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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 06:16
Erick Bareigts, Edwin Laupen et Victorin Lurel au MOM samedi 3 septembre

Erick Bareigts, Edwin Laupen et Victorin Lurel au MOM samedi 3 septembre

Bareigts se frotte à la jeunesse

Le deuxième Campus Outre-mer qui s'est déroulé samedi dans les jardins du ministère des Outre-mer a été le théâtre de la première sortie publique de la nouvelle locataire des lieux, Ericka Bareigts, depuis son installation mercredi dernier. Najat Vallot-Belkacem et Thierry Mandon (ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur) ont déclaré forfait, mais l'ancien ministre des Outre-mer Victorin Lurel,, le délégué interministériel Jean-Marc Mormeck, le nouveau directeur de LADOM, Fleurus Nestar, ou la comédienne Firmine Richard entouraient la ministre et Edwin Laupen, le président de l'association des jeunes de Guadeloupe (AJEG), co-organisateur avec le ministère de ce campus.

Avant même l'arrivée de la ministre, le directeur de Ladom avertissait Nathalie Puvilland, conseillère spéciale de la ministre : "Nos équipes se sont mises au travail dès ce matin..." Ericka Bareigts a été informée, dès son arrivée aux affaires, des difficultés d'une trentaine d'étudiants avec leur passeport mobilité. Elle a réuni son cabinet, la direction générale du ministère et Ladom pour mettre en place une cellule de soutien. Deux fonctionnaires de catégorie A et un secrétaire administratif y ont été affectés tandis que les agences de Ladom dans les territoires sont restées ouvertes samedi.. 10 000 étudiants ont reçu un mail de Ladom leur expliquant la procédure à suivre pour signaler tout dysfonctionnement. Ericka Bareigts a déclaré que la cellule de soutien "répondra rapidement à chacun d'entre eux et leur apportera un accompagnement individualisé, avec les concours de l'AJEG." L'association des étudiants de Guadeloupe est actuellement l'association la mieux structurée et c'est elle qui a déjà montré le chemin à l'association martiniquaise Martinique ambition jeunesse. Le ministère a choisi de s'appuyer sur elle pour que les nouveaux venus se sentent accompagnés.

"Ce sont 25 000 étudiants venus des outre-mer, a déclaré la ministre dans un discours à la jeunesse, qui quittent leur terre, leur foyer, leurs repères, pour venir poursuivre leurs études et leur formation dans l'Hexagone." Elle a appelé cela : "le long voyage" et ajouté : "Ce moment, je l'ai vécu..."

FXG, à Paris

Plan jeunesse outre-mer

Ericka Bareigts a profité du Campus Outre-mer pour aborder le plan jeunesse. Il aurait dû être présenté jeudi dernier par George Pau-Langevin qui l'a construit, mais le remaniement en a décidé autrement. Ericka Bareigts a retardé sa publication afin de mieux s'en emparer d'abord. "Il s'agit, a-t-elle tout de même détaillé, d'une centaine de mesures qui balaient tous les aspects qui peuvent concerner les la jeunesse (éducation, sport, mobilité...). On va regarder tout cela et, dans les prochaines semaines, nous le présenterons."

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 06:12
Le pacte d'avenir pour la Guyane en finalisation

Le pacte d'avenir en voie de finalisation

D'ici "deux ou trois mois maximum", le Pacte d'avenir pour la Guyane devrait être présenté aux élus.

Le document intitulé pacte d'avenir pour la Guyane est encore actuellement en discussion interministérielle et pourrait, selon Matignon, enfin être rendu public dans un maximum de deux à trois mois. Promis par le président Hollande en décembre 2013, le pacte d'avenir doit permettre à la Guyane de rattraper ses retards selon quatre axes prioritaires : les infrastructures ; l'énergie, l’environnement et le développement durable ; la jeunesse et enfin la sécurité.

Le pacte d'avenir a, depuis un an, des allures d'Arlésienne tant on a pu souvent l'annoncer imminent ; c'était pour décembre 2015, puis pour janvier ou février 2016, puis encore pour juin ou juillet 2016... Ce sera donc finalement avant la fin de l'année ! Ces multiples décalages et retards s'expliquent dans la mesure où la priorité du président de la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) était concentrée sur le plan pluriannuel d'investissement (PPI) qui a été négocié pendant ces six derniers mois et qui a abouti à une première : l'obtention pour la CTG de la garantie financière de l'Etat. On sait maintenant que ce plan abondera les finances de la CTG à hauteur de 4 à 500 millions d'euros sur une période de dix à quinze ans (la même que pour le pacte d'avenir). La première tranche de 53 millions d'euros sera effectivement débloquée en octobre.

