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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:19

La Parisienne ultramarine

La Parisienne (course féminine de 6 km) aura son équipe ultramarine avec 50 coureuses originaires de la Martinique, de la Guadeloupe, d’Haïti et de Saint-Martin. La course aura lieu le dimanche 11 septembre sur le Champ de Mars. Un « Village » sera mis en place sur le site dès le vendredi 9, qui proposera, entre autres animations, Rony Théophile, le groupe Ti Mass Paname et  le ballet Alizés 78.

Plus d’infos sur : http://www.fomevents.com/La-Parisienne-2011-Les-Outre-mer_r14.html et http://outremer2011.wordpress.com/

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:10

Les Antilles à Paris, trésors de la bibliothèque Mazarine

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, du 18 septembre au 18 octobre, la bibliothèque Mazarine expose sa collection antillaise.

Espace d’une très grande diversité géographique, naturelle et humaine, l’archipel des Antilles a fait l’objet de convoitises et d’une fascination continues depuis la découverte des « Indes occidentales ». Nombreux sont les récits de voyage qui témoignent, depuis la Renaissance, des relations nouées et entretenues entre Européens et peuples caribéens, et qui constituent aujourd’hui des sources exceptionnelles, souvent illustrées, et généralement orientées par les préoccupations de leurs auteurs, qui furent botanistes ou cartographes, marins ou négociants, missionnaires ou administrateurs…

La Bibliothèque Mazarine remplit sans interruption depuis le XVIIe siècle sa mission scientifique dans le même somptueux décor : la « bibliothèque aux colonnes » créée en 1647 par l’architecte Pierre Le Muet pour le palais Mazarin, réinstallée dans les années 1660 par Louis Le Vau dans le Collège Mazarin - qui deviendra ensuite le Palais de l’Institut - en face du Louvre.

Cette exposition repose sur un fonds précieux de manuscrits et de livres rares représentant l’une des principales ressources pour l’histoire naturelle et humaine des Antilles. Elle réunit notamment :

- le manuscrit autographe des Mémoires du Père Labat (1663-1738), missionnaire, botaniste et ethnographe qui séjourna aux Antilles de 1694 à 1706 ;

- des dictionnaires de la langue caraïbe et de nombreux livres illustrés du XVIe au XIXe siècle (atlas, livres de voyage et de botanique) ;

Plus récemment le docteur Marcel Chatillon, disparu en 2003, légua à la Bibliothèque Mazarine une exceptionnelle collection relative aux pays bordant la mer des Caraïbes, dont les principaux trésors seront exposés :

- le manuscrit de l’Histoire des îles de Guadeloupe et Martinique du Père du Tertre (1610-1687) illustré de dessins de sa main ;

- de rares éditions du Code Noir et un remarquable ensemble d’impressions antillaises ;

- un document capital pour l’histoire de l’esclavage : le Registre de la Société pour l’abolition de la traite des Noirs, instituée à Paris sous la Révolution (1788 - juin 1790) ;

- un rarissime recueil sur la Jamaïque imprimé en couleur (Isaac Belisario, Sketches of character, 1837, avec cinq dessins originaux) ;

- des albums illustrés par la lithographie, ou la photographie, évoquant des paysages ou des scènes disparus des Antilles.

L'exposition, inaugurée dans le cadre des Journées du Patrimoine, sera relayée, dès son ouverture, par une présentation virtuelle sur le site web de la bibliothèque : www.bibliotheque-mazarine.fr

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 15:56

Créole fusion à Marseille

L’Espace Sénac à Marseille accueille le samedi 17 Septembre une soirée « Créole fusion ».

« Créole fusion » propose le temps d'une soirée de de s’interroger sur la pluralité de la société créole, de la complexité de sa construction, des influences de cette diversité sur la musique, les arts plastiques, la gastronomie...

Au programme :

- « La Peau Sauvée » : Rencontre littéraire avec Yollen Lossen, animée par Marion Cordier

- « Têtes de Nègres » : Exposition de l'artiste plasticienne Françoise Semiramoth, d'origine guadeloupéenne, dont une partie du travail aborde la question de l'héritage familial et de l'identité. En présence de l'artiste.

- « Jazz créole » avec Serge Lossen, musicien de jazz d'origine Guadeloupéenne.

