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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 05:45

Air Caraïbes aborde la fin de la défiscalisation de son Airbus dédié au Paris-Cayenne

Avec l’arrêt de la défiscalisation de l’avion d’Air Caraïbes qui fait la desserte Paris-Cayenne (ça doit intervenir à la mi-décembre), on peut se demander quelles sont les intentions de la compagnie aérienne. En fait ces intentions devraient être annoncées lors d’une conférence de presse à Cayenne le 5 octobre prochain. Mais on sait déjà qu’Air Caraïbes doit mettre en place un quatrième vol hebdomadaire dès le mois de décembre entre Paris et Cayenne, que la desserte de Belem serait poursuivie. Sur la défiscalisation, il faudra attendre le 5 octobre pour en savoir plus, mais les dirigeants de la compagnie ont toujours considéré Cayenne comme un marché porteur (il a cru de 20 % depuis l’ouverture de la ligne) et surtout comme une vraie plateforme tournée sur l’Amérique du sud. Il pourrait donc y avoir l’annonce de nouvelles liaisons, en direction du continent sud-américain. A suivre…

FXG (agence de presse GHM)

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 05:42

Interview Sylvie Désert, présidente du Comité du tourisme de la Guyane (CTG)

« L’hébergement, c’est le B-A Ba d’un développement touristique »

La Guyane est présente à l’international french travel market – Top résa, le salon parisien réservé aux professionnels du tourisme.

Sylvie-Desert.jpgQuel est le message de la Guyane pour emballer les tour opérateurs (TO) ?

Quand je suis arrivée, il y a un an, au comité du tourisme, les TO étaient déjà branchés sur la destination. Ca n’est donc pas une nouveauté de ma présidence, loin de là… Par contre, c’est vrai l’année dernière au 1er salon Top résa auquel j’assistais, il y avait une démotivation totale des TO. Nous nous sommes engagés à relancer des actions, à relancer des éduc-tours et des voyages de presse et je pense que ça a redonné un peu de baume au cœur de tous ces TO qui programmaient déjà la Guyane mais qui n’avaient pas le résultat escompté par rapport à leur investissement.

La Guyane a donc repositionné son offre ?

Elle est en train de le faire. Une des premières choses qu’il a fallu remettre en ordre de marche, c’est l’hébergement. Sans hébergement, il n’y a pas de touristes ! La Guyane souffrait d’une non-certification des hôtels depuis une dizaine d’années ; aucun hôtel n’a été construit pendant cette période. Aujourd’hui, c’est chose faite. L’Etat a repris ses responsabilités et ses services procèdent au classement hôtelier. De toute manière, en juillet 2012, il faut que tout le monde soit en règle. La labellisation des meublés de tourisme a été relancée par le CTG : on en décompte 25 et 70 prévus pour la fin de l’année… Quatre hôtels sont en construction à Rémire-Montjoly, sur le haut Maroni, Cayenne centre-ville et à Saint-Laurent. Il nous fallait passer par l’hébergement, c’est le B-A Ba d’un développement touristique. 

On a dit que la Guyane était une destination chère ; qu’en disent les TO ?

Personne ne m’a parlé de destination chère. Les compagnies aériennes ont fait un effort… Il y a quelques années, on aurait pu penser que c’était une destination chère parce que les produits n’étaient peut-être pas à la hauteur. Mais les professionnels ont fait de gros efforts. Le tourisme, c’est un tout. Pour que le professionnel revoit son produit et investisse, il faut que ça tourne. C’est un investissement pour un retour !

On estime à 100 000 par an le nombre d’entrants sur le sol guyanais. Avez-vous des objectifs en matière de fréquentation touristique ?

On annonçait 100 000, mais les chiffres 2009  de l’INSEE sont tombés et on n’est plus qu’à 90 000… Alors, bien sûr qu’on espère, à l’horizon 2020, multiplier le nombre de touristes, mais aujourd’hui ça n’est pas ma priorité. Nous devons avoir une vraie offre et y aller croissant pour être sûr de ne pas être submergés de touristes et ne pas pouvoir assurer…

Quel est le message aux TO sur le produit Guyane ?

Une expérience unique dans un paradis vert.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 05:00

Codeshare total entre Corsairfly et Air Antilles Express

corsairfly-signature-2.jpg« Nous allons considérer nos deux clientèles comme une seule. » Sylvain Bosc, directeur commercial, marketing et réseau de Corsairfly a annoncé en une phrase la signification de l’accord passé entre la compagnie régulière transatlantique Corsairfly et le transporteur régional, Air Antilles Express. Pour marquer ce mariage qui pallie au handicap de ces deux compagnies par rapport à leurs concurrentes du marché transatlantique et régional, Air Caraïbes et Air France, Pascal de Izaguirre, pdg de Corsairfly et TUI France, et Eric Koury, actionnaire majoritaire d’Air Antilles Express, ont choisi le salon International french travel market – Top résa qui se déroule en ce moment à Paris. Dans un premier temps, les deux compagnies mettent en place ce codeshare (partage des codes SS de Corsair et 3S d’Air Antilles Express) et une bonne coordination des vols pour faciliter les correspondances régionales vers Saint-Barth, Saint-Martin, mais bientôt Sainte-Lucie, en prolongement du vol transatlantique, et sans doute à venir, Saint-Domingue, Antigua et Barbade. Les ventes se feront en free flow, c’est-à-dire que les deux services commerciaux auront un accès illimité aux stocks de place de chacun, dans les deux sens. Un client pourra se rendre aussi bien chez Corsair que chez Air Antilles Express pour acheter un vol transatlantique ou régional ou combiné.

