vous un homme à femme ?

Non. J’aime ma femme. La gente féminine est une vraie source d’inspiration. Mais, on ne peut pas me définir comme un homme à femme.  Mon tempérament musical fait qu’une grande partie de mon public est féminin. Et je garde un part de mystère…

Entre le plaisir de la table et le plaisir de la chair. Que sera votre choix ?

(Rire..) C’est une question cruelle. Je ne saurai pas choisir, je suis pour la gourmandise.

Quel sera votre coup de gueule ?

Je parle à destination de tous ceux qui vivent dans les départements et territoires d’outre-mer qui sont aussi une part notable de la  France, une part qui fait la force et le rayonnement de cette France dans le monde.  Je dis à tous ces gens en cette période d’élection présidentielle  qu’ils votent avec leur cœur. Mais qu’ils  participent à élection présidentielle, car notre  voix compte, il faut qu’on l’entende ; il faut qu’elle soit entendue au sein des partis. Il y a trop souvent des choses faites pour nous sans qu’on soit impliqués. Le destin de la France est aussi notre destin. Pour faire bouger la ligne il faut participer  grandement à cette élection. Je suis de ceux qui ne dévalorisent pas la fonction des politiques. Il ne faut pas  laisser le destin s’écrire sans y avoir pris une part active. Il ne faut pas attendre et regretter après. Je veux dire aux Antillais qu’il ne faut pas avoir peur d’avoir de l’ambition. Nous sommes de petites îles, la conquête doit être le leitmotiv de tous. Nous sommes dans  des espaces clos qui ne sont pas extensibles.

Victor-O-photo-Alfred-Jocksan.jpgA quand le prochain album de Victor O dans les bacs ?

Ca fait partie des mes projets. Je travaille  dessus. Mais, je ne donne pas de date de sortie. Je suis dedans, j’ai commencé à écrire. Je ne suis pas quelqu’un qui fait les choses planifiées. Il faut que je sois dans une urgence et ça va très vite. Moi, j’ai envie de donner aux gens une suite à moudre dans leur tête.  J’ai hâte de rentrer en studio.

Comment pensez-vous traverser le temps ? Avez-vous une vision de vous  dans 50 ans ?

Dans  50 ans, j’aurai 93 ans. Si Dieu me prête vie jusque là, je trouverai ça exceptionnel. Sans savoir si je veux vivre aussi vieux, il faut savoir que la vie reste toujours quelque chose d’appréciable. J’espère que mes enfants auront des bonnes bases et que je serai propriétaire de la maison dans la quelle je serai. Et que je ne serai dans un hospice et que ma compagne sera toujours à mes cotés et que j’aurai toujours l’envie de m’intéresser aux choses de la vie.  D’être présent dans 50 ans, je trouverai ça exceptionnel.

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 15:39

Ils soutiennent Hollande

Victorin Lurel, premier des soutiens politiques ultramarins à François Hollande, publie une liste des artistes et personalités qui soutiennent la candidature de François Hollande à la primaire socialiste. Nous la relayons.