- Concert de Gwoka avec le groupe Massilia Ka.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 15:44

Le Concert de M. de Saint-George s’en donne à cœur joie

La musique du chevalier de Saint-George jouée à Paris et à Saint-Brice-sous-Forêt (Val d’Oise)

Alain-guede-coiffe.jpgLa Sainte Chapelle, à Paris (1er arrondissement), accueille le concert de M. de Saint-George pour deux soirées Plaisirs et amours au Siècle des Lumières, les vendredi 2 septembre à 20 h 30 et le dimanche 4 septembre à 19 heures. Ces deux concerts annoncent l'enregistrement du nouveau CD de Saint-George « Bonheur d'aimer, tourments d'aimer » qui sortira mi-décembre chez Harmonia-Mundi (Label Loreley).

Dimanche 18 septembre à 16 heures, la cathédrale Saint-Louis des Invalides (Paris 7e arrondissement) accueille la création mondiale du Laudate Dominum retrouvé à Wiesbaden, par le choeur d’enfants de l’Opéra de Paris et l’orchestre Paris-Classik dirigé par Bertrand Cervera.

Le Nègre des Lumières, l’opéra de Saint-George dont le livret est signé d’Alain Guédé, sera joué le samedi 19 novembre à 20 h 30

Au Théâtre Silvia Monfort à Saint-Brice-sous-Forêt (Val d’Oise)

Ecrit à partir des oeuvres lyriques disparues de Saint-George, le livret de cet opéra s’inspire de la vie du compositeur qui fut aussi un bretteur hors pair, puis l’un des favoris de Marie-Antoinette avant d’être victime d’une cabale raciste. La Direction musicale est de Bertrand Cervera, la mise en scène de Diana Iliescu, et le conseiller artistique est Petrika Ionesco.

Renseignements sur saint-george.phpnet.org

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 15:01

7e festival de gwo ka/jazz à Paris

Le New Morning et l’Espace Saint-Martin à Paris accueillent la 7e édition du festival de gwo ka/jazz du 22 au 25 septembre.

Raphaël Epaminondas, le fondateur de ce festival réunit autour du tambour guadeloupéen un ensemble de formes musicales nées du même berceau et dont la proximité s’est établie en cinq siècles d’histoire.

En ouverture, le 22 à 19 h 30, Edmond Mondesir (Martinique), Agathe Iracema Jazz Quartet (Brésil), Sonny Troupé Quartet et Sam Tshabalala (Afrique du Sud) seront sur la scène du New Morning. Vendredi 23 à 19 h 30, ce seront Kan’nida (Guadeloupe), Grégory Privat (Martinique), Indestwa Ka (Guadeloupe). Samedi 24 à 19 heures, on écoutera Michèle Voltaire Marcelin et Adjabel (Haïti), Biloute Gwo Ka (Ile de France), Indestwa Ka (Guadeloupe) et enfin Nathalie Natiembé (Ile de la Réunion).

Enfin, dimanche 25 à 19 heures à l’Espace Saint-Martin, Elsa Martine (Guyane), Adjabel (Haïti), Kan’nida (Guadeloupe) et la danseuse Léna Blou (Guadeloupe) clôtureront cette 7e édition.

Renseignements sur www.newmorning.com

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 05:10

Les TAAC 2011 le 12 septembre au Châtelet

Fanny-J-trophee-hauteur--AF-.jpgLa sixième édition des Trophées des Arts Afro-Caribéens se déroulera le lundi 12 septembre 2011 à 20 heures au Théâtre du Châtelet, à Paris. La cérémonie de remise des récompenses est prévue pour durer deux heures au cours d’un spectacle “live” agrémenté de sketchs humoristiques et de poèmes. Les artistes se produiront sur scène en alternance avec les remises de prix. Des artistes de renommée nationale et internationale interviendront : musiques, comédies, ballets traditionnels... Les remises de prix seront effectuées par des personnalités nationales et internationales. Depuis l’édition 2008 (photo : Fanny J, révélation de l'année 2008), 2 catégories importantes ont intégré de façon permanente la cérémonie : deux prix littéraires, deux prix cinématographiques. Les prix littérature et cinéma sont désignés par un jury de professionnels sélectionnés par le comité des Trophées des Arts Afro-Caribéens ; et les prix musique par le grand public après une sélection faite par un jury de professionnels de l’industrie de la musique. danny-glover-938c9-24fe7.jpgLes maitres de cérémonie des trophées des arts afro-caribéens sont Sébastien Folin et Audrey Chauveau. L’émission sera retransmise sur France Ô le 18 septembre et sur France 2 le 25 septembre 2011. A noter la présence de Dany Glover, invité d'honneur de cette 6e édition.