Pascal-de-Izaguire-Eric-Koury.jpgAir Antilles Express détient 35 % de part de marché sur le régional avec 250 000 passagers transportés. Eric Koury espère bien en adresser une partie sur Corsair. D’autant que le marché antillais connaît une croissance dynamique de 5 à 7 %. Corsair, de son côté a connu une hausse de ses parts de marché de 2 à 3  % en juillet et août dernier pour atteindre 30 % avec un taux de remplissage de l’ordre de 90 %. L’amélioration de son offre d’affaire lui permet d’annoncer une hausse de cette clientèle de 10 % dans les engagements futurs (à la Réunion, la hausse atteint 40 % sur ce segment premium).

Cette alliance stratégique devrait participer à améliorer l’offre de Corsair en lui éviter les touchés intermédiaires qui prolongent le temps de vol, comme à Saint-Martin par exemple. Elle devrait permettre aussi de développer une politique de vols triangulaires et de séjours combinés. Pascal de Izaguirre en parle pour la saison hiver 2012. Christian Marchand, président d’Air Antilles Express a salué cette alliance entre une grande compagnie et une autre  régionale, « une première depuis trente ans » !

FXG (agence de presse GHM)

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 16:54

Livre-GPL.jpgGPL l'ouvre

« Il est quand même incroyable de voir qu’il n’y a aucun député de couleur de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de Marseille ou de Lyon. » George-Pau-Langevin, députée PS du XXe arrondissement de Paris, seule élue noire désignée en métropole, dans un interview accordé au Parisien dans le cadre de la sortie de son livre, Représenter le peuple français, édition Dittmar

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 10:46

Banlieues tropicales

Du 8 au 21 octobre, le festival Banlieue bleue accueille dans cinq villes de l’Essonne la fine fleur de la musique antillaise.

affiche_banlieues_BD.jpgUn festival consacré aux musiques tropicales qui se déroule sur plusieurs villes, en Essonne, en s’appuyant sur les structures de diffusion et d’animations culturelles existantes, c’est le festival Banlieues tropicales monté par Aztec Musique. « Parce que la France et la région parisienne, depuis de très nombreuses années, ont toujours eu un rôle de pionnier dans ce qu’il est convenu d’appeler les musiques du monde. Parce que les musiques du monde sont le produit d’un métissage et que ce métissage est aussi celui que l’on rencontre dans la plupart des villes de la banlieue parisienne, et notamment en Essonne. Parce que l’évolution de l’industrie musicale, et principalement celle des médias radios et TV qui ne cesse d’aller vers plus de concentration, plus de formatage, et moins de diversité, constitue un mur de plus en plus difficile à contourner entre les créateurs et les publics. Parce que devant cette évolution catastrophique le spectacle vivant et sa diffusion constituent une alternative qui devient chaque jour un peu plus vitale pour les artistes. »

L’année 2011 est la première édition de cette manifestation et, Année des Outre-mer oblige, sa programmation est essentiellement dédiée aux musiques de l’outre-mer afin de renouer avec l’accueil d’artistes des Antilles. Cinq villes et leurs équipements culturels relèvent le défi de présenter une série d’artistes qui font la scène musicale d’aujourd’hui aux Antilles. Et bien entendu, à côté d’artistes « historiques » qui ont marqué la scène antillaise (Kassav, Mario Canonge) depuis très longtemps, il y a des musiciens de la nouvelle vague de la chanson caribéenne (Soft, Admiral T, Victor O, Esy Kennenga). A l’heure où s’affirme un intérêt grandissant pour les musiques des Caraïbes et notamment cubaines, c’est aussi sur le renouveau et la formidable propension à fusionner les styles, les rythmes que se fonde la nouvelle identité musicale antillaise, intégrant au passage soul, reggae, zouk… Ce nouvel univers musical métissé et réussi sert donc d’écrin à une expression artistique identitaire et sociale, parfois critique, révoltée, mais toujours avec le souci d’un très chaleureux contact public.

Alors, rendez-vous est donné, durant deux semaines en Essonne dans les salles de spectacles de nos villes, où les cœurs et les esprits vont vibrer à l’unisson de l’outre-mer. Et les jambes aussi sans doute !


Les Artistes  

 

Fred-Deshaies-de-SOFT-photo-A--Jocksan-copie-1.jpgSOFT – www.myspace.com/softmusique

Ils ne font ni dance-hall, ni zouk, ni kompas, ni R’n’B. Leur son n’est pas celui qui occupe l’espace habituellement en Guadeloupe. Pourtant, ils ont provoqué sur l’île un vrai raz de marée en 2005. Leur premier album Kadans a péyi-la s’est vendu à 11.000 exemplaires en quatre mois. Un record, au regard de la population de l’île (environ 458.000 habitants). Un phénomène. On n’avait pas vu cela depuis Kassav. Plébiscité chez lui, Soft a suscité le même engouement dans la communauté en métropole

 

Beroard-marthely-decimus--2-.jpgKASSAV – www.myspace.com/kassav

Les pionniers du renouveau de la musique antillaise dans les années 1970, les créateurs du Zouk, ont fêté leurs 30 ans de carrière en 2009 et n’ont pourtant rien perdu de leur légendaire énergie et de leur capacité à faire danser le plus récalcitrant. Kassav' a révolutionné le monde de la musique antillaise. Délaissant la traditionnelle biguine, ils injectent une dose de rock et de funk dans les rythmes afro-antillais.

 

14-juillet-2011 0078ADMIRAL T – www.myspace.com/admiraltofficiel 

Véritable star aux Antilles, Admiral T est issu de Boissard, l’un des ghettos les plus dur de Pointe-À-Pitre en Guadeloupe, le jeune Christy Campbell est alors âge de seize années. Venant d’une famille de dix enfants, il grandit en étant influencé par les grands anciens du reggae (Bob Marley ou Peter Tosh) et en écoutant également du Gwo Ka (des percussions traditionnelles), du rap ou des musiques caribéennes. Son morceau « Gwadada » lui ouvre les portes du succès en décrivant le malaise social qui frappe son île natale. Chantant en créole et en Français, Admiral T exprime simplement les espoirs et les peines d’une certaine jeunesse défavorisée qu’on laisse trop souvent de côté.