ALGER Jean-Luc, chanteur, Martinique

ALIBO Michel, musicien, Martinique

AZEROT Nestor, chanteur, Martinique

BAMBUCK Roger, ancien athlète, ancien ministre, Guadeloupe

CARACAS Frédérick, musicien, Guadeloupe

CHRONE Marie-Céline, chanteuse, Martinique

COMBETTE Chris, chanteur, Guyane

DECIMUS Pierre-Edouard, musicien, Guadeloupe

DESVARIEUX Jacob, musicien, Guadeloupe

DRANE Igo, conteur,

DURVEL Jocelyn, comédien, Martinique

FELICIE Jean-Claude, ancien champion du monde de boxe française, Guadeloupe

FORTUNE Mécène, musicien, Guyane

GIRARD Patricia, athlète, Guadeloupe

JURAD Simon, chanteur, Martinique

KERMADEC (de) Keen, comédienne, Guadeloupe

LAOUCHEZ Louis, plasticien, Martinique

LAOUCHEZ Olivier, président de Trace TV, Martinique

LOÏAL Chantal, chorégraphe, Guadeloupe

MARCEL Rodrigue, chanteur, Guadeloupe

MARTIAL Jean-Michel, comédien, Guadeloupe

MONPIERRE Mariette, cinéaste, Guadeloupe

MOUTOUSSAMY Ernest, poète, Guadeloupe

PARKING Gustave, humoriste, Guadeloupe

PEPIN Ernest, écrivain, Guadeloupe

PIERRE Fabrice, cinéaste, Guadeloupe

POGNON Ronald, athlète, Martinique

SAINT-PRIX Dédé, musicien, Martinique

SCHWARZ-BART Jacques, musicien, Guadeloupe

SCHWARZ-BART Simone, écrivain, Guadeloupe

THEOPHILE Rony, chanteur, Guadeloupe

VAMUR Claude, musicien, Guadeloupe

VICTOR O, chanteur, Martinique

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 14:11

Victorin Lurel fait citoyen de la république libre de Montmartre

Lurel rue de la GuadeloupeAvec la fête des vendanges et l’année de l’Outre-mer, le président de la Région Guadeloupe, Victorin Lurel, a eu droit à quelques honneurs. Invité jeudi soir à un apéro zouk rue de la Guadeloupe, par Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement de Paris, il a été ensuite l’hôte du cuisinier mauricien, Antoine Heera qui, pendant trois jours, a mis sa cuisine aux parfums des outre-mer. Son restaurant, le Chamarré, ancien Moulin de la galette, consacrait la soirée de mercredi à la cuisine guadeloupéenne, celle de jeudi à celle de la Réunion, et celle de vendredi à la gastronomie martiniquaise. 
Lurel citoyen d'honneur RLMJeudi soir, il y avait l’équipe du commissariat de l’année de l’Outre-mer, emmenée par Daniel Maximin, une délégation du ministère de l’Outre-mer, entraînée par le directeur adjoint de cabinet de Marie-Luce Penchard, Pascal Bolot, quand le président de la République libre de Montmartre, Jean-Marc Tarrit est venu introniser Victorin Lurel en tant que citoyen d’honneur. Escorté par son parrain, Daniel Vaillant, le président de la région Guadeloupe a prononcé le serment d’allégeance à la République libre de Montmartre avant de filer à un meeting de soutien à François Hollande et de rentrer en Guadeloupe, pour y être samedi, et voter à la primaire.

FXG (agence de presse GHM)


3 questions à Félix Beppo, adjoint au maire du 18e arrondissement, chargé de l’espace public (et neveu de Rodolphe Beppo)

 

Felix-Beppo.jpg« Un apéro zouk rue de la Guadeloupe »

Pourquoi un apéro zouk au marché de l’Olive, dans le 18e arrondissement ?

La fête des vendanges, dans le cadre de l’année de l’Outre-mer, accueille les îles. C’est pourquoi, nous avons choisir de recevoir le président de la Région Guadeloupe qui est associé à l’événement, sur la place de l’Olive autour de laquelle, il y a beaucoup de rues portant le nom de départements d’outre-mer. Nous avons donc organisé un apéro zouk rue de la Guadeloupe.

D’où vient que l’on trouve ici les noms de rue de la Martinique, de la Guadeloupe et même de la Louisiane ?

Quand on a créé ce quartier et qu’on dû baptiser des rues, compte tenu de la population qui vivait là, vu qu’il y avait déjà une rue de la Réunion, on a décidé d’avoir des rues de la Guadeloupe, de la Martinique et même de la Louisiane de manière à rappeler quelles étaient les colonies de l’ancien Empire français.

Quels seront les moments forts de cette fête des vendanges en liaison avec les îles ?