Annonce présidentielle attendue

"On ne pouvait développer en même temps le plan pluriannuel d'investissement et le pacte d'avenir", indique une source proche de ce dossier. Il semble acquis désormais que le PPI sera inscrit dans la loi de finances 2017 qui sera votée par le Parlement avant la fin de l'année. Pendant ce temps, le travail préparatoire interministériel pour le pacte, initié par le ministère des Outre-mer, s'est tout de même poursuivi et maintenant que les questions budgétaires sont à peu près bouclées, les différents ministères concernés sont en train de finaliser le contenu des quatre axes prioritaires. Manuel Valls, répondant à une question de la députée Chantal Berthelot, avait indiqué en décembre 2015 qu'une fois ce travail achevé, il prendrait les arbitrages nécessaires et que le pacte d’avenir serait ensuite soumis aux élus guyanais. Pour marquer le coup, ce pourrait bien ne pas être le Premier ministre qui se chargerait de présenter ce pacte aux élus locaux, mais le président de la République lui-même.

FXG, à Paris

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 06:02
La diplomatie territoriale de la Guyane

La diplomatie territoriale, levier du développement économique

La journée de mercredi, lors de la semaine des ambassadeurs qui s'achève aujourd'hui vendredi à Paris, était consacrée à la diplomatie territoriale. Le président de la CTG, Rodolphe Alexandre, y est intervenu en séance plénière pour poser le problème de la complémentarité entre le Quai d'Orsay et la collectivité territoriale. "Nous avons la compétence de la diplomatie territoriale, transfrontalière voire transnationale et j'ai proposé qu'il y ait aujourd'hui une vraie complémentarité, que l'on ne s'attache pas à segmenter les compétences des uns et des autres, mais que l'on développe une stratégie commune." S'appuyant sur la légitimité de sa proximité avec les élus du Brésil, du Suriname ou du Guyana, Rodolphe Alexandre a proposé un travail commun sur la problématique de la pêche illégale, de l'orpaillage clandestin et des migrations. "Nous savons que près de 6000 personnes sont déjà rentrées en Guyane." Le président du Sénat, Gérard Larcher, est venu appuyer son propos, en affirmant qu'il fallait valoriser les compétences de décentralisation en matière de coopération. "Les préjugés, les rétentions d'information, explique le président de la CTG, les difficultés que nous rencontrions avant en termes de circulation sont largement dépassées, démodées."

Rodolphe Alexandre a nourri son intervention des expériences déjà conduites en matière culturelle (Sainte-Lucie), universitaire (Brésil), sportive (Jamaïque) et surtout économique.

Le marché d'adduction d'eau de la ville de Port-au-Prince a été attribué à une entreprise guyanaise. C'est encore la société Guyacom qui a signé un accord avec la compagnie téléphonique brésilienne Hoy pour relier Cayenne à Macapa.

"Nous avons présenté notre projet du câble sous-marin qui ira du Portugal à Fortaleza avec un embranchement sur la Guyane, ce sont autant d'éléments qui ne peuvent que concourir à nous fédérer avec tous les pays de la Caraïbe !"

Le secrétariat général du Quai d'Orsay accompagne d'ailleurs la Guyane pour sa demande d'adhésion à la commission économique pour l'Amérique latine et la Caraïbe. "La première chose qui a séduit la commission du CARICOM (la Guyane a déposé une demande d'adhésion, ndlr), c'est quand on leur a présenté à images constantes une vision par satellite du Guyana." Grâce au savoir faire de Téléspazio, une mission se prépare pour parer au désastre qui s'y joue en ce moment en termes de bordure de rivage et de riziculture.

Mais la Guyane a d'autres atouts comme sa politique de traitement des déchets (ramassage, collecte, tri, concassage) et encore le ramassage des épaves automobiles (VHU)... "On a vraiment les moyens d'entrer dans la Caraïbe", conclut Rodolphe Alexandre.

FXG, à Paris

 

 

 

 

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 04:59
D'une ministre à l'autre

Passation de pouvoir à Oudinot

George Pau-Langevin a accueilli Ericka Bareigts sur les coups de 9 heures, hier matin, dans la cour de l'hôtel Montmorin, rue Oudinot, siège du ministère des Outre-mer. Les membres de l'ancien cabinet, les fonctionnaires et les militaires du SMA, bientôt rejoints par les collaborateurs de l'ancienne secrétaire d'Etat à l'égalité réelle ont ainsi assisté à une passation de pouvoir chargée d'émotion. George Pau-Langevin, les yeux embués de larmes, s'est déclaré heureuse de laisser son ministère en de bonnes mains. Ericka Bareigts affichait un sourire qui ne cachait rien de la fierté ressentie. Après leurs discours, les deux femmes se sont embrassées. Et tandis que l'une quittait le ministère à pied, la seconde devait aussitôt gagner l'Elysée pour son premier conseil des ministres. Une formalité puisque l'ordre du jour ne lui prévoyait aucune intervention.