 

Manu--dit-Victor-O-photo-A--Jocksan.jpgVICTOR O – www.myspace.com/victorospecials

Originaire de la Martinique , Victor O est un de ses artistes rares qui sait mêler la musique de son pays à celle du monde…indéfinissable est son style, coiffé de zouk, de bèlè, de reggae, de couleurs caribéenne , il reste un artiste donnant toujours une couleur créole à sa musique et comme il le dit si bien : let’s do it music…

Véritable pépite dans le paysage de la world music, « Revolución Karibeana », opus réalisé par Joël Jaccoulet, est teinté de reggae, soul acoustique, slam et traditions antillaises. C’est avant tout la chronique d’une révolution propre à l’artiste, pour qui « la terre est un paradis brutal ». Une volonté et un style musical aux sonorités inventives qui ne sont pas sans rappeler un certain Manu Chao… 

 

Mario-Canonge--rdg-.jpgMARIO CANONGE – www.myspace.com/mariocanonge

Mario Canonge est un pianiste martiniquais. Il commence à jouer à l'adolescence et accompagne la chorale de l'église du François en Martinique. A partir de 1979, il étudie la musique à Paris et participe déjà à plusieurs groupes. Il joue avec Fal frett, puis la Manigua, avant de créer le groupe de jazz-rock-fusion Ultramarine, avec Nguyen Lê, Etienne Mbappé...Très inspiré par les deux grands noms antillais du piano, Marius Cultier et Alain Jean-Marie, c'est un pianiste reconnu et virtuose, et il devient vite très demandé (Dee Dee Bridgewater, Nicole Croisille, Ralph Thamar, etc.). Il crée Sakiyo avec Michel Alibo, puis débute une carrière en solo avec « Retour aux sources » en 1991. C'est un tournant qui le voit renouer avec la musique de ses racines, la mazurka, la biguine mélangée au jazz et au zouk.

 

Kennega portrait 5ESY KENNENGA – www.myspace.com/esykennenga

Né en Martinique, E.sy Kennenga grandit entouré de la passion musicale de ses parents. Dès l’âge de 5 ans, il étudie la guitare, s’y consacre et ne la quittera plus. A 14 ans, il réalise ses premières compositions et se présente au public au sein du groupe One Day où il forge sa propre expérience de la scène.  Cette expérience lui permit de rencontrer l’un des plus grands compositeurs martiniquais Joël Jaccoulet. Il intégre le B.Carribean Crew et continue son chemin musical en collaborant à divers compilations, il s’enrichit d’expériences de scène. Face à l’engouement du public captivé par sa sensibilité, son humour, sa joie de vivre et son énergie communicative, il se décide à voler de ses propres ailes…avec EK TRIP, l'une des meilleures ventes d'albums de cette année.


La programmation

Samedi 8 octobre 2011 à 20h30

-Esy Kennenga & Victor O

Athis-Mons - Salle Lino Ventura

4 rue samuel debordes 91200 Athis-Mons

Vendredi 14 octobre 2011 à 20h30

-Mario Canonge

Grigny – Centre Culturel Sidney Bechet

10 rue Henri Barbusse 91350 Grigny

Vendredi 14 octobre 2011 à 20h30

-Soft

Ste Geneviève des bois – L’auditorium Rudolf Noureev

3 rue Romain Rolland 91700 Ste Geneviève des bois

Samedi 15 octobre à 20h30

-Soft

Palaiseau – MJC / Théâtre des 3 vallées

Parc de l’hôtel de ville 91125 Palaiseau

Samedi 15 octobre à 20h30

-Kassav

Ste Geneviève des bois – Salle Gérard Philippe

Rue Marc Sangnier 91700 Ste Geneviève des bois

Vendredi 21 octobre 2011 à 20h30

-Admiral T

Brunoy – Théâtre

4 rue Philisbourg 91800 Brunoy

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 05:57

Inauguration de la maison de la Martinique à Paris

Galot-Roy-Camille-Letchimy-Crusol-Robin-Fondelot.jpgSerge Létchimy, Karine Roy-Camille, Jean Crusol, Yvette Galot, Daniel Robin et Thierry Fondelot étaient à Paris pour inaugurer la maison de la Martinique, un outil de développement économique du pays, « pas une antenne sociale ».

Devanture-maison-martinique.jpgLa Maison de la Martinique, annoncée depuis quelque mois par Serge Létchimy, a été inaugurée lundi soir. En fait, rien de très nouveau : ce sont les mêmes locaux de la rue des Moulins dans le 2e arrondissement parisien que ceux de l’antenne du Comité martiniquais du tourisme. Simplement, on les a rénovés, réaménagés et légèrement agrandis en y ajoutant deux caves. Outre la salle d’accueil du rez-de-chaussée ayant pignon sur rue et plus spécifiquement destinée à la promotion touristique, les autres locaux, à l’étage, sont des bureaux, et au sous-sol, une salle de réunion et un salon. Montant de l’investissement : 200 000 € selon Serge Létchimy qui chiffre « de mémoire ». Le président de la Région, durant la conférence de présentation, a d’ores et déjà pris en compte « le risque que ça devienne trop petit » et imaginé possible un déménagement dans un futur plus ou moins proche. Serge-Letchimy.jpgCette maison que dirige Catherine Cadrot élargit l’activité du CMT parisien, jusque là axée sur le seul tourisme, aux dimensions économique, associative et culturelle et sportive. L’idée est de faire de tout Martiniquais présent dans l’Hexagone un ambassadeur de son île pour réussir l’ambitieuse politique de développement de la Martinique qui passe, bien sûr, par le tourisme. Cette maison doit donc être une « base logistique pour tous les Martiniquais ». Le pôle économique doit, à la manière d’un centre d’affaires, permettre de tisser des relations avec les clubs d’entreprises, les institutionnels et scientifiques et les étudiants. « Cette maison peut accueillir ceux qui veulent investir dans nos quinze zones d’activité, a indiqué le député-président. Et avec la mise en place du très haut débit, on pourra y réaliser du travail à distance. »

