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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 05:13

Marc Perdu et Christian Tiriault se sont envolés

Decollage.jpgDimanche 18 septembre, en fin de matinée, les deux pilotes calédoniens, Marc Perdu et Christian Tiriault ont décollé du Bourget de l’aérodrome du Bourget en région parisienne à bord de leur ULM Dynamic dénommé Spirit of Nouméa pour un périple aérien qui va leur faire traverser 15 pays, 31 villes et 21481 km. Avec 125 litres de carburant et un réservoir souple de 20 litres supplémentaires, ils auront une autonomie de vol de plus de 1500 km. Ils partent ainsi sur les traces de Paul Klein et Henri Martinet qui avaient rallié, à bord d’un monomoteur, Paris à Nouméa en 1939. A 24 heures du départ, Les Nouvelles calédoniennes les ont rencontrés sur le petit aérodrome de Chelles (77), à un saut de puce du Bourget. Interview en forme de check list.

(Photos : FXG)

« C’est encore possible de vivre de belles aventures »

Depart-Marc-et-Christian.jpgAvant de partir, quelles ont été les procédures de vérification ?

Christian : Il y a toujours une « pré-vol » avec des points clé qui sont forcément le niveau d’huile. On a purgé l’appareil parce qu’il y a très souvent de l’eau qui se dépose dans le fond du réservoir. On a fait en suite une check list de l’extérieur pour voir s’il n’a pas été touché, vérifier que rien n’a été endommagé et si tout fonctionne correctement.

Marc : Ensuite, on a préparé la navigation, regardé les cartes qui correspondent au vol qu’on a programmé, vérifié qu’on a l’autonomie suffisante, que les pleins sont faits. On a vérifié qu’on avait bien à bord tout le matériel de sécurité, le radeau de survie, les gilets si on survole les régions maritimes, les balises de détresse, le tracking (à la fois pour des raisons de sécurité et pour que les gens puissent nous suivre), le téléphone satellite…

A ce moment-là seulement, vous pouvez démarrer le moteur ?

Christian : Il y a encore une petite check list intérieure, juste avant de décoller, puisqu’il y a pas mal d’instruments à bord, et, Dieu merci, c’est pas mal d’être deux. L’un prend la check list et l’autre met en place l’ULM…

Marc : On a les vérifications moteur à faire avant et après l’avoir démarré, les contrôles de puissance moteur, puis c’est la mise en route du GPS pour que la navigation se passe dans de bonnes conditions.

Spirit-Marc-et-christian.jpgEt en ce qui vous concerne, c’est quoi la check list ?

Christian : Sur les petites distances, on aura toujours une petite bouteille d’eau, et pour les voyages un peu plus longs, des gâteaux, des fruits secs, juste pour boucher un petit creux éventuellement.

La première étape, jusqu’en Corse, sera longue ; c’est presque 1000 km, la dernière frisera les 1500. Qu’avez-vous prévu en cas d’envie pressante ?

Marc : Ce sera une bonne mise en jambe ! On a prévu des pistolets, des petits urinoirs hermétiques qu’on pourra utiliser en cas de besoin, mais on évite surtout de boire du thé ou de café, des boissons diurétiques, et pas trop d’eau pendant le vol pour être tranquille.

Avez-vous préparé les escales pour trouver où manger, dormir ?

Marc-et-Christian-Spirit.jpgChristian : Non, on n’a rien prévu pour la bonne raison que la météo pourrait nous surprendre. Si on avait réservé des hôtels ou des emplacements, on ne pourrait pas les tenir. Sur les voyages qu’on a pu déjà faire, on gère ça au jour le jour… Par contre certaines personnes ont été voir notre blog et nous ont invités lors de nos arrivées. Donc ils viendront nous accueillir et nous offrir l’hospitalité.

Que ressentez-vous avant le grand départ ?

Marc : Une grande émotion de laisser la famille et les copains pendant si longtemps. Et puis, un petit peu… pas vraiment une appréhension, mais une excitation.

Vous quittez le Bourget, comme Paul Klein et Henri Martinet en 1939. Ca aussi, c’est excitant ?

Christian : Ben oui, on vibre et puis on sait que c’est une aventure qui va être intéressante, forcément. On est un peu émoustillé, ce qui est tout à fait humain et naturel…

Marc-et-Christian.jpgQu’avez-vous envie de montrer en faisant ce voyage ?

Marc : Montrer que c’est encore possible en 2011 de vivre de belles aventures et de pouvoir raconter plein d’histoires.

Christian : On sera super content de retrouver la Calédonie dans deux mois ; on leur rapportera de belles images et pas mal d’histoires à raconter !

Marc : On portera haut et fort les couleurs de la Calédonie et on sera les dignes représentants du Caillou.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Pour suivre les pérégrinations des pilotes, allet sur l’onglet tracking de leur site : www.spiritofnoumea.com

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 16:02

Fête de la gastronomie

Née de la volonté du secrétaire d’Etat au Tourisme, la fête de la gastronomie, le 23 septembre, n’oublie pas l’Outre-mer. Les gastronomies antillaise et réunionnaise sont mises à l’honneur pendant la fête de la gastronomie ; l’occasion de relayer les valeurs de la fête et de partager les recettes créatives, les produits uniques et les savoir-faire particuliers de la gastronomie créole. A la Réunion sont organisés des séances de découverte et de dégustation de produits, des visites de distillerie de rhum, des buffets créoles conviviaux, des menus spéciaux à base de rhum chez les restaurateurs. En Guadeloupe, le Cercle des cuisiniers se mobilise pour valoriser le patrimoine gastronomique local et perpétuer les savoir-faire de la cuisine créole auprès des jeunes. A Montréal, 15 restaurants réputés célèbrent la Martinique gourmande. Et, A Paris, de nombreuses initiatives sont lancées pour découvrir les plaisirs de la gastronomie créole.

FXG (agence de presse GHM)


« La journée de la Gastronomie créole »

Bruno Priouzeau Evénementiel – Meudon (92)

Tous les restaurateurs de spécialités créoles de Paris et de la région parisienne se regroupent autour d'un même thème pour mettre en place les Journées de la Gastronomie créole, toute la semaine. Les clients des restaurateurs pourront participer à un jeu concours et gagner de nombreux lots (carnets recettes, invitations, voyages, etc...) Le jour de la fête de la gastronomie, le 23 septembre les producteurs, comités de tourisme et autres acteurs locaux présenteront le patrimoine de la terre créole dans un lieu pouvant accueillir le grand public, de 10h à 22h.

 

« La Kaz Metisse »

Créole Food – Sartrouville (78)

Le restaurant entend faire connaitre les produits et les plats des îles, spécialement de l’Océan Indien, par la promotion d'un menu spécial.

