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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 07:19
L'outre-mer dans la mission Bern 2019

Les sites ultramarins inscrits dans la mission Bern 2019

Pour la deuxième édition de la mission pour la sauvegarde du patrimoine en péril confiée par le président de la République à Stéphane Bern, dix-huit sites emblématiques en France bénéficieront d’un soutien financier, grâce aux jeux "Mission Patrimoine" de la FDJ : le tirage d’un Super Loto le 14 juillet 2019 et deux offres de tickets à gratter mis en vente en septembre 2019.

Réunion

Les sites emblématiques choisis à la Réunion se trouvent à Saint-Pierre et Saint-Louis. Il s'agit d'une part du temple des Casernes, un petit temple tamoul urbain probablement issu du réemploi d’un ancien bâtiment de l’usine des Casernes et affecté au culte depuis 1850, et d'autre part du temple du Gol, consacré à Visnou. C'est le dernier vestige et plus ancien lieu de culte hindou de la Réunion. Il a été construit en 1852 sur ordre du comte Denis Le Coat de Kervégen. Le temple de Gol comporte une importante décoration peinte à l’intérieur.

Les deux édifices présentent un état sanitaire très préoccupant nécessitant d’importants travaux.

Le temple des Casernes fait partie des projets situés dans les centres-bourgs et les centres-villes permettant de renforcer le lien entre patrimoine et revitalisation. Une « marche sur le feu » y est célébrée chaque 1er janvier en l’honneur de Pandyale. Il s’agit du premier projet de restauration d’un temple tamoul protégé au titre des monuments historiques à la Réunion.

Martinique

Les façades des maisons des rues principales Victor-Hugo et Bouillé à Saint-Pierre, héritées de l’aménagement urbain d’avant 1902, constituent les principales voies d’accès et de sortie de la ville de Saint-Pierre. La rue Victor-Hugo, ancienne « Grand-Rue » a longtemps été le chemin principal reliant les trois quartiers historiques de la ville que sont le quartier du Fort, le quartier du Centre et le quartier du Mouillage.

Principales vitrines de la ville de Saint-Pierre, les maisons se trouvant dans les rues Victor-Hugo et Bouillé sont aujourd’hui souvent à l’état d’abandon depuis de nombreuses années et dégradées faute d’une opération de restauration. La plus part de ces maisons devraient pouvoir bénéficier d’une opération de valorisation au service de l’attractivité de la ville, avec une réhabilitation au niveau des façades, mais également au niveau des aménagements intérieurs.

Guyane

Le relais Barcarel à Saint-Laurent du Maroni, est une maison typique de la ville pénitentiaire au coeur de son quartier historique. Bâtie par un ancien bagnard dans les années 1880, elle prospéra d’abord en étant utilisée comme magasin de cartes postales puis de matériel pour orpailleurs. Elle a la particularité d’être la seule maison à ossature de bois avec un remplissage en briques apparentes de la ville.

Fermée depuis vingt ans, la maison n’est plus habitable en l’état : l’escalier n’est plus praticable, les planchers de l’étage menacent de s’effondrer, des pans de mur de briques s’affaissent et de nombreuses briques sont attaquées par un champignon.

Les ouvertures et les auvents sont très dégradés et certaines portes ont du être condamnées, de même que la fenêtre vitrine en façade. Les épis de faîtage en zinc sont en train de se disloquer et pourraient à terme disparaître.

Les travaux à entreprendre concernent la restauration générale de l’édifice et les aménagements permettant d’accueillir des hôtes. La maison accueillera en effet des logements meublés, dont deux seront spécialement aménagés pour des personnes en situation de handicap. La propriétaire espère qu’une visibilité soit apportée à sa démarche, afin de déclencher d’autres initiatives similaires dans la ville.