Six mois pour réussir

Voilà donc Ericka Bareigts au pied du mur, avec un agenda d'ores et déjà organisé pour les six prochains mois avant que la campagne présidentielle ne vienne sonner la fin de la partie. Le 16 septembre prochain, elle devrait ainsi rendre publique la synthèse des consultations lancées début août sur l'égalité réelle outre-mer (5500 visiteurs et 1200 contributions), participer le 19 septembre à une réunion sur le tourisme (lors du salon Top Résa à Paris), se rendre à Madère le 20 septembre pour la conférence des régions ultrapériphériques et encore réunir assez rapidement les parlementaires des outre-mer pour leur faire part des premiers arbitrages obtenus pour le budget 2017 de la mission outre-mer. La suite, ce sera le travail en commission à l'Assemblée nationale autour du projet de loi égalité réelle outre-mer, puis le débat publique en séance, à partir du 4 octobre. Elle devra ensuite s'occuper de la loi de finances, puis du projet de loi organique pour la Polynésie, Wallis et Futuna, Saint-Martin.

La ministre va aussi essayer de se rendre dans l'ensemble des territoires, à commencer par Saint-Pierre et Miquelon avec Manuel Valls à la mi-octobre. Elle devrait aussi normalement se rendre en Guyane car il faudra bien que quelqu'un se dévoue pour aller enfin inaugurer le pont sur l'Oyapock ! Elle n'oubliera ni les Antilles, ni la Réunion, bien sûr !

Il faudra faire vite, très vite, car le Parlement cessera tout activité au mois de mars. Ericka Bareigts ne disposera donc réellement que de six mois pour agir. Et si GPL est parvenue à inverser la courbe du chômage (-2,2 % en juillet dernier sur l'ensemble des Outre-mer), ça ne dit pas si cette nomination sera pour Ericka Bareigts un gage pour parvenir à se faire réélire députée de la Réunion en juin 2017.

FXG, à Paris

La garde rapprochée d'Ericka Bareigts

La nouvelle ministre des Outre-mer devrait amener avec elle rue Oudinot une bonne partie du cabinet qu'elle avait formé au secrétariat d'Etat à l'égalité réelle. Selon un proche du dossier, c'est "l'ossature de son cabinet" que d'aucuns ont appelé sa "garde réunionnaise" qui devrait la sivre : Nathalie Puvilland, Pierre Dupuy, Sylvain Bruno, Rémi Darmo, Philippe Mouchard (l'ex délégué général de la Fedom), mais également Guillaume Gonin, Emma Antropoli ou Julien Dahan...

Pour autant, le directeur de cabinet de GPL, François Ravier, et son adjoint, Jean-Bernanrd Nilam, devraient encore rester rue Oudinot, histoire de faire le pont sur tous les dossiers en cours. Par ailleurs, dès hier après-midi, Nathalie Puvilland (jusqu'alors directrice de cabinet) devait avoir une série d'entretiens avec les membres du cabinet de GPL pour examiner les désidérata de chacun d'eux. Sylvie Especier qui était jusqu'alors la référente Mayotte pourrait elle aussi rester.

Ericka Bareigts, en tant que ministre de plein exercice, a droit à quinze conseillers. Mais tant que les nominations ne sont pas publiées au Journal officiel, personne ne peut dire aujourd'hui s'il fait partie du cabinet.

Un budget en hausse de 0,8 %

GPL, en partant, laisse à Ericka Bareigts un budget bien préparé et mieux que maintenu, à hauteur de 2,02 milliards, soit une une hausse de 0,8 % qui aurait été négociée avec Bercy. Ce budget prévoit entre autres le financement de la cité des Outre-mer à hauteur de 10 millions d'euros environ (sur plusieurs années). Cette cité devrait pourvoir être engagée vers le mois de décembre et serait située aux environ du parc de la Villette dans le 19e arrondissement.

38 millions au budget de l'Agriculture pour le sucre

Par ailleurs, la fin des quotas sucriers en octobre 2017 donnera lieu à une inscription particulière dans le budget du ministère de l'Agriculture. Même si l'Europe doit donner son aval, le gouvernement inscrira une partie des 38 millions promis dans le budget 2017 et les reste l'année suivante. Il s'agira de permettre de maintenir le prix d'achat aux producteurs.

Fausse rumeur

Certains ont voulu absolument trouver un soubassement politique au départ de GPL. On a donc entendu sur des ondes, hier à Paris, que GPL aurait eu un clash avec Manuel Valls mardi vers 11 heures au sujet de la nomination du nouveau président du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, Frédéric Régent., et la non reconduction de Myriam Cottias Fausse rumeur donc, puisque ces nominations ont été discutées sous la houlette du conseiller outre-mer de François Hollande en présence du Premier ministre et de GPL au début du mois de juillet. Et pour achever de tordre le coup à cette rumeur, Manuel Valls a téléphoné personnellement à GPL mardi soir pour pour la remercier, regretter la précipitation qui a entouré son départ avant de la saluer chaleureusement.