 

 « Goûts et saveurs de l’Outre-mer »

Arcaad – Paris (75)

ARCAAD et ses partenaires organisent les « goûts et saveurs de l’outre-mer ». C’est l’occasion de faire découvrir aux scolaires les goûts et les saveurs de préparations créoles, généralement destinées à la fête, qui se prêtent bien au goûter, de façon à ponctuer différemment les plaisirs de la table.

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 05:44

L’année des outre-mer sur la Place du livre à Nancy

Dracius-au-stand-avec-le-proc-adjoint-de-Nancy.jpgLa place du livre à Nancy inaugure la rentrée littéraire dans l’Hexagone en étant le premier salon littéraire de la rentrée, du 16 au 18 septembre. L’éditeur Desnel y était le seul représentant du monde ultramarin. Une présence qui a été saluée, samedi dernier, par le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. D’ailleurs, dans son discours inaugural, le ministre n’a cité que trois auteurs, les Antillais Suzanne Dracius et Ernest Pépin annoncés au programme pour un débat intitulé Regards sur Césaire, Gissant et Fanon, et la Réunionnaise Memona Hintermann, lauréate du prix Livre et droits de l’Homme de la ville de Nancy. Installé au milieu du grand chapiteau sous l’enseigne « Année de l’Outre-mer », l’éditeur Desnel a bien vendu. JL-Debre-et-enfants.jpgEn tête, L’autre qui danse de Suzanne Dracius, Toxic island d’Ernest Pépin mais encore Qui ne connaît pas M. Domota de Rosa Moussaoui, Frantz succab, Monchoachi et Jérôme Maucourant (qui a eu les faveurs d'Yvon Calvet, ancien parquetier à Pointe-à-Pitre). Les ouvrages d’Aimé Césaire, Le cahier d’un retour au pays au natal et Moi laminaire ne sont pas restés longtemps sur la table. Non loin de là, Daniel Picouly signait son ouvrage La nuit de Lampedusa, et en face, Jean-Louis Debré dédicaçait son roman policier, meurtre à l’Assemblée nationale. Ernest Pépin empêché, c’est le commissaire général de l’année des outre-mer français qui l’a remplacé au pied levé pour animer avec Suzanne Dracius et Jean-Jacques Seymour le débat sur Césaire, Glissant et Fanon, devant un public lorrain, attentif, curieux et participatif.

FXG (agence de presse GHM)

 


Regard sur Césaire, Glissant et Fanon

Maximin-Seymour-Dracius-debat-cesaire-fanon-glissant.jpgSuzanne Dracius a présenté ces grands de la littérature française comme « une sainte trinité oubliée en France contrairement aux Etats-Unis où il y a même des Fanon studies ! » Fanon, donc, a été le hors d’œuvre de cet échange. Avec le rappel de Mayotte Capécia, auteur de la Négresse blanche, que Fanon a éreintée parce qu’elle avait mis en avant ce désir de la femme martiniquaise de se blanchir. De cette « lactification, naîtra le sujet de sa thèse, Peaux noires, masques blancs. Le salut devait venir du devenir blanc, du sortir des malheurs de l’esclavage et de la colonisation. Fanon s’est donc attelé à déconstruire cela et c’est cette déconstruction post-coloniale qu’Aimé Césaire a apréhendé particulièrement dans sa lettre à Maurice Thorez ou dans le Discours sur le colonialisme. « Fanon et Césaire, explique l’auteur de rue monte-au-ciel, ont eu l’habileté de prendre tous ces arguments massue du colonialisme pour les retourner contre le concept lui-même. » Daniel Maximin a retenu que ces trois Martiniquais étaient porteurs d’universalité. « Glissant et le tout-monde… On a toujours su que dans nos îles nous avions des cousins africains, européens, asiatiques et amérindiens. Quatre continents pour édifier une île ! » Impossible donc d’en retrancher un seul ou de n’en privilégier qu’un seul. Voilà donc l’assimilation exclue. « Césaire, Fanon et Glissant sont tous les trois porteurs de l’idée que nous sommes porteurs de tous les continents du monde et ils sont parvenus à l’assumer par la création… »

« Il n’y a pas de filiation, que des fraternités »

Césaire a écrit : « Je serais un homme-juif / un homme-cafre / un homme-hindou-de-Calcutta / un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas… »Le point commun, ce sont tous des opprimés. Et Césaire poursuit : « Nègre colporteur de révolte, tu connais tous les chemins du monde… »Et avec Glissant, poursuit Daniel Maximin, « la créolisation du monde est ce qui constitue le monde depuis que le monde est tout-monde. » Et Maximin se fait sartrien (« L’important n’est pas ce qu’on a fait de nous mais ce que nous faisons de ce qu’o a fait de nous. ») avant de citer Fanon : « Etre Noir ne dispense pas d’avoir été fils d’oppresseur. » Il n’y a donc pas de racine verticale, unique, idéalisée, mais une créolisation. « La créolisation est une re-création », assure l’auteur de l’Invention des Désirades qui veut retenir de ces trois auteurs qu’ils ont eu conscience que leur origine est d’être homme avant d’être autre chose. « Il faut passer outre », reprend Suzanne Dracius, outre le quolibet. « Le nègre vous emmerde », lance Césaire à cet automobiliste qui l’insulte un jour sur la place d’Italie. « Le Sud américain est pour le nègre un doux pays à côté des cafés de Saint-Germain des Près », écrit Fanon à l’épreuve du racisme des milieux littéraires parisiens. « Il n’existe qu’une race, c’est la race humaine, proclame Dracius, chantre de la féminitude. Dracius et Maximin sont-ils inspirés par ces trois auteurs ? « Non, répond Maximin, il n’y a pas de filiation, il n’y a que des fraternités. » « Césaire, Glissant et Fanon n’ont rien abordé d’autre que la condition humaine », conclut Suzanne Dracius.

FXG (agence de presse GHM)

 


Revue-des-livres-Fanon.jpgFanon au sommaire de la RdL

Une nouvelle revue littéraire vient d’apparaître dans les kiosques, La revue des livres, RdL. Dans son numéro 1, outre une interview d’Eric Hazan, réalisée par le Martiniquais Germinal Pinalie, intitulée : « La haine des villes », un dossier accroché en une : « Sur Fanon, tout est encore à dire. Pour une généalogie post-coloniale », par Mathieu Renault. A consulter en ligne www.revuedeslivres.fr

 


3 questions à Jean-Benoît Desnel, éditeur

Jean-Benoit-Desnel.jpg« Je suis un éditeur d’expression francophone sur une thématique de littérature du Sud »

Depuis le premier de la saison, Le livre sur la place à Nancy, jusqu’au dernier, La forêt du livre, dans l’Indre-et-Loire, vous participez à presque tous les salons littéraires de France. Pourquoi cette présence effrénée ?