Guadeloupe

L’église paroissiale Saint-André à Morne-l'Eau est un ouvrage identitaire et emblématique de l’architecte Ali Tur (1889-1977). Il a été  construit en 1930 après la destruction de la précédente église par le cyclone de septembre 1928. Entre 1930 et 1936, Ali Tur, un des architectes des colonies, et son agence réalisèrent cent vingt édifices dont cinq églises. Celle de Morne-à-l'Eau domine le parvis sur lequel ouvre le presbytère, lui aussi dessiné par Ali Tur. Elle adopte un plan basilical dont l’imposant vaisseau central atteint 13 m de haut et est éclairé par de grandes baies verticales, favorisant la bonne ventilation de l’édifice et créant des jeux de lumières. Les baies étaient autrefois fermées par des lames verticales qui créaient des contrastes de lumière. L’emploi de claustras moulés en béton pour fermer les murs de la tribune et le plafond de la nef répond au même parti et permet des effets de clair-obscur.

Les sommes récoltées grâce à la FDJ permettront le démontage et remontage du clocher en béton, en mauvais état et ne répondant plus aux normes sismiques. Ce projet permettra de rendre la nef à nouveau accessible.

FXG, à Paris

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 06:57
Voix des Outre-mer 2e édition

Lancement du concours "Voix des outre-mer" à la Réunion

Le chanteur lyrique Fabrice di Falco est à la Réunion du 16 au 24 mars pour lancer le concours "Voix des outre-mer" et pour auditionner les candidats le 20 mars au conservatoire.

Après les Antilles et la Guyane, le contre-ténor martiniquais Fabrice di Falco a décidé de lancer la deuxième saison de ce concours de chant lyrique en l'ouvrant à la Réunion. Ce concours « Voix des Outre-mer » est placé sous le haut patronage du ministère des Outre-mer et le parrainage du ministère de la Culture et a pour objectif de mettre en valeur les talents ultramarins musicaux et plus spécifiquement ceux qui répondent aux critères de l’opéra.

A travers toute sa carrière internationale, Fabrice di Falco a constaté que sur les scènes d’opéra il y avait peu de diversité, et que s’il avait eu cette chance de percer dans ce milieu élitiste, c’était grâce à l’originalité de sa voix. C'est ainsi qu'avec le contrebassiste Julien Leleu, président de l’association les Contres Courants, il a créé ce concours pour mettre en lumière les voix sublimes des Outre-mer qui ne manquent pas.

Cette seconde édition 2019 qui sera lancée à la Réunion, est ouverte aux voix de la Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane et celles des ultramarins de la région Ile-de-France. Le concours est ouvert aux talents qui aiment la musique sous toutes ses formes et qui ont une formation ou non, il n’impose pas de limite d’âge sera ultérieurement étendu aux autres Régions des Outre-mer dès 2020.

Les jeunes talents sélectionnés  suivront un parcours de perfectionnement offert par l’association les Contres Courants et organisé par l’intermédiaire de master class de Fabrice di Falco et de son équipe artistique pour  les préparer aux demi-finales régionales et à la grande finale nationale à Paris devant un jury de professionnels (directeurs de conservatoire, d'opéras, chefs d'orchestres, compositeurs, agents artistiques, maisons de disques, journalistes et chanteurs d’opéra).

FXG, à Paris

www.voixdesoutremer.com

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 12:13
Ingrid Jean-Baptiste

Ingrid Jean-Baptiste

Le chelsea film festival à l'honneur

Le Chelsea film Festival vient d'être nominé par le journal USA TODAY "10e Best Film festival". Un joli coup de pouce pour ce festival new yorkais de cinéma créé par deux martiniquaises, Ingrid, la fille, et Sonia Jean-Baptiste, la mère. Avant la septième édition qui aura lieu du 17 au 20 octobre 2019. Par ailleurs, les deux fondatrices seront au festival de Cannes au Pavillon Afriques, un hub commercial et de networking organisé par Karine Barclais, une personne originaire de la Martinique et de la Jamaïque.

