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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 05:51

RCI fait son retour en capitale

RCI a inauguré son nouveau bureau à Paris, à quelques pas de l’Assemblée Nationale et de l’hôtel  Matignon, Jeudi dernier.

RCI-la-patronne-et-le-DG-photo-A--Jocksan.jpgAprès l’abandon pour des raisons budgétaires de leur local historique de la rue Fressinet dans le 16e arrondissement en 2009, RCI retrouve de nouveaux bureaux au 57 rue Bourgogne dans le quartier des ministères. Anne-Marie Bathfield, la présidente de la radio, son directeur général, José Anelka, le directeur de la régie, Fabrice Tortosa, le rédacteur en chef de la radio à la Martinique, Jean-Philippe Ludon, le  chef du bureau parisien, François Thomas et ses deux correspondants Axel May et Aline Ruelle ont accueilli Georges Dorion du CASODOM, Ruddy Jean-Jacques du GEFDOM , Frank Anrétar de la FAAC, Daniel Maximin, le commissaire général de l’année des Outre-mer, Sébastien Gadjar de BBlackTV, le délégué interministériel, Claudy Siar, et encore Evelyne Marlin et Karine Lagrenade d’Art et son.RCI-Paris--dirigeants-et-journalistes-photo-A--Jocksan.jpg

Après deux années d’errance pour le correspondant Francois Thomas qui avait pris l’habitude de donner ses rendez-vous dans divers lieux de la capitale dont l’hôtel Méridien Montparnasse où sa silhouette balzacienne commençait à être connue, cette réinstallation confirme l’intérêt de ses rédactions antillaises pour le monde ultramarin de la région parisienne. Pour couronner cette installation, RCI a inauguré le même jour son site http://www.rciparis.fm/RCI-lance-son-site-internet-photo-A--Jocksan.jpg

AJ et FXG (Agence de presse GHM)

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 04:00

Teddy Riner joue les jeunes à Levallois (92)

Le quintuple champion du monde de judo, Teddy Riner, a été reçu triomphalement dans la salle omnisport Marcel-Cerdan de Levallois-Perret (92), samedi, avant de décoller pour la Guadeloupe dimanche. Il a fait quelques gammes avec les jeunes avant de rigoler avec ses amis du club.Sceance-judo-avec-les-enfants-du-club-photo-A--Jocksan.jpg

Teddy Riner est licencié et salarié au LSC de Levallois-Perret et ce club voudrait bien profiter de la notoriété et de l’image du quintuple champion du monde auquel il verse plus de 180 000 € par an. Après avoir été reçu par le maire UMP, Patrick Balkany, il a dirigé et participé à une séance d’entrainement avec les jeunes judoka du club. « Quand je vois les yeux qui brillent, je dis que j’ai fait quelque chose de grand. Je voulais qu’ils prennent beaucoup de plaisir, qu’ils ne se blessent pas et qu’ils ne s’ennuient pas. » sceance-de-signature-photo-A--Jocksan.jpgUne séance de photos et  autographes s’en est suivie. Pendant ce temps, le son de Tambour libre, le groupe dirigé par Claude Vamur  rythmait ses  prises sur le tatami. « Je suis hyper ravi pour Teddy au même titre que j’étais ravi de voir Kassav en haut de l’affiche, témoigne le batteur guadeloupéen. Je demande aux responsables de mettre des moyens en place pour aider d’avantage les jeunes dans leurs projets musicaux ou sportifs. » A la fin de l’entrainement, les danseuses de l’association de Gennevilliers, Kakika, Sandra et Angela,  sont venues sur le tatami faire danser le judoka en lui rappelant ses origines antillaises.

Teddy-et-Marie--Pierre-sa-maman-presentent-la-5e-medaille.jpgTeddy est désormais en Guadeloupe où un programme chargé l’accapare déjà. Notamment avec les jeunes du club de JSVH dont il est le parrain. « Aller aux Antilles j’en ai besoin après chaque grande compétition… En Gwadada sé la bitin la cho. Y aller,  ca me permet de me reposer et de voir ma famille, de souffler, d’évacuer et de faire une mise au point. Car derrière la route pour Londres est longue. »  Avant de revenir  à Bercy, le 23 septembre, pour une rencontre de solidarité France-Japon, judo et arts martiaux japonais. Une confrontation entre les deux équipes nationales en  14 combats au profit des sinistrés japonais.