Ce n’est pas une présence effrénée, c’est une présence obligatoire et nécessaire ! On a une distribution sur tout l’espace francophone. En participant aux salons, nous donnons une visibilité à nos auteurs et à leurs ouvrages et, en quelques pas, nous aidons au positionnement de nos titres en librairie. La France est partagée en quatre zones géographiques pour la mise en place en librairie, donc on est allé à Lodève dans le Sud, nous étions à Ouessant dans l’Ouest, nous sommes à Nancy dans l’Est, et nous serons à Brive dans le Sud-Ouest, avec une importante délégation d’auteurs en majorité guadeloupéens comme Ernest Pépin, Roger Thoumson ou Laura Cassin-Cardigan. Nous serons aussi en région parisienne, au salon de Lhaye-les-Roses ou encore celui de La plume noire. C’est la seule manière de donner de la visibilité littéraire à nos titres qui sont sortis fin juin ou qui vont sortir dans les deux mois qui suivent. Ca répond aussi au manque de visibilité qu’on peut avoir sur le média télévision… Donc venir à la rencontre du lectorat sur toute la France, c’est bon pour nous et nos livres.

Comment sont perçues ces littératures du Sud et plus particulièrement un éditeur d’outre-mer dans ces salons de la France hexagonale ?

Les gens ne m’étiquettent pas comme un éditeur d’outre-mer. La question qu’ils vont me poser, c’est : Etes-vous à Paris ? Parce que, souvent, ils veulent un prolongement en invitant nos auteurs ou en nous proposant de participer à des événements de moins grande envergure que le salon de Nancy ou autre, c’est-à-dire des rencontres sur une ou deux journées avec nos auteurs sur une thématique bien particulière. L’étiquette vole en éclat… Il faut dire aussi qu’on n’a jamais voulu marquer nos collections comme « Monde noir » ou  autres. Je suis un éditeur d’expression francophone sur une thématique de littérature du Sud.

Est-ce que la participation à ces salons joue un rôle prescripteur aux lecteurs de nos territoires, comme une validation de la qualité de nos écrivains ?

Nul n’est prophète en son pays et c’est vrai que le regard jeté sur nos auteurs ailleurs permet effectivement de revoir la position de certains lecteurs. On a quand même un potentiel de lecteurs chez nous qui, dès qu’un ouvrage est sorti, ont la curiosité d’aller voir ce qu’il y a à l’intérieur. Mais, pour dépasser des quantités d’exemplaires vendus, il nous faut attirer d’autres lecteurs qui sont accrochés par d’autres artifices comme les prix littéraires, un auteur vu à la télé ou un livre chroniqué dans la presse ! Et ça, ça implique de faire les salons.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 


ImageMaximin-et-Seymour-sous-le-N.jpg

Jean-Jacques Seymour et Daniel Maximin, dans le salon Napoléon de l'hôtel du gouvernement militaire de Nancy, avant la conférence littéraire. Les deux hommes se sont amusés de constater qu'ils se trouvaient sous le N impérial, le N de celui qui a fait rétablir l'esclavage en 1802... Ils n'ont pu s'empêcher de penser à Claude Ribbe et à ses foudres épistolaires dès lors qu'il les découvrirait ainsi !

 

 

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 05:02

Slaï, le zouk à fleur de peau

Slai-paris-11-e-est-son-quartier-des-rencontres-photo-A-Joc.jpgLes chansons « Flamme » et « La dernière danse » ont confirmé la popularité de Slaï. Il revient avec un album « Escale » et un nouveau single, « Autour de toi », joliment orchestré dans une belle harmonie rythmique. Slaï, de son vrai nom Patrice Sylvestre, est né à Sarcelles (95) d’un père capesterrien et d’une mère saintoise. Dès son plus jeune âge, il baigne dans l’ambiance du zouk et du kompa. En 1996, il revient en région parisienne pour des raisons professionnelles et là, par diverses rencontres, il trouve son chemin musical. En 1998, alors que le pays fête la victoire de l’équipe de France de football, il sort son premier opus, « Fresh », puis, en 2002, l’album éponyme « Slaï », suivi en 2004 par « Florilège » qui lui vaut son premier disque d’or. En 2008 sort l’album « Caraïbe » et c’est la consécration. Il joue désormais dans la cour des grands, participe aux Victoires de la musique en 2009, année où il est meilleure vente de disques. Interview

« C’est l’album dans son ensemble qui parle le mieux de moi »

Comment êtes-vous arrivé au zouk ?

Slai-le-zouk-a-fleur-de-paeu-photo-A-Jocksan.jpgLe zouk est une musique que j’ai chanté, dansé lorsque j’habitais en Guadeloupe, grâce à des artistes tels que Kassav, Frédéric Caracas, Tanya St-Val. Il est vrai que, fort de ce bagage et lorsque j’ai débuté dans la musique, il me paraissait tout naturel d’être dans ce courant musical. Maintenant, j’ai commencé avec une rencontre avec Guy Bordet qui autoproduisait son album. Il m’a demandé de l’assister et de collaborer avec lui. Chose que j’ai faite. Et par la suite, je me suis lancé, j’ai produit mon premier album « Fresh », avec les petites économies de mes parents et un peu du mien. Puis les choses sont venues petit à petit, ainsi que le public qui était au rendez-vous. « Florilège » est l’album par lequel le public hexagonal m’a découvert. Ensuite il y a eu « Caraïbe » et nous arrivons à cet album « Escale ». J’ai toujours été auteur-compositeur et interprète.

Quelle est la couleur musicale de l'album ?

C’est un album urbain. J’ai puisé les sonorités de cet album dans les courants musicaux tel que le hip hop, le R&B, l’électro voire la danse. Puis j’ai greffé les percussions propres au zouk et aux musiques antillaises. L’ensemble est servi avec des ballades. Des ballades qui sont un peu une de mes caractéristiques. Il y a toujours une direction caribéenne  avec des sonorités, des accords très chauds pour évoquer les Antilles et l’ensemble des Caraïbes. C’est un peu la direction que je souhaitais.

Vous êtes un chanteur très discret. Sur cet album, y a-t-il un titre qui parle de vous, de votre vie ?

Je me mets  beaucoup en retrait de ce que j’écris. Mais, je dirais que c’est l’album qui donne l’état d’esprit dans lequel je baigne. C'est-à-dire, celui d’un homme ouvert sur le monde, curieux, fier de ses racines caribéennes.  Je suis plutôt positif comme gars. J’ai le souci d’apporter un bien être aux gens. « Escale » transcrit tout ça, plutôt qu’un titre vraiment prédéfini. Il y a des titres dans ce nouvel album dont je suis plutôt satisfait. Le titre « Zoukbox » par exemple, un titre que j’aime. Chaque artiste a un coup de cœur sur son propre album et c’est mon titre coup de cœur. Mais, c’est l’album dans son ensemble qui parle le mieux de moi.

Slai-coup-de-tonner-sur-le-Zoukbox-photo-A--Jocksan.jpgOn devine un coté fleur bleue, êtes-vous un grand sentimental ?