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 07:37
Concerts Saint George en Guadeloupe

Festival "Saint-George" en Guadeloupe

La deuxième édition du festival Saint-George se déroulera pour la deuxième année consécutive du 16 au 23 mars en Guadeloupe. Pour cette édition qui marquera le 220e anniversaire de la mort de Joseph Bologne dit le chevalier de Saint Georges, ses œuvres seront un peu plus nombreuses que l'an passé et côtoieront les géants du répertoire (Ravel, Couperin, Beethoven, Messiaen, Haydn, Mozart, Debussy, etc...). Une composition de Jonathan Grimbert-Barré, natif de Guadeloupe et ami de l'association "Le concert de M. de Saint-George", sera également créée en première mondiale à cette occasion.

Jonathan Grimbert-Barré, son frère Romuald que le public Saint-Georgien connait bien et la soprano guadeloupéenne, Leila Brédent, sont les seuls artistes français d'un plateau totalement dominé par des artistes et un chef d'orchestre américains.

Les concerts auront lieu au Mémorial ACTe, à la cathédrale Saint-Pierre-Saint-Paul ou à la ville de Baillif, le lieu de naissance de Bologne.

La venue d'Alain Guédé, fondateur de l'association, auteur d'une biographie du chevalier et d'un travail de restauration des partitions du chevalier lors du festival reste à ce jour encore incertaine.

FXG, à Paris

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 08:36
Banane mickey

La "banane française enfant"

"La banane française respectueuse des normes les plus élevées au monde." Le slogan est affiché au-dessus de l'immense stand de la banane antillaise qui accueille le visiteur du hall où sont exposées les agricultures des Outre-mer à la porte de Versailles pendant le salon international de Paris. C'est que nos producteurs de bananes unis ne loupent jamais une occasion de rappeler aux responsables politiques la spécificité de nos bananes françaises de Guadeloupe et de Martinique, exemplaires en terme d'environnement, en terme social mais également en terme de marketing.

Le 26 février, Le président de l'UGPBan, Eric de Lucy et les administrateurs Jean-Claude des Grottes, Laurent de Meillac, Tino Dambas ont donc profité de la présence des ministres de l'Outre-mer, de l'Agriculture et du Premier d'entre eux au salon pour faire coup double : Dénoncer la baisse des tarifs douaniers européens pour les bananes péruviennes, équatoriennes et colombiennes et présenter un nouveau produit, la banane française enfant. "La baisse des tarifs douaniers équivaut à leur faire un cadeau de 370 millions d'euros", a signalé Eric de Lucy avant qu'il ne dénonce ces produits qui parfois se réclament du bio tout en étant en-deçà des normes européennes, d'où l'affichage en grand du slogan ! "C'est tout l'enjeu du travail d'uniformisation que nous devons faire avec l'Europe. Un projet de budget POSEI est en cours et le gouvernement entier est attentif aux Outre-mer", a répliqué le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume. Ce dernier s'est davantage étendu sur la grande capacité de "segmentation du marché" qu'ont su avoir les producteurs antillais. En effet, après la banane équitable française l'an dernier avec son packaging sous ruban adhésif par deux, trois, quatre ou six fruits, voici venu le temps de la banane française enfant. Une petite banane sous ruban elle aussi que l'UGPBan a eu l'idée de marquer de la célèbre silhouette, nonagénaire cette année, de Mickey, grâce à un partenariat signé avec Disney : "Vous êtes en avance, a poursuivi Didier Guillaume ! La demande alimentaire de nos concitoyens a changé depuis dix ans et ce que vous avez fait avec le ruban et la banane pour enfant à l'effigie de Mickey est remarquable !"

Annick Girardin est venue enfoncer le clou : "La banane Mickey, elle me plaît bien et je suis sûre qu'elle va plaire aux enfants !" Le concept "banane française équitable" a déjà fait ses preuves sur le marché français puisqu'elle a permis d'écouler jusqu'à 80 000 bouquets par jour, soit 400 000 fruits avec un prix fixe toute l'année sans avoir besoin de peser. De plus ce packaging a permis aux distributeurs de réduire significativement la casse en rayon (les fruits abîmés), soit 6 % ou l'équivalent de 36 000 tonnes de bananes et, bien sûr, des gains de marges additionnelles avec 17 promoteurs des ventes qui circulent dans toute la France.