Alfred  Jocksan (Agence de presse GHM)


En images (Photos : Alfred Locksan)

Alain-Camalet-et-son-equipe-photo-A--Jocksan.jpg

Alain Camalet, le traiteur, et son équipe

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Angéla et Sandra de l'association Kakika font biguiner Teddy

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Kolo Vamur, Claudia et Pascal du staff de Levallois

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La championne du monde de judo des moins de 78 kilos, Audrey Tcheumo, Claudy et Leila

Le-clan-du-champion-avec-Claudy-et-sa-maman-photo-A--Jocksa.jpg

Le clan du champion avec l'oncle Claudy et la maman

Le-groupe-Tambou-libre-avec-Claude-Vamur-Jocelyn-Patrick-Fr.jpg

Le groupe Tambou libre avec Claude Vamur,Jocelyn, Patrick, Freddy et Danco, a donné le rythme

Les-deux-freres-Claudy-et-Moise-photo-A--Jocksan.jpg

Les deux freres, l'oncle et le père de Teddy : Claudy et Moise

Moise-et-Marie-Flore.jpg

Moise et Marie-Flore

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Moise Riner et Véronique Babel de la BRED

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Richard Dacouri et Moise Riner

Teddy-pose-avec-les-musicien-de-Tambou-libre-photo-A--Jocks.jpg

Teddy pose avec les musicien de Tambou libre

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Teddy Riner et les enfants du club de judo de Levallois

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 11:28

Nefta poetry

Stephanie Melyon ReinetteStéphanie Mélyon-Reinette, alias Nefta, présente ses oeuvres poétiques à l'Olympic Café, rue Léon dans le 18e, ce mardi 6 septembre à partir de 20 heures. C'est un spectacle de poésie d'acoustique et de danse que la jeune guadeloupéenne propose. Avec elle, Corinne Pierre-Fanfant et les musiciens Marco Human et le tanbouyé Dominique tauliaut. Une opération organisée dans le cadre du festival "Nous sommes tous des Africains".

Pour en savoir plus sur Stéphanie Mélyon-Reinette dite Nefta : http://www.fxgpariscaraibe.com/article-36111790.html

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 06:00

Salles combles à la 3e JOMD

La rentrée du monde économique ultramarin a eu lieu à Paris, samedi au Pavillon Gabriel sur les Champs Elysée, avec la 3e Journée Outremer développement.

Un millier de personnes (chefs d’entreprises, cadres, chercheurs, étudiants en recherche d’emploi…) se sont retrouvés autour du thème « Tomber les murs ».

Stand-Antilles-Glaces.jpgCyril Comte, Sathyam Dorville et François Brichant, les concepteurs de la Journée outremer développement semblent avoir bien installé dans le calendrier ultramarin parisien un rendez-vous initié d’abord pour contrecarrer les effets de la crise sociale antillaise de 2009. Maintenant que cette crise est derrière et que l’Outre-mer se trouve lui aussi concerné par la crise financière mondiale, les acteurs économiques antillais ont fait de ce moment un laboratoire d’idées et un lieu d’échange. Cette année, dix débats ont permis de décliner une thématique liée à l’isolement et l’éloignement des outre-mer « Tomber les murs » : Energie, sport, tourisme, audiovisuel, économie numérique, attractivité et compétitivité, mais aussi l’histoire. Daniel Maximin, commissaire de l’année des Outre-mer français a resitué ces débats dans l’universalité française, c’est-à-dire « loin des carcans ». « Le développement endogène, a-t-il déclaré en substance, ne veut pas dire un développement sans les autres. » Gilles-Degras-poil-a-gratter.jpgC’est que la tache n’est pas si facile. Gilles Degras, l‘animateur du site Bondamanjak, intervenant dans le débat « Quand la caméra perce les murs », a plaidé pour « une image du tout pigmentaire »,  dénonçant ainsi implicitement la situation faite aux outre-mer dans le cinéma et la télévision en France. Sans beaucoup de réaction de la part des intervenants de ce débat, parmi lesquels se trouvaient le co-réalisateur de Case départ, Thomas Njigol. Gilles Degras a d’ailleurs refusé d’écouter ce qu’aurait pu dire sur ce sujet, le directeur général de France Ô/Outremer 1ère, Claude Esclatine, estimant que « depuis 30 ans, RFO n’a rien apporté »… Claude Esclatine a préféré évoquer le travail fait pour développer le marché du Pacifique sud.debat-cinema.jpg