Patrick Karam salut la nomination de l'ex-vice-présidente du CReFOM

Quoi qu'en vacances à l'étranger, le président du CReFOM, Patrick Karam, qui n'a jamais entretenu de bonnes relations avec George Pau-Langevin, a tenu à faire savoir sa satisfaction de voir accéder au poste de ministre des Outre-mer son ancienne vice-présidente au CReFOM. Il est vrai qu'Ericka Bareigts n'a pas manqué dans son discours d'installation de mentionner son nom comme un des inspirateurs du projet de loi égalité réelle outre-mer quand GPL a fait enlever trois fois son nom des attendus dans le texte du projet.. "Ca va introduire de la clarté, indique M. Karam, car jusqu'alors on avait une dyarchie avec deux têtes de pont et ça tirait à hue et à dia." Patrick Karam qui devrait être bientôt connu comme le responsable outre-mer de la campagne de Nicolas Sarkozy, reconnaît par ailleurs qu'avec cette nomination, François Hollande est "habile" : "Il fait un coup politique ! La Réunion, c'est 800 000 habitants, elle a un rôle à jouer dans l'élection présidentielle. Hollande donne donc des gages aux Réunionnais, des gages qu'ils attendaient depuis longtemps." Rappelons que Sarkozy s'est engagé à jouer le consensus pour l'outre-mer et l'égalité réelle lors des trente ans de la FEDOM.

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 04:12
ITW d'Erika Bareigts sur le perron d'Oudinot

Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer

"C'est une nouvelle page d'histoire"

Comment concevez-vous votre nouvelle fonction ?

J'ai toujours dit que je suis une ministre de terrain et je porte depuis très très longtemps cette idée que nous devons faire cette égalité réelle. C'est une belle valeur, une valeur de gauche ! Et puis derrière cela, je pense qu'il y a des atouts, des potentialités sur nos territoires, qu'il faut vraiment libérer afin que nous puissions écrire l'histoire après les soixante-dix ans de départementalisation... Donc c'est un long chemin. Je crois, je suis convaincue que cette libération des potentiels permettra véritablement à faire un pas supplémentaire vers l'émancipation et la dignité de nos peuples ultramarins.

Dans votre discours d'installation, vous avez parlé de votre grand-mère, votre mère et de vous-même sur le plan de l'éducation. Est-ce une question clé pour vous ?

Il n'y a pas d'égalité, pas de dignité sans éducation. L'éducation ouvre les portes ; elle permet d'avoir la mobilité dans le monde, de comprendre ce qui se passe et de prendre sa place. L'éducation n'est pas l'alpha et l'oméga, mais une colonne vertébrale, une condition sine qua non, absolument nécessaire. Elle n'est pas suffisante, il faut travailler sur d'autres aspects aussi, mais nous devons et sur certains territoires faire encore beaucoup plus d'efforts sur l'éducation.

En parlant de l'égalité réelle, vous n'avez pas manqué de citer le CReFOM et son président Patrick Karam, ce que votre prédécesseur se refusait de faire. Est-ce pour réparer une injustice ?

Oh non ! Je ne répare rien du tout ! Je cite tous ceux qui ont travaillé, porté l'idée, contribué, parce que, encore une fois, nous devons travailler collectivement parce que le chemin est ardu, le chemin est long et nous avons besoin de la mobilisation de tous, parce que ce sera pas à pas.

Quel sera votre premier acte ?

Le terrain ! Je suis une femme de terrain parce que l'énergie, la compréhension des choses, c'est sur le terrain. J'irai très rapidement sur le terrain. La concertation, l'ouverture, parler au plus de monde possible, consulter, comprendre aussi, parce que nous avons à fabriquer quelque chose d'assez compliqué. Il faudra donc avoir l'addition des intelligences et bien sûr cette égalité réelle qui nous cheville au corps depuis tant d'années. C'est une nouvelle page d'histoire, c'est une chance d'être là à ce moment-là pour poser les premières pierres.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 04:08
Interview de GPL sur le perron d'Oudinot

George Pau-Langevin, ancienne ministre des Outre-mer

"Je laisse l'outre-mer en bon état et en de bonnes mains"

Dans quel état d'esprit quittez-vous vos fonctions ?