 

 


Liste des Nominés TAAC 2011

Catégorie Musique

Meilleur artiste : Danyel Waro, Alpha Blondy, Dominik Coco

Revélations de l'année : Tsenga, Nzela, Colonel Reyel, Mélissa Nkonda

Album de l'année : Tiken Jah Fakoli, Jocelyne Labylle, Soprano

Meilleur groupe : Didyé Kégrin et SoulKamayan'n, Staff Benda Billili, Bamboolaz, Sexion d'Assaut

Meilleur clip : TLF feat Corneille, Soprano, Colonel Reyel, Fanny J feat Black Kent

 


Catégorie Littérature

Romans

Corps mêlés de Marvin Victor

Amères vacances de Frédéric Pichon

Lorika de Guillaume Adouvi

Mont plaisant de Patrick Nganang

L'île sous la mer d’Isabelle Allende

Essais

Failles de Yanick Lahens

Y'a pas que du sable dans le désert de Moussa Ag Assarid

Racisme : Mode d'emploi de Rokhaya Diallo

Haïti : la traversée littéraire de Louis-Philippe Dalembert et Lyonel Trouillot

Philosophie de la relation d’Edouard Glissant

 


Catégorie Cinéma

Documentaires

Africa, America de Laurent Champonnois

Milo poko mô de Jean-Michel Césarus et Fabienne Kanor

Kreol de Frédérique Menant

On lanmen ka lavé lot de Janluk Stanislas

Ithemba, l’espoir d’Errol Webber

Fictions

Le bonheur d'Elsa de Mariette Monpierre

Le mec ideal d’Owell A. Brown

Notre étrangère de Sara Bouyain

Un pas en avant - Les dessous de la corruption de Sylvestre Amoussou

Les amours d’un zombie d’Arnold Antonin

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 05:49

 

Nuit du gwo ka à Paris

Flyer-Nuit-Gwoka-1er-oct-2011.jpgSamedi 1er octobre 2011, le Petit bain accueille une nuit du gwo ka

A l'occasion de la nuit blanche, le 1er octobre prochain, le gwo ka s'invite à Paris, sur une barge amarrée en bord de Seine, le Petit Bain, pour une soirée-nuit de musique, chants et danse gwo ka animée par Jony Lerond, chanteur et percussionniste, et Jules Ismin dit Bertho, chanteur. Ils seront entourés de leurs amis, Patrice Abenzoar, Pomme, Jean-Pierre Dupond, Willy, Didier, Max Diakok et guests.

Au programme, des improvisations de danse autour du ka, nom du célèbre tambour guadeloupéen.

 


18 heures : un atelier de 2 heures d'initiation à la danse gwo ka animé par Max Diakok. (10 euros, inscription indispensable à  compagnieboukousou@gmail.com)

20 heures : rencontres/apéro/projection d'un film sur le gwo ka (on ne sait pas lequel)

21 h 30 : début de la soirée musique, chant et danses (improvisations solos ouvertes à tous et à toutes)

Métro: Quai de la gare ou Bibliothèque François Mitterrand 

Le métro fonctionne tout au long de la nuit blanche

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 15:33

Frantz Fanon et Patrice Lumumba au festival de Douarnenez

visuel-Festival-DZ.jpgLa programmation du festival de cinéma de Douarnenez (Finistère) consacre deux journées à Frantz Fanon, mercredi et jeudi 24/25 aout, avec trois films (Driving with Fano - Fanon, peau noire, masque blanc - Frantz Fanon, mémoire d'asile), un débat le mercredi à 18h sous le chapiteau du festival en compagnie de Françoise Verges, Jacques Coursil et Lesego Rampolokeng (poète sud africain qui reprend les écrits de Fanon), un concert le jeudi 25...