Un haut débit faible et cher

Le débat « l’économie numérique se moque des murs » a mis en valeur les sources du handicap de l’Internet outre-mer : coût d’accès (« Les bras m’en sont tombé, a déclaré Michel Juviller en charge du développement de la pub sur le net chez Improve digital, évoquant une offre triple play à 70 € par mois contre 30 dans l’Hexagone), qualité du débit. Dans l’Hexagone, 50 % des internautes ont le haut débit contre à 5 à 20 % en outre-mer et encore, si on peut parler de haut débit avec 512 k ! Debat-economie-numerique.jpgCela oblige les sites ultramarins à calibrer leurs sites avec ce semblant de haut débit comme en a témoigné le directeur multimédia de France-Antilles, Philippe Menant : « Nous réfléchissons à des applications pour le mobile mais la 3G est trop lente. On ne se précipite pas… » Il en est de même avec le média vidéo qui devrait permettre aux entreprises une bonne communication si le débit était à la hauteur. « Il y a un potentiel mais nous ne sommes pas à armes égales », a conclu Michel Juviller.

Dans la salle qui accueille les stands des entreprises (SOMAFI/SOGUAFI, SAFO, Blandin, Alpha conseil/Leader price, Antilles Glaces, France-antilles, RCI, Air France, GBH…), se déroulent des entretiens. Des jeunes diplômés ultramarins savent que la JOMD est aussi une bourse à l’emploi. Stand-Alpha-Conseil-leader-price.jpgAnaïs Ursulet, fraîche émoulue de Sup de co à Bordeaux voudrait trouver du travail en Martinique. Elle est spécialiste en achet et logistique. « On a l’impression qu’il y a des choses qui bougent… Je ne suis pas certaine de trouver du travail en Martinique, mais j’ai reçu un bon accueil des entreprises. C’est d’abord de la prise de contacts. On m’a parlé de certains postes disponibles mais il faudra relancer… » Un peu plus loin, l’équipe de Satyam Dorville, The M agency, pose une seule et unique question aux participants qui acceptent de se faire filmer : « Comment se matérialise pour vous la révolution digitale en outre-mer ? »

FXG (agence de presse GHM

Sathyam-Dorville-Yoan-Saint-Louis.jpg

Sathyam Dorville et Yoan Saint-Louis, the M agency


Compétitivité et attractivité

Point d’orgue de la JOMD, le débat sur l’attractivité et la compétitivité de l’Outre-mer a fait salle comble. Le journaliste économique Jean-Marc Sylvestre modère cet atelier qui réunit le patron du groupe réunionnais Bourbon, Jacques de Châteauvieux (60e fortune de France), Jean-Paul Betbeze, économiste en chef du Crédit agricole, Christian Viviès, patron du groupe guadeloupéen Viviès, Marc Vizy, conseiller du président du conseil régional de Guadeloupe, Marcel Osénat, entrepreneurs martiniquais et membre du Conseil économique, social et environnemental. Jacques de Châteauvieux évoque la chute de 40 %, au mois d’août, des actions du groupe Bourbon : « Ceux qui n’ont pas vendu n’ont rien perdu… »

debat-attractivite-competitivite.jpgRevenant sur la question de l’attractivité, le patron réunionnais se fait lyrique : « Il faut donner envie et être généreux… L’Etat n’a plus d’argent ; tout le monde doit mettre la main à la poche… » Il devient soudain plus pragmatique : « Mais que vont-ils faire de cet argent ? Alors qu’ils nous le laissent car nous nous l’investissons ! » Marcel Osénat préconise plutôt que de se lamenter sur la crise, se remettre en question, voire remettre en question le modèle économique de l’Outre-mer. « Pour changer de système, il faut une évolution des mentalités mais une évolution pensée de manière collective. » Il pointe le problème de la gouvernance, tant politique qu’économique ou sociale, celle des patrons comme des syndicats. « Des entreprises réussissent mais le territoire a du mal à se développer… », relance Jean-Marc Sylvestre en s’adressant à Jacques de Châteauvieux. « Ah bon ? » répond ce dernier. « Quels sont les chiffres du chômage à la Réunion ? » précise alors le journaliste. « Celui des choux ou des carottes ? » s’amuse l’entrepreneur qui considère qu’il faut « distinguer les coupeurs de cannes et les jeunes bacheliers ». « il y a des endroits où il ne faut pas s’obstiner et où l’on doit offrir la solidarité nationale, et il y a ceux qui n’ont pas le droit d’en bénéficier et auxquels on doit la culture et la formation. » Christian Viviès poursuit : « Beaucoup de Guadeloupéens se sentent exclus par rapport au fonctionnement de l’économie. Cela génère une irresponsabilité qui gène son fonctionnement. » La pique vise les syndicats. Attractivité, compétitivité de l’Outre-mer, mais pour qui en outre-mer ? Jacques de Châteauvieux fournit sa réponse : « Vivre et travailler au pays, c’est vrai si le monde est notre pays. »