Je pars avec le sentiment du devoir accompli, que durant ces deux ans, nous avons pu avoir des arbitrages satisfaisants pour les outre-mer ; nous avons pu lancer un certain nombre de plans qui devraient améliorer la vie des gens; Nous avons pu faire des avancées significatives à des projets qui nous tiennent à coeur depuis fort longtemps comme la cité des Outre-mer. Nous avons mis sur les rails le projet de loi égalité réelle outre-mer et par conséquent, je suis satisfaite de ce que nous avons pu faire. En Nouvelle-Calédonie, nous avons pu rapprocher les points de vue et avancer d'une manière apaisée vers la consultation, mais aujourd'hui, j'avais vraiment envie de retrouver mes citoyens du XXe arrondissement qui me manquaient et à qui, je crois, je manquais aussi.

Vous avez aussi annoncé, un peu à l'avance, que vous étiez parvenue à maintenir le budget de la mission outre-mer...

Nous avons pu maintenir le budget, pu inscrire dans ce budget les crédits pour la cité des Outre-mer. Entre l'égalité réelle et le budget que nous avons obtenu, il me semble qu'on part en laissant l'outre-mer en bon état et en de bonnes mains.

Que regrettez-vous de ne pas avoir eu le temps de faire ?

Si j'avais eu quelques mois de plus, j'aurai aimé pouvoir poser la première pierre de la cité des Outre-mer, mais la vie est ainsi faite ! Mais, un ministère, ce sont des passages de témoins réguliers. Chacun fait un petit peu sa part de travail. Je considère avoir fait la mienne et je pense que ça va continuer avec Ericka Bareigts. Je ne suis pas inquiète.

Vous partez sans regret ?

Non, mais avec émotion, parce que ce ministère est une belle maison et c'est un beau travail, mais en même temps j'avais l'envie de faire une nouvelle étape.

Qu'est-ce qui va vous manquer le plus ?

Difficile à dire ! Sans doute peut-être ce qui était très sympathique, c'est qu'avec des gens venus d'un peu partout, nous avions constitué une équipe qui était chaleureuse, dynamique, motivée. C'est donc un peu la fin de ce petit cocon qui peut-être va me manquer... Mais la vie, c'est comme ça, quand il faut avancer, il faut passer à autre chose.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 06:04
Le président de la Collectivité territoriale de Guyane obtient 500 millions d'euros de prêts garantis par l'Etat

Rodolphe Alexandre est sans doute le dernier élu d'Outre-mer à avoir rencontré GPL. C'était hier après-midi, au moment même où l'Elysée annonçait le départ de la ministre du gouvernement et son remplacement par Ericka Bareigts. Mais la continuité de l'Etat étant une chose sacrée, ce dont le président de la collectivité de Guyane a parlé avec GPL reste d'actualité. Entretien.

"Ces 53 millions seront voués à la relance de l'activité économique"

Quel était l'objet de votre rencontre avec la ministre ?

Nous avons abordé beaucoup de sujets, la délinquance, les migrants, l'hôpital... A la suite de la réunion que j'ai eue avant-hier avec les parlementaires et le président de l'association des maires, David Riché, nous avons abordé la question du pétrole et des décrets qui devraient être signés par Ségolène Royal... Nous avons beaucoup parlé d'énergie, aussi bien sur l'Ouest, le littoral, par rapport à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dont les documents doivent se trouver à l'heure qu'il est sur le bureau de la ministre de l'Environnement et puis, nous avons abordé les questions de l'emprunt...

Qu'en est-il ?

Cet emprunt concerne particulièrement la CTG, car c'est le pôle économique de la Guyane. La première tranche de 53 millions va être débloquée d'ici le mois d'octobre. Nous allons ensuite lancer le principe des 100 millions par an de façon à relancer l'activité économique. ce sont des calculs faits avec l'AFD, la Caisse des dépôts, sous couvert de Bercy. Je rappelle que c'est la première fois, et c'est exceptionnel, que l'Etat apporte sa garantie. Ca nous demande de voir certains éléments fiscaux, par exemple l'octroi de mer qu'on pourrait ou non augmenter d'un point... Ca veut dire aussi qu'on travaille sur la taxe sur les services car il y a de nombreuses activités économiques ou autres qui ne sont pas touchés par l'octroi de mer. Nous pourrions ainsi élargir les recettes. Nous travaillons également sur le tabac, sur les droits de mutation... Autant d'éléments que l'on doit inscrire dans la loi de finance au mois d'octobre.

A quoi vont servir ces premiers 53 millions d'euros ?

Ces 53 millions seront voués à la relance de l'activité économique, les lycées de Saint-Laurent, de Maripa-Soula qui seront les premiers grands chantiers financés. Je viens de signer avec la Caisse des dépôts pour 68 millions de garantie financière avec la SIMKO. C'est plus de 600 logements et deux ans d'activité économique car cela permet immédiatement à la SIMKO de pouvoir engranger d'autres crédits. Ca signifie que le BTP va encore progresser !

Vous deviez aussi parler du RSA...

