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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 05:41

Une pièce de 200 € or des régions

La Monnaie de Paris sort une pièce exclusive en or massif dédiée aux 22 régions et 5 départements d’Outre-mer.

200---Or-face.jpgTirée à 50.000 exemplaires, en or massif (999 °/00) d’un diamètre de 21 mm, et figurant sur sa face les 22 régions de l’Hexagones et les 5 de l’outre-mer, la pièce de 200 € a été émise ce lundi 3 octobre. Elle est disponible par souscription, du 3 au 22 octobre 2011, dans 1000 bureaux de poste et à la Monnaie de Paris. La face de la 200 € Or des Régions présente un dessin circulaire au design moderne qui reprend le nom des 27 régions. Au cœur de ce cercle figure une représentation graphique de la France. Le revers expose la valeur faciale entourée des deux branches, l’une de chêne, l’autre de laurier, évoquant le signe de l’Euro. 200---Or-revers.jpgL’ensemble du motif du revers est encadré par un assemblage de traits représentant l’hexagone. Prestigieuse, compte tenu de son tirage limité (50.000 exemplaires) et de sa composition en or massif (999 ‰), cette pièce de collection vaudra toujours au minimum sa valeur faciale. La mise à disposition de ces pièces se fera du 5 décembre 2011 au 28 janvier 2012.  La monnaie de Paris avait déjà lancé le 19 septembre dernier, 27 pièces de 10 € en argent mettant à l’honneur les plus célèbres monuments et sites de France métropolitaine et DOM. Du Château de Versailles, au Mont Saint-Michel, en passant par les Grottes de Lascaux, la Cathédrale Saint Louis à Fort de France, mais aussi le Canal du Midi, le Piton de la Fournaise ou les Falaises d’Etretat…

 

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 06:27

Impressions dilettantes

image-expo-2.jpgLa Maison de l’Océanie à Paris accueille jusqu’au 9 décembre « Impressions Polynésiennes », une exposition des photographies de Ferrante Ferranti. Le principal fait d’armes de ce photographe est d’avoir collaboré dans plusieurs ouvrage avec Dominique Fernandez, académicien français, père de l’actuel directeur du Trésor, et fils du critique littéraire et dirigeant de la NRF aux heures sombres de la collaboration. Méditerranéen (né en Algérie, d’un père sicilien et d’une mère sarde), architecte, photographe, voyageur, Ferrante Ferranti a saisi l’opportunité de l’Année des Outre-mer français pour donner forme à ce projet monté en collaboration avec deux journalistes de La tribune, Alexandra Arnoux et Isabelle Lefort, et la délégation de la Polynésie à Paris. Leur idée est de « tordre le cou » aux clichés, aux images de « sable blanc, cocotiers, vahinés et fleurs de tiaré »… Au vu du temps passé sur place, 12 jours, et des 23 clichés exposés et mis en en vente, ces impressions polynésiennes laissent plutôt penser que ces trois là ont trouvé un bon plan pour sa balader aux frais du pays. C’est l’art dilettante !

FXGimages-expo.jpg

 


Entretien avec Ferrante Ferranti

 

Ferrante-Ferranti-portrait.jpg« Je suis allé au-delà des apparences »

Ces images sont-elles votre premier regard sur cet archipel ?

Total ! En fait, j’en rêvais comme tout le monde et très vite je me suis rendu compte de la dimension spirituelle qui est en train de renaître et ça a été une révélation totale.

C’est cela que vous appelez aller au-delà des apparences ?

J’y suis allé avec un regard vierge ; j’ai très vite laissé tomber tous les préjugés et j’ai été frappé de la vie qui régnait dans les lieux sacrés. On ne parle jamais de la dimension sacrée de la Polynésie, on ne parle que de sa dimension naturelle, spectaculaire avec les images de lagon… Je me suis donc laissé aller à cette approche, cette expérience sensible et c’est à partir de là que je suis allé au-delà des apparences. J’ai reçu toutes ces images, ces lieux, tout ce qui m’était donné et je m’émerveillais à chaque instant. Il y a une profondeur, un ancrage, mais ce qui m’a surtout frappé, c’est la force des caractères. J’ai rencontré des gens qui m’ont aidé à dépasser les apparences.