Le nécessaire partage et approfondissement du passé

debat-historiens.jpgDéjà invité en 2009, Jacky Dahomay est venu parler avec les historiens François Durpaire et Fabrice d’Almeida, et le président du parc de la Villette, Jacques Martial, de l’importance de l’histoire. « Le rapport entre les races, entre les classes détermine encore notre présence, a déclaré le philosophe guadeloupéen. Le travail des historiens est fondamental, mais ils restent en prise avec les idéologies… Pour être scientifique, ce travail nécessite aussi que les résultats soient transmis à l’école. » Et pas qu’en outre-mer. Fabrice d’Almeida a provoqué une petite polémique en rappelant que la France hexagonale avait aussi connu quelque chose de similaire à l’esclavage avec le servage jusqu’au 17e siècle. « Non, a répondu Jacky Dahomay, le servage n’est pas assimilable à l’esclavage. » Selon lui, l’esclavage des Amériques à l’aube des temps modernes est spécifique. « Le servage n’a pas marché aux Antilles car l’économie n’était plus féodale mais déjà capitaliste… » « L’esclavage et le servage, a repris Fabrice d’Almeida, doivent être prétexte pour aborder la question de la domination. » Conclusion de cette petite polémique par Jacky Dahomay, reprenant Frantz Fanon : « Nous sommes encore esclave de l’esclavage. » Le débat reprend avec François Durpaire autour de l’identité. « Notre identité se définit par rapport au monde et la France expérimente l’écart entre sa devise républicaine et la réalité. Il faut rendre pratique la devise », assène-t-il d’accord avec Jacques Martial. « Peut-on encore exciser l’Outre-mer au moment de la globalisation ? » Et l’historien spécialiste des Amériques conclut : « 4 siècles qui sont notre rapport au monde sont à réintégrer ! »


Une Réunionnaise lauréate de la business competition

La JOMD récompense chaque année une entreprise ultramarine. Le premier prix (7500 €) a été attribué à Océane production (transformation des produits de la pêche) ; le prix du développement endogène à Fibandco, société martiniquaise de transformation des troncs de bananier en revêtements. Deux prix spéciaux du jury ont récompensé la société réunionnaise Runware qui développe des applications pour i-phone et la société calédonienne d’agroalimentaire Sifrais.


Elsa-Panechou.jpg3 questions à Elsa Panchou, lauréate de la business competition, dirigeante d’Océane production

« Un projet fait par et pour des Réunionnais »

Que représente ce prix pour vous ?

Une grande fierté, une reconnaissance de tout le travail qui a été accompli ces trois dernières années ; une fierté aussi pour la Réunion ! La Réunion est en avance… Je pense que ce prix va m’aider car nous sommes encore en phase de lancement. Aujourd’hui ce prix vient comme un petit coup de pouce. Il est bien venu car il permettra de faire découvrir au public mes produits et l’existence de notre usine.

Au nom de quoi le jury vous a-t-il remis ce prix ?

Le jury a trouvé que mon projet fait par des Réunionnais pour des Réunionnais s’inscrivait dans un cadre d’intérêt public. Il s’agit de faire augmenter la consommation de poisson à la Réunion. Nous avons une usine au Port ouest où nous faisons de la charcuterie de la mer (merguez, saucisses créoles, chipolatas, burgers) à base de thon germon, de la fumaison avec des espèces de pélagiques et de l’ultra-frais. Nous avons aussi une gamme élaborée à base des sous-produits afin de les valoriser, tout ce qui est rillettes, mousseline, boulettes de germon.

Que pèse économiquement votre entreprise ?