Il y a la fête aux épices au marché de l’Olive, un grand bal zouk à Montmartre et le défilé carnavalesque, samedi après-midi, pour fêter les Antilles très présentes dans cet arrondissement parisien. Laurent Voulzy et Jocelyne Beroard sont les parrains de ces festivités.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 


En imagesapero-zouk-2.jpg

Apero zouk place de l'OliveVaillant-apero-zouk.jpg

Daniel Vaillant à l'apéro zoukapero-zouk-1.jpg

Danseuses à l'heure de l'apéroLurel-Vaillant-trinquent.jpg

Lurel ka trinquer évé Vaillantau-Chamarre.jpg

Antoine Heera et ses invités du ChamarréEquipe-Maximin-au-chamarre.jpg

L'équipe (une partie) du commissariat de l'année de l'Outre-merRepublique-libre-de-Montmartre.jpg

Le gouvernement (une partie) de la République libre de MontmartreLa-table-du-ministere-au-chamarre.jpg

La "Dégom" et le commissariat de l'année de l'Outre-mer à la table du Chamarré


 

 



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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:55

Gregory Hanriot est vivant

Victime d’un piratage de sa boite mail, le président de l’association Talents dicaps de Strasbourg, Gregory Hanriot a déposé une plainte auprès du commissariat de Strasbourg. Une personne malintentionnée a utilisé l’adresse mail de l’association, usurpé l’identité du vice-président de l’association pour annoncer son prétendu décès accidentel, lundi dernier. Gregory Hanriot que nous avons eu jeudi (6 octobre) au téléphone nous a expliqué que sa page facebook a déjà été piratée et qu’il avait déjà entrepris des démarches judiciaires. Grégory Hanriot préside une association en faveur des handicapés et en lien avec les départements français d’Amérique.

FXG (agence de presse GHM)

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 05:38

Record d’affluence au festival bèlè et gwoka de Sarcelles

Lowi6--dans-ses-oeuvres--photo--A--Jocksan.jpgDimanche, environ 1300 personnes se sont précipitées  sous le chapiteau des Champs de foire à Sarcelles (95) pour assister à la troisième édition du festival  des musiques traditionnelles des Antilles, bèlè et gwoka, co-organisé par l’association CROMVO et  la radio Espace FM de Clichy. Un record d’affluence pour cette journée de musique traditionnelle. Le plateau annoncé était de qualité et le prix abordable.

Une-foule--immense---sous-le-chapiteau--des-champs-de-foire.jpgDeux groupes de la région étaient là pour  accompagner les artistes : « Fuzion bel ka », pour le bèlè, et le groupe « Yonnalot », pour le gwoka. Sur la scène, Lowi 6 et Bertho, Toly Reno et Serge Jupiter, Fortuna Grivalliers, venue de Sainte-Marie en Martinique, interprétant les classiques de Ti-Raoul et  Jean-Philippe Grivalliers. Francois--La-drezeau-photo-A--Jocksan.jpgEt les ex-chanteurs du groupe Akiyo, dont Jean-Pierre Coquerel, une des plus belle voix du gwoka. « C’est un plaisir, s’est exprimé ce dernier, on est un peu loin de la Guadeloupe, mais il faut emmener la culture là il où il se doit. Ici, les deux cultures sont mélangées et moi, j’aime bien ça, le bélè d’un coté et le gwoka de l’autre. Il manque la Guyane ! » François Ladrezeau, le tambouyé de Lapwent était là aussi : Fortuna-Grivalliers-la-grande-dame-de-bele-photo-A--Jocks.jpg« C’est un mélange de culture et la culture est primordiale pour un peuple. » Seul manquait à l’appel, le maitre ka, Yvon Anzala, malade, à qui son médecin a déconseillé de prendre l’avion, ont avancé les organisateurs. Mais le petit prince de la biguine, Rony Théophile était là, qui a fait admirer ses pas chaloupés du swing créole.