L’amour est un terme qui est récurrent dans tout ce que je fais. C'est-à-dire que lorsque les gens écoutent Slaï et cherchent un de mes albums, ils savent qu’il y aura des ballades et des mélodies qui leur permettront de s’évader et de prendre une inspiration.  Je pense que les gens recherchent mes titres pour l’universalité  que procurent le thème de l’amour.

Pourquoi avez-vous choisi la musique zouk pour vous exprimer ?

C’est sanguin. Le zouk est vraiment une belle musique quant elle est bien jouée. La musique zouk s’inscrit dans son époque. C’est une musique métissée. Aujourd’hui, nous sommes à l’heure du brassage et, cette musique mélange différentes influences. Elle mérite d’être défendue. Si je peux retranscrire ça et donner du bien-être aux gens à travers ce courant musical et faire découvrir un peu plus la Guadeloupe et la Martinique, tant mieux.

slai-chanteur-a-la-melodie-d-amour-photo-A--Jocksan.jpgA quand une tournée aux Antilles, en Guyane, à la Réunion ?

C’est la grande question. Nous sommes  en train de plancher sur ça en ce moment.  Il faudra bien ficeler ce tour de manière qu’on puisse rapprocher les dates et aller à la rencontre du public dans des bonnes conditions. Pour cela, il faut une discussion et une réflexion en amont. Une tournée c’est une organisation derrière, au-delà de la musique. C’est mon objectif, ça fait partie de ma volonté.

L’industrie discographique rencontre beaucoup de difficultés. Pourquoi avoir choisi de sortir un album par ces temps de rigueur  et de piratage ?

Le disque n’est pas mort. Le disque physique est encore là. Il est vrai qu’en parallèle, il y a la progression des sites de téléchargement légaux. J’y suis également ; il faut prendre le tournant. Mais il y a toujours des personnes qui veulent l’objet. L’objet CD, pour la pochette, pour avoir quelque chose. Il est important pour moi d’être dans les bacs et sur les sites de téléchargement légaux. Même si l’économie numérique dématérialise tout, je pense que le disque a encore quelques années devant lui et après je m’adapterai.

Que reste-t-il de votre passage aux victoires de la musique en 2009 ?

Des belles images et une envie encore plus forte qu’auparavant de continuer la musique. Et surtout, de faire parler de la Caraïbe et de la musique caribéenne. Je me souviens effectivement lors de cette manifestation, j’étais le seul représentant du zouk, mais aussi de la Caraïbe, tout simplement. Ça m’a encouragé. Il y a une espèce  d’émulation, d’envie plus forte qui était là. C’est ce que j’ai conservé et gardé de ces Victoires  de la musique.

Le-chanteur-guadeloupeen-Slai---si-ou-enme-mwen-photo-A--.jpgComment voyez-vous votre avenir dans le monde musical ?

Je pense que j’irai vers de plus en plus d’ouverture. Je vais m’essayer à différent courant musicaux. Mes influences, à part le zouk, sont diverses. Dans le bassin caribéen, on écoute  beaucoup d’autres musiques telles que la salsa, le R&B, la bachiata, le reggae. J’écoute un peu de tout et j’aimerai que ça s’entende un moment ou un autre. Sur « Escale », il y a un titre, « Le bon coté », que j’interprète en duo avec Leila Meyn, qui n’a rien à voir avec le reste de l’album. C’est plutôt une tendance variété française, limite soul music. Ca fait partie de la tendance que je prendrai de plus en plus dans l’avenir. 

Quelle relation avez-vous avec les autres chanteurs et musiciens ?

Aujourd’hui, dans le zouk, on arrive à s’entendre. Il faut qu’il y ait une certaine osmose. Il peut  y avoir des froissements à un moment ou un autre, mais globalement on n’en est pas au point où il y a de vraies rivalités comme dans d’autres musiques où ça peut aller loin. On s’entend plutôt bien et mes rapports sont amicaux voire professionnels. Pour moi, ça se passe bien.

De quoi rêvez-vous ?

Faire un tour du monde avant de fermer les yeux définitivement.

Quel est votre coin préféré dans Paris ?

Je trouve pas mal le coté du canal vers Richard Lenoir, la zone où est situé le Bataclan. C’est un quartier à la fois populaire et un peu atypique. Ici, il y a des gens d’origines diverses qui se mélangent.

Quels sont vos loisirs ?

J’adore le foot, mais j’ai peu de temps pour le pratiquer. Je le regarde un peu à la télé pour suivre les joueurs antillais. J’adore aussi le dessin. La lecture, je m’en nourris pour pratiquer mon activité. Et voyager ! Ce sont des choses que je fais en dehors de la musique.

sali--photo-A--Jocksan.jpgQue regardez-vous  en premier chez une femme ?

J’aime beaucoup le regard chez une femme. Et après je passe à sa démarche, à sa façon de bouger, son charisme… Voir ce qu’elle dégage. Je suis plus sensible au charisme qu’à la beauté en elle-même.

Quel plat aimez-vous manger avec vos amis ?

Un dombré crevettes, ça c’est pas mal ! Surtout préparé par ma mère. Un délice. Je suis très attaché à la cuisine antillaise.

Quel genre d’homme êtes-vous, coquet, discret, tendance ?

J’aime bien resté moi-même et être simple. Mais je suis curieux et j’aime la mode. Quelqu’un qui prend soin de lui est toujours agréable. Ça se voit et je crois que ça à une influence autour de soi. Mais je n’aime pas les vêtements qui ne sont pas fonctionnels.

Comment vivez-vous la starisation ?

SLAI-ZOUK-GWADA.jpgTrès bien. C’est pas mal ! Ça a de beaux avantages. Généralement, lorsqu’on est fainéant au niveau drague, ça facilite les choses. Après, il faut gérer ses apparitions et rester plutôt discret, c’est mieux. Il est toujours agréable que quelqu’un que vous ne connaissez pas vous sourire, vous dise des choses agréable, vous parle de votre musique. Le revers de la médaille, et il faut aussi l’accepter, ce sont les critiques. Mais ça a de bons cotés et je le vis bien. Je ne me considère pas comme une star. Je dirai que je suis quelqu’un de connu. Déjà à ce stade c’est très bien.

C’est votre dernier mot ?

Un petit coucou aux lectrices et aux lecteurs. Je leur dis à très bientôt.