"Saluer les deux hommes, figures majeures des luttes d'indépendance et d'émancipation, morts la même année, en 1961, était une nécessité selon les organisateurs du festival de Douarnenez. Le festival, à travers 5 films, un débat, un concert, des lectures, et un ensemble d'ouvrages dans la librairie éphémère, propose une parenthèse particulière, une manière de se rassembler autour d'une mémoire, celle des peuples colonisés. Ce qui entre aussi en résonance avec l'histoire de l'Afrique du Sud et avec les paroles et les gestes qui parlent de libération, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Syrie, en Égypte... Le capitalisme dont parle Frantz Fanon, certainement, a à voir avec les gesticulations européennes de la faillite annoncée, avec cette machine de guerre financière, boursière, économique, qui met à genoux des peuples, en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande, et demain…? Stéphane Hessel, dont les Espagnols ont mis en pratique la nécessaire indignation, invité à Douarnenez en 2009, a reçu au début de cette année le prix Frantz Fanon." Voilà comment le Festival rétablit Fanon dans notre contemporanéité.

• MERCREDI 24, DÉBAT avec Françoise Vergès, Lesego Rampolokeng et Jacques Coursil

• JEUDI 25, CONCERT :

- Première partie : hommage à Fanon avec Jacques Coursil / Alan Silva, Lesego Rampolokeng (Fanon's Children).

- Seconde partie : hommage à Lumumba, avec Emile Biayenda et le trio Charles Kely.

 


Lumumba – Pour mémoire, de Dragos Ouedraogo

Patrice Lumumba né le 2 juillet 1925 à Onulwa au Congo, colonie belge à l'époque, et assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga. Héros national de la lutte pour l'indépendance du Congo, il fut le Premier ministre éphémère de la République démocratique du Congo au moment de son accession à l'indépendance dans un contexte difficile lié aux enjeux géostratégiques et économiques. En effet le pays regorge d'énormes richesses minières convoitées par les compagnies minières belges et des puissances occidentales. Patrice Lumumba personnalité charismatique, tribun populaire, autodidacte, s'est forgé une figure de leader politique résolument engagé dans le combat pour l'indépendance du Congo. Cette option lui attire les foudres de l'administration coloniale belge, de ses alliés au sein de l'élite congolaise et des États-Unis qui agitaient à l'époque l'épouvantail communiste. Dans son parcours politique, Lumumba crée le Mouvement National Congolais, qui prend son ascendant sur les autres partis indépendantistes. Lumumba fait face à l'hostilité de l'administration coloniale, aux rivalités des autres forces politiques congolaises, aux intrigues des États-Unis dans les coulisses avec les agents de la CIA. Il fait de la prison à plusieurs reprises. Il est libéré pour participer à la réunion de la Table ronde à Bruxelles au cours de laquelle la Belgique accorde l'indépendance au Congo. Une indépendance formelle, car les rouages essentiels de l'économie, les forces militaires restent sous le contrôle de l'ancienne puissance coloniale. Lumumba se dresse contre cette supercherie, mais il est de plus en plus isolé, et n'a autour de lui qu'un carré de quelques fidèles au sein du gouvernement et de l'appareil d'État fragile d'une nation naissante. Il sera victime d'un complot et assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga après une véritable chasse à l'homme orchestrée par le colonel Mobutu avec l'appui des États-Unis et de la Belgique. Lumumba est resté dans la mémoire du peuple congolais et des peuples africains comme le symbole de la lutte pour l'indépendance et de la liberté. Cette mémoire est entretenue par une littérature foisonnante, par le théâtre, la musique et le cinéma.

Frantz Fanon, Peau noire, masque blanc, d'Isaac Julien

Le film frappe par ses choix esthétiques et théoriques, le baroque cinématographique. Né en Martinique, Fanon est un homme aux facettes multiples, psychiatre en Algérie et Tunisie, Ambassadeur du Gouvernement Provisoire de la République algérienne, membre du FLN, poète, écrivain, ami de Sartre et de Beauvoir, pourfendeur du racisme et du colonialisme, admiré des Black Panthers et des jeunes révolutionnaires du Tiers-Monde. Plutôt que de suivre une trame linéaire, le film dresse un portrait complexe de Frantz Fanon, mêlant documents d'archives, interviews et, surtout, scènes reconstituées. C'est la forme du film qui intrigue, les partis pris du cinéaste, son approche personnelle d'un Fanon tiraillé par des désirs contradictoires. Isaac Julien fait une oeuvre amoureuse, subtile, où transparaît son propre engagement en miroir.

