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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 06:16
Le projet de loi égalité réelle outre-mer porté par GPL et Ericka Bareigts, s'inspire du rapport Lurel

Le projet de loi égalité réelle outre-mer porté par GPL et Ericka Bareigts, s'inspire du rapport Lurel

L'égalité réelle outre-mer en pré-débat à l'Assemblée nationale

Interpellé hier lors des questions au gouvernement sur la réalité concrète de la situation économique et sociale en outre-mer par le député martiniquais Bruno-Nestor Azérot, la secrétaire d'Etat à l'égalité réelle, Ercka Bareigts a dévoilé les trois grands axes du projet de loi Egalité réelle outre-mer qui sera examiné au dernier conseil des ministres avant les vacances, le 3 août. Titre 1 : les plans de convergences. Titre 2 : mesures pour l'égalité sociale. Et titre 3 : opportunités économiques et initiative entrepreneuriale.

Le gouvernement a d'ores et déjà transmis le pré-projet au Conseil d’Etat, aux collectivités d’outre-mer et au Conseil économique, social et environnemental. Ce dernier rendra son avis le 12 juillet. L'Assemblée nationale devrait commencer à débattre dessus à la rentrée de septembre.

FXG, à Paris

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 07:39
Dans la mouvance de la Perfecta

La phenomenal generation sur le pont

Goldy Craigs, alias Daryl Mansfield, et son groupe "La phenomenal génération" occupent la scène martiniquaise depuis le 1er juillet,  tous les samedis des grandes vacances au domaine de Rivière-Blanche à Saint-Joseph, en attendant de mettre en place une tournée en Guadeloupe, Guyane et Paris.

Autour de ce jeune homme de 24 ans, des pointures comme Kali, Jean-Luc Guanel, Patrick Pennont et Pipo Gertrude. "Nous nous situons dans la mouvance de la Perfecta, c'est la souche", indique Goldy. "Lanvi chanté", l'un des morceaux de l'album éponyme qu'ils ont enregistré à Saint-Esprit avec son père, le pianiste et producteur El Mamey (Jim Mansfield), a séduit Pipo Gertrude qui a accepté de la chanter. "Je ne le connaissais pas personnellement, continue Goldy, mais ce titre écrit avec mon père lui a plu..." Le "dodo, l'enfant do" que l’on entend en début de complainte est une voix enregistrée alors que Goldy Craigs n’avait que 4 ans. Goldy fait partie de cette relève tant espérée d'un style particulier de musique martiniquaise, la Kadans. Mais la Phénoménal Génération c’est d'abord l’histoire d’un passionné de musique, El Mamey qui a voulu créer un son qui rappelle ce style et qu'il a mis au goût du jour avec des harmonies actuelles.

L’album est disponible dans les boutiques Librairie Antillaise de Guadeloupe et Martinique.

FXG, à Paris

https://www.facebook.com/events/260134484347691

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 06:26
Le directeur de Bouillante Géothermie, le directeur de SAGEOS, le président du BRGM, Ségolène Royal, Doron Blachar, directeur financier d'Ormat, et la directrice des investissement de la CDC, le 5 juillet 2016 à Paris

Le directeur de Bouillante Géothermie, le directeur de SAGEOS, le président du BRGM, Ségolène Royal, Doron Blachar, directeur financier d'Ormat, et la directrice des investissement de la CDC, le 5 juillet 2016 à Paris

Bouillante Géothermie sera aux mains de l'Américain Ormat à la fin de l'année

La société Bouillante Géothermie passe en majorité à l'opérateur américain Ormat. Un protocole a été signé hier à Paris au ministère de l'environnement sous le patronage de Ségolène Royale. Ormat va acquérir 60 % de la centrale, tandis que la Caisse des dépôt en acquiert 20 % et que le BRGM en conserve 20 via sa filiale Sageos. Coût de l'opération 22 millions. Ormat devrait rapidement injecter 10 millions d'euros pour augmenter les capacités de la centrale. Il s'agit de multiplier son actuel rendement par 3 à 45 MgW d'ici 2021. Le groupe Ormat a été patient avant d'obtenir un pareil arrangement auquel ne tenait absolument pas le BRGM. Après deux offres de reprise ratées, la réalité financière a rattrapé l'opérateur public. Si le BRGM a investi en 2014 4 millions d'euros à Bouillante, le site nécessiterait idéalement un investissement de 100 millions d'euros... EDF a levé les derniers obstacles à la transaction en garantissant un tarif d'achat du mégawatt/heure.