Le RSA pollue le budget de la CTG, puisque notre RSA est très spécifique. Il pèse 136 millions et en 2017, il pèsera 146 millions. Nous le finançons sur une part propre du budget de la collectivité, c'est la loi, et sur une part en compensation de l'Etat. Notre spécificité fait que le RSA revient à 205 euros par habitant lorsque dans l'Eure ou dans l'Aisne, on est à peine à 89 ou 110 euros. Et en Guadeloupe, c'est 160 euros ! Il faut que l'Etat, avec son dispositif d'ensemble sur la France, 300 millions, mette en place une sorte de préciput qui pourrait nous lettre 30 à 40 millions pour permettre que l'on puisse voter le budget et en même temps de lancer les opérations qui sont liées à l'insertion... Nous avons le soutien du président de l'association des départements sur ce dispositif parce que la Guyane est un cas spécifique ; nous dépassons Mayotte et sommes au-delà de la réalité budgétaire et selon les modes de calculs, c'est la CTG qui abonde à 70 % le RSA.

Vous allez assister à la conférence des ambassadeurs, qu'en attendez-vous ?

Ce n'est pas ma première rencontre avec les ambassadeurs. Nous avons pris l'initiative par un partenariat avec l'Etat de consolider nos relations sur les questions de coopération transfrontalière, transnationale ou encore de rivage. Nous avons mis en place une annexe à Paramaribo où notre fonctionnaire se trouve dans les locaux mêmes de l'ambassade de France. Nous avons lancé également le bac d'Albina, le raccordement téléphonique avec le Brésil. La coopération a vraiment commencé chez nous, d'autant que nous gérons sur les fonds européens le fonds du programme opérationnel Amazonie, à peu près 24 millions. La question, maintenant, c'est d'aller plus loin, c'est-à-dire d'aller sur des conventions à caractère industriel par exemple, de rentrer dans la Caraïbe, d'où notre demande au CARICOM qui a bien avancé et le secrétaire général du CARICOM devrait venir en Guyane. Nous avons aussi de Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères l'autorisation d'entrer en contact avec la commission économique pour l'Amérique latine et la Caraïbe, c'est une très belle avancée. Nous ne sommes plus dans un litige ou une confrontation, mais dans un partenariat très fort pour m'intérêt de nos pays et du territoire qui est le seul territoire ultrapériphérique en Amérique du Sud.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 05:32
Erick Bareigts, première femme réunionnaise ministre des Outre-mer

ITW Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer

"On va faire des pas sur ce chemin de l'égalité réelle"

Est-ce que vous auriez pensé que le poste de secrétaire d'Etat à l'égalité réelle serait une simple marche dans votre parcours politique ?

Je suis heureuse et fière parce que je suis la première femme réunionnaise à être ministre de la République, c'est une première. C'est la fierté pour moi et puis aussi les Réunionnais. Mais c'est un engagement ! Je le dis toujours que c'est un engagement de longue haleine... Ca fait trente ans d'engagement politique, le passage du militantisme dans les rues de Saint-Denis et voilà, j'arrive aujourd'hui rue Oudinot. C'est un parcours.

Avez-vous été surprise ?

Oui oui, au fond, j'ai été surprise, oui bien sûr...

Mardi matin, nous assistions à la conférence de presse de rentrée de la ministre des Outre-mer, alors George Pau-Langevin qui nous a dessiné ce qui devrait être votre programme pour les mois à venir. Vous sentez-vous prête ?

J'ai travaillé avec Victorin Lurel qui a été un ministre important dans ce quinquennat et qui était rapporteur de la loi égalité réelle outre-mer, j'ai travaillé en tant que députée avec George Pau-Langevin, donc je me place dans la continuité de l'action gouvernementale et je salue l'action de mes prédécesseurs. Donc oui, on va continuer avec l'enrichissement que les débats parlementaires vont apporter et moi, je veux être dans l'ouverture, le contact, l'écoute des élus bien sûr, mais aussi de la société civile... On va enrichir ce débat sur l'égalité réelle outre-mer que je vais porter et ce n'est pas une mince affaire parce qu'on le sait, les inégalités sont fortes et encore plus dans mon territoire. Il n'y a pas de formule magique non plus, donc on doit agréger les forces vives, les énergies, les volontés pour trouver le plus de solutions possibles, de pistes en tout cas, donc on a un gros travail devant nous qui s'annonce, mais j'ai l'énergie, l'envie, la conviction... J'ai envie d'avancer ; tous ceux qui sont autour de moi sont aussi dans cette envie et on va faire des pas sur ce chemin de l'égalité réelle. Il en restera encore à faire après mais l'important, c'est d'en faire le plus possible, d'engranger et ça revient à ce gouvernement de gauche qui porte des valeurs d'égalité d'engager ce combat. Je l'engage avec fierté, avec détermination, avec volonté, dans la proximité et surtout collectivement, avec un travail que je veux collectif, très large et collectif.