Le pôle tourisme a pour vocation de développer la promotion de la destination sur le marché français et européen. « Il va falloir remplir l’avion qui partira du hub de Roissy, le 5 novembre prochain, avertit Serge Létchimy, sous peine d’hypothéquer la venue de l’A 380 ! »

680 000 € par an

Catherine-Cadrot.jpgLe pôle culture et sport doit soutenir les talents martiniquais (journalistes, artistes, sportifs) en leur offrant un espace dédié afin de renforcer leur visibilité. Enfin, le pôle associatif a pour mission de favoriser les échanges autour de toutes les thématiques liées à la Martinique et d’accompagner les actions de promotion des associations. La Région Martinique entend passer un certain nombre de conventions avec les associations martiniquaises de l’Hexagone. C’est donc un lieu d’accueil et d’échange, « mais ce n’est pas une antenne sociale », a prévenu Serge Létchimy.

accueil-maison-mque.jpgLa maison de la Martinique, outre sa directrice (photo ci-dessus) et l’actuel personnel du CMT Paris, va accueillir deux nouveaux emplois pour porter la dynamique nouvelle qui lui incombe : un responsable des pôles associations et sport et culture ; un autre pour les pôles économie et tourisme. Le budget de fonctionnement est de 680 000 € par an, intégrés dans le budget global du CMT (pour comparaison, le budget de la Maison de la Nouvelle-Calédonie est passé de 670 000 € en 2005 à près de 3 millions € en 2008). En parallèle à l’ouverture de la Maison de la Martinique, Serge Létchimy a indiqué que, courant novembre, ouvrirait à Bruxelles, une antenne de l’Union régionale Antilles-Guyane et de la Réunion, un lieu plus politique destiné avant tout à faire du lobbying. Le bureau des congrès des Antilles françaises (convention signée au sein de l’URAG, il y a un peu plus d’un an) doit aussi s’y installer.

FXG (agence de presse GHM)salon-sous-sol-maison-Mque.jpgSalon au sous-solsalle-de-reunion-sous-sol-maison-Mque.jpg

Salle de réunion au sous-solBureaux-maison-Mque.jpg

Box bureaux à l'étageMaison-Martinique-029.jpgAccueil à l'étage

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 11:28

Vibrations Caraïbes

Le Festival Vibrations Caraïbes ouvre cette année le dialogue des mers et des Océans du 7 au 15 octobre 2011 au Théâtre de la Maison des Cultures du Monde, à la Fondation Alliance française et à la Galerie d’Art contemporain Bôkaz.

Vibrations-caraibes.jpgLe Festival Vibrations Caraïbes propose depuis cinq ans deux semaines de rencontre de création contemporaine autour des espaces insulaires et diasporiques de la Caraïbe et des Amériques. Dans le cadre de cette édition 2011, Vibrations Caraïbes ambitionne de faire dialoguer histoire et géographie et de s’immerger dans les mondes créatifs, dans les avant-gardes artistiques de ces territoires insulaires nourris de leurs parcours historiques, de leurs trajectoires culturelles et de leurs horizons artistiques. Avec la Conque de Lambi comme objet symbolique et fil rouge de cette édition transocéanique, Vibrations Caraïbes offre une immersion dans les esthétiques multiples des espaces insulaires : jazz et musiques d’improvisation, musiques rituelles et de création, musiques urbaines et multimédias.

Vibrations Caraïbes transocéaniques déclinera des collaborations inédites et des croisements fertiles entre artistes issus des deux océans et investissant tous les champs de création : les arts vivants, les arts visuels et la littérature, chercheurs, universitaires, cinéastes et documentaristes défrichant les logiques sociales et politiques, élaborant et fixant les images de ces mémoires d’îles. Plate-forme de rencontres artistiques inédites, ce nouvel itinéraire artistique et culturel jette des passerelles entre les divers foyers transocéaniques de création : Cuba, l’archipel des Bahamas, la, Martinique, Porto Rico, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion.


Programme

 

Vendredi 7 octobre

Franck Nicolas « Jazz Ka Philosophy » (Guadeloupe). Un mélange de jazz et de tambour ancestral de la Guadeloupe. A la manière d’un grand peintre d’origine caribéenne tel un Jean Michel Basquiat ou un Michel Rovelas, le trompettiste Franck Nicolas se sert de toute la palette des couleurs de sa riche culture caribéenne, pour façonner son art : le jazz ka.

Arrière-petit-fils d’esclave de l‘île de Marie Galante, il se vit comme héritier direct de Kafé Edouard Ignol, l’un des créateurs du « gwo ka moderne ». En véritable poète de la mélodie, il chante les louanges de ses ancêtres ! Il est en perpétuelle quête d’une alchimie parfaite entre le lyrisme de Miles Davis et le chant des racines guadeloupéennes : celui de Lin Canfrin, grand chanteur de Gwo ka traditionnel. L’inspiration des compositions n’a de cesse de mettre en lumière : l’esprit du ka et sa philosophie, le jazz ka. Avec son souffle authentique et original, Franck Nicolas tente d’insuffler à la musique les sonorités de ses instruments à vent de prédilection : Trompette et Conque marine héritées de la tradition du jazz afro-américain et legs du patrimoine amérindien.