Le directeur général actuel Didier Gauthier (photo) et son équipe de direction devraient passer la main à l'équipe d'ORMAT d'ici la fin de l'année. "Nous n'allons pas faire venir des gens des Etats-unis ou d'ailleurs", assure Doron Blachar, directeur financier d'Ormat. "Le contact a été pris entre les cadres d'Ormat et les salariés de Géothermie Bouillante, assure le président du BRGM, M. Laflèche. Les salariés ont bien compris que l'investissement important qui doit être réalisé est le meilleur gage du développement de l'entreprise et du maintien de l'emploi."

Pour justifier aux yeux de l'opinion guadeloupéenne ce que certains ont ressenti comme la vente d'un patrimoine local, la ministre de l'Environnement a rappelé que Bouillante aurait du fermer ses portes et ses turbines sans la signature de ce protocole... "C'est pour la transition énergétique et la COP21", s'est-elle réjouie. Ségolène Royal a assuré qu'elle viendrait elle-même voir que tout se passe bien à Bouillante en septembre.

FXG, à Paris

 
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 06:31
Pénalisation de l'apologie de crime contre l'humanité étendue à l'esclavage et aux génocides arméniens, tutsis...

La loi citoyenneté égalité fait débat autour de l'esclavage

L'Assemblée nationale a adopté vendredi les amendements du député PS Victorin Lurel et du gouvernement consacrant l’élargissement du délit d’apologie de crime contre l’humanité à l’esclavage ou au génocide arménien et non plus seulement la Shoah, malgré la jurisprudence du Conseil constitutionnel de 2012. le juge constitutionnel avait annulé la loi pénalisant la négation du génocide arménien parce qu’il ne voulait pas "se laisser imposer une lecture de l’Histoire".

L'amendement adopté permet de "mieux distinguer l’apologie des crimes contre l’humanité, qui relève de l’article 24 de la loi sur la presse, de leur négation, visée à l’article 24 bis de la même loi".

Répondant au risque avancé par le député LR Claude Lellouche, de voir la loi censurée par le Conseil constitutionnel (CC) si elle était votée ainsi, le député PS de Mareille, Henri Jibrayel lui a répondu : ’Il ne s’agira pas là d’une loi mémorielle, mais d’une loi sociétale, qui évoque le vivre-ensemble."

Pourtant, ces dispositions législatives ont été a dénoncées lundi par la Ligue des droits de l'Homme. Celle-ci indique : "Une disposition à la rédaction approximative, étend l'incrimination de négationnisme à tous les crimes contre l'humanité. Lors de l'adoption de la loi dite Gayssot, la LDH avait déjà exprimé son refus de voir sacraliser des décisions judiciaires." La LDH justifie sa position à l'aune de la décision du CC, car elle craint qu'"étendre le délit de négationnisme à tous les crimes contre l'humanité, y compris ceux qui n'auront pas été jugés par le tribunal de Nuremberg ou la Cour pénale internationale, revient à transformer un peu plus les juridictions en juges de l'Histoire".

La LDH regrette encore "une disposition qui entrave l'action des associations et qui, par exemple, aurait eu pour effet d'interdire à la LDH de poursuivre le général Aussaresses en réservant le privilège des poursuites au seul parquet".

Victorin Lurel assure que pour répondre aux contraintes du Conseil constitutionnel, ni la liberté d’expression,ni la liberté de communication, ni la liberté de la presse, ni la liberté d’enseignement et de recherche n'ont été touchées.

FXG, à Paris

Adoption des autres amendements Lurel

Le député de Guadeloupe s'est réjoui d'avoir vu adopté ses amendements abrogeant la loi de 1849 relative à l’indemnisation des anciens propriétaires d'esclaves, et l’ordonnance du 17 avril 1825. reconnaissant l'indépendance d'Haïti contre 150 millions de francs or.