FXG, à Paris

 

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 09:50
Célimène encore au Conseil d'Etat
Célimène se débat devant le Conseil d'Etat
Le Conseil d'État a rejeté mercredi 27 février une nouvelle requête de Fred Célimène. L'ancien professeur d'économie et ancien directeur du CEREGMIA entendait ainsi demander au Conseil d'État d'exécuter la décision par laquelle il avait cassé sa révocation ordonnée par la Conseil national de l'enseignement supérieur et de la Recherche (CNESER). Cette requête en exécution signifiait pour l'intéressé sa réintégration à l'université des Antilles et le versement de ses salaires non perçus depuis sa révocation.
Malheureusement pour Fred Célimène, le Conseil d'État estime que le juge de l'exécution ne peut etre aussi celui de la cassation. En conséquence, le Conseil d'État n'a pu que rejeter sa requête. Les magistrats ajoutent qui plus est dans leur décision qu'entretemps le CNESER a déjà rejugé M. Célimène et prononcé à nouveau sa révocation en septembre 2018. Cette ultime révocation ferait, selon Fred Célimène, l'objet d'un autre recours devant le Conseil d'État. A suivre donc...
FXG

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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 11:32
Prix de la France s'engage Outre-mer

François Hollande récompense deux innovations ultramarines

Le Wello-Projet Véloce réunionnais et Kazarecycle-les récifs artificiels sont deux projets ultramarins innovant et avec une dimension sociale et environnementale que la fondation "La France s'engage" de l'ancien président de la République, François Hollande, a récompensé.

Un Guadeloupéen, Franck Phazian, pour ses récifs artificiels issue du recyclage de machines à laver et une Réunionnaise, Sarah Lavina, pour ses triporteurs à énergie solaire, se sont vus remettre chacun une dotation de 100 000 euros, un accompagnement pour trois ans et bien sûr le label "La France s'engage" qui se veut celui de l'innovation sociale. "Il s’agit de faire plus pour l’Outremer, a déclaré l'ancien chef de l'Etat. Je voulais que les projets outremer soient reconnus en tant que tels parce qu’ils ont valeur d’exemple."

Sarah Lavina, responsable du pôle économie sociale et solidaire et des ateliers de chantier d'insertion permanents de l'association locale d'insertion par l'économie, et Arnaud Chereau, le président de Wello, ont été appelés les premiers à la tribune pour se voir remettre leur prix par Frédéric Mazzella, de Blablacar et co-président de France digitale, et l'ancien footballeur et entraîneur Fabrice Abriel. Le fondateur de Blablacar a ironiquement regretté de ne pas avoir eu lui même cette idée de triporteur alimenté par l'énergie solaire et Arnaud Chéreau a su évacuer du tac au tac les éventuelles critiques sur le bilan carbone de ses batteries : "Pas plus de 6 grammes contre 120 grammes en moyenne pour un véhicule ordinaire !" Et en plus, les véhicules sont fabriqués par des personnes en insertion. "Ce soir, si nous sommes réunis ici, a déclaré Sarah Lavina, c’est parce que nous sommes l’exemple que l’on peut créer des passerelles et y arriver !"

Inès Boucheau-Choisy, la présidente du groupe Outre-mer du Conseil économique, social et environnemental, et l'ancien footballeur Luc Sonor ont ensuite fait monter Franck Phazian à la tribune. Cet animateur social s'est spécialisé dans l'économie circulaire avec Kazabrok/Kazarecycle, une brocante sociale qui vend de l’électroménager et des meubles recyclés sur place. Et comme c'est aussi un plongeur, il a eu l'idée de récupérer les lests de béton des machines à laver pour créer des récifs artificiels et des corps morts favorisant ainsi le renouveau de la vie sous-marine. "Mon cheval de bataille, c’est de montrer que notre jeunesse peut être l’étendard et l’avenir de la Guadeloupe de demain..." Et alors qu'il évoque cette belle aventure de l'économie sociale et solidaire à la tribune, il lâche : "On a eu un gros coup de semonce avec la suppression des emplois aidés, j'ai perdu 70 % de mon personnel !" Du petit lait pour l'ancien chef de l'Etat qui n'a pas cherché à cacher son sourire. A l'issue de la cérémonie, François Hollande a déclaré : "Ces deux projets récompensés qu’on ne pourrait voir nulle part ailleurs sont l’alliance d’une technologie et d’une initiative sociale avec un impact environnemental considérable."