Propos recueillis par Alfred Jocksan (agence depresse GHM)

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 18:51

Jean-Jacob Bicep, « le Guadeloupéen national » d’Europe Ecologie – Les verts

jean-Jacob-bicep-RDG-.jpgLe conseil fédéral d’Europe Ecologie – Les verts (EE-LV) a élu, samedi après-midi ses trente délégués nationaux. Ceux-ci intègrent, aux côtés des vingt conseillers politiques le conseil d’orientation politique du parti. Ce conseil est en charge du programme du parti pour la présidentielle. Parmi les nouveaux élus, le Guadeloupéen Jean-Jacob Bicep, maire adjoint du XXe arrondissement parisien. Il est en charge de l’Outre-mer. C’est la première fois qu’un Ultramarin est désigné à de si hautes responsabilités au sein du parti EE-LV. Le conseil d’orientation tiendra sa première réunion la semaine prochaine en vue d’organiser  son travail avec l’équipe de campagne d’Eva Joly, candidate d’EE-LV à la présidentielle. Jean-Jacob Bicep a de bonnes relations avec celle-ci puisqu’il a été l’un de ses premiers soutiens. EE-LV avait déjà, depuis la sortie du député UMP du Cantal, Alain Marleix, son « Coréen national » avec Jean-Vincent Placé, désormais, il a son « Guadeloupéen national » !

FXG (agence de presse GHM)

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 11:00

ITW Marie-Luce Penchard

« Nous allons réfléchir aux modalités d’un juste retour économique pour les Guyanais »

MLP-au-jardin-1.jpgUne semaine après l'annonce de la découverte de pétrole au large de Cayenne, la ministre de l'Outre-mer se rend en Guyane sce jeudi.

Grâce à la Guyane, la France peut devenir un gros producteur de pétrole. Que représente une telle découverte ?

Il faut être prudent. On n’en est pas encore au stade de l’exploitation d’un gisement pétrolier. En tout cas, dès l’annonce de cette découverte, le gouvernement a été très clair sur deux points : la préservation de ce territoire avec des mesures de protection de l’environnement et le fait que les retombées économiques devront bénéficier à la Guyane.

De quelle manière pourra-t-elle en bénéficier ?

J’ai bien entendu dire « grands projets et miettes locales ». Ce n’est pas vrai du tout ! Si la découverte se confirme, nous allons réfléchir aux modalités d’un juste retour économique pour les Guyanais. Nous le ferons en lien avec les collectivités et les socioprofessionnels. Je proposerai de mettre en place un groupe de travail plus particulier pour la Guyane puisqu’il y aura peut-être du pétrole, mais il y a déjà de l’or. Notre volonté c’est que la Guyane bénéficie des retombées économiques et financières de ses ressources.

Avec un prix au litre toujours autour de 1,5 € ?

MLP-au-jardin-4.jpgIl ne faut pas faire de raccourci ! Avant d’extraire le pétrole, selon les experts, il peut s’écouler une dizaine d’années… Alors pour agir sur les prix du carburant, on ne va pas attendre dix ans ! Il y a d’autres solutions à trouver pour alléger le panier de la ménagère et j’espère bien qu’il y a des alternatives à la voiture. Je serais ravie de travailler sur d’autres formes de déplacement avec une organisation des transports publics qui, aujourd’hui, n’est peut-être pas à la hauteur des besoins des ultramarins. Un plan de déplacement a d’ailleurs été demandé par le président de la République. Les études sont engagées, mais c’est de la compétence des collectivités.

Peut-on envisager que la Guyane dispose d’infrastructures de raffinement et de stockage ?

Il est trop tôt pour le dire… Nous devons attendre de savoir si l’extraction durable de pétrole sera possible.

Concernant les risques écologiques, que pourra imposer l’Etat ?

L’arrêté autorisant les recherches contient des prescriptions qui montrent que l’Etat est soucieux de la préservation de l’environnement. Toutes les précautions sont prises pour éviter des catastrophes comme celle de l’an dernier dans le golfe du Mexique. Par la suite, le code minier sera amené à évoluer avec de nouvelles procédures de consultation du public en amont de la délivrance des permis de recherche minière.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 04:43

MLP et le foot

La 9e journée de championnat de ligue 1 (mais aussi ligue2) sera dédiée à l’Outre-mer. Marie-Luce Penchard devrait donner le coup de sifflet d’envoi d’un des matches de cette journée. D’autres personnalités ultramarines devraient elles aussi être associées à l’événement, comme Marius Trésor à Bordeaux.


MLP votera aux sénatoriales

Marie-Luce Penchard sera en Guadeloupe aux alentours du 22 septembre et au moins jusqu’au 25, date de scrutin des sénatoriales. Car si la ministre de l’Outre-mer n’est pas candidate, ni même tentée par une candidature surprise pour le second tour (!), elle n’en est pas moins membre du collège des grands électeurs. Donc, elle sera à la préfecture le 25 septembre.


MLP et les addictions

La ministre de l’Outre-mer présentera lundi prochain, avec Nora Berra, secrétaire d’Etat à la Santé, un plan de prévention de lutte contre les addictions, une mesure prévue dans les décisions du CIOM de novembre 2009 pour la Guadeloupe et la Martinique.


MLP et Dubreuil

Jean-Paul Dubreuil , président du conseil de surveillance d’Air Caraïbes était reçu par Marie-Luce Penchard, lundi. Il a affirmé à la ministre qu’il était prêt à remplir un A 330 depuis l’Amérique du nord. A condition que les hôteliers s’organisent et jouent collectifs. Selon lui, le marché existe, c’est l’organisation de la gouvernance dans le secteur du tourisme qui pêche. « Il faut de la volonté et du travail », en a conclu la ministre.


MLP et le pétrole de Guyane

Après l’annonce vendredi dernier de la découverte d’un important gisement pétrolier en Guyane, Marie-Luce Penchard a été ravie d’entendre des journalistes de l’Hexagone dire qu’avec cette histoire, « l’Outre-mer apportait quelque chose à la France ». Et elle a ajouté : « Le président de la République a eu raison de faire l’année des Outre-mer français. Au moment où la Guyane pourrait tant rapporter au pays, ça tombe bien ! »

FXG

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 16:55

La loterie de Dieu

Gabriel Cash, éditions ASM, août 2011, 253 pages, 12 €

loterie-de-Dieu.jpgAvec La loterie de Dieu, Gabriel Cash rénove le roman d’anticipation politique tout en s’inscrivant dans la lignées des Van Vogt, K. Dick, Panshin, Spinrad… « Les mecs de la SF de l’époque étaient tournés vers l’avenir quand tout le monde refoulait le troisième millénaire », écrit Jake Tanner, le héros du roman, dans son journal intime. Cash jubile comme un gamin sur sa play station dans ce XXIe siècle sur lequel il n’a qu’un regret : être né trop jeune pour ne pas connaître le lendemain qui chante que son héros nous annonce ! Non sans douleur. Gabriel Cash a souffert pour écrire ce livre, les pages du journal intime de Jake Tanner en témoignent ! L’auteur semble avoir éprouvé l’impérieuse nécessité d’écrire ce roman pour ne pas sombrer dans une folie dont on ne s’éloigne jamais dans ce livre dont l’action se passe cent ans après sa naissance, en 2061… Et qui n’oublie d’ailleurs pas de se référer au Horla de Maupassant.