Gerty-et-ses-pas-de-ka--photo-A-Jocksan.jpgFortuna, la grande chanteuse de Bèlè, a vécu une surprise de taille quand elle a entendu le public reprendre en cœur sa nouvelle chanson qui fait fureur de l’autre coté de l’Atlantique : « Cocotte là crévé. » Elle impose son style et le public adhère. Son titre préféré, c’est Vers la montagne de Ti Raoul…

La musique, le chant, la danse, le son du gwoka et du Ti-bwa vibraient sous le chapiteau des Champs de foire faisant oublier les travaux gigantesques qui rendent le déplacement si difficile au cœur de la ville pour arriver du tramway.

Devant un telle foule le député maire de Sarcelle, François Puponi, est sorti de son repos dominical et  venu saluer le public pour lui dire : « Sarcelles est redevenu cette grande ville des Antilles. C’était mon souhait depuis quinze ans, que les Antillais reviennent faire la fête chez nous ! Je préfère voir les gens comme ça faire la fête surtout dans les moments difficiles que nous traversons avec la situation économique… » Y a pas de mal à faire campagne devant une foule enthousiaste et chaleureuse…

Justin-Lafilo-et-Mike-de-Espace-FM-Francois-Puponi-et-JP-Pa.jpgL’émotion se lisait dans les yeux de l’animateur d’Espace FM, Mike Rotzen, originaire de Sainte-Marie en Martinique. « J’ai remis les pendules à l’heure car il fallait que je débarque à Paris pour prendre conscience de l’importance de la culture dans la vie des hommes qui m’entouraient au pays, surtout dans ma commune… »

Jeune-danseuse-de-ka-photo-A--Jocksan.jpgChez les Antillais éloignés de leur terre natale, le besoin de culture est une demande forte. Un simple constat, depuis quelques années, le nombre croissant d’associations qui proposent des cours de danse traditionnelle… Pour mieux comprendre ce phénomène, la ville de Paris organise un colloque, le 21 octobre à l’auditorium de l’hôtel de Ville, intitulé : « L’histoire et la contemporanéité des expressions bèlè et gwoka », avec des spécialistes venus des îles. C’est peut-être nécessaire en temps de crise…

Alfred Jocksan

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 05:14

Juan Massenya prend de l’ampleur sur France 5

Juan-Massenya.jpgDepuis la rentrée, il présente « Les uns et les autres », tous les dimanches à 19 heures sur France 5. Juan Massenya s’était fait remarquer avec « Teum teum » qu’il a animé mensuellement pendant deux saisons avec un final en apothéose aux côtés de Jamel Debbouze en juillet dernier. Juan Massenya est né en 1968 en Bretagne, d’une mère bretonne et d’un père martiniquais. Grandi à Saint-Ouen-l’Aumône dans le Val-d’Oise, puis à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, il est devenu DJ en 1998 avant de rentrer à la radio. Générations 88.2 avant « Voodoo club » sur Radio Nova en 2009. Prix du jeune talent dans la catégorie journaliste en 2010, le voilà prêt à déployer ses ailes avec ce nouveau rendez-vous télévisuel. Le 9 octobre, le sommaire de la première est la rencontre.

FXG (agence de presse GHM)

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 05:10

Marie-Do Aeschlimann défie Rama Yade

Photo-le-parisien-Asnieres-Colombes.jpg

Photo Le Parisien

Marie-Dominique Ristori épouse Aeschlimann, la petite Guadeloupéenne devenue Asniéroise et l’épouse du député UMP d’Asnières dans les Hauts-de-Seine, est sur le sentier de la guerre. Après la perte de la mairie d’Asnières par son mari en 2008 (elle était 1re adjointe), elle a pris la tête de l’opposition au maire PS, Sébastien Pitrasanta, élu grâce à un conglomérat PS, Verts, ModeM. Elle a été réélue en 2010 sur la liste UMP à la Région Ile de France et a fondé son propre parti, 100 % Asnières. L’objectif est bien sûr la reconquête de la mairie, mais aussi la reconduction, en juin 2012, de son mari Manuel Aeschlimann à la députation dans la circonscription d’Asnières et de Colombes sud, celle que vise précisément Rama Yade, transfuge de l’UMP passée au Parti radical, et qui cherche un point de chute…

FXG (agence de presse GHM)

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