Frantz Fanon, Mémoire d'asile, d'Abdenour Zahzah

Portrait du psychiatre et théoricien révolutionnaire Frantz Fanon, à partir des archives de l'hôpital et des registres d'entrées de l'HP, les suivis des patients et les notes cliniques de Fanon, et premier film du réalisateur. Faire un film sur un lieu fermé dans un pays fermé était un point de départ du projet, tant “l'Algérie ressemble à un univers psychiatrique”. Deux ans et demi pour huit jours de tournage, un cofinancement à égalité avec Bachir Ridouh, médecin-chef de l'hôpital et des prises de vues avec la caméra d'un touriste uruguayen ! “Chaque fois que je montre mon film en Algérie, je ressens une très grande joie. Si le cinéma est universel, les Algériens ont besoin de voir des films auxquels ils peuvent s'identifier, un besoin de se voir pour se désaliéner.”

Driving with Fanon, de Steve Kwena Mokwena

Voici une méditation cinématographique sur la violence et ses stéréotypes, la mémoire et la condition humaine en Afrique postcoloniale. Kwena Mokwena, artiste sud-africain, et Lansana Fofana, journaliste et écrivain sierra-léonais, voyagent à travers Freetown, Sierra Leone. Brouillant les pistes en mixant discours et images brutes, tous deux évoquent le fantôme de Frantz Fanon (et de Steve Biko), l'engagement d'une nouvelle génération d'Africains et regardent une Afrique du XXIe siècle sans concessions. Film urbain, speed, hip-hop, funky, free-jazz, à l'allure d'un documentaire art-vidéo, dans une énergie numérique propre au travail du réalisateur, figure atypique du cinéma sudafricain.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 07:01

La 3e Journée Outre-mer développement se déroulera le samedi 3 septembre au pavillon Gabriel à Paris (et le 5 septembre à la mairie de Bordeaux). Initié par Cyril Comte, l’ancien patron du Medef Martinique, Nathalie Fanfant, François Brichant et Satyam Dorville, « c’est le seul événement qui permet au monde économique et social des outre-mer de venir à la rencontre des talents issus des diasporas d’outre-mer », selon ses créateurs. Ce jour-là, aura lieu la remise des prix de la Business competition dotés de 17 500 € pour trois lauréats. 62 entreprises ont concouru et 10 ont été retenues. Le précédent lauréat, Boodoom, est parvenu à lever près de 1 million € !

cyril-Comte.jpgITW Cyril Comte, Journée outre-mer développement

« La question des jeunes a été objectivement ignorée depuis des décennies »

Quel bilan faîtes-vous des premières journées Outre-mer développement en terme d’emploi ?

Entre les deux premières éditions de 2009 et 2010, il y a eu 300 entretiens qui ont été menés à bien. Ces 300 entretiens ont donné lieu à une quinzaine d’embauches de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur pour des fonctions d’encadrement. Il y a eu de façon générale beaucoup de contacts qui ont été établis et, parfois, ces contacts peuvent aboutir sur une relation professionnelle deux ans plus tard.

Cette année, vous avez choisi le thème : « Tomber les murs »…

L’idée est de tomber les murs entre les Outre-mer et la métropole, entre les Outre-mer entre eux, entre les Outre-mer et leur environnement régional. Dans ce cadre, l’enjeu de l’énergie est important. L’énergie est typiquement une question qui est liée à la distance et à la taille des marchés, et dans un monde de pénurie énergétique, ça va devenir dans les économies insulaires un enjeu de plus en plus fort.

Un de vos thèmes de débat est « Les Outre-mer peuvent-ils disjoncter ? », en sous-titre de « En outre-mer, on n’a pas de nucléaire mais des idées ». Comment doit-on le comprendre ?

On l’a déjà vécu… Dernièrement en Martinique, il y a eu des grèves d’EDF et l’économie a été arrêtée par le fait que la centrale thermique a été mise progressivement en rideau et d’un coup, tout s’est arrêté, que ce soit l’industrie, le commerce, au-delà même de la gêne occasionnée pour les gens. Derrière cela, il y a les enjeux de puissance installée, d’investissements et de coût qui vont se poser de manière de plus en plus aigüe.