Avec : Alain Jean-Marie (Piano) - Eric Vincenot (Basse) - Sonny Troupé (Batterie) - Louis Allèbe Montjoly de Montaigne.

 

William Cepeda Quartet, The Caribbean Shell (Puerto Rico)

«Afrorican jazz», c’est le son développé par William Cepeda. Ce musicien afro-portoricain, est compositeur, souffleur de trombone et de conques de lambi et innovateur d’un mariage inédit entre l’héritage traditionnel de son île natale et le jazz.

Né et ayant grandi à Loiza, au coeur de Little Africa à Puerto Rico, le brio artistique de William Cepeda lui ont valu de nombreux prix et distinctions de l’Institut des Arts et de la Culture de Porto Rico, du National Endowment for the Arts, du New York State Music Fund at Rockefeller Philanthropy Advisors, et l’Association des Arts hispaniques. Protégé de Dizzie Gillespie, William Cepeda a été un membre de son Orchestre des Nations Unies.


Samedi 8 octobre

 

Watabwi (Martinique)

Groupe orchestre de souffleurs de conques de Martinique et section du laboratoire d’archivage de l’oralité (L.A.O). L’association WATABWI constitue un groupe de recherche historique et scientifique autour de la conque de lambi, afin de développer les potentialités (sonorités, harmonies) de cet instrument de musique ancestral. Son nom rappelle les origines amérindiennes : Watabwi désigne la conque de lambi dans laquelle vit toujours son propriétaire. La conque était le moyen de communication privilégié des esclaves puis des premiers hommes libres dans les sociétés noires des Amériques.

Avec Serge Domi - Pierre-Louis Delbois - Henri Pierre-Leandre - Jean Pierre-Leandre - Thierry L’Etang

 

Le Kako Labo & le Collectif Hip Hop Kreyol (Guadeloupe-Martinique-Réunion)

Exxòs, pionnier du hip-hop créole, crée avec Doub 6, Thyeks et le Martiniquais Jeff Baillard, un « Kako Labo » inventif et créatif autour des musiques traditionnelles de Guadeloupe, de Martinique et d’ailleurs avec des sonorités modernes et des musiques électroniques. La frappe ancrée du ka mue, se déstructure et voyage dans l’univers des musiques urbaines sans jamais perdre sa couleur, son authenticité. L’alchimie entre gwo-ka et groove funk ouvre une multitude de possibilités ; les passerelles jetées entre le bèlè martiniquais et le reggae-dance-hall jamaïcain ou encore entre le boulagèl et le beatbox du rap nous apparaissent alors comme une évidence. La M.A.O (musique assistée par ordinateur) rencontre l’authenticité gwo-ka, la chaloupe biguine, le bèlè,  la soul funk et le jazz.

Avec les Beatmakers et Deejay : Exxos – Doob6

Vjay : Slas

Rappeurs – Chanteurs : Tysmé (Guadeloupe), Star J (Guadeloupe), Neg Lyrical (Martinique), Kamnouze (Réunion), G’ny (Guadeloupe), FDY Phenomen (Paris)

Olivier Juste : Percussions

Jean-Philippe Basses : Conque de lambi

Arrow : Kayanm


Dimanche 9 octobre

 

Jacques Schwarz-Bart, Vodou Jazz Trio avec Erol Josué et Bonga (Guadeloupe-Haïti)

Le saxophoniste guadeloupéen convoque les esprits frappeurs d’Haïti. Il aborde de front le rhizome musical Haïti, avec un groupe polyglotte marqué par la présence percutante de maîtres en rythmes (Jean Bonga) et chants vaudous (Erol Josué) de la musique racine haïtienne. Le saxophoniste guadeloupéen poursuit ici son travail de tissage minutieux des fils et des trames du gwo-ka et des musiques haïtiennes.

 

Omar Sosa ‘‘Espíritus Project’’ avec Tamango & Klod Kiavue

(Cuba-Guadeloupe-Guyane)


Exposition du 7 au 15 octobre

 

La Trans-Océnan(ie) avec Blue Curry (Bahamas), Audry Liseron-Monfils (Guyane/Martinique) et Béatrice Melina (Guadeloupe)


Conférences

 

Fanon, Plume rebelle

Avec Suzanne Dracius, Seloua Luste-Boulbina et Christiane Chaulet Achour et le modérateur, Axel Artheron.

Frantz Fanon, psychiatre et essayiste Français, Martiniquais, puis Algérien né à Fort-de-France (Martinique) le 20 juillet 1925, décédé à Washington DC le 6 décembre 1961, est l’un des fondateurs du courant de la pensée tiers-mondiste ; ses recherches analysent les conséquences psychologiques de la colonisation sur les colonisés.

Frantz Fanon, cette plume rebelle, s’est illustré toujours par son refus de s’incliner. Refus de toute occupation étrangère : il s’engage pour défendre la France, son pays pendant l’occupation nazie. Refus de porter le masque blanc prescrit par la colonie : il décrit l’injonction paradoxale faite aux Antillais. Refus de la psychiatrie coloniale : à Blida, il prend les malades mentaux pour des sujets parlants. Refus de se plier à la « pacification » : il ne se transforme pas en auxiliaire de Police. Refus de se trouver, comme Antillais, du côté des Français : il passe en Algérie, du côté des Arabes. Refus enfin de cautionner tout ce qui advient des indépendances : il met en cause le nationalisme et les bourgeoisies nationales.

L’année 2011 fêtera le Cinquantenaire de la mort de Frantz Fanon, auteur de l’essai Les Damnés de la Terre — préfacé par Jean-Paul Sartre — qui se penche sur la question de la violence, des guerres de libération, de l’assimilation culturelle de l’intellectuel colonisé. D’où la table ronde intitulée « Fanon, plume rebelle », en écho à l’ouvrage collectif Plumes rebelles coordonné par Suzanne Dracius paru aux éditions Desnel, où figurent analyses et extraits de l’oeuvre de Frantz Fanon.