De même le vote de l’article 45 est venu confirmer l’amendement fixant à 4 % le quota d’œuvres musicales en langues régionales qui devront être diffusées dans les médias opérant par voie hertzienne terrestre.

 

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 06:08
GPL à la Réunion

George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer arrive ce lundi à la Réunion pour la troisième fois depuis qu'elle est la locataire de la rue Oudinot. Interview

"La Réunion va mieux"

La situation de l'emploi a connu une légère embellie, mais voilà qu'on a à nouveau un petit fléchissement...

Au contraire, la Réunion poursuit sa baisse du chômage qui atteint désormais son plus bas niveau depuis 2008. Nous avons là des indicateurs qui, sur la période, sont positifs : le chômage a baissé de 5 points depuis 2012 pour se situer, fin 2015 en-dessous des 25 % et la tendance se confirme depuis février denier, avec 4.200 chômeurs en moins en 4 mois ! L'emploi à la Réunion, notamment celui des jeunes, est une préoccupation depuis longtemps et depuis un an, les résultats se sont donc bien améliorés en général et significativement pour les jeunes. La Réunion est un territoire où nous avons expérimenté la garantie jeune et ça a contribué à cette amélioration. C'est aussi parce que cette expérimentation a été positive qu'on a décidé de l'étendre un peu partout. Il n'empêche que l'emploi reste un sujet d’attention permanent et nous travaillons sur les suites positives qu'on peut donner aux emplois aidés.

Le chômage ne peut tout de même trouver de solutions qu'à travers les emplois aidés...

5500 emplois privés ont été créés en 2015, c’est le double des créations de 2014. C’est une tendance qui va bien au-delà des emplois aidés. L'innovation est un vrai vivier d'emplois avec le numérique notamment. Il faut reconnaître que la Réunion est un territoire qui, sur le sujet de l'innovation, manifeste une modernité tout à fait intéressante. Par exemple, en lien avec le plan santé que nous avons lancé récemment, la télémédecine est encore un vivier d'emplois.

La préférence régionale pour l'emploi des cadres fait polémique. Quel est votre point de vue ?

La préférence réunionnaise occupe les débats depuis le rapport Lebreton... La loi du 20 avril 2016 déontologie-fonction publique prévoit désormais que le critère des intérêts matériels et moraux puisse être pris en compte à compétence égale. Des fonctionnaires réunionnais, compétents, ont effectivement pu accéder à des postes à responsabilité. Nous avons donné une suite favorable à un certain nombre de demandes, qu'il s'agisse de la direction du CHU, du directeur départemental de la sécurité public, du recteur... Il me semble les Réunionnais peuvent se féliciter d’un certain nombre de nominations.

La situation du logement social s'améliore-t-elle ?

Nous avons récemment allégé les procédures des dossiers d'agrément. La double instruction des dossiers n’existe plus pour le crédit d'impôt et un certain nombre de projets de construction de logements peuvent démarrer dès maintenant puisqu'on n'a plus à attendre les agréments de Bercy. Ca va fluidifier les choses.

Que va-t-il se passer avec la SIDR ?

L'Etat va vendre ses parts dans les sociétés immobilières d'Outre-mer parce que nous avons considéré que le fait d'envoyer des fonctionnaires très distingués comme administrateurs des SIDOM n'aide pas le logement social. C'est pourquoi nous avons voulu faire un pacte de référence avec des gens dont c'est le métier. La Société nationale immobilière (SNI), filiale de la Caisse des dépôts, reprendra ces parts. Les élus ont protesté parce qu'ils voyaient ça comme une privatisation. Or, la SNI est une société au capital entièrement public qui reste dans le giron de l'Etat, sauf qu'on a affaire à des professionnels qualifiés. Depuis des échanges ont eu lieu entre les élus réunionnais et le directeur de la SNI et le projet semble mieux compris. Je pense que les réticences ont été levées.

Quid des parts du Conseil départemental qui veut aussi vendre les siennes ?