Le Grenelle de l’environnement prévoit que l’on arrive à 50 % d’autonomie énergétique en 2030. Sommes-nous dans les clous ?

Ce serait jouable si on n’était pas face à des contradictions. On a affiché cet objectif mais en même temps l’ensemble des projets photovoltaïques qui avaient, dans nos territoires, vocation à assurer au moins 30 % de la production, ont été stoppés au même titre que l’ensemble des projets nationaux. La spécificité des Outre-mer n’a pas été reconnue pour l’instant. Il faut donc qu’il y ait une volonté politique avec des investissements qui soient à très long terme. Au-delà du photovoltaïque, il y a peut-être  des solutions plus larges de géothermie, d’énergie thermique des mers, de la houle… Tout ça sont des technologies qui pourraient être expérimentées dans les Outre-mer et pour lesquelles il faudra de la volonté politique.

Et le problème du coût de l’énergie ?

Il y a des coûts et des contre coups. Les coûts sont par nature élevés chez nous et l’on ne s’est pas posé la question de façon globale de la façon dont ils pouvaient être réduits ou mieux répartis pour ne pas peser prioritairement sur les produits de première nécessité. Le contre coup de ces coûts agissent sur le développement économique et peuvent aussi devenir des contre coups sociaux. Comme nous l’avons vécu en 2009. L’énergie fait donc partie des enjeux de la vie chère.

Vous évoquez aussi le numérique qui se moque des murs...

L’économie numérique représente 20 % du PIB dans les économies développées et nous sommes loin de ce ratio dans les DOM. Pour autant, nous avons des entrepreneurs qui mènent des projets intéressants et ils viendront en parler.

Vous avez aussi d’aborder la question du sport avec deux questions : son industrie et ses emplois…

Pour l’instant le sport ne crée pas vraiment d’emplois car il est très associatif outre-mer. Le tissus associatif est très vigoureux mais on manque d’infrastructures, de dispositifs de formation, d’entraînement en ce qui concerne le haut niveau. Or, ce qui peut rapporter de l’argent, c’est le haut niveau. Il mobilise des compétences qui sont salariées, des investissements qui peuvent être importants que ce soit pour détecter les talents ou les former. Le danger pour l’Outre-mer qui est un pourvoyeur de talents sportifs, c’est de ne pas les détecter suffisamment tôt et c’est un gâchis pour la nation, soit ils ne sont pas entraînés localement et c’est une perte pour nos territoires. En même temps, c’est difficile de faire de la détection performante si on n’a pas en même temps de l’entraînement performant sur place.

Là aussi, il faut une volonté politique…

Typiquement puisque là aussi, le sport est au cœur des ambitions d’image que les nations veulent se donner et tout ne peut pas être fait par le marché dans le domaine du sport.

La Guyane base avancée pour les JO et la Coupe du monde, vous y croyez ?

Bernard Lama viendra nous en parler ainsi que le conseiller sport de la ministre de l’Outre-mer, Mickaël Christophe qui sera en mesure de nous expliquer cette ambition. Mais là, on est au cœur de ce que peut être la création d’une économie du sport locale exprimant une volonté politique nationale.

Sur la culture aussi, vous posez la question de la possibilité de créer un écosystème audiovisuel…

On a beaucoup de talents dans le domaine audiovisuel mais là aussi on manque d’infrastructures ou d’investissements même régionaux pour promouvoir un audiovisuel de qualité. Ca commence à bouger avec des documentaristes ou des réalisateurs de 1er plan comme Lucien Jean-Baptiste. On a vu le succès de Case Départ de Fabrice Eboué et Thomas Ngijol et, malheureusement la Martinique est passée à côté de la possibilité de faire tourner le film sur son territoire. C’est bien dommage… l’atelier que nous consacrons à l’audiovisuel a pour vocation de dresser l’inventaire des points positifs et négatifs pour voir comment on peut développer cette industrie dans nos territoires.

Ca nous renvoie au poids du passé que vous avez aussi choisi d’aborder lors de cette journée ; est-ce important en matière d’économie ?