 


Auditorium de la Fondation Alliance Française, le 9 octobre 2011, de 15h30 à 16h30

 

Histoire et symbolique de la conque de lambi aux Amériques

Projection du documentaire de William Rolle (Martinique), « Sur les Traces de Watabwi »


Lecture musicale

 

Auditorium de la Fondation Alliance Française, le 9 octobre 2011 de 15h30 à 16h30

« Fanon, intérieurement et sous la peau » avec Camel Zekri & Sharif Andoura


Punchs en musique

 

Cour extérieure de l’Alliance Française, le 9 octobre 2011 - 18h

Entrée libre

Jahmaï. Quand le flow du ragga rencontre l’univers hip hop / rap du compositeur Diakar. Toma Errol, connu sous le nom de Jahmaï, est né le 11 juillet 1980 à Saint-Martin, il a commencé la danse et le chant à l’âge de 11 ans avec son ami « The Rod » et son grand frère Jahleaf.

En 1995, il est le plus jeune leader en tambour « Nayabuinguy » du groupe de la fédération « Solidarity » de Saint-Martin. En 2005, il autoproduit son premier album underground titré « How them feel » vendu à plus de 1 000 exemplaires. Il fait la première partie d’artistes tels que Nasio Fontaine, Barington Levy, Buju Banton, la Famille Marley. Il a joué en Guadeloupe, Anguille, Saba, Saint-Barth, Paris et tout récemment en compagnie du collectif SousLeGround lors du Festival Martizik organisé du 3 au 5 avril 2010 par Les Plages Electroniques et EWI. Il a signé chez Starclash Records son deuxième album.


Documentaires

« Césaire, Aliker : une Fraternité »

« La Martinique aux Martiniquais : l’Affaire de l’OJAM »

« Une Histoire des DOM-TOM »

« Tjibaou, le pardon »


Programme complet sur www.vibrationscaraibes.com

Billets en vente dans toutes les billetteries Fnac d’Ile-de-France et à la Maison des Cultures du Monde.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 05:57

Le gouvernement contre les addictions

Le gouvernement lance une campagne à destination des jeunes des départements d’outre-mer contre l’usage précoce et abusif de l’alcool et des drogues illicites (crack et cannabis).

Penchard-19-9.jpg« Tabac, alccol, crack et cannabis sont des sujets sur lesquels on communique trop peu. » La ministre chargée de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard a présenté lundi matin à Paris le volet ultramarin d’une campagne nationale à l’adresse des jeunes contre les addictions aux drogues licites (l’alcool) et aux drogues illicites (crack et cannabis). Avec la secrétaire d’Etat à la Santé, Nora Berra, elle a rappelé les spécificités en matière d’usage de drogues dans les départements de la Réunion et les trois départements français d’Amérique. Ainsi, à la Réunion, 31 % des jeunes de 13 ans ont déjà été ivres contre seulement 16 % dans l’Hexagone. Le syndrome d’alcoolisation fœtale y est une des préoccupations de santé publique et la mortalité directement liée à l’alcool est supérieure de 70 % à la moyenne nationale. « On meurt deux fois plus de cirrhose du foie et de psychose alcoolique à la Réunion que dans l’Hexagone », a indiqué Nora Berra. Chez les adultes, les quatre Régions d’outre-mer sont dans le peloton de tête des six régions françaises concernées par l’alcoolisme (La Réunion : 13.6 % ; Martinique : 12.6 % ; Guyane : 12.5 % ; Guadeloupe : 10.8 %). Concernant les drogues illicites, l’expérimentation du cannabis concerne 27 % des jeunes de 17 ans en Guyane contre 34 % dans les autres DOM et 42 % dans l’Hexagone. Le crack est la drogue la plus consommée après le cannabis, même si les chiffres sont inférieurs à ceux de la métropole (1.3 % des jeunes de 17 ans l’ont expérimenté dans les DFA contre moins de 1 % dans l’Hexagone). 55 % des jeunes crackés ont commencé leur addiction par curiosité. Seuls 4 % ont consommé après 40 ans. Et pour un tiers d’entre eux, la consommation régulière s’est faite dans la semaine qui a suivi la première prise… A partir de 2012, on devrait avoir une vision plus précise car l’Institut national de prévention et d’éducation sur la santé (INPES) va réaliser un baromètre santé spécifique aux DOM avec un volet addictions.

« Décroche »

Nora-Berra.jpg« Contre la dépénalisation et la légalisation, la lutte et la prévention sont un devoir, s’est exclamée la secrétaire d’Etat à la Santé. La mobilisation de l’Etat contre le trafic de drogue a été de 11,5 M€ dans les 4 DOM et des moyens de prise en charge des toxicomanes ont été créés depuis 2008. » Ainsi pour les addictions liées au crack, la Guyane dispose de 14 lits à Cayenne, 35 à Roura (depuis 2010) et 25 à venir en 2012 à Saint-Laurent du Maroni. L’Etat va, en outre, financer à hauteur de 20 000 € le Prévenbus à Cayenne… La campagne lancée par le gouvernement et préparée par l’INPES et la mission interministérielle de lutte contre les drogue et les toxicomanie, qui a commencé à l’occasion des grandes vacances, doit se poursuivre lors du trimestre à venir. Il s’agit d’amener les jeunes à réfléchir aux risques liés à leur mode de consommation d’alcool. Une brochure va être distribuée : « Alcool, vous en savez quoi ? » Côtés drogues illicites, la campagne est tournée vers les familles car, contrairement au comportement des toxicomanes de l’Hexagone, ceux des DOM (2 sur 3) continuent de voir leurs proches. Marie-Luce-Penchard-et-Nora-Berra.jpgLa campagne télévisée « Contre la drogue, chacun peut agir » est diffusée sur 1ère et les locales privées (ATV et antenne Réunion) jusqu’au 2 octobre. Une campagne de presse et d’affichage accompagnera le spot télé. Ces campagnes de préventions ont aussi pour but d’orienter les toxicomanes vers de lieux d’écoute et de prise en charge. Là encore, une campagne d’affichage avec pour seul slogan « décroche » sera visible dans les DOM du 10 au 27 octobre.