Yalta 2 et Vatican 3

« Dans les années 2010, les tensions étaient si considérables que l’humanité s’attendait à la première guerre civile mondiale. Autant dire la chute des civilisations. Les grandes nations, pour affirmer la mondialisation de l’humanité, décidèrent de construire l’Organigramme Mondial afin de transcender la paranoïa internationale et permettre, notamment, de restructurer les industries de l’armement par la création de l’Agence spatiale mondiale. Le slogan était alors : « Des missiles ou des navettes. » Ce furent des navettes… » Gabriel Cash installe un nouveau paradigme politique : une ONU reformatée, Yalta 2, Vatican 3 et l’alliance hindo-judéo-christo-boudhique. Et si l’espace est déjà bien occupé par les humains, la vraie conquête, c’est le monde virtuel : l’InfoSphère, l’économie virtuelle et les biomondes issus des rêves ! En 2060, Total race, la course totale, est devenu le sport mondial. Les gens y parient des milliards de tokens (monnaie internationale). Cette course totale est une sorte de jeu vidéo entre war game et CAC 40 ! « Une fusion totale entre les jeux virtuels, les joueurs, les parieurs et les marchés… » Les « métas » sont les joueurs du top ten, ceux qui luttent contre les cyborgs et les entités antigrav, et qui colonisent, urbanisent les no man’s land de l’InfoSphère, ce « monde non euclidien » (voire non aristotélicien, clin d’œil à Van Vogt !). « Ce jeu vidéo qui pèse 1032 info-secondes », a une finalité : la loterie. « La loterie est la « bookmakerisation de l’InfoSphère… Pour certains, elle est devenue la banque mondiale, pour d’autres la nouvelle figure de Pharaon, sorte de déité »… Le défi majeur des « métas », les héros du Total race, est d’atteindre le 7e anneau de la loterie, le 7e ciel, la connaissance totale, le règne de la vérité, le dévoilement du mystère central. Avec Gabriel Cash, la ludicité est bien l’anagramme de la lucidité ! « Jorge Luis Borgès et Philip K. Dick étaient considérés comme les pères spirituels de la loterie », écrit Cash qui rappelle au passage que Maurice Georges Dantec est vivant en 2061 et a 102 ans…

Pilote de spermatozoïde

Jake Taner, simple parieur sur Total race veut devenir joueur, atteindre le niveau des métas et ses rêves l’y conduisent : « Dans ce biomonde, en plein espace, des milliards de petites portes lumière, comme des entrées de petites maisons… Et les petites portes lumineuses sont des ovules ouverts ! Plongeant dans le monde cellulaire, je suis une entité biologique qui s’agite. Je pilote un spermatozoïde… » L’homme est passé de « poussière d’étoile à l’état de semence galactique… » Les hommes  s’identifient « aux runners de Total race, vivant par procuration la volonté de vaincre mais aussi espérant une mutation spectaculaire (…) comme une aspiration non formulée à une libération de la condition humaine. » L’InfoSphère est faite de la compilation de ce que les hommes ont mis dans tous les serveurs et disques durs ; elle sait donc « pratiquement tout de l’humanité ». « Internet révélait tout, écrit-il ; cette révélation se dit en grec apocalyptos ! »

Nirvana et Christ-allisation

Cash n’a pas peur de la spéculation spirituelle. « Ecce homo. Oui. Un âge d’or est possible. Le nouvel homme ? La gloire christique ? Mais aussi la peur du paradis, l’instinct de l’ennui ? La nostalgie de la guerre ? » Et Cash sublime « le risque d’être ravagé par le syndrome de Raskolnikov ! » : « Dieu est-il ? Dieu étant la réponse à l’angoisse de la mort parce que Dieu est la conscience et l’infini. Le seul symbole d’une victoire sur le néant. » Cash n’est que « poète à côté de l’équation finale de l’univers », Mais il ose « l’ultime paradigme », « la réincarnation personnelle », « la christ-allisation de matière spirituelle », « la réincarnation collective », « le deuxième big bang, le nirvana, l’avenir de l’humanité, jusqu’à atteindre… Oh ! Mon Dieu… » Et il conclut cette apocalypse par ces mots : « A l’impossible commencement est réellement le verbe. » C’est complètement barré, mais c’est assez génial à lire. Et pour paraphraser Damon Knight au sujet de l’œuvre de Van Vogt, Gabriel Cash n’est certainement pas « un pygmée qui a utilisé un ordinateur géant », mais il a renoué avec brio avec le paradigme campbellien.

FXG (agence de presse GHM)

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 05:26

Une messe souvenir, un gala et un prix pour PSE

MesseHommage-PSE-web--3---2-.jpgA l’initiative de la famille (entre autres Nadine, sa cousine) et des proches de Patrick Saint-Eloi, décédé il y a un an, une messe hommage sera célébrée samedi 17 septembre à l’église Saint-Suplice à Paris (6e arrondissement). « Il s’agira d’une messe chantée en créole avec des tanbouyés », a indiqué le comédien Luc Saint-Eloy. Patrick Saint-Eloi est mort à 51 ans, le 18 septembre 2010 au Moule (Guadeloupe) où il a été inhumé. Ses obsèques avaient réuni une immense foule, et les présidents des collectivités locales, Jacques Gillot et Victorin Lurel, et la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard. Lors d’une messe hommage à l’église de la Madeleine à Paris, au lendemain de son décès, c’est Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture qui, depuis l’autel, avait prononcé un très bel éloge. Patrick Saint-Eloi fera par ailleurs l’objet d’une soirée hommage, le 23 octobre prochain au Zénith de Paris. Une centaine d’artistes sont les invités de l’association Bay charbon.

Bay Chabon vient d’être créée  par les membres de la famille de Patrick Saint-Eloi. Elle a pour but d’honorer sa mémoire et ses multiples talents. Une de ses missions immédiates est d’organiser un grand gala culturel annuel dont le premier est d’ores et déjà programmé le 23 octobre prochain au Zénith à 18 heures. Il s’agit de réunir autour de l’œuvre de Patrick, des artistes d’horizons divers pour donner vie à son répertoire et son talent, et visiter ainsi les valeurs défendues par l’artiste. On retropuvera, entre autres, Frédéric Caracas, Tanya Saint-Val, Choubou, Dominik Coco, Jean-Michel Rotin, James Germain, Thierry cham, Patrice  Ulman, Kassav, Christiane Obydol, Soft, Daly, Tony Chasseur, Erik, Do Panol, Njie, Sonia Derson, Claudine Pennont, Thierry Demanay, Dominique Tauliaut et Balkouta, le chœur Gospel de Paris et encore Choukaj…

Le 20 octobre, PSE aurait eu 53 ans. Alors dimanche 23, les 53 tanbouyés de Balkouta sonneront Patrick, et résonneront sur la scène du Zénith. Le concept de ce gala culturel, repose sur le principe d’une soirée anniversaire avec une sélection d’images souvent inédites, ou encore des duos d’artistes composés pour la circonstance… Lors de cette première édition du 23 octobre prochain, l’association Bay Chabon présidé par Henri St-Eloi (le frère de Patrick), annoncera la création du Prix Patrick Saint-Eloi, qui verra le jour lors de la deuxième édition en octobre 2012. Il récompensera une œuvre musicale créole. Les critères, les membres et les partenaires qui composeront le comité de sélection seront présentés à cette occasion.