FXG, à Paris

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 07:33
La représentation du noir dans l'histoire de l'art

L'histoire des Noirs dans la peinture

“Qui est ce Noir dans le tableau ? Que fait-il là ? Pourquoi a-t-il suscité l’intérêt de l’artiste ? Comment se fait-il que nous n’en ayons jamais entendu parler ?”, demandent Naïl Ver-Ndoye et Grégoire Fauconnier dans l'avant-propos de leur ouvrage, "Noir - Entre peinture et histoire". Fauconnier et Naïl Ver-Ndoye signent avec ce titre un bel ouvrage qui tire le fil noir de la toile pour revisiter l'histoire de l'art à travers la représentation des Noirs dans la peinture européenne, du XIVe siècle au milieu du XXe siècle. Ces deux auteurs qui sont professeurs d'histoire et géographie nous racontent les destinées de personnalités noires, réelles ou fantasmées, devenues célèbres ou encore ignorées du grand public qu'il s'agisse de Sardanapale, de Balthazar le mage, d'Othello ou de l'abbé Moussa... Ces figures souvent en marge de la grande histoire ont pourtant joué un rôle essentiel au fil des siècles. Les 300 œuvres rassemblées dans cette anthologie en témoignent admirablement. En abordant de la façon la plus rigoureuse et sans détour le thème des Noirs dans l'histoire, Ces oeuvres réunies nous permettent d'envisager les enjeux de la diversité sous un angle nouveau. “Nous concevons ces pages comme un plaidoyer pour l’ouverture à l’autre, écrivent les auteurs (...) nous souhaitons montrer que l’histoire des relations entre les Noirs et l’Europe est bien plus ancienne que l’on pense et qu’à l’ombre du racisme, de magnifiques contre-exemples viennent fissurer l’édifice de l’intolérance.”

Ce beau livre d'art et d'histoire s'adresse aux passionnés mais aussi aux profanes, aux curieux, aux rêveurs… À la manière d'un musée imaginaire, plus de 200 artistes s'y croisent à travers le rapprochement de leurs oeuvres respectives. Les styles et les anecdotes se confrontent pour faire sens, toujours à la croisée de l'art et de l'histoire.

FXG, à Paris

Editions Omnisciences, 35 euros

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 06:57
Samuel Gelas « Maman poule et enfant roi », 2018.

Samuel Gelas « Maman poule et enfant roi », 2018.

Eclats d'îles 3ème !

Du 28 février au 15 mars, la galerie 24Beaubourg à Paris accueille le troisième édition de l'exposition "Ecats d'îles" autour des artistes Charles Chulem-Rousseau, Guy Gabon, Samuel Gelas, Bruno Pédurand, Richard-Viktor Sainsily Cayol et Antoine Nabajoth.

Pour valoriser la richesse créative des artistes (plasticiens, sculpteurs, installateurs, photographes ou vidéastes) guadeloupéens, richesse marquée par un trop grand déficit de visibilité, la Région a mis en place le concept “Éclats d’Îles”, un cycle d’expositions pluridisciplinaires lancé à Paris en avril 2018, dont le commissariat a été confié à Florence Alexis, et l’organisation à l’agence Krystel Ann Art. Ce projet présente une sélection d’oeuvres de quelques un(e)s des meilleurs artistes des îles de Guadeloupe et vise à éveiller l’intérêt des cercles d’art contemporain pour de nouveaux gisements de création qui captent déjà le regard dans de nombreuses villes du monde.