Vous allez devoir défendre aussi le budget de la mission outre-mer, ce n'est pas une mince affaire non plus...

On va le défendre parce que c'est un budget qui est maintenu et dans la conjoncture actuelle, c'est bien, c'est un bon travail de maintenir un budget et puis après on enchaîne sur la loi égalité réelle outre-mer. Là aussi, on va défendre nos points de vue, nos mesures... On est dans l'action, dans la continuité comme vous m'avez trouvé il y a quelques semaines au secrétariat d'Etat pour l'égalité réelle, avec autant de détermination.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 05:29
Le 31 août, George Pau-Langevin passe la main à Ericka Bareigts

Le 31 août, George Pau-Langevin passe la main à Ericka Bareigts

Bareigts remplace GPL

"Mme George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, a également souhaité mettre un terme à ses fonctions ministérielles pour des raisons personnelles. Le président l’a remerciée pour la politique qu’elle a menée pour les Outre-mer depuis avril 2014 et sur proposition du Premier ministre, il a nommé Mme Ericka Bareigts, pour la remplacer." A la fin d'un communiqué de presse émanant de l'Elysée et annonçant la démission d'Emmanuel Macron et son remplacement par Michel Sapin, ces quelques lignes ont agité le landernau ultramarin de Paris ! Il faut dire qu'hier matin encore, GPL recevait la presse d'Outre-mer au grand complet pour annoncer son programme de rentrée jusqu'au mois de février... Rien ne laissait présager de cette issue quoique GPL ait fait lors de cette rencontre une allusion à ses électeurs du XXe arrondissement qui lui auraient fait part de son désir de la voir revenir à son poste de députée de Paris. Elle a même ajouté ingénument que ces mêmes électeurs se sentaient un peu abandonnés depuis qu'elle était ministre des Outre-mer (plus que quand elle avait été nommée ministre de la Réussite éducative...) Il y a quelques mois, GPL que nous interrogions sur ses ambitions ministérielles, nous avait indiqué son souhait de rejoindre, avant la fin de la mandature, l'Assemblée nationale, mais rien n'était encore fixé. C'est la démission d'Emmanuel Macron qui a précipité les choses pour la rue Oudinot. Matignon a préféré faire d'une pierre deux coups. "La solution Ericka Bareigts, indique une source à Matignon, était la plus naturelle. Elle a beaucoup travaillé sur le projet de loi égalité réelle outre-mer et c'est une élue d'outre-mer qui a beaucoup bossé... C'était dans l'air et ils ont relancé la balle." En nommant Ericka Bareigts à la succession de GPL, Manuel Valls peut s'enorgueillir de nommer la première ministre des Outre-mer réunionnaise. Après Penchard, Lurel et Pau-Langevin, Oudinot se déguadeloupéanise pour se réunionniser ! Une première puisque la seule ministre réunionnaise fut Margie Sudre, nommée en son temps à la francophonie.

Au cabinet d'Ericka Bareigts, hier en fin d'après-midi, c'était un peu le "branle-bas de combat" pour reprendre les termes de son conseiller presse. A Oudinot, personne, GPL comprise, ne répondait déjà plus au téléphone. Et alors même que nous nous y trouvions encore à 16 heures hier, rien ne laissait imaginer que les déménageurs étaient prêts à intervenir. Simplement, un petit sourire du personnel permanent aurait dû nous mettre la puce à l'oreille quand à la sortie du ministère, nous leur avons lâché : "Les ministres passent et nous, on reste." On ne croyait pas si bien dire !

FXG, à Paris

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 06:41
Vol 708, Panama-Martinique, la carte postale tant redoutée, par Nathalie Nancy-Cissé

Vol 708, Panama-Martinique, la carte postale tant redoutée, par Nathalie Nancy-Cissé

Nathalie Nancy Cissé, auteur de "Vol 708, Panama-Martinique, la carte postale tant redoutée" aux éditions Les Passionnés de bouquins.

"Apprendre que son proche a hurlé en voyant la montagne arriver, c'est insupportable !"

Pourquoi avoir choisi le crash de Maracaïbo pour sujet de votre livre ?

Il y a onze ans, le 16 août 2005, j'ai perdu mes parents dans ce crash aérien alors que je me trouvais à Lyon où je suis née et où je vis. Dans ce livre, je raconte l'annonce du crash telle que je l'ai vécue, ressentie, et les dix ans qui ont suivi. Ces dix ans, c'est tout ce qui se passe pour une famille de victimes, dix ans de deuil... C'est un vrai deuil qui a mis dix ans à se faire et je n'ai pu le faire que grâce à l'écriture de ce livre.