FXG (agence de presse GHM)

Nous apprenons que ce concert hommage est annulé.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:31

Les TAAC aux couleurs de l’AmériqueDany-Glover-2-photo-A-Jocksan.jpg

Lundi, au théâtre parisien du Châtelet, l’ensemble de la communauté afro-caribéenne de la capitale est venu applaudir Danny Glover, lauréat d’un trophée d’honneur, et soutenir la sixième cérémonie des Césaire. Les trophées des arts afro-caribéens existent depuis 6ans. En 2006, cette cérémonie qui récompense les talents artistiques des diasporas africaines avait eu lieu au casino de Paris sous l’appellation des Césaire de la musique. C’était une occasion, selon son fondateur Franck Anretar, de rendre hommage au pilier de la Négritude. Depuis cette manifestation a trouvé sa place dans le calendrier culturel de Paris et s’est installé au théâtre du Châtelet grâce au soutien de la mairie de Paris. Colonel-Reyel--photo-A-Jocksan.jpgPour cette sixième édition, les TAAC ont eu le privilège de recevoir un des plus célèbres acteurs du cinéma américain, l’homme de l’Arme fatale, Danny Glover, invité d’honneur. A cette occasion, il a été fait chevalier des Arts et Lettres par le ministre de la culture Frédéric Mitterrand dans un salon d’honneur, juste avant le début de la cérémonie : « Cher Danny Glover, vous faites partie de ceux qui donnent ses lettres de noblesse à ceux qui portent aux Etats-Unis le beau nom d’activiste. » Dans le théâtre, plein à craquer, l’acteur engagé à reçu le Césaire de la personnalité de l’année et une standing ovation du public. Il a remercié l’organisation d’avoir pensé à lui. « Ca a été une semaine magnifique ! », a-t-il déclaré. Il revenait de Deauville où il a présenté le film sur l’activisme qu’il a produit. « Je suis là pour célébrer avec vous ce moment, avec les plus jeunes, les plus anciens. C’est un honneur ! Mais, il faut aussi célébrer nos enfants et nos petits-enfants d’Afrique. » Il était heureux de partager cet instant en présence de « ma jolie femme, mon amour, mon soleil qui brille ». Le duo Audrey Chauveau et Sébastien Folin ont assuré la présentation de la soirée qui a été un gros succès. Le directeur de la manifestation, Djoe Dunoyer, a eu quelques mots sur l’année des outre mer français. « C’est l’année des outre-mer, a déclaré Djoe Dunoyer… Nous, ça fait six ans qu’on pousse toutes les cultures afro-caribéennes, qu’on est dans l’année des outre-mer et on ne déroge pas à la règle. Je pense aussi au commissaire de l’année de l’outre-mer qui n’est pas là et s’est fait représenter par M. Laviollette. Je pense aussi à notre ministre de l’Outre-mer. Je suis vraiment déçu qu’elle ne soit pas là. Mais, ce n’est pas grave ça fait deux ans qu’elle est ministre et elle n’est jamais venue. Je le dis, je parle avec mon cœur. » Ca n’a pas empêché un grand nombre de personnalités de l’Outre-mer d’être présentes. L'émission est diffusée sur France O la semaine prochaine.

Afred Jocksan (agence de presse GHM)

 


Palmarès

musiciens-du-groupe-de-l-annee-Bamboulaz-photo-A--Jocksan.jpgCatégorie musique dont le jury était présidé par Lucien Ugolin

Meilleur artiste : Dominik Coco pour son dernier opus, Zoukako (Don’s music) et l’ensemble de sa carrière.

Meilleur Groupe : Bamboulaz pour son dernier album, Urban Zouk.

Meilleur Clip et Meilleur album : Soprano.

Révélation de l’année : Colonel Reyel pour son premier album, « Au Rapport », produit par son cousin Krys.

 


Catégorie cinéma dont la présidente du jury était Felly Sédécias

Meilleure fiction : Arnold Antonin pour Les amours d’un zombi.

Meilleur documentaire : Errol Webber pour Ithemba, l’espoir.

 


Catégorie littérature dont le jury était présidé par François Durpaire

Meilleur roman : Marvin Victor pour « Corps mêlés », éditions Gallimard.

Meilleur essai : Louis-Philippe Dalembert et Lyonel Trouillot pour « Haïti, une traversée littéraire », éditions Rey.

 


Réactions

 

Meilleur-film-de-fiction-les-amours-d-un-zombi-d-Arnold-Ant.jpgArnold Antonin, réalisateur du film Les Amours d’un Zombi : « Je suis très content et très honoré de ce prix qui suit d’ailleurs un autre prix qui m’avait fait beaucoup  plaisir également, le prix Paul Robson du meilleur film de la diaspora africaine, reçu au FESPACO, cette année au mois de mars. Aujourd’hui, les gens comprennent ce qui se passe en Haïti et ce qu’on veut dire avec ce film. J’ai réalisé ce film avec un budget de 50000 €. Malgré les faibles moyens dont nous disposons, nous avons la chance d’avoir beaucoup d’énergie. Beaucoup de gens ont envie de faire du cinéma, malheureusement le cinéma haïtien est un cinéma en danger, car avant le tremblement de terre on avait fermé la dernière salle de cinéma qui existait dans mon pays. Maintenant, on fait les films et on ne sait pas où les passer. Les amours d’un zombi est un film sur la folie qui traduit une réalité de paradoxe. »

 


Claudy-Siar-Veronique-Polomat-et-Michelle-Polomat-photo-A-J.jpgClaudy Siar, délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre mer : « C’est la ténacité des uns et des autres, en particulier de Franck Anretar, de Djoe Dunoyer et de toute l’équipe qui paye. Ce n’était gagné d’avance. Tout est réuni pour que ça ne marche pas, mais lorsque tu as  la sincérité, la volonté et la combativité, ça donne une sixième édition et une plus belle que la précédente. Pour le monde afro, c’est important, ça fait partie de ce pilier dont on a besoin pour construire  et asseoir notre identité, ici dans ce pays. Ils ont réussi à faire une cérémonie ouverte à tous. »

 


Colonel Reyel, révélation de l’année pour son album « Au  Rapport » (label Step Out) : « Je suis très fier d’avoir reçu ce prix. D’autant plus un prix décerné par le public, le prix de la révélation de l’année. C’est un immense plaisir d’être là, dans un contexte local. Malgré que je sois né à Paris, j’ai toujours été proche de mes racines, j’ai toujours parlé créole. Moi, j’ai la chance de toucher un public très large, enfants, parents, grands-parents... Je vais continuer pour avoir la confiance du public. Je vais continuer à faire en sorte que les gens se retrouvent dans ce que j’écris et que j’interprète. L’essentiel est de continuer à bosser, aller en studio, faire des nouvelles musiques et faire des nouveaux textes. C’est déjà mon quotidien. »

 


Dominik Coco, meilleur artiste : « Je suis un peu ému. Vous savez, décrocher le prix devant Alpha Blondy, le grand artiste africain de renommée mondiale, Daniel Waro, un artiste majeur de la Réunion, Colonel Reyel, un jeune artiste qui pour son premier album a vendu beaucoup d’albums, c’est le rêve de beaucoup d’entre nous. C’est avec beaucoup d’humilité que j’accepte ce prix de meilleur artiste. Nous avons tous fait un excellent travail. J’ai une pensée pour le public… Sans public, il n’y a pas d’artiste. Comme je dis, mon public, ses racines se trouvent en Guadeloupe et en Martinique. Alors une spéciale dédicace pour le peuple guadeloupéen et le peuple martiniquais. A travers la diaspora qui se retrouve un peu partout dans le monde, ça permet aux branches d’aller en Guyane, à la Réunion, au Canada, aux Etats-Unis et en Europe. J’ai une pensé spéciale à Dominique Hubert. 

 


Frederic-Mitterrand-ministre-de-la-culture--photo-A-Jocksan.jpgLe ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand : « Je suis solidaire de tous les gens qui sont dans cette salle. Je suis venu déjà, il y a deux ans. Et là, j’ai décoreé l’acteur américain Dany Glover. Mais, ces trophées sont un travail tout à fait remarquable et ça me permet de faire passer un message qui vient absolument du cœur et de l’engagement de toute ma vie, c'est-à-dire un message de solidarité à l’égard de ces hommes et de ces femmes. »

 


Franck-Anretar-et-Stephane-photo-A-Jocksan.jpgFranck Anretar, président des TAAC : « J’étais un peu inquiet il y a quelques jours, mais au fur et à mesure que les jours approchaient, j’ai gagné en sérénité. Ce n’est pas facile. On a le talent, le savoir faire, mais quand les moyens ne sont pas réunis, ça complique les choses. Mais, j’ai le devoir d’aller jusqu’au bout quand je m’engage dans quelque chose. C’était  l’un des conseils que m’a donné Aimé Césaire. J’essaye de l’appliquer à chaque fois que j’essaye d’œuvrer. Le bilan semble être positif. Au niveau média, nous avons eu pas mal de retombées  au niveau national, je pense que c’est dû à Dany Glover. Malgré les restrictions budgétaires, j’espère qu’on va s’améliorer. »

 


Francois-Durpaire-president-du-jury-litteraire-et-Olivier.jpgFrancois Durpaire, président du jury littéraire : « Cette année, c’était une très belle sélection, deux très beaux ouvrages qui ont été primés. Cette littérature d’Afrique, d’Afrique du nord, des Antilles, de la Réunion, de l’océan Indien, d’Haïti, de l’ensemble des Caraïbes est une littérature qui est très puissante sur le plan international. Elle est française ; elle  est aussi francophone ; elle est créole à base française. Cette cérémonie très importante n’a pas  pour vocation d’être mise sur le coté, marginalisée. Elle a pour vocation d’être au cœur de notre République. On est en année pré-présidentielle  et c’est important de souligner que nous sommes tous Français quelles que soient nos origines. »

 


Colonel-Reyel-et-Krys-photo-A-Jocksan.jpgKrys, artiste-producteur : « Avant tout, je suis un artiste, puis j’ai décidé de structurer un peu les choses et de travailler avec des artistes qui étaient autour de moi et qui avaient du talent. En outre, Colonel Reyel est mon petit cousin… Je crois sincèrement que Colonel Reyel touche le public réellement et que sa musique plaît, que le public l’a choisie, tout simplement. On assiste à un succès qui me dépasse. Et, qui nous dépasse tous puisqu’on n’est jamais maître de tout ce qui peut se passer dans l’avenir. »

 


Olivier Laouchez, patron de Trace TV : « J’ai trouvé que c’était une soirée extrêmement  professionnelle pour cette sixième édition. Elle a pu mettre à l’honneur beaucoup d’artistes que malheureusement, on ne voit pas assez souvent sur les grandes chaînes de la télévision nationale. Je pense qu’il y a encore des marges pour encore aller plus loin. Cette année, Haïti a remporté beaucoup de prix. Je crois que c’est un hommage qu’il fallait rendre à la création haïtienne qui a subi des dommages irréparables.  Voir cette vitalité, voir ce pays qui est en train de renaître ça fait super plaisir. Et, puis il y a Dominik Coco, la Guadeloupe aussi en force avec le Colonel Reyel. Franchement, une belle soirée ! »

 


Soprano, meilleur clip et meilleur Album : « Pour moi, c’est un grand honneur. Surtout que la première fois que j’étais venu, je suis reparti avec un prix. Et puis, c’est un prix Aimé Césaire, c’est énorme. Cet homme représente un combat, les racines, La science de ses origines. C’est un grand écrivain qui nous a éduqué sur nos racines ; moi j’aime beaucoup. Petit a petit, ça commence à s’ouvrir pour les artistes de Rap et de hip hop. C’est vrai que nous les artistes du rap, on se plaint beaucoup ! Mais je peux vous dire qu’on vient de me proposer pour être juré sur une émission de France Télévision ! Il y a quelque temps, on n’aurait jamais entendu ça. C’est une première ! Ce qui veut dire que les portes commencent à  s’ouvrir. Là, d’être nominé et que c’est Joey Starr qui arrive et qui te donne le prix avec Yvan Le Boloc’h, c’est énorme ! Maintenant les gens commencent à ouvrir un peu les portes. Il faut arrêter de mettre une étiquette sur le rap en disant que c’est automatiquement vulgaire, que c’est ghetto ou négatif ! Il y a de tout comme dans toutes les musiques. Il y a du positif et du négatif. »

 


la-comedienne-Sourya-adele-et-le-jeune-humouriste-photo-A-.jpgStéphane Dack, humoriste de14 ans du Blanc-Mesnil (il s’offert au public parisien pour la première fois après 6 mois de pratique) : «  C’est très cool et c’est une bonne expérience. C’est une découverte, on kiffe c’est tout. Avoir Dany Glover en face, c’est impressionnant. Mais je ne cherchais pas à l’avoir, je cherchais plus le public et faire mes vannes ! »

 


William Gallas, équipe de football de Tottenham : «  Je suis là pour donner mon soutien aux trophées des arts afro-caribéens pour leur sixième édition. J’ai eu l’occasion d’assister à la quatrième. Et pour moi c’est quelque chose de formidable. Ça permet de récompenser  les artistes afro-caribéens. C’est une bonne chose ».

Propos recueilli par Alfred Jocksan

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