Après les 700 visiteurs de l'acte I au printemps 2018 à la Galerie A2Z de Saint-Germain des Près autour des oeuvres de Joël Nankin, Alain Joséphine, Anaïs Verspan, Nicolas Nabajoth, Ronald Cyrille et So Aguessy Raboteur, après les 1000 visiteurs de l’acte II, en octobre dernier à la galerie 24Beaubourg autour des oeuvres de François Piquet, Philippe Thomarel, Marielle Plaisir, Jean-Marc Hunt et Shuck One, voici venu le temps du dernier acte. Il se tiendra du 28 février au 15 mars, également à la galerie 24Beaubourg et exposera le travail des artistes Charles Chulem-Rousseau, Guy Gabon, Samuel Gelas, Bruno Pédurand, Richard-Viktor Sainsily Cayol et Antoine Nabajoth.

FXG, à Paris

Un "pavillon Guadeloupe" à la biennale de Venise

Joël Nankin, Jean-Marc Hunt et François Piquet, trois artistes exposés dans Éclats d’îles Vol.1 et 2) ont récemment été sélectionnés pour participer à la Biennale de Venise (mai-octobre 2019). Ils participeront au projet « Personal Structures », organisé par la Fondation GAA et accueilli par le European Cultural Center. Les oeuvres seront présentées dans un ensemble d’espaces officiellement appelé le « Pavillon Guadeloupe ». C’est la première fois que les Îles de Guadeloupe se voient attribuer un pavillon au sein d’un évènement artistique international de cette envergure.

Guy Gabon, l'artiviste

Guy Gabon est une « artiviste » qui produit un travail pluri et trans-disciplinaire qui la conduit à imaginer et à mettre en oeuvre des expérimentations artistiques protéiformes prenant appui sur le land art, l’éco design, le cinéma, le graff végétal, le graffiti inversé. Par ce travail, elle réfléchit, recherche, expérimente et questionne sur les déséquilibres que génèrent notre société de consommation, les enjeux - politiques, sociaux et écologiques - de la société et sur l’urgence de [re] penser et d’agir autrement, de façon peut être plus solidaire, plus responsable en faisant appel à l’émotion pour interpeller les publics.

Samuel Gelas, animosité et animalité

La démarche picturale de Samuel Gélas s’apparente à la figuration narrative et au pop art dans une forme à la fois ludique, poétique et critique du monde. La plupart de ses oeuvres questionnent la nature humaine à travers ses diverses formes d’animosité et d’animalité dans un corpus travaillant avec force la question des violences urbaines, sociales et culturelles.

Ce diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy, résident de la Cité Internationale des Arts, s'est fait connaître du grand public au salon de Montrouge en 2012 et à ArtBemao 2013. Ses peintures ont ensuite été présentées à Paris dans des expositions collectives à la Galerie Nathalie Obadia et la Galerie LJ.

Bruno Pédurand, l'art du recouvrement

Né en 1967 à Pointe-à-Pitre , Bruno Pédurand vit et travaille à Fort-de-France. Son oeuvre est ancrée dans l’histoire d’un peuple et dans la réalité sociale antillaise dont il dénonce certains aspects. Il utilise pour cela différents médiums : la peinture, la vidéo, la lumière, le son. Il réalise aussi des installations. Ses oeuvres produisent un trouble qui a sans doute pour origine la technique utilisée : une pratique qui joue sur tous les registres du recouvrement. Bruno Pédurand voile pour mieux rendre présent, recouvre pour mieux révéler, oblitère pour mieux réactiver.

Richard-Viktor Sainsily Cayol déconstruit la mémoire collective

Né le 21 juillet 1959 à Dugazon Abymes, il est diplômé de l’ENSBA (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris), ancien élève de l’ENSAD (École National Supérieure des Arts décoratifs de Paris) et de l’Américan Parson’s School of photography de Paris. Il a également étudié l’histoire de l’art à l’Université Paris I (Panthéon-Sorbonne). Cet artiste au parcours international qualifié, thématise son art depuis plus de 30 ans, dans une démarche subversive de déconstruction de la mémoire collective. Celle, façonnée par l’histoire chaotique de la Guadeloupe (la colonisation, le génocide amérindien, la traite négrière), suscitant une réflexion sur les problématiques contemporaines qu’elle génère.