Nous sommes encore en phase de démarrage et de lancement des nouveaux process. Nous avons déjà créé 27 emplois directs pour ce qui concerne la production, l’administration, la livraison… Nous livrons déjà un client existant qui est Mon-sushi que j’ai créé et que je représente. C’est un fast food japonais qui sert une gamme de produits ultra-frais sushi, sashimi et tartare.

Propos recueillis par FXG


La JOMD, ce lundi à Bordeaux, dans les salons de la mairie

3 questions à Sylvie Blanc, cabinet du maire de Bordeaux

Sylvie-Blanc.jpg« Bordeaux accueille un nombre important d’étudiants ultramarins »

Pourquoi Bordeaux a-t-elle voulu accueillir la JOMD ?

Parce que Bordeaux a des liens traditionnels, historiques avec le monde antillais, notamment, avec les Outre-mer plus généralement et parce que, après avoir fait un travail de mémoire assez original, Alain Juppé a la conviction qu’il faut aller vers le futur d’où la volonté de donner le meilleur théâtre possible à des débats sur l’économie, la formation, l’université… Il faut rappeler que Bordeaux accueille un nombre important d’étudiants ultramarins.

Comment s’est faite la connexion entre Bordeaux et l’équipe de la JOMD ?

Nous voulions faire une journée tournée vers le développement ; c’était complètement intégré au programme Bordeaux Outre-mer 2011. Il se trouve que la JOMD à Paris se passait au même moment que celui que nous avions prévu ; il aurait été dommage de ne pas mettre les deux en connexion.

Quel sera le menu de cette JOMD bordelaise ?

Nous aurons des thèmes similaires à ceux qui ont été débattus à Paris, mais ils mettront en avant les acteurs locaux. Il y aura donc un mix de participants et d’intervenants qui viendront à la fois de la JOMD de Paris et des universitaires et acteurs économiques bordelais. Nous resterons dans l’esprit « Tomber les murs ».

Propos recueillis par FXG


3 questions à Ruddy Jean-Jacques, président du Groupement d’entreprises des Français d’Outre-mer et dirigeant de l’entreprise Art de fondre.

Ruddy-Jean-Jacques.jpg« Du business en B to B avec l’Outre-mer »

Art de fondre est le seul stand accueilli à la JOMD représentant une entreprise ultramarine de l’Hexagone. Pourquoi avoir choisi de venir ?

J’ai piu clairement signer des contrats fermes ce samedi. Ca aurait pu se faire autrement, mais c’était une vraie opportunité que ces clients qui étaient potentiels samedi matin, aient pu voir mon travail en fonction de leurs propres projets. Mais la raison pour laquelle je tenais à participer en tant qu’exposant, c’est parce que je développe la structure Art de fondre en Martinique et ça me permet d’avoir une visibilité par rapport à l’ensemble de ces partenaires et des participants.

Tous les exposants viennent d’outre-mer. Cela a-t-il été facile de s’introduire ?

Je ne suis pas certain que ce soit difficile ; je pense qu’il y a un travail à faire avec l’équipe dirigeante d’outre-mer développement et c’est ce que le GEFDOM, par mon biais, va initier très prochainement avec Cyril Comte, et je pense que ça peut très bien se développer.

Il y a des passerelles à jeter entre les entreprises ultramarines de l’Hexagone et celles des Outre-mer ?

Il y a plus qu’un marché ! Ca répond à l’attente des chefs d’entreprise. Il ne faut pas se leurrer, de nombreux entrepreneurs ultramarins basés dans l’Hexagone ne sont pas venus parce qu’ils se disent que ce n’est pas pour eux parce qu’ils ne sont pas invités. Au contraire, je leur dis de venir voir, de venir montrer qu’ils existent et ensuite dialoguer pour demain ils soient présents à la JOMD. C’est une bonne opportunité pour pouvoir dresser des passerelles économiques, du business en B to B avec l’Outre-mer.