Cette décision est du ressort du Conseil départemental, l’Etat n’a pas à se prononcer. Notre souhait n'est absolument pas d'écarter les collectivités de cette structure car elle nous semble utile.... Nous, ce que nous voulons c'est mettre des professionnels pour construire des logements sociaux. En termes de réalisation, on constate une amélioration de la situation avec de bonnes perspectives pour 2016. Nous referons le point avec la fédération du BTP pour voir avec eux comment on mieux les épauler.

Avez-vous chiffré ce que le produit des ventes des parts de la SIDR rapportera à l'Etat ?

Ce que nous voulons, c'est que les sommes qui pourront être recueillies par cette vente soient récupérées au bénéfice des Outre-mer. Nous ne voulons pas que ça rentre dans le budget général et qu'on n'en voit pas la couleur.

Le principe de la vente de ces parts a-t-il été acté dans la loi Sapin 2 comme c'était prévu ?

Il a été voté par les députés et la commission du Sénat ne l’a pas remis en cause. Le projet de loi sera examiné en plénière en début de semaine au Sénat.

Vous êtes accompagnés de Rémi Rioux, le nouveau directeur général de l'Agence française de développement (AFD), pourquoi ?

J’ai souhaité en effet que le nouveau directeur général de l’AFD soit présent pendant cette visite. L’AFD est le premier partenaire financier des collectivités locales et des entreprises du secteur privé. Le Ministère des Outre-mer en assure la tutelle avec le Ministère des finances et le Quai d’Orsay. Ce sera son premier déplacement en outre-mer. C'est important qu'il soit sensibilisé aux attentes et qu’il vienne à la rencontre des acteurs locaux. Certains voient l'AFD principalement comme un organisme de coopération, ses missions vont pourtant bien au-delà et nous sommes très conscients du rôle de l'AFD pour les collectivités d'Outre-mer. L’AFD est un des principaux partenaires financiers et techniques de toutes les collectivités de la Réunion sans exception. En 2015, les engagements nouveaux de l’AFD à la Réunion ont atteint 254,75 millions d’euros, dont 232,68 millions d’euros en faveur du secteur public et 22,07 millions d’euros en soutien au secteur privé. C’est pour moi très important que le premier déplacement du directeur général de l'AFD se fasse avec nous en outre-mer.

En août 2014, lors de son voyage à la Réunion, le Président de la République a annoncé en prévision de la fin des quotas sucriers en 2017, une enveloppe de 38 millions d'euros. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Nous sommes dans les délais et les choses évoluent bien. Nous avons d'abord travaillé avec les acteurs de la filière pour identifier ce qui pourrait justifier ces 38 millions. Nous avons transmis la notification à la Commission européenne et nous sommes dans une phase de dialogue. Mais il faut aussi parallèlement que la filière se prépare même si nous devons bien sûr l’épauler et anticiper les négociations futures en matière de sucres spéciaux pour éviter une concurrence sur ce segment. Pour le Vietnam, c'était mal parti et désormais, c'est réglé tout comme avec l'Afrique du Sud.

Et ces 38 millions, concrètement, quand seront-ils versés et à qui ?

Une concertation s’est tenue avec sucriers et planteurs. Les projets du gouvernement ont été discutés. La concertation se poursuit, parallèlement aux échanges avec la commission. Nous suivons aussi attentivement la concertation locale qui a commencé vendredi dernier. En tout état de cause Comme le Président de la République s'y était engagé, la France a demandé à la Commission européenne l'autorisation de verser 38M€ à la filière cannière pour compenser la suppression des quotas sucriers en octobre 2017. Le dialogue est engagé avec la Commission.

Globalement, comment jugez-vous la situation économique locale ?

La Réunion, d'une manière générale va mieux et nous avons tendance à penser que si ça va mieux, c'est grâce à ce que nous avons mis en place. Les résultats sont là tant du point de vue de la croissance que des chiffres du chômage. Nous devons poursuivre nos efforts pour consolider et amplifier cette conjoncture favorable.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 06:35

Le président du Crédit agricole mutuel de la Réunion ne peut être aussi son directeur général