FXG (agence de presse GHM)

 

Ecoute alcool par téléphone au 0 811 91 30 30 (appel au prix d’une communication locale depuis un poste fixe)

Sur internet : www.boiretrop.fr

 

Drogue info service au 0 811 23 13 13 (appel gratuit depuis un poste fixe) ou au 07 70 23 13 13 (appel au prix d’une communication ordinaire depuis un portable)

 


Trois questions au Pr. Aimé Charles-Nicolas, chef de service de psychiatrie et de psychologie médicale au CHU Zobda-Quittman de Fort-de-France

Pr-charles-nicolas.jpg« La consommation d’alcool par les jeunes est un problème de santé publique réelle »

Que pensez-vous du plan présenté par les deux ministres ?

Je pense qu’il est utile de mettre l’accent sur la consommation d’alcool par les jeunes parce que c’est, d’une part, un problème de santé publique réelle, et d’autre part, si l’on ne fait rien, les choses vont s’aggraver. Pour les drogues illicites, je n’ai rien noté de très nouveau même s’il est utile de faire des piqûres de rappel régulièrement.

Ce qu’il y a de nouveau, c’est que la communication a été, dans le cadre d’un plan national, adaptée à nos publics d’outre-mer…

C’est une opération de communication qui est utile et nécessaire, mais nous avions déjà localement créé des outils de prévention spécifiques. Que ça vienne maintenant du ministère de l’Outre-mer est une bonne chose ; ça veut dire que ces spécificités sont reconnues dans une campagne nationale. C’est très bien… Maintenant, on n’a pas attendu la ministre de l’Outre-mer pour faire ce travail en Guyane, en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion.

Cette campagne ne sert-elle pas entre autres à orienter les victimes d’addiction dans des services de prise en charge tels que le vôtre ?

Elle sert à deux choses. D’une part, elle évite des premiers contacts avec la drogue illicite et vise à diminuer la consommation d’alcool excessive par les jeunes. D’autre part, elle incite à consulter. C’est bien car il y a des gens qui, en dépit de leur consommation très grave, ne connaissent pas les ressources sanitaires et sociales. Car on peut s’en sortir ! On sort du crack et de la cocaïne ; on sort de l’alcool d’autant plus facilement qu’on a commencé le traitement tôt. Le problème, en général, c’est d’imaginer qu’on puisse vivre sans drogue, sans alcool. C’est pour ça que le travail initial, c’est celui d’une motivation. Il faut que les gens prennent l’initiative par eux-mêmes et qu’ils n’aient pas le sentiment d’obéir à une injonction extérieure.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

« On sort du crack et de la cocaïne ; on sort de l’alcool d’autant plus facilement qu’on a commencé le traitement tôt. »

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 05:46

L’Etoile du Nord du Prêcheur vainqueur toute catégorie dans l’OiseL-Etoile-du-Nord-du-Precheur-vainqueur-du-Trophee-de-la-R.jpg

Quatre équipes féminines concourraient samedi sur l'Ile Saint-Maurice à Creil (Oise) à l'occasion du premier trophée de la Rame des Champions, Un événement organisé par Mitch Zéline (P2M) et le Collectifdom au bénéfice de la lutte contre la Drépanocytose.

L'équipe des rameuses de l'Etoile du Nord du Prêcheur, venue de la Martinique, qui a remporté ce trophée, suivie de près par La Frégate de Case-Pilote puis par l'Aviron Club du Robert.La-Fregate-de-Case-Pilote.jpg

Après la course, l'ambiance était au Chouval Bwa de Claude Germany, ainsi qu'à la Cabane des pêcheurs, reconstituée pour l'occasion sur l'Ile Saint-Maurice.

Dimanche, la course départageant les équipes masculines : Tranblé lanmè de Trois-Ilets, l’Etoile du Nord du Prêcheur, les Marlins de Bellefontaine et la Frégate de Case-Pilote. les-4-equipes-feminines.jpgComme chez les filles, c’est l'équipe de l'Etoile du Nord du Prêcheur qui a remporté la victoire. Les trophées ont été remis aux gagnants par Jean-Claude Villemain, Maire de Creil, en présence de Taylor Fixy et de sa maman, Jenny Hippocrate, présidente de l’APIPD, association pour l’information et la prévention de la drépanocytose.Taylor-Fixy-parrain-et-Mitch-Zeline-organisateur-avec-le-C.jpg

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 05:36

les-bateaux-a-flot-photo-A--Jocksan.jpgGrand pavois  2011 à La  Rochelle

Le rendez-vous incontournable du Grand pavois

Pour la 16e année consécutive, la Guadeloupe était au Grand pavois de la Rochelle, le plus grand salon de la plaisance à flot d’Europe.