Comment aviez-vous réagi à l'annonce du crash ?

On n'y croit pas ! Ce n'est pas possible parce que ça n'arrive que dans les films catastrophe... Et ce n'est pas possible non plus parce que je travaille dans l'aérien. Je suis agent de trafic et je fais partir des avions tous les jours...

Quand vous allez travailler, y pensez-vous toujours ?

Non ! Je ne pense pas qu'on puisse travailler dans ces conditions là. Je ne laisse pas de place au hasard dans mon travail, mais je réfléchis à deux fois pour être sûre que tout est bien fait parce que j'ai vraiment conscience, à mon niveau dans la chaîne de sûreté des avions, d'avoir des vies entre mes mains.

Quand vous êtes-vous attelée à ce travail d'écriture ?

L'année dernière, quand il y a eu le crash de la German wings... Autant, quand il y a eu le crash de mes parents, je n'avais pas regardé la télé, autant pour ce crash là, j'ai regardé les infos en boucle. Et je le suis rendue compte que les médias ont fait du sensationnel, ont raconté des choses, probablement beaucoup de vérités évidemment, mais je me disais que je n'aurai pas voulu entendre ça du crash de mes parents. Je comprenais que les gens aient besoin de savoir, mais pour une famille de victimes, apprendre que son proche a vu la mort venir, que son proche a souffert, que son proche a hurlé en voyant la montagne arriver, c'est insupportable ! J'ai regardé sur Internet et je me suis rendue compte qu'il n'y avait rien pour aider les gens à supporter ça, à vivre la suite, parler, dire son ressenti, si ce ne sont les associations de familles de victimes. Ces associations se battent au niveau juridique pour connaître la vérité, mais il n'y a rien qui aide d'un point de vue psychologique. Il y a eu le crash de Charm el Cheikh ; l'association est désormais dissoute, parce que le non lieu a été prononcé. Mais du coup, c'est terminé aussi pour les familles de victimes... Une fois la tempête médiatique passée, il n'y a plus rien et un nouveau crash fait oublier le précédent.

Qu'auriez-vous souhaité ?

Je ne peux pas m'imaginer que la société se souvienne de chaque crash et de chaque famille touchée, mais il faut qu'il y ait une possibilité à tout un chacun de parler, de raconter et de le faire librement... En général, les gens n'en parlent pas parce que c'est trop douloureux... Alors moi qui écris un livre, quand on me demandait sur quoi j'écrivais, il y avait un blanc, un mal être qui se créait...

Les gens croient que vous restez bloquée alors que vous ne voulez que témoigner ?

Exactement ! Et de m'entendre dire au quotidien : "Je suis désolé pour toi... Qu'est-ce que ça a dû être dur..." Je n'ai plus envie d'entendre ça ! C'est évident que ça a été dur ! J'ai juste envie de raconter qui était mes parents, comment ça s'est passé, tout ce qu'on a vécu, tout le côté médiatique qu'il y a derrière... Je consacre un passage important dans mon livre à la cellule de crise avec le Quai d'Orsay. Ce qu'on en raconte aux téléspectateurs n'est pas du tout ce que j'ai vécu. Soit, c'est parce que je n'étais pas sur place et les cellules d'urgence étaient en Martinique. Il n'y avait rien en métropole ! Et on s'est retrouvé isolés. Par la suite aussi... Toutes les commémorations se sont faites en Martinique, un peu à Paris, mais à Lyon, rien ! Je n'ai même pas été avertie de l'inauguration de la stèle aux victimes du crash au cimetière du Père Lachaise à Paris... Je ne l'ai appris qu'après !

Avez-vous tendu la main en vain ?

J'avais demandé à l'église à côté de chez moi si l'on pouvait faire une messe, on m'a répondu non, pourquoi, qu'on ne savait pas faire... Pour eux, ça ne rimait à rien et j'ai trouvé ça hyper violent parce que nous n'étions pas nombreux en métropole et encore moins à Lyon... Je me suis retrouvée seule avec ma famille et j'ai vécu ce deuil, ces dix ans de deuil un peu de mon côté, isolée... C'est pour cela que j'ai eu besoin d'écrire, pour évacuer, pour faire mon deuil... J'ai commencé par le titre, j'ai mis le point final et je n'y ai plus retouché.

Que retenez-vous de cette expérience ?

On n'oublie pas... Jamais.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le pitch

Nathalie Nacy-Cissé se réjouissait déjà à l'idée de recevoir une carte postale idyllique de la part de ses parents partis au Panama, lorsque les médias annoncent un accident d'avion, celui de son père et de sa mère... Dans cet ouvrage, elle revisite les différentes étapes liées au crash : la prise de conscience, les réactions de l'entourage, le suivi psychologique, les cellules de crise, l'enquête... Un témoignage poignant.

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