Le Crédit agricole mutuel de la Réunion (CAMR) a saisi le Conseil d'Etat pour contester la position de l'Autorité du contrôle prudentiel et de résolution (APCR). En juillet 2014, le CAMR s'adresse l'ACPR pour lui signifier qu'il a désigné Karl Techer, président de son conseil d'administration, comme son "dirigeant effectif". L'APCR lui répond que ce n'est pas légal et que la fonction de "dirigeant effectif" d'un établissement financier sous forme de société anonyme à conseil d'administration doit être exercée par deux personnes, le directeur général et le directeur général délégué (ou à défaut un cadre dirigeant). L'APCR ajoute que le président du conseil d'administration ne peut être désigné "dirigeant effectif" et en déduit que la direction effective de la caisse régionale n'est assurée que par une seule personne, son directeur général. Elle demande donc à la banque de désigner son deuxième "dirigeant effectif". Le CAMR saisit alors au Conseil d'Etat arguant d'un excès de pouvoir. La décision a été rendue jeudi : la requête du CAMR est rejetée. Le CAMR devra se trouver un autre "dirigeant effectif".

FXG, à Paris

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 06:19
La cheffe de cuisine guadeloupéenne reproche à la ministre des Outre-mer de ne pas l'avoir soutenu pour son salon de la gastronomie outre-mer. Le ministère lui a  alloué 105 000 euros. Parfum de campagne électorale à venir...

La cheffe de cuisine guadeloupéenne reproche à la ministre des Outre-mer de ne pas l'avoir soutenu pour son salon de la gastronomie outre-mer. Le ministère lui a alloué 105 000 euros. Parfum de campagne électorale à venir...

Babette déchaînée contre GPL aux Grandes gueules sur RMC

Jeudi, l'émission Les Grandes gueules sur RMC accueillait une nouvelle figure avec Babette de Rozières. La cheffe guadeloupéenne en a profité pour pousser un coup de gueule contre la ministre des Outre-mer, sa compatriote George Pau-Langevin à qui elle reproche de ne pas l'avoir aidée pour son salon de la gastronomie des Outre-mer qui a eu lieu en février à Paris. Seulement voilà, le ministère des Outre-mer lui a bien versé 105 000 euros de subventions et un correctif a été passé à l'antenne de RMC le lendemain... Sollicitée par nos soins, Babette a précisé : "Le ministère a alloué en vertu d’une convention du 1er decembre 2014 une subvention de 50 000 euros et a pris un stand en location de 36 m2 de 15 000 euros, soit un total de 65.000 euros. (Pour la deuxième édition, ndlr), j’ai du consentir une reduction de 40% sur le prix des stands pour aider et faire venir les exposants ultramarins. Le ministere a contribué (...) une rallonge de la subvention de 2015 à hauteur de 40 000 euros." Mais à la suite d'un post de GPL sur sa page facebook, avant les élections régionales où Babette était sur la liste de Valérie Pécresse ("Notre reine de la gastronomie deploie autant d’energie pour la promotion de son salon que pour celle de sa muse (Valerie Pécresse, ndlr). Un role inattendu pour Babette qui mélange saveur et politique."), Babette n'a plus souhaité avoir de contact avec Mme Pau-Langevin et n'aurait plus demandé de subvention. Il y a maintenant fort à parier qu'elle n'aura rien en 2017 !

Babette a été encore pus virulente contre GPL lorsqu'elle a parlé de ses déplacements en Guadeloupe où elle a une maison : "Ce qui l'intéresse quand elle arrive aux Antilles, c'est de mettre des gardes tout partout, en sécurité, armés, devant sa maison parce qu'elle a peur de l'insécurité, elle a peur des Guadeloupéens... Je pense qu'elle n'aime pas les Outre-mer."

Cette saillie n'a pas été du goût de la ministre qui a démenti cette assertion et qui nous a indiqué qu'elle irait en vacances dans sa maison de Guadeloupe au mois d'août. Ce sera l'occasion de vérifier de quels gardes armés parlent Babette !

Quant à Babette, le producteur des Grosses têtes a fait savoir au cabinet de la ministre qu'elle ne serait plus invitée aux Grosses têtes. Babette soutient qu'elle a été félicitée et qu'on lui a dit : "Tu reviens quand tu veux !"