Vous dîtes que vous avez utilisé des passeurs…

Un passeur en a amené un autre… L’un nous emmenait sur un lieu et là, un autre nous emmenait ailleurs. C’est très important car ce sont des lieux qui nécessitent une initiation. Quelque chose m’a surpris en Polynésie, c’est la notion de distance. On est distant géographiquement et, surtout, on l’est aussi mentalement parce qu’on est déjà avec des idées arrêtées, sans ouverture d’esprit, sans curiosité. Ces passeurs nous ont aidés à très vite aller à l’intérieur et à nous donner quelques clés qui ont contribué à cette approche très spécifique.

Mais encore ?

Ce qui caractérise mon approche dans mon travail photographique, c’est que je veux privilégier le détail. En Polynésie, ce qui est frappant, c’est l’espace, gigantesque, infini où l’on est perdu avec une dimension où la nature rend l’homme tout petit. Moi, j’ai voulu montrer la nature en train de vivre avec des fleurs en décomposition, des natures mortes d’une beauté incroyable avec des feuilles qui tombent. Il y a une abondance de la nature, des cycles qui se renouvellent… Et je me dis qu’au fond, par le détail, on peut faire rêver. Il y a très peu de vues d’ensemble, mais on évoque l’immensité…

Qu’avez-vous retenu de cette expérience ?

D’être loin, loin, loin, loin… Il y a quand même cette présence européenne due au fait que c’est un territoire français avec ses codes, mais cet exotisme parallèle est d’autant plus saisissant, attirant quand on reprend nos marques. Ce que l’on retient, c’est ça, cet exotisme qui nous touche, qui reste très proche de nous et nous ouvre ce champ très large.

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 06:12

Zobel, le cœur en Martinique et les pieds en Cévennes

La place des Fêtes, à Paris (19e), accueille depuis une semaine la première exposition sur le romancier martiniquais, Joseph Zobel,  intitulée « Le cœur en Martinique et les pieds en Cévennes ». Elle est réalisée par  l’association Passions partagées, présidée par Patricia Thierry. L’expo raconte l’homme Zobel, en images, en dessins  et en mots.

Tony-Mardfaye-Kamel-Kazadri--Daniel-Maximin-Yves-Chamela-Eu.jpg28 panneaux permettent de découvrir le parcours de Joseph Zobel ainsi que son œuvre littéraire et sa création artistique multiple (dessins, aquarelles, ikebanas, poteries, sculptures). Des nombreuses personnes ont fait le déplacement, notamment son fils, Francis Zobel,  venu d’Anduze (Gard) en famille. « C’est avec fierté et émotion que je suis là. Les intervenants ont montré qu’ils connaissaient bien mon père, qu’ils  l’avaient très bien perçu. » La cinéaste et réalisatrice martiniquaise, Euzhan Palcy qui a porté à l’écran son roman « La rue cases nègres », est venue spécialement pour découvrir l’exposition et participer à une table ronde sur la vie de l’écrivain avec José Le Moigne, auteur de l’essai, « Joseph Zobel, le coeur en Martinique et les pieds en Cévennes », (éditions Ibis Rouge), le réalisateur Kamel Kezadri, auteur du documentaire, « Joseph Zobel, d’amour et de silence », le poète Tony Mardaye et le commissaire de l’année de l’Outre-mer Daniel Maximin. Francis-Zobel-et-son-fils-photo-A--Jocksan.jpgEuzhan Palcy 23 ans à l’époque du tournage, se souvient de lui, en curé... Zobel n’a pu revoir la rue cases nègres avant de mourir à Alès en juin 2006. « Il était inconcevable que l’auteur de La rue cases nègres soit absent dans son pays, je ne pouvais pas dormir avec cette pensée là. Quand je le quittais, je disais, il faut qu’il retourne vers cette Martinique qui l’a blessé.  Chaque jour, je plantais une petite graine et l’une d’elles a germé. Et Zobel a accepté de revenir avec moi et d’incarner le personnage du curé dans le film. Quand il est retourné à la Martinique, Zobel était heureux. Il a pleuré. Puis, il est retourné à Anduze mais avec un désir profond de revenir et d’acheter une maison. » La musique du flûtiste des mornes, Max Cilla, accompagné de son frère Michel Cilla et de la chanteuse lyrique Danièla Rada, puis les danseurs de Lékol Bèlè Kalennda Danmyé de Paris ont terminé la soirée.