Charles Chulem-Rousseau, la photographie intimiste

Né en 1970, Charles Chulem-Rousseau commence une carrière de photographe et fait une rencontre déterminante avec Antoine d’Agata. Il travaille pendant neuf ans en laboratoire photo argentique puis numérique. Il est primé lors du concours des assistants Profoto en 2002, puis publié dans Libération, JazzMan et aux Éditions Hervas. En 2005 il s’installe en Guadeloupe et expose la série « Singularité ». En 2009, il réalise une série de portraits noir et blanc sur les sourds et malentendants de Guadeloupe, « Paroles de Sourds » qui fera date dans la vie culturelle de l’archipel. Puis suivront les expositions « L’autre et moi, l’autre moi », « 44 jou », « Ali Tur » et « Mi-Mas Gwadloup ». Depuis il porte son regard sur notre archipel par sa pratique très intimiste, authentique, qui dévoile une part mystérieuse de sa sensibilité parfois exacerbée.

Antoine Nabajoth, l'art et la transmission

Né en 1964, Antoine Nabajoth vit et travaille en Guadeloupe. En 2000 il obtient le CAPES d’arts plastiques. Puis, animé par son désir d’initier les plus jeunes comme les adultes à sa passion pour le dessin et la peinture, il crée son propre atelier d’art. Depuis, il prépare des élèves aux concours des Beaux Arts et anime de nombreuses activités pédagogiques en Guadeloupe. Parallèlement, il mène une carrière artistique qui l’amène à exposer régulièrement dans la Caraïbe (Cuba, Haïti, Martinique, Guadeloupe), dans l'Hexagone et à Londres.

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 08:31
CIOM

Un Comité interministériel des Outre-mer pour "maintenir la dynamique des assises"

Un Comité interministériel des Outre-mer (CIOM) s’est réuni vendredi 22 février à l’hôtel Matignon. Le Premier ministre, entouré de sa ministre des Outre-mer et de sept de ses collègues, voulait, huit mois après le rendu des assises des Outre-mer et la publication du Livre bleu Outre-mer, le 28 juin 2018, réaliser un premier point d’étape sur les actions de l’État en outre-mer.

"Ce comité interministériel, indique Matignon, a pour but de pour maintenir la dynamique des Assises." Dans une vidéo postée sur twitter, Annick Girardin se félicitait que "66% des actions et projets prévus dans le Livre bleu outre-mer sont ainsi réalisés ou engagés".

Grosso modo tout ce qui agite la rue Oudinot depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée a été passé au crible : plan d’urgence Guyane, plan pour l’avenir de Mayotte, reconstruction de Saint-Martin après le passage d’Irma, plan de lutte contre les sargasses, feuille de route sur le chlordécone et bien sûr la nouveauté de l'année : la trajectoire outre-mer 5.0 qui résume, en 5 objectifs, les principales orientations du Livre bleu.

Au cours de ce Comité, les ministres ont pu échanger plus précisément sur l’état d’avancement de 20 actions : la lutte contre le décrochage scolaire ; le plurilinguisme dans les apprentissages ; le programme Action coeur de ville ; l’outil de territorialisation des besoins en logement ; l’inclusion dans l’emploi des jeunes en outre-mer ; le pacte d’investissement dans les compétences ; microcrédit professionnel ; l'inclusion bancaire ; le renforcement des moyens et des effectifs de la Police de sécurité du quotidien ; la réforme du dispositif d’exonération de charges patronales ; le renforcement de l’offre locale de médecins ; le parcours de santé des personnes âgées ; la protection des populations face aux substances chimiques ; la fin du charbon ; le très haut débit fixe et mobile ; l’inclusion numérique ; les plateformes de recherche ; la construction et rénovation des équipements sportifs ; la meilleure connaissance des pratiques culturelles ultramarines et enfin l'expérimentation du pass Culture en Guyane.

Un autre CIOM sera réuni au deuxième semestre 2019, avant un troisième point d’étape qui sera établi par le président de la République lui-même au premier semestre 2020.

FXG, à Paris

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