FXG, à Paris

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:55

Les pétroliers de la Réunion perdent leur combat contre les prix du préfet

Les pourvois en cassation des sociétés Total Réunion, Libya Oil Réunion, Engen Réunion contre l'Etat ont été rejetés hier par le Conseil d'Etat. En revanche, les décisions rendues sur appel de la SRPP ont été annulées sans pour autant leur ouvrir droit à réparation.

En conclusion, les pétroliers qui réclamaient quelque 70 millions d'euros (dont 23 pour la seule SRPP) ne leur seront pas versés, mais la SRPP pourrait encore se pourvoir...

Examinés le 15 juin dernier, ces pourvois visaient à casser les décisions rendues par la cour administrative d'appel de Bordeaux qui avait confirmé en 2014 les jugements rendus au bénéfice de l'Etat par le tribunal administratif de Saint-Denis en 2012 et 2013. Les quatre sociétés pétrolières demandaient que l'Etat répare le préjudice dont elles estimaient avoir été victime du fait d'une série d'arrêtés préfectoraux pris de juillet 2008 à à octobre 2010. Par ces arrêtés, le préfet de la Réunion fixait le prix des carburants et du gaz. Libya Oil Réunion et Engen avaient demandé l'annulation de certains de ces arrêtés préfectoraux pour excès de pouvoir. Le préfet agissait alors en application du décret de 1988 qui lui faisait obligation de modifier les prix de vente maxima des produits pétroliers en fonction des variations des droits et taxes sur ces produits, tout en lui donnant la faculté de répercuter ou non l'évolution du prix des produits importés et, une fois par an, celle des salaires et du prix de revient. Pour autant, le préfet ne pouvait pas fixer les prix à un niveau "manifestement inférieur" à leur prix de revient. La cour administrative avait alors considéré que les sociétés n'avaient été victimes que d'une diminution de leurs marges et non d'une disparition de celles-ci. La cour parlait même de "marges substantielles". C'est ainsi que le Cinseil d'Etat a rejeté les pourvois de Total, Libya Oil et Engen.

Par contre, le conseil d'Etat a considéré qu'un distributeur de produits pétroliers tenu de vendre au "prix du préfet", est fondé à demander l'indemnisation du dommage qu'il a subi, lorsque "excédant les aléas que comporte nécessairement une telle activité, il revêt un caractère grave et spécial et ne saurait dès lors être regardé comme une charge incombant normalement à l'intéressé". La SRPP avait donc raison d'engager "la responsabilité sans faute de l'Etat". Mais comme le préjudice n'est "ni grave, ni spécial", le Conseil d'Etat a rejeté sa demande financière de réparation. Il n'en reste pas mois que la SRPP peut à nouveau se pourvoir devant le juge du fond.

FXG, à Paris

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:17
Thierry Dol attend des éclaircissements de la chancellerie

Thierry Dol attend des éclaircissements de la chancellerie

L'ex-otage Thierry Dol, en déplacement à Paris pour raisons médicales, interpelle le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, alors que celui-ci est en Martinique. Interview

"J'ai un besoin pressant de vérité"

Pourquoi ressentez-vous ce besoin d'interpeller le ministre de la Justice et qu'avez-vous à lui dire ?

j'ai rencontré en 2015 son prédécesseur, Mme Taubira avec laquelle j'ai eu un entretien très chaleureux et constructif. Il y avait des attentes ; elle n'a pas pu ou eu le temps d'y répondre puisqu'elle a quitté le ministère de la Justice en janvier dernier. A ce moment-là, je lui avais déposé un courrier pour lui demander ce qu'il en était d'un certain document émanant de la chancellerie, cité dans un article sur le site de RCI, le 11 décembre dernier, soit trois jours avant les élections territoriales, qui indiquait que ma situation était en voie de règlement. Je n'ai jamais été destinataire de ce document, aussi j'ai considéré qu'il fallait éclaircir ceci et j'ai déposé une plainte dont je reste sans connaître si le parquet entend ou non lui donner une suite... J'ai fait un certain nombre de démarches qui restent sans réponse et quand je vois que le ministre de la Justice vient porter son soutien au procureur de la République de Fort-de-France, je me dis qu'il pourrait aussi s'intéresser à mon dossier, enfin celui de l'affaire Areva. J'aimerai bien qu'il se renseigne sur ce document. Si vraiment il a été émis par la chancellerie, pourquoi ne l'ai-je toujours pas reçu ? Il y a une nébuleuse... J'ai l'impression d'être mis dans une case... Avant j'étais dans la case otage et maintenant dans une autre ex-otage... Circulez, il n'y a rien à voir !