Propos recueillis par FXG

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 08:30

La jeunesse, les patrons et le gouvernement à la JOMD

Marie-Luce Penchard a du lire avec intérêt l’interview de Cyril Comte parue dans le France Antilles de Martinique  du 2 septembre et dans le France-Antilles de Guadeloupe du 27 juillet. Le co-organisateur de la Journée Outre-mer développement, qui était alors encore le N°1 du MEDEF en Martinique, s’alarmait de la situation de la jeunesse d'outre-mer : « La question des jeunes a été totalement ignorée dans les négociations et les accords interprofessionnels qui ont conclu la crise sociale de 2009. Elle a été aussi totalement ignorée dans les décisions du conseil interministériel de l’Outre-mer. C’est saisissant de constater combien cette question n’a pas dominé nos agendas. Or, c’est la question principale. On dit et on sait que le chômage des jeunes est pesant mais on n’en a jamais tiré une politique ou une analyse (…) La jeunesse, c’est 60 % de chômage… Aujourd’hui, il n’existe aucun dispositif vraiment sérieux de lutte contre le chômage des jeunes dans l’outre-mer. » Dans son discours qu’elle fait diffuser ce samedi à l'ouverture de la 3e JOMD, Marie-Luce Penchard répond expressément sur cette question : «  La première attente concerne la jeunesse, qui constitue une richesse extraordinaire pour l’Outre-mer, mais qui est insuffisamment valorisée. L’Etat a beaucoup agit (sic) en la matière en doublant les effectifs du Service militaire adapté, en améliorant la qualité des formations en mobilité à travers LADOM ou bien encore en favorisant les contrats d’alternance. Je sais que vous avez à cœur de répondre également aux besoins de cette jeunesse. C’est votre responsabilité en tant qu’employeur. Je prendrai donc connaissance avec attention des résultats de vos travaux et j’examinerai de quelle manière l’Etat peut vous accompagner dans cette démarche. » Bigre, si chacun attend l’autre, les jeunes ne sont pas prêts d’être formés ou de trouver du boulot !

FXG (agence de presse GHM)

 

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 08:30

Marie-Luce Penchard aux chefs d’entreprises ultramarins : « Normal que l’Outre-mer contribue à l’effort national »

Marie-Luce Penchard devait partir à Saint-Pierre et Miquelon ce samedi 3 septembre, mais une crise de sciatique l’a obligée d’annuler ce déplacement. Présente aux deux premières journées Outre-mer développement, elle a, cette fois, fait enregistrer un discours sur vidéo, séquence qui doit être projetée samedi matin au pavillon Gabriel à 9 h 30. Le point fort de ce discours se résume à une réponse tranchée vis-à-vis des interrogations des chefs d’entreprises ultramarins en ce qui concerne la politique gouvernementale en matière de niches fiscales : « Oui, il est normal que l’outre-mer contribue à l’effort national », affirme le texte de son discours. « L’Outre-mer est dans la République pour bénéficier de la solidarité nationale comme pour participer aux efforts collectifs » et ce d’autant quand, citant le Premier ministre le 24 août dernier, le « seuil limite de l’endettement de notre pays était atteint ». Le gouvernement a donc, justifie Mme Penchard, anticipant les réactions de l’opposition, « fait le choix responsable de la réduction des déficits en réduisant la dépense fiscale. Cela ne stigmatise pas l’Outre-mer. Cela n’est ni injuste, ni disproportionné. »  Pour autant, la ministre de l’Outre-mer assure que « cette réduction ne remet nullement en cause la feuille de route pour l’outre-mer ».

Ainsi elle indique que « les exonérations de charges patronales propres à l’outre-mer ont été préservées », comme sont « maintenus les avantages des zones franches d’activité » ou encore « l’outil de la défiscalisation pour les investissements productifs ». « La défiscalisation du logement social a été totalement préservée du coup de rabot », précise encore la ministre. Mme Penchard doit recevoir dans le courant du mois les organisations professionnelles et les élus. Elle veut leur « apporter la démonstration que l’Outre-mer a été préservé » et annoncer aux toutes petites entreprises qui ne parviennent pas à bénéficier de prêts bancaires, qu’elle travaille à « un projet de relance des prêts à taux zéro pour les TPE ».

FXG (agence de presse GHM)

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 05:42

Kréyol djaz déprogrammé

Tony Chasseur nous apprend que l'émission, Kréyol Djaz, sur Tropiques FM, "c'est terminé !!!"  Raison invoquée, selon l'artiste : " La nouvelle direction de la radio a besoin de cette tranche horaire pour diffuser plus de zouk. " Et, un brin amer, Tony Chasseur suggère de ne pas réagir sur sa page facebook, mais plutôt sur celle de Tropiques FM... "Désolé pour mes amis musiciens du jazz métissé, ça va encore être plus difficile d'entendre vos créations…", conclut Tony Chasseur.