A mon avis, c’est très important qu’on parle du passé. En quoi le passé détermine non seulement le présent, mais peut-être aussi le futur ? Cette question est nécessaire pour en apprécier les héritages et pour que les murs issus du passé ne nous empêchent pas de progresser et qu’on ne soit pas des victimes de notre passé. Par rapport à la question épineuse de l’esclavage, on n’en parle sûrement pas assez, l’histoire n’est pas suffisamment étudiée ni suffisamment enseignée et diffusée. On a tout intérêt au plan collectif à embrasser la complexité de cette histoire plutôt qu’à en utiliser la simplicité des confrontations historiques pour justifier les confrontations d’aujourd’hui.

Autre thématique, la jeunesse. Faut-il en avoir peur ?

La question des jeunes a été objectivement ignorée depuis des décennies de façon extrêmement surprenante. Elle a même été totalement ignorée dans les négociations et les accords interprofessionnels qui ont conclu la crise sociale de 2009. Elle a été aussi totalement ignorée dans les décisions du conseil interministériel de l’Outre-mer. C’est saisissant de constater combien cette question n’a pas dominé nos agendas. Or, c’est la question principale. On dit et on sait que le chômage des jeunes est pesant mais on n’en a jamais tiré une politique ou une analyse. Ca commence à peine avec les politiques et patronaux, pas encore avec les syndicalistes. Mais cette question commence à prendre le devant de la scène… Si on s’en préoccupe pas, on ne peut rien espérer de l’avenir pour nos territoire.

La jeunesse va être un enjeu de la campagne présidentielle…

C’est heureux car en France, la jeunesse de 16 à 24 ans, c’est 20 % de chômage. Pour nous, c’est 60 % de chômage… Aujourd’hui, il n’existe aucun dispositif vraiment sérieux de lutte contre le chômage des jeunes dans l’outre-mer.

Malgré tout, il y a une vraie dynamique entreprenariale dans la DOM…

C’est une des forces de l’outre-mer. Un esprit de pionnier est mêlé à la culture des gens et on est capable de voir des opportunités dans les plus petites choses où d’autres renonceraient…

Se pose la question de notre attractivité et de notre compétitivité…

Il est évident que les Outre-mer ne sont pas au niveau d’attractivité et de compétitivité qu’ils souhaiteraient avoir. Nos territoires sont en danger de fort vieillissement or la population est une des données essentielles du dynamisme de l’économie. C’est très vrai pour la Guadeloupe et la Martinique ; ca l’est moins pour la Guyane et la Réunion qui, au contraire, ont un dynamisme démographique très fort.

Qui seront les intervenants principaux ?

Nous aurons Jean-Paul Betbéze, le chef économiste du Crédit agricole et membre du conseil d’analyse économique et social, des entrepreneurs comme François Benart de nouvelles-antilles.com, Yann de Prince, président du Medef de la Réunion et président de Mobius, Oleg Baccovitch, directeur général de Canal Oversea’s, Jacques Martial, président du, parc de la Villette, le professeur de philosophie Jacky Dahomay, les historiens Fabrice d’Almeida et François Durpair, le photographe Jean-Luc de la Garrigue, le président du groupe Paralliance, Christian Viviès, le conseiller économique, social et environnemental Marcel Osenat, Patrick Picourt, président de la compagnie financière de Saint Thomas et encore les trois commissaires au développement endogène, le secrétaire général de la CFDT Réunion, Jean-Pierre Rivière…

FXG (agence de presse GHM)

 

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 15:17

Toto au Conseil politique de Hollande

Victorin Lurel, député et président de la Région Guadeloupe, a fait le choix de la candidature Hollande pour les primaires socialistes des 9 et 16 octobre prochains. A ce titre, il a intégré l’équipe de campagne de François Hollande en tant que membre de son Conseil Politique et chargé de l’outre-mer et de la diversité. Dans une lettre publique aux Ultramarins datée du 12 août, le député de Guadeloupe a fait part de cet engagement et rappelle que c'est sous la direction de François Hollande que le parti socialiste a fait élire la seule députée de l'Hexagonne d'origine ultramarine en la personne de George Pau-Langevin. Notons que la collaboratrice de l’eurodéputé socialiste Patrice Tirolien, Angèle Louviers, est coordinatrice de cette action aux côté de Victorin Lurel.

FXG

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