Pourquoi pensez-vous qu'on veuille vous cacher des choses ?

J'ai lu les articles publiés par l'Express, Challenge et Vanity fair qui font état du fait que nous aurions pu être libérés dès le mois d'avril ou mai 2012. Je ne sais pas si ces révélations sont vraies, mais si elles sont fausses, il faut vraiment que les institutions puissent mettre un frein à tout ça. Ces articles dévoilent certaines tractations où les absences de décisions sont graves parce que nos vies étaient en danger. A l'intérieur de la détention, nous étions conditionnés à l'exécution et non à une libération... Quand vous sortez de cela et que vous apprenez ce qui peut se passer autour, vous préfèreriez qu'on vous fasse part d'un problème géopolitique avec les Etats de la sous-région où la situation aurait être bloquée, mais là, on parle d'une question interne de politique française... C'est abominable !

C'est donc à la fois le courrier de la chancellerie et les révélations de ces articles qui vous poussent à interpeller le garde des Sceaux ?

J'ai un besoin pressant de vérité et c'est ce que je demande au ministre de la Justice et à bien d'autres institutions. J'ai écrit au président de la République et j'ai obtenu un rendez-vous avec le Défenseur des droits la semaine prochaine.

Quel est donc votre message précis à M. Urvoas ?

Je voudrais qu'il apporte un éclaircissement sur ce qui a été fait et ce qu'il entreprend de faire pour clore ce dossier. Il y a des familles et il y a un préjudice qui est lourd. S'il peut soulager ma peine, alors qu'il agisse.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:11
Gabriel Serville, rapporteur de la commission des affaires étrangères, à la tribune de l'Assemblée nationale jeudi 30 juin

Gabriel Serville, rapporteur de la commission des affaires étrangères, à la tribune de l'Assemblée nationale jeudi 30 juin

Plus rien ne s'oppose à l'ouverture du pont sur l'Oyapock

C'et devant un hémicycle quasiment vide que le projet de loi visant à approuver les deux accords signés en 2014 par la France et le Brésil sur les transports routiers professionnels de voyageurs et de marchandises et le régime spécial transfrontalier applicables aux résidents de Saint-Georges de l'Oyapock et d'Oïapoque, a été adopté jeudi matin par l'Assemblée nationale.

Le premier régule le transport professionnel selon le régime des normes en cours ("Le Brésil devra s'adapter", a indiqué le député Favennec - UDI). Le second instaure un régime douanier spécial permettant aux transfrontaliers particuliers d'importer sans taxe des produits de consommation courante acquis de l'autre côté de la frontière à l'exception des tabacs et alcools.

Cet accord approuvé cinq ans après l'achèvement du pont vient mettre un terme à ce que les députés Favennec et Carpentier (RRDP) ont appelé une situation "ridicule". En effet, le pont inutilisé doit déjà faire l'objet de réfection. Le député Gabriel Serville (GDR), rapporteur pour la commission des affaires étrangères, a expliqué que désormais plus rien ne s'opposait à l'inauguration du pont qui aura lieu vraisemblablement vers la fin 2016. "L'ouverture du pont, a-t-il déclaré, ne résoudra pas les problèmes transfrontaliers de migration, de visas, d'orpaillage clandestin et de pillage des ressources halieutiques." Il en a donc appelé à un renforcement de la coopération régionale. Le député Mariani (LR) a parlé d'un texte qui "ne pose pas de problème", nonobstant la crainte de voir augmenter l'immigation clandestine : "Je pense que cette crainte n'est pas justifiée (...) Il suffit de prendre une pirogue !" Reste qu'un Brésilien d'Oïapoque qui veut emprunter le pont doit pour l'heure se rendre à Macapa pour avoir son visa... "Si on veut décourager l'iimigration clandestine, a plaidé le dépouté LR, il faut rendre possible la migration normale."

FXG à Paris

 

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