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 05:15

GBH autorisé à reprendre l’hypermarché Cora de Cluny

L'Autorité de la concurrence a rendu lundi 1er septembre une décision par laquelle elle autorise, sous réserve d'engagements, l'acquisition par le Groupe Bernard Hayot (GBH) d'un hypermarché actuellement exploité sous enseigne Cora, situé à Cluny.

L'Autorité a estimé que, sur la plaine foyalaise où se situe l'hypermarché concerné, la présence de plusieurs enseignes concurrentes laissait un choix suffisant aux consommateurs martiniquais, la part de marché de GBH sur cette zone de chalandise restant inférieure à 30 %. En revanche, comme GBH est également actif sur le marché de l'approvisionnement de la Martinique en produits de grande consommation, le renforcement, même limité, de sa position sur les marchés de détail de la distribution à dominante alimentaire le met en mesure de fausser le jeu de la concurrence en dégradant les conditions d'exploitation des enseignes concurrentes, au dépens des consommateurs. Afin de remédier aux risques d'atteintes à la concurrence, GBH a pris devant l'Autorité de la concurrence plusieurs engagements pour le compte de ses filiales actives dans l'approvisionnement des GMS. Tout d’abord, GBH a renoncé à toute clause d'exclusivité restreignant la liberté de ses fournisseurs de commercialiser leurs produits auprès d'autres intermédiaires. GBH s'est engagé également à s'abstenir de toute intervention dans les relations entre ses fournisseurs et les distributeurs concurrents comme il s'est engagé à s'assurer que les budgets de coopération commerciale reçus par ses filiales de la part de leurs fournisseurs soient alloués entre les magasins qu'il détient et ceux de ses concurrents sans discrimination et sur la base de critères commerciaux transparents, objectifs et vérifiables. Enfin, GBH s’est engagé à assurer une exploitation autonome de ses activités de grossiste-importateur, qui soit distincte de celles de distribution au détail. En particulier, le groupe s'est engagé à ce que les informations collectées ayant trait aux promotions commerciales des distributeurs concurrents ne fassent l'objet d'aucune communication aux entités en charge de la promotion commerciale dans ses magasins, notamment en ce qui concerne le calendrier des promotions, les produits sur lesquelles celles-ci portent et leur ampleur. Et pour veiller au respect de ces engagements, un mandataire indépendant, agréé par l'Autorité de la concurrence, s'assurera de la bonne exécution de cet accord.

FXG (agence de presse GHM)

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:26

Jeu de piste créole à Paris le samedi 24 septembre
Le Rallye Pédestre "Paris, cité Créole et Nègre", placé sous le signe des sciences et techniques, est un jeu de piste permettant de découvrir, le samedi 24 septembre un Paris métissé et cosmopolite. Les concurrents parcourront la capitale à pied, en bus ou en métro, le long d’un itinéraire ponctué d’énigmes et de casse-têtes, préparés par le Cercle des Lumières Noires avec la complicité de quelques célébrités.
Le parcours proposera de découvrir en s'amusant l’apport de personnalités liées par une histoire commune, créée par la rencontre de l’Europe avec l’Afrique, les Amériques et l’Océan Indien ; hommes et femmes qui ont vécu, travaillé, créé à Paris et ont marqué Paris et continuent à faire battre le coeur de la capitale.
La journée sera clôturée par un dîner-spectacle présentant des numéros insolites et inédits, au cours duquel les concurrents seront classés et primés. Le rallye devait avoir lieu initialement au printemps et avait été reporté faute de participants. Il faut donc ne pas hésiter à s'inscrire !

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:24

La Rame des Champions à Creil

photo-aviron-3.jpgL’opération, La rame des champions, organisée au bénéfice de la lutte contre la drépanocytose et dont les parrains sont Sébastien Folin et Taylor Fixy (jeune drépanocytaire), se tiendra sur  l’Ile Saint-Maurice à Creil les 17 et 18 septembre. Elle mettra en compétition 4 équipes féminines et 4 équipes masculines de zaviron, canots à rame de la famille des gommiers, originaires de la côte nord Caraïbe de la Martinique. Les animations seront assurées notamment par le Chouval Bwa de Claude Germany, Kolo Barst ou encore Total Zouk. La plupart des équipes, ainsi que le président de la ligue d’avirons de la Martinique seront à Paris à partir du 15 septembre.

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