Alfred Jocksan


L’exposition le cœur en Martinique et les pieds en Cévennes visible gratuitement au Centre d’animation de la place des Fêtes  puis au Centre d’animation Curial, du 3 au 14 octobre, au Centre d’animation Clavel, du 17 octobre au 4 novembre, au Centre d’animation Rébeval, du 5 au 18 novembre, et au Centre d’animation Angèle Mercier, du 30 janvier au 10 février 2012.

 

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 16:18

Nouvelle image pour France Ô

A partir du 1er octobre, France Ô s’ouvre davantage sur le monde et met de la fraîcheur et de la couleur dans son habillage antenne. Le « Ô » s’échappe de son cadre formel ; il vagabonde, s’accroche à la façade d’un immeuble parisien, se glisse sous les doigts d’un DJ avant de rebondir sur un mur de briques new-yorkais. Il devient le point d’ancrage de ce nouveau système. Dans ces séquences aussi fugitives que ludiques, les personnages jouent avec le logo alors qu’autour d’eux se déploie toute la palette du spectre des couleurs orangées. Cette inspiration citadine, enrichie de sonorités métisses est rythmée par une musique mixée de scènes de vie et de sonorités du monde. Cette nouvelle mélodie est représentée par un souffle de Ô chantée par plusieurs voix.

L’info est également relookée depuis le 19 septembre grâce à des génériques déclinés d’un même concept : le jeu avec l’accent du Ô sur un planisphère.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 09:59

Le football pro aux couleurs de l’Outre-mer

Les 1er et 2 octobre, le football professionnel s'associe à l'opération l’année des Outre-mer français.

A l’occasion de la 9e journée de Ligue 1 et de la 10e journée de Ligue 2, les coups d’envoi des rencontres seront donnés par des footballeurs ultramarins. Par cet événement, la Ligue de football professionnel et l'Union des clubs professionnels de football souhaitent rendre hommage aux très nombreux joueurs d'outre-mer qui ont participé au rayonnement du football français.

PROGRAMME DES COUPS D'ENVOI DE LA 9E JOURNEE DE LIGUE 1

FC Girondins de Bordeaux – Montpellier HSC : Marius Trésor

Né à St-Anne en Guadeloupe, Marius Trésor a remporté le titre de champion de France en 1984 avec les Girondins et la Coupe de France avec l'OM en 1976. Il compte 440 matches en Ligue 1. En équipe de France, il compte 65 sélections et a été demi-finaliste de la Coupe du Monde 1982. Daniel Maximim, commissaire général de l'année des outre-mer 2011 assistera à cette rencontre.

Stade Malherbe Caen – OGC Nice : Pascal Vahirua

Né à Papeete à Tahiti, Pascal Vahirua a remporté la Coupe de France avec l'AJ Auxerre en 1994 avant de partir jouer à Caen de 1995 à 1998 avec qui il remporte le titre de champion de Ligue 2 en 1996. Il compte 22 sélections en équipe de France et 313 matches en Ligue 1.

Dijon FCO – AC Ajaccio : Fraznck Grandel

Né à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, Franck Grandel a évolué ces deux dernières saisons à Dijon. En 2007, il est désigné meilleur gardien de la Gold Cup avec la Guadeloupe.

LOSC – Stade Rennais : Bernard Lama

Originaire de Guyane, Bernard Lama a remporté le titre de champion de France en 1994 avec le PSG, trois Coupes de France, deux Coupes de la Ligue et deux Trophées de Champions. Il compte 103 matches avec le LOSC de 1984 à 1989. Champion du Monde 1998, Champion d'Europe 2000, il compte 44 sélections en équipe de France.

Olympique de Marseille – Stade Brestois : Parrainage de Loïc Rémy

Formé à l'Olympique Lyonnais, Loïc Rémy évolue à l'Olympique de Marseille depuis 2010 après un passage par le RC Lens et l'OGC Nice. Originaire de Martinique, il a déjà marqué 48 buts en Ligue 1 et compte 13 sélections en équipe de France. Tout au long de la semaine, Loïc Rémy sera le parrain de cette opération sur les médias de l'OM, OMtv et OM.net.

AS Nancy-Lorraine – Evian Thonon Gaillard FC : Olivier Rambo

Né à La Trinité en Martinique, Olivier Rambo a passé 12 saisons de 1993 à 2005 à l'AS Nancy-Lorraine. Champion de Ligue 2 en 1998 et 2005 avec l'ASNL, il compte 78 matches en Ligue 1 et 191 matches en Ligue 2.

PSG – Olympique Lyonnais : Laurent Robert

Né à Saint-Benoît à La Réunion, Laurent Robert passe par le centre de formation du Montpellier Hérault SC où il évolue de 1994 à 1999 avant de partir pour le PSG de 1999 à 2001. Vice-champion de France en 2000 avec le PSG, il compte 9 sélections en équipe de France avec laquelle il remporte en 2001 la Coupe des Confédérations. Le match se déroulera en présence de Mme Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l'Outre-mer.

AS Saint-Etienne – AJ Auxerre : Gérard Janvion

Né à Fort-de-France en Martinique, Gérard Janvion remporte le titre de champion de France avec l'ASSE en 1974, 1975, 1976 et 1981 et trois Coupes de France (1974, 1975, 1977). Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1982, il compte 40 sélections en équipe de France.

FC Sochaux-Montbéliard – Toulouse FC :ranck Silvestre et Eric Boniface

Sélectionné à 11 reprises en équipe de France, Franck Silvestre a été formé au FCSM où il a évolué de 1985 à 1993 et remporté un titre de Champion de Ligue 2 en 1998. Champion de France et vainqueur de la Coupe de France en 1996 avec l'AJ Auxerre, Franck Silvestre est originaire de Guadeloupe où il fêté son jubilé en 2009.

D'origine martiniquaise, formé aussi au FCSM, Eric Boniface a évolué à Sochaux lors de la saison 1987/1988 puis de 1997 à 1999. Avec le FC Gueugnon, il remporte la Coupe de la Ligue en 2000.

FC Lorient – Valenciennes FC : Fabien Robert

Originaire de la Réunion, Fabien Lorient joue au FC Lorient depuis 2007 avec un intermède en 2009/2010, saison au cours de laquelle il a été prêté à l'US Boulogne Côté d'Opale.


PROGRAMME DES COUPS D'ENVOI DE LA 10E JOURNEE DE LIGUE 2

Havre AC – FC Nantes : Florent Sinama Pongolle

Né à Saint-Pierre à La Réunion, Florent Sinama Pongolle a été formé au HAC où il a disputé 46 matches de 2001 à 2003. Elu meilleur joueur de la Coupe du Monde de moins de 17 ans en 2001, il remporte avec Liverpool la Ligue des Champions en 2005 et la Coupe d'Angleterre en 2006. Depuis la début de la saison, il évolue dans les rangs de l'AS Saint-Etienne.

RC Lens – Stade Lavallois : José Pierre-Fanfan

Champion de France en 1998 et Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1999 avec le RC Lens, José Pierre-Fanfan a ensuite remporté la Coupe de Ligue en 2003 et la Coupe de France en 2004 avec le PSG. D'origine martiniquaise, il compte 168 matches en Ligue 1 de 1997 à 2005.

AS Monaco FC – CS Sedan-Ardennes : Luc Sonor

Né à Basse-Terre en Guadeloupe, formé au CS Sedan puis au FC Metz, Luc Sonor a remporté le titre de champion de France en 1988 avec l'AS Monaco FC et deux Coupes de France (en 1984 avec le FC Metz, en 1991 avec l'ASM). Il compte 392 matches en Ligue 1 et 9 sélections en équipe de France. Il est aujourd'hui membre de la Commission de Discipline de la LFP.

Amiens SC – EA Guingamp : Alexandre Durimel

Jeune défenseur de 21 ans, Alexandre Durimel évolue à Amiens depuis 2009 avec qui il a participé à la remontée en Ligue 2.

US Boulogne CO – SC Bastia : Iranus Damiette

Né à Deshaies en Guadeloupe, Iranus Gamiette a notamment évolué à au CS Sedan, au Stade de Reims avant de signer à l'USBCO en 1998 où il a mis un terme à sa carrière en 2005. Educateur au club, il travaille au service des sports de la ville de Boulogne.

Clermont Foot – FC Metz : Eric Gelard

Originaire de Vieux-Fort en Guadeloupe, Eric Gelard a évolué avec Clermont en tant que joueur de 1984 à 1996. Depuis 10 ans, il occupe le poste d'entraîneur des gardiens du Clermont Foot.

FC Istres – Le Mans FC : Rodrigue César

Milieu de terrain de 23 ans, Rodrigue César évolue à Istres depuis la saison dernière. Il compte trois sélections avec la sélection martiniquaise en Carribean Cup.

ESTAC – FC Tours : Oliver Bonnin et Sylvain Larue avec Bruno Bini

Dans le cadre de la septième édition de la fête du football amateur organisé chaque saison par l'ESTAC, le coup d'envoi sera donné par Bruno Bini, sélectionneur de l'équipe de France féminines, accompagné par les deux plus jeunes joueurs ultramarins de l'ESTAC, Oliver Bonnin et Sylvain Larue, qui évoluent avec les U13 du club.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 05:43

Le ministère de l’Outre-mer va gérer en 2012 quelque 2 milliards €

Le budget de l’Outre-mer connaît une légère hausse en 2012, mais subit aussi le nouveau coup de rabot sur la défiscalisation.

« Ca va être une drôle de configuration pour ce budget, entend-on dans les couloirs du ministère de l’Outre-mer, d’autant plus au mois de décembre… Ca va être un petit peu plus long. » La perspective de l’examen du budget au Sénat, à partir du 3 décembre, laisse songeur une majorité pas encore habituée à la minorité. Même si le mot de la fin reviendra de toute façon à l’Assemblée nationale, là où tout commence d’ailleurs. La ministre, Marie-Luce Penchard sera auditionnée le 26 octobre sur le budget de la mission Outre-mer par la commission des affaires économiques et sociales de l’Assemblée avant l’examen du projet de loi dans l’hémicycle du palais Bourbon, sans doute le 8 novembre. Le projet, tel que présenté au conseil des ministres du 28 septembre prévoit sur les programmes 138 (emploi) et 123 (conditions de vie) 2.18 milliards € en autorisation d’engagement (+ 1.1 %) et 2.035 en crédits de paiement (+2.9 %). Ces chiffres n’épuisent pas l’ensemble de l’enveloppe financière destinée à l’Outre-mer car la contribution de l’ensemble des ministères s’élève à 13.8 milliards € en autorisation d’engagement et 13.4 en crédits de paiement. En comparaison, le budget destiné au règlement des intérêts de notre dette souveraine est de 48 milliards € sur un budget global de 350 milliards.

La part des dépenses fiscales (les non rentrées d’argent dues à la défiscalisation) représente 2.96 milliards € (sans compter les exonérations de charges sociales qui sont réglées par l’Etat aux organismes sociaux et apparaissent dans le programme Emploi, chapitre « soutien aux entreprises » : 1.144 milliards). Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac a indiqué dans Le Monde du 28 septembre que « le gouvernement prévoit une diminution uniforme, de 0,25 %, de tous les postes budgétaires ». Cela reviendrait à ramener ces 2.96 milliards à 2.2.

Fin de l’abattement d’un tiers sur les bénéfices des entreprises

Le nouveau coup de rabot sur les investissements défiscalisés (même ceux dits productifs) sera, comme l’an passé, de 10 %, et devrait permettre une économie de 100 millions €. Par ailleurs, le dispositif d’abattement d’un tiers sur le bénéfice des entreprises dans les DOM est supprimé. Et pour répondre à la Fédération des entreprises d’outre-mer (FEDOM) qui parlait de double peine pour les TPE, on argue que celles-ci « ne font pas de bénéfices » et que seules les grosses entreprises comme GBH sont concernées…

Mais il y a de bonnes nouvelles aussi : la défiscalisation pour le logement social n’est pas concernée par le coup de rabot (mais on n’est pas encore prêt à nous révéler le montant de cette nouvelle dépense fiscale même si le ministère a déjà « une vraie idée de sa volumétrie » du dernier trimestre 2010). La ligne budgétaire unique pour le logement reste à 274 millions € et sur les crédits de paiement, on augmente de 185 à 205 millions par rapport à 2011. 209 millions sont consacrés aux contrats de territoire, 51 à la continuité territoriale (passeport mobilité, LADOM…), 36 millions sont dévolus à la santé, la culture, le social et la jeunesse et sport. 188 millions sont affectés aux collectivités territoriales avec une part royale pour la Polynésie qui se prend une dotation globale de 150 millions €. 3 millions sont dévolus aux préfets et aux commissaires endogènes pour l’insertion régionale. 17 millions vont au fonds exceptionnel d’investissement (la Guyane et Mayotte y ont la part belle) et, enfin, 33 millions vont abonder les agences comme l’AFD ou l’AFI pour l’accès aux prêts bancaires.

Au ministère, on n’estime pas s’en « être bien tiré avec Bercy », mais on estime plutôt qu’on « participe au même effort ».  On insiste plutôt pour dire que 60 à 65 % de ce budget (hors exonération de charges) est consacré aux crédits d’intervention et permet donc une plus grande souplesse d’utilisation contrairement aux crédits de fonctionnement destinés par exemple à régler les traitements des personnels et des stagiaires du SMA ou les contrats aidés (poste « aide à l’insertion » : 224 millions €). Mais qu’on se rassure, il n’y aura pas d’autre chèque de l’Outre-mer pour payer les frégates de Taïwan (14 millions € dans le budget 2011), ni pour les pétroliers et la Société anonyme de raffinerie antillaise (159 millions € depuis 2010).

FXG (agence de presse GHM)

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 05:42

Dance Street le 7 octobre sur France Ô

Fred-Musa-et-Audrey-chauveau.jpgA partir du 7 octobre, Dance St. ! revient sur France Ô. Présenté par Audrey Chauveau et Fred Musa, et produit par Troisième Œil Productions, l’émission propose en 2 x 45 minutes, chaque vendredi à 20 h 35, le premier « Talent Show Urbain » du PAF.

Audrey Chauveau et Fred Musa (animateur de Planète Rap sur Skyrock) mettent les danses urbaines à l’honneur avec une compétition acharnée. Près de deux cents groupes de danseurs amateurs sont sur la ligne de départ. Spécialistes de krump ou de breakdance, ils s’affrontent pour se hisser au plus haut niveau afin de surmonter les épreuves éliminatoires (happening de rue, battle public, happening du juré invité) et séduire un jury aussi exigeant qu’implacable. Les jurés sont Bruce Ikandji, la prof de danse Malika Benjelloun et d’une guest-star différente chaque semaine. Ce groupe de professionnels élit, avec l’aide du public, la meilleure équipe du trimestre : à charge pour les six équipes sélectionnées de se départager lors de la grande finale prévue le jour de la Fête de la musique.


Appel à candidature

 

Les candidats peuvent dès à présent poster leurs vidéos sur www.franceo.fr


Le Gain

 

Les lauréats auront la chance de faire un « Tour du monde France Ô » qui fera l’objet d’un documentaire

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 04:22

Riding zone sur France Ô avec Tiga

Riding_zone-tiga-photo-FTV.jpgSurf, skate, snow, bodyboard, moto, bmx, kitesurf, freeride, etc… Riding zone fait sa rentrée sur France Ô ! L’unique émission de la TNT à traiter de l’univers de la glisse a désormais un visage. Chaque semaine, l’ancienne miss, Tiga, propose un tour d’horizon de l’actualité de tous les sports extrêmes en France et dans le reste du monde, depuis différents spots aussi époustouflants les uns des autres. La charmante animatrice propose également un aperçu des cultures alternatives, des portraits de riders, de musiciens et plein d’autres surprises...

Tiaga yeux reveurs hauteurPour sa reprise, le samedi 24 septembre à partir de 22h30, Riding Zone a offert aux téléspectateurs un medley des événements sportifs les plus marquants de cet été ; les portraits du surfeur brésilien, Gabriel Médina, du champion de roller américain, Franky Morales, et pour la partie musicale, le groupe de rock anglais, The Wombats. L’émission sera ensuite à la Réunion pour l’étape océanienne de l’Iba pro, puis à Hossegor pour le quick pro où Tiga nous promet une rencontre avec Kelly Slater, après avoir investi les décors underground et urbains des Frigos du quai de la gare à la Paris pour nous parler de culture underground avec Larrivaz, dit Larri, et des planches nouvelles tendances ! Et ce n’est qu’un début pour la nouvelle saison de Riding zone et de Tiga.

Grandie avec les dread locks et le baggy des surfers dans ses Landes natales, ancienne première dauphine de miss France, puis animatrice sur TF1 et W9, Tiga a été présentée à Jonathan Politur, le producteur de l’émission, par Taïg Khris lui-même !

FXG (agence de presse GHM)

 

Diffusion le samedi à 22 h 30 sur FÔ,Jonathan-Politur-Tiga.jpg

Le producteur guyanais, patron de Puzzle média, Jonathan Politur et Tiga

Entretien avec une jeune femme spontanée et audacieuse. 

« Une autre manière de parler des sports extrêmes »

Tiga-1-hauteur.jpgAprès avoir été élue dauphine de miss France en 2006, vous avez aussitôt su surfer sur la vague du succès avec Les enfants de la télé sur TF1…

Le 6 décembre 2005, Endemol (c’est miss France) m’a vu, a remarqué que j’étais assez à l’aise… J’arrivais tout juste de Cuba ; j’étais régisseuse, chorégraphe et danseuse dans une troupe ; je m’occupais des décors, des lumières, de la bande son, des chorégraphies ; je mettais en scène des pièces de théâtre… La scène, c’est vraiment mon univers donc j’étais très à l’aise. Ca a du se ressentir ce soir-là ; ils m’ont contactés, j’ai passé des castings et ça a débouché aux Enfants de la télé à côté d’Arthur.

Et vous avez glissé de TF1 à W9…

J’ai fini ma saison aux enfants de la télé et Mme de Fontenay m’a demandé d’être sa régisseuse de spectacle. Pendant un an, j’ai été dans toute la France avec elle pour mettre en scène la miss France et puis, par hasard, je rencontre Frédéric de Vincelles (dg de W9) à qui je glisse que j’aimerai bien reprendre la télé… Et pendant deux ans et demi, j’ai été à la tête du Hit talents pour parler de musiques francophones…

Tiga-portrait-dans-les-tags.jpgPourquoi être partie, ça patinait ?

La vérité, c’est que j’ai obtenu mon visa pour les Etats-Unis que je demandais depuis quatre ans… C’est vrai qu’au sein de la chaîne, je ne sortais pas du studio. Ca faisait deux ans et de mi que j’étais sur fond vert à essayer de faire évoluer l’émission mais sans pouvoir sortir du studio… Je commençais à tourner en rond et les Etats-unis se sont offerts comme une nouveauté. Le 25 décembre 2010, j’ai enregistré la dernière de Hit talents et, début janvier, j’étais aux là-bas. J’y suis restée six mois et le hasard a fait que quand je suis rentrée en août, Puzzle média m’a contactée.

Tiga-serree-regard-gauche.jpgEt vous avez déboulé tout schuss sur Riding zone… Le spot vous plaît ?

Les divers spots me plaisent énormément et c’est justement ce qui me manquait chez W9, sortir, aller à la rencontre des artistes… Là, je suis comblée.

Vous aviez jusqu’alors un prompteur pour vos textes, ce n’est plus le cas. N’avez-vous pas peur de déraper ?

On peut toujours refaire la prise ! Je suis impulsive, naturelle et c’est plutôt ça qui plaît chez moi. Dès que les choses sont trop préparées ou trop écrites, je perds beaucoup de naturel et de sympathie, certainement.

Tiga-portrait-dans-un-graff.jpgRiding zone parle beaucoup des sports en marge ou sports extrêmes, mais ripe également sur les cultures alternatives et underground. Comment faîtes-vous le liant entre les deux ?

On parle de métal, de rock alternatif, de reggae avec des gens qui, souvent, pratiquent ces sports… Nos musiques sont celles qu’écoute notre public. Les artistes qu’on interroge, comme Larri qui peint sur des planches de surf ou de skate… C’est une autre manière de parler du sport et des sports extrêmes.

Vous-même, pratiquez-vous la glisse ?

J’y suis autorisée et on me le conseille vivement. Je fais beaucoup de vélo. Quand j’étais petite, pour un Noël, mon père avait offert à ma sœur et moi, BMX, skate, roller, les protections et tout ce qui fallait… J’en ai fait mais je n’étais pas casse-cou du tout. C’est quelque chose qui n’est en train d’arriver qu’aujourd’hui… Je suis plus courageuse qu’avant mais je n’ai pas encore la touch !

propos recueillis par FXG

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 06:17

 

Lurel marque un point pour sa loi contre l’obésité

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté, mercredi, la proposition de loi du député socialiste de la Guadeloupe, Victorin Lurel. En lutte contre l’obésité qui touche plus de monde dans les territoires d’outre-mer que dans l’Hexagone, Victorin Lurel voudrait obtenir la limitation du taux de sucre dans les produits alimentaires manufacturés et vendus dans les régions d'outre-mer et de les harmoniser avec les taux pratiqués pour le marché hexagonal. En juillet dernier, lors de sa visite en Guadeloupe, Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, s’était prononcé contre cette proposition de loi car, s’il affirmait comprendre ce problème de santé publique, il refusait de stigmatiser les industriels, préférant s’entendre avec eux pour rédiger une charte de bonnes pratiques. Auditionnés mardi dans le cadre de l’examen de cette proposition de loi, les industriels auraient indiqué n’avoir pas été approchés par le ministère de la Santé. Le texte doit maintenant être examiné dans l’hémicycle du palais Bourbon, le 6 octobre prochain. Que préfigure cette adoption par la commission des affaires sociales ? « Tout dépend du gouvernement, explique l’assistant parlementaire de Victorin Lurel, mais la majorité est d’accord avec nous. »

FXG (agence de presse GHM)

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 05:34

190 000 ultramarins au RSA

« 190 000 de nos compatriotes ultramarins bénéficient de cette mesure, mais le taux de RSA activité est seulement de 14,6 % outre-mer, contre 36 % en métropole. » C’est la réponse de Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, au député UMP réunionnais, René-Paul Victoria, qui voulait connaître le bilan du RSA en Outre-mer depuis qu’il y a été mis en oeuvre au 1er janvier 2011.

Et pour anticiper sur une question relative à ce ratio de 14.6 % d’actifs, la ministre a présenté « un nouveau contrat unique d’insertion de sept heures par semaine, destiné aux publics les plus durablement exclus de l’emploi et qui ne peuvent bénéficier d’emblée d’un contrat de vingt heures ». « Ce contrat, a précisé Mme Bachelot, n’est en aucun cas une contrepartie – leurs bénéficiaires seront bien évidemment payés au SMIC en plus de leur RSA – ni une coercition. » Au nombre de 10 000, ces contrats s’ajouteront aux 90 000 contrats aidés déjà mis en œuvre à destination du public RSA ; 3 M€ y seront consacrés.

FXG

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