Visite-d-un-catamaran-Pierre-Lellouche-et-JF-Fontaine-photo.jpgDans le contexte de morosité économique actuel, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Pierre Lellouche, a fait le déplacement à la Rochelle pour assurer aux professionnels du nautisme la volonté du gouvernement d’être un partenaire de poids. Un soutien qu’apprécie le président du Grand pavois, Jean-François Fontaine : « Les destinations ne sont plus les mêmes dans le domaine de la production et du service, maintenant c’est la planète entière qu’il faut séduire ! » La Guadeloupe et la Martinique ont chacune un plan d’eau à vendre et n’auraient manqué pour rien au monde ce premier rendez-vous d’automne des passionnés de la mer et de la navigation. Le comité du tourisme des iles de Guadeloupe, conduit par Guy-Claude Germain, a souhaité mettre en avant son patrimoine nautique de l’archipel avec des partenaires tels que les communes de Terre-de-Haut, de Deshaies, de Saint-François, la communauté de communes de Marie-Galante, Rev Evasion, Sea & sail ou encore le transporteur Air Caraïbes. Le-stand-Antilles-sailing-team-de-Chevallierphoto-A--Jocksa.jpgL’Emeraude, le guide nautique de la Guadeloupe, a été préparé pour être lancé à La Rochelle. Le secteur a le vent en poupe au vu de l’augmentation du nombre des permis maritimes délivrés et la Martinique n’est pas en reste qui a dépêché ses principaux loueurs de bateaux à La Rochelle. Anne-Marie Bouthier, manager de Sea & sail, trouve toutefois que les visiteurs sont frileux : « Les gens ne viennent même pas discuter et, sur le stand, je n’ai pas l’occasion de parler de la Guadeloupe… » Elle participe pour la septième fois au Grand pavois. Elle gère 25 bateaux en Guadeloupe et 8 en Martinique. Son taux de remplissage est correct, mais son souci est de ne pouvoir augmenter le coût de la location au niveau du coût de l’inflation. « Par peur de ne pas faire fuir la clientèle… »

Alfred  Jocksan (texte et photos)Dominique-de-la-Guigneraye-et-Dominique-Bussereau-photo-A--.jpg


Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au commerce extérieur se rendra au mois de novembre aux Antilles : « Je suis un amoureux de la mer. Même si je suis parisien et j’habite Paris, j’ai quelque goût pour la voile, le nautisme et la plongée sous-marine. Nous avons sur ce salon des très bons produits. C’est pour cela que je suis venu spécialement rendre hommage au travail de l’industrie  nautique dans cette région et dire aux PME que j’ai réunies que nous comptons sur une équipe de France rassemblée en région. J’ai lancé un appel à la Région Poitou-Charentes et à sa présidente pour que s’ouvre très rapidement un guichet unique de l’export dans cette région au service du PME. »

 


Gérard Daboville a laissé son bateau en Pologne pour venir au Grand pavois : « Je m’intéresse beaucoup aux bateaux traditionnels, j’ai vu que le village bois a beaucoup augmenté ; j’en suis assez content. »

 


Raymond Bichara-Jabour, président de Guadexport, : « Nous essayons d’avoir un maximum d’entreprises de la Guadeloupe présentes sur ce salon. Tous les visiteurs qui viennent réclament le hall Guadeloupe pour découvrir ses fleurs, ses plats, son rhum. C’est une destination qu’on défend au niveau du tourisme. Je constate une prise de conscience au niveau des jeunes qui rentrent dans la vie active : de plus en plus, ils rentrent dans la filière du nautisme. Les manifestations de la mer attirent beaucoup des gens  aujourd’hui sur nos côtes. »

 


Claudy Alie, secrétaire général de Guadexport : « La Guadeloupe a été l’invitée d’honneur en 1996. L’expérience a tellement bien réussi que nous avons décidé, à nos frais, de revenir chaque année à la Rochelle. En 2007, nous avons été à nouveau invités d’honneur, une deuxième fois ! Cette année, nous avons deux présences au sein du Grand pavois, d’abord avec le hall Guadeloupe que nous coordonnons et au sein du hall Escale voyage avec quelques petites entreprises artisanales, des loueurs de bateaux et  le CTIG pour être sûrs qu’un maximum de contacts puissent être noués afin de favoriser  le bon développement des entreprises guadeloupéennes.  Le public du Grand pavois a pris l’habitude de venir découvrir les produits de la Guadeloupe et nous sommes un des derniers halls à rester ouvert après 19 heures. »

 


Guy-Claude-Germain-photo-A-Jocksan.jpgTrois questions à Guy-Claude Germain, responsable des relations extérieures du CTIG   

"Notre communication est portée sur l’archipel"

Quinze ans de fidélité au Grand pavois, pourquoi ?

On  pourra penser que c’est une tradition pour  nous. Chaque fois qu’il y a le Grand pavois, la Guadeloupe est présente à travers le hall Guadeloupe et, depuis deux ans maintenant, le comité du tourisme est aussi présent dans le hall voyage. Le comité du tourisme se doit d’accompagner tout Guadeloupéen en mesure d’exporter.

Quelles sont les retombées pour le département ?

Les retombés sont globales et on ne peut pas les quantifier. Malheureusement pour nous. On a eu tendance, par le passé, à être très présent  sur les salons à Paris. Je ne veux pas dire que ce sont des salons impersonnels. Mais à la Rochelle qui est le premier salon maritime à flot d’Europe, nous devons être présents, sachant que notre communication est portée sur l’archipel, les Saintes, la Désirade, Marie-Galante, Grande-Terre et Basse-Terre. Tous les professionnels de cette  discipline méritent  notre accompagnement.  C’est l’un des  points  fort de notre promotion.

Comment se développe le nautisme en Guadeloupe ?

Il y a la Route du rhum et le TGVT (Tour de la Guadeloupe à la voile traditionnelle) et la Karujet. Toute les communes sont de plus en plus impliquées et, de ce fait, on se réapproprie le domaine maritime. Il faut un développement harmonieux de tout  l’archipel et notre mission est de représenter au mieux cet archipel. Aujourd’hui, nous sommes face à la mer et nous devons créer une dynamique de manière globale. Il faut exploiter toute le potentiel de la mer et c’est pour cela que nous sommes ici.

Propos